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Le Havre d'Athéna
dimanche 25 janvier 2009, a 19:07
Civilisation disparue...
 

L'étude de la préhistoire est là pour nous rappeler que les catastrophes climatiques peuvent aussi avoir des causes totalement extérieures au fonctionnement de notre belle planète.

C'est ainsi que le brusque refroidissement qui congela l'hémisphère Nord pendant plus d'un millénaire, entre - 12 900 et - 11 600 ans, a vraisemblablement été provoqué par la chute de très gros cailloux venus du ciel. Autrement dit, de comètes ou de météorites dont l'impact sur le sol a éjecté d'importantes quantités de poussières dans l'atmosphère. Ces dernières, en bloquant une partie du rayonnement solaire, auraient fait dégringoler les températures d'environ 7 °C en l'es­pace de quelques siècles. Ce qui est énorme !

Ces bouleversements majeurs expliqueraient la disparition de grands mammifères, comme les mammouths, mais aussi celle des fameux hommes préhistoriques de la culture Clovis, longtemps considérés comme les plus anciens habitants du Nouveau Monde.

Dans un court article, publié jeudi dans la revue Science, l'équipe dirigée par Douglas Kenneth de l'université de l'Oregon (États-Unis) vient d'apporter la preuve quasi irréfutable de l'origine «exotique» de ce mini-âge glaciaire, baptisé nouveau dryas. L'hypothèse avait été formulée, il y a un peu plus d'un an dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (Pnas)

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Particules de diamant


Mais cette fois Douglas Kenneth annonce avoir découvert des quantités considérables de nanoparticules de diamant à l'intérieur de sédiments datant de - 12 900 ans collectés sur une demi-douzaine de sites, aux États-Unis et au Canada. Soit un âge qui correspond, à peu de chose près, au tout début du coup de froid du nouveau dryas, lequel est intervenu, il convient de le souligner, alors que le climat était en train… de se réchauffer !

Il faut savoir que ces nanodiamants, d'aspect le plus souvent sphérique pour une taille comprise entre 2 et 300 nanomètres (ou milliardièmes de mètre), ne peuvent se former qu'à des niveaux de températures et de pressions très élevés jamais atteints à la surface de la Terre. Or, ces conditions extrêmes sont justement réunies lorsqu'une comète ou une météorite entre en contact avec le sol ou l'atmosphère terrestre. En outre, comme le souligne Douglas Kenneth, ces minuscules particules ont été «retrouvées uniquement dans la couche correspondant à la limite du nouveau dryas : il n'y en avait ni au-dessus ni en dessous».

Pour les auteurs, le scénario le plus probable est celui d'une pluie ou d'un «essaim» de comètes ou de météorites carbonées, un événement rare, comparable aux explosions multiples associées à l'impact de Tunguska, survenu en Sibérie en 1908.

Selon eux, ce cataclysme a probablement entraîné la fin ou la dispersion des hommes de la culture dite de Clovis.

Ces populations de chasseurs-cueilleurs ont été dénommées ainsi après la découverte en 1932, près de la petite ville de Clovis dans le Nouveau-Mexique (États-Unis), des restes d'un mammouth tué à l'aide de lances dotées de pointes en pierre taillée selon une technique bien particulière proche du solutréen. Les «Clovis» seraient arrivés d'Asie, il y a 14 000 ans, par le détroit de Béring, alors à sec, le niveau de la mer étant 100 m plus bas qu'aujourd'hui. Des centaines d'autres sites attestant de leur présence furent trouvés tout au long du XXe siècle aux États-Unis, au Canada et jusqu'au Panama.

Ils furent longtemps considérés comme les plus anciens habitants du Nouveau Monde et les ancêtres de toutes les civilisations précolombiennes.

Mais la découverte de sites préhistoriques plus anciens, remontant pour certains à plus de 50 000 ans, sur l'ensemble du continent américain a remis en cause ce «dogme» encore solidement ancré.

samedi 17 janvier 2009, a 15:20
Les vrais mâles...
 

Depuis plusieurs mois, la crise financière a focalisé l'attention sur les traders. Accusés d'avoir mis l'économie mondiale à terre en prenant des positions extrêmement risquées sur les marchés financiers, ils n'intéressent pas que les médias. Les chercheurs, anthropologues ou spécialistes des neurosciences s'efforcent eux aussi de comprendre qui sont ces jeunes et brillants cerveaux.

Une étude est publiée mardi dans les Comptes rendus de l'académie nationale des sciences américaine (Pnas). Elle révèle que les traders les plus performants de la City de Londres, ceux qui font les placements les plus rentables, ont une caractéristique commune pour le moins surprenante : leur annulaire est beaucoup plus long que leur index.

Ce n'est pas une blague. C'est le résultat d'un travail conduit sur 49 traders de la City. Et pas n'importe lesquels, ceux qui sont soumis à un stress maximum et doivent prendre des positions instantanées sur les marchés boursiers. Des superprédateurs en quelque sorte, capables de prendre une décision en quelques secondes tout en intégrant de multiples paramètres. Avant la crise, certains d'entre eux gagnaient jusqu'à plus de 5 millions d'euros par an.

John Coates et son équipe de l'université de Cambridge ont demandé à ces petits génies de la finance de leur envoyer l'empreinte de leur main droite sur une feuille. En analysant leurs résultats financiers, ils se sont aperçus que ceux qui ont l'annulaire le plus long par rapport à l'index sont ceux qui ont les meilleures performances et cela sur une longue période. Autrement dit, la différence de longueur entre les deux doigts, ce qu'on appelle en anglais le digit ratio, est une caractéristique biologique des bons traders.


Plus de testostérone


John Coates a été le premier surpris de ce constat. Lui qui a été trader aux États-Unis jusqu'en 2001 a entamé cette étude par simple curiosité. «Elle n'a rien coûté», souligne-t-il. En avril dernier, il avait déjà montré à l'aide d'un simple test salivaire que la testostérone est le carburant de ces financiers. Cette hormone masculine produite par les testicules favorise, en effet, la concentration et la prise de risque. Les sportifs de haut niveau ont eux aussi des taux plus élevés de testostérone que la moyenne de la population.

Mais cette hormone masculine est aussi produite au cours des premiers mois de la gestation. Et les fœtus mâles qui en reçoivent plus au cours de leur développement ont tendance à avoir un annulaire plus long que la normale. Chez les femmes, c'est l'inverse qui se rencontre le plus souvent. John Coates se montre toutefois très prudent. D'abord, l'étude ne se rapporte qu'à une catégorie de traders. Les banques auraient donc tort de demander à leurs futures recrues de joindre à leur CV une photo de leur main droite. Il précise aussi qu'à l'avenir les qualités demandées aux traders ne seront sans doute pas les mêmes qu'aujourd'hui. «Les marchés financiers ne sont pas un phénomène naturel. Ils fonctionnent selon les règles qu'on leur donne.»

samedi 17 janvier 2009, a 15:17
Bob, sors de ce corps...
 

Alphonse Allais disait malicieusement que si la Méditerranée ne débordait pas, en dépit des grands fleuves qui s'y jettent, c'est que la providence avait prévu cette catastrophe et avait mis des éponges dans la mer. Il semble que les éponges marines aient commencé à être exploitées par les Crétois qui deux siècles avant J.-C. les ramassaient sur les plages.

On a aujourd'hui recensé plusieurs milliers d'espèces d'éponges et on sait qu'elles occupent tous les milieux aquatiques, eau douce et eau de mer, depuis les profondeurs abyssales jusqu'aux zones de surface et sous tous les climats. Elles existent depuis au moins 600 millions d'années et ont des propriétés extraordinaires.

Longtemps, on a pensé que les éponges étaient des plantes. La diversité de leurs formes les fait ressembler à des bosquets, des tas de branches ou même des arbustes. Mais, en fait, ce sont bel et bien des animaux. Parmi les plus primitifs peut-être, mais ce sont bien des animaux pluricellulaires. Les éponges peuvent être très petites ou très grosses, de quelques millimètres à plusieurs mètres. Elles offrent également une grande diversité de couleur, du gris au brun en passant par le bleu, le vert ou le jaune.

Elles n'ont pas vraiment de tissus différenciés et n'ont pas d'organes, bouche, yeux, cœur, foie, etc., à proprement parler. Elles ne possèdent pas non plus de système nerveux ou hormonal mais ont néanmoins quelques cellules nerveuses dispersées dans leur enveloppe.

Une éponge peut être comparée dans sa forme la plus simple à un sac percé d'une multitude de petits trous avec une ouverture à l'une de ses extrémités. Le sac est constitué principalement de deux couches de cellules. La couche externe joue le rôle de peau. L'autre couche, interne, est formée de cellules munies d'un flagelle, une espèce de petit fouet que la cellule peut agiter. Entre ces deux couches, on trouve comme une gelée dans laquelle baignent d'autres cellules, comme celles capables de fabriquer les spicules qui formeront le squelette de l'éponge. Ce dernier peut être en calcaire, en silice ou en protéine. La protéine utilisée par certaines éponges pour édifier leur squelette s'appelle la spongine. Il s'agit d'une protéine soufrée et iodée, semblable au collagène : une molécule qui donne résistance et élasticité à notre peau.

Chez l'éponge, alimentation et respiration sont liées. En agitant leurs flagelles, les cellules de la couche interne de l'éponge vont créer un courant permanent d'eau, de l'extérieur de l'animal vers l'intérieur avant de la faire ressortir. Et les cellules qui baignent dans ce flux vont prélever directement au passage les nutriments et l'oxygène dont elles ont besoin. Pour favoriser ces échanges, le squelette joue un double rôle, physique et biochimique, en créant des milliers de petites poches hydrophiles, c'est-à-dire qu'elles ont la capacité d'absorber l'eau. Elles gonflent alors et acquièrent élasticité et douceur.


Certaines peuvent vivre jusqu'à plusieurs milliers d'années


C'est là le secret de l'utilisation humaine de l'éponge. C'est pour cela qu'elle éponge. Bien sûr, une éponge tout juste sortie de l'eau n'éponge rien. Elle est souvent grisâtre et dégage une odeur forte. Il faut donc la rincer abondamment pour éliminer toutes les substances organiques. Il faut ensuite la stériliser et la blanchir. Et elle peut alors finir dans nos salles de bain.

En l'utilisant, pensez que des études ont montré que certaines pouvaient vivre à de très grands âges, jusqu'à plusieurs milliers d'années. Ce qui en ferait les animaux, et les êtres vivants, possédant la plus grande longévité au monde. Un argument sans doute insuffisant pour souhaiter être réincarné en éponge.

samedi 17 janvier 2009, a 15:01
Wonderfull world...
 

Cette récente photo apportée par le Dr David Beckford de l'Université nationale de Singapour et prise sur l'île de Borneo en 2007, nous montre une nouvelle espèce de grenouille d'Indonésie qui ne respire pas par les poumons. En effet, cet amphibien peut respirer complètement par la peau. Il s'agit de l'une des premières espèces à avoir évolué de la sorte. Bornéo présente une biodiversité qui recense de nouvelles découvertes d'espèces animales et végétales chaque année.

Cette image date du 2 juin 2007 et montre une espèce inconnue de poisson arc-en-ciel, découverte par deux scientifiques en Papouasie indonésienne. Le scientifique français Laurent Pouyaud , immergé jusqu'à la taille et les yeux remplis de moustiques, a élaboré une perche électrique comme prototype pour attraper les poissons insaisissables. Mais après s'être pris quelques décharges électriques, il a choisi d'utiliser un filet qu'il déploie sur l'eau.

mardi 11 novembre 2008, a 11:25
Fin de la Star Ac, retour à la Ferme !
 

Faut-il, dans le cadre de la surveillance systématique de la grossesse, envoyer toutes les femmes enceintes vivre quelques semaines dans une ferme à la campagne pour prévenir les allergies et l'asthme, en particulier chez leur futur bébé ? C'est la question que l'on peut se poser à la lecture d'une enquête étonnante publiée cette semaine dans l'European Respiratory Journal et qui conclut que les enfants dont les mères ont vécu au contact des animaux de ferme pendant leur grossesse ont moitié moins de risque de souffrir d'eczéma et d'asthme que ceux dont la maman est restée en zone urbaine pendant la gestation. Si les conclusions pratiques à tirer d'une telle enquête restent à méditer car la vie à la ferme peut aussi augmenter le risque de certaines infections, ce travail conforte l'hypothèse suggérée, avec beaucoup de prudence, que l'excès d'hygiène pourrait être un facteur de risque d'allergie.

Les chercheurs de l'université de Massey se sont penchés sur les troubles allergiques de 1 377 enfants âgés de 5 à 17 ans dont la mère vivait dans une ferme pendant la grossesse et les ont comparés à ceux de 566 enfants de même âge dont les parents vivaient en ville. Ils concluent que les enfants exposés in utero à l'environnement d'une ferme ont 50 % de risque en moins de souffrir d'asthme ou d'eczéma. L'étude fait apparaître également que le risque est d'autant plus faible que l'enfant continue à vivre au contact d'animaux domestiques. Il y a quelques années, des chercheurs français de l'Inserm (unité 408), associés avec des médecins du King's College à Londres avaient mis en évidence sur une population de plus de 6 000 personnes que le fait d'avoir vécu dans une ferme pendant l'enfance était un facteur très nettement protecteur contre l'allergie en général et l'asthme en particulier.

Pourquoi un contact précoce avec les animaux d'une ferme réduirait-il le risque d'allergie ? La réponse n'est pas claire. La vie à la campagne augmenterait les possibilités de contact avec certaines bactéries animales, à travers la consommation de lait non pasteurisé ou encore lors de contact direct. Ce contact précoce inhiberait le développement de certaines cellules immunitaires responsable de différentes manifestations allergiques.

L'excès d'hygiène, facteur de risque

Le nombre d'enfants asthmatiques ou atteints d'eczéma aurait beaucoup augmenté au cours des deux dernières décennies dans tous les pays industrialisés, et semble se stabiliser actuellement. Aucun facteur précis pour expliquer ce phénomène n'a pu être clairement identifié. Ont été mis en cause la pollution automobile comme la pollution intérieure des appartements, l'excès de vaccination, l'introduction trop précoce de certains nutriments dans l'alimentation, l'insuffisance de l'allaitement maternel et même l'excès de traitements antibiotiques, voire d'hygiène.

L'effet préventif de la vie à la ferme dès l'exposition in utero est intéressant, car il conforte l'hypothèse décriée et a priori choquante que l'excès d'hygiène puisse être un facteur de risque. «Cette étude ne doit pas pour autant inciter les femmes enceintes à aller s'installer dans une ferme au contact d'animaux domestiques, estiment les auteurs. Certaines bactéries responsables de fausses couches chez les animaux peuvent se transmettre aux humains et provoquer les mêmes complications. De même certaines déjections animales peuvent présenter des risques pour les femmes enceintes.»

Il y a quelques mois, des statisticiens calculaient que, pour la première fois, la population mondiale était majoritairement urbaine et non plus rurale. Reste à savoir si cette évolution démographique va contribuer à un essor des maladies allergiques ou non.



jeudi 25 septembre 2008, a 18:39
No stress !
 

Les femmes soumises à un stress particulièrement violent durant les premiers mois de leur grossesse auraient plus de risques donner naissance à des enfants qui deviendront plus tard schizophrènes, selon une enquête publiée récemment dans BioMed Central Psychiatry. «Le type de stress en question est du genre de ceux que l'on subit lors d'un désastre naturel, une attaque terroriste, un ouragan ou un deuil soudain», précise l'auteur principal de l'étude, le Dr Dolores Malas­pina, du département de psychiatrie de l'Université de médecine de New York, ajoutant qu'«un stress durant la vie intra-utérine peut affecter le développement neurodéveloppemental du fœtus comme l'ont déjà bien montré des études expérimentales chez l'animal».

Bien des hypothèses ont été formulées sur l'origine de cette dramatique psychose survenant à l'adolescence ou au début de la vie adulte et qui risque de gravement perturber l'existence des jeunes gens concernés et de leur famille. Caractérisée par des hallucinations, un délire, des angoisses une désorganisation du discours et de la pensée, elle est associée à une perte de la vie affective et émotionnelle.

De très nombreux facteurs ont été incriminés pour expliquer l'apparition de ces troubles qui touchent 1 % de la population. En particulier la migration des neu­rones impliqués dans le fonctionnement des régions cérébrales associatives : une vulnérabilité gé­nétique, d'éventuelles complications pré ou périnatales (infection par le virus de la grippe durant la grossesse, etc.) et des facteurs psychosociaux.

Dans cette étude, Dolores Ma­laspina s'est penchée sur des observations concernant la population israélienne durant la guerre éclair des Six-Jours, en juin 1967. Son équipe a examiné les données médicales de 89 000 personnes nées à Jérusalem entre 1964 et 1976.


Les filles plus vulnérables

Sur cette période, 637 cas de schizophrénie ont été recensés, d'après le registre national de psychiatrie de l'État d'Israël. «Les enfants nés de femmes qui étaient alors au deuxième mois de leur grossesse en juin 1967 ont développé un plus grand nombre de pathologies schizophréniques», ont mis en évidence les chercheurs, qui pointent «une fenêtre relativement étroite de vulnérabilité au deu­xième mois de grossesse».

Autre caractéristique à souligner, celle d'une nette différence d'impact de ce stress maternel entre les garçons et les filles. Le risque de développer une telle psychose était de 4,3 pour les fœtus féminins qui étaient alors dans le deuxième mois de vie intra-utérine durant le conflit contre 1,2 pour les fœtus masculins.

Ces résultats s'ajoutent à d'au­tres observations qui avaient déjà mis l'accent sur le rôle majeur d'un stress prénatal. Ainsi Van Os et Selten avaient montré en 1998 que l'invasion et l'effondrement brutal des Pays-Bas lors de l'offensive allemande de 1940 avaient réalisé les conditions d'un stress aigu et massif de toute une population. Avec, une vingtaine d'années plus tard, une augmentation de cas de schizophrénie chez ceux dont les mères avaient subi un tel choc.



jeudi 25 septembre 2008, a 18:36
Ou comment enculer les mouches : la vérité dévoilée !
 

Tout le monde en a fait l'expérience. Même en s'approchant à pas de loup d'une mouche posée sur une table, en choisissant de se placer dans son dos, de rapprocher sa main tout doucement de l'insecte avant, d'un geste le plus vif possible, de tenter de le saisir au creux de sa main, l'animal, s'il n'est pas malade ou drogué, s'échappera. Peut-être certaines personnes, plus douées que d'autres, réussissent-elles régulièrement ce petit exploit mais, même avec une tapette, la mouche est très difficile à attraper. En fait, ce n'est pas étonnant. Elle est spécialement conçue pour cela.

De grands auteurs de la littérature ont célébré cette petite merveille de la nature dès l'Antiquité. D'ailleurs, pourquoi dirait-on «être une fine mouche» si la bête en question n'y avait pas quelque mérite ? Elle est en tout cas l'une des stars incontestées des laboratoires scientifiques. La drosophile (Drosophila melanogaster, qui signifie «amateur de rosée au ventre noir»), également appelée mouche du vinaigre, est l'animal modèle des généticiens. D'innombrables découvertes en génétique et en biologie du développement doivent leur survenue à ce petit (2,5 mm) diptère.

