Ségolène Royal sort le bazooka. Dans le viseur, Nicolas Sarkozy, mais aussi Martine Aubry et d'autres socialistes. Dans un livre d'entretiens intitulé «Femme debout» (Ed. Denoël, en librairie le 5 février), dont le Nouvel Observateur publie jeudi les bonnes feuilles, et comme le site Bakchich s'en fait l'écho, elle multiplie les phrases acides contre celui qui l'a battu à l'élection présidentielle.
«Quand
il m'a reçue à l'Élysée, peu après la défaite, pour parler de l'Europe,
je l'ai trouvé assez médiocre dans le comportement. Il n'y avait pas de
hauteur, d'allure, d'élan, de fair-play. (...) Il était là, les bras
ballants, à m'offrir des chocolats, à essayer de me faire parler de ma
séparation d'avec François Hollande, à dauber sur des journalistes, à
exhiber sa montre et à me dire qu'il était là mais qu'il aurait pu être
ailleurs, à faire du fric», raconte-t-elle.
«Sarkozy, le môme qui a gagné le pompon sur le manège»
Elle
poursuit son portrait au vitriol. «Il est bien plus fade qu'on ne le
croit. Sa force vitale est impressionnante, mais c'est vraiment un
m'as-tu-vu (...) Un petit gamin heureux d'être au milieu de ses
nouveaux jouets, vous savez, le môme qui a gagné le pompon sur le
manège. Avec sa petite étoile de shérif et son pistolet en plastique,
son déguisement de cow-boy», se moque Ségolène Royal. «Il est monté sur
le plus grand cheval et il a décroché le pompon». Une charge violente
dans un ouvrage où elle n'épargne pas non plus certains de ses
camarades socialistes.
Martine Aubry ? Elle «me regarde toujours
comme quand j'étais sa sous-ministre. Elle le pense vraiment. Il y a eu
une primaire, une campagne présidentielle, un score plus qu'honorable
et je suis sa sous-ministre. Elle ne me regardera jamais autrement»,
déplore la présidente de Poitou-Charentes. Dans le gouvernement Jospin,
Ségolène Royal avait été ministre déléguée à la Famille, à l'enfance et
aux personnes handicapées, relevant du ministère des Affaires sociales
dirigé par Martine Aubry.
«Lang manipulateur», «Jospin irrationnel» sur le PS
«Je
ne supporte pas les manipulateurs et les geignards... Le summum, c'est
Jack Lang qui a instauré le harcèlement en stratégie de conquête. Dix,
vingt, trente coups de fil, matin, midi et soir. On finit toujours par
céder. Très efficace mais totalement insupportable», ajoute-t-elle
encore à propos de celui qui était pourtant son «conseiller spécial»
pendant la présidentielle… Quant à Lionel Jospin, «il a été un très
grand premier ministre, il est très bon sur beaucoup de dossiers»,
reconnaît-elle. Avant de lui lancer une ultime salve, comme aux autres
: selon elle, l'ancien chef de gouvernement «devient irrationnel sur le
parti. Il mute et perd toute sa grandeur».
Ségolène Royal n'en
oublie pas pour autant la prochaine élection présidentielle. Elle
ironise sur Laurent Fabius, en le qualifiant d'abord sérieusement de
«brillant», «probablement l'un des plus cultivés». «Et il reste là,
enfermé, caché maladroitement derrière Martine pour le congrès, et on
se demande bien ce qu'il peut encore espérer», lui assène-t-elle dans
la foulée.
Elle étrille également les «éléphants» socialistes :
«la décomposition du PS, au fond, ils s'en moquent (...) Ils pensent
que l'agonie sera tellement lente qu'ils ramasseront inévitablement la
mise.» Finalement, elle ne voit personne lui contester le leadership
pour 2012. «S'il y en a un de meilleur que moi, qu'il y aille, je ferai
même sa campagne. Mais pardon, pour le moment, je ne vois pas».
Ségolène Royal et Rachida Dati, même combat. La présidente socialiste de Poitou-Charentes, première femme ministre en exercice à accoucher en 1992, n'hésite pas un seul instant à défendre l'actuelle ministre de la Justice. «Qu'on laisse donc tranquille Rachida Dati ! Cet acharnement contre elle est indécent et injuste», affirme clairement l'ex-candidate à la présidentielle dans une interview au Journal du dimanche.
Ségolène Royal explique le retour au ministère de la Justice de Rachida Dati cinq jours seulement après son accouchement par la formule «à fonction exceptionnelle, comportement exceptionnel». «Se remettre debout cinq jours seulement après avoir subi une césarienne, c'est trop rapide, sans doute», nuance-t-elle toutefois.
«Sarkozy a gommé Dati de l'espace politique»
Avant d'adresser une pique à Nicolas Sarkozy : «quel choix a-t-on lorsqu'on est Garde des Sceaux et que le président de la République décide d'annoncer une importante réforme de la Justice un mercredi alors qu'on a accouché le vendredi précédent», lâche-t-elle, tout en assurant qu'elle «milite» toujours pour un allongement du congé maternité.
«Pourquoi Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas laissé à sa ministre le soin d'annoncer la suppression des juges d'instruction ? Où était l'urgence ? Le faire ainsi, à sa place, relève de la provocation. C'est une façon de la gommer de l'espace politique», assène encore Ségolène Royal qui «comprend que Rachida Dati se soit sentie obligée d'être présente aux côtés du chef de l'Etat lors de la rentrée solennelle de la Cour de Cassation».
L'ancienne ministre de la Famille ose même en «plaisanter» : «je conseillerais au père de l'enfant de prendre un congé paternité, ce Royal cadeau que j'ai fait à tous les pères lorsque j'étais ministre de la famille».
Jeudi 1 er janvier, Rachida Dati envisageait encore de déjeuner en
ville. Preuve que sa grossesse se sera déroulée jusqu'au bout ou
presque sans problème. Mais vendredi, vers 13 heures, la ministre de la
Justice a accouché par césarienne d'une petite fille. Admise trois
heures avant dans une clinique de l'Ouest parisien, la garde des Sceaux
a donné naissance à une petite Zohra. Un choix en forme d'hommage à la
mère de la ministre, prénommée Fatim-Zohra.
C'est le premier
enfant de Rachida Dati, âgée de 43 ans. Elle avait officialisé sa
grossesse en septembre dernier. Depuis, la ministre a refusé de révéler
le nom du père de l'enfant, ce qui a suscité de nombreuses rumeurs.
Durant
sa grossesse, elle s'est beaucoup irritée des commentaires de son
entourage du type « vous devriez vous reposer ». Au point que le sujet
est devenu, au fil des semaines, tabou. « En réalité, je ne refuse pas
du tout d'en parler, confiait la ministre au Figaro, mais, au lieu de
me féliciter, les gens me demandent sans cesse si je ne suis pas
fatiguée ! » Or, pour Rachida Dati, la grossesse « n'est pas une
maladie ». « Le corps est fait pour cela. »
Si Rachida Dati
n'a pas voulu alléger son emploi du temps, c'est aussi parce qu'elle a
gardé en mémoire l'image des nombreuses grossesses de sa mère qui ne
l'ont pas empêchée de se tenir debout, y compris quelques heures après
un accouchement. Elle raconte cette anecdote : « Ma mère se plaignant
depuis quelques semaines de maux de ventre, je finis un jour par la
convaincre de l'emmener chez le médecin. Et là, quelle surprise ! Le
médecin nous annonce qu'elle est enceinte de cinq mois ! Ma mère n'y
croyait pas ! “À mon âge !” disait-elle. C'est ainsi qu'est née ma
dernière sœur, et toujours sans problème. » Avant d'accoucher, Rachida
Dati avait annoncé qu'elle ne s'accorderait qu'une « petite semaine de
congé maternité ». Vendredi, en fin de journée, le cabinet de la garde
des sceaux n'avait pas fait de communiqué pour annoncer la naissance.
L'Élysée s'est également refusé à tout commentaire. C'est donc une
communication a minima que privilégie Rachida Dati.
« Il n'y a pas que la politique dans la vie »
L'événement
est très rare dans l'histoire de la République. Avant elle, en 1992,
Ségolène Royal, ministre dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy,
avait donné naissance à une fille. Florence Parly, secrétaire d'État au
Budget dans le gouvernement Jospin, avait également connu les joies de
la maternité. En Espagne, la ministre de la Défense, Carme Chacon, a
accouché d'un petit garçon en juin dernier.
Pour Rachida Dati,
ce congé maternité intervient à un moment clé de sa carrière politique.
Sous pression depuis plusieurs mois, la protégée de Nicolas Sarkozy est
sur la sellette. Il y a quelques jours, elle a confié à son cabinet à
propos de son avenir politique : « Il va y avoir une surprise. » Une
phrase mystérieuse qui a relancé les spéculations. À l'UMP, on n'exclut
pas que la maire du VII e arrondissement de Paris se décide à prendre
la tête de liste aux européennes en Ile-de-France. Une candidature dont
n'a pas voulu Rama Yade. Lassée par les critiques, Rachida Dati confie
« qu'il n'y a pas que la politique dans la vie ». Elle n'exclut pas un
jour de rejoindre le monde de l'entreprise. Elle aurait reçu une offre
du groupe Total.
«La politique n'est pas un show. Cette vision de la politique axée
sur le marketing, qui s'inscrit dans la logique de la publicité
commerciale, qui néglige le fond, c'est le genre de cérémonie qui est
entre le show business et le rassemblement de secte». Non, cette phrase
assassine sur le meeting que tenait samedi Ségolène Royal au Zénith de Paris ne provient pas d'un communiqué de l'UMP, mais bien d'Henri Emmanuelli, qui était sur Radio-J ce dimanche.
Le député des Landes, figure de la gauche du PS, qui soutient la
motion de Benoît Hamon, n'a pas fait dans la dentelle dimanche pour
dire tout le mal qu'il pensait du «stand-up» de Ségolène Royal, qui a
fait samedi assaut de modernité, prononçant son discours à la manière
d'une actrice, sans pupitre, arpentant en jeans la scène du Zénith
devant 4.000 de ses partisans.
De là à parler, comme le fait Henri Emmanuelli, de secte... Il «y avait
à la fin des slogans tels que 'fraternité, fraternité, fraternité'»,
explique le député des Landes, qui n'est «pas certain que c'est comme
ça qu'on fait de la politique». Pour lui, «ce dont souffre le Parti
socialiste aujourd'hui, c'est justement de dépolitisation et ce genre
de manifestation ne fait que renforcer la dépolitisation». Et de
terminer par une ultime banderille : «je n'ai rien entendu sur le fond».
La critique d'Emmanuelli est la plus meurtrière, elle n'est pas la
seule. A gauche, si François Hollande a préféré ne pas commenter la
performance de son ex-compagne, Bertrand Delanoë ne s'est, lui, pas
gêné. «Chacun fait les choses selon son style, nous ne sommes pas tous
identiques. Moi, je fais mon travail, je suis quelqu'un de naturel qui
ne se met pas en scène», a expliqué le maire de Paris, qui assistait à
une fête de la Rose à Pau.
Quant à Martine Aubry, elle a préféré jouer la carte de la sobritété :
«Chacun son style. Je préfère être avec le parti et les militants.
Laissons chacun être comme il est. Je n'ai rien à dire dès lors qu'on
n'était pas dans la confrontation, dans le débat d'idées». Et
d'insister : «Je ne me confronterai qu'aux idées et qu'on ne me dise
pas que ce sont des attaques de personnes».
Face à cette série de tacles à gauche, l'UMP a eu beau jeu de ne pas
insister. Xavier Bertrand, invité du Grand Rendez-vous Europe 1/ Le
Parisien, c'est contenté d'ironiser sur le mot «fraternité» scandé par
Royal, estimant qu'il s'adressait «au PS, qui en a bien besoin». Pour
le reste, le ministre du Travail s'est contenté d'expliquer que «la
politique, c'est du fond plus que de la forme. Les Français sont
attentifs aux convictions, aux idées plus qu'à la mise en scène».
Et si notre sensibilité politique n'était pas le fruit de notre
libre arbitre ou de notre environnement familial mais de notre
propension à avoir peur, à être stressé ? C'est ce que suggère une très
sérieuse étude (1) publiée jeudi aux Etats-Unis dans la revue Science.
Les chercheurs de plusieurs universités américaines ont fait passer un
test à 46 personnes politiquement motivées qu'ils ont fait réagir à un
bruit soudain et à des images inquiétantes : une araignée sur le visage
d'une personne affolée, une plaie couverte d'asticots et une figure en
sang.
Ils ont ensuite mesuré leurs réactions physiques «de peur»
telles que le clignement des yeux et la transpiration, avant de
recouper ces reflexes avec les positions politiques des cobayes. Les
personnes aux positions les plus conservatrices qui se déclarent en
faveur de la peine de mort, du patriotisme, de la guerre en Irak, des
dépenses militaires ont été davantage effrayées par les images. Leurs
réactions physiques à ces stimuli menaçants sont nettement plus fortes
que celles des citoyens se disant proches des valeurs de la gauche
américaine et pour le pacifisme, le contrôle des armes, le droit à
l'avortement, et le mariage homosexuel. Kevin Smith, un des auteurs de
l'étude, estime que les sujets conservateurs sont plus sensibles aux
menaces qui surgissent dans leur environnement proche, et ont tendance
à plébisciter les politiques qui protègent l'ordre social.
L'ADN influence-t-il nos choix politiques ?
Les
résultats de cette étude sous-entendent que la sensibilité politique
est liée à certaines réactions physiologiques, présentes dans notre
corps dès notre naissance, et donc à notre ADN, estiment les auteurs de
l'article. Ces scientifiques spéculent que des gènes influencent
l'activité neuronale régulant le fonctionnement de l'amygdale, la zone
du cerveau qui nous avertit de la présence d'un danger dans notre
environnement et déclenche une réaction de peur puis de fuite et de
lutte. «Nous ne clamons pas avoir trouvé un lien définitif de cause à
effet mais il existe une corrélation entre la biologie et les opinions
politiques», résume Kevin Smith.
«Cette étude a découvert le
chainon manquant entre les gênes et notre cerveau d'une part et notre
tempérament et nos convictions politiques, d'autre part » s'est réjoui
James Fowler, un scientifique de l'université de Californie. Fowler n'a
pas participé à l'étude que publie Science, mais en mai dernier son
équipe avait trouvé une variante du gêne MAOA dont les porteurs sont
plus susceptibles d'aller voter que les personnes qui possédaient une
autre variation de ce gêne. Toutefois, d'autres scientifiques tels que
Jon Krosnick qui enseigne la science politique à Stanford, dénoncent la
méthodologie insuffisante de l'étude. «Il est impossible d'obtenir des
conclusions fiables avec un tel échantillon : les personnes interrogées
sont pour la plupart d'origine blanche et viennent de la même petite
ville de Lincoln, en plein Midwest, au Nebraska», regrette-t-il.
(1)
L'étude a été menée par des chercheurs des universités Rice au Texas,
Nebraska-Lincoln, de l'Illinois et par le Virginia Institute for
Psychiatric and Behavioral Genetics
Le
roi des Belges Albert II a refusé jeudi soir la démission que lui avait
soumise trois jours plus tôt le Premier ministre flamand Yves Leterme,
illustrant la difficulté à trouver une issue à la crise politique qui
secoue la Belgique depuis plus d'un an.
Le chrétien-démocrate
Yves Leterme, qui avait posé sa démission sur la table dans la nuit de
lundi à mardi faute d'avoir réussi à négocier une nouvelle réforme de
l'Etat belge entre francophones et néerlandophones, est ainsi remis en
selle pour la troisième fois en un an.
Faute de volontaire pour
le remplacer, il devra se remettre au travail et tâcher de trouver
malgré tout la voie du "dialogue institutionnel" entre les deux grandes
communautés linguistiques du pays.
Le communiqué du palais
diffusé jeudi soir ne lui donne pas le choix: "le roi a refusé la
démission du gouvernement et a demandé au gouvernement de promouvoir au
maximum les chances de ce dialogue".
