Une centaine de personnes ont été interrogées au mois de mai dans un
centre commercial du Michigan (nord) pour savoir si elles préféraient
que le gouvernement investisse 1,3 milliard de dollars dans la mise au
point d'un vaccin contre la grippe H1N1 ou dans la création d'emplois
liés à l'environnement.
A l'époque, au mois de mai, aucun vaccin
n'avait encore été mis au point contre le virus H1N1 et les Etats-Unis
étaient encore loin d'être sortis de la pire récession qui les ait
frappés depuis les années 1930.
Au cours du sondage, lorsque
l'enquêteur faisait semblant d'éternuer, 48% des sondés répondaient
qu'il fallait soutenir la mise au point d'un vaccin. Ils n'étaient plus
que 17% à penser de la sorte lorsque l'enquêteur n'éternuait pas.
"Le fait d'éternuer rend inquiet", a conclu Norbert Schwarz de l'Université du Michigan, un des auteurs de cette étude.
On a trouvé encore plus frapadingue que le supporter français de base : le supporter croate !
Préoccupé par la santé mentale d'une
nation "choquée" après l'élimination de la Croatie en quarts de finale
de l'Euro, un journal croate a fait intervenir lundi une psychiatre
donnant des conseils censés aider les supporteurs à surmonter leur
"tristesse", voire même la "dépression".
"La nation devrait se
projeter vers l'avenir. Les supporteurs devraient penser au mois de
septembre, quand commenceront les qualifications pour le Mondial-2010",
explique Mirela Vlastelica, dans le quotidien Jutarnji List.
"D'ici
là, il ne faut surtout pas interrompre la routine quotidienne, il ne
faut pas cesser d'aller au travail et ne pas avoir recours aux
tranquillisants", ajoute-t-elle.
A ceux "qui n'ont pas
suffisamment de force pour penser au Mondial-2010", la spécialiste
conseille de "compatir", ce qui est, selon elle, "un processus par
lequel on doit passer".
Après trois victoires au premier tour de
l'Euro-2008 -- contre l'Autriche, l'Allemagne et la Pologne --, la
Croatie s'est inclinée vendredi face à la Turquie (1-1, 3 t.a.b. 1), en
quarts de finale à Vienne.
Le journal rappelle que cette "défaite
difficile et inattendue avait poussé dans la dépression toute la
nation". Il cite notamment un supporteur ayant déclaré après le match
se sentir "comme s'il avait perdu un être cher".
ndrl, entre le foot et surtout l'Eurovision, les Croates sont vraiment vernis, en tous les cas ils ont fait mieux que la France dans les deux catégories !
A 101 ans, l'Anglais Buster Martin peut devenir
le plus vieux marathonien de l'histoire s'il termine le marathon de
Londres dimanche, auquel il a pris le départ à 10 heures et qu'il
espère terminer en un peu moins de 14 heures.
M. Martin, né en
France en septembre 1906, participe au premier marathon de sa vie. S'il
passe la ligne d'arrivée, il deviendra l'homme le plus âgé de
l'histoire à terminer les 42,195 km de la course.
Il s'est élancé
de Greenwich (sud de Londres) vers 10 heures dimanche matin, en
compagnie des 35.500 autres participants et il espère arriver sur le
Mall, face à Buckingham Palace (centre de Londres), en moins de 14
heures. "J'ai mon plan. J'ai prévu un bonne pause et j'espère descendre
sous les 14 heures", a-t-il confié sur la BBC avant le départ.
Buster
Martin, qui est également l'employé le plus vieux de Grande-Bretagne
puisqu'il travaille toujours trois jours par semaine, court le marathon
de Londres afin de récolter de l'argent pour une association
caritative, Rhys Daniels Trust, qui s'occupe d'enfants gravement
malades.
Un professeur japonais a inventé une machine
pour mesurer le rire et une nouvelle unité, le "ah", afin d'établir si
l'hilarité d'une personne est sincère, cynique ou moqueuse.
"Selon
ma théorie, dès que le cerveau détecte quelque chose de rigolo, le
diaphragme se met en mouvement", a affirmé vendredi à l'AFP Yoji
Kimura, professeur en sciences de la communication à l'université du
Kansai (centre-ouest) d'Osaka, port d'attache de nombreux humoristes
japonais.
En posant des capteurs sur des volontaires, notamment
au niveau de leur estomac, il a mesuré les mouvements du diaphragme et
des muscles. Sa machine peut chercher jusqu'à 3.000 fois par seconde
les signaux électriques produits par le corps en cas d'hilarité.
Selon
l'inventeur, cette précision peut permettre d'établir si quelqu'un rit
de bon coeur ou se force, voire si la personne s'amuse cyniquement ou
par dérision.
M. Kimura a établi une nouvelle unité de mesure, le
"ah", pour classifier les rires. "Nous avons découvert que le rire des
enfants est le plus spontané, avec 10 ah par seconde, soit deux fois
plus que celui des adultes", explique-t-il.
Un écart attribué aux
"calculs" des adultes, qui perdent leur spontanéité en se demandant
s'il est approprié de rire en fonction de la situation.
Le
professeur distingue quatre étapes possibles dans un rire: la détente,
la sortie de la norme, le rire de bon coeur et enfin, parfois, l'éclat
de rire.
Pour lui, comprendre le mécanisme faisant passer de l'un à l'autre "est la clé d'un secret de l'âme humaine".
Car
pour M. Kimura, rire permet à l'homme de repartir du bon pied, "comme
le redémarrage pour un ordinateur". Et il croit l'humanité capable de
passer, après un "siècle de guerre, à un siècle d'humour et de
tolérance".
Une garderie suédoise a interdit à ses employés
et aux enfants de porter des vêtements à pois ou rayés en raison des
migraines qu'ils provoquent chez un membre du personnel, a raconté un
journal suédois jeudi.
"J'avais de la peine pour la personne en
question et j'ai donc adapté les conditions de travail. Cette personne
doit pouvoir travailler", a expliqué May Norberg, directrice de la
garderie Myran à Gällivare (nord de la Suède) au quotidien Norrländska
Socialdemokraten.
Les parents ont déclaré au journal que les
enfants qui se présentaient à la garderie le matin portant des
vêtements avec les motifs prohibés s'en voyaient attribuer de nouveaux
aux couleurs unies.
Le président d'une association suédoise de parents d'élèves, Ulf Eriksson, s'est dit surpris par la mesure.
"J'ai du mal à imaginer que (l'école) soit autorisée à formuler de telles demandes", a-t-il confié au journal.
Selon
Carl Dahlöf, professeur de neurologie à l'hôpital Sahlgrenska à
Göteborg (Ouest de la Suède) et spécialiste des migraines, les rayures
peuvent déclencher des migraines chez certains patients.