Et ses richesses sont apparemment inépuisables, puisqu'elle est aussi devenue l'un des modèles des bio-roboticiens. Les mouches sont en effet dotées d'une «mécanique» de toute beauté. Avec des performances dignes, à la fois des as du manche à balai, les pilotes de haute voltige, et des as de la gymnastique.

C'est pourquoi de nombreux laboratoires, de part le monde, travaillent à «disséquer» ses réactions. Ainsi, dans un laboratoire du CNRS à Marseille, un micro-hélicoptère autonome a été conçu en s'inspirant de la façon dont la mouche coordonne sa vision et sa locomotion. Au Cal Tech, l'Institut de technologie de Californie, des chercheurs ont réussi à observer, avec une précision jamais égalée, la manœuvre d'évitement d'une mouche que l'on cherche à attraper. Pour cela, ils ont utilisé une caméra ultrarapide qui prend 5 400 images par seconde. Ce qui leur a permis de voir au millième de seconde près ce que fait l'insecte.

Les chercheurs californiens ont notamment constaté que le cerveau de la mouche, pour tout petit qu'il soit, semble calculer en permanence des itinéraires de fuite. Les quelque 50 000 cellules photoréceptrices de ses yeux à facettes, qui voient à 360°, donc aussi derrière elle, sont «connectées», via le cerveau, à 18 paires de muscles moteurs qui contrôlent les ailes, ainsi qu'aux trois paires de pattes de l'insecte.

Lorsque la mouche est posée, tous ses sens en éveil, elle rectifie constamment sa position au sol via ses pattes. Lorsqu'un danger apparaît, la mouche modifie pratiquement instantanément la position de ses pattes pour préparer un évitement. Ainsi, elle va par exemple positionner ses pattes du milieu pour avoir la meilleure détente possible.

Dans ce cas de figure, le danger arrive face à elle. En 200 millisecondes, l'insecte va repositionner son corps, d'une grosse poussée de ses pattes. Puis, il va se projeter en l'air en effectuant un saut périlleux arrière en même temps que ses ailes vont entrer en action. Ce qui lui permet d'effectuer un demi-tonneau pour se remettre le ventre en bas puis de se propulser en avant, loin du danger.


Vol stationnaire

Si les acrobaties de la mouche sont possibles, c'est qu'elle possède un système de propulsion remarquable. La mouche, comme tous les diptères, ne possède qu'une seule paire d'ailes, contrairement à d'autres insectes qui en ont deux. Les vestiges de cette paire postérieure sont appelés «haltères» à cause de leur forme. Elles servent de balanciers et ainsi de véritable gyroscope à la mouche. Ses ailes sont des surfaces membraneuses fines parcourues de nervures. Elles sont capables de battre des centaines de fois par seconde (entre 200 et 1 000) grâce à un système musculaire et fibreux sophistiqué impliquant le thorax. La mouche peut ainsi voler en zigzag, s'arrêter brusquement, faire du vol stationnaire (ce qu'elle n'aime pas beaucoup par sécurité) ou même voler à reculons. Elle se sert également de ses antennes pour mesurer la vitesse du vent ou la vitesse de son vol. Plus la mouche va vite, plus ses antennes se plient vers l'arrière et des détecteurs situés à leurs bases envoient ces informations au cerveau.

Pour attraper, ou plus simplement écraser une mouche, il faut donc être plus malin qu'elle. Rien ne sert de viser l'endroit où elle est posée, mais, en choisissant son angle d'attaque, il faut viser directement une dizaine de centimètres à côté en anticipant son saut et son envol. Et si cela ne réussit pas, il ne faut pas «prendre la mouche» mais recommencer.

jeudi 25 septembre 2008, a 18:33
Je pense donc j'essuie
 

Et si notre sensibilité politique n'était pas le fruit de notre libre arbitre ou de notre environnement familial mais de notre propension à avoir peur, à être stressé ? C'est ce que suggère une très sérieuse étude (1) publiée jeudi aux Etats-Unis dans la revue Science. Les chercheurs de plusieurs universités américaines ont fait passer un test à 46 personnes politiquement motivées qu'ils ont fait réagir à un bruit soudain et à des images inquiétantes : une araignée sur le visage d'une personne affolée, une plaie couverte d'asticots et une figure en sang.

Ils ont ensuite mesuré leurs réactions physiques «de peur» telles que le clignement des yeux et la transpiration, avant de recouper ces reflexes avec les positions politiques des cobayes. Les personnes aux positions les plus conservatrices qui se déclarent en faveur de la peine de mort, du patriotisme, de la guerre en Irak, des dépenses militaires ont été davantage effrayées par les images. Leurs réactions physiques à ces stimuli menaçants sont nettement plus fortes que celles des citoyens se disant proches des valeurs de la gauche américaine et pour le pacifisme, le contrôle des armes, le droit à l'avortement, et le mariage homosexuel. Kevin Smith, un des auteurs de l'étude, estime que les sujets conservateurs sont plus sensibles aux menaces qui surgissent dans leur environnement proche, et ont tendance à plébisciter les politiques qui protègent l'ordre social.


L'ADN influence-t-il nos choix politiques ?


Les résultats de cette étude sous-entendent que la sensibilité politique est liée à certaines réactions physiologiques, présentes dans notre corps dès notre naissance, et donc à notre ADN, estiment les auteurs de l'article. Ces scientifiques spéculent que des gènes influencent l'activité neuronale régulant le fonctionnement de l'amygdale, la zone du cerveau qui nous avertit de la présence d'un danger dans notre environnement et déclenche une réaction de peur puis de fuite et de lutte. «Nous ne clamons pas avoir trouvé un lien définitif de cause à effet mais il existe une corrélation entre la biologie et les opinions politiques», résume Kevin Smith.

«Cette étude a découvert le chainon manquant entre les gênes et notre cerveau d'une part et notre tempérament et nos convictions politiques, d'autre part » s'est réjoui James Fowler, un scientifique de l'université de Californie. Fowler n'a pas participé à l'étude que publie Science, mais en mai dernier son équipe avait trouvé une variante du gêne MAOA dont les porteurs sont plus susceptibles d'aller voter que les personnes qui possédaient une autre variation de ce gêne. Toutefois, d'autres scientifiques tels que Jon Krosnick qui enseigne la science politique à Stanford, dénoncent la méthodologie insuffisante de l'étude. «Il est impossible d'obtenir des conclusions fiables avec un tel échantillon : les personnes interrogées sont pour la plupart d'origine blanche et viennent de la même petite ville de Lincoln, en plein Midwest, au Nebraska», regrette-t-il.


(1) L'étude a été menée par des chercheurs des universités Rice au Texas, Nebraska-Lincoln, de l'Illinois et par le Virginia Institute for Psychiatric and Behavioral Genetics

jeudi 25 septembre 2008, a 00:21
Bah, ça alors ! 2
 

"Statistiquement, par exemple, gays et lesbiennes ont environ 50% plus de chances d'être gauchers ou ambidextres que les hétéros, hommes ou femmes. La longueur relative de nos doigts est un autre indice : l'index de la plupart des hommes hétéros est plus court que leur annulaire, alors que les femmes ont des doigts de même longueur, ou l'index plus long que l'annulaire. Certains chercheurs ont remarqué que les gays ont, en général, les mêmes résultats que les femmes hétéros, et une étude sur des lesbiennes "butch" montrent des résultats proches de ceux des hommes. Une étude réalisée à l'aide d'enregistrements audio de gays et hétéros conclut que 75% des gays étaient reconnaissables par leur voix, selon la majorité du public."

Bizarrement, rien n'explique ce qui rend les doigts plus courts ou plus longs selon notre sexualité, et personne ne pouvait expliquer comment il reconnaissait la voix d'un gay. Toujours selon l'article, les gays ont également de plus gros et plus longs sexes que les hétéros. Et de continuer ainsi sur plusieurs pages à expliquer ce qui différencie physiquement les gays des hétéros. Les chercheurs à l'origine des nombreuses études citées semblent toujours sur la piste du fameux gène gay, comme les alchimistes cherchaient auparavant la pierre philosophale.
De quoi justifier le point de vue de notre président bien-aimé, selon lequel l'homosexualité pourrait être génétique, au même titre que la pédophilie (gloups...). Ce serait peut-être mieux si les choses étaient si simples, mais je crois que la nature est une donnée essentiellement complexe, et qu'on ne peut pas expliquer une préférence sexuelle par la longueur des doigts ou du sexe. Ou pire, par un simple gène.

mercredi 17 septembre 2008, a 15:56
Trente dedans et deux dehors...
 

L'Institut français de recherche en odontologie (Ifro) a consacré, lundi, un colloque aux cellules souches et à leur future utilisation pour créer une «dent biologique» ou plus simplement pour régénérer les tissus dentaires. Le jour où l'on sera capable de fabriquer, par ce biais, une dent complète, vivante, vascularisée, et connectée par un nerf au système nerveux central, cette médecine régénérative odontologique reléguera au musée les actuels implants, bridges et autres appareils dentaires.

«Si l'on veut créer une dent ex nihilo , estime le Dr Henry Magloire, de l'Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (CNRS-Inserm), il faut mimer toutes les étapes du développement embryonnaire d'une dent. Donc, il faut créer la pulpe, la dentine, l'émail, le parodonte, la forme exacte de la dent.»

Plus modestement, les cellules souches pourraient servir à réparer la dentine (cette substance dure, véritable armature de la dent) et à faciliter la cicatrisation des plaies de la pulpe, consécutives à un traumatisme, par exemple.

Certes, aujourd'hui, on est capable, chez le rongeur, de réaliser une dent complète, à partir des cellules souches contenues dans la pulpe des dents. On trouve, dans cette dernière, des cellules souches capables de se différencier, sous l'effet de molécules de signalisation, en odontoblastes (cellules fabriquant la dentine) et en améloblastes (produisant l'émail). La pulpe dentaire recèle également d'autres cellules souches, comme celles du follicule dentaire, à l'origine de l'indispensable ligament parodontal qui les lie à l'os de la gencive. Une fois dissociées les unes des autres, ces différentes cellules souches sont mises en culture, puis injectées en un cocktail dans un support en forme de dent. Elles ne sont transplantées qu'après avoir atteint une certaine taille.

Mais les cellules souches dentaires ont des limites: un énorme travail de préparation est nécessaire pour en obtenir en nombre suffisant. Et puis, obstacle infranchissable chez l'homme, la formation de l'émail s'arrête après la pousse des dents de lait (les dents définitives sont déjà prêtes avec leur émail dans la mâchoire). En outre, aucune cellule souche dentaire humaine ne semble en mesure en 2008 de fabriquer de l'émail mature!

«Pour l'instant, on ne contrôle ni la forme, ni la taille, ni la couleur, ni le risque de rejet d'une dent biologique, conclut Henry Magloire.On ne sait pas non plus guider la dent, maîtriser l'éruption dans la mâchoire, ou stopper la pousse quand la dent est en position occlusale ( au contact de la dent opposée, NDLR).»


Reproduction in vitro

Loin d'être rebutés par ces obstacles, une poignée de chercheurs français mais aussi britanniques et américains travaillent d'arrache-pied pour mieux comprendre la biologie du développement de la dent. Dans l'embryon humain (entre la 6e et la 7e semaine de vie intra-utérine), les dents naissent des cellules mésenchymateuses, qui migrent du mésoderme, l'un des trois feuillets cellulaires primaires d'où proviennent tous les tissus et organes. L'architecture de la future dent, la direction de pousse des racines, la vascularisation et les connections nerveuses sont contenues dans «le nœud de l'émail», le bourgeon initial de la dent. Connaître toutes les étapes d'apparition des cellules de ce minuscule bourgeon est indispensable pour pouvoir ensuite le reproduire in vitro.

Plus récemment, les chercheurs ont pensé faire appel aux cellules souches de la moelle osseuse, que l'on sait facilement isoler, multiplier en culture, dont on peut faire des lignées cellulaires stables, diriger la différenciation pour faire des cellules dentaires, qui pourront enfin construire une dent biologique. Ce serait plus pratique, plus rapide et d'un meilleur rendement que d'utiliser les banques de dents de lait!

Mais le Pr Michel Goldberg, président de l'Ifro, s'est demandé lors du colloque s'il n'y avait pas également une autre solution que l'utilisation des cellules souches pour la réparation pulpaire ou la régénération des tissus dentaires. Au fond, toutes ces cellules souches ont pour rôle de secréter des substances qui ordonnent la fabrication des constituants de la dent. Pourquoi ne pas dès lors se passer d'elles et implanter directement les molécules elles-mêmes qui minéralisent et forment la dentine de réparation? Il faudrait un cocktail de molécules de structure, des protéines d'adhésion et des molécules de signalisation qui activent la cascade de synthèse des éléments de la matrice dentinaire. Une première expérience d'implantation de ces molécules dans la pulpe de dents de rats a d'ores et déjà permis l'obtention d'une dentine de réparation fonctionnelle. Autre avantage de la méthode: on peut faire fabriquer par des bactéries, dans des fermenteurs industriels, ces molécules humaines en grande quantité.

mercredi 13 août 2008, a 20:58
Tandis que les hommes préfèrent les grosses...
 

La pilule contraceptive, que prennent des millions de femmes dans le monde, pourrait altérer leur capacité innée à sentir le partenaire génétiquement compatible, selon une nouvelle étude britannique.

Instinctivement, les femmes seraient attirées par le biais de l'odorat vers des hommes génétiquement différents afin d'assurer la diversité biologique favorable à l'espèce, expliquent les chercheurs de l'Université de Liverpool dont les travaux sont publiés mercredi dans les comptes rendus de la Société Royale britannique (Proceedings of The Royal Society B: Biological Sciences).

Or, selon les résultats de cette nouvelle étude, "les préférences de celles qui commencent à utiliser la pilule contraceptive vont vers les hommes dont les odeurs sont génétiquement similaires", selon le principal auteur, Craig Roberts.

L'équipe de Craig Roberts a conduit cette expérimentation auprès d'une centaine de femmes auxquelles il a été demandé d'indiquer leurs préférences concernant des échantillons d'odeurs mâles provenant de 97 volontaires, avant et après avoir commencé d'utiliser la pilule.

Tous les parfums de la vie quotidienne (lessives parfumées, déodorants, eau de toilette, etc.) ainsi que la fumée de cigarette ont été évités afin de ne pas perturber le bon déroulé de l'expérience.

Ainsi préservées de tout parfum pouvant interférer, les femmes étaient plus à même de sentir leurs partenaires : les gènes du complexe majeur d'histocompatibilité (CMH/MHC), impliqué dans les réactions immunitaires, jouent en effet également un rôle dans les odeurs dégagées par l'homme, par l'intermédiaire des bactéries de la peau.

Le fait que les femmes utilisant la pilule aillent plutôt vers des hommes génétiquement similaires pose deux problèmes, avance le chercheur : "Non seulement la similitude génétique (sur le plan du CMH/MCH) des couples pourrait conduire à des problèmes de fertilité", mais cela pourrait aboutir également à la rupture de la relation chez les femmes qui cessent d'utiliser la pilule, étant donné le rôle significatif de l'odorat dans le maintien de l'attraction entre partenaires.



mercredi 16 juillet 2008, a 00:34
Révolution cinématographique
 

Le cinéaste américain Eric Brevig fait revivre l'esprit de Jules Verne en s'appuyant sur la technologie du numérique et sur un récit bien mené. Le scientifique Trevor Anderson (Brendan ­Fraser) accompagné de son neveu (Josh Hutcherson) et d'une guide (Anita Briem), se retrouve bloqué dans les entrailles de la Terre. Ils vont découvrir un monde fascinant et inquiétant… Scènes d'action parfaitement dosées : passage d'un gué au-dessus d'un précipice, sur des pierres en apesanteur, océan peuplé de piranhas et autres monstres marins prêts à vous dévorer, jungle remplie de plantes carnivores, dinosaure qui crève l'écran et vous saute au visage…

Bien installé dans son fauteuil, malgré les lunettes spéciales un peu lourdes, on frémit, on sursaute, on est de cette aventure à couper le souffle qui ouvre la voie à un nouvel âge d'or, à une nouvelle génération de films en 3D plus aboutis et très efficaces. Ce Voyage au centre de la Terre est une véritable révolution technologique même si le cinéma en relief n'est pas une nouveauté. Dès 1935, Louis Lumière élaborait un procédé avec des lunettes à verre coloré. Dans les années 1950, John Wayne avait été à la fois acteur et producteur du premier western en relief, Hondo, l'homme du désert, de John Farrow. Alfred Hitchcock, également curieux de la troisième dimension, utilise le système de relief Polaroïd pour Le crime était presque parfait et se confiait à ce sujet dans des entretiens avec François Truffaut : « L'impression de relief était donnée surtout dans les prises de vue en contre-plongée, j'avais fait aménager une fosse pour que la caméra soit souvent au niveau du plancher ». Mais l'engouement pour le cinémascope a vite balayé ces innovations.


Des nouveaux effets spéciaux


C'est l'arrivée du numérique qui, aujourd'hui, a changé la donne. « Récemment, on a pu voir des documentaires musicaux en 3D comme Hannah Montana mais cela n'a rien de comparable avec la fiction que j'ai réalisée », explique Eric Brevig.

Le roman de Jules Verne était pour lui un terrain de jeu idéal. Le cinéaste est en effet un as des effets visuels, oscarisé en 1990 pour son travail sur Total Recall, de Paul Verhoeven. « Pionnier dans ce domaine, je voulais montrer avec Voyage au centre de la Terre ce dont j'étais capable », résume celui qui a déjà conçu des courts-métrages en 3D pour les parcs d'attraction Disney. Eric Brevig est surtout ami de longue date de James Cameron qui termine Avatar, une superproduction en 3D, à 200 millions d'euros. Il a pu profiter du Fusion System, un système de caméra inventé par le réalisateur de Titanic. « Il s'agit d'un couple de caméras vidéo haute définition dont les objectifs sont disposés côte à côte. Elles enregistrent simultanément deux scènes identiques pour simuler l'œil droit et l'œil gauche du spectateur. Avant cette innovation, les caméras 3D, trop encombrantes, n'étaient pas maniables. Elles ne permettaient pas de filmer au plus près les acteurs ou même de changer de focale en cours de prise de vues. Avec ce nouveau moyen, on revient finalement à une grammaire classique du cinéma. Le plus difficile en somme ce ne sont pas les effets spéciaux ou la 3D, mais de raconter une histoire. »

Ce n'est pas Brendan Fraser qui le contredira. L'acteur, devenu « banckable » depuis le succès planétaire de La Momie 1 et 2 (800 millions de dollars de recette dans le monde) et qui revient le 6 août dans le troisième épisode de la saga, a tenu à faire partie de l'odyssée de Voyage au centre de la Terre à condition d'en être également le producteur exécutif. « Cela m'a donné la possibilité de remanier le scénario originel. La relation entre les trois personnages ne fonctionnait pas. J'ai trouvé la solution en me plongeant dans le livre que je n'avais jamais lu enfant. » Et de se dire « très fier du résultat ». « La star du film ce n'est pas moi, c'est cette expérience unique que vous allez vivre en salle et qui donne du relief au cinéma ! »


Où voir le film en relief ?