Vu l'impossibilité jusqu'ici
-malgré des mois de tractations -à arriver à un accord sur une réforme
des institutions fédérales du pays, le roi a néanmoins chargé trois
personnalités d'"examiner de quelle manière des garanties peuvent être
offertes pour entamer d'une manière crédible un dialogue
institutionnel".
Ces trois "sages" sont le député francophone
bruxellois François-Xavier de Donnea (libéral), l'eurodéputé wallon
Raymond Langendries (centriste), ainsi que le ministre-Président de la
petite communauté germanophone de Belgique, le socialiste Karl-Heinz
Lambertz, selon un communiqué du palais.
Ces médiateurs auront pour seule mission de préparer le terrain à la réforme de l'Etat.
Ils
auront ainsi la tâche ardue de convaincre enfin les partis flamands, à
commencer par le cartel CDV/NVA dont est issu M. Leterme, de la volonté
des francophones "de s'engager dans une discussion communautaire sans
tabou", commentait tard jeudi soir le quotidien La Libre Belgique sur
son site internet.
Ces trois hommes devront travailler vite pour
montrer que les choses ne s'enlisent pas une fois de plus: ils devront
faire un rapport au roi à "la fin du mois", dit le communiqué de Palais.
Selon La Libre Belgique, ils seront reçus dès mardi prochain par le roi, au lendemain de la fête nationale belge le 21 juillet.
L'impossibilité
de s'entendre sur les conditions d'une réforme de l'Etat est au coeur
de la crise politique qui agite la Belgique depuis les législatives de
juin 2007.
La méfiance est en effet flagrante dans les relations
entre néerlandophones et francophones. Les premiers, les plus nombreux
avec 60% des 10 millions d'habitants du pays, veulent à tout prix
obtenir plus d'autonomie pour leur riche région, la Flandre. Les
seconds les accusent de vouloir faire de l'Etat fédéral une coquille
vide pour mieux faire éclater la Belgique dans un deuxième temps.
De
nombreux analystes s'accordent à pronostiquer pour la Belgique, dont
les institutions fédérales datent de 1993, un avenir confédéral.
Après Ironman, Hulk 2, un nouveau blockbuster bientôt en salle : Super Ségo !
«Je trouve le gouvernement particulièrement inerte» sur la flambée
des prix du pétrole et ses conséquences sur le pouvoir d'achat, a
estimé Ségolène Royal sur France Inter, mardi matin. «Il suffirait de
reprendre la moitié des superprofits de Total pour les transformer en
chèques de 300 euros», qui pourraient être «donnés aux familles et aux
retraités», afin «qu'ils puissent remplir leur cuves pour cet hiver»,
a-t-elle suggéré.
Ségolène Royal n'en est pas à sa première
offensive sur le sujet : en juin déjà, elle estimait que les «profits»
de Total étaient «un bien collectif» qui devaient être «prélevés» en
faveur des énergies renouvelables. L'opposition a proposé plusieurs
fois de taxer les superprofits des compagnies pétrolières, à l'instar
de Bertrand Delanoë, qui a récemment fustigé les dirigeants du groupe
pétrolier français qui «se goinfrent» alors que les cours du brut
explosent. L'association UFC-Que Choisir s'est également illustrée en
demandant, à plusieurs reprises, «un plan Marshall pétrole qui aiderait
les consommateurs à diminuer leur dépendance».
Des demandes
taxées de «démagogie» et de «populisme» par l'UMP. Selon Patrick
Devedjian, secrétaire général de l'UMP, «il faut savoir que Total fait
90 à 95% de son chiffre d'affaires à l'étranger et qu'il ne faudrait
peut-être pas les pousser trop pour qu'ils aillent s'installer dans un
autre pays. Là, on aura gagné le gros lot».
«Taxe Robin des Bois»
Total
prend déjà en charge une partie de l'aide à la cuve pour les 700.000
foyers non imposables chauffés au fioul. En juin dernier, le patron de
Total, Christophe de Margerie a accepté de renouveler l'augmentation
de 150 à 200 euros, soit un montant compris «entre 30 et 40 millions
d'euros», à condition que d'autres entreprises pétrolières présentes en
France participent, elles aussi, à cet «effort citoyen».
En Europe, l'idée d'une «taxe Robin des Bois»,
ainsi dénommée en Italie où elle est appliquée depuis juin, gagne du
terrain. Le but : «prendre aux riches pour donner aux pauvres». La taxe
a permis à l'Etat italien de relever de 27% à 33% le taux de l'impôt
sur les sociétés pour les groupes pétroliers. Au Portugal, un nouvel
impôt, dont le taux a été fixé à 25%, s'appliquera aux gains
extraordinaires des pétroliers suite à une modification du calcul de la
valorisation de leurs stocks. L'idée est également mise en œuvre en
Grande-Bretagne. Aux Etats-Unis, elle ressurgit, notamment à
l'initiative du candidat démocrate Barack Obama.
L'étalage
de la vie privée de Nicolas Sarkozy n'a pas été du goût des Français.
Mais Carla Bruni, elle, semble avoir les faveurs du public dans son
nouveau rôle de première dame. L'ex-top model a exprimé son souhait
d'oeuvrer en faveur de l'humanitaire aux côtés de son époux. Des
commentateurs voient en elle l'inspiratrice d'un style plus sobre et
moins bling-bling du Président. Mais pour l'heure, aucune "effet Carla"
ne se fait ressentir sur la cote de popularité du chef de l'Etat.
"Nous
n'avons pas (...) les mêmes centres d'intérêt. J'ai essayé de partager
avec elle ma passion pour l'histoire de la Ve République mais elle ne
s'intéresse qu'aux robes, qu'aux soirées", a précisé Rama Yade au
Nouvel Observateur en évoquant Rachida Dati. Les deux femmes se
côtoient pourtant souvent. En effet, elles sont toutes deux
particulièrement appréciées du chef de l'Etat.
Rachida
Dati, ancienne porte-parole du candidat Sarkozy pendant la campagne
présidentielle, est restée proche du chef de l'Etat après son élection
malgré une réputation autoritaire su ministère de la Justice(démissions
dans son cabinet , rapports tendus avec les magistrats). Elle l'a
accompagné dans ses voyages présidentiels, et assiste aux soirées
élyséennes. Rachida Dati bénéficie par ailleurs d'une importante
popularité (55% des Français sont satisfaits de son action selon un
sondage d'OpinionWay réalisé début avril pour Métro)
Rama
Yade, qui s'était faite remarquée pendant le discours d'investiture du
candidat UMP en janvier 2007, apparaît également proche du chef de
l'Etat. Suite à son "coup de gueule" sur l'accueil réservé à Mouammar
Kadhafi ("Notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant
peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits"), certains ont
donné de la voix, contestant le bien-fondé du maintien de la Secrétaire
d'Etat au gouvernement. Mais le chef d'Etat a fait part à Rama Yade de
sa "confiance" et son "amitié"... lesquelles ne se sont jamais vraiment
démenties en dépit de gaffes répétées.
Andrée
Sarkozy, la mère du chef de l'Etat, a pu lui causer quelques soucis au
cours de sa première année de mandat. Etonnamment, elle a commenté la
vie sentimentale de Nicolas Sarkozy dans le magazine Point de Vue en
décembre 2007. Elle y précisait qu'elle ne souhaitait pas le voir se
remarier. Plus récemment, à Neuilly, "Dadou", comme elle est parfois
surnommée, a affiché son soutien à Arnaud Teullé, candidat... dissident
de l'UMP.
"La
prochaine fois, c'est la porte", aurait lancé le chef de l'Etat à la
fin du mois d'avril. "Il n'y aura pas de nouvel exemple" de couac "sans
sanction". Même s'il n'a cité aucun nom, Nicolas Sarkozy visait
notamment Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s'était déclarée victime
d'"un concours de lâcheté et d'inélégance" de la part de son ministre
de tutelle, Jean-Louis Borloo, et de Jean-François Copé lors de
l'examendu texte sur les OGM. Mais la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie a
bénéficié de la clémence présidentielle. Son poids politique a été
renforcé fin mars. De même que Xavier Bertrand, elle a été nommée
secrétaire générale adjointe de l'UMP.
Surnommée
la Castafiore ou Madame Sans-Gêne en raison de son franc-parler et son
côté "bagarreur", Nadine Morano est d'une fidélité absolue à Nicolas
sArkozy. Elle a récemment opéré un retour en grâce à ses yeux. Priée de
se faire discrète pendant de la campagne présidentielle, elle a intégré
le gouvernement en mars comme Secrétaire d'Etat à la famille.
Récemment, Nicolas Sarkozy aurait apprécié son analyse de la crise de
la carte famille nombreuse, qu'elle préconisait de ne pas supprimer.
Nicolas
Sarkozy n'est pas proche de Michèle Alliot-Marie. Elle a symbolisé
l'ouverture aux chiraquiens lors de la constitution du gouvernement et
maintient quelques hautes ambitions. Nicolas Sarkozy ayant placé ses
proches aux postes-clés du ministère de l'Intérieur, la ministre
dispose d'une marge de manoeuvre relativement réduite. Cependant, elle
dispose d'un atout majeur : sa popularité (55% d'opinions favorables).
«Hillary et Bill», le documentaire de René-Jean Bouyer décrit une femme et un homme au service d'une seule ambition: le pouvoir.
Ils
s'en étaient fait le serment, bien avant d'échanger des promesses de
mariage: Hillary Rodham ferait tout pour conduire Bill Clinton à la
Maison-Blanche; puis, à l'issue de ses deux mandats, Bill aiderait
Hillary à devenir la première présidente des États-Unis. C'est cette
ascension, contre vents et marées, entre affaires financières et
aventures extraconjugales, que raconte le passionnant documentaire de
René-Jean Bouyer, diffusé ce soir sur France2.
Pour réaliser
le portrait des Clinton à l'heure où Hillary se lance dans la course à
la présidence, le réalisateur a visionné des centaines et des
centaines d'heures de films: «Il existe 12 000 cassettes soit
6 000 heures de films tournés par la Maison-Blanche, explique-t-il. Ces
images étaient inaccessibles jusqu'à l'ouverture récente de la
bibliothèque Clinton à Little Rock, sa ville natale, qui réunit toutes
ses archives, y compris visuelles. Nous avons été les premiers à les
visionner. Nous avons aussi acheté des films sur la jeunesse de Bill à
une chaîne locale.»
Cette plongée dans la vie des Clinton donne
une biographie édifiante du couple par ses proches : des camarades de
jeunesse et d'université, des professeurs, le pasteur qui les a mariés
et des adversaires politiques. «Ce qui est frappant, c'est que tous
font le même portrait d'Hillary, poursuit le réalisateur. Une femme au
caractère affirmé, ambitieuse et distante, alors que lui est un homme
du Sud, chaleureux et charismatique.»
Profondément liés
Et
grand amateur de femmes comme l'a révélé l'affaire Lewinsky. «Ce
couple se déchire, mais il est inséparable. Bill et Hillary sont
profondément liés, ils éprouvent une fascination mutuelle. Je crois
qu'elle l'aime profondément. Et puis, elle a toujours su que, sans lui,
elle n'arriverait pas à entrer dans la course à la présidence.» Le
peut-elle encore face à un Obama qui a le vent en poupe? «Rien n'est
joué, insiste René-Jean Bouyer. À la même époque, Bill Clinton ne se
trouvait pas dans une situation très confortable non plus. L'image
qu'elle dégage, celle d'une femme manquant de sincérité, est plus
dangereuse que son rival Obama. Elle travaille cette image mais elle
manque de charisme. Une qualité qui ne s'apprend pas.»
Le chef de la diplomatie finlandaise, Ilkka
Kanerva, a reconnu lundi avoir bombardé de SMS coquins une danseuse
érotique dont il avait d'abord réfuté les déclarations publiées dans un
journal.
"Oui, oui!": le ministre conservateur est finalement
passé aux aveux devant la presse finlandaise qui le pressait de
questions en marge d'un conseil européen, lundi à Bruxelles.
Son porte-parole a confirmé l'information à l'AFP.
Selon
Johanna Tukiainen, une effeuilleuse de 29 ans vivant aux Etats-Unis, M.
Kanerva, 60 ans, lui a envoyé entre 150 et 200 messages depuis leur
rencontre en Laponie, dans le grand nord finlandais, fin janvier.
"Il m'a bombardée de textos", a-t-elle déclaré au quotidien Iltalehti, affirmant être en mesure de prouver ses allégations.
La
jeune femme, une blonde pulpeuse dont les journaux publient des photos
décentes en blouse d'infirmière, a précisé que les messages de son
admirateur étaient "suggestifs" et qu'ils contenaient des invitations à
dîner.
M. Kanerva n'en est pas à son coup d'essai. Il y a trois
ans, ce père de famille avait déjà eu les honneurs de la presse pour
des textos univoques envoyés à de jeunes top-modèles.
Le président du Parti conservateur et vice-Premier ministre, Jyrki Katainen, s'est dit "perplexe".
L'intéressé a plaidé que les électeurs auraient l'occasion de donner leur avis lors des prochaines échéances électorales.
Un
politicien mexicain a simulé son propre enlèvement pour passer la nuit
avec des prostituées sans que son épouse le sache, ont révélé vendredi
les autorités d'Aguascalientes, dans le centre du Mexique.
La
femme de Marcos Tachiquin, dirigeant local du Parti d'action nationale
(PAN, droite catholique), ne voyant pas rentrer son mari mercredi
matin, a lancé un appel sur une radio pour tenter de le localiser et le
présentateur de l'émission a aussitôt appelé le procureur.
Marcos
Tachiquin a regagné son domicile peu après et a prétendu qu'il avait
été enlevé par six hommes armés qui lui avaient dérobé son argent, son
téléphone portable et l'avaient battu avant de le libérer en rase
campagne loin d'Aguascalientes.
Le politicien a conclu en
accusant la police "de ne pas faire son travail comme il se doit", ce
qui a rendu furieux le maire d'Aguascalientes qui, après enquête, a
révélé que Marcos Tachiquin, accompagné de deux amis, avait passé la
nuit au Gold Palace, établissement de prostitution d'Aguascalientes,
jusqu'à 08h30 du matin (mercredi).
"Marcos Tachiquin, à la double
conduite morale, n'a jamais été enlevé, il n'a jamais été battu, on ne
lui a volé ni argent ni téléphone portable", a déclaré le maire,
adversaire politique Marcos Tachiquin.
"Il était gai et était entouré de plusieurs filles qui travaillent" dans l'établissement, a témoigné un policier.
Le
fils cadet du président de la République, qui avait pris part
activement à la campagne en vue des municipales à Neuilly-sur-Seine, le
fief historique de son père, a finalement annoncé mercredi qu'il était
bien candidat mais aux cantonales des 9 et 16 mars prochains.
Son nom avait un temps circulé
pour prendre la tête d'une liste UMP à Neuilly (Hauts-de-Seine) pour
les municipales des 9 et 16 mars prochains, après le lâchage de David
Martinon. Jean Sarkozy se présente finalement aux cantonales,
organisées aux mêmes dates et toujours à Neuilly (Neuilly-Sud). Le fils
cadet du président de la République a annoncé sa candidature mercredi.
Le jeune homme âgé de 21 ans
a précisé que cette décision de se présenter avait été prise "en plein
accord" avec Arnaud Teullé. C'est ce dernier qui était jusqu'à présent
candidat pour l'UMP sur ce canton. C'est lui aussi qui conduit, sans le
soutien du parti de la majorité cette fois, une liste aux municipales à
Neuilly, le bastion historique de Nicolas Sarkozy.
Xavier Darcos détaille mercredi les nouveaux
programmes du primaire, qui s'appliqueront à la rentrée 2008 et qui
marqueront un "retour aux fondamentaux" en intégrant notamment
l"instruction civique et morale" souhaitée par Nicolas Sarkozy, a
affirmé le ministère.
Quelques jours après le discours sur le
primaire prononcé vendredi à Périgueux par le président de la
République, le ministre de l'Education présentera à la presse un
fascicule d'une trentaine de pages portant sur les programmes dans les
écoles maternelles et élémentaires.