"Certaines
personnes sont très sensibles aux effets visuels. Certaines le sont
tellement qu'une migraine peut survenir en raison de rayures ou de
l'agencement particulier de pavés", a-t-il témoigné auprès de l'agence
de presse suédoise TT.
ndrl : tout est dans la sobriété des motifs, des textures, c'est sûr ! Alors pour éviter la migraine, et détendre tout le monde, il faut bien choisir l'uniforme et ce qui est dedans !
Pour bien asseoir l'autorité, c'est le même principe, mais allez savoir pourquoi, un uniforme sur les deux que je vous propose me donne une sacrée migraine !
Après la tétine qui non seulement empèche de parler, de crier mais clame les enfants, après la télévision baby-sitter idéale, qui s'occupe même du père de famille sans que celui-ci craque devant elle, après les centres pour troubles du comportement qui éduque à votre place, et au pire supplée les déficits éducatifs (métaphore pour "parler d'enfants élevés pire que des chiens ou pas du tout"), voici venir une nouvelle solution pour les parents décidément en pleine rupture éducative (nouvelle métaphore pour "qui n'ont pu avoir de chiens alors il sont fait des gosses et en plus ça rapporte !") : le prozac !
Un enfant en état de grande dépression pourra désormais être mis
sous anti-dépresseurs. L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des
Produits de Santé (AFSSAPS) a accordé mardi une « extension
d'indication » pour le Prozac, jusqu'alors réservé aux adultes. Quelque
40 000 enfants sont concernés.
Cette décision fait suite à
l'autorisation de la prescription de Prozac aux enfants par l'Agence
européenne du médicament (EMEA), en août 2006. Mais l'AFSSAPS voulait
encadrer cette prescription avant de l'autoriser en France. Elle émet
donc de fortes réserves.
Risques pour le développement des organes sexuels
Car
être sous Prozac à huit ans peut s'avérer dangereux. Une étude
effectuée sur de jeunes rats révèle que ce médicament peut entraîner
des problèmes de croissance et de développement des organes sexuels, «
en particulier des atteintes testiculaires irréversibles » précise le
rapport. En outre, il peut entraîner un comportement suicidaire,
surtout en début de traitement.
L'Agence européenne du
médicament (EMEA) a même commandé des études complémentaires au
laboratoire Lilly qui produit le médicament, dont les résultats ne sont
pas encore connus. Dès lors, pourquoi l'autoriser dès maintenant aux
enfants ? « C'est la seule solution pour aider certains jeunes patients
», réplique Nathalie Deleau, chef de l'unité de pharmacovigilance à
l'AFSSAPS.
« Une prescription pas anodine »
«Nous
voulons attirer l'attention des professionnels de la santé sur le fait
que cette prescription n'est pas anodine, qu'elle doit être réfléchie
et bien cadrée », insiste cependant Nathalie Deleau. L'AFSSAPS rappelle
ainsi qu'il faut en priorité que l'enfant suive une psychothérapie. Ce
n'est que dans le cas où « 4 ou 6 séances n'ont pas eu d'effet sur
l'enfant » que le traitement peut être envisagé.
Il devra être
accompagné d'une « surveillance étroite » pour prévenir des
comportements suicidaires et d'une surveillance particulière de la
croissance et du développement pubertaire. Si le traitement se prolonge
au-delà de 3 mois, une consultation auprès d'un pédiatre endocrinologue
doit être envisagée.
L'agence recommande également que le
médicament soit prescrit uniquement par des psychiatres ou
pédopsychiatres, et non des généralistes. Mais l'AFSSAPS n'émet que des
recommandations et n'impose rien. « Le nombre de pédopsychiatre étant
insuffisant en France, des généralistes seront amenés à le prescrire
aussi », déplore ainsi Nathalie Deleau.
Dans le cas d'une
prescription pour un adolescent post-pubère, l'agence ne voit pas
d'inconvénient à ce que la prescription soit effectuée par un
généraliste, et le suivi est similaire à celui d'un adulte.
Un
dispositif national de suivi pharmacologique a été mis en place pour
rassembler et surveiller tous les effets secondaires du médicament sur
l'enfant.
Un
chercheur français rend l'excès de sel responsable de 25 000
décès chaque année. Principaux accusés : les industriels
qui mettent trop de sel dans les plats préparés et autres aliments
surgelés. Entre vérités scientifiques et fausses rumeurs, devez-vous
jeter votre salière ?
Le
sel est sur toutes les lèvres depuis le début de l'année.
La cause : Pierre Meneton1, chercheur à l'INSERM,
qui accuse les industriels de l'agroalimentaire… de
nous empoisonner !
Deux
à trois fois trop de sel
Selon
le scientifique, le sel serait en effet, responsable de plus
de 75 000 accidents cardiovasculaires et de 25 000
morts chaque année en France. Celui-ci dénonce une surconsommation
deux à trois fois supérieure à la normale : au moins 10
à 12 grammes par jour. Certes, le sel est effectivement
connu comme un facteur de risque chez les hypertendus. Mais
selon le chercheur, ce produit est lui-même à l'origine
de nombreux problèmes de santé, notamment chez les nourrissons,
les personnes âgées ou en surpoids.
A
l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA),
on ne veut pas jeter la pierre sur le sel mais on se pose quelques
questions : "Si l'ensemble des scientifiques
s'accorde sur un besoin minimal physiologique autour de
2 g /jour, il est légitime de s'interroger sur
les conséquences éventuelles d'apports moyens quatre fois
supérieurs, et certainement sous-estimés, pouvant aller, chez
les forts consommateurs, à plus de 10 fois cet apport"
peut-on ainsi lire dans l'ouvrage publié par l'agence2.
Les
plats cuisinés, principaux responsables ?
Bien
que le débat sur les effets du sel soit loin d'être clos,
la nécessité de diminuer la consommation en sel semble incontournable.
Mais il ne suffirait pourtant pas de jeter sa salière. En effet,
toujours selon Pierre Meneton, le problème ne vient pas du sel
de table, mais des plats préparés, des soupes, des boissons
ou du pain. Le chercheur accuse en effet les industries du secteur
agroalimentaire d'ajouter ce composé en grande quantité
dans leurs produits. Selon lui, il permet de rehausser le goût
à moindre frais et d'alourdir la viande en retenant l'eau.
Il augmenterait également la consommation journalière de boissons.
Pierre Menneton dénonce ainsi un "empoisonnement de la
population" pour des intérêts industriels. Bien sûr, les
professionnels de la filière se posent en faux contre ces accusations :
selon eux, ajoutez du sel en excès aurait plus sûrement pour
conséquence d'écoeurer les consommateurs.