Paris (Gaumont Champs-Élysées, MK2 Bibliothèque)

Ile-de-France (Épinay-sur-Seine, Mantes, Torcy, Évry, Villeneuve-la-Garenne, Gaumont Disney à Marne-la-Vallée)

Nord (Kinepolis de Lille)

Ouest (Nantes, Blois, Poitiers, Tours, Rennes, Lorient, Niort)

Est (Metz, Mulhouse, Forbach, Longwy, Thionville, Besançon, Belfort, Voiron) ;

Sud (Lyon, Montpellier, Cannes, Nîmes)

Sud-Ouest (Bordeaux, La Rochelle, Toulouse).



lundi 14 juillet 2008, a 11:32
Sur la terre comme au ciel...
 

Jusqu'à présent étoile du tennis mondial, Rafael Nadal est devenu un astéroïde de 4 kilomètres de diamètre situé entre Mars et Jupiter, a-t-on appris samedi auprès de l'Observatoire astronomique de Majorque.

Cet observatoire, situé aux îles Baléares (est de l'Espagne) d'où est originaire Nadal, a décidé de baptiser du nom du récent vainqueur de Wimbledon l'astéroïde numéro 128036 qu'il avait découvert en 2003, a indiqué à l'AFP son porte-parole.

Les astronomes de Majorque ont ainsi voulu rendre hommage à "l'un des meilleurs tennismen de tous les temps" en donnant son nom à un astre qui se déplace à la vitesse de 20 kilomètres par seconde.


ndrl : on a encore quelques années avant de voir d'autres astéroides du nom d'Amélie Mauresmo, quoique n'appelons jamais un astéroide jean Alesi, il serait celui qui serait capable de percuter la terre !

dimanche 13 juillet 2008, a 23:04
Encore le problème de la poule et de l'oeuf...
 

Des millions de manuels scolaires et d'ouvrages de vulgarisation scientifique vont devoir être corrigés ou mis au pilon. Contrairement à ce que les astronomes croyaient depuis des décennies, il se révèle en effet que la forme de notre système solaire n'est pas ronde mais ovale.

«On pensait que tout était symétrique et simple. En fait, c'est comme si une main poussait sur un bord du système solaire», a déclaré Leonard Burgala, chercheur au Goddard Space Flight Center de la Nasa, après les révélations issues des données transmises par la sonde américaine Voyager 2, qui se trouve actuellement aux confins du système solaire, à un peu plus de 12 heures-lumière de la Terre (environ 12,5 milliards de kilomètres).

Lancé en 1977, avec son compagnon Voyager 1, pour étudier et observer les planètes Jupiter et Saturne, ce vaisseau s'éloigne de nous depuis trente et un ans à la vitesse de 17 kilomètres par seconde.

L'été dernier, il a franchi le «choc terminal», là où les vents de particules émises par le Soleil sont brutalement ralentis par le champ magnétique interstellaire. Au-delà de cette zone frontière, l'influence des vents solaires diminue avant de disparaître au niveau de l'héliopause, qui marque la limite extérieure de notre système planétaire.

Ce choc peut être comparé à la rencontre entre le flux d'eau centrifuge d'un robinet à la surface d'un évier et du reflux de l'eau accumulée sur ses bords, selon Randy Jokipii, un astronome de l'université de l'Arizona (États-Unis) qui présente une série d'articles consacrés à cette découverte surprenante et publiés, jeudi, dans la revue Nature.


Une zone limite inattendue


Enveloppé dans une gigantesque bulle appelée héliosphère, qui va bien au-delà de l'orbite de Pluton, notre système solaire s'étend, selon M. Jokipii, sur une distance comprise entre 130 et 150 fois la distance de la Terre au Soleil (soit environ 20 milliards de kilomètres). La sonde Voyager 1 avait déjà franchi le «choc terminal» en décembre 2004. Mais ses instruments nécessaires pour mesurer la vitesse, la densité et les températures des vents solaires n'étaient plus en état de marche.

Surtout, les astronomes de la Nasa ont eu la surprise de découvrir que les deux engins ont atteint cette zone limite alors qu'ils se trouvaient à des distances différentes du Soleil. Voyager 2 a franchi la lisière sud du système solaire en étant éloigné de 12,5 milliards de kilomètres de notre astre, soit 1,6 milliard de kilomètres de moins que son jumeau Voyager 1 parti dans la direction opposée. Selon Ed Stone, l'un des responsables du programme, il semble que le champ magnétique interstellaire de la Voie lactée frappe le système solaire avec un angle différent au sud et nord, vraisemblablement à cause de turbulences liées à des explosions d'étoiles. Les deux sondes mettront encore plusieurs années avant de sortir définitivement du système solaire et poursuivre leur lointain voyage sans retour.

mercredi 18 juin 2008, a 21:39
Bienvenue à Gattaca
 

La diminution de la qualité du sperme associée au recul de l'âge pour avoir un premier enfant chez les femmes vont-ils provoquer une baisse de la fertilité des couples et à terme une diminution de la natalité ? À cette question, l'équipe d'Henri Leridon et Rémy Slama de l'Inserm répond, contre toute attente, par la négative. Mais elle pointe néanmoins les risques d'une demande en hausse d'aide à la procréation médicalement assistée liée au retard constant du moment de la première maternité. Plus d'un couple sur cinq pourrait être bientôt concerné contre un sur dix aujourd'hui. Avec des conséquences lourdes pour les femmes car les fécondations assistées restent des techniques difficiles à supporter. Avec aussi des surcoûts importants pour la collectivité. Sans oublier les risques liés à la naissance d'enfants parfois très prématurés. Ces résultats sont publiés dans Human Reproduction d'avril.

Depuis une quinzaine d'années, les épidémiologistes constatent, à partir de l'observation de la qualité du sperme des donneurs, une détérioration de la fertilité masculine dans les pays industrialisés. Au ban des accusés, les facteurs chimiques comme les pesticides, les solvants et le tabac. Une précédente étude avait montré que le déclin progressif de la concentration spermatique sur une période de quarante-cinq ans pourrait diminuer de 15 % la fécondabilité des couples c'est-à-dire la capacité mensuelle pour un homme de concevoir. Déjà depuis une quinzaine d'années, il est acquis que cette baisse est de l'ordre de 7 %.

Du côté des femmes, l'âge moyen auquel elles ont leur premier enfant est de 28-29 ans. Alors que dans les années 1970, c'était beaucoup plus tôt, autour de 24 ans. Dans ce contexte, les deux chercheurs de l'unité 822 consacrée à l'épidémiologie, la démographie et les sciences sociales, ont mis au point, pour prédire l'évolution de la fertilité humaine, un modèle de simulation du comportement reproductif en prenant comme référence 100 000 femmes nées en 1968. Les «filles de 1968» qui ont quarante ans aujourd'hui ont eu le désir d'avoir un enfant autour de 25 ans et l'ont eu autour de 26 ans.

Henri Leridon et Rémy Slama ont au préalable intégré une multitude de facteurs pour rapprocher le plus possible leur modèle de simulation de la réalité des filles de 1968. Leur modèle a été ensuite soumis à plusieurs contraintes : une baisse de fécondabilité de 7 %, puis de 15 % du côté des hommes et du côté des femmes un âge moyen de désir de grossesse retardé de trente mois, voire de soixante-neuf mois (près de six ans) par rapport à la valeur initiale de 25,1 ans des filles de 1968. «Au final, le nombre d'enfants par femme passerait de 2,00 à 1,92 si la fécondabilité diminuait de 15 %», calculent les scientifiques. «Et il ne serait que de 1,77 si toutes les femmes reportaient leur première tentative de grossesse de six années. L'âge moyen à la maternité (tous rangs confondus) serait alors de 33 ans.»

 

«Une impatience plus forte»

 

«Passer de deux enfants par femme à 1,77, c'est peu au plan démographique mais c'est beaucoup si l'on se place au niveau individuel», commente Henri Leridon. D'autant que dans la majorité des cas, du fait de ce retard de l'âge de la maternité il y aura un allongement du délai pour réussir à démarrer une grossesse. «À 33 ans, une femme met déjà plus de temps qu'à 25 ans, même si sa fertilité est normale», explique-t-il. «Or le fait d'augmenter les délais pour réussir à être enceinte risque de provoquer une impatience plus forte et une demande accrue d'assistance médicale à la procréation (AMP)», poursuit-il.

La baisse de 15 % de la fécondabilité entraînerait de surcroît un bond de 73 % d'éligibilité à l'AMP compte tenu de l'échec des couples à procréer pendant plusieurs années. Et le report de six années de l'âge de la première maternité provoquerait une hausse de près de 80 % d'éligibilité à l'AMP. Tant et si bien que plus d'un couple sur cinq serait concerné contre un peu plus d'un sur dix (11,6 %) aujourd'hui. Or on sait bien que ces techniques médicalisées perdent de leur efficacité dès 35 ans et qu'à 41 ans il est recommandé du moins en France d'arrêter les tentatives de fécondation in vitro.

«Les jeunes couples qui retardent toujours le moment d'avoir un enfant doivent en être avertis», insiste ce chercheur. Et termine par une boutade : «Avant 35 ans soyez patients, après 35 ans devenez impatients.»



mercredi 18 juin 2008, a 21:34
La vérité serait-elle ailleurs ?
 

Des astronomes européens ont annoncé, lundi, la découverte de trois «super-Terres» en orbite autour d'une étoile relativement proche de nous, et de deux autres systèmes solaires dotés de petites exoplanètes.

Ces annonces, effectuées lors du congrès Super Earths de Nantes, suggèrent que les exoplanètes ayant des caractéristiques voisines de celles de la Terre sont sans doute courantes dans l'univers. «Est-ce que chaque étoile compte des planètes et, si oui, combien ?», s'est interrogé l'astronome suisse Michel Mayor (observatoire de Genève), l'un des découvreurs de la première exoplanète en 1995. «Peut-être ignorons-nous encore la réponse, mais nous progressons énormément dans cette direction», a-t-il ajouté.


«De très proches voisines»


Le trio de planètes découvertes gravite autour d'une étoile légèrement moins massive que notre Soleil, à seulement 42 années-lumière de nous, dans les constellations Doradus et Pictor. «Elles sont très près de nous à l'échelle de la galaxie», a expliqué l'astronome. «On peut parler de très proches voisines.» Elles sont toutes trois plus grosses que la Terre (l'une a 4,2 fois sa masse, une autre 6,7 fois et la troisième 9,4 fois) et tournent autour de leur étoile à des vitesses extrêmement rapides : de quatre à vingt jours contre 365 pour la Terre. Aucune n'est habitable du fait de leur proximité vis-à-vis de leur étoile et de la chaleur qui règne à leur surface (jusqu'à 1 500 °C).

Mayor et ses collègues ont eu recours au télescope Harps (High Accuracy Radial Velocity Planet Searcher) de La Silla, dans les montagnes du nord du Chili, pour effectuer ces découvertes.

À ce jour, plus de 270 exoplanètes ont été découvertes depuis 1995. La plupart sont des géantes proches de Jupiter et de Saturne. Les planètes de plus petit diamètre, proches de celui de la Terre, sont plus difficiles à détecter, en l'état actuel des techniques d'astronomie. Selon Mayor, il est clair que ces planètes ne sont que la pointe émergée de l'iceberg. L'analyse de toutes les étoiles passées en revue à ce jour avec le télescope Harps, dit-il, montre qu'un tiers des étoiles comparables au Soleil sont environnées soit de planètes dites «super-Terres», soit de planètes de type Neptune, dont la révolution excède les cinquante jours.

jeudi 05 juin 2008, a 21:01
Bienvenue chez Tricatel !
 

Banni depuis onze ans, le poulet américain trempé dans l'eau de Javel pourrait bientôt refaire son apparition dans l'assiette du consommateur européen. C'est la perspective qu'a tracée mercredi la Commission de Bruxelles en autorisant l'importation de volailles d'outre-Atlantique qui, afin d'être débarrassées de leurs microbes, sont trempées dans une solution associant plusieurs éléments entrant dans la composition du célèbre détergent. Une fois plumée et vidée et prédécoupée, la volaille est introduite dans une sorte de machine à laver d'où elle est censée ressortir, décontaminée. «Les opinions scientifiques ont démontré qu'il n'y a pas de risque immédiat pour la santé», a déclaré mercredi la Commission européenne, sous la bronca des eurodéputés, unanimes dans leur opposition. Un parlementaire grec, Dimitrios Papadimoulis, a dénoncé «un crime contre la santé des citoyens».

La «promesse» d'une levée de l'embargo sur le poulet chloré américain sujet récurrent de contentieux entre Bruxelles et Washington  avait déjà été évoquée le 13 mai par le commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, soucieux de renforcer les liens commerciaux transatlantiques. Côté scientifique, les avis sont partagés. Selon une étude réalisée par une association de consommateurs américains (Consumer Reports), le traitement antimicrobien pratiqué par les abattoirs américains n'aurait pas permis de réduire la présence de salmonelle et de campylobacter, cause d'infections diarrhéiques.

En revanche, l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) affirme n'avoir pas détecté de «problème» sanitaire, ni détecté de cas de résistance antimicrobienne. L'Efsa reste néanmoins prudente : les tests ont été réalisés in vitro et non in situ. En outre, l'Agence se dit «incapable» de prouver que le recours aux acides peroxydés  l'une des quatre substances utilisées dans la décontamination du poulet garantit l'éradication où la réduction des bactéries. S'agissant du goût, affirme un expert vétérinaire, le procédé de décontamination est tellement rapide (quinze secondes) que le consommateur n'y verrait que du feu ! L'opposition au retour du poulet chloré est donc essentiellement politique.

Emmenés par la France, une vingtaine d'États membres critiquent la décision communautaire. Ils pourraient de facto la bloquer. «Les Américains peuvent avoir le modèle alimentaire qu'ils veulent, on n'est pas obligés de le transférer en Europe», a déclaré le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier.


Une évaluation au bout de deux ans


Plusieurs capitales craignent également que la méthode américaine supplante progressivement les règlements sanitaires européens. Ces derniers prévoient un contrôle minutieux de l'élevage, de la surveillance journalière des poussins aux contrôles qualité réalisés à la sortie de l'abattoir. «Les Américains compensent l'insuffisance de leurs contrôles d'hygiène tout au long de la chaîne par cette opération radicale qu'est le chlorage», explique un vétérinaire. La fédération avicole française s'est inquiétée mercredi de possibles «distorsions de concurrence».

Pour parer à ces critiques, la Commission a prévu une évaluation au bout de deux ans. Le recours aux solutions chlorées sera «optionnel», ajoute-t-elle, et concernera, non point des morceaux de la bête, mais des carcasses entières. Les consommateurs en seront informés grâce à l'introduction d'un étiquetage adapté. Enfin, les quatre substances de décontamination (dioxyde de chlore, chlorure de sodium acidifié, phosphate trisodique, acides peroxydés) ne pourront pas être mélangées. «S'il y a des dangers, nous prendrons des mesures immédiates», a conclu un expert. Selon l'industrie avicole, 300 000 tonnes de poulet chloré seraient prêtes à être exportées dans l'UE.



mardi 20 mai 2008, a 21:42
Dark Angel, l'ère des chimères...
 

L'Autorité britannique pour la fertilité humaine et l'embryologie avait déjà accordé un feu vert à deux équipes scientifiques, mais la recherche sur les embryons hybrides est désormais autorisée par principe en Grande-Bretagne. Lundi soir, les députés britanniques ont en effet rejeté à une écrasante majorité (336 pour, 176 contre) un amendement visant à interdire totalement ces « chimères », du nom donné aux organismes dotés de deux patrimoines génétiques distincts.

On trouve quelques chimères naturelles, et des recherches sur chimères génétiques créées par l'homme ont été menées de longue date. Mais il s'agit ici d'embryons hybrides issus d'ovules animaux dans lesquelles les chercheurs intègrent de l'ADN humain. Objectif : faciliter les recherches sur certaines maladies dont Alzheimer, Parkinson ou la mucoviscidose, dont souffre le fils cadet du premier ministre Gordon Brown. Ce dernier soutenait personnellement ce texte sensible pour lequel, comme le veut la tradition parlementaire britannique, les députés bénéficiaient d'une totale liberté de vote. Le chef de file des conservateurs, David Cameron, avait également défendu les embryons hybrides, face aux opposants, au premier rang desquels les catholiques, qui dénoncent des « expériences à la Frankenstein ».


Bébés donneurs et figure paternelle


Ce feu vert parlementaire pose néanmoins des limites : Les hybrides seront réservés à des fins exclusivement scientifiques. Ils doivent être détruits au plus tard au bout de 14 jours de développement et il est interdit de les implanter dans l'utérus d'une femme ou d'un animal.

Un autre amendement, qui devait interdire les « vrais hybrides » (ovule animal fécondé par du sperme humain et vice-versa, et non par l'intégration directe d'ADN dans le noyau), a été rejeté, mais avec une moindre marge (286 contre 223).

Ce texte était une des mesures phares du projet de loi dit «Fécondation humaine et l'embryologie» (lire le texte du projet et les débats en anglais), déjà approuvé par les Lords, qui remet à jour des lois de bioéthique datant de 1990. Il prévoit également la possibilité de donner naissance par fécondation in vitro (FIV) à des « saviour siblings », des « bébés donneurs » censés sauver la vie de leurs frères ou sœurs malades. Un amendement pour les interdire a été rejeté quelques heures plus tard par 342 voix contre 163. Mardi, les députés doivent se prononcer sur deux mesures tout aussi polémiques : l'accès des couples lesbiens et des femmes célibataires à la FIV via la suppression du « besoin de figure paternelle » dans les textes, et le raccourcissement des délais d'avortement, de 24 à 22 ou 20 semaines.



mercredi 14 mai 2008, a 19:47
Nouvelle vie pour la pilule bleue !
 

Depuis sa commercialisation en 1998, le Viagra a connu un succès planétaire (7 milliards de dollars de ventes) avec 35 millions d'utilisateurs dans le monde. Le marché des troubles de l'érection en France a connu entre 2005 et 2006 une progression de 23 %, pour atteindre 123 millions d'euros de chiffre d'affaires. Au total, ce sont près de 1,6 million de boîtes de Viagra (Pfizer) ou de ses concurrents Cialis (Eli Lilly) et Levitra (Bayer) qui se sont vendues dans l'Hexagone.

Or voici que l'on découvre au Viagra des vertus pharmacolo­giques d'une tout autre envergure que le simple dépannage sexuel : la dernière en date est publiée dans les Annales de l'académie nationale américaine des sciences (Pnas) du 12 mai. Des souris atteintes de myopathie (dystrophie musculaire) ont eu leur cœur malade protégé par des injections quotidiennes de Viagra sous la peau. Dans cette maladie génétique se caractérisant par une faiblesse et une dégénérescence progressive des muscles volontaires qui contrôlent les mouvements, le muscle car­diaque est également touché. L'équipe de Mike Khairallah (Montreal Heart Institute) avait déjà montré en 2001, chez les mêmes souris (modèles de la maladie humaine), dès l'âge de 8 à 10 semaines, et alors qu'aucun signe avant-coureur n'est visible sur le cœur, que ce dernier est déjà vulnérable et ne résiste pas longtemps à une charge de travail importante.