"Il s'agit d'un projet de
programmes, qui sera ensuite soumis aux enseignants lors d'une
demi-journée banalisée prévue après les vacances d'hiver. Ils pourront
faire remonter leurs remarques, avant que les textes soient soumis au
Conseil supérieur de l'Education", a précisé le ministère.
Ces
nouveaux programmes font suite à la décision du ministre de supprimer
le samedi matin au primaire à la rentrée 2007, au profit d'un
accompagnement renforcé des élèves les plus en difficulté.
Dans
un communiqué, le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, a dénoncé
mardi "la politique du secret" qui entourait l'élaboration de ces
programmes. "Nous trouvons sidérant leur mode de préparation. En 2002,
date d'élaboration des derniers programmes, il y avait eu une
consultation approfondie des personnels, notamment des formateurs en
IUFM (formation des maîtres). Là, on est incapable de dire quels
experts les ont élaborés", a déclaré son secrétaire général, Gilles
Moindrot.
"Les nouveaux programmes de l'école primaire
présenteront en quelques pages, dans un langage évitant tout jargon,
l'ensemble d'un cursus disciplinaire désormais recentré sur le français
et les mathématiques", avait déclaré Nicolas Sarkozy vendredi, ajoutant
que vocabulaire, orthographe et grammaire seraient des disciplines
"remises à l'honneur".
Il avait aussi annoncé l'introduction
d'une "instruction civique et morale" dans le cadre duquel entrera
"l'initiation des enfants au drame de la Shoah" ou encore
"l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la
connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République
française: le drapeau tricolore, Marianne, l'hymne national, à l'écoute
duquel nos enfants devront se lever".
ndrl : en cadeau une image gif de mon pote Martin Vidberg, n'hésitez surtout pas aller visiter son blog (en lien dans mes blog favoris)
Jean Sarkozy rêve désormais d'être élu conseiller général des
Hauts-de-Seine, lors de la cantonale partielle qui aura lieu le 9 mars.
Écarté par Jean-Christophe Fromantin de la nouvelle liste d'union aux
municipales de Neuilly, Jean Sarkozy, en accord avec l'UMP, ne devait
plus faire parler de lui après le putsch anti-Martinon, mené avec ses
colistiers Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard. L'UMP avait négocié
avec Fromantin que cette dernière, conseillère générale, aurait une
place sur la nouvelle liste. C'était sans compter sur la détermination
du fils du président. Celui-ci a discrètement rencontré Fromantin
samedi matin pour lui proposer un deal : «Vous me laissez me présenter
au conseil général, et vous ne prenez pas Marie-Cécile Ménard sur votre
liste.» Une proposition que Fromantin s'est empressé d'accepter, trop
content de laisser tomber une colistière dont il ne voulait pas.
17
personnalités se réclamant de "sensibilités très diverses", de gauche,
centriste ou d'inspiration gaulliste, ont signé "un appel du 14 février
pour une vigilance républicaine" publié dans l'hebdomadaire Marianne de
cette semaine. Sans mentionner le nom de Nicolas Sarkozy, cet appel
reprend des critiques formulées contre le style de gouvernement ou les
grands thèmes défendus par le chef de l'Etat. Parmi les signataires,
Dominique de Villepin, Ségolène Royal et François Bayrou.
Ils viennent de tout l'échiquier politique.
Du PCF au Nouveau Centre, des souverainistes au PS ou au MoDem,
dix-sept personnalités politiques ont signé un appel "pour une
vigilance républicaine". Il est publié par l'hebdomadaire Marianne de
cette semaine. Les signataires affirment avoir "en commun un certain
nombre de convictions et de valeurs". Ils entendent notamment
réaffirmer "leur attachement au principe républicain" et "leur refus de
toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à
la monarchie élective".
Sans mentionner le nom de Nicolas Sarkozy,
cet appel reprend nombre de critiques formulées contre le style de
gouvernement ou les grands thèmes défendus par le chef de l'Etat, comme
son discours sur la religion. Les signataires rappellent par exemple
"leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante",
"à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information" et
enfin "à une politique étrangère digne, attachée à la défense des
droits des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale et
de construire une Europe propre à relever les défis du XXIe siècle".
Reconnaissant avoir "sur un certain nombre de sujets importants des
positions très différentes", les signataires s'engagent "à défendre
séparément ou ensemble ces impératifs comme toujours ce fut fait au
cours de l'histoire de la République".
Parmi les dix-sept signataires de l'appel figurent
notamment l'ancien chef de cabinet du général de Gaulle, Pierre
Lefranc, et Jean-Paul Bled, président des cercles universitaires
d'études de recherches gaulliennes, mais aussi Ségolène Royal, Bertrand
Delanoë et Arnaud Montebourg pour le PS, François Bayrou, Marielle de
Sarnez, Corinne Lepage et Jacqueline Gourault (MoDem), Dominique de
Villepin (UMP), Jean-Pierre Chevènement (MRC), Noël Mamère (Verts),
André Gérin (PCF), Jean-Pierre Brard (app-PCF), Nicolas Dupont-Aignan
(souverainiste) ou Maurice Leroy et Jean-Christophe Lagarde (Nouveau
Centre).
Le Premier ministre François Fillon a vivement réagi à cet appel.
En déplacement à Laval (Mayenne), le Premier ministre a déploré "une
attitude profondément anti-démocratique". Il a dénoncé une "chasse au
président de la République" par la gauche, qui concentrerait sur
Nicolas Sarkozy des attaques d'une "violence inouïe". "Ces critiques
qui n'ont rien à voir avec la vie politique ne sont destinées qu'à
atteindre un seul objectif : essayer de nous freiner dans notre effort
de réforme". Visant sans le nommer Dominique de Villepin, qui n'a
jamais détenu de mandat électif, François Fillon met en cause
"l'acharnement que mettent certains responsables politiques qui n'ont
pas été élus par les Français, pas été choisis par les Français, à
tenter de déstabiliser" Nicolas Sarkozy.
L'"affaire"
David Martinon à Neuilly-sur-Seine, fief sarkozyste, constitue une
nouvelle tempête pour la majorité présidentielle, sur fond de sondages
en berne pour le chef de l'Etat et d'inquiétudes croissantes à l'UMP à
quatre semaines des municipales.
Le
porte-parole de l'Elysée, investi fin septembre 2007 par l'UMP dans
cette ville sur avis de Nicolas Sarkozy, qui en fut maire pendant 19
ans, a retiré sa candidature lundi, débarqué par un trio mené par le
propre fils du président, Jean Sarkozy.
Il a également présenté sa démission de son poste de porte-parole de l'Elysée à Nicolas Sarkozy, qui l'a refusée.
Le
chef de l'Etat, dont la cote de popularité est en chute libre, ne
pouvait se permettre un échec de l'UMP dans ses anciennes terres, qui
aurait été synonyme de défaite personnelle, d'autant qu'il avait
personnellement imposé son porte-parole, en dépit de mouvements
d'humeur locaux. En déplacement en Guyane, M. Sarkozy ne s'est pas
encore exprimé publiquement sur le sujet.
Ce
coup de théâtre, intervenu après la révélation samedi d'un sondage
confidentiel créditant M. Martinon de seulement "40% des voix" au 1er
tour face à son adversaire divers-droite Jean-Christophe Fromantin
(45%), a suscité un profond embarras à l'UMP.
"Les
informations déboulent avec la force et la diversité d'une grosse
avalanche, donc j'aimerais y voir plus clair", avouait dimanche le
président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, tandis que le
secrétaire général du parti, Patrick Devedjian, ne pouvait qu'admettre
"un peu de confusion".
Et
selon une source parlementaire, de nombreux députés UMP sont "très
énervés" par cette affaire. Il faut "une clarification, une remise en
ordre de bataille pour une échéance qui est maintenant proche", a
souhaité lundi M. Devedjian, successeur de Nicolas Sarkozy à la
présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, qui a convoqué une
réunion dans la soirée pour désigner la future tête de liste. "Nous ne
pouvons pas nous permettre de continuer dans ce climat", a averti
Dominique Paillé, secrétaire général adjoint de l'UMP.
Car
le désordre menace de s'accroître: candidat dissident dans le VIIIè
arrondissement de Paris, le maire sortant François Lebel, s'est senti
suffisamment "conforté" par les rebondissements à Neuilly, illustrant
pour lui l'échec des "parachutages", pour demander le retrait du
candidat officiel UMP Pierre Lellouche.
"Il
est plus que temps que les responsables nationaux de l'UMP sifflent la
fin de la récréation et remettent en ordre de bataille la maison UMP en
prenant les mesures qui s'imposent" face aux candidatures dissidentes,
a réagi M. Lellouche.
Les
adversaires politiques de Nicolas Sarkozy se sont engouffrés dans la
brèche, pointant des répercussions dépassant largement Neuilly.
François
Bayrou (MoDem) a dénoncé les "grâces et disgrâces" de la "monarchie"
Sarkozy, où les "histoires politiques se transforment perpétuellement
en histoires de famille". "On ne transmet pas le pouvoir en démocratie
par primogéniture mâle", s'est-il indigné face à l'implication du fils
du président, tandis que la presse parlait d'un "putsch" à "Sarkoville".
Dans
l'entourage du chef de l'Etat, certains voyaient dans la mise sur la
touche de David Martinon l'illustration de la fin de l'influence de
l'ex-épouse de Nicolas Sarkozy, Cécilia, dont il était le protégé. Le
maire PS de Paris Bertrand Delanoë a pour sa part décrit Neuilly comme
"révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la
politique qui (le) heurte".
« Un certain nombre de désaccords majeurs avec David Martinon ».
Telle est la raison avancée par trois colistiers de David Martinon pour
justifier leur décision de conduire à Neuilly une «liste de
rassemblement» concurrente.
Trois colistiers, mais pas des moindres. Cette désolidarisation du candidat Martinon, en difficulté selon un sondage confidentiel révélé
par Le Figaro, a été annoncée par le biais d'un courriel authentifié
envoyé par Jean Sarkozy. Le texte est signé par le fils du président de
la République, ainsi que par Marie-Cécile Ménard, numéro 2 sur la liste
UMP à Neuilly, et par Arnaud Teullé, figure locale de l'UMP qui
souhaitait briguer la Mairie avant que Nicolas Sarkozy ne favorise la
candidature de son porte-parole.
« Nous avons décidé de conduire
la liste de rassemblement pour les élections municipales à Neuilly,
afin de faire cesser les divergences au sein de la majorité
présidentielle sur notre commune », déclarent-ils dans ce texte. « De
très nombreux Neuilléens nous demandent de réagir et de travailler
ensemble pour notre ville. Dans ce nouveau contexte politique, nous
appelons au plus large rassemblement », ajoutent les trois signataires.
Aval de l'Elysée ?
Ce
coup de théâtre est intervenu quelques instants après une déclaration
du directeur de campagne de David Martinon assurant que, « bien sûr »,
ce dernier maintenait sa candidature à la Mairie de la ville la plus
riche de France, après une journée de confusion autour de son QG.
Selon
plusieurs sources interrogées par l'AFP, la décision du trio
Teullé-Ménard-Sarkozy n'a pu être prise sans l'aval du président. Ce
dernier devait s'envoler vers 22 heures pour la Guyane, en compagnie
-normalement- de David Martinon, dont l'avenir à l'Elysée est désormais
en question.
Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian,
a annoncé sur France2 une «réunion décisive» pour tenter de régler
cette crise entre «des gens de qualité, des habitants de Neuilly depuis
toujours» et «un garçon qui s'est engagé avec beaucoup de conviction
dans cette campagne et se heurte à de grosses difficultés». «Je
réunirai les principaux intéressés», demain soir à Neuilly à 18h30, et
«nous prendrons des décisions après avoir entendu tout le monde»,
a-t-il déclaré.
Sur le réseau social Facebook, dont Jean Sarkozy et David Martinon sont
deux adeptes, la rupture n'est pas encore consommée, et les deux hommes
y étaient toujours, à la mi-journée, affichés comme des «amis». En
revanche Arnaud Teullé, lui aussi membre du réseau, n'est toujours pas «ami» avec David Martinon.
«J'écoute, je lis, j'entends tout ce qui se dit. Après les
municipales, je prendrai avec sang-froid les décisions qui s'imposent.»
Qui visait Nicolas Sarkozy, hier, en ouvrant avec ce propos le Conseil
des ministres ? François Fillon coupable d'avoir laissé les députés UMP
s'en prendre la veille au secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant
? Les parlementaires UMP qui ne cachent plus leurs états d'âme et leur
ras-le-bol devant l'étalage de la vie privée du président dans les
médias ? Les ministres qu'on n'entend pas beaucoup défendre l'action et
le bilan du gouvernement ?
«Le rappel à l'ordre visait tout le
monde», résume un ministre. Les membres du gouvernement sont, en tout
cas, restés «scotchés» par le ferme avertissement du «chef», si l'on en
croit plusieurs témoins de la scène. Le message a été reçu cinq sur
cinq : silence dans les rangs !
Juste avant le Conseil des
ministres, le président avait déjà asséné devant sa garde rapprochée :
«Gardez votre sang-froid !» Sous-entendu : ce n'est pas parce que les
sondages sont moins bons qu'il faut tomber dans un profond pessimisme.
«Sang-froid»
était d'ailleurs le mot du jour. Le président l'a répété aux onze têtes
de liste aux municipales qu'il avait conviées à déjeuner au restaurant
D'chez eux, à Paris. Des candidats qui avaient en commun d'être tous
engagés dans des combats difficiles : Dominique Morvant (La Rochelle),
l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres (Tours), Anne Courtillé
(Clermont-Ferrand), Rachid Kaci (Nanterre), Delphine Burkli (Paris
IXe), Marie-Claire Restoux (Clichy-la-Garenne) ou encore Nora Berra
(Lyon VIIIe). «Il faut y croire», a-t-il encouragé.
C'est peu
dire que le président est exaspéré par la morosité qui gagne les rangs
de la majorité à un mois des municipales. On a très modérément apprécié
les critiques contre Guéant, mais aussi contre le rapport Attali :
«S'en prendre à Guéant, c'est attaquer Sarkozy» , dit-on à l'Élysée où
l'on est bien décidé à mater ce début de rébellion de la «base»
parlementaire. «On n'est pas agacé, on est énervé !», prévient un
conseiller. À ceux qui se plaignent de la surexposition de la vie
privée, un homme du Palais rétorque tout net : «L'étalage de la
connerie est plus grave que celui de la vie personnelle.»
Argumentaire de vingt pages
Nicolas
Sarkozy et François Fillon ont demandé aux secrétaires d'État Roger
Karoutchi et Laurent Wauquiez d'adresser, «d'ici à la fin de semaine»,
un argumentaire de vingt pages aux parlementaires qui servira de bilan
sur «les conséquences concrètes des neuf premiers mois d'action du
gouvernement». Un proche du président constate amèrement : «Alors que
le président est attaqué, on ne voit pas beaucoup de monde pour le
défendre.» Et de s'interroger sur le succès du mini-traité européen
«passé par pertes et profits».
Les ministres sont aussi dans le
collimateur. «Cela flotte sur les bancs du gouvernement. Au lieu de
commenter la vie privée du président, ils feraient mieux de répondre à
l'opposition», s'inquiète-t-on au Palais. La sortie du secrétaire
d'État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, hier devant la
presse parlementaire, invitant les conseillers de l'Élysée à «ne pas se
substituer au gouvernement» risque de ne pas arranger les choses.
François
Fillon, désormais plus populaire que le président dans les sondages,
n'est pas épargné : «Quand on entend dire que Fillon est un roc, on
rigole…», soupire un des plus proches collaborateurs du président.
Officiellement, Sarkozy ne commente pas les sondages. Il n'empêche,
cette nouvelle donne pèse sur la relation entre les deux hommes.
Mission culturelle de l'école, et éducative de la culture
le Figaro, 05/02/2008
Par Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication.
