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Le Havre d'Athéna
mardi 29 avril 2008, a 22:02
Fin du monde, ou des boutonneux matheux ?

Il porte le nom du dieu égyptien de la destruction, et pourrait bien détruire la civilisation. Apophis est un gigantesque caillou qui croise aux environs de la Terre. Cet astéroïde d'un diamètre d'environ 250 mètres a été découvert en 2004. Depuis, les astronomes ne cessent de plancher pour calculer la probabilité d'une rencontre avec la Terre. Dernier chiffre en date : une chance sur 45.000 (soit 0,0022 %) lors de son passage au plus près de la Terre, le 13 avril 2036.

Mais, coup de théâtre, un adolescent allemand affirmait avoir corrigé les calculs du Near Earth Object Program de la Nasa. Selon Nico Marquardt, 13 ans, Apophis aurait une chance sur 450 de frapper notre bonne vieille terre. Une sacrée différence… Faut-il vraiment commencer à construire des bunkers pour survivre à ce cauchemar ?


« Der Killerasteroid Apophis »


Dormez tranquille : si ce scénario digne d'Hollywood reste du domaine du possible, la probabilité calculée par la Nasa reste la plus scientifiquement valable. Car, contrairement à certaines informations de presse, les chiffres avancés par Nico Marquardt n'ont jamais été validés, ni par la Nasa, ni par son homologue européenne l'Esa.

Tout commence le 8 mars dernier, lorsque l'adolescent remporte la qualification régionale d'un concours scientifique pour enfants nommé « Jugend forscht ». L'information fait une brève dans le journal local, le Potsdamer Neueste Nachrichten. Le rédacteur cite le nom du projet qui lui vaut cette victoire « Der Killerasteroid Apophis », mais aucune mention de son génial quoiqu'effrayant calcul.

Le sujet fait son retour dans les colonnes du journal allemand un mois plus tard, le 11 avril. Dans un article intitulé « Apophis im Anflug » (Apophis en approche), le Potsdamer Neueste Nachrichten raconte comment, grâce à des « observations » réalisées à partir d'un télescope du Astrophysikalischen Instituts Potsdam, le petit génie de l'astronomie a pu « corriger » la Nasa.

Selon lui, les scientifiques américains auraient oublié de prendre en compte la possibilité d'une collision d'Apophis avec un satellite géostationnaire autour de la Terre lors de son prochain passage, prévu en 2029. Un impact qui aurait pour conséquence, dit-il, d'augmenter drastiquement la probabilité d'un crash cataclysmique sur Terre. Caution scientifique : la Nasa aurait dit à l'Esa que le jeune homme avait raison. Un article du Bild, puis des dépêches françaises et anglaises de l'AFP suffisent ensuite à donner un écho international à cette séduisante histoire.


L'Esa dément


Problème : contactée par lefigaro.fr, l'Agence Spatiale Européenne dément fermement ces informations. « C'est inexact, les chiffres sont faux », indique-t-on à l'Esa. Selon l'agence, la confusion viendrait du fait que Markus Landgraf, l'un des spécialistes es-météorites de l'Esa, aurait donné quelques conseils sur les calculs de trajectoires au jeune allemand. Mais en aucun cas il ne s'agirait d'une approbation à ces nouveaux chiffres. De même, Donald K. Yeomans, responsable du Near Earth Object Program de la Nasa, a fermement démenti, qualifiant la nouvelle de «canular». Un démenti officialisé peu après par un communiqué de l'agence américaine dans lequel la Nasa «maintient » ses chiffres et affirme que ses services n'ont « pas été contactés et n'ont eu aucune correspondance » avec le jeune allemand.

Au passage, Apophis a subi une cure de musculation, puisque son poids est passé de 21 millions de tonnes (selon le catalogue officiel des Near Earth Object de la Nasa) à 300 milliards de tonnes (selon le journal de Postdam suivi par les autres médias).