Teneur
en sel de plusieurs aliments
Teneur
en sel par aliment
Pain
:
2,5-2,7 g /baguette
Céréales :
1,0-1,1 g /100 g
Fromages
:
0,6-1,4 g /100 g
Charcuteries
:
0,9-2,0 g /100 g
Hamburgers
:
0,5-0,7 g /burger
Plats
cuisinés :
1,1-1,4 g /portion
Soupes
: 8-11 g /100 ml
Conserves
: 2-3 g /boite
Dans
les pays scandinaves, l'excès de sel dans les aliments
préparés est pris au sérieux : là-bas, un accord entre
les pouvoirs publics et les professionnels de l'agroalimentaire
a réduit de 40 % les teneurs en sel des aliments. Aucune
mesure de cet ordre n'est prévue en France. Néanmoins,
l'AFSSA présente plusieurs propositions pour améliorer
l'information du consommateur et réduire la quantité de
sel ingéré :
Actions
ciblées sur la diminution d'apports chez les plus
gros consommateurs de sel ;
Travaux
pour connaître la consommation réelle individuelle, (apports
des aliments plus ajouts personnels) ;
Recherches
sur la composition réelle en sel des aliments ;
Etudes épidémiologiques ;
Recherche
des aliments - vecteurs dans lesquels pourrait être baissé le
contenu en sel ;
Faire évoluer
l'étiquetage.
En
attendant une information plus claire et plus précise sur les
dangers du sel, inutile de vous priver de plats préparés. Mais
n'hésitez pas néanmoins à augmenter votre consommation
de produits frais et à vous remettre de temps à autres aux fourneaux :
cela ne présente à priori aucun risque pour votre santé !
Alain
Sousa
1
- L'excès de sel, rapport remis par Pierre Meneton (Inserm
U 367) à l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des
aliments) en février 2000 et repris par le magazine Le Point
du 15 février 2001.
2 - Apports Nutritionnels conseillés pour la population française,
AFSSA, Editions Tec&Doc Lavoisier, 44,21 €uros.
A Lyon, un patron de café en "résistance" contre la loi anti-tabac au nom de l'art
"Je
me considère comme un résistant en temps de paix", assène le patron du
café 203, à Lyon, qui a décidé de s'opposer à la loi anti-tabac par une
performance originale : laisser ses clients fumer pour alimenter un
"acte de délinquance (...) artistique".
Contrairement à tous les
zincs des cafés et autres brasseries de France, les planches en bois
rouge de ce café branché, dont s'échappent encore d'épaisses volutes de
fumée, ont conservé leurs cendriers.
Malgré le risque encouru par
la direction d'une amende de 750 euros pour cause d'incitation à
l'infraction, ils restent en effet disposés partout dans
l'établissement, et à l'intérieur des petits objets de verre, le
patron, Christophe Cedat, 41 ans, a disposé un petit mot : "Fumeurs,
vous participez à un acte de délinquance qui peut aussi être considéré
comme une oeuvre artistique. Vous laissez l'empreinte de votre
dépendance au tabac, qui sera fixée à jamais".
En clair, les
mégots laissés dans le cendrier sont photographiés par M. Cedat dans
leur disposition originelle, pour créer une "image d'art" qu'il expose
sur plusieurs supports : sets de tables, fonds de cendriers, tableaux à
tendance et aux couleurs pop-art.
"J'ai déjà photographié plus de
7000 cendriers de clients et fait faire plus de 800 nouveaux cendriers,
dont le fond est l'une de ces images", s'enorgueillit Christophe Cedat.
Par
"devoir de résistance" et pour financer "le dernier espace de liberté
en France", le cafetier a imaginé un stratagème : les amendes qui lui
seront immanquablement infligées par les services préfectoraux seront
financées par la vente des cendriers à 20 euros pièce, et 200 euros
pour ceux qui auront été l'objet d'une infraction.
En ce début
janvier, généralement calme, la gargote est bondée. "On est venus dès
qu'on a su qu'on pouvait toujours fumer", confesse Nicolas, 18 ans, du
lycée Ampère tout proche.
Très enthousiaste, il salue
l'initiative du bistrot qu'il appelle son "QG". "On a été trop surpris
qu'ils osent, ça nous a fait plaisir. Et moi, de toute façon, je vais
continuer de fumer car un café, une clope, ça fait un siècle que ça
dure", commente-t-il.
A la table d'à côté, l'engouement est le
même : "J'étais en pyjama quand mon ami Thomas m'a appelée en me disant
"il faut y aller!". Je me suis habillée et suis sortie illico pour
l'occasion", confie en riant Anne-Laure, jolie étudiante de 21 ans.
Très
remontée, Michèle, 43 ans, enseignante, participe elle aussi à
l'opération: "Je fume très peu, mais rien que de savoir que c'est
interdit, je vais fumer de plus en plus", affirme-t-elle, avant
d'ajouter: "ici c'est la résistance physique, j'adore".
Et quand
on agite le risque de fermeture, M. Cebat a une réponse toute prête:
"Ce ne sera pas une fermeture, ce sera de la censure!"
J'ajouterais que de toute façon le grand gagnant de cet élan pour la santé des non fumeurs reste et restera l'état : vendeur et policier, il fournit le port d'arme dont il vous punit ensuite !
59% des 15-24 ans interrogés affirment utiliser systématiquement
un préservatif avec un nouveau partenaire. 19 % des jeunes n'en
utilisent que souvent ou occasionnellement, voire jamais. A noter, 22 %
des 15-24 ans déclarent ne pas avoir de relations sexuelles. Un sondage
IFOP pour MSN/SIDACTION.
Chez les personnes ne mettant pas systématiquement de
préservatifs lors de rapports sexuels, quatre raisons se détachent
légèrement : le fait de faire confiance à son partenaire (17% des
jeunes interrogés), de ne pas avoir de préservatif avec soi au moment
où il est nécessaire (16%), la baisse d'excitation provoquée par la
mise du préservatif (15%) et le caractère désagréable de celui-ci (12%).
Seuls 29% des jeunes interrogés affirment avoir effectué un test
de dépistage depuis trois ans. Les filles (32%), les 21-24 ans (46%),
les chômeurs et inactifs (54%) et les homosexuels et les bisexuels
(53%) sont les plus nombreux à avoir déjà fait des tests de dépistage.
81% des jeunes interrogés affirment que le sida leur fait peur.
Dans le même temps, 13 % de jeunes estiment que l'on peut guérir du
sida. A noter, la crainte du virus est plus élevée chez les jeunes
utilisant systématiquement un préservatif (82%, contre 71% chez ceux en
utilisant occasionnellement ou jamais).
Lorsqu'on leur propose différentes affirmations sur le sida, les
jeunes semblent majoritairement connaître les pièges à éviter. Mais 20%
d'entre eux affirment qu'en utilisant systématiquement un préservatif,
ils ont des risques d'attraper le virus lors de relations sexuelles. Le
préservatif est pourtant le seul moyen de se protéger lors de relations
sexuelles.