La
culture n'est pas un luxe. La rencontre avec l'art ne peut être le seul
fruit de la naissance ou du hasard. Parce qu'elle doit être possible
pour tous, elle doit avoir lieu dès l'école.
Parce que
l'intérêt pour la culture, chez un enfant, naît rarement du miracle
d'une seule rencontre, parce qu'il se construit, il doit faire l'objet
d'un apprentissage suivi, tout au long de la scolarité.
Sans
cet apprentissage, notre vie culturelle intense et les monuments qui
font la fierté de notre pays ne seront, pour nos enfants, et donc pour
le public de demain, qu'une forêt de symboles muets. Pour mieux
partager cette richesse, il faut faire preuve d'autant de détermination
que d'imagination.
Nous avons proposé avec Xavier Darcos un
plan en faveur de la généralisation de l'éducation artistique et
culturelle, qui consacre la mission culturelle de l'école tout comme la
mission éducative de la culture.
Pour ma part, je souhaite que
le ministère de la Culture et de la Communication devienne un centre de
ressources culturelles et artistiques pour les professeurs, pour les
parents et pour les jeunes, en mobilisant ses établissements publics et
les structures qu'il subventionne.
Nous proposerons tout d'abord
des ressources numériques, en créant un grand portail de l'éducation
artistique et culturelle, qui mettra à disposition de tous un choix
unique d'instruments pédagogiques très divers.
Ce portail sera
aussi un formidable outil pour l'éducation à l'image, qui est
aujourd'hui un enjeu fondamental. Pour y répondre, nous développerons
également le programme national «Écoles, collèges et lycées au cinéma»,
véritable école du spectateur, qui touche aujourd'hui 1,2 million
d'enfants, soit 10 % de la population scolaire. Mon objectif est
d'atteindre 2,5 millions d'enfants à l'horizon 2009.
La
télévision publique doit elle aussi réaffirmer son ambition
pédagogique, non seulement en proposant des programmes spécifiques,
mais aussi en développant la vente à la demande (VOD), les ressources
en ligne, pour que les enseignants réutilisent plus facilement ces
programmes en classe.
Ce sera un axe fort du nouveau contrat de
service public audiovisuel sur lequel nous travaillons en ce moment
même, pour défendre une télévision qui éveille les esprits, une
télévision qui donne envie d'aller au cinéma, au théâtre, au musée,
dans nos monuments… Dans tous ces lieux qui impressionnent ceux qui
n'en ont pas les clés et que nous devons donc rendre plus familiers.
Dans ce même esprit, le plan prévoit que chaque établissement scolaire
soit jumelé avec au moins un établissement culturel.
Nous
créerons ainsi un maillage qui permettra aux élèves d'assister
régulièrement à des spectacles, de visiter plus de monuments, de
musées, mais aussi de découvrir l'envers du décor, en participant à des
répétitions de théâtre, d'orchestre ou de danse.
Nous allons
nous appuyer sur nos 3 000 bibliothèques et tous nos centres
d'archives, sur nos 1 200 musées de France, nos centaines de scènes
théâtrales et musicales, nos salles d'art et d'essai, nos centres d'art
et nos grandes institutions nationales.
Pour aider les
enseignants à remplir leur mission de passeurs, le ministère de la
Culture et de la Communication complétera leur formation au sein des
IUFM et les accueillera dans ses grandes d'écoles d'art et
d'architecture.
Dès la rentrée 2008, ils accéderont
gratuitement aux musées et monuments nationaux dépendant de la Culture
et de l'Enseignement supérieur.
Le but n'est bien sûr pas de
transformer tous nos enfants en virtuoses ni en spécialistes de
l'histoire des arts, mais de faire en sorte que chacun puisse se
repérer dans la vie artistique foisonnante qu'offre notre pays.
Il
faut que chacun puisse librement forger son goût et se prendre de
passion pour telle ou telle discipline. La culture est une chance pour
tous.
Chacun ses torts peut être, mais peut-on tolérer qu'un élève insulte un enseignant/adulte ? Une gifle méritée est-elle synonyme de violence aggravée ? Peut-on porter un uniforme public pour défendre sa cause privée ? Quand finit la réprimande et le retour au respect obligatoire et vient le début de la violence ?
AFP : Un professeur, qui a
reconnu avoir giflé en classe un élève de 6e qui l'avait insulté, lundi
à Berlaimont (Nord), près de Maubeuge, a été placé pendant 24 heures en
garde à vue.
Il sera jugé fin mars pour "violence aggravée sur mineur", a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Lundi
matin, le professeur de technologie au collège Gilles-de-Chin, âgé de
49 ans, aurait poussé par terre les affaires de l'élève âgé de 11 ans
après lui avoir demandé de ranger une table en désordre au fond de la
classe, a-t-il expliqué à un correspondant de l'AFP.
Mais
l'élève lui aurait demandé une explication et le professeur l'aurait
poussé contre la porte du fond. L'enfant, le regardant dans les yeux,
aurait alors soufflé "connard" à l'adresse de l'enseignant qui l'a
giflé à ce moment.
En fin de matinée, le père du
mineur, lui-même gendarme, est arrivé en uniforme au collège pour
demander des explications au professeur avant de déposer plainte. Plus
tard, des policiers sont venus chercher l'enseignant chez lui et l'ont
placé en garde à vue 24 heures.
"En 30 ans de
carrière, on ne m'avait jamais parlé comme ça. Mon sang n'a fait qu'un
tour, et je l'ai giflé", a expliqué le professeur qui reconnaît avoir
un "tempérament autoritaire" et être "un peu maniaque". "On ne peut pas
accepter qu'un professeur gifle un enfant quelles que soient les
circonstances", a commenté le rectorat.
L'enseignant
a été suspendu jusqu'à son jugement pour "violence aggravée" le 27 mars
devant le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe.
«J'ai
présenté ma démission pour que les choses soient claires ». Quelques
jours avant la remise du rapport de la commission sur la revalorisation
du métier d'enseignant, Michel Rocard a décidé de la quitter.
L'ancien
premier ministre PS, dont la participation à ce groupe de travail avait
fait polémique en août -certains socialistes l'avaient accusé de
conforter ainsi la politique «d'ouverture» de Nicolas Sarkozy-,
souligne le «bon climat» qui a régné au sein du groupe présidé par
Marchel Pochard, mais dénonce une «exploitation politique mensongère et
manipulatrice» de ses travaux, initiée selon lui par Le Figaro.
«Je
veux être clair, nous n'évoquons pas directement dans notre rapport une
rémunération au mérite. Mais c'est certain : il faut améliorer la prise
en compte de la performance dans le déroulement des carrières des
enseignants», avait-il déclaré jeudi dans Le Figaro.
Le journal ayant titré en une «Rocard propose de payer les profs au
mérite», celui-ci avait ensuite précisé à l'AFP que le rapport de la
commission «n'évoquait en aucun cas une rémunération au mérite».
Michel
Rocard a expliqué que ses propos voulaient dire «clairement que dans
l'esprit de la commission comme dans le (sien), la reconnaissance du
mérite doit affecter essentiellement le déroulement des carrières, et
non pas la paie directe».
C'est un rapport innovant que va recevoir lundi Xavier Darcos sur le
métier d'enseignant. L'idée centrale de ce document, encore en cours de
finalisation, et dont le Figaro a pris connaissance ? Dessiner l'avenir
d'un métier qui deviendrait plus flexible et serait fondé sur un
nouveau système de rémunération. Derrière ce principe, se profile une
ébauche de rémunération au mérite. Ce rapport servira de base au
ministre, qui devrait au printemps annoncer ses propositions de
réformes. En place depuis fin septembre, le groupe de travail, présidé
par le conseiller d'État Marcel Pochard et auquel participe Michel
Rocard, dresse dans ce rapport de plus de 150 pages des pistes pour
réformer le statut des 800 000 enseignants. L'équation est complexe :
comment calmer le malaise enseignant à budget constant tout en motivant
un corps professoral qui se sent mal aimé et qui doit affronter des
situations de violences quotidiennes dans certains établissements.
Pour
lutter contre leur lassitude, le rapport veut en finir avec
l'affectation systématique de jeunes fraîchement émoulus des IUFM
(Institut universitaire de formation des maîtres) dans les ZEP. Pour
lutter aussi contre le faible niveau de salaire des jeunes enseignants
ils démarrent avec 1,3 fois le smic , ces derniers devraient recevoir
une prime de début de carrière. Et pour ceux qui veulent «souffler» au
cours de leur vie, le rapport préconise le développement des
passerelles avec le privé, mais aussi avec d'autres corps de la
fonction publique. Ces «secondes» carrières sont pour le moment
difficiles à mettre en œuvre.
Par ailleurs, est lancée l'idée
d'un «Erasmus des profs», sur le modèle de ce qui se pratique pour les
étudiants. Quelques enseignants de langues vivantes ont joué les
pionniers avec succès. En contrepartie, le groupe de travail insiste
sur une meilleure évaluation du travail des enseignants. Avec une
augmentation du nombre des inspecteurs et un renforcement du rôle du
chef d'établissement. Le but est clairement d'en finir avec une
pratique des notes identiques pour tous. En filigrane, même si elle ne
dit pas son nom, se dessine une rémunération au mérite, déjà pratiquée
dans les pays anglo-saxons et décriée par les syndicats français.
Révision du temps de service
Le
groupe de travail s'est également penché sur le temps de travail des
profs, une question très polémique. Actuellement fixé à 18 heures pour
un enseignant du secondaire titulaire d'un capes, le temps de présence
devant les élèves est la seule donnée prise en compte. Or, ils
accomplissent de multiples tâches qui vont de la correction des copies
à l'organisation des conseils de classe et des réunions avec les
parents. La commission réfléchit donc à une révision de ce temps de
service qui tienne compte de ces missions. Il ne s'agirait pas pour
autant d'une modification de leur temps de service, mais d'une
rémunération supplémentaire des services rendus en dehors de la
présence des élèves.
La commission revient aussi sur la
formation des enseignants en IUFM. Elle insiste sur la nécessité de
dispenser une pédagogie plus « pratique ». Elle veut diminuer le nombre
de nouveaux enseignants qui arrivent chaque année devant les élèves
sans formation à ce métier. Ils sont aujourd'hui un tiers. Les pistes
évoquées ont déçu la plupart des syndicats enseignants. «La commission
est passée à côté du sujet, estime-t-on au Snes, nous attendions une
revalorisation du métier, on nous répond annualisation du temps de
travail et heures supplémentaires.»
Une étude indépendante a comptabilisé les fausses déclarations du
président américain et de son équipe sur l'Irak entre 2001 et 2003.
«Où
est-il allé chercher ça?» C'est la question qu'aurait posée un
responsable de la CIA sur les propos de Dick Cheney qui, en août 2002,
avait affirmé : «Il n'y a pas de doute que Saddam Hussein a maintenant
des armes de destruction massive». Les déclarations de George W. Bush
et de ses proches collaborateurs sur le danger que représentait l'Irak
entre 2001 et 2003 sont pointées du doigt par une étude publiée
mercredi par le Center for public integrity et du Fund for independence
in journalism.
«Le président Bush et sept hauts responsables de
l'administration, dont le vice-président Dick Cheney, la conseillère à
la sécurité nationale Condoleezza Rice, et le secrétaire à la Défense
Donald Rumsfeld ont fait au moins 935 fausses déclarations dans les
deux années après le 11 septembre 2001 sur la menace que présent.ait
l'Irak de Saddam Hussein pour la sécurité nationale», écrivent les
auteurs qui ont passé au crible des centaines d'interventions publiques
de hauts-responsables du gouvernement. L'étude «montre que les
déclarations ont fait partie d'une campagne orchestrée qui a
effectivement galvanisé l'opinion publique et conduit le pays à la
guerre sur la base de déclarations résolument fausses», en concluent
les auteurs.
«Attaque chimique ou biologique en 45 minutes»
Pendant
les deux ans précédant le début de l'intervention américaine en Irak,
en mars 2003, «à 532 reprises (discours, point-presse, interviews,
etc.), Bush et le secrétaire d'Etat Colin Powell, le secrétaire à la
Défense adjoint Paul Wolfowitz et les porte-parole de la Maison Blanche
Ari Fleisher et Scott McClellan ont assuré que l'Irak avait des armes
de destructions massives (ou qu'ils essayaient d'en produire ou d'en
obtenir) et des liens avec al-Qaida, ou les deux», écrivent les
auteurs. Un arsenal d'armes de destruction massive qui s'est révélé
introuvable.
En septembre 2002, le président Bush avait affirmé,
dans son allocution radiophonique hebdomadaire : «Le régime irakien
possède des armes biologiques et chimiques, reconstruit des
installations pour en fabriquer encore plus et selon le gouvernement
britannique pourrait lancer une attaque chimique ou biologique en 45
minutes. Ce régime cherche à avoir la bombe nucléaire et avec des
matériaux fissiles pourrait en fabriquer un en un an». «Ces
affirmations vont largement au delà des évaluations de l'agence de
renseignement, avait renchéri, à l'époque, le directeur de la CIA»,
George Tenet.
Le
gouvernement indien, qui doit recevoir le 25 janvier le président
français Nicolas Sarkozy, ne sait toujours pas si Carla Bruni
accompagnera le chef de l'Etat, a-t-on appris lundi de sources
diplomatiques indiennes.
La venue éventuelle de Carla Bruni aux
côtés de M. Sarkozy pour sa visite d'Etat à New Delhi les 25 et 26
janvier fait les gros titres de la presse indienne depuis plusieurs
jours. Mais l'ambassade de France à New Delhi se refuse à tout
commentaire sur ce sujet et sur la délégation du président.
"Nous
avons reçu une liste d'une centaine de délégués accompagnant le
président", a dit à l'AFP une source du ministère indien des Affaires
étrangères.
"Le nom de (Carla) Bruni n'est pas sur cette liste" reçue au cours du week-end, a-t-elle précisé.
Mais
"des noms sont ajoutés et supprimés jusqu'à la dernière minute, si bien
que celui de Bruni peut y être inclus à tout moment. En fait, une autre
liste actualisée est attendue plus tard dans la journée", a dit ce
diplomate indien.
L'Inde est confrontée à un casse-tête à propos du protocole à mettre en place si Carla Bruni accompagne Nicolas Sarkozy.
Dans
ce dernier cas, le protocole indien tiendra compte "du rang qu'accorde
le gouvernement français" à la chanteuse, a dit un autre responsable du
ministère.
La diplomatie indienne est extrêmement attachée au
protocole notamment pour organiser des entretiens officiels entre chefs
d'Etat.
M. Sarkozy est l'invité d'honneur du défilé militaire du
26 janvier à New Delhi pour l'anniversaire de la proclamation de la
République en 1950. Ainsi, les autorités ne savent pas où faire asseoir
Carla Bruni le jour de la parade.
"C'est aux Français de décider
si elle doit être considérée ou non comme la première dame", avait dit
début janvier au journal Times of India un responsable du ministère des
Affaires étrangères.
Mais à quelques jours de l'arrivée de M.
Sarkozy "les responsables (indiens) perdent leur sang froid en raison
de l'absence de toute information en provenance du palais présidentiel
(français)", écrivait dimanche la correspondante à Paris du journal The
Hindu.
En France des informations de presse ont fait état d'un
mariage début février ou même ayant déjà eu lieu entre M. Sarkozy et
Carla Bruni mais cela n'a pas été confirmé.
En exclusivité, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville détaille, dans Madame Figaro à paraître samedi, les grandes lignes de son projet.
Fadela Amara propose un milliard d'euros pour les banlieues !
«Nous allons mettre le paquet sur les cinquante quartiers les plus
en difficulté». Toujours volontariste, Fadela Amara promet, dans Le
Figaro Madame à paraître samedi, de dégager «un milliard d'euros» pour
ces 50 quartiers sensibles.
Première mesure de son plan
banlieue, qui sera dévoilé le 2 février prochain, «ouvrir ces quartiers
sur l'extérieur», en améliorant «les transports bus, tramway, taxis
collectifs». Autre innovation, l'ouverture de «bureaux de recrutement
au pied des cités, avec des partenaires privés et publics».