Protection des cellules cardiaques


Ces cœurs déficients ont, de plus, des caractéristiques métaboliques et fonctionnelles anormales, qui annoncent en silence la défaillance cardiaque ultime. Une des molécules énergétiques indispensables au fonctionnement cardiaque normal (appelée GMPc) n'est pas formée en assez grande quantité chez ces souris.

Or l'étude publiée hier montre que l'utilisation du Viagra (Sildénafil) est d'une grande efficacité pour restaurer la production de cette molécule énergétique. Du coup, non seulement les cellules cardiaques sont protégées contre les dégâts mécaniques, mais le Viagra préserve également la santé des mitochondries, ces organites de la «respiration» de la cellule. Enfin, la pilule bleue de l'amour prévient la détérioration des performances de la contraction cardiaque, habituellement observée chez ces souris quand elles vieillissent. Selon les auteurs, étant donné la bonne tolérance pharmacologique du Viagra depuis sa commercialisation, des essais cliniques de prévention, voire de traitement des cardiomyopathies des maladies musculaires, devraient pouvoir être rapidement organisés chez des sujets humains.

Une autre utilisation «lourde» du Viagra est envisagée, le traitement d'une maladie rare et mortelle, l'hypertension artérielle pulmonaire. Elle peut être due à des maladies du poumon ou survenir après une chirurgie réparatrice d'anomalies anatomiques cardiaques congénitales. La résistance normale des vaisseaux du poumon augmente peu à peu. Le muscle cardiaque du cœur droit (oreillette et ventricule droits) s'épuise peu à peu à lutter contre elle, la défaillance du ventricule droit suit, ainsi qu'une mort prématurée. Une étude parue en 2005 dans le New England Journal of Medicine a comparé chez 278 malades répartis en plusieurs groupes, l'effet de doses croissantes de Viagra avec un placebo. Le Viagra a significativement amélioré le périmètre de marche, la plus grande amélioration cli­nique survenant chez les malades les plus gravement atteints. Le Viagra pourrait devenir le cinquième médicament utile dans cette pathologie.

dimanche 04 mai 2008, a 19:28
Le pouvoir du mâle.
 

L'exubérance irrationnelle des marchés ou la grosse déprime des krachs boursiers pourraient bien avoir une origine hormonale. C'est avec cette idée en tête que John Coates, l'un des auteurs de l'étude et trader expérimenté sur le marché de New York, est revenu dans le monde académique à Cambridge en Grande-Bretagne, son université d'origine en Angleterre, pour mener une enquête sur l'importance des fluctuations hormonales sur les résultats boursiers.

Les résultats publiés dans les comptes-rendus de l'Académie nationale des sciences américaine (Pnas) (*) ont mis en évidence notamment que les traders avaient un fort taux de testostérone les jours où ils réalisaient le plus de bénéfice. Il avait observé les passeurs d'ordre pendant la crise des marchés asiatiques et lors de la bulle des valeurs technologiques à la fin des années 1990 : «Au-delà de tous les paramètres qui avaient pu être étudiés pour expliquer ces comportements, confie John Coates au Figaro, il y en avait un qui m'a paru essentiel mais complètement oublié, les hormones stéroïdiennes.» En effet, le cortisol est produit sous l'effet du stress par nos glandes surrénales, tandis que la testostérone, une autre hormone stéroïdienne produite par les testicules chez l'homme et dans une moindre mesure par les ovaires chez la femme, favorise la prise de risque.

L'ancien trader de Goldman Sachs et de la Deutsche Bank s'est alors lancé, avec le concours des facultés de neurosciences et de la Judge Business School de l'université de Cambridge, dans l'étude de ces deux hormones aux effets bien distincts. Il a demandé à dix-sept traders de la City de leur donner un échantillon de leur salive le matin à 11 heures et l'autre l'après-midi à 16 heures, sur une période de huit jours de travail consécutifs où tombaient d'importantes statistiques de l'économie américaine. Parallèlement, il avait accès aux performances boursières quotidiennes des traders volontaires.

Il apparaît que les jours où les traders avaient la concentration de testostérone la plus élevée étaient ceux où ils obtenaient les meilleurs résultats boursiers. Leur concentration en cortisol pouvait aussi connaître d'énormes variations dans une journée ou une semaine : elle grimpait en flèche lorsque le degré d'incertitude, dû à la volatilité des marchés, était le plus élevé. C'est-à-dire au moment où le stress était le plus intense.


Troubles du comportement


«Ces résultats nous intéressent beaucoup, car ils rejoignent ceux que nous avons obtenus chez des sportifs, commente Édith Filaire, chercheuse au laboratoire des activités motrices et adaptations physiques de l'université d'Or­léans. Les judokas qui, juste avant les compétitions, ont une concentration salivaire en testostérone plus élevée que d'habitude vont plus loin dans les éliminatoires. Ce sont les moins stressés et ils ont développé une stratégie attentionnelle pour répondre au défi posé. Le taux de cortisol, lui, varie fortement dans le stress anticipatoire destiné à mobiliser l'énergie.»

Une injection de testostérone pourrait-elle doper les performances des traders ? Non, s'empressent de dire les deux chercheurs, car le lien de cause à effet n'est pas établi et les équilibres hormonaux sont bien trop subtils pour être manipulés de la sorte. En revanche, de telles tempêtes hormonales, si elles persistent, peuvent conduire à des troubles du comportement.

Chez nombre d'animaux, la testostérone favorise l'agressivité. Mais son augmentation répétée lors d'une forte spéculation à la hausse pourrait induire, indiquent les chercheurs, une dépendance à la prise de risque et une impulsivité échappant à tout contrôle. De même, la présence persistante de cortisol, lors de fortes incertitudes boursières à la baisse par exemple, peut induire l'anxiété avec une tendance à exagérer les risques et à se rappeler uniquement les précédents négatifs : elle accentuerait alors les attitudes de repli excessif.

«Je ne sais pas pourquoi, précise John Coates, les traders sont dans la plupart des cas des hommes jeunes. Au vu de nos résultats, nous pensons que les emballements boursiers seraient probablement réduits si le profil endocrinien des traders était plus diversifié : des hommes d'âge mûr et des femmes, moins soumis à de forts écarts en testostérone, pourraient aussi faire ce métier.»

Ces travaux innovants doivent être reproduits et les conditions boursières actuelles semblent s'y prêter : «Maintenant, ce serait fantastique, assure John Coates.

vendredi 04 avril 2008, a 21:59
Ethique, recherche, chimères...
 

C'est un joli pavé dans la mare qu'ont lancé les chercheurs de l'université de Newcastle en annonçant la création d'un embryon hybride homme-animal. Alors qu'en Grande-Bretagne le débat politique, religieux et scientifique relatif à un projet de loi de bioéthique concernant l'aide à la procréation et l'utilisation d'embryons humains venait tout juste de se calmer, l'équipe de Lyle Armstrong a annoncé à la BBC avoir réussi à produire un embryon à partir d'un ovocyte de vache et de cellules humaines. Une première au Royaume-Uni et en Europe. Le premier embryon hybride a apparemment été créé en 2003 à Shanghaï avec des cellules d'homme et de lapin.

Le but de l'exercice n'est pas de donner naissance à des chimères, mais de fournir un mode de production de cellules souches sans utiliser d'ovocytes humains, dans le cadre de recherches de nouveaux traitements pour des maladies graves et incapaci­tantes, comme Parkinson et Alzheimer. Au terme de chaudes disputes sur l'intérêt scientifique de telles expériences, le premier ministre Gordon Brown a fini par déclarer il y a quelques jours qu'il retirait ses consignes de vote concernant la future loi relative aux questions de fécondation in vitro et devant faciliter les recherches déjà autorisées en Grande-Bre­tagne sur l'embryon humain.

Le point le plus critiqué du texte avait justement trait à l'autorisation de créer des cellules hybrides homme-animal. Lors de son sermon du Vendredi saint, le cardinal Keith O'Brien a déclaré que ce projet de loi était une «attaque monstrueuse contre les droits de l'homme, la dignité humaine et le genre humain ».

Pour des raisons religieuses, des députés travaillistes, ainsi que trois ministres catholiques de Gordon Brown avaient annoncé qu'ils n'hésiteraient pas à voter contre ce texte qui remet à jour la précédente loi de 1990. Le catholique Paul Murphy, ministre en charge des Affaires galloises, était prêt à démissionner pour pouvoir voter contre les consignes de son parti.


Un demi-succès


Pour autant, les biologistes de Newcastle n'ont pas agi dans l'illégalité pour produire leur embryon hybride. Ils avaient reçu, comme l'équipe concurrente de Stephen Minger au King's College de Londres, une autorisation spéciale de la part de l'agence de biomédecine britannique (HFEA, Human Fertilisation and Embryology Authority) (voir nos éditions du 6 septembre 2007). L'autorisation était assortie de règles très strictes, comme l'interdiction d'implanter les embryons obtenus dans un utérus maternel et l'obligation de détruire les cellules 14 jours après la fécondation. Mais Lyle Armstrong et son équipe n'ont pas eu besoin d'obéir à cette dernière injonction, puisque leur expérience n'a été qu'un demi-succès. L'embryon n'a vécu que trois jours, jusqu'à un stade où il s'était divisé en 32 cellules. La technique utilisée pour obtenir l'embryon s'apparente à celle du clonage, inaugurée en 1997 avec la naissance de la brebis clonée Dolly en Écosse. Après avoir retiré l'ADN d'un ovule de vache, les chercheurs y ont injecté le matériel génétique d'une cellule souche embryonnaire humaine. D'après le professeur John Burn, directeur de l'Institut de génétique humaine de l'université de Newcastle, le résultat est «à 99,9 % humain et à 0,1 % animal».

Avant d'espérer réellement travailler avec de tels embryons, afin d'en extraire des cellules souches, il faut attendre au moins six jours. L'avancée gêne aussi la communauté scientifique, puisqu'elle a été annoncée publiquement à la télévision avant d'être publiée dans une revue scientifique à comité de lecture. «Il ne s'agit que de travaux préliminaires, qui n'avaient pas vocation à être rendus publics, explique Karen Bidewell, porte-parole de l'université de Newcastle. Mais le sujet a été évoqué par Lyle Armstrong la semaine der­nière devant la Knesset en Israël, et la BBC a eu l'information.»

mardi 04 mars 2008, a 22:37
Pire qu'à Courchevel...
 

«Une découverte totalement inattendue», selon Candice Hansen, une scientifique du Jet Propulsion Lab. Les chercheurs examinaient les changements climatiques du printemps sur Mars, quand ils ont découvert... des avalanches.

L'image prise le mois dernier montre au moins quatre avalanches d'une couche fine de glace et de poussière tombant d'une falaise escarpée sur une colline située 700 mètres plus bas. L'avalanche a déclenché d'épais nuages de débris dont certains mesuraient 180 mètres de large.

Les images ont été prises grâce à la sonde Mars Reconnaissance Orbiter, un engin robotisé, qui tourne autour de Mars. Elle est arrivée près de Mars en 2006.

Pour l'heure, les scientifiques n'ont pas encore déterminé le déclencheur de ces avalanches ni leur fréquence ou encore si elles se produisent uniquement au printemps.



dimanche 02 mars 2008, a 16:04
Une raie qui ne serait pas fraiche ?
 

«Quoi, il est pas frais mon poisson ?» Cetautomatix, le forgeron du petit village qui résiste encore, celui d'Astérix et d'Obélix, adore mettre en cause la fraîcheur des produits de son vis-à-vis, le poissonnier Ordralfabetix. S'ensuivent d'homériques pugilats. La raison ? Une odeur. Mais pas n'importe laquelle. L'odeur de poisson avarié fait partie de ces effluves nauséabonds et tenaces que l'on frémit de rencontrer. Pourtant, le poisson frais sent très bon. L'animal entier sent la mer et l'iode. Sa chair elle-même a des senteurs douces et parfumées. Mais tout peut se gâter très vite. Non seulement certains poissons laisseront leur forte marque odorante sur les mains des cuisiniers et sur les ustensiles de cuisson, mais un poisson ou des bouts de poisson peuvent acquérir assez vite un épouvantable parfum reconnaissable entre mille.

Car une odeur est avant tout une rencontre entre une substance volatile, c'est-à-dire qui se mélange à l'air, et un récepteur nasal capable de la reconnaître. Il existe environ 300 000 substances volatiles et l'homme peut en détecter environ 10 000. Beaucoup d'animaux, du bourdon au chien, en sentent beaucoup plus.

Parmi toutes ces substances odoriférantes, un certain nombre sont associées à des «images mentales» très négatives. C'est le cas de l'odeur de poisson en cours de décomposition. Les substances chimiques responsables de la pestilence sont des composés azotés. Ils contiennent donc, en plus du carbone et de l'hydrogène, de l'azote. Leur nom savant est méthylamines et il en existe plusieurs sortes comme les diméthylamines ou les triméthylamines.

Ces molécules sont produites de deux façons différentes. La première vient de l'autolyse des chairs du poisson. Après sa mort et à cause de l'arrêt de l'activité de l'organisme, les cellules de l'animal vont subir des transformations internes. En particulier, une substance destinée à réguler la teneur interne en sel des poissons, l'oxyde de triméthylamine, est dégradée et du triméthylamine est produit. Molécule volatile, elle se dégage dans l'air et le poisson commence à puer.

L'action des bactéries

L'autre source de gaz, la plus importante, est due à l'action des bactéries. Celles-ci se trouvent sur la peau du poisson, mais aussi dans leurs branchies et leurs intestins. Et la flore bactérienne des poissons, qu'ils vivent dans les eaux froides, tempérées ou tropicales, est pratiquement la même. Lorsque le poisson est vivant, ou tout de suite après avoir été pêché, son système immunitaire maintient sa chair stérile. Après sa mort, les bactéries peuvent l'envahir. Du moins certaines bactéries. Car la plus grande partie d'entre elles ne va pas participer à l'altération du poisson. Celles qui l'abîment ont des noms d'ailleurs très évocateurs, comme putrefaciens.

L'action des bactéries va produire nos fameuses méthylamines et de l'ammoniac, mais aussi d'autres catégories de molécules malodorantes. Il y a aussi, en petites quantités il est vrai, les trois autres grandes catégories de produits peu agréables : des composés soufrés (odeur d'œufs ou de légumes pourris), des aldéhydes (goût de rance) et des acides gras volatils (comme le vinaigre). Le rance peut également être donné par les graisses du poisson, ses lipides, qui, s'ils sont oxydés, peuvent donner une mauvaise odeur et le goût de rance à la chair.

La vitesse à laquelle la chair du poisson s'abîme est très variable selon les espèces. Par exemple, le merlan ou le cabillaud, qui ont une peau fine et fragile, se décomposent bien plus vite que le carrelet qui a un épiderme robuste. Les conditions dans lesquelles le poisson est conservé, (temps avant congélation, température de congélation) vont également influer sur les possibles molécules malodorantes produites et leur temps d'apparition.

Mais manger du poisson qui ne risque pas de sentir le poisson avarié est possible. Il existe ainsi un produit alimentaire fait de poisson qui n'en a pas l'odeur : c'est le surimi. Inventé au XVIIe siècle par les Japonais, c'était au départ une façon de préparer le poisson pour le conserver. Le poisson est étêté et vidé dès qu'il est pêché, les filets sont lavés à l'eau douce et débarrassés du sang, du gras, des tissus conjonctifs, puis pressés. Le résultat : une pâte blanche sans goût et sans odeur . Ce n'est qu'une fois à terre qu'il sera mis en forme et aromatisé.

Les recettes de grand-mère ne manquent pas pour atténuer ou se débarrasser des odeurs de poisson. Beaucoup tournent autour du citron, dans la poêle, la casserole ou sur les mains. Mais il y a aussi l'acier inoxydable. Pourquoi est-ce que ça marche ? Aucune idée. Si quelqu'un a une explication, je suis preneur...



dimanche 02 mars 2008, a 16:00
Quand je bois contrex....
 

Adieu les Martiens ? Les récentes découvertes effectuées par Opportunity, l'un des deux robots explorateurs de la Nasa, ont peut-être ruiné tout espoir de trouver un jour des traces de vie fossile sur la planète rouge.

La faute en revient à la mauvaise qualité des eaux martiennes, a expliqué, lors de la conférence annuelle de l'Association américaine pour l'avancement de la science (AAAS), qui s'est tenue ces derniers jours à Boston (États-Unis), Andrew Knoll, un biologiste membre de l'équipe scientifique qui supervise les deux robots.

En effet, si l'on sait que l'eau coulait en abondance sur Mars il y a 4 milliards d'années, il semble qu'elle avait un pH trop acide et surtout des concentrations en minéraux (notamment en sulfates) beaucoup trop élevées pour permettre à des micro-organismes de se développer et d'avoir des chances d'y survivre.


Nouvelle mission dans un an


Les roches sédimentaires qu'Opportunity analyse depuis des mois à l'intérieur du cratère Victoria, dans la plaine de Meridiani, révèlent que «l'eau aurait été trop salée» pour donner naissance à la vie, a déclaré Andrew Knoll. Ces roches étant très répandues sur Mars, la quête des premières traces de vie extraterrestre, pour laquelle notre planète voisine semblait être une bonne candidate, apparaît de plus en plus ardue. Mais elle n'est pas pour autant définitivement compromise.

Knoll estime en effet que des découvertes restent possibles «dans des environnements que nous n'avons pas encore étudiés». Notamment dans des formations géologiques plus anciennes que les roches sulfatées auscultées par Opportunity ou encore en allant chercher sous la surface du sol martien.

Une analyse que partage Nicolas Mangold, géologue à l'université d'Orsay. «On savait depuis un moment que ce serait difficile, surtout dans la zone explorée par Opportunity qui est relativement tardive. Il faut donc continuer à chercher ailleurs, explique-t-il. En revanche le chercheur français s'étonne que son collègue américain ne parle pas des dépôts d'argile, plus anciens que les sulfates, découverts en décembre 2005 par l'instrument Omega de la sonde européenne Mars Express. Or ces formations géologiques, qui témoignent elles aussi de la présence d'eau liquide sur la planète Rouge, n'ont pas l'inconvénient d'être salées à l'excès.

La Nasa ne s'y est d'ailleurs pas trompée. En effet, cinq des six sites d'atterrissage possibles du futur robot MSL (Mars Science Laboratory), qui doit décoller l'an prochain, se situent sur des régions riches en argiles, notamment en phyllosilicates.

Alors que Spirit et Opportunity, qui viennent de démarrer leur cinquième année de présence sur Mars (initialement leur mission ne devait durer que trois mois…) sont principalement dédiés à la recherche de traces d'eau fossile, MSL tentera de déceler, cette fois, des preuves de vie dans des zones a priori habitables. Équipé de six roues de 50 cm de diamètre, ce robot quatre fois plus gros que Spirit ou Opportunity pèsera la bagatelle de 800 kg, dont 70 kg rien que pour ses six instruments scientifiques.

Avant cela, la sonde américaine Phoenix se posera le 25 mai prochain près du pôle nord de Mars pour analyser l'eau gelée présente sous la surface et préciser si les conditions ont pu être favorables à l'apparition de la vie.