En dépit d'une bonne connaissance sur certains thèmes, quelques
modes de transmission du virus sont moins connus, comme la pratique de
la fellation (75%) et du cunnilingus (69%).
La chanteuse a vraiment fini par inquiéter son mari...
Le mari d'Amy Winehouse l'a supplié de se battre contre la boulimie avant que la maladie n'ait raison d'elle.
En effet, Blake Fielder-Civil, le mari de la chanteuse, qui a été
arrêté et emprisonné début novembre, a été choqué par la maigreur de sa
femme alors que celle-ci lui rendait visite en prison, la semaine
dernière.
Selon
certaines sources, Blake - accusé de coups et blessures et d'entrave à
la justice - aurait avoué à sa femme être vraiment préoccupé par son
état de santé. « Tu es bien trop maigre. Moi, pour la première fois
depuis plusieurs mois, je mange trois repas par jour et je dois dire
que je me sens beaucoup mieux. Mais toi, tu te drogues, tu ne manges
pas et voilà que tu te mets à faire des malaises. Tu dois commencer à
mieux t'alimenter sans quoi la boulimie te détruira ».
Et si Amy a affirmé l'an passé qu'elle se battait contre ses troubles
alimentaires et qu'elle avait repris du poids, Blake lui, est inquiet
car depuis son incarcération, sa femme ne se soucierait plus
d'elle-même.
C'est
d'ailleurs ce qu'un ami de Blake a confirmé au journal britannique News
of the World, affirmant que si son bad boy de copain avait mûri
derrière les barreaux, et avait été capable de faire le point sur sa
vie, Amy elle, était faible sans son mari à ses côtés. « Elle vit sous
l'emprise de la drogue et de l'alcool. Blake est conscient de la
manière dont se comporte Amy. Il l'appelle chaque jour et la supplie
d'être forte. »
Mais
entre l'absence de son mari, ses larmes en prison et les sifflets de
ses fans lors du premier concert de sa tournée britannique, pas sûr que
ce soutien moral soit suffisant ...
Un gène modulerait le QI des enfants bénéficiant de l'allaitement maternel
LE MONDE | 07.11.07 | 15h19 Mis à jour le 07.11.07
L'allaitement maternel pourrait, dans certains cas, être de nature à
augmenter le quotient intellectuel (QI) de près de 7 points, dans un
éventail compris entre 95 et 105. Telle est la conclusion d'une étude
publiée lundi 5 novembre dans la revue PNAS.
Selon ce
travail, dirigé par Terrie Moffitt, professeur de psychologie et de
sciences du cerveau à l'université américaine de Duke (Durham), ce
phénomène ne concernerait que les enfants nourris au sein et porteurs
d'une version particulière d'un gène. Celui-ci, dénommé FADS2, est
impliqué dans le métabolisme des acides gras contenus dans le lait.
Cette
recherche a été menée auprès de 3 269 enfants blancs, nés pour une
partie d'entre eux en 1999 et 2000 en Grande-Bretagne et pour l'autre
partie en 1972 et 1973 en Nouvelle-Zélande. Les différences observées
sont indépendantes du milieu socio-économique dans lequel grandit
l'enfant, du QI de la mère et de son âge ou encore du poids du bébé à
la naissance.
Après un siècle de controverses récurrentes sur
les rôles respectifs de la nature et de la culture dans le
développement cognitif des individus, les auteurs de ce travail
estiment que leurs résultats permettent, pour la première fois, de
démontrer que le quotient intellectuel est bien la résultante
d'éléments innés et d'autres acquis.
"SURINTERPRÉTATION"
"Cette publication est beaucoup plus problématique que la présentation qu'en font ses auteurs et les PNAS, estime le professeur Jean-Claude Ameisen, président du comité d'éthique de l'Inserm. Il
faut rappeler que le QI n'est que le résultat d'un test d'aptitude
adapté à l'âge de l'enfant. Or dans la discussion qu'ils font de leur
travail, les auteurs ne parlent plus de QI mais d'"intelligence", ce
qui n'est pas du tout la même chose..."
Pour le professeur
Ameisen, une série de critiques méthodologiques peuvent être faites
concernant la manière dont les auteurs établissent des moyennes de QI
en fonction des différences d'âge des enfants. "De nombreuses
études indiquent que les différences de QI entre enfants peuvent
s'inverser à partir de l'âge de 12 ans et rien, dans cette étude, n'est
entrepris ou discuté concernant une différence possible entre le
contexte affectif d'un allaitement au sein ou au biberon avec du lait
tiré du sein", ajoute-t-il. Selon lui, les auteurs "surinterprètent grossièrement" la
signification des différences rapportées quand ils mesurent les effets
de l'allaitement et de certaines séquences génétiques et quand ils
hiérarchisent l'"intelligence" de ces enfants. "Aucune conclusion ne peut, valablement, en être tirée quant à l'effet de l'allaitement ou au devenir des enfants", estime M. Ameisen.
Pour ses 100 ans, elle s'offre un saut en parapente
Pour
fêter son centième anniversaire, une Britannique s'est offert mercredi
dans un massif montagneux de Chypre un saut en parapente qui pourrait
la faire entrer dans le Livre des records.Peggy
McAlpine s'est élancée d'un pic à 760 m d'altitude, en République
turque de Chypre nord (RTCN, uniquement reconnue par Ankara) pour une
descente en tandem de 15 minutes vers le village de Karaman.Cette
ancienne comptable, originaire de Stirling (Ecosse) et qui vit
désormais en RTCN avec l'une de ses deux filles, a fêté au champagne
cette performance, en espérant figurer dans le Livre Guinness comme la
personne la plus âgée à avoir effectué un saut en parapente."C'était
un moment merveilleux et j'aimerais bien le refaire, mais je vais
attendre quelques années pour laisser le temps à quelqu'un de tenter de
battre le record", a-t-elle dit à son retour sur le plancher des
vaches, saluée par une trentaine d'amis, de membres de la famille et de
la presse."Si personne ne veut essayer, je
recommencerai à 105 ans", a affirmé à l'AFP Mme McAlpine, qui s'était
déjà offert un saut à l'élastique pour ses 70 ans.
Les produits laitiers, profitez en, avec modération, mais ce n'est que du bon, ce sont les colorants et autres additifs qui sont à bannir, un simple verre de lait n'a jamais tué personne !
Un bébé de 7,75 kg naît en Russie(AFP).
Publié le 29 septembre 2007
Ses parents sont pourtant de corpulence normale.
Tatiana Khalina, une Sibérienne de 42 ans, a accouché d'une fille
pesant 7,75 kg. Il s'agit de son douzième enfant. L'accouchement a eu
lieu par césarienne. Nadejda et sa maman vont bien, mais ont été
transférées pour soins postnataux à l'hôpital de Barnaul, la ville
voisine. Le quotidien Moskovsky Komsomolets
indique que Khalina et son mari ne sont pas particulièrement grands.