«Je veux faire émerger une élite des quartiers»
La
secrétaire d'Etat promet également pour les «jeunes sans qualification»
un «parcours sécurisé avec du coaching, des formations, le financement
du permis de conduire si besoin». Autre promesse, celle de différentes
expérimentations dans les collèges et lycées de banlieue. «Multiplier
les cafés de parents», ou encore «créer des pôles d'excellence» avec
«apprentissage du solfège, ou du chinois, ou du latin et du grec».
Le
but, poursuit Fadela Amara, est de «créer de la mixité». Car la
secrétaire d'Etat veut «faire émerger une élite des quartiers»
sensibles. Et de citer l'exemple de Sciences-Po, qui a mis en place des
conventions avec des lycées de ZEP. Une mesure qui, selon elle, «a
donné un espoir phénoménal aux gamins dans les quartiers».
Valoriser le concept de «diversité»
Elle
défend enfin le concept de «diversité». «Il faut le valoriser, le faire
monter en puissance, que partout la diversité existe, dans le monde
économique, social, politique et médiatique», exhorte Fadela Amara.
Le «plan banlieue» doit être débattu le 22 janvier prochain à Vaulx-en-Velin. Selon un confidentiel
du Figaro de jeudi, Nicolas Sarkozy, qui devait être présent, a préféré
s'abstenir, «la copie du secrétaire d'Etat n'ayant pas convaincu
l'Elysée».
Décidément ce soir la laïcité en prend un coup, enfin là c'est sur l'autel de l'économie et des réservations d'hotels qu'elle est sacrifiée !
De toute façon ce jour de solidarité de Pentecôte, était dès sa création une vaste embrouille, et il n'a jamais pu être appliqué à la lettre : la sncf travaillerait 2 min de plus par jour, d'autres donnent un jour de rtt, et d'autres fractionnent à mort sur d'autres temps ou des demi-journés, bref le bazard total !
Alors finalement pour une fois, on respecte un calendrier civil, anciennement religieux et on fiche la paix aux gens, de toute façon tout le monde se fera ponctionner, alors profitons au moins de ce week end rallongé !
Machine arrière. Après l'instauration par Jean-Pierre Raffarin en
2005 d'un jour travaillé non payé baptisé journée de solidarité - le
lundi de Pentecôte, le ministre du Travail revient sur cette décision.
Lors de ses vœux à la presse, Xavier Bertrand a souhaité que la journée
de solidarité soit librement fixée à n'importe quelle date par les
entreprises et les administrations.
Cette décision fait suite
à un rapport remis en décembre par le secrétaire d'Etat à la
Prospective Eric Besson. Un rapport jugé «remarquable» par le ministre
du travail qui a assuré «partager l'analyse et la conclusion» de
l'étude.
Dans ce rapport, Eric Besson écarte l'idée de renoncer
au principe d'une journée de solidarité non payée. Parmi trois
scénarios, il privilégie le deuxième, consistant en «une totale liberté
dans l'accomplissement de la journée de solidarité associée à la
réaffirmation du caractère férié du lundi de Pentecôte», ce qui suppose
«une modification législative». Une option que privilégie également le
ministre du Travail.
Le premier ministre François Fillon avait
annoncé début décembre qu'il arbitrerait la question en début d'année.
Jeudi Xavier Bertrand a assuré que le gouvernement se prononcera «très
vite sur le sujet».
L'hypothèse d'un lundi de Pentecôte
travaillé pour tous sans possibilité d'aménagement semble être
désormais définitivement écartée.
Décidément, après la tecktonik, Lorie a de nouveau le vent en poupe, après la discrimination positive qui à part noyer le poisson ne sert à rien, voici la laïcité positive !
Alors religieux de tout poil, tant que vous ne faîtes pas sauter de bombes, allez y vous pouvez endoctriner à fond les masses abruties !
C'est bon j'ai le feu vert pour fonder mon Eglise !!!
Au fait ça ne vous rappelle rien, le chef d'état qui répudie ses épouses et se met à réformer la religion ?
Le chef de l'État défend sa laïcité «positive»
le Figaro, Sophie de Ravinel
17/01/2008
Avec les représentants des religions, il est revenu ce jeudi sur
les débats suscités par ses discours prononcés à Rome et à Riyad.
Nicolas
Sarkozy a réaffirmé jeudi soir «son attachement au principe de la
laïcité qui est un principe de respect de toutes les croyances et non
un combat contre les religions». Il l'a dit par la voix de son
porte-parole, David Martinon, à l'issue des vœux aux principales
«autorités religieuses» du pays, catholiques, musulmanes, protestantes,
juives, orthodoxes et, pour la première fois, bouddhistes.
«Tous
ceux qui ont des convictions philosophiques, morales, religieuses
devraient avoir à cœur de faire preuve de respect pour les convictions
qu'ils ne partagent pas», a-t-il communiqué après les réactions
suscitées, essentiellement à gauche et dans les milieux laïques, par
ses discours prononcés le 20 décembre à Rome et le 14 janvier à Riyad.
À
la sortie de l'Élysée, le président de la conférence des évêques de
France, Mgr André Vingt-Trois, s'est réjoui d'une «nouvelle manière
d'aborder le fait religieux, plus paisible et moins conflictuelle, qui
correspond à une nouvelle génération politique».
À Rome,
Nicolas Sarkozy avait évoqué les «racines essentiellement chrétiennes
de la France». Lundi, devant le Conseil consultatif saoudien, tout en
se posant en «chef d'un État qui repose sur le principe de la
séparation de l'Église et de l'État», il avait exalté un «Dieu
transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme».
«Promotion commerciale»
Depuis
un mois, les réactions se sont succédé. Parmi les dernières, mercredi,
François Hollande, premier secrétaire du PS, a affirmé que Nicolas
Sarkozy a «fait de la religion un instrument de promotion commerciale
des produits français» en Arabie saoudite.
«Le président de la
République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République», a
renchéri Laurent Fabius. Jeudi matin sur RTL, l'ancien premier ministre
socialiste a reproché au chef de l'État de rompre «avec ce qu'a été la
tradition républicaine des différents présidents, depuis le général de
Gaulle jusqu'à M. Chirac».
Et Jean-Louis Debré, président du
Conseil constitutionnel, a tenu à rappeler que la loi sur la laïcité
«est un des piliers de la République». Il faut, a-t-il dit, «veiller à
ce que l'équilibre de cette loi ne soit pas rompu».
Résultat des
pressions exercées ces dernières semaines par les cercles laïques: deux
commissions ont été mises en place. L'une va servir de tutelle à celle
créée par la commission Machelon pour le toilettage de la loi 1905.
L'autre va imaginer quelques cérémonies républicaines pour les grandes
occasions.
Présent à l'Élysée jeudi soir, le métropolite
orthodoxe Emmanuel se disait «t rès satisfait, mais attentif au respect
de la symphonie byzantine», à l'équilibre entre le spirituel et le
temporel, pour que «l'un ne prenne pas le pas sur l'autre». De son
côté, le pasteur Claude Batty analyse le «petit psychodrame» autour des
discours présidentiels comme «la manifestation du décalage entre un
président entré de plain-pied dans la société postmoderne où sont
affichées sans complexe les convictions, et d'autres qui fonctionnent
sur d'anciens schémas d'opposition entre l'Église et l'État, la science
et la religion...»
Tête pensante de l'épiscopat français,
Mgr Claude Dagens prévient cependant : «Il y aurait rupture si le
discours du Latran devenait une instrumentalisation des religions.
Elles ne sont pas des forces politiques d'appoint, dit-il, mais des
références vitales.»
Jeudi, le chef de l'État a confirmé son
intention d'ouvrir le Conseil économique et social aux représentants
des religieux et évoqué la perspective d'un service civique pour les
jeunes, qui pourraient l'effectuer dans le cadre d'associations à
caractère confessionnel.
Les
députés devaient se prononcer de façon unanime, jeudi soir, pour
l'indemnisation des véhicules incendiés pour les propriétaires à revenu
modeste, mesure phare d'une proposition de loi UMP sur les nouveaux
droits des victimes.
Le texte, qui reprend une promesse de
campagne de Nicolas Sarkozy, pourrait être définitivement adopté avant
la suspension des travaux pour les municipales le 8 février, l'entrée
en application étant prévue le 1er avril 2008.
Des différentes
dispositions du texte, déposé à l'initiative du président de la
commission des Lois Jean-Luc Warsmann (UMP), c'est celle sur les
incendies de véhicules qui est la plus attendue.
Le Fonds de
garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions
(FGTI) pourrait désormais rembourser le montant des dégâts jusqu'à
4.000 euros, que l'incendiaire soit connu ou pas, lorsque les victimes
sont des "gens modestes" au revenu ne dépassant pas 1,5 fois le Smic.
"Les
conditions d'indemnisation seront assouplies, car ces infractions
placent les victimes dans des situations très difficiles tant sur le
plan professionnel que familial", a souligné le rapporteur Etienne
Blanc (UMP).
En commission, la porte-parole PS sur ce texte,
Delphine Batho, s'est déclarée "favorable" à ce dispositif, "car ce
phénomène, dont l'ampleur ne décroît pas, crée pour les personnes
concernées des difficultés importantes dans la vie quotidienne".
Le
groupe PS a déposé deux amendements, dont l'un visant à créer un fonds
pour garantir l'indemnisation des préjudices matériels subis par les
collectivités locales lors des violences urbaines, comme récemment à
Villiers-le-Bel (Val-d'Oise).
"Nous voterons le texte si les
mesures entérinées en commission sont maintenues", a déclaré jeudi à
l'AFP Mme Batho, qui évaluait à "plus de 40.000" le nombre de voitures
incendiées chaque année en France.
Selon le ministère de
l'Intérieur, 878 voitures ont été détruites par le feu durant la nuit
de la Saint-Sylvestre, et plus d'un millier dans les deux jours qui ont
suivi l'élection de M. Sarkozy en mai 2007.
"Malgré l'opposition
initiale du ministère des Finances, le gouvernement a finalement donné
son accord", s'est félicité M. Warsmann, soulignant que les
dispositions du texte étaient "de nature à clarifier la situation,
permettant une évaluation plus fine du nombre de véhicules incendiés et
de la nature de ces véhicules".
Selon une source parlementaire,
Bercy s'est inquiété des "effets pervers" de cette mesure, qui pourrait
être détournée par certains pour se débarrasser d'épaves en fin de vie.
L'autre
mesure phare du texte UMP - qui reprend certaines des 49
recommandations du rapport de la mission d'information de la commission
des Lois, adopté en décembre - stipule qu'une victime à qui un tribunal
aura accordé des dommages et intérêts pourra s'adresser gratuitement au
Fonds de garantie. Celui-ci pourra lui accorder une avance jusqu'à
3.000 euros.
Créé par la loi du 6 juillet 1990, le FGTI assure
une double mission: indemniser la victime et exercer son recours contre
le responsable.
Le texte UMP comprend aussi des "dispositions
concrètes pour mieux combattre le sentiment d'impunité" et "veiller à
exécuter rapidement et effectivement les décisions rendues par nos
tribunaux". Elle prévoit ainsi des "mécanismes" pour "encourager la
présence des prévenus à l'audience" et pour "améliorer le recouvrement
des amendes".
Pour la première fois, Sarkozy fait face à une majorité de mécontents
Pour la première fois depuis qu'il est
président, Nicolas Sarkozy réunit plus d'opinions défavorables (48%)
que de favorables (45%), en baisse de 6 points en un mois et 10 points
en deux mois, selon un sondage BVA-Orange-Express publié mardi.
Selon
Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion, c'est la première fois
depuis son élection, tous instituts de sondage confondus, que la
popularité de Nicolas Sarkozy s'inscrit en négatif.
Le chef de
l'Etat recueille 45% de bonnes opinions, dont 8% de "très bonnes". Les
mauvaises opinions progressent de 5 points en un mois (et de 10 en deux
mois) à 48%, dont 22% de très mauvaises. 7% ne se prononcent pas.
A
l'inverse, le Premier ministre voit sa cote de bonnes opinions remonter
de deux points à 43%, les mauvaises opinions se stabilisant à 43%
également.
Les sympathisants de droite sont encore 80% à avoir
une bonne opinion de l'action de Nicolas Sarkozy, mais ils ne sont que
16% parmi les sympathisants de gauche et 42% chez les Français
n'affichant aucune proximité partisane.
Selon M. Sainte-Marie, trois secteurs de l'opinion publique sont "à l'origine de cette dépression".
Il
cite les catégories populaires qui manifestent leur déception sur le
pouvoir d'achat, la désaffection inédite des personnes âgées (-11% de
popularité), "qui peut être liée aussi bien à des considérations
financières qu'à un jugement de valeur sur le style présidentiel", et
"la défiance de nouveau massive des sympathisants Modem et des
électeurs déclarés de François Bayrou".
Selon l'étude de BVA, 65%
des personnes interrogées estiment que les mesures annoncés par Nicolas
Sarkozy sur le pouvoir d'achat "ne vont pas dans le bon sens" (24% sont
d'avis contraire, 11% ne se prononcent pas).
Ces dernières semaines, le président de la République était en baisse dans tous les sondages.
Selon
le baromètre Ifop-Paris Match publié le 7 janvier, il perdait 4 points
sur décembre avec 53% des sondés approuvant son action, 46% (+3) la
désapprouvant.
Selon un sondage LH2-Libération rendu public le 6
janvier, Nicolas Sarkozy conservait une opinion positive auprès de 54%
des Français, mais perdait 2 points par rapport à décembre. Il obtenait
44% d'opinions négatives.
Selon le baromètre CSA pour i-Télé/Le
Parisien-Aujourd'hui en France rendu public le 5 janvier, M. Sarkozy
accusait, à 48%, un recul de 7 points de sa cote de confiance sur un
mois, 45% (+8) ne lui faisant "pas confiance".
Parmi les
personnalités politiques, celles de gauche sont toutes en hausse
sensible. La maire de Paris Bertrand Delanoë arrive en tête du
baromètre (49% souhaitent qu'il ait plus d'influence, +3), mais
Ségolène Royal (44%) progresse fortement (+8) chez les sympathisants de
gauche.
Le sondage BVA a été réalisé en face à face du 10 au 12
janvier auprès d'un échantillon national de 1.051 personnes âgées de 18
ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de
la Commission des sondages.
La mère de Bruni pas au courant d'un mariage avec Sarkozy
PARIS (Reuters) - La mère de Carla Bruni, Marisa Bruni-Tedeschi, a dit lundi ne pas être au courant d'un mariage de sa fille
jeudi dernier avec Nicolas Sarkozy.
Selon l'Est républicain, citant une "source proche d'un témoin ayant
assisté à leur union, le président français et l'ex-top modèle
se seraient mariés à l'Elysée grâce à une dispense de bans.
"Je
ne sais rien, je viens juste de voir Carla et elle ne m'a parlé de
rien. C'est possible, tout est possible. Peut-être se sont-ils
mariés sans inviter quiconque. Mais il me semble que si c'était le cas,
l'Elysée l'aurait annoncé", a dit Marisa Bruni-Tedeschi,
jointe au téléphone par Reuters.
Interrogé, Franck Louvrier, conseiller en communication du président de la République, a également répondu : "Nous n'avons
aucun commentaire à faire."
Cécilia Sarkozy, l'ex-femme du chef de l'Etat, avait accordé une
interview à L'Est Républicain le jour de l'annonce officielle de
son divorce, en octobre dernier. Ce même journal avait auparavant
annoncé la séparation du couple.
Selon le quotidien, l'article 169 du code civil stipule qu'en cas de
causes graves la publication des bans n'est pas obligatoire.
"Il suffit pour cela que le procureur de la République du ressort de la ville ou de l'arrondissement dans lequel se déroule le
mariage opte pour une dispense de la publication des bans ou de l'affichage de cette publication", écrit-il.
Encore une petite indiscrétion présidentielle, décidément notre Petit Nicolas national semble reprendre la voie dorée, non du Grand jacques, mais plutôt de notre défun Kermiterrand : femmes, santé, il ne manquerait plus que l'astrologue...