Enfin, en 2013, les Européens devraient lancer leur futur robot ExoMars, lequel sera équipé d'une foreuse capable de prélever des échantillons de roche jusqu'à une profondeur de deux mètres. Si les chances d'aboutir paraissent de plus en plus minces, les chercheurs de microbes martiens n'ont pas encore dit leur dernier mot…

vendredi 22 février 2008, a 16:32
Nippone qui rit à moitié dans ton lit !
 

Un professeur japonais a inventé une machine pour mesurer le rire et une nouvelle unité, le "ah", afin d'établir si l'hilarité d'une personne est sincère, cynique ou moqueuse.

"Selon ma théorie, dès que le cerveau détecte quelque chose de rigolo, le diaphragme se met en mouvement", a affirmé vendredi à l'AFP Yoji Kimura, professeur en sciences de la communication à l'université du Kansai (centre-ouest) d'Osaka, port d'attache de nombreux humoristes japonais.

En posant des capteurs sur des volontaires, notamment au niveau de leur estomac, il a mesuré les mouvements du diaphragme et des muscles. Sa machine peut chercher jusqu'à 3.000 fois par seconde les signaux électriques produits par le corps en cas d'hilarité.

Selon l'inventeur, cette précision peut permettre d'établir si quelqu'un rit de bon coeur ou se force, voire si la personne s'amuse cyniquement ou par dérision.

M. Kimura a établi une nouvelle unité de mesure, le "ah", pour classifier les rires. "Nous avons découvert que le rire des enfants est le plus spontané, avec 10 ah par seconde, soit deux fois plus que celui des adultes", explique-t-il.

Un écart attribué aux "calculs" des adultes, qui perdent leur spontanéité en se demandant s'il est approprié de rire en fonction de la situation.

Le professeur distingue quatre étapes possibles dans un rire: la détente, la sortie de la norme, le rire de bon coeur et enfin, parfois, l'éclat de rire.

Pour lui, comprendre le mécanisme faisant passer de l'un à l'autre "est la clé d'un secret de l'âme humaine".

Car pour M. Kimura, rire permet à l'homme de repartir du bon pied, "comme le redémarrage pour un ordinateur". Et il croit l'humanité capable de passer, après un "siècle de guerre, à un siècle d'humour et de tolérance".

mercredi 06 février 2008, a 11:04
Isabelle a les yeux bleus...
 

Le Figaro, 5/02/2008

Après des années d'études et de recherches, une équipe scientifique danoise ose l'affirmer : tous les humains ayant les yeux bleus, sur l'ensemble de la planète, sont les descendants d'un unique ancêtre commun. Celui-ci, homme ou femme, on ne sait pas, serait né avec une mutation génétique spontanée qui aurait transformé les yeux marron, que tout le monde avait alors, en yeux bleus. Cela se serait passé il y a entre 6 000 et 10 000 ans. Et depuis, ce caractère bleu se serait lentement mais sûrement répandu dans toutes les populations. Une conclusion basée sur des études génétiques sérieuses, mais qui ne font pas l'unanimité. Voici pourquoi.

La couleur des yeux vient de la coloration d'une partie de l'œil nommée iris. L'iris est un muscle plat et circulaire qui joue le rôle de diaphragme. Il permet d'ouvrir ou de fermer la pupille en fonction de la luminosité. Beaucoup de lumière et l'iris se resserre afin que la pupille soit très petite (jusqu'à la taille d'une tête d'épingle), peu de lumière et l'iris s'écarte afin d'agrandir la pupille et de permettre au maximum de lumière de pénétrer dans l'œil et d'aller impressionner la rétine. L'iris n'est donc pas transparent.

La couleur de l'iris provient d'un colorant unique, la mélanine, qui est également présente dans la peau ou les cheveux. Les différentes nuances de la couleur des yeux sont dues aux différences de concentration de la mélanine présente. Plus elle est abondante, plus la couleur sera foncée, moins il y en a, plus la couleur sera claire. On va donc du noir au marron et au vert. Avec parfois des mélanges. Et quand il n'y en a que très peu au bon endroit, cela donne les yeux bleus. S'il n'y en avait pas du tout, la personne serait albinos (cheveux blancs, yeux rouges).

Allons un peu plus dans le détail. La mélanine est fabriquée dans le corps en plusieurs étapes. À chaque étape interviennent des ouvrières, appelées enzymes, différentes. Qu'une seule d'entre elle soit absente et la chaîne de fabrication ne produira pas de mélanine. D'autant que, une fois fabriquée dans son usine, la mélanine doit être transportée sur les lieux où elle doit agir. Là encore, si le transport ne peut se faire, il n'y aura pas de mélanine apparente. C'est ce qu'il se passe pour les yeux bleus. La mélanine est bien présente dans les couches profondes de l'iris, mais elle ne peut pas être transportée dans les couches superficielles. L'œil apparaît bleu.


Bizarreries génétiques


Pour tout à fait comprendre, ajoutons un zeste de génétique. Chaque être humain a un patrimoine génétique qui provient pour moitié du père et pour moitié de la mère. Chaque gène est donc en double exemplaire. Pour simplifier, admettons qu'un gène unique, sur le chromosome 15, détermine la couleur des yeux. Si du côté de la mère, le gène dit «marron», tout comme du côté du père, l'enfant aura les yeux marron. Si du côté de la mère, le gène dit «bleu» mais que le père dise «marron», l'enfant aura les yeux marron. Pour qu'il ait les yeux bleus, il faut que le gène venu de la mère et celui venu du père disent «bleu». Et cela est très logique puisque nous avons vu que la mutation «yeux bleus» entraîne un non-fonctionnement d'une partie de la chaîne de fabrication-transport de la mélanine. Et la présence même d'un seul gène «marron» permet de remettre en marche l'usine à mélanine.

L'un des premiers arguments en faveur de l'ancêtre commun, d'après l'étude danoise, est que les variations dans la gamme des bleus sont bien moins importantes que dans la gamme des marrons. Ce qui indiquerait que les «bleus» sont d'une part plus récents et d'autre part proviennent d'un même individu. Les chercheurs danois ont retrouvé au niveau génétique le même cas de figure. Même mutation très conservée chez les porteurs d'yeux bleus, qu'ils soient scandinaves, turcs ou jordaniens, et même grande variabilité génétique pour les yeux bruns. Il semble donc que la mutation qui a affecté il y a quelques milliers d'années le gène principal déterminant la couleur des yeux ait été ce que l'on appelle une mutation fondatrice, à l'origine de tous les yeux bleus du monde.

Mais les généticiens ne peuvent exclure d'autres hypothèses. Ainsi, il n'est pas impossible que cette mutation soit survenue plusieurs fois, indépendamment les unes des autres. Ensuite d'autres mutations que celle-là peuvent conduire aux yeux bleus. Et que des bizarreries génétiques peuvent aussi conduire des parents aux yeux bleus à avoir un enfant aux yeux marron. Mais, pour nous résumer, les yeux bleus résultent bien d'une mutation récente affectant au moins un gène «directeur» de la couleur des yeux. La question de l'ancêtre unique reste posée…


Une recherche menée par des Danois, hmm, je trouve que c'est une étude qui même sérieuse et argumentée, sent un peu le souffre, surtout que ce genre de pensée a déjà été développée et véhiculée il y a plus de 70 ans et ont en connaît les conséquences...

mercredi 30 janvier 2008, a 21:56
Un nouveau monde à découvrir !
 

Sur tous les continents, dans toutes les civilisations, au fond de toutes les vallées perdues montagneuses, se cacheraient de mystérieuses créatures, mi-humaines, mi-animales. Appelées yéti dans l'Himalaya, bigfoot dans les montagnes Rocheuses, almasty dans le Caucase, yeren en Chine ou yowie en Australie, ce sont toutes de grandes créatures velues, discrètes et craintives, avec des caractéristiques venues à la fois des primates et des humanoïdes. Certains estiment même que ces apparitions pourraient être le fait de la survivance de l'homme de Néandertal. Et il est vrai que l'on a longtemps cru que l'homme de Néandertal avait disparu au moment de l'émergence de l'homme de Cro-Magnon. On sait maintenant qu'il y a eu, il y a entre 25 000 et 30 000 ans, cohabitation entre les deux branches humaines. Alors, pourquoi ne pas imaginer qu'une poignée de néandertaliens soient encore présents…

Mais les preuves de leur existence sont ténues en dépit des aventures de Tintin. Quelques photos floues, des empreintes, des poils, des témoignages plus ou moins précis sont insuffisants pour prouver sans équivoque leur présence. D'autant que l'on connaît la propension de l'homme à fantasmer sur la réalité. Ainsi, il n'y a pas que dans le loch Ness, en Écosse, que nagent mystérieusement des Nessie de plusieurs dizaines de mètres de longueur. De nombreux lacs de part le monde, en Suède, au Canada, en Géorgie, en Chine par exemple possèdent ainsi leur serpent géant.

Ce qui est tout de même troublant, c'est le fait que des groupes d'hommes, sans lien entre eux, sans possibilité de communication, racontent quasiment la même histoire. Est-ce là un «artefact» de la pensée humaine qui aime à exagérer les dangers pour mieux mettre en valeur son audace et son courage ou ces mystérieuses créatures existent-elles vraiment ?

Cryptozoologie

Pour essayer de rationaliser un peu tout cela, un domaine scientifique tente de se faire reconnaître. Il s'agit de la cryptozoologie, la «science des animaux inconnus». Même si la science officielle réfute leurs travaux, les cryptozoologues tentent de collecter les témoignages, de les évaluer, de les approfondir… Mais tous les cryptozoologues ne sont pas scientifiques tandis que certains scientifiques font de la cryptozoologie sans le savoir.

Les scientifiques estiment que nous ne connaissons que 20 à 30 % des espèces animales vivant sur Terre. Nous sommes incapables d'évaluer leur nombre mieux qu'à un facteur dix près : il y en aurait entre 8 et 80 millions. Près de 80 % des espèces animales seraient ainsi des insectes. Viennent ensuite les autres arthropodes, puis les nématodes (les vers ronds) et les mollusques. L'embranchement auquel appartient Homo sapiens, nommé les cordés (squelette organisé autour d'une colonne vertébrale), principalement composé de poissons, ne compte que quelques dizaines de milliers d'espèces.

Il resterait donc des millions d'espèces à découvrir. Bien sûr, toutes ne sont pas spectaculaires. Un certain nombre de ceux qui se nomment cryptozoologues sont d'ailleurs un peu «snobs» et ont décidé de ne pas s'intéresser aux espèces inconnues qui ne sont pas remarquables soit visuellement, soit pour l'imagination. D'autres en revanche, qui se nomment les cryptoentomologues, n'ont pas ces dédains et s'intéressent aux espèces inconnues même très petites et sans éclat particulier. On enregistre chaque année, tous animaux confondus, quelque 15 000 nouvelles espèces. Et il y en aurait bien plus si la quantité de scientifiques capables de les trouver, examiner, cataloguer, était plus importante.

Il y a tout de même eu ces dernières années quelques découvertes spectaculaires de nouvelles espèces, la plus célèbre étant sans doute celle d'un poisson «préhistorique», le cœlacanthe. Le premier exemplaire fut pêché en 1938 alors que l'on croyait ce groupe de poissons disparu depuis l'époque des dinosaures, le second en 1952. Depuis, d'autres ont été pêchés et filmés. Il y a également, venus de la mer, les cadavres de calmars géants dont les seules «preuves» d'existence étaient des récits de marins.

Mais il y a aussi l'okapi, le parent le plus proche de la girafe, que l'on ne découvrit qu'au XXe siècle. En Nouvelle-Zélande, on a cru pendant deux siècles que le takahe, un gros oiseau coureur, était éteint avant d'en retrouver dans une région très reculée de l'île. En 1995, une expédition franco-britannique se perdit dans une tempête de neige dans une vallée tibétaine et découvrit chez les habitants de la vallée une race de cheval, le riwoche, que l'on ne connaissait que par des dessins rupestres préhistoriques. Alors, le yéti et bien d'autres créatures inconnues ont encore toutes leurs chances.

lundi 21 janvier 2008, a 19:58
Pikachu !!!
 

Le crâne fossile d'un énorme cochon d'Inde a été découvert en Uruguay.


Découvert sur une plage du Rio de la Plata, en Uruguay, très bien conservé, le crâne fossile de cet énorme cochon d'Inde mesurait, à lui seul, 53 centimètres de long : un record ! Les paléontologues uruguayens qui l'ont exhumé estiment que ce rongeur, le plus gros jamais décrit, pesait environ une tonne. Il a été classé dans le genre Josephoartigasia de la famille des dynomyidés, connus pour leur gigantisme. L'animal vivait il y a entre 4 et 2 millions d'années dans un estuaire ou un delta planté de forêts.



mercredi 16 janvier 2008, a 08:15
Coeur brisé ? Coeur réparé !
 

Des chercheurs créent un cœur de rat en laboratoire

le Figaro, Martine Perez
14/01/2008

Pour la première fois, un cœur de rat qui parvient à fonctionner a été fabriqué à partir de cellules cardiaques néonatales.


Les travaux publiés dimanche dans la revue Nature Medicine par l'équipe de Doris Taylor (Université du Minnesota, Minneapolis, États-Unis) auraient pu être au centre de l'intrigue d'un livre de science-fiction. Et pourtant, l'af­faire est bien réelle. Un cœur de rat, capable de battre et de fonctionner comme une pompe cardiaque, a été fabriqué dans un laboratoire à partir du cœur d'un animal mort et de cellules cardiaques néonatales de rat.

Il ne s'agit que d'un rongeur et le cœur fabriqué n'a pas encore été greffé sur un autre animal. Mais ces travaux inaugurent une ère totalement nouvelle de la recherche en transplantation d'or­ganes. L'idée en ligne de mire est que l'on pourra peut-être un jour se passer des donneurs d'organes et utiliser ceux que l'on sera capable de fabriquer de ma­nière adaptée à chaque individu. Pour l'instant, nous en sommes encore loin.

Comment fabriquer un cœur en laboratoire ? Dans un premier temps, les chercheurs de l'Université du Minnesota ont prélevé celui d'un rat mort afin qu'il soit utilisé comme structure de base à celui qu'ils souhaitaient créer. Ils ont ensuite éliminé la totalité des cellules cardiaques de cet organe, grâce à un procédé dit de «décellularisation» par lessivage, ne laissant que «la matrice extracellulaire», c'est-à-dire le squelette de base qui donnera à l'organe final la forme d'un cœur. Ils ont ensuite injecté dans cette matrice des cellules provenant de cœurs de rats nouveau-nés. Le tout a été ensuite placé dans un milieu de culture favorable à la croissance des cellules cardiaques.

Il a suffi de quatre jours pour que les cellules injectées se multiplient et s'étendent sur toute la matrice et que des contractions soient observées dans le muscle cardiaque naissant. Huit jours après la mise en culture, le cœur était déjà capable de fonctionner comme une pompe, à faible débit certes, puisqu'à une puissance d'en­viron 2% de la fonction d'un cœur adulte.

«Quand nous avons vu les premières contractions, nous sommes restés sans voix», a commenté Harald C. Ott, un des chercheurs de l'équipe. «C'est un des deux grands moments de ma vie, a confié à l'AFP Doris Taylor (Université du Minnesota, Minneapolis, États-Unis). Le premier, c'était en 1997 quand j'ai vu des cellules se développer dans un cœur de lapin après un infarctus.» Ces résultats «sont très prometteurs», selon les chercheurs.


Applications encore lointaines


Cette même équipe a également testé avec succès la technique visant à éliminer toutes les cellules du muscle cardiaque sur des cœurs de porc. Elle a expérimenté ce procédé sur différents organes, comme les poumons, le foie, le rein et les muscles.

Cette équipe veut maintenant transplanter ces cœurs bioartificiels sur des animaux vivants afin d'explorer leur fonctionnalité in vivo. «L'idée se­rait de développer des vaisseaux sanguins ou des organes transplantables et fabriqués à partir des propres cellules d'un individu», ex­plique Doris Taylor, une des coauteurs de la publication. Une telle perspective pourra peut-être apporter un jour un élément de réponse au problème crucial de la pénurie d'organes. En France, 700 personnes sont en permanence en attente d'une greffe de cœur.

Il faut cependant reconnaître que cette perspective est encore très lointaine. «Ce travail, c'est de la très belle expérimentation réalisée par une équipe de grande qualité, soutient le professeur Philippe Menasché (hôpital Georges-Pompidou, Paris). Mais, soyons clair : les applications cliniques sont très loin. Un cœur, ce n'est pas quedu muscle cardiaque, c'est aussi des artères coronaires, des nerfs, de vaisseaux lymphatiques, du tissu conjonctif, c'est très compliqué.Il s'agit de recherche magnifique, mais de là à envisager un cœur bioartificiel, c'est de l'utopiecomplète.»


lundi 14 janvier 2008, a 21:24
Il est né le divin enfant...
 

Des chercheurs détectent la plus jeune planète du cosmos

Le Figaro, Marc Mennessier
04/01/2008

La nouvelle benjamine de l'Univers s'est formée moins de dix millions d'années après la naissance de son étoile.


La plus jeune des quelque 270 planètes extrasolaires répertoriées à ce jour a moins de 10 millions d'années, soit un délai très court à l'échelle cosmique. Une équipe d'astronomes de l'institut Max-Planck à Heidelberg, en Allemagne, dresse cette semaine, dans la revue Nature, le portrait de ­cette surprenante benjamine.

Dix fois plus massive que Jupiter (la plus grosse des huit planètes de notre système solaire), cette gigantesque boule de gaz tourne en un peu plus de 3,5 jours autour de TW Hydrae, un astre âgé de 8 à 10 millions d'années qu'elle frôle à seulement 0,04 unité astronomique, soit 25 fois moins que la distance de la Terre au Soleil. Jusqu'à présent, aucune exoplanète n'avait été détectée autour d'une étoile de moins de 100 millions d'an­nées à comparer avec notre Soleil qui brille depuis 4,57 milliards d'années.

Surtout, c'est la première fois que des scienti­fiques observent quasiment en direct la formation d'une planète : un processus mystérieux qui se déroule dans le disque de poussières et de gaz qui entoure l'étoile.


«Jupiters chauds»


Pour y parvenir, les astronomes de Heidelberg ont eu recours à la méthode dite de la vitesse radiale grâce au spectrographe Feros installé sur l'observatoire de La Silla (ESO) au Chili. «Cela prouve que les planètes peuvent se former en dix millions d'années, avant que le disque ne soit dissipé par les vents solaires», écrivent-ils dans Nature.

Selon eux, le principal mécanisme de formation des planètes serait le suivant. En entrant en collision les uns avec les autres, les minuscules grains de poussière (environ un millième de millimètre) contenus dans le disque croissent pour former des noyaux planétaires, lesquels deviennent, à partir d'un certain seuil, suffisamment massifs pour retenir une partie du gaz en suspension autour de l'étoile. Les planètes géantes, comme celle qui gravite autour de TW Hydrae, peuvent néanmoins être engendrées par des «instabilités gravitationnelles» à l'intérieur du disque.

«Il est surprenant de voir une planète géante naître si près de son étoile et surtout aussi vite, souligne Jean-Loup Bertaux, astronome au CNRS. Jusqu'à présent, on pensait que ces “jupiters chauds” se formaient à une distance beaucoup plus éloignée de leur étoile et qu'ils s'en rapprochaient ensuite. Il reste maintenant à déterminer si cette théorie de la “migration” doit être remise en question ou non.»


lundi 14 janvier 2008, a 21:10
Et mon c... c'est du poulet peut être ?
 