Les services sociaux ont offert une machine à laver au couple et
continueront à les soutenir. D'après le Guinness des records,
le plus gros bébé de tous les temps est né aux États-Unis en 1879 et
pesait 10,4 kg. Il était décédé onze heures après sa naissance.
Propos recueillis par Vincent Fertey.
Publié le 04 octobre 2007
Une étude
scientifique montre que l’exposition durable au chlore des piscines
pendant l’enfance favorise le développement de troubles respiratoires.
Rencontre avec le professeur Alfred Bernard, auteur de l’évaluation.
Aller trop souvent la piscine présente-t-il un risque pour la santé ?
La réponse est oui. C’est la conclusion à laquelle est arrivé le
professeur Alfred Bernard dans une étude qu’il présente en France dans
le cadre des rencontres organisées par l’Afsset*. D’après cette
évaluation, la fréquentation importante des piscines augmente chez les
enfants le risque de souffrir de troubles respiratoires. Il nous
explique pourquoi.
Pourquoi avoir réalisé cette évaluation ?
On a constaté une recrudescence des cas d’asthmes et de rhinites ces
trente dernières années. On estime que la proportion des adolescents
qui souffrent d’asthme a été multipliée par 3 depuis les années 70 si
bien qu’aujourd’hui environ un adolescent sur dix est touché par cette
pathologie. On a vu que cette hausse touchait particulièrement les pays
où il y avait un nombre important de piscines, comme en Allemagne, en
Angleterre, en Belgique ou en France. Nous avons donc décidé de voir
s’il y avait un lien entre le nombre de piscines sur un territoire
donné et la hausse des troubles respiratoires au sein de la population.
Quelles sont les principales conclusions à retenir ?
Nous avons commencé l’étude en 2006 sur 847 enfants. Ce qui en ressort,
c’est que plus les enfants sont exposés en durée et en fréquence au
chlore des piscines aussi bien intérieures qu’extérieures, plus ils
connaissent des troubles respiratoires. La prévalence de l’asthme
augmente de manière quasi linéaire avec le temps d’exposition au
chlore. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le risque est
encore plus élevé pour ceux qui fréquentent davantage les piscines en
extérieur. Le temps de baignade, en raison de la chaleur, y est en
général plus élevé. Le constat est particulièrement vrai pour les
piscines de particuliers, qui dosent trop souvent mal la quantité de
chlore.
Comment peut-on se protéger ? Il faut réaliser que le chlore, lorsqu’il entre en contact
avec la matière organique, produit un cocktail chimique toxique. D’où
la nécessité de revoir les normes en termes de concentration de chlore
dans les piscines publiques mais aussi privées. Il faut par ailleurs
éviter la surexposition des enfants qui ont un terrain favorable à ce
genre de troubles. Enfin il existe des produits alternatifs au chlore
qui ont les mêmes propriétés mais qui sont beaucoup moins toxiques. En
Allemagne, les piscines publiques ont déjà recours à ce type de
produits et la France commence à s’y mettre.
Le problème reste entier pour les piscines des particuliers ? Oui, en effet. Avec le réchauffement climatique, on constate
un boom du marché des piscines privées. On en dénombre 800.000 en
France et plus de 7 millions aux Etats-Unis. Seul un changement de
comportement au niveau individuel, mais aussi, collectif permettra de
limiter les risques.
Les préservatifs malaisiens préparent eux aussi Pékin 2008
Jean-François ARNAUD.
Publié le 05 octobre 2007
Premier producteur mondial de préservatifs, la Malaisie s’attend à voir ses commandes gonfler pour les Jeux olympiques.
DANS les plantations d’hévéas de Malaisie, les ouvriers sont des
saigneurs. Ils sont chargés de faire «pleurer le bois» en incisant son
écorce. Ces écorcheurs de la forêt s’activent comme jamais depuis
quelques mois. Ce n’est pas la peur d’un orage imminent qui les fait
courir. C’est plutôt un rendez-vous historique.
Une partie des gros clients industriels du précieux suc de l’hévéa
attend les livraisons avec impatience. Le fait est peu connu, la
Malaisie est le troisième producteur mondial de latex (1,2 million de
tonnes en 2006) derrière l’Indonésie et la Thaïlande, mais c’est aussi
le premier exportateur de préservatifs de la planète.
Alors que les autres pays producteurs ont continué à servir en priorité
la puissante industrie du pneumatique qui s’arroge toujours les deux
tiers de la production mondiale du latex, la Malaisie a su diversifier
ses débouchés. Elle a misé sur les utilisations médicales (à plus forte
valeur ajoutée) du caoutchouc naturel, en développant les usines de
gants, de cathéters et de préservatifs. Politique de prévention Une activité historiquement marginale, mais qui a connu un
développement spectaculaire avec le développement de la prévention
contre le virus du sida. «Nous dénombrons quinze industriels
enregistrés qui ont réalisé l’équivalent de 30 millions d’euros de
chiffre d’affaires à l’export», annonce le Conseil de promotion pour
l’exportation du latex malaisien. Et aujourd’hui, un nouvel événement
dope le marché du préservatif.
Ce n’est pas, fort heureusement, une recrudescence de l’épidémie, mais
la mise en place tardive d’une politique de prévention en Chine
populaire. Le gouvernement de Pékin qui a longtemps minimisé le
problème du VIH est en train de changer de doctrine. La publicité pour
les préservatifs était interdite dans l’empire du Milieu jusqu’en 2002.
Depuis peu, les autorités sanitaires centrales incitent à la
distribution massive de préservatifs. Le pays possède une vingtaine
d’usines mais c’est largement insuffisant pour la consommation à venir.
D’autant que la fabrication de préservatifs est une activité de haute
technologie, assimilée à du matériel médical et nécessitant de nombreux
et coûteux contrôles de qualité. Les entrepreneurs chinois ne vont pas
pouvoir créer des usines aussi vite qu’ils le souhaiteraient. Le
journal Les Nouvelles de Pékin, expliquait cet été que les ministères
chinois de la Santé et du Commerce avaient promulgué un décret
demandant à tous les hôtels de tourisme, les douches publiques et les
centres de vacances chinois de mettre des préservatifs à la disposition
de leurs clients. Dans ce contexte, les industriels malaisiens parient
que les Jeux olympiques de Pékin, organisés en août prochain se
traduiront par un pic de commandes. «Cela devrait se ressentir dès le
troisième trimestre 2007, nous nous attendons à une excellente fin
d’année», prévoit le très officiel Bureau malaisien du caoutchouc (le
MRB pour Malaysia Rubber Board) qui regroupe les producteurs de latex.