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a été hospitalisé le temps d'une journée fin octobre pour traiter les conséquences d'une
angine mal soignée, révèlent deux journalistes dans un livre consacré à son ex-épouse, dont Le Parisien cite des extraits.
Le chef de l'Etat, qui avait promis la transparence sur son état de santé, a été admis au Val-de-Grâce pour subir une
intervention bénigne afin de résorber un phlegmon avec staphylocoques dorés, repartant quelques heures plus tard "sans qu'à
aucun moment les Français n'aient été informés", écrivent Denis Demonpion et Laurent Léger dans "Cécilia, la face cachée de
l'ex-première dame".
La scène se serait déroulée le 21 octobre, trois jours après l'annonce du divorce du chef de l'Etat et juste avant une visite
officielle au Maroc, précisent les auteurs.
Le service minimum à l'école testé dès le 24 janvier
Xavier Darcos, le ministre de l'éducation demande aux communes volontaires de prévoir un accueil dans les écoles maternelles et
élémentaires dès la prochaine grève de l'Education nationale.
«Il est demandé aux recteurs et inspecteurs d'académie de participer
à l'expérimentation du service minimum d'accueil, avec les maires des
communes volontaires, dès le 24 janvier prochain, date de grève
nationale à l'Education nationale», indique le ministère de l'Education
nationale mardi.
Xavier Darcos avait jusqu'ici annoncé la mise
en place à la rentrée 2008 de ce service considéré comme une atteinte
au droit de grève par les syndicats.
Le mouvement du 24 janvier
«sera sans doute fort puisque toute la fonction publique a décidé de
s'y associer et donc ce sera un bon test pour nous», a déclaré le
ministre mardi sur LCI. «Si cela ne fonctionne pas, il faudra aller
plus loin», a-t-il poursuivi. «Je ne reculerai pas sur ce sujet parce
que c'est une promesse du président Nicolas Sarkozy».
«Le
service minimum d'accueil sera financé par le ministère de l'Education
nationale dans les communes volontaires», précise la circulaire, grâce
aux «fonds correspondants aux retenues sur salaire des enseignants
grévistes». Le montant de la participation versée par l'Etat s'élèvera
à 90 euros pour un à cinq enfants accueillis et au-delà, à 90 euros par
tranche de 15 élèves accueillis. Aux termes d'une convention, ce
versement interviendra au maximum 35 jours après que le maire aura fait
connaître à l'autorité académique le nombre d'élèves concernés.
En
contrepartie, les communes devront accueillir les enfants scolarisés
dans les écoles maternelles et élémentaires de leur territoire durant
les heures normales d'enseignement - soit six heures par jour, indique
le ministre.
Dans ce dispositif, les directeurs d'école restent
responsables de l'information au famille, note le ministre qui insiste
notamment sur l'obligation d'affichage «au minimum 48 heures avant le
commencement» de la grève.
Lors de l'annonce de ce dispositif mi
décembre, les syndicats d'enseignants, - Snuipp-FSU, SE-Unsa et
Sgen-CFDT - avaient immédiatement exprimé leurs craintes d'une remise
en cause du droit de grève.
Six syndicats de fonctionnaires sur
8 ont appelé à une journée de grève le 24 janvier pour obtenir une
revalorisation globale des salaires après un premier round de
négociations sur les salaires jugé décevant. La quasi totalité des
fédérations de l'Education doivent y participer notamment pour dénoncer
les suppressions de postes dans l'Education nationale prévues pour 2008.
Réforme à suivre, ça peut servir de modèle, de point de réflexion ? Sinon je propose le service minimum dans l'éducation, la nationale, qui sait ? Dans les familles (insdispensable c'est sûr !)
Le
chef de l'Etat a défendu mardi, lors de la première grande conférence
de presse de son quinquennat, son projet controversé de "politique de
civilisation". Il a ensuite déclaré que l'"urgence était partout", tant
sur la question du chômage, des salaires ou des déficits. Nicolas
Sarkozy a enfin souhaité que 2008 voit la fin de la semaine de 35
heures et envisagé de supprimer la publicité sur les chaînes de
télévision publique.
La "politique de civilisation" a été défendue mardi matin par Nicolas Sarkozy
en ouverture de sa première grande conférence de presse depuis son
élection en mai 2007. Dans une déclaration liminaire, il a repris ce
thème qu'il avait évoqué lors de ses voeux du 31 décembre. "Je sais que
cette politique de civilisation a suscité chez un grand nombre d'entre
vous nombre d'interrogations", a-t-il dit, affirmant qu'il ne
s'agissait pas "d'une formule de circonstance, mais d'une conviction
profonde, d'un engagement fort".
"L'urgence est partout" :
tel a été ensuite le mot d'ordre de Nicolas Sarkozy. L'hôte de l'Elysée
a assuré qu'"après des décennies de réformes différées, de réformes
manquées, après des décennies de pensée unique qu'il aurait été si
confortable de continuer, de conservatisme, de chômage de masse, de
relâchement dans le lien social, de recul dans la promotion sociale, de
stagnation des salaires, de dévalorisation du travail, de déficits et
d'endettement, l'urgence est partout".
Soucieux d'une politique qui reconstruise "des repères, des normes, des critères",
Nicolas Sarkozy a annoncé sa décision d'intégrer les "nouveaux droits
que notre époque appelle" (parité hommes-femmes, bioéthique, diversité,
etc.) dans le préambule de la Constitution de la Ve République. Il a
confié cette mission à l'ancien ministre Simone Veil, nouveau maillon
d'une "démocratie irréprochable" que le président souhaite conforter
avec une réforme "ambitieuse" des institutions.
Au sujet des OGM, le
chef de l'Etat s'est aussi dit prêt à "recourir à la clause de
sauvegarde". "Si la haute autorité sur les OGM, qui se prononce demain,
soulève des doutes sérieux sur les OGM actuellement cultivés en France,
je suis disposé à recourir à la clause de sauvegarde, jusqu'à ce que la
Commission européenne tranche le problème".
Petite révolution pour France télévisions avec
le lancement d'une réflexion sur la suppression totale de la publicité.
Nicolas Sarkozy a indiqué vouloir mettre en oeuvre en 2008 une
"véritable révolution culturelle dans le service public de la
télévision". "Le service public, son exigence, son critère, c'est la
qualité (...) je ne veux pas dire que la télévision publique doit être
élitiste ou ennuyeuse, il y a quand même un 'gap', mais seulement
qu'elle ne peut pas fonctionner (...) selon des critères mercantiles",
a dit le chef de l'Etat.
Attendu sur le pouvoir d'achat, Nicolas
Sarkozy a souhaité que le niveau de la participation et de
l'intéressement aux résultats des entreprises, pour les salariés, soit
"fortement relevé", ajoutant qu'un "doublement ou un triplement de la
réserve de participation", ne le choquerait pas.
La fin des 35 heures :
Nicolas Sarkozy a été clair. Prié de dire s'il souhaitait que cette
année soit celle de la fin des 35 heures, il a répondu : "pour dire les
choses comme je les pense, oui."
Sur un plan plus politicien,
le chef de l'Etat a confirmé qu'il s'engagerait dans la campagne des
municipales "parce que le concept même d'élection dépolitisée était
absurde". Interrogé sur un hypothétique remaniement, il a ironisé : "ça
c'est sûr qu'un jour, il y en aura un, mais pas maintenant".
Pour le premier secrétaire du PS,
Nicolas Sarkozy a "évité de répondre aux questions essentielles" lors
de sa conférence de presse. "Pendant près de deux heures, il a tenté de
créer l'illusion du mouvement. (...) Il a disserté philosophie et
civilisation pour éviter de répondre aux questions essentielles où il
était attendu : celles de la croissance, du pouvoir d'achat, de la vie
chère, des salaires et de l'emploi", a afffirmé François Hollande dans
un communiqué.
Miss Belgique divise son pays
J.C. (lefigaro.fr) avec AFP
17/12/2007
La presse flamande crie au scandale après l'élection d'une Wallonne qui parle mal le néerlandais.
Au pays plat, les tensions entre Flamands et Wallons s'insinuent
jusque dans le divertissement du samedi soir. Ce week-end, une Wallonne
de 20 ans a été élue Miss Belgique. Problème : Alizée Poulicek,
originaire de la province de Liège, maîtrise mal le néerlandais. Amenée
à s'exprimer dans les deux langues du pays lors de l'ultime épreuve de
la soirée qui se déroulait à Anvers, au cœur de la Flandre, la jeune
femme n'a pas compris la question posée par l'animatrice en
néerlandais. Or, comme le souligne Le Soir, «elle devrait être normalement bilingue.»
De
quoi provoquer les huées des 4.000 spectateurs présents, ce que la
candidate a très mal digéré. «Je n'ai pas apprécié», a-t-elle déclaré.
«Je me suis sentie humiliée. On ne m'a pas laissé une chance. Lorsque
j'ai quitté la scène à cet instant, j'ai cru que tout était perdu»,
raconte au site d'informations belges 7/7 cette étudiante en langues romanes qui, outre le français, parle le tchèque et l'anglais.
Cet incident n'a pas empêché son élection par les téléspectateurs,
mais lors de la conférence de presse qui a suivi, les journalistes
flamands l'ont assaillie de questions mettant en évidence ses lacunes
en néerlandais, langue maternelle de 60% des Belges.
Lundi,
c'est au tour des médias flamands de prendre le relais de cette
indignation. «Miss Belgique ne parle pas le néerlandais», titre le
grand journal populaire Het Laatste Nieuws .
Le quotidien constate que «la crise communautaire dans notre pays», qui
dure désormais depuis plus de six mois, empêchant la formation d'un
nouveau gouvernement, «s'insinue dans les secteurs les plus légers».
«La Liégeoise, première Wallonne à être élue miss Belgique depuis 2003,
ne parle en effet pas le néerlandais. Et ça, ça ne passe pas bien»,
observe-t-il.
Témoignant de l'impact de l'affaire, le journal de référence flamand De Standaard lui
a consacré son «forum» Internet, publié sur un tiers de page, où les
lecteurs dans leur majorité réprouvent la méconnaissance du néerlandais
de la nouvelle Miss Belgique. «Une lacune qu'elle va devoir gommer»,
juge également 7sur7. La jeune femme, qui avait déjà pris des cours de
néerlandais avant son sacre, a d'ores et déjà promis de se
perfectionner.
Kadhafi revoit Sarkozy après avoir attisé la controverse
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui
s'avère un hôte difficile à gérer pour Nicolas Sarkozy, devait
rencontrer mercredi pour la seconde fois le président français après
l'avoir publiquement contredit sur le sujet ultra-sensible des droits
de l'Homme.
L'opposition socialiste a poursuivi sa salve de
critiques sur l'accueil réservé par Paris au colonel Kadhafi, reçu avec
les honneurs pour sa première visite en France depuis 34 ans .
Pour
l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal,
Nicolas Sarkozy est "tombé dans le piège d'un dirigeant dictateur qui
n'a aucun scrupule" et qui, selon elle, est allé jusqu'à le traiter de
"menteur".
"Cette visite n'est pas correcte, n'est pas souhaitable, c'est même une forme de provocation", a-t-elle assuré à RMC/BFM TV.
Le
colonel Kadhafi a provoqué mardi l'embarras de l'Elysée en prenant le
contre-pied de déclarations de M. Sarkozy, qui avait assuré avoir
évoqué à deux reprises le dossier des droits de l'Homme en Libye dès
lundi, au premier jour de cette visite.
Dans un entretien au
Nouvel Observateur, à paraître jeudi, M. Sarkozy assure avoir "parlé de
tout, y compris des droits de l'Homme" avec le colonel Kadhafi, comme
l'avait déjà soutenu son bras droit, Claude Guéant, secrétaire général
de la présidence.
"C'est vrai, j'ai été le candidat des droits de
l'Homme. Je le revendique", explique-t-il dans cette interview, alors
que la gauche et des ONG l'accusent d'avoir tourné le dos à la
"diplomatie morale" promise durant sa campagne présidentielle.
Evoquant
son action pour la libération des soignants bulgares, le cas d'Ingrid
Betancourt ou ses positions sur la Chine, il lance: "pouvez-vous me
citer un mot, un fait qui prouvent que j'aurais renoncé à défendre les
droits de l'Homme?"
Mouammar Kadhafi est en tout cas resté sourd
à tout appel à améliorer la situation des droits de l'Homme dans son
pays, décrite comme "terrible" par des associations internationales.
Il
a affirmé que la question "ne se posait pas" dans son pays et qu'il n'y
avait d'ailleurs "aucun prisonnier politique en Libye". Mardi dans la
soirée, il a riposté en assurant que les pays occidentaux n'avaient pas
de leçon à donner.
S'exprimant à l'Unesco devant des centaines de
membres de la communauté africaine, il a dénoncé, lors d'un discours
très applaudi, la condition des immigrés en Europe "aux droits violés
par la police", faisant au passage une claire allusion aux émeutes
survenues dans les banlieues.
MM. Kadhafi et Sarkozy devaient se
retrouver en début d'après-midi à l'Elysée pour leur second entretien
prévu au cours de cette visite qui doit se prolonger jusqu'à samedi
matin.
"J'ai l'impression que Nicolas Sarkozy, sentant que ça se
passe mal, a hâte que ça se termine", a estimé mercredi le président du
groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault.
Face aux nombreuses
critiques, M. Sarkozy a insisté sur les retombées commerciales de la
visite du "guide" libyen, qu'il a évaluées à 10 milliards d'euros de
contrats même s'il s'agit dans certains cas de la finalisation
d'accords déjà conclus. M. Kadhafi a rencontre mercredi matin plusieurs
dizaines de patrons français au Ritz.
Le dirigeant libyen s'est
installé à l'hôtel Marigny, résidence des chefs d'Etat étrangers en
visite en France. Mais il reçoit ses hôtes dans la tente bédouine qu'il
a fait dresser dans les jardins, où a aussi été installé un brasero.
La
journée de mercredi devait boucler la partie politique de la visite du
"guide" libyen. Il pourrait visiter jeudi le château de Versailles,
selon des indications de sa délégation.
Dans une société lobotomisée par la Star Ac, les jeux télé où le simple fait d'ouvrir des boites rend millionnaire, la débilité ambiante, le langage sms devenu une règle, une nouveauté voit le jour : le secrétaire d'état au sport, (à peine capable de gérer une quinzaine de bourrins), se met à donner son avis en matière d'éducation...
A quand les bourses d'études en fonction de son niveau en sports comme aux Etats Unis ?
Laporte veut une heure de sport par jour dès l'école primaire
PARIS (Reuters) -
Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, souhaite instaurer une heure de sport par jour dès
l'école primaire.
Cette mesure, déclare-t-il dans un entretien accordé au Parisien Dimanche, pourrait entrer en vigueur l'an prochain. Il dit
militer dans ce sens aux côtés de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et de Xavier Darcos, ministre de l'Education
nationale.
"Si l'on donne le goût du sport à tous les enfants, ils continueront à en faire par la suite", estime Bernard Laporte. L'ancien
sélectionneur de l'équipe de France de rugby cite une étude qui a montré que "chaque personne qui ne pratique pas de sport
coûtait à la Sécurité sociale 300 euros de plus par an".
"Après 65 ans, une personne seulement sur quatre fait du sport, ce n'est pas assez", ajoute-t-il.
Le nouveau secrétaire d'Etat aux Sports revient, par ailleurs, sur son idée de créer un service civique obligatoire de 100
heures pour les jeunes de 18 à 25 ans.
"Je sais que beaucoup de jeunes ont envie d'agir au service des
autres et ce service civique leur permettra de le faire
auprès de ceux qui en ont le plus besoin : les seniors, les jeunes des
quartiers", explique-t-il, ajoutant que la mise en place d'un
tel service "demandera peut-être du temps".
Pouvoir d'achat: les salariés gagneront un mois de salaire, promet Lagarde
Les
mesures prises par le gouvernement depuis l'été sur le pouvoir d'achat
feront gagner aux salariés un mois de salaire et à la France 0,3% de
croissance en 2008, promet la ministre de l'Economie, Christine
Lagarde, dans le Journal du Dimanche.