La viande clonée sans risques pour la consommation

le Figaro, Y. M.
14/01/2008 | Mise à jour : 19:48 |

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«Il n'y a pas de raison que les animaux clonés et leur descendance présentent de nouveaux risques alimentaires par rapport aux animaux nés selon des procédés conventionnels.» C'est la principale conclusion du rapport préliminaire que l'Efsa (Agence européenne de sécurité des aliments) a rendu public vendredi.

La viande d'animaux clonés n'est permise actuellement dans aucun pays. Mais les experts font valoir que, si à l'avenir la consommation d'animaux clonés était autorisée, les bêtes présentant des anomalies dues à cette technique seraient de toute façon exclus de la chaîne­alimentaire.

Les malformations et les décès de clones à la naissance voire plus tard sont actuellement encore fréquents, reconnaissent les experts, mais ils estiment que la technique du clonage devrait s'améliorer au cours des prochaines années.

Le clonage consiste à introduire le noyau d'une cellule adulte dans un ovule énucléé. Cette technique a été mise au point par le scientifique écossais Ian Wilmut, et lui a permis de «fabriquer» la célèbre brebis Dolly.

Aujourd'hui encore, la production d'animaux clonés est extrêmement coûteuse et on peut penser que ce ne sont pas les clones qui pourraient un jour être mis sur le marché, mais leur descendance.

Le pré-rapport ne constitue qu'une première réponse aux questions de la Commission européenne sur les risques de la consommation de viande ou de lait produits par des animaux clonés. Le rapport définitif ne devrait être rendu qu'en mai. Dans l'intervalle, l'actuel pro­jet de texte est consultable sur le site Internet de l'agence. Jusqu'au 25 fé­vrier, scientifiques, professionnels, industriels ou ONG pourront ainsi étudier ce document et faire part de leurs commentaires. Cette démarche répond à la volonté de transparence et d'ouverture affichée par l'Efsa, dont certains avis sont parfois très critiqués.

L'Efsa n'est pas la première agence à rendre un avis favorable aux productions liées au clonage. En décembre 2006, la FDA (l'agence américaine de sécurité alimentaire) avait déjà affirmé le même principe d'innocuité. Dans les prochains jours, elle devrait aller encore plus loin. Selon le Wall Street Journal (4 janvier 2008), la FDA pourrait bientôt autoriser la commercialisation et la consommation de produits issus du clonage.


Clonons des vielles poules histoire de les faire prendre pour des perdreaux de l'année pendant que l'on y est !



vendredi 28 décembre 2007, a 17:34
Coca c'est de la M..... mais c'est idéal pour la science !
 




vendredi 23 novembre 2007, a 21:26
Un spin off qui détonne !
 

Torchwood est une série télévisée britannique créée par Russell T. Davies et diffusée depuis le 22 octobre 2006 sur BBC Three et BBC HD. En France, la série est diffusée depuis le 12 octobre 2007 sur NRJ 12 (disponible sur la TNT) le vendredi à 20h50.

Distribution




Épisodes 


Première saison (2006-2007)


  1 (1- 1) : Tout change (Everything Changes)
  2 (1- 2) : Premier jour (Day One)
  3 (1- 3) : Machine fantôme (Ghost Machine)
  4 (1- 4) : Femme cybernétique (Cyberwoman)
  5 (1- 5) : Petits mondes (Small Worlds)
  6 (1- 6) : La récolte (Countrycide)
  7 (1- 7) : Cadeaux grecs (Greeks Bearing Gifts)
  8 (1- 8) : Ils tuent encore Suzie (They Keep Killing Suzie)
  9 (1- 9) : Chaussures en vrac (Invisible Eugene)
 10 (1-10) : Hors du temps (Out of Time)
 11 (1-11) : Combat (Combat)
 12 (1-12) : Capitaine Jack Harkness (Captain Jack Harkness)
 13 (1-13) : La fin des temps (End of Days)

Commentaires


La série Torchwood n'est pas la suite de la série Docteur Who, mais un spin off centré sur le personnage de Jack Harckness rencontré sur Docteur Who dont les nouveaux épisodes sont en court de diffusion sur la BBC.

Le mot Torchwood est un anagramme de Doctor Who, c'est aussi le nom familier donné en anglais à la famille de plante : Burseraceae.





lundi 05 novembre 2007, a 10:58
Retour vers le futur ?
 

Un premier pas vers la légalisation des mères porteuses

AGNÈS LECLAIR.  Le Figaro
Publié le 05 novembre 2007 

La cour d'appel reconnaît comme parents légitimes un couple ayant eu recours à la "gestation pour autrui".

  « LA MÈRE porteuse ne prostitue pas plus son corps que la nourrice ne prostitue son lait », avait déclaré la pédiatre et psychanalyste française Françoise Dolto en 1984. Un avis longtemps peu partagé en France, où la « gestation pour autrui », ou grossesse de substitution, a été interdite par la loi bioéthique de 1994. Le sujet soulève en effet la question de l'instrumentalisation et de la commercialisation du corps de la femme.
  Fin octobre, la justice française a pourtant tranché en faveur d'un couple - Sylvie et Dominique - qui a eu recours à une mère porteuse américaine pour donner naissance à des jumelles, a révélé le quotidien Libération. Des bébés conçus avec le sperme du mari, les ovules d'une donneuse et portés par une gestatrice. Après sept ans de poursuites judiciaires pour « enlèvement d'enfant » et « adoption frauduleuse », la cour d'appel de Paris a jugé conformes les papiers américains désignant le couple comme les parents des jumelles. La non-transcription des actes de naissance aurait des conséquences contraires à l'intérêt supérieur des enfants, a estimé la cour. « C'est un beau cadeau d'anniversaire pour nos filles qui viennent d'avoir sept ans », confie Sylvie, la mère des jumelles, au Figaro. « Nous avons ouvert la voie à un grand débat sur la gestation pour autrui. »
  Certains voient dans cette décision un signe des temps. « Beaucoup de barrières idéologiques sont en train de tomber. Cet arrêt est porteur d'espoir pour tous les couples dans le même cas. Et ce même si cette décision de la cour d'appel ne concerne qu'une seule famille », selon Laure Camborieux, présidente de l'association Maia, qui milite pour la légalisation de la gestation pour autrui.
  Désignés comme parents par les certificats de naissance américains, Sylvie et Dominique n'ont pas réussi à faire établir la filiation en France pendant plusieurs années. Le couple a tout de même bénéficié en 2004 d'un non-lieu sur les poursuites pénales engagées contre eux, car les faits se sont déroulés dans un pays où cette pratique est légale.
  « Encadrer les pratiques »
  Le nombre de couples ayant eu recours à cette méthode reste difficile à quantifier. « Vingt à quarante couples français effectuent avec succès cette opération aux États-Unis tous les ans, estime Dominique, le papa des jumelles. Il existe actuellement entre 500 et 1 000 couples dans notre cas. » Ces chiffres ne prennent pas en compte ceux qui agissent de manière clandestine dans l'Hexagone ou qui partent vers d'autres pays ayant légalisé la méthode, comme la Grèce, Israël, la Russie, l'Argentine, le Chili ou le Canada. « Il faut légaliser la gestation pour autrui en France afin d'encadrer les pratiques », plaide Dominique.
  Reste à savoir si cet arrêt sera suivi d'un pourvoi. Jusqu'à présent, la Cour de cassation a interdit l'adoption par des couples ayant eu recours à une mère porteuse, considérant qu'il s'agissait d'un détournement de l'institution de l'adoption. La révision des lois de bioéthiques, prévue pour 2009, pourrait changer la donne.

dimanche 04 novembre 2007, a 12:00
Le nain Portkwoi
 

Le panthéon des savants-fous

Laurent Suply (lefigaro.fr). Publié le 02 novembre 2007

Un historien de la science a recensé les expériences les plus étranges de l’histoire. Florilège.

  Il y a un mois, le jury des IgNobel, prix décerné aux projets scientifiques farfelus, récompensait des études sur « les effets secondaires de l'ingestion de sabre » ou « le décalage horaire chez le hamster ». Des sujets étonnants, mais rien en comparaison des expériences que l’historien de la science Alex Boese a rassemblé dans son livre « Des éléphants sous acide », qui sort ce mois-ci dans les librairies anglo-saxonnes. 300 pages durant, l’auteur détaille des expériences qui vont du comique à l’effrayant.
  Des éléphants sous LSD. Cette expérience menée en 1962 aux Etats-Unis donne son titre à l’ouvrage. Des chercheurs injectent 297 milligrammes de LSD (3.000 fois la dose « classique » pour un humain) à un pachyderme nommé Tusko pour provoquer chez lui le « musth », état d’excitation proche du rut. Las, après quelques furieux barrissements, l’animal tombe raide mort. S’ensuit une controverse sur les causes de cette mort tragique : le LSD lui-même, la dose administrée, ou même les médicaments donnés pour tenter de ranimer Tusko. Un chercheur a par la suite donné la même dose par voie orale. Les animaux semblent avoir vu quelques éléphants roses et ont émis des bruits étranges, mais sont redevenu normaux après quelques heures.
  D’autres animaux ont été les sujets d’expériences aussi étranges. En 1963, un chercheur américain a implanté une puce dans le cerveau d’un taureau de corrida, pour le stopper net en pleine charge avec une télécommande. Une autre équipe a travaillé sur la sexualité des dindes. Ils ont débité morceau par morceau une femelle, jaugeant l’intérêt du mâle situé en face au cours de la procédure. Et celui-ci n’est pas des plus regardants. Le dragueur invétéré tente encore de faire la cour à la tête d’une femelle plantée au bout d’une pique…
  Des apprentis Frankenstein. Autre grand classique de la science : le mécano organique. Le Russe Vladimir Demikhov s’était ainsi fait une spécialité de créer… des chiens à deux têtes, assemblant vingt « modèles » en quinze ans. D’autres s’évertuaient à maintenir en vie des têtes de chiens sans corps. Un soviétique a cherché pendant des années à créer un hybride singe-humain, tentant des inséminations artificielles sur des guenons, ou passant des appels à volontaires pour porter l’enfant d’un orang-outan. Un Américain a riposté en greffant la tête d’un singe sur le corps d’un autre primate. L’animal a survécu un peu plus d’un jour.
  70 % de bourreaux ? Cette célèbre expérience des années 60 est certainement la plus effrayante des annales. Des cobayes, croyant avoir affaire à une étude sur l’importance de la punition dans l’apprentissage, ont devant eux un volontaire (en fait un acteur) assis sur une chaise électrique. Les cobayes doivent administrer des décharges de plus en plus fortes à mesure que l’acteur accumule les mauvaises réponses. Quand ce dernier commence à crier, ils hésitent. Mais Stanley Milgram, le directeur du programme leur assure calmement qu’il faut « suivre le protocole » pour le bien de l’expérience. Et ils le font ! 70% d’entre eux poussent même consciemment le voltage jusqu’à des doses mortelles malgré les cris d’agonies de l’acteur. Ce qui fera dire à Milgram qu’au cas où les USA souhaiteraient installer des camps de concentration, il n’y aurait pas de pénurie de kapos…. Ce test morbide a été reconstitué dans « I comme Icare » avec Yves Montand.

Plus tard, une équipe a voulu vérifier ce résultat en procédant à la même expérience, mais cette fois sur un chien, tout sauf volontaire. 20 étudiants sur 26 ont poussé le voltage au maximum. Un test précurseur en la matière a été mené en 1924 pour étudier les expressions faciales du dégoût. Odeur d’ammoniaque, images pornographiques, immersion des mains dans un bocal plein de grenouille et même… décapitation d’un rat. Les traits du visage des cobayes n’ont rien donné, mais là encore, deux-tiers d’entre eux ont accepté de trancher la tête des animaux. Dans le même ordre d’idée, l’expérience de la fausse prison de Stanford a montré comment transformer des jeunes hommes bien sous tout rapport en matons sadiques et en prisonnier ultra-violents en quelques jours.



samedi 03 novembre 2007, a 16:40
Haute tension
 

Sortie dans l'espace à haut risque pour une réparation sur l'ISS

CAP CANAVERAL, Floride (Reuters) - La Nasa se prépare aux pires scénarios en vue d'une sortie dans l'espace à haut risque, samedi, qui doit impérativement réussir pour la poursuite des travaux à bord de l'ISS, ont indiqué vendredi des responsables.


Mais la Nasa espère que trois jours d'évaluations, de discussions privées avec les équipages de la navette et de l'ISS, ainsi que les plans détaillés mis au point pour la sortie d'un astronaute à l'autre bout de la station faciliteront au maximum cette mission d'une demi-heure pour réparer des charnières défectueuses sur un panneau solaire endommagé.

"Ce n'est pas compliqué", insiste Dina Contella, qui dirige la planification des sorties dans l'espace.


Même si c'est l'un des "arpenteurs" les plus expérimentés de la Nasa, Scott Parazynski n'a pas répété les différentes étapes de sa mission.

Il devra notamment installer un dispositif provisoire pour remplacer des pièces qui ont cédé mardi alors que les astronautes de la navette Discovery déployaient le panneau solaire.


La Nasa n'avait pas prévu un tel incident, ni un autre problème dans l'alimentation électrique solaire à l'autre bout de l'ISS.


Le panneau endommagé est déployé à environ 75% et doit l'être totalement pour la solidité de la structure, sans quoi la Nasa a dit qu'elle ne prendrait pas le risque d'ajouter d'autres modules à l'ISS.

Le laboratoire européen Columbus, dont la mise en service a déjà cinq ans de retard, est le prochain module qui doit être fixé à l'ISS, avant le complexe japonais Kibo, en trois parties, l'an prochain.


RISQUES


La mise au point détaillée de cette sortie dans l'espace, qui mènera Scott Parazynski au point le plus éloigné de la navette jamais atteint par un astronaute, est une tâche lourde de responsabilités qui occupe fiévreusement depuis mardi le poste de contrôle du Centre spatial Johnson.


Pour atteindre le panneau endommagé, Parazynski devra s'harnacher à l'extrémité d'une perche, empruntée à la navette, qui sera fixée au bras robotique de l'ISS - de 15m de long -, lui conférant une portée totale de 23m. Il lui faudra 45 minutes rien que pour se rendre sur les lieux, a précisé Contella.


Une fois en place, Parazynski comptera sur son partenaire de sortie, Douglas Wheelock, pour être prévenu d'un éventuel danger. Wheelock devra aussi garder un oeil sur ses outils et aider les astronautes qui piloteront le bras robotique à le positionner correctement.


La Nasa préfère en général que ses "arpenteurs" spatiaux restent à proximité du sas, si jamais ils doivent rentrer rapidement en cas de problème avec leur combinaison, ou autre urgence. Mais la réparation de samedi ne permettra pas de respecter cette précaution.


Parazynski doit prendre garde, par ailleurs, à ne rien toucher qui puisse déclencher un choc électrique. Ses outils, ainsi que les anneaux métalliques de sa combinaison, ont été recouverts de scotch isolant.

Selon Derek Hassmann, directeur de vol de l'ISS, le conseil donné par son équipe à l'équipage est: "Allez-y doucement, soyez prudents et utilisez tous les moyens à votre portée."


La remise en état du panneau endommagé est devenue le principal objectif de la mission de 15 jours de la navette. La mission avait déjà été prolongée pour une sortie non programmée dans l'espace afin d'inspecter une usure de joint rotatif affectant un autre panneau solaire.


La Nasa prépare un plan de secours si la présence de Discovery auprès de l'ISS devait être prolongée, par exemple pour effectuer une nouvelle sortie dans l'espace. La navette est arrivée auprès de l'ISS il y a huit jours et elle doit repartir lundi.


"J'espère que la réparation va être rapide et facile", a dit Hassmann.

La navette doit rentrer mercredi au Centre spatial Kennedy de Cap Canaveral


lundi 29 octobre 2007, a 19:19
La mode est aux surgelés...
 

L'ADN du mammouth est conservé dans les poils
ISABELLE BRISSON (avec AFP).
Publié le 29 septembre 2007

Le séquençage du matériel génétique présent dans le système pileux pourrait être appliqué à d'autres espèces disparues.

  En recourant à une méthode de séquençage par synthèse, des généticiens ont réussi à séquencer l'ADN mitochondrial - seulement transmis par la mère - de treize mammouths. Parmi les spécimens étudiés se trouve Adams, le premier mammouth découvert en Sibérie (1799) qui est conservé à une température ambiante au Musée de Saint-Pétersbourg, et cinq autres spécimens appartenant à Bernard Buigues, « chasseur » de mammouths, qui a mis sa collection à la disposition des auteurs. Cette collection est en très bon état, les restes des animaux se trouvant à 50 m sous le sol à une température négative stable et à l'abri de la lumière.
  « Les données génétiques déjà recueillies par cette méthode ouvrent la voie au séquençage du génome de mammouth complet », affirme Stephan Schuster, de l'université de Pennsylvanie (est), un des coauteurs de cette recherche publiée hier dans la revue américaine Science.
  Les cheveux ou les poils constituent une source d'ADN meilleure que les os pour y récupérer la mitochondrie, la centrale d'énergie des cellules qui se prête particulièrement bien à des études comparées de l'ADN des mammifères comme des humains.
  « Le matériel génétique est d'autant mieux protégé que la tige du cheveu fait une deuxième protection, explique Bruno Bernard, chercheur à L'Oréal. Les kératines de la tige pilaire sont une sorte de sarcophage qui permet d'éviter la contamination par un ADN étranger à l'organisme étudié. »
 
Vastes collections
  « L'étude montre que le séquençage à très haut débit (par synthèse) peut aussi être utilisé pour analyser des poils vieux de 50 000 ans », confirme Eva-Maria Geigl, de l'institut Jacques-Monod du CNRS. Ce qui ouvre la voie au séquençage du génome du mammouth complet. En outre, il existe dans le monde des vastes collections d'histoire naturelle, des animaux taxidermisés, notamment ceux du XIXe siècle, qui pourraient être analysés de cette manière.
  Pour Eva-Maria Geigl comme pour d'autres généticiens, les limites de cette approche sont que l'ADN mitochondrial qui est conservé dans les poils ne code pas pour l'ensemble des gènes. Il ne renseigne que sur la ligne maternelle, les mitochondries du père ne pénétrant pas dans l'ovule lors de la fécondation. Ce qui, pour un éventuel clonage, représente une entrave majeure, bien que des renseignements intéressants puissent éventuellement être obtenus par des comparaisons de génomes mitochondriaux des différentes espèces d'éléphants.
  Cet ADN ne livre pas non plus les informations sur le fonctionnement et le développement des organismes. Enfin, il est difficile de trouver des poils aussi anciens quand ils ne sont pas conservés dans le permafrost.

dimanche 07 octobre 2007, a 12:25
V
 

Dernière invention en date, désormais, nous n'aurons même pas besoin des martiens ou autres aliens pour disparaître...

Premiers pas vers un laser à rayons gamma
PIERRE MIRA.  Publié le 06 octobre 2007

Des physiciens arrivent à produire du positronium, combinaison de matière et d'antimatière, source d'une intense énergie lumineuse.