«Les consommateurs chinois apprécient les marques d’importation, se
félicitent les responsables de la marque malaisienne Pleasure Latex,
l’an dernier nous avons expédié 150 millions de préservatifs, nous en
prévoyons 300 millions en 2007, et nous investissons massivement de
façon à atteindre une capacité de production de 800 millions».
En prévision de l’afflux de touristes pour les Jeux olympiques de
Pékin, leurs produits sont distribués dans tous les magasins de
l’enseigne 7-Eleven de Pékin et Shanghai. Habitués à satisfaire les
demandes de plus en plus sophistiquées des utilisateurs européens et
américains en terme de formes, de saveurs et d’épaisseur du caoutchouc,
les fabricants malaisiens pensent qu’ils ont une longueur d’avance pour
être en première place face à cette Chine qui s’éveille.
Auront-ils toutes les tailles, car de temps en temps ils faut revoir les modéles en foncton des croissances ;o) Et puis augmenter la production des capotes pendant les olympiades de Pékin, ce sera toujours mieux et pleins d'espoir que les prostituées à disposition comme lors de la dernière coupe du mon de football en Allemagne de 2006
Qui a dit que de temps en temps on ne devait pas s'ouvrir à d'autres horizons, quite à parfois traiter l'actualité d'une manière plus universaliste ?
La rubrique chiens écrasés, elle aussi peut faire preuve d'exotisme !
Plus de 2 000
camélidés sont morts brutalement en Arabie saoudite depuis le 10 août
dernier. Des analyses sont effectuées dans des laboratoires français
pour expliquer cette mystérieuse épidémie .
le prince gouverneur de Riyad, Salman Bin Abdul Aziz, a malheureusement
été obligé d'annuler le concours de beauté des chameaux, qui devait
avoir lieu au mois de septembre. Mille cinq cents camélidés étaient
attendus avec impatience pour ce grand rendez-vous, dans ce pays qui a
élevé cet animal à un niveau symbolique et économique inexistant
ailleurs dans le monde.
C'est que, depuis le 10 août 2007, une très mystérieuse épidémie décime les camélidés : c'est devenu une « véritable hécatombe »,
selon l'AFP. Les bêtes meurent par dizaines quotidiennement. Les
animaux ont des signes cliniques d'agitation, de perte de contrôle de
leurs mouvements, et meurent en quelques heures. À l'autopsie, leur
foie porte à sa surface des points noirs, et des taches jaunâtres sont
retrouvées sur la face interne de la peau.
Rien que le 28 août, selon des statistiques officieuses, citées par le quotidien saoudien Al Watan, 60 dromadaires, 400 moutons et 7 vaches sont mortes. Un journaliste d'Al Watan nous a confirmé la mort, depuis le début de la crise, de plus de 2 400 bêtes, et un confrère du quotidien Al-Iqtissadiya
(« L'Économie ») affirme que plusieurs membres de la famille royale ont
donné pour compensation leurs propres animaux aux propriétaires
touchés. Le roi Abdallah Ben Abdel Aziz al-Saoud suit de près l'affaire.
Les autorités saoudiennes sont de plus en plus critiquées par les
propriétaires de dromadaires, qui dénoncent la lenteur de leur
réaction. Elles ont envoyé cette semaine des échantillons congelés de
cadavres de dromadaires à l'école vétérinaire de Lyon, et des
échantillons du foin de son (n'fala)
avec lequel avaient été nourris les animaux, au laboratoire Myco2B de
Toulouse. Il s'agit de déterminer rapidement la nature et la cause de
cette épizootie.
Un champignon microscopique
Première piste suivie par le ministère de l'Agriculture saoudien : un
empoisonnement alimentaire d'origine inconnue. Le royaume saoudien, qui
comptait en 2005 environ 862 000 camélidés, y a organisé de véritables
étables laitières où l'on trait les femelles allaitantes, tout comme
des vaches PrimHolstein en Europe ! Les animaux doivent recevoir des
compléments alimentaires, d'où l'apport de foin. Celui-ci a pu être
stocké dans des conditions douteuses, et s'y serait développé un
champignon microscopique. Il en existe des milliers d'espèces, capables
de synthétiser des centaines de mycotoxines protéiques. Le responsable
du programme FAO en Arabie a demandé son aide à la France qui dispose
du seul laboratoire privé, à Toulouse, qui garde encore la compétence
perdue par les grands laboratoires publics universitaires dans ce
secteur.
Une hypothèse inquiétante
Sophie Bailly nous confirme « avoir reçu les échantillons et déclenché une batterie de tests, dont les résultats seront connus la semaine prochaine ».
Il s'agit de mettre en culture sur des milieux spécifiques, des
dilutions des échantillons de l'aliment, pour y trouver la moisissure
suspecte. Certaines analyses se font en routine, d'autres sont presque
expérimentales. Si l'on trouve un agent microbiologique, on pourra
alors vaporiser dans un spectromètre de masse le produit de cette
culture, pour y détecter une toxine dangereuse (il en existe des
centaines). Un argument essentiel en faveur de l'empoisonnement, est
avancé par Abdallah Oihabi, responsable du programme de la FAO local :
« Nous avons pris le foin, et donné à manger à d'autres camélidés, ils ont péri comme les autres avec les mêmes symptômes. »
La seconde hypothèse, plus inquiétante, est avancée par Bernard Faye (Cirad, Montpellier) : « Ce
n'est pas la première fois que l'on voit une mortalité brutale
importante dans cette région. En 1996, on avait vu en Éthiopie une
épidémie mortelle dans cette espèce, due à un virus qui touche
d'habitude les chèvres, et qui n'était jamais passée chez le chameau. »
Il s'agit de la peste des petits ruminants, qui semble franchir la
barrière des espèces. Les ovins et les bovins morts en Arabie
pourraient aussi être concernés, et les contacts est-africains de
Bernard Faye lui ont fait part d'une mortalité importante et brutale de
chameaux au nord du Kenya. Les échantillons envoyés à l'École
vétérinaire de Lyon seront analysés dans cette perspective. Pour ne
rien simplifier, la peste des petits ruminants s'accompagne volontiers
d'une surinfection par un streptocoque qui infecte généralement le
cheval, mais qui, chez les ovins, peut provoquer une gourme généralisée
qui tue les animaux atteints.
Pour compliquer encore la situation, le royaume saoudien doit aussi faire face à une menace d'épidémie de fièvre aphteuse.