"Les mesures que nous avons
décidées depuis cet été peuvent représenter un gain en pouvoir d'achat
équivalent à un mois de salaire, voire davantage", affirme Mme Lagarde
dans l'hebdomadaire.
En outre, "l'ensemble des mesures prises par le gouvernement augmentera la croissance de 0,3% en 2008", ajoute-t-elle.
Le
gouvernement a retenu l'hypothèse d'une croissance du produit intérieur
brut de 2,25% pour élaborer son budget de l'an prochain.
Le
conseil des ministres doit examiner mercredi un avant-projet de loi sur
le pouvoir d'achat, qui prévoit notamment un rachat des jours de repos,
un déblocage de la participation, une prime exceptionnelle dans les
PME, une indexation des loyers sur les prix, et une réduction de la
durée de garantie pour les locataires.
Selon les calculs de
Bercy, cités par le journal, une mère célibataire gagnant 1.600 euros
par mois et payant un loyer de 600 euros pourra augmenter son pouvoir
d'achat d'un montant équivalent, en cumulant la prime à la cuve (150
euros), une prime de 460 euros net de son employeur, quatre jours de
RTT rachetés (284 euros), les effets de l'indexation des loyers (101
euros) sur l'inflation et une baisse des prix dans la grande
distribution (600 euros) consécutive à la réforme de la loi Galland.
Par
ailleurs, la ministre assure que la vente, le 3 décembre, de 2,47% du
capital d'EDF pour financer les universités, a été une "opération
exceptionnelle qui a été bien et vite menée", alors que le gouvernement
envisageait de vendre jusqu'à 3,7% du capital.
Les modalités de
cette vente, annoncée un jeudi soir mais réalisée seulement le lundi
suivant, ont fait baisser le cours de Bourse du groupe, et abouti à un
manque à gagner pour les finances publiques.
Quant aux prix du
gaz, qui pourraient augmenter le 1er janvier, elle affirme que son
gouvernement prendra "une décision respectueuse des grands équilibres
de l'entreprise et du pouvoir d'achat des Français".
Sur le
Livret A, dont le taux de rémunération devrait augmenter le 1er
février, elle affirme que son gouvernement prendra "une décision qui
tiendra compte de l'intérêt des épargnants et du financement du
logement social".
En tournée pour la promotion de son dernier ouvrage, l'ex-candidate
PS à la présidentielle enchaîne les contre-performances d'audience lors
de ses interventions télévisées.
Les coups durs se succèdent pour Ségolène Royal. Devancée dans les sondages de popularité
par Delanoë et Strauss-Kahn, sèchement taclée par François Hollande sur
la gestion de sa campagne présidentielle, serait-elle désormais en
passe de lasser les téléspectateurs ? Depuis une semaine,
l'ex-candidate PS à la présidentielle se veut omniprésente dans la
presse, à la radio et à la télévision pour parler de son ouvrage «Ma plus belle histoire, c'est vous» (Ed. Grasset).
Une
énorme campagne de promotion qui s'est traduite par deux flops
télévisés à une grande heure d'écoute. Dernier en date : jeudi soir,
dans l'émission politique « A vous de juger » sur France 2. Selon
Médiamétrie, elle n'a réuni que 3,19 millions de téléspectateurs et un
faible 15,1% de part d'audience (PDA). Un chiffre qui chute à 9,6% chez
la ménagère de moins de 50 ans.
Zapping massif
Une
4e place seulement pour la chaîne publique - plutôt habituée à la
seconde position -, les Français rivés devant leur écran lui ayant
préféré le commissaire Moulin et Johnny Hallyday sur TF1 (6,1 millions
de téléspectateurs, 26% de PDA), et Michael Scofield dans «Prison
Break» sur M6 (5,2 millions de fans, 20,5% de PDA). Même la saga de
Noël de France 3 «Le réveillon des bonnes» la devance nettement avec
4,1 millions d'accrocs (16,3% de PDA).
Mardi soir, déjà, le
journal de 20 heures de TF1 avait tourné au fiasco pour la présidente
de Poitou-Charentes. Patrick Poivre d'Arvor avait débuté son interview
devant 9,2 millions de téléspectateurs. Huit minutes plus tard, ils
n'étaient plus que 7,8 millions. Soit 1,4 million de personnes qui ont
zappé l'intervention, une bonne moitié allant directement gonfler les
chiffres du JT de France 2 de David Pujadas !
Malgré ces
chiffres cruels, la tournée médiatique va continuer pour Ségolène
Royal. Le week-end prochain, elle est invitée dans «Dimanche +», où
elle répondra aux questions de Laurence Ferrari. Puis le 15 décembre,
elle devrait être présente sur le plateau de «On n'est pas couché» sur
France 2, face à Laurent Ruquier et ses chroniqueurs caustiques.
Rachat des RTT : le gouvernement prépare un bonus d'au moins 10%
(Europe1, 06/12/2007, 12h28)
Selon
l'avant-projet de loi sur le pouvoir d'achat, les jours de RTT rachetés
par les employeurs aux salariés qui le demandent, seront payés au moins
10% de plus qu'un jour ordinaire. Ce texte de 5 articles vient d'être
transmis au Conseil d'Etat. Il doit être présenté la semaine prochaine
en Conseil des ministres. Le gouvernement a décidé de faire vite pour
cette mesure présentée comme un des remèdes à la baisse de pouvoir
d'achat.
Les jours de RTT rachetés par les employeurs
aux salariés qui le demandent seront payés au moins 10% de plus qu'un
jour ordinaire, selon l'avant-projet de loi sur le pouvoir d'achat
dévoilé dans la presse. Dans le cas de salariés aux 35 heures avec un
forfait jour, les heures rachetées pourront être payées comme des
heures supplémentaires, avec une majoration de 25%. Mais chaque
entreprise gardera la possibilité d'augmenter encore cette majoration
au-delà du seuil plancher fixé par l'Etat. Ces heures rachetées seront
exonérées de certaines cotisations sociales, mais dans la limite de dix
jours.
Cette possibilité de rachat ne concerne que les jours de RTT
accumulés au 31 décembre 2007, ou stockés sur un compte épargne temps.
Elle ne s'applique que jusqu'au 30 juin 2008. Pour 2008, la mesure
devrait faire l'objet de discussions lors de la prochaine conférence
sociale dans une dizaine de jours.
Concernant le déblocage de la participation,
il devra s'effectuer entre le 1er janvier et le 30 juin 2008 et sera
plafonné à 10.000 euros par salarié. Dans les entreprises de moins de
50 salariés, où la participation n'est pas obligatoire, "une prime
exceptionnelle d'un montant maximum de 1.000 euros par salarié" pourra
être versée, avant le 30 juin 2008.
L'article 4 du projet de loi
prévoit l'indexation complète des loyers sur l'inflation. Cette
disposition entre en vigueur le 1er janvier 2008 et est applicable aux
contrats en cours. En ce qui concerne le dépôt de garantie versé par
les locataires, l'article 5 le limite à un mois de loyer au maximum
contre deux actuellement.
Ce texte vient d'être transmis au Conseil d'Etat.
Il doit être présenté la semaine prochaine en Conseil des ministres. Le
gouvernement a décidé de faire vite pour cette mesure présentée comme
un des remèdes à la baisse de pouvoir d'achat.
Quand Royal proposait Matignon à Bayrou
Samuel Laurent (lefigaro.fr), 29/11/2007
Dans son livre à paraître lundi, l'ex-candidate assure que si le
centriste avait dit oui à sa proposition, elle aurait pu gagner la
présidentielle.
«Si le nez de
Cléopâtre avait été plus court, le sort du monde en eut été changé».
Cette citation de Pascal retrouve de son actualité avec une fuite sur
le livre très attendu de Ségolène Royal, «Ma plus belle histoire, c'est
vous», qui paraît lundi prochain.
C'est le site littéraire nonfiction.fr
qui a obtenu cette petite exclusivité : dans son ouvrage, Ségolène
Royal raconte dans le détail son entrevue avec François Bayrou entre
les deux tours de l'élection.
Au soir du premier tour, le 22
avril, Ségolène Royal sait qu'avec 25,87% contre 31,18% pour Nicolas
Sarkozy, elle n'a pas le choix : elle doit récupérer une majorité des
18,57% d'électeurs de François Bayrou. La candidate socialiste
entreprend donc de proposer publiquement une alliance au centriste.
Mais
selon nonfiction.fr, elle aurait été plus loin encore en rencontrant
physiquement François Bayrou, et en lui proposant même d'être son
premier ministre. Son but : pouvoir annoncer, en plein milieu de son
débat avec Nicolas Sarkozy, le 2 mai, ce nouveau «ticket» avec le
centriste
L'information a été confirmée par le président du Modem sur Marianne.fr
: «Il est exact qu'elle m'a demandé si elle pouvait l'annoncer lors de
notre débat. J'ai dit ‘non ce n'est pas sérieux, ce ne sont pas des
choses qu'on fait'. La première raison pour laquelle j'y étais opposé
est évidente : je n'ai jamais cru qu'elle pourrait être élue. Cette
proposition n'avait donc pas de sens à mes yeux», a-t-il précisé.
Au
grand dam de la candidate. Toujours selon nonfiction.fr, elle assure
dans son livre que cette alliance aurait pu changer le cours de
l'élection et lui permettre de l'emporter face à Nicolas Sarkozy.
L'Assemblée nationale a adopté mercredi soir le projet de loi sur les chiens dangereux, et va plus loin que les sénateurs.
Une
fois n'est pas coutume, le PCF a voté d'une seule main avec l'UMP,
mercredi à l'Assemblée nationale. Raison de cet étonnant consensus ? Le
projet de loi sur les chiens dangereux, approuvé par les députés. Le PS
s'est abstenu, regrettant «la pratique du gouvernement qui légifère en
réponse à un drame».
Le texte voté le 8 novembre par les
sénateurs a même été renforcé : les députés y ont ajouté un « permis de
détention » pour les chiens les plus dangereux. Ce document devrait
être remis au propriétaire par le maire de sa commune et est subordonné
à l'obtention d'une « attestation d'aptitude ». Pour rentrer en
vigueur, le « permis pour chien » doit repartir en navette vers le
Sénat.
Parmi les autres mesures phares du projet se trouvent
l' « évaluation comportementale » des chiens mordeurs, la déclaration
obligatoire en mairie de toute morsure, quel que soit le chien, et un
volet pénal renforcé avec des peines de 10 ans de prison encourue par
les propriétaires de chiens responsables d'agressions mortelles.
Il
y a aujourd'hui en France environ 600.000 chiens dangereux : 270.000
chiens d'attaque et 410.000 chiens de garde et de défense. En 20 ans,
ils ont causé une trentaine de décès, la majorité des victimes étant
des personnes âgées ou des enfants.
Hashim Thaci, leader du Parti démocratique du Kosovo (PDK), fait
désormais figure de grand favori pour le poste de premier ministre.
«Avec
notre victoire aujourdhui commence le nouveau siècle», a lancé samedi
Hashim Thaci, leader du Parti démocratique du Kosovo (PDK), devant des
partisans en liesse, six heures après la fermeture des bureaux de vote.
Le
parti dun ex-chef de la guérilla séparatiste albanaise, qui prône une
indépendance rapide du Kosovo, a remporté les élections kosovares avant
une négociation cruciale sur le statut définitif de la province serbe
administrée par lONU.
Selon lorganisation non-gouvernementale
«Démocratie en Action» qui surveille les élections au Kosovo, le PDK a
obtenu 35 % des voix contre 23 % à la Ligue démocratique du Kosovo
(LDK) fondée par le charismatique président Ibrahim Rugova, décédé en
2006,
Cette victoire du PDK intervient alors que Serbes et
Kosovars albanais négocient le statut définitif du Kosovo, province
serbe, albanaise à plus de 90%, administrée par lONU depuis la fin du
conflit de 1998-1999 entre les forces serbes et la guérilla
séparatiste. Ils doivent avoir un nouveau face à face à Bruxelles mardi
prochain après trois rencontres qui nont abouti à aucun résultat.
Leurs négociations doivent sachever le 10 décembre et les Kosovars ont
annoncé quen cas déchec ils proclameraient unilatéralement
lindépendance. «Immédiatement après le 10 décembre nous prendrons des
décisions pour le Kosovo en tant que pays indépendant et souverain», a
déclaré Hashim Thaci, 39 ans, lors dun récent entretien.
Participation en baisse
Le
PDK et la LDK devront vraisemblablement former une coalition et Hashim
Thaci fait désormais figure de grand favori pour le poste de premier
ministre.
Les quelque 100.000 Serbes restés au Kosovo après la
guerre ont massivement boycotté le scrutin de samedi répondant à un
appel de Belgrade à ne pas voter. «Les Serbes nont pas voté pour ne
pas légitimer des élections organisées pas des institutions (kosovares
albanaises) provisoires», a dit un porte-parole du parti du premier
ministre serbe.
Le scrutin, sous un froid glacial, sest déroulé
sans incident majeur et la participation a été de lordre de 45 %
nettement inférieure aux 51 % enregistrés lors des précédentes
élections de 2004.
Le parlement kosovar compte 100 sièges
albanais et 20 autres réservés aux minorités serbe et non albanaise. Le
scrutin était surveillé par 150 observateurs du Conseil de lEurope et
25.000 observateurs locaux, et les mesures de sécurité ont été
renforcées.
Des dizaines de milliers de Belges ont manifesté, dimanche 18 novembre,
dans les rues de Bruxelles pour démontrer leur attachement à la
Belgique au moment o une profonde crise politique menace la pérennité
du royaume. Une forêt de drapeaux belges ont envahi la capitale belge
161 jours après les élections du 10 juin dernier, qui n'ont pas encore
débouché sur la formation d'un gouvernement, tant Flamands et
francophones sont divisés sur la gestion du pays.
Aux cris de "Belgique, Belgique!" ou de "Vive le roi", ces 35 000 personnes, selon les autorités de la ville, ont défilé dans une marée de drapeaux nationaux "noir-jaune-rouge" avant de se réunir dans un des parcs de Bruxelles pour une fête avec frites, bière et concerts.
PAS DE GOUVERNEMENT DEPUIS LE 10 JUIN
"Mon pari est gagné, la foule est là, y'a des Flamands, y'a des Wallons et y'a une très belle ambiance, sous le soleil",
s'est réjouie Marie-Claire Houard. Ce rassemblement pro-belge dépasse
par son ampleur toutes les précédentes manifestations de ce type, qui
n'avaient jamais dépassé le millier de participants.
"On nous
avait annoncé un échec, on nous disait qu'il n'y aurait aucun
néerlandophone, un journal néerlandophone avait dit qu'il n'y aurait
pas plus de 100 Flamands et que ce ne serait pas des vrais Flamands.
Mais ils sont là, les vrais Flamands!", a souligné Mme Houard à la fin du défilé, sous les ovations de la foule.
Les négociations entre démocrates-chrétiens et libéraux du Nord et du Sud du pays pour la formation d'un gouvernement "Orange bleue",
le mélange de leurs couleurs politiques, ont été interrompues le 7
novembre dernier au plus haut de la tension entre les partis flamands
et francophones.
Les querelles communautaires entre Flamands et
francophones, divisés sur l'autonomie de plus en plus forte réclamée
par les premiers, majoritaires dans le pays (60% de la population),
empêchent en effet la formation d'un gouvernement depuis les élections
législatives du 10 juin.
Semaine de grèves, la France en zone de turbulences sociales
La France se prépare à une
semaine sociale agitée avec des grèves à partir de mardi soir dans les
transports, susceptibles de paralyser le pays, avant d'autres
mouvements de protestation contre des réformes voulues par le président
Nicolas Sarkozy.
Mesure phare du programme du
chef de l'Etat, la réforme des régimes spéciaux de retraite, qui
bénéficient à certaines professions comme les cheminots, avait suscité
le 18 octobre une première grève à l'origine d'une mobilisation record.