  LE RAYON de la mort, cette arme ultime rêvée par plus d'un esprit guerrier, ne se cantonnera peut-être plus pour longtemps au monde de la science-fiction. Les deux physiciens américains David Cassidy et Allen Mills viennent en effet de créer dans leur laboratoire de l'université de Californie à Riverside une nouvelle molécule qui pourrait mener d'ici à une dizaine d'années au développement d'un laser aux effets destructeurs (1).
  Décrit pour la première fois en 1946, le dipositronium (Ps2), c'est son nom, est longtemps resté une molécule théorique. Et pour cause, sa durée de vie, qui se résume à seulement un quart de nanoseconde (moins d'un millionième de millième de seconde), rend sa fabrication ardue. La faute aux atomes qui le composent. Comme son nom l'indique, le Ps2 est fait de deux atomes de positronium liés l'un à l'autre. Ces derniers eux-mêmes sont constitués d'un électron, chargé négativement, qui gravite autour d'un positron, particule d'antimatière miroir de l'électron, chargé positivement. Or la matière, dont sont faits tous les objets et les êtres qui nous entourent, et l'antimatière, qu'on trouve uniquement sur Terre dans les accélérateurs de particules, ne font pas bon ménage. Aussitôt mises en contact, deux particules de matière et d'antimatière se détruisent en émettant un puissant rayonnement.
  Il arrive toutefois que des atomes composés de chacune des deux particules miroirs se forment juste avant de disparaître. C'est le cas pour le positronium. Il faut alors faire très vite pour manipuler ces « briques » éphémères et créer des molécules. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les deux chercheurs américains ont d'abord isolé plusieurs millions de positrons dans une sorte de cage. Qu'ils ont ensuite ouverte très rapidement. En une nanoseconde seulement, toutes les particules ont été envoyées vers une fine lamelle de silice. « Celle-ci est pleine de trous microscopiques, un peu comme un gruyère, explique David Cassidy. Les atomes de positronium, nés de la rencontre d'un électron avec un positron au moment de son passage dans la silice, se sont alors retrouvés prisonniers dans les creux. » Dans une telle promiscuité, le rapprochement des atomes entre eux était inévitable et au total, environ 10 000 molécules de Ps2 ont ainsi vu le jour.

  Les militaires intéressés
  La prouesse n'aurait pu rester qu'une simple curiosité de laboratoire. Mais voilà : elle ouvre également la voie au développement d'un laser à rayons gamma, bien plus puissant que son équivalent optique. Après avoir vécu très brièvement, le positronium disparaît en effet en émettant des rayons gamma, beaucoup plus énergétiques que de la lumière.
  L'idée consiste donc à réunir un grand nombre de ces atomes entre eux, puis à provoquer leur désintégration exactement au même moment, de manière à produire un faisceau intense de rayons gamma. L'existence même de la molécule de Ps2 démontre qu'il est possible de garder en vie deux atomes de positronium suffisamment longtemps. Et dans les années qui viennent, l'équipe de David Cassidy compte porter ce chiffre à des millions d'atomes. Le laser pourrait ensuite voir le jour en une dizaine d'années, au bas mot. La difficulté première consistera à augmenter la densité de positronium produit.
  Premiers intéressés, les militaires en feraient une arme diabolique. « Non seulement le laser vous brûlerait gravement, mais vous en ressortiriez radioactif car il casserait les noyaux de vos atomes, prévient Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA. Plus pacifiquement, on pourrait s'en servir comme d'une lampe de poche pour sonder l'intimité de la matière. » Et mieux encore : il permettrait d'allumer facilement des réactions de fusion thermonucléaire pour produire de l'énergie. Là où plus de 200 lasers classiques seront nécessaires pour déclencher le phénomène - comme dans le projet français du laser Mégajoule en construction à Bordeaux - quelques lasers à rayons gamma suffiraient. De quoi se simplifier la vie.




samedi 06 octobre 2007, a 16:52
Mister Big...
 

Un bébé de 7,75 kg naît en Russie (AFP).  Publié le 29 septembre 2007

Ses parents sont pourtant de corpulence normale.

  Tatiana Khalina, une Sibérienne de 42 ans, a accouché d'une fille pesant 7,75 kg. Il s'agit de son douzième enfant. L'accouchement a eu lieu par césarienne. Nadejda et sa maman vont bien, mais ont été transférées pour soins postnataux à l'hôpital de Barnaul, la ville voisine. Le quotidien Moskovsky Komsomolets indique que Khalina et son mari ne sont pas particulièrement grands. Les services sociaux ont offert une machine à laver au couple et continueront à les soutenir. D'après le Guinness des records, le plus gros bébé de tous les temps est né aux États-Unis en 1879 et pesait 10,4 kg. Il était décédé onze heures après sa naissance.


samedi 06 octobre 2007, a 16:45
Bébé nageur ? Pas bien...
 

La piscine à 5 ans, l’asthme à 15 ans ?

Propos recueillis par Vincent Fertey.  Publié le 04 octobre 2007

Une étude scientifique montre que l’exposition durable au chlore des piscines pendant l’enfance favorise le développement de troubles respiratoires. Rencontre avec le professeur Alfred Bernard, auteur de l’évaluation.

  Aller trop souvent la piscine présente-t-il un risque pour la santé ? La réponse est oui. C’est la conclusion à laquelle est arrivé le professeur Alfred Bernard dans une étude qu’il présente en France dans le cadre des rencontres organisées par l’Afsset*. D’après cette évaluation, la fréquentation importante des piscines augmente chez les enfants le risque de souffrir de troubles respiratoires. Il nous explique pourquoi.

  Pourquoi avoir réalisé cette évaluation ?
  On a constaté une recrudescence des cas d’asthmes et de rhinites ces trente dernières années. On estime que la proportion des adolescents qui souffrent d’asthme a été multipliée par 3 depuis les années 70 si bien qu’aujourd’hui environ un adolescent sur dix est touché par cette pathologie. On a vu que cette hausse touchait particulièrement les pays où il y avait un nombre important de piscines, comme en Allemagne, en Angleterre, en Belgique ou en France. Nous avons donc décidé de voir s’il y avait un lien entre le nombre de piscines sur un territoire donné et la hausse des troubles respiratoires au sein de la population.

  Quelles sont les principales conclusions à retenir ?
  Nous avons commencé l’étude en 2006 sur 847 enfants. Ce qui en ressort, c’est que plus les enfants sont exposés en durée et en fréquence au chlore des piscines aussi bien intérieures qu’extérieures, plus ils connaissent des troubles respiratoires. La prévalence de l’asthme augmente de manière quasi linéaire avec le temps d’exposition au chlore. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le risque est encore plus élevé pour ceux qui fréquentent davantage les piscines en extérieur. Le temps de baignade, en raison de la chaleur, y est en général plus élevé. Le constat est particulièrement vrai pour les piscines de particuliers, qui dosent trop souvent mal la quantité de chlore.

  Comment peut-on se protéger ?
 
Il faut réaliser que le chlore, lorsqu’il entre en contact avec la matière organique, produit un cocktail chimique toxique. D’où la nécessité de revoir les normes en termes de concentration de chlore dans les piscines publiques mais aussi privées. Il faut par ailleurs éviter la surexposition des enfants qui ont un terrain favorable à ce genre de troubles. Enfin il existe des produits alternatifs au chlore qui ont les mêmes propriétés mais qui sont beaucoup moins toxiques. En Allemagne, les piscines publiques ont déjà recours à ce type de produits et la France commence à s’y mettre.

  Le problème reste entier pour les piscines des particuliers ?
 
Oui, en effet. Avec le réchauffement climatique, on constate un boom du marché des piscines privées. On en dénombre 800.000 en France et plus de 7 millions aux Etats-Unis. Seul un changement de comportement au niveau individuel, mais aussi, collectif permettra de limiter les risques.

dimanche 30 septembre 2007, a 10:44
Tempus fugit
 

Vente aux enchères d'un millier de pièces du Concorde à Toulouse

Un millier de pièces de collection du supersonique Concorde, des masques à oxygène aux machmètres, seront vendus aux enchères à Toulouse de vendredi à lundi.
Ces 835 lots, dont la mise à prix s'échelonne de 20 à 3.000 euros environ, comptent une importante quantité d'instruments de bord, des éléments de l'aménagement commercial, des pièces de structure design, ainsi que des photographies et maquettes dédicacées par l'équipage du premier vol.Les pièces les plus convoitées, un machmètre et un train d'atterrissage d'1,2 tonne, seront vendues samedi avec d'autres lots comme un siège de toilettes, une porte de soute ou un micro.
De nombreux collectionneurs français et étrangers sont attendus à cette vente exceptionnelle qui se déroulera à la Halle aux grains, ouverte à tous et gratuite.Pour ceux qui ne pourraient acquérir une pièce de leur choix du Concorde, un petit morceau du supersonique (boulon, rivet, bague, raccord ou collier) est offert avec le catalogue de ces enchères vendu sur le lieu de la vente.
Ce stock est la propriété d'Airbus (ex-Aerospatiale), qui l'a cédé à l'association toulousaine Aérothèque, association gérant le patrimoine historique des usines aéronautiques de la Ville rose.Cette vente permettra de financer Aéroscopia, un parc aéronautique qui ouvrira en 2010 dans l'agglomération toulousaine.
Concorde a été fabriqué à 20 exemplaires, dont six pour le développement et 14 pour les vols commerciaux. La plupart d'entre eux sont aujourd'hui exposés dans des musées aéronautiques ou des aéroports.  

samedi 25 août 2007, a 09:50
Un gouffre de vide..., ni la sécu, ni Paris Hilton
 

Un gigantesque vide détecté dans l'Univers

Des astronomes ont découvert un gigantesque trou, s'étendant sur près d'un milliard d'années-lumière, vide de matière connue - étoiles, galaxies, gaz - ainsi que de la mystérieuse "matière noire", selon des résultats publiés vendredi.
"Non seulement personne n'avait jamais trouvé un trou aussi grand, mais nous n'avions jamais imaginé en trouver un aussi grand", a déclaré Lawrence Rudnick (Université du Minnesota, Etats-Unis), qui a dirigé l'équipe rapportant cette découverte dans la revue Astrophysical Journal.Les astronomes savaient qu'à grande échelle, l'Univers abritait des zones vides de toute matière, mais la plupart des cas, étaient nettement plus petites que celle trouvée par le Pr Rudnick et ses collègues, a précisé l'Université du Minnesota dans un communiqué.
Leur découverte, montrant une réduction importante du nombre de galaxies dans une région du ciel située dans la constellation Eridanus, résulte de l'analyse des données du programme NVSS (NRAO VLA Sky Survey). Il a permis d'observer environ 82% du ciel visible grâce au radiotélescope VLA (Very Large Array) de l'Observatoire national américain de radio-astronomie (National Radio Astronomy Observatory - NRAO, Nouveau-Mexique).
"Nous savions déjà qu'il y avait quelque chose de différent dans cette zone du ciel", explique le Pr Rudnick dans le communiqué conjoint du NRAO et de l'Université du Minnesota.La carte du rayonnement de fond cosmologique, vestige des premiers photons ayant pu s'échapper dans l'Univers quelque 380.000 ans après le Big Bang lorsque lumière et matière avaient pu faire bande à part, montrait une tache froide dans la région d'Eridanus. Ces données avaient été tirées en 2004 des observations du satellite WMAP, capable de mesurer des différences d'un millionième de degré dans ce rayonnement micro-onde."Même si nos résultats surprenants doivent encore recevoir une confirmation indépendante, la température légèrement plus faible du rayonnement de fonds cosmologique dans cette région semble avoir été causée par un gigantesque trou, vide de matière, situé à quelque 6 à 10 milliards d'années-lumière de la Terre", ajoute le Pr Rudnick.
"Il est extraordinaire qu'on voit le même point lors de deux observations", le point froid de WMAP coïncidant avec les structures absentes du programme NVSS, souligne l'astrophysicien Jacques Delabrouille (Laboratoire d'astroparticules et de cosmologie, Paris)."Si des photons rencontrent (NDLR durant leur trajet depuis l'après Big Bang) des structures en cours de formation, ils vont subir un refroidissement ou un réchauffement", en fonction d'une sur-densité ou sous-densité de matière, déclare-t-il, interrogé par l'AFP.S'il y a expansion accélérée de l'Univers, grâce à l'énergie noire, cet effet devient plus fort, ajoute ce scientifique qui fait partie de l'équipe travaillant sur le futur satellite Planck, chargé d'observer le rayonnement de fonds cosmologique encore plus finement que WMAP.  

mercredi 22 août 2007, a 09:32
M.A.E. Pensez y c'est la rentrée !
 

Une assurance contre une éventuelle attaque du monstre du Loch Ness ...et ils ont rien pris contre Godzilla ?  


LONDRES (AFP) - Les organisateurs d'un duathlon qui doit se dérouler début septembre sur les berges du Loch Ness en Ecosse, ont contracté une assurance pour le cas où le monstre censé hanter les eaux du lac attaquerait l'un des participants. (aah ben oui ça arrive tellement souvent !)

FirstGroup, premier groupe de transport britannique qui parraine l'épreuve, a expliqué dans un communiqué que l'assureur Royal and Sun Alliance paierait un million de livres (1,46 million d'euros) si "Nessie" profitait de cette course pour prendre l'air, voire pour agresser l'un des sportifs. (pff en plus il est herbivore tout le monde le sait...)

"C'est l'une des demandes les plus inhabituelles qu'on ait jamais reçues (on s'en doute) et elle a donné du grain à moudre à notre équipe", a reconnu un responsable de l'assureur, Jon Woodman.

Toute apparition du monstre légendaire devra notamment être vérifiée de façon indépendante, souligne ainsi la police d'assurance. (ça veut dire qu'ils n'accepteront pas les témoignages des alcooliques clients du bar d'à côté ?)

L'épreuve du duathlon, qui combine course à pied et cyclisme, doit se dérouler le 2 septembre sur les bords du célèbre lac écossais. L'argent récolté à cette occasion sera reversé à des oeuvres caritatives. (et à payer une assurance qui sert à rien)

 

mercredi 22 août 2007, a 09:20
On avancerait ?
 

Un virus qui donne un gros rhume ferait également grossir

Un virus, qui généralement donne un gros rhume, joue aussi un rôle dans l'obésité, selon une nouvelle étude publiée lundi, qui ajoute encore au faisceau de preuves que les problèmes de poids pourraient être contagieux.L'adénovirus-36 -- du même type que les virus qui provoquent pharyngites, conjonctivites ou d'autres affections respiratoires aiguës -- a déjà été repéré comme coupable potentiel de la prise de poids chez les animaux, mais selon des chercheurs de l'université de Louisiane (sud), il peut aussi faire grossir les humains."Nous ne disons pas qu'un virus est la seule cause de l'obésité, mais cette étude renforce le faisceau de preuves que certains cas d'obésité sont liés à des infections virales", explique Magdalena Pasarica, spécialiste de l'obésité à l'université de Louisiane à Bâton-Rouge.

Des recherches avaient déjà établi qu'un tiers de personnes obèses sont infectées par le virus, contre seulement 10% dans le reste de la population."Nous aimerions être en mesure d'identifier les facteurs qui prédisposent certains obèses à développer le virus et peut-être trouver un moyen de les soigner", ajoute Mme Pasarica.
Les chercheurs de Louisiane ont pour l'instant cantonné leurs recherches sur les humains à des cellules cultivées dans une boîte de Petri. Ils ont pris des cellules souches adultes extraites de graisses obtenues par liposuccion et en ont infecté une partie avec le virus. Les cellules souches infectées se sont transformées en cellules de graisse au bout d'une semaine.Les chercheurs pour l'instant ne savent pas expliquer la transformation, ni combien de temps le virus s'installe dans le corps humain ou si les effets persistent après qu'il ait été éliminé.Une étude sur des animaux a démontré que les cobayes restaient obèses jusqu'à 6 mois après que l'infection ait été éliminée.  

mardi 21 août 2007, a 09:31
Dieu créa l'homme à son image...
 

Les dernières études sur le cerveau et les fonctions cognitives des deux espèces précisent encore la singularité de l'homme.

  UNE ÉTUDE qui paraît aujourd'hui dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) tente de mesurer les différences anatomiques et fonctionnelles des cerveaux de l'homme et des grands singes. De 1871 jusqu'aux années 1990, les savants ont été en gros d'accord avec Charles Darwin pour qui l'homme était « un singe avec un gros cerveau ». Même les neurobiologistes et les anatomistes ont soutenu longtemps la thèse de l'uniformité du cerveau chez les mammifères, homme compris. Et puis en 1999, Todd Preuss (Yerkes Primate Research Center, Atlanta) et Ghislaine Coleman (université de Louisiane) ont été les premiers à repérer au microscope, des différences notables entre le cerveau des deux lointains cousins. Dans une couche du cortex visuel primaire humain, les neurones qui transmettent l'information visuelle sont organisés en un réseau serré, alors qu'ils sont simplement empilés chez les grands singes.
  À peu près au même moment, Patrick Hof (Mount Sinai School of Medicine) réétudia une famille de neurones présents aussi bien dans le cortex frontal et temporal des singes que de l'homme. Ces neurones de Von Economo, du nom d'une neurologue viennois, sont bien plus nombreux chez l'homme que chez le singe, dans deux régions du cerveau (la cingula et le cortex fronto-insulaire) dont le rôle est précisément de véhiculer les émotions complexes comme la culpabilité, le malaise social, ou l'empathie.
  Enfin, la réorganisation de notre cerveau qui s'est jouée pendant l'évolution a touché aussi ce que l'on nomme les microcolonnes : découvertes en 1938 par l'Américain Rafael Lorente de No, ce sont les unités fonctionnelles de base de notre cortex humain. Il s'agit de colonnes verticales de 80 à 100 neurones liés les uns aux autres, faisant un pont entre le cortex superficiel et le cerveau profond, recevant les mêmes influx, et liées aux fonctions cognitives complexes. Chez l'homme, le planum temporal, une zone située à la face supérieure et postérieure de la première circonvolution temporale, et dont la surface est plus importante à gauche qu'à droite chez le sujet droitier, a un rôle capital dans l'analyse du langage et l'apprentissage musical. Les microcolonnes du planum temporal gauche n'ont pas la même organisation que celles des chimpanzés et des macaques rhésus : elles sont chez nous presque deux fois plus larges, avec plus de place pour les axones, les dendrites et les synapses qui assurent les connexions entre neurones.
  Mais ce n'est pas tout : en effet pour faire des synapses au bout des neurones, il faut absolument des cellules appelées astrocytes (elles représentent à elles seules la moitié des cellules d'un cerveau humain). Les astrocytes secrètent naturellement une protéine, la thrombospondine, qui fait justement pousser les synapses. L'infatigable Todd Preuss a découvert l'an dernier que les cerveaux de l'homme produisent six fois plus de thrombospondine que ceux des chimpanzés et des macaques. David Premack (université de Pennsylvanie), qui énumère toutes ces découvertes récentes dans les Pnas, conclut que « presque toutes ces singularités humaines sont localisées dans des régions cérébrales associées aux tâches cognitives sociales complexes ou dans l'aire du langage ».
  Différences anatomiques
  Malgré ces différences anatomiques de plus en plus apparentes entre les cerveaux humain et animal, ce dernier peut compter, se souvenir, apprendre, raisonner, prévoir et même tromper son prochain ! Il y aurait donc un paradoxe : avec moins, le cerveau animal sait faire mieux. Oui, si ses performances cognitives sont strictement équivalentes à celles des hommes. Or argumente David Premak, c'est loin d'être toujours le cas. Exemple : la mémoire courte du chimpanzé est presque équivalente (5 à 7 items retenus en même temps) à celle de l'homme. Mais le singe ne retient que 5 chiffres, là où nous retenons des nombres complexes ; le quadrumane peut retenir 5 mots, et nous 5 phrases, 5 poèmes, 5 histoires... La différence d'information retenue est immense.
  Autre exemple intéressant : des chimpanzés de laboratoire peuvent théoriquement apprendre à tromper le soigneur qui ne leur distribue pas la nourriture qu'ils ont gagnée en lui montrant quelle boîte la contient. Mais ils ont un mal fou à montrer la boîte vide, pour tromper le « méchant » soigneur et ne peuvent la plupart du temps s'empêcher de désigner la boîte pleine ! Les compétences cognitives animales sont liées à un seul but, celles de l'homme sont plus généralistes et servent de plus nombreux objectifs. 