Virus H5N1: début de l'abattage de 60 cygnes en Moselle La capture et l'abattage à des
fins scientifiques de 60 cygnes a débuté mardi sur les étangs du
domaine de Lindre (Moselle), proches de ceux où ont été découverts en
août des oiseaux morts du virus H5N1, a-t-on appris auprès de la
direction des services vétérinaires (DSV) de Moselle.Sur
les 200 autres prélèvements prévus sur des canards colverts et
fuligules milouins, 60 ont déjà effectués, a indiqué Laurent Larivière,
directeur des services vétérinaires de Moselle. "Tous sont négatifs" au
virus H5N1, a déclaré M. Larivière.L'abattage
de 100 fuligules milouins (une espèce de canard plongeur), 100 cygnes
et 100 canards avait été décidé mi-août pour essayer de déterminer
l'origine du virus et sa transmission entre les espèces d'oiseaux.Les
tirs de cygnes, espèce protégée, n'avaient pas encore commencé, en
attente d'une autorisation du Conseil national de la protection de la
nature - qui dépend du ministère de l'Ecologie - finalement reçue lundi
par la préfecture de Moselle."Les prélèvements débutent sans doute aujourd'hui, pour une période d'un mois", a déclaré Laurent Larivière.Seuls
60 cygnes, au lieu de 100, seront finalement abattus, l'Etat ayant tenu
compte des protestations de la Ligue pour la protection des oiseaux
(LPO), selon M. Larivière.Celle-ci s'était
opposée vendredi aux tirs d'oiseaux, arguant que les prélèvements
pouvaient se faire sur des animaux vivants, et surtout que les tirs
allaient provoquer la dispersion des populations éventuellement
contaminées."Mais on ne peut pas faire
autrement que de les tuer. Le protocole établi prévoit l'analyse du
foie et des poumons des oiseaux, ce qui ne peut se faire sur des
animaux vivants", a-t-il précisé.Les tirs se
feront "à l'aide d'armes équipées de silencieux de manière à limiter
les bruits occasionnés", d'après la préfecture de Moselle.Quelque
120.000 cygnes sont recensés en France et environ 400 dans le périmètre
concerné, selon les services véterinaires du département.Quatre
canards ont été confirmés positifs en août au virus H5N1 dans l'étang
voisin de Diane-Capelle, où la grippe aviaire avait déjà été décelée
sur deux cygnes fin juillet. Trois autres cygnes avaient été retrouvés
morts fin juin dans l'étang voisin d'Assenoncourt.
Un conseil mettez ausi à l'abri les dindes et les pintades. Moralité, stoppons les éliminations de Secret Story.
Tollé après le recours à un répulsif anti-SDF à Argenteuil
Le Parti
socialiste accuse la mairie UMP de pratiquer une "chasse aux
pauvres". La ministre du Logement, Christine Boutin, juge la
mesure "inacceptable".
L’information n’est pas passée inaperçue. Depuis jeudi, les réactions
se multiplient pour dénoncer le recours par la ville d'Argenteuil, dans
le Val d’Oise, à un produit répulsif pour écarter les sans-abri.
La ville, dont le maire UMP Georges Mothron prend chaque été un arrêté
pour interdire le centre-ville aux SDF, a reconnu avoir acheté en
juillet un répulsif nauséabond appelé "Malodore". Mais elle a essuyé le
refus des employés municipaux de l'épandre aux abords du centre
commercial du cœur de ville.
"Le carton de Malodore précisait que le produit était toxique et
irritant, et qu'il ne fallait pas le respirer, alors, les agents ont
décidé de ne pas le diffuser, car ils veulent bien 'chasser des rats
mais pas des SDF'", raconte un agent de la mairie sous le couvert de
l'anonymat. "Indignation"
Une partie du répulsif a cependant été utilisée par les agents
d'entretien de la galerie marchande, devant des sorties de secours où
les SDF ont leur habitudes. Dans Le Parisien qui titre samedi "La
mairie d'Argenteuil invente le spray anti-SDF", deux SDF expliquent que
ce spray irrite la gorge" et fait "mal aux yeux".
Les sans-abri "posent des problèmes de sécurité et gênent les
riverains. C'est une solution triste dont on espère se passer", a
expliqué Philippe Metezeau, premier adjoint au maire.
La ministre du Logement Christine Boutin a jugé samedi "inacceptable"
et indigne l'utilisation de produits répulsifs nauséabonds pour déloger
les SDF par la mairie d'Argenteuil (Val-d'Oise), tout en promettant des
initiatives respectant leur "dignité" et les "riverains".
Le secrétaire national à l'égalité des chances du Parti socialiste,
Faouzi Lamdaoui, a dénoncé une "scandaleuse chasse au pauvre" et "des
moyens contraires à la dignité humaine". Il a demandé au chef de l’Etat
de condamner la décision du maire UMP.
Quant au secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, il a fait part
samedi de son "indignation". "Le maire d'Argenteuil a une attitude
particulièrement méprisable du fait des procédés immondes auxquels il
fait appel pour 'éliminer' les Sans Domiciles Fixes de sa ville", a
réagi le syndicaliste, fustigeant "un comportement indigne vis-à-vis
des plus démunis de notre société qui génère de l'exclusion sociale".
J.C. (lefigaro.fr) avec AFP.
Publié le 25 août 2007
Un virus qui donne un gros rhume ferait également grossir
Un virus, qui généralement
donne un gros rhume, joue aussi un rôle dans l'obésité, selon une
nouvelle étude publiée lundi, qui ajoute encore au faisceau de preuves
que les problèmes de poids pourraient être contagieux.L'adénovirus-36
-- du même type que les virus qui provoquent pharyngites,
conjonctivites ou d'autres affections respiratoires aiguës -- a déjà
été repéré comme coupable potentiel de la prise de poids chez les
animaux, mais selon des chercheurs de l'université de Louisiane (sud),
il peut aussi faire grossir les humains."Nous
ne disons pas qu'un virus est la seule cause de l'obésité, mais cette
étude renforce le faisceau de preuves que certains cas d'obésité sont
liés à des infections virales", explique Magdalena Pasarica,
spécialiste de l'obésité à l'université de Louisiane à Bâton-Rouge.
Des
recherches avaient déjà établi qu'un tiers de personnes obèses sont
infectées par le virus, contre seulement 10% dans le reste de la
population."Nous aimerions être en mesure
d'identifier les facteurs qui prédisposent certains obèses à développer
le virus et peut-être trouver un moyen de les soigner", ajoute Mme
Pasarica. Les chercheurs de Louisiane ont pour
l'instant cantonné leurs recherches sur les humains à des cellules
cultivées dans une boîte de Petri. Ils ont pris des cellules souches
adultes extraites de graisses obtenues par liposuccion et en ont
infecté une partie avec le virus. Les cellules souches infectées se
sont transformées en cellules de graisse au bout d'une semaine.Les
chercheurs pour l'instant ne savent pas expliquer la transformation, ni
combien de temps le virus s'installe dans le corps humain ou si les
effets persistent après qu'il ait été éliminé.Une étude sur des animaux a démontré que les cobayes restaient obèses jusqu'à 6 mois après que l'infection ait été éliminée.