Le
gouvernement ayant refusé de revenir sur le fond de la réforme, sept
syndicats des chemins de fer sur huit ont appelé à une nouvelle grève
qui débutera mardi soir et sera reconductible. La plupart des syndicats
du métro parisien ont également appelé à cesser le travail à compter de
mercredi. Le mouvement touchera également le secteur de l'énergie: tous
les syndicats ont appelé à la grève à EDF (Electricité de France) et
GDF (Gaz de France), pouvant aller jusqu'à des coupures de courant.
L'Opéra de Paris, dont les salariés sont concernés par la réforme, cessera ses représentations.
Face
à la contestation, le gouvernement a fait part de sa détermination,
fort du soutien de l'opinion publique: selon un récent sondage, 68% des
Français sont opposés à la grève contre les régimes spéciaux.
M.
Sarkozy a martelé vendredi qu'il irait "jusqu'au bout" de sa réforme
sur les régimes spéciaux. Dans une entretien publié dimanche, le
Premier ministre François Fillon réaffirmait sa "fermeté", assurant que
"quand on fait son devoir, on n'a pas peur". "Personne ne pouvait
imaginer que la réforme des régimes spéciaux se ferait facilement",
a-t-il encore dit.
Le gouvernement entend
aligner les régimes spéciaux sur celui des fonctionnaires à partir de
2008, en rallongeant la durée de cotisation à 40 ans pour toucher une
retraite complète, au lieu de 37,5 ans actuellement. Ces régimes
concernent 500.000 salariés (et 1,1 million de retraités) face aux
quelque 18 millions de salariés du secteur privé, et permettent dans
certains cas de cesser de travailler dès 50 ans dans des conditions
avantageuses.
Mais la grogne touche aussi les
fonctionnaires, en particulier les enseignants, dont les principaux
syndicats ont appelé à une grève le 20 novembre. Leur colère a été
alimentée par la suppression de 22.900 postes au budget 2008. La France
compte près de 5,2 millions de fonctionnaires, soit un cinquième de la
population active salariée.
Le gouvernement
doit faire face à un climat social de plus en plus tendu: les étudiants
multiplient depuis quelques jours les blocus de facultés pour protester
contre une loi sur l'autonomie des universités. Omniprésent, M. Sarkozy
a aussi dû se rendre à la rencontre des marin-pêcheurs pour désarmorcer
leur colère en annonçant des mesures pour compenser la flambée des prix
du gazole.
Selon un sondage publié vendredi,
le pouvoir d'achat reste la principale préoccupation des Français, et
71% d'entre eux jugent les mesures prises "pas efficaces". Même en
baisse, la cote de popularité de M. Sarkozy reste néanmoins largement
positive.
Interrogé vendredi sur les grèves à
venir, M. Sarkozy a déclaré: "Ce n'est pas une semaine qui est
difficile, c'est ce que je fais qui est difficile". Avant de promettre
qu'il prendrait "des initiatives" sur le pouvoir d'achat.
Dans le cabinet dun médecin à
Paris, Ségolène Royal a dénoncéles franchises médicales, qui sont selon
elle «une atteinte aux principes de la Sécurité sociale» .
Après une certaine discrétion depuis la rentrée, lancienne candidate à lÉlysée reprend la parole.
AU
FAIT, que devient Ségolène Royal ? Délibérément, lancienne candidate a
choisi de se faire plus rare depuis la rentrée pour nintervenir que
sur les sujets quelle juge « essentiels ». Mais de moins en moins rare
quand même.
Depuis quelques semaines, la présidente de
Poitou-Charentes a multiplié les communiqués de presse (le dernier pour
souligner le « danger pour la démocratie » lié au rachat du quotidien
économique Les Échos par lhomme daffaires Bernard Arnault) et les
courriers adressés à ses partisans. Elle a aussi ouvert un compte sur
le réseau social sur Internet à la mode, Facebook (elle y avait hier
« 492 amis »). Distillant quelques informations personnelles, elle y
explique notamment que le premier livre qui ait éveillé sa conscience
politique est De lassujettissement des femmes de John Stuart Mill,
quelle a lu en terminale.
De retour dans lactualité, Ségolène
Royal sest accordé hier une visite express sur le terrain, son voyage
en Turquie, qui devait avoir lieu cette semaine, ayant été reporté.
Mais ce nest pas pour commenter lactualité sociale que Ségolène Royal
est là : « Je ne parle que des franchises médicales. » Pour mettre en
scène son message, lancienne candidate sest rendue dans un cabinet
médical du XVIIIe arrondissement de Paris, où elle sest entretenue
quelques instants avec un médecin et un patient. Des franchises, les
gens « ne parlent que cela », assure-t-elle .
La mesure
constitue « une atteinte très profonde aux principes de la Sécurité
sociale », a-t-elle estimé puisque « laccès aux soins » est remis en
cause. Pour elle, ce « nouvel impôt va toucher en premier lieu les
malades » puisquils paieront cinquante centimes euro sur chaque boîte
de médicaments. « Cest à la fois injuste et absurde sur le plan
sanitaire », a-t-elle ajouté. Le médecin, à son côté, acquiesce. Pour
lui, lintroduction de franchises médicales ne permettra pas de réguler
loffre de soin.
Au centre des débats
Au
passage, elle interpelle le Haut-commissaire aux solidarités actives.
« Je voudrais métonner que Martin Hirsch cautionne cette réforme »,
a-t-elle déclaré avant dajouter qu« il faisait partie de mon équipe
de campagne ». La réalité est plus nuancée puisque Martin Hirsch a
seulement participé à lun des débats participatifs de la campagne, où
il avait défendu son idée de revenu de solidarité active (RSA).
Alors
que son livre est toujours attendu, Ségolène Royal est encore au centre
des débats du PS. Lundi, alors quelle sera au micro de France Inter,
lun de ses plus proches, Julien Dray, publie Règlements de comptes
(Hachette littératures). Dans ce livre, il sonne la charge contre « les
éléphants » hostiles à Ségolène Royal. Au PS, il adresse un message
clair à la dernière ligne : « Il faut changer ou mourir. »
Une proposition de loi réduisant le droit des francophones, en
périphérie flamande de Bruxelles, aggrave la crise qui dure depuis 150
jours.
La crise politique belge
est parvenue hier à un nouveau tournant, dont personne ne peut prédire
lissue. La commission de lintérieur de la Chambre, dominée par les
dix parlementaires du Nord, a voté en faveur dune proposition de loi
visant à «flamandiser» les communes mixtes (peuplées de francophones et
de néerlandophones) situées à la périphérie de Bruxelles. En guise de
protestation, les six députés francophones, minoritaires, ont quitté
lHémicycle avant même la fin du vote.
La coalition
orange-bleue, chargée de former un gouvernement sous la direction du
flamand Yves Leterme, a cru jusquau dernier moment quelle pourrait
éviter ce scénario catastrophe. Mais les quatre négociateurs
(chrétiens-démocrates et libéraux du sud et du nord), nont pas réussi
à se mettre daccord sur le statut à réserver à ces communes. Cette
question cristallise les tensions communautaires depuis des mois. Dans
leur vision la plus radicale, les Flamands aimeraient faire de ces
54communes, où résident plus de 150 000 francophones, des entités
linguistiquement pures. Les Francophones, en revanche, veulent que
leurs droits à communiquer en français avec les administrations
locales, et surtout à voter pour des listes francophones lors des
élections, soient garantis. Ces deux revendications semblent
irréconciliables.
«Déclaration de guerre»
Excédée
par ces atermoiements, la majorité flamande issue des urnes le 10 juin,
a donc décidé hier de passer en force, malgré les appels à la retenue
lancés par leur principal leader, Yves Leterme. Même le Vlaams Belang,
parti dextrême droite, naguère jugé infréquentable par les
«démocrates», a apporté ses voix à lopération. Pour de nombreux
francophones, il sagit dune «déclaration de guerre». Cest la
première fois dans lhistoire politique belge que les Flamands
profitent de leur majorité arithmétique au Parlement (ils représentent
60 % de la population du pays) pour imposer leurs vues séparatistes.
Désormais,
les Francophones nont dautre choix que de recourir à un artifice de
la constitution belge pour stopper la procédure parlementaire et éviter
un vote en séance plénière. Cette décision devait être annoncée hier
soir à lissue dune réunion des partis francophones.
Il reste
que les négociateurs de la coalition, débordés par leur base
parlementaire, sont désormais dans «limpasse», explique le politologue
Vincent de Coorebyter. «Cest un vote désolant qui met en péril le
principe de formation dun gouvernement», a estimé le député libéral
francophone, Charles Michel, dont le parti (MR) est membre de la
coalition. Ce dernier appelait toutefois ses partenaires à rester
«sereins». «Il faut éviter un effet de panique dans la population»,
a-t-il ajouté.
Le chef de lorange-bleue, Yves Leterme, sera
chargé aujourdhui dinformer le roi Albert II. Si les marges de
manuvre du souverain sont quasi inexistantes, la pression saccroît,
en revanche, sur les épaules du chrétien-démocrate flamand, qui a paru
incapable de prévenir cette ultime crise. Des francophones doutent
désormais de la capacité dYves Leterme à «jouer les conciliateurs».
«Sa carrière nationale est terminée», explique plus crûment un élu
flamand. Mais pour son parti, le CD &V, qui a toujours parié sur
cet homme pour défendre les intérêts du nord du pays, le choix est
cornélien.
Côté francophone, un remodelage de la coalition est
évoqué. Autre hypothèse, la formation dun gouvernement, qui se
négocierait sur la seule base dun programme socio-économique, laissant
de côté les dossiers communautaires, jugés trop explosifs : pour de
nombreux citoyens belges, il sagirait, après cinq mois de crise, de la
solution la plus raisonnable...
La grève s'étend dans les facs, François Fillon se dit confiant
Le Monde 07.11.07
ARIS (Reuters) - Les blocages d'universités contre la loi sur l'autonomie des établissements se sont étendus mercredi en France,
mais le gouvernement ne croit pas à une contagion d'un mouvement à ses yeux très politique.
Une dizaine d'universités sont touchées par le mouvement, selon le
ministère de l'Enseignement supérieur, bien davantage selon les
organisations. Selon l'Union des étudiants communistes, plus de 40
établissements sont ainsi touchés.
D'abord lancés par des collectifs jugés
proches des partis d'extrême-gauche ou du Parti communiste, qui
demandent l'abrogation de la
loi, les mouvements de blocages sont désormais soutenus par le syndicat
Unef, proche du PS, qui réclame des modifications du texte.
Le Collectif contre l'autonomie des universités (CCAU) appelle pour sa part à des manifestations jeudi, notamment à Paris.
"Je ne crois pas qu'il y ait de contagion, je crois qu'il y a
quelques mouvements souvent inspirés par des considérations très
politiques
qui, je le pense, n'auront pas de suite", a déclaré le Premier ministre
François Fillon sur Europe 1.
Néanmoins, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse
a annoncé qu'elle recevrait l'Unef ce mercredi et les autres
syndicats jeudi et vendredi, selon son cabinet. Elle s'est dite opposée
aux blocages, qui selon elle pénalisent les étudiants pauvres.
Les grévistes estiment que la loi sur l'autonomie des universités,
adoptée durant l'été, risque d'accentuer les inégalités entre
établissements en raison de recours sélectifs possibles à des
financements privés.
"LOGIQUE DE SOLIDARITE"
Dans Le Monde, Bruno Julliard, président de l'Unef, explique que
son syndicat n'entend pas faire une mobilisation exclusivement sur la
question de l'abrogation de la loi, un objectif qui ne lui "semble pas
atteignable."
Outre des modifications importantes du texte sur l'autonomie, l'Unef demande des moyens supplémentaires et des modifications du
budget 2008 pour l'enseignement supérieur.
Dans la nuit de mardi à mercredi, les forces de l'ordre sont
intervenues pour empêcher les étudiants en grève d'occuper la Sorbonne,
haut lieu de la contestation étudiante et symbole souvent saisi par les
mouvements de protestation, comme en 2006 lors des grèves
anti-CPE, a-t-on appris de source policière.
A Toulouse, le blocage de la faculté du Mirail se poursuivait mercredi.
A Nantes, les étudiants ont voté dans la matinée le blocus des
facultés de sociologie, de lettres et de langues, pour protester contre
la
loi sur l'autonomie des universités.
L'assemblée générale a rassemblé quelque 700 étudiants, qui ont approuvé le mouvement à une large majorité, sous les
applaudissements.
"Il y a un mois et demi, quand on a démarré la distribution des
tracts, on ne pensait pas qu'on pourrait réunir 700 personnes dans un
amphi, tant la loi était complexe et technique", explique Mathias
Tessier, de l'Unef.
"Notre travail d'information a été utile", ajoute-t-il, tout en se
refusant à comparer le mouvement à celui contre le Contrat première
embauche (CPE) en 2006.
Dans une "logique de solidarité", des étudiants entendent
participer aux manifestations de cheminots et d'autres secteurs
concernés
par la réforme des régimes spéciaux le 14 novembre, ainsi qu'à celle
des enseignants le 20 novembre, a souligné Mathias Tessier.
A Rouen, a été également votée en assemblée générale la poursuite
du blocage de la faculté de lettres et son extension à la faculté
des sciences.
Dans le Nord, l'université de Lille I (Sciences) a rejoint celle de
Lille III (lettres et histoire), déjà bloquée la veille par les
étudiants
grévistes.
Plusieurs centaines d'étudiants réunis en Assemblée générale dans
les locaux de l'université Lyon 2 ont voté mercredi après-midi leur
participation aux manifestations des 14 et 20 novembre prochain des
agents de la SNCF et des services publics.
Ils ont également décidé de voter le principe de la grève à partir
de jeudi, sans toutefois bloquer l'accès aux universités. "Nous
demandons le retrait de la loi Pécresse", explique Pascal Ferren,
responsable de Sud-Etudiant.
A l'université des Tanneurs de Tours (Indre-et-Loire), le blocage a été voté pour l'UFR Lettres jusqu'à lundi prochain.
Dans le Languedoc-Roussillon, des barrages filtrants étaient
toujours installés mercredi sur plusieurs accès de la principale
université
de Perpignan.
Les étudiants de la faculté des lettres d'Aix-en-Provence
(Bouches-du-Rhône) ont opté mercredi pour le blocage de l'établissement
afin
de protester contre les "menaces de privatisation."
Le mouvement de grève et de blocage déclenché mardi à l'université de sciences humaines de Rennes 2 a été reconduit pour 24
heures mercredi par un vote à main levée lors d'une assemblée générale qui a rassemblé environ 1500 étudiants.
59% des Français pas convaincus par l'action de Sarkozy(Europe1, 03/11/2007, 21h14)
Une
forte majorité de Français (59%) estiment que l'action de Nicolas
Sarkozy à l'Elysée n'a pas permis d'améliorer leur situation. En
revanche, le chef de l'Etat, qui améliorerait ses scores du printemps
dernier, est en tête des intentions de vote des Français en cas
d'élection présidentielle, selon un sondage IFOP publié dans le Journal
du Dimanche. Six mois après l'élection de Nicolas Sarkozy,
les sondés étaient interrogés sur leurs intentions de vote si le
scrutin avait lieu dimanche prochain, avec les mêmes candidats qu'à la
présidentielle de 2007. Résultat : Nicolas Sarkozy arrive en tête avec
35% des intentions de vote au premier tour, soit près de 4 points de
plus que son score réel du 22 avril (31,18%), et 55% au second tour
(contre 53,06% le 6 mai). La socialiste Ségolène Royal perdrait près de
4 points au premier tour, avec 22% d'intentions de vote contre 25,87%
des voix le 22 avril, et obtiendrait 45% au second tour (contre 46,94%). Paradoxalement, 59% des Français
estiment que l'action du président et de son gouvernement n'a pas
permis d'améliorer leur situation, tandis que 38% sont d'un avis
contraire. Parmi les sympathisants UMP, 69% ont répondu par
l'affirmative, alors que 59% des sympathisants UDF-Modem et 85% de ceux
PS ont répondu négativement.
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...