JEAN-MICHEL BADER.  Publié le 21 août 2007 Actualisé le 21 août 2007 : 07h56

dimanche 12 août 2007, a 19:53
Le choix dans la date...
 

Eh oui, cette journée touchant quasimment à sa fin, je vous annonce que rien ne s'est produit ce fameux 12 Août 2007, mis à part pas mal de boulot sur un diorama, que mes petits pois ont brûlé dans la casserole ce soir, et que ma lessive n'est pas totalement sèche malgré un franc soleil auhourd'hui...

Mais pourquoi est ce que je vous parle de cela aujourd'hui me direz vous ? Tout simplement car normalement, cette nuit, peut être, les ovnis devraient venir si je me réfère à la série Mystère, passée aussi rapidement qu'une étoile filante et aussi vite digérée qu'une glace à l'eau sur une plage, comme bon nombre de séries estivales télévisées..

Eh oui, rappellez vous, la matheuse complètement hermétique aux paranormal, plus cartésienne que Descartes lui même, et qui finalement, aidée d'une ex alien de série télé (Hilgueugue, souvenez vous, chez les musclés, une blonde alien et ecervelée aux jupes aussi courtes qu'une brosse militaire !), mène l'enquète, découvre que l'armée et l'état nous mentent (non non, elle ne commence pas ses phrases par travailleurs, travailleuses notre héroïne de tf1), et finalement se rend compte qu'elle est elle aussi une alien, née de l'union improbable entre des humains et un parasite alien fait de pure énergie, bref un super ménage à 3 pour faire rêver, mythonner ou simplement distraire dans les chaumières !!!

S'il vous plait mesdames et messieurs les auteurs de séries télé, laissez faire les américains pour le fantastique !!!

Bon, il est 19h59, plus que 4h01 minutes pour débarquer ou juste faire une visite éclair, allez dépèchez vous les aliens, demain il sera trop tard !!!



dimanche 05 août 2007, a 09:34
Un monde dans un cerveau.
 

l y a du Rimbaud chez Daniel Tammet. Comme le poète halluciné de Voyelles - A noir, E blanc, I rouge -, ce jeune Anglais accouple lettres et couleurs. Mais sa vision est infiniment plus riche. A chaque chiffre, chaque lettre, chaque mot, il associe une couleur, une forme, une texture. Et souvent un son ou une sensation.

if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')}
Les chiffres, ses amis, dansent dans sa tête. 1 brille d'un blanc éclatant, 2 se balance lentement, 3 s'étale, grassouillet, 5 résonne comme les vagues contre les rochers, 9 se dresse très haut, bleu et intimidant. Les nombres ont un grain, dur, doux, sombre ou lumineux. 37 a l'apparence grumeleuse du porridge et 89 évoque la neige qui tombe.

Daniel Tammet, 28 ans, est un autiste "savant". Il cumule deux maladies presque jamais réunies : le syndrome d'Asperger, une forme d'autisme assez légère ; la synesthésie, un trouble entraînant un chevauchement des sens. Comme tous les autistes, mais moins que la plupart d'entre eux, Daniel a souffert d'une grave difficulté à communiquer, aujourd'hui largement surmontée.

Et comme les 50 autres autistes "savants" recensés dans le monde, il possède des dons intellectuels inouïs. Il est le seul capable de décrire en détail son univers cérébral. "J'ai de la chance", constate-t-il en nous servant le thé dans la cuisine du pavillon qu'il partage avec Neil, son compagnon, un ingénieur informaticien, à Herne Bay, une petite localité balnéaire dans le sud-est de l'Angleterre.

Daniel vit avec les nombres depuis sa tendre enfance. Ils furent le premier langage de ses émotions. Son obsession des calculs est née d'une crise d'épilepsie qui l'a frappé à l'âge de 4 ans. Les nombres devinrent alors son réconfort : "Ils me calment et me rassurent. Enfant, mon esprit se promenait en paix dans ce paysage numérique où il n'y avait ni tristesse ni douleur."

On a dit de Daniel qu'il est un "homme-ordinateur". Pourtant, il ne "calcule" pas. Lorsqu'il multiplie deux nombres, il trouve la solution sans effort conscient : "Je vois le premier nombre à gauche, le second à droite, et une troisième forme apparaît. C'est le résultat. Je me contente de lire cette image mentale. Je n'ai pas besoin de réfléchir." Il lui suffit de 28 secondes pour trouver le quotient de deux nombres, accompagné de 32 chiffres après la virgule. Faut-il préciser qu'il n'écrit jamais aucune opération ?

Daniel n'est pourtant pas un matheux classique. Il n'aime guère l'algèbre et ses équations, encombrées de lettres mais si pauvres en chiffres. Ses disciplines favorites sont les nombres premiers, les problèmes de probabilité et le calcul calendaire, où il devine en un instant quel jour de la semaine vous êtes né. Pi est son nombre favori, le seul qui se déroule à l'infini : "Il me fascine. Aucune feuille de papier, fût-elle aussi grande que l'univers, ne pourra jamais le contenir." Il lui doit sa renommée.

La scène se passe en 2004, le 14 mars - jour de la naissance d'Einstein -, dans une salle du musée de l'histoire des sciences d'Oxford. Daniel s'apprête à relever un défi, préparé pendant trois mois, au profit de la Société nationale d'épilepsie : énumérer de mémoire en public le plus de décimales possible de Pi. Cinq heures, neuf minutes et vingt-quatre secondes plus tard, la longue récitation prend fin devant des examinateurs médusés. 22 514 chiffres sans la moindre faute ! Record d'Europe battu sous une salve d'applaudissements. "Les chiffres, se souvient-il, défilaient devant mes yeux comme les images d'un film."

Pi a changé la vie de Daniel Tammet. Héros d'un documentaire télévisé, il se raconte, avec modestie et sincérité, dans un livre récemment traduit, Je suis né un jour bleu (éd. Les Arènes, 21 €). Son aptitude à témoigner de ses expériences offre une chance unique aux neurologues avides de percer les mystères de l'autisme. Il se plie volontiers aux séries de tests, parfois perturbants, que lui soumettent les scientifiques britanniques et américains curieux de déchiffrer la "boîte noire" de son étonnant cerveau.

Par son exemple, Daniel aide à combattre les préjugés qui accablent les autistes : "En récitant le nombre Pi, je voulais leur dire qu'un handicap n'est pas un obstacle fatal." A Salt Lake City, Daniel a rencontré le plus célèbre "savant" autiste, Kim Peek, l'homme qui servit de modèle au Rain Man, incarné en 1988 par Dustin Hoffman. Ce fut, dit-il, un grand moment de bonheur. Mais l'image réductrice que le film donnait de l'autisme appartient, selon lui, au passé : "Il faut permettre aux malades de prendre confiance, d'assumer leur différence."Daniel entretient avec les mots, son "deuxième langage", une relation esthétique. Comme les nombres, ils ont forme et couleur. Même chose pour les prénoms : Richard est rouge, John jaune, Peter violet.

Grâce à sa remarquable mémoire visuelle, il apprend les langues en un clin d'oeil, ou presque. Il en maîtrise dix : l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'espéranto, le finnois, le français, le gallois, le lituanien, le roumain et l'islandais. Il a assimilé cette dernière, pourtant très difficile, en l'espace de quatre jours passés à Reykjavik. Les mots lui permettent de gagner sa vie. Il a lancé en 2002 un site Internet d'apprentissage des langues, qui marche très fort, baptisé Optimnem, en l'honneur de Mnémosyne, la déesse grecque de la mémoire. A 10 ans, il a créé sa propre langue, qu'il est le seul à parler, le Mänti ("un pin" en finnois). Elle possède aujourd'hui plus de 1 000 mots. Daniel est un grand lecteur de biographies et de dictionnaires. Mais il n'ouvre guère de romans : "Je préfère m'intéresser aux choses vraies." Il est en train d'écrire un nouveau livre où il parle du cerveau, des nombres et de l'imagination.

Daniel eut une enfance solitaire et souvent douloureuse. A l'école, trop de choses lui faisaient mal : le bruit, les bousculades, et surtout ce sentiment d'être différent, qu'il ne pouvait comprendre ni dominer, faute à l'époque de diagnostic précis. Il se réfugiait dans le silence de sa chambre ou dans des rites compulsifs : il collectionnait les marrons, les prospectus, les coccinelles. Il doit à l'amour de ses parents ("mes héros") d'avoir trouvé, devenu adulte, un heureux équilibre entre son univers et le monde extérieur, dans une philosophie qu'il résume d'une phrase : "L'important n'est pas de vivre comme les autres, mais parmi les autres."

 

samedi 04 août 2007, a 08:52
Toc ! Toc ! Y'a quelqu'un ?
 

 
Etats-Unis: la sonde Phoenix à la recherche de la vie dans le sol gelé de Mars

La Nasa doit lancer ce samedi la sonde Phoenix, un robot stationnaire qui ira creuser le sol gelé des régions arctiques de Mars pour tenter d'y détecter des traces de vie microbienne passées ou présentes.

Le Phoenix Mars Lander doit être lancé de la base militaire de Cap Canaveral (Floride, sud-est) le 4 août à 09H36 GMT (05H36 locales). En cas d'impossibilité, un tir sera également possible à 10H02 GMT (06H02 locales) le même jour.

Le lancement était initialement prévu le 3 août mais a dû être reporté de 24 heures en raison de mauvaises conditions météorologiques qui ont retardé les préparatifs.

La sonde devrait se poser près du pôle nord de Mars autour du 25 mai 2008 au terme d'un périple de 680 millions de kilomètres.

La mission d'un coût de 420 millions de dollars est prévue pour durer trois mois.

La Nasa compte poser la sonde sur un site plat et dépourvu de blocs rocheux, à une latitude qui correspondrait sur la Terre à celle du nord de l'Alaska, et où le robot affrontera des températures de -73° à - 33° Celsius.

© AFPMission de la sonde martienne Phoenix

Une fois sur la surface de Mars, Phoenix déploiera un bras articulé de 2,35 mètres capable de creuser à une profondeur d'un mètre. Les scientifiques espèrent que le robot trouvera de la glace, dont ils supposent la présence dans le sous-sol.

Puis il déterminera si cette eau solide est, ou a été, propice au développement d'une vie primitive.

La sonde n'est pas équipée pour détecter directement la présence passée ou présente de vie dans le sous-sol martien, a souligné la Nasa.

Mais ses instruments peuvent, en analysant la composition du permafrost martien, trouver des molécules de carbone et d'hydrogène -des éléments nécessaires à la vie- ainsi que d'autres composants chimiques et déterminer ainsi si la vie a été ou est possible sur Mars.

Pour de nombreux scientifiques, Mars, aujourd'hui aride et stérile, était autrefois pourvue d'eau liquide. Des traces sur la planète rouge prouvent qu'il y eut des océans et des fleuves à sa surface.

Deux robots mobiles américains, Spirit et Opportunity, explorent Mars depuis 2004 et ont trouvé des indices de la présence d'eau dans le passé martien.

En 2002 déjà, la sonde américaine Mars Odyssey avait détecté de grandes quantités d'hydrogène à la surface de la planète, signe probable de la présence de glace, enfouie à moins d'un mètre sous la surface.



Contrairement à Spirit et Opportunity qui s'étaient posés en rebondissant à l'intérieur de gros sacs d'air, le Phoenix Mars Lander se posera en douceur sur le sol martien.

Un bouclier thermique l'aidera à supporter sa rentrée dans l'atmosphère martienne à 5,7 km par seconde, puis un parachute le ralentira. Après s'être séparé de son parachute, de petites rétrofusées le poseront en douceur, à environ 2,4 mètres par seconde, sur le sol où il reposera sur ses trois jambes.

Une fois ses panneaux solaires déployés, quinze minutes après l'atterrissage, le Phoenix Mars Lander mesurera environ 5,5 mètres de longueur sur 1,5 mètre de diamètre. Il transporte avec lui 55 kg d'appareils scientifiques dont une station météorologique canadienne.

La lancement sera effectué par une fusée Delta 2. La fenêtre de tir se refermera après le 24 août. Si Phoenix est lancé autour de cette date son arrivée sur Mars aura lieu début juin 2008.

vendredi 27 juillet 2007, a 22:52
Houston, y'a un problème...
 

La Nasa accumule les déboires depuis le début de l'année et la liste s'est allongée jeudi avec les révélations qu'un ordinateur devant bientôt voler à bord de la navette spatiale avait été saboté et que des astronautes ivres avaient été autorisés à effectuer des missions.L'agence spatiale américaine a annoncé qu'un ordinateur censé être installé à bord de la navette Endeavour, dont le lancement est prévu le 7 août, avait été victime d'un "dommage intentionnel".Ce sabotage s'est produit sur le site d'un sous-traitant et a été notifié à la Nasa il y a quelques jours, a indiqué une porte-parole de l'agence spatiale, Katherine Trinidad.Une enquête est en cours, a-t-elle précisé, sans donner davantage de précisions sur le nom du sous-traitant ni où le sabotage s'était produit. En attendant, l'ordinateur qui était destiné à la Station spatiale internationale (ISS) est en train d'être réparé, a précisé Mme Trinidad.Endeavour doit être lancée du Centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral en Floride (sud-est). Durant leur mission à la Station spatiale internationale, les sept membres d'équipage d'Endeavour, dont un astronaute canadien, doivent poursuivre la construction de l'avant-poste orbital avec la livraison et l'installation de plusieurs équipements.Jeudi également, le magazine spécialisé Aviation Week & Space a révélé, citant un rapport interne de la Nasa, que des astronautes américains avaient été autorisés à effectuer des missions spatiales alors qu'ils étaient ivres.Ces astronautes éméchés ont été autorisés à voler "au moins à deux occasions", selon le magazine qui n'a pas donné davantage de précisions. La Nasa n'a pas fait de commentaires dans l'immédiat.Le rapport interne de l'agence spatiale indique avoir relevé une consommation d'alcool importante chez les astronautes y compris dans les 12 heures précédant un vol alors que la règle interdit toute consommation d'alcool par les membres d'équipage."Si ces informations sur des astronautes ivres autorisés à voler s'avèrent exactes, je pense que l'agence aura à donner des explications", a réagi le président de la commission des sciences et technologies de la Chambre des représentants, Bart Gordon.Cette révélation écorne l'image de la Nasa où les astronautes durement entraînés et soumis à des situations extrêmes sont supposés faire preuve d'un sang-froid à toute épreuve. Elle vient s'ajouter aux autres déboires de l'agence spatiale qui se sont multipliés depuis le début de l'année.En février, une astronaute jalouse, Lisa Nowak, avait agressé une rivale amoureuse et a été inculpée de tentative d'enlèvement et d'aggression, ternissant l'image de son corps d'élite. Mme Nowak, 43 ans, avait fait 1.500 km en voiture du Texas (sud) à la Floride (sud-est) pour agresser Colleen Shipman, officier de l'armée de l'air américaine de 30 ans, qu'elle soupçonnait d'entretenir une liaison avec l'astronaute William Oefelein qu'elle convoitait. Elle a plaidé non coupable de tentative d'enlèvement.En avril, un consultant de la Nasa a tué un employé de l'agence avant de se suicider au centre spatial à Houston. Et même la météo a joué des tours à la Nasa. En février, la grêle a sérieusement endommagé le réservoir externe de la navette Atlantis, forçant la Nasa à ramener l'engin spatial dans son hangar pour effectuer les réparations.Atlantis, qui devait être lancée à la mi-mars, a dû attendre trois mois de plus et ce contre-temps a forcé la Nasa à supprimer le 5e lancement prévu en 2007.

dimanche 22 juillet 2007, a 09:40
1+1 = 2
 

Rico, quatre pattes et un QI

Un chien utilisé dans le cadre d'une expérience scientifique a démontré qu'il pouvait comprendre un vocabulaire de près de 200 mots. Petite histoire d'un toutou malin.


"Il ne lui manque que la parole !" Les propriétaires de chien aiment à répéter cette phrase pour bien signifier toute l'intelligence de leur compagnon à quatre pattes. Médor, Rex et les autres ne sont sans doute pas prêts à discourir mais ils pourraient assimiler beaucoup mieux qu'on ne l'imagine le langage humain. C'est ce que tend à démontrer une étude récemment publiée dans la très sérieuse revue scientifique américaine "Science".

Tout commence en Allemagne, au sein d'une famille ordinaire qui ne se lasse pas d'admirer les prouesses de Rico, un border collie (une race de chiens de berger) capable de faire la différence entre 200 mots prononcés par son maître. Il suffit de prononcer à l'attention du chien un vocable concernant n'importe quel objet pour qu'il aille le chercher immédiatement sans jamais se tromper. Persuadée de posséder un chien hors normes, la petite famille décide donc de le confier à l'Institut Max-Planck pour l'anthropologie de l'évolution, à Leipzig, une référence mondiale en matière d'étude du comportement animal.


Rico ne se trompe jamais

Les chercheurs ont pu non seulement vérifier que Rico comprenait très bien ce qu'on lui disait mais qu'en plus, il retenait de façon instantanée les mots qu'il n'avait jamais entendus auparavant. Ainsi, si on lui demande d'aller chercher un objet inconnu dans une pièce remplie d'objets connus, il rapporte le bon objet ! Une preuve intéressante aux yeux des chercheurs de Leipzig pour avancer l'idée que Rico fait une déduction mentale qui lui permet de comprendre que le nouveau mot concerne fatalement l'objet inconnu.

On peut demander à Rico de placer certains objets dans une boîte puis lui ordonner de n'en retirer que quelques-uns et, là encore, bingo ! Il ne commet jamais la moindre erreur. Contrairement aux dauphins qui ne se basent que sur le son produit, ce chien étonnant comprend un mot quel que soit le rythme ou la tonalité avec laquelle il est prononcé. Si l'intelligence verbale et l'intelligence logique sont des réalités chez les chiens, rien n'interdit de penser qu'ils possèdent une forme d'intelligence qui, sans être comparable à celle de l'homme, pourrait bien s'en rapprocher sérieusement.

 

Présentation
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.

Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...

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