Au bureau, dans le métro, devant la télé,
on mange de plus en plus souvent. On appelle ça le "snacking". Une
nouvelle façon de s'alimenter avec laquelle il va falloir compter. Sans
forcément culpabiliser. Dans sa
dernière édition de "Francoscopie" (Larousse, 2002), le sociologue
Gérard Mermet livre des chiffres qui inquiètent : 32 % des Français
déjeunent sans se mettre à table, 37 % mangent et boivent en marchant
dans la rue au moins une fois par mois. Peu à peu, nous nous habituons
à prendre nos repas n'importe où, n'importe quand. Ce jeune homme calme
ses fringales pendant ses deux heures de trajet quotidien en avalant
chips, sandwichs, gâteaux et barres chocolatées, disponibles dans le
distributeur du quai de la gare. Cette mère de famille picore en
préparant le dîner des enfants et finit leur assiette, « parce qu'on ne
va pas jeter ». Certains attaquent
un solide apéritif avant de passer à table, d'autres savourent quelques
carrés de chocolat après le dîner en regardant la télé. Le "snacking"
(terme anglais dérivé du mot "snack", qui signifie "en-cas", on parle
aussi de "home picking" pour le grignotage à la maison) s'immisce dans
toutes les sphères de notre vie. Désormais, on grignote comme on
respire.
Pourquoi tant de haine
Le snacking fait l'unanimité... contre lui, tant sur le plan de la
santé que sur ceux du comportement et du jugement moral. Le
nutritionniste lui impute tous les maux, à commencer par l'obésité qui
mène au diabète gras en passant par la case cholestérol. A l'heure où
la surcharge pondérale – et plus particulièrement l'obésité massive –
augmente en France, la coïncidence entre surpoids et grignotage
justifie et amplifie l'inquiétude du corps médical. De son côté, le psy
voit dans le grignotage une compulsion qui fait le lit de futures
névroses alimentaires. Pour certains spécialistes, il peut refléter un
mal-être et devenir d'autant plus culpabilisant que la préoccupation
santé liée à l'alimentation va croissant.
"Grignoter" serait alors un euphémisme destiné à minorer l'anarchie
alimentaire pour la rendre plus acceptable aux yeux de l'entourage et
des intéressés. Enfin, les Français eux-mêmes rejettent le grignotage.
Dans une étude du socio-anthropologue Jean-Pierre Poulain consacrée à
leur comportement alimentaire ("Penser l'alimentation", Privat, 2002),
52 % considèrent que manger entre les repas est « vraiment mauvais »,
et 81 %, que le grignotage peut être « source de problèmes pour la
santé ».
Du Cambodge au Sénégal, le phénomène
n’épargne personne. Dans tous les pays pauvres où le soleil brille, des
adolescents ou des enfants sont prostitués ou abusés sexuellement par
des voyageurs en mal de sensations fortes. Cet énorme marché,
difficilement quantifiable en raison de sa clandestinité, toucherait,
selon l’UNICEF,
plusieurs millions de personnes dans le monde. Il n’a cessé de se
développer avec l’essor des voyages à bas prix ces vingt dernières
années.
Une répression difficilement applicable
De
nombreux pays se sont engagés à prendre des mesures pour lutter contre
ce phénomène. La Thaïlande par exemple, a adopté des lois très
répressives mais souvent inapplicables en raison du manque de formation
de la police et de la corruption qui gangrène le pays. De la même
manière, plusieurs états européens comme la France depuis 1994 sont
aujourd’hui dotés des lois extra territoriales permettant qu’un abuseur
français agissant à l’étranger puisse être poursuivi et condamné dans
son propre pays. Pourtant, cette procédure reste lourde et très
exceptionnelle. Alors comment agir pour lutter efficacement contre ce
véritable fléau qui détruit chaque jour la vie de dizaines de milliers
d’individus ?
Agir dans les pays pourvoyeurs de touristes
Selon
la plupart des organisations spécialisées, les initiatives les plus
efficaces à long terme se situent sur le terrain de la prévention. Pour
Jacqueline Bruas, présidente de l’Association Contre la Prostitution des Enfants (ACPE), « il faut d’abord agir dans les pays pourvoyeurs de touristes pour que les mentalités changent. » Dans
ce cadre, les personnes que l’on peut sensibiliser sont nombreuses. Son
organisation vient d’éditer une brochure qui est régulièrement
distribuée auprès des étudiants en BTS tourisme et accompagnée de
conférences intégrées au cursus de formation : « Ils sont les futurs
responsables du tourisme mondial. A ce titre, il faut les informer le
plus tôt possible pour prendre les bonnes décisions s’ils sont un jour
confrontés à des cas d’abus sexuels. »
L’End Child Prostitution And Trafficking in children for sexual purposes
(ECPAT) tente de cibler toutes les personnes qui sont amenées un jour à
voyager. « Nous collaborons avec de nombreux voyagistes pour mettre en
place les outils d’informations à destination des touristes », explique
Carole Bartoli, chargé du développement auprès de l’ECPAT France.
Ses actions passent par des campagnes d’affichage dans les aéroports,
des vidéos diffusées pendant les vols qui rappellent les risques
encourus pour l’auteur des abus, des encarts dans les principaux guides
de voyages, des bannières sur des sites de voyages, des tracts
distribués dans les centre de vaccination. Le touriste doit être
informé à toutes les étapes de son voyage. « Ces initiatives
poursuivent un double objectif. Elles visent à décourager celui qui
serait tenté de commettre l’abus mais aussi de responsabiliser le
témoin de tels faits afin qu’il prévienne les autorités. »
Sensibiliser les populations locales
Mais
la prévention du tourisme sexuel ne concerne pas uniquement les clients
potentiels. Il faut également agir auprès des populations qui de près
ou de loin sont victimes de ce trafic. Ainsi l’ECPAT
a mis en place une vraie politique d’information à destination des
familles les plus pauvres qui envoient souvent un de leurs enfants à la
ville sous l’influence des recruteurs. « Nous passons dans les villages
et nous proposons des animations ludiques, des pièces de théâtre pour
aborder ce sujet encore tabou dans de très nombreuses communautés
rurales », rappelle Carole Bartoli. Pour Sandra Ayad, membre de la 0Fondation Scelles,
une organisation qui lutte contre la prostitution dans le monde, la
lutte contre ce phénomène doit se concentrer sur la sensibilisation des
plus jeunes : « Dans beaucoup de pays, les enfants sont très tôt livrés
à eux-mêmes. Ils considèrent le fait de monnayer leur corps comme
quelque chose de normal car ils n’ont pas d’autres alternatives pour
survivre. La scolarisation et l’éducation leur permettent d’envisager
un autre avenir. Elles leur donnent les moyens d’être autonomes et leur
offrent la possibilité de dire non ».
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...