« Aucune menace » pour les satellites géostationnaires


Qui plus est, la Nasa n'a pas du tout oublié de prendre en compte la présence des satellites géostationnaires lors du passage du vendredi 13 avril 2029. Dans une étude récente, ses chercheurs notaient bien qu'Apophis passeraient à 29.470km de la Terre. Soit plus près que l'orbite géostationnaire, située à 35 786 km, sur laquelle évoluent quelque 1.120 satellites et autres objets spatiaux. Cependant, la Nasa soulignait qu'Apophis arriverait avec un angle d'attaque de 40° par rapport au plan de l'équateur, qui est aussi celui de l'orbite géostationnaire, qui forme en quelque sorte un « anneau » autour de la Terre. Apophis ne représente donc « aucune menace » pour les satellites géostationnaires, conclut l'étude (disponible en PDF).

Même dans le cas d'une collision aussi improbable, difficile d'en déduire les conséquences pour la trajectoire d'Apophis, dont on ne connaît encore aucune caractéristique technique avec certitude. Les débris du satellite se disperseraient probablement sur l'orbite géostationnaire sans menacer la Terre. «Le rapport des masses en jeu est tel qu'une collision avec un satellite d'une dizaine de tonnes ne modifiera pas de manière très sensible l'orbite de l'astéroïde», ajoute Jean-Paul Berthias, expert senior au Centre National des Etudes Spatiales. Et certainement pas de quoi modifier la probabilité d'impact d'un facteur 100.

Enfin, toutes ces prédictions celles de la Nasa comme celles du jeune allemand - pourraient être bouleversées par une rencontre d'Apophis avec un de ses cousins, nommé 2004 VD17, un des 947 astéroïdes « potentiellement dangereux » pour la Terre. L'impact entre les deux cailloux, une bénédiction pour notre planète, pourrait se produire en juillet 2034.

dimanche 17 février 2008, a 10:13
Fin du monde proche, c'est Mickey qui le dit !


Le prince Charles, connu pour son activisme en faveur de l'environnement, a appelé jeudi l'Europe à faire encore davantage pour lutter contre le réchauffement climatique, prévenant que l'heure du "Jugement dernier" se rapprochait dangereusement.

"L'horloge du jour du Jugement dernier pour le changement climatique avance toujours plus vite vers les douze coups de minuit. Nous n'agissons tout simplement pas assez vite" pour faire face au défi du réchauffement, a affirmé l'héritier de la couronne dans un discours devant le Parlement européen à Bruxelles.

Si le monde ne prend pas la mesure des défis à venir, "le résultat sera une catastrophe pour tout le monde", a-t-il mis en garde.

"La banquise au pôle Nord fond si rapidement que certains scientifiques prévoient qu'elle disparaîtra complètement l'été dans sept ans", s'est-il inquiété. "Le simple fait qu'un tel événement soit concevable constitue un nouvel appel à se ressaisir, alors que nous progressons tels des somnambules vers le bord du gouffre", a ajouté le prince Charles.

Il a notamment plaidé pour associer plus étroitement le secteur privé aux efforts des pouvoirs publics et des ONG dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Il a salué les récentes propositions de la Commission européenne pour parvenir à l'objectif d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990 d'ici à 2020 et, sur cette même période, de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation.

Mais il a estimé qu'il faudrait aller "bien plus loin". Et il a invité l'Europe à intensifier ses efforts pour convaincre les Etats-Unis et les grands pays émergents de s'associer plus nettement aux efforts sur le climat.

L'UE doit oeuvrer à "forger un dialogue réellement efficace avec la Chine, l'Inde et les Etats-Unis, qui reconnaisse clairement les implications du changement climatique en termes de sécurité" pour la planète, a-t-il dit.

lundi 11 février 2008, a 16:15
La vache !

Un maillot de bain porté par l'actrice australienne Nicole Kidman, mis aux enchères par une organisation caritative suédoise, a été vendu samedi à un prix qui permettra d'acheter neuf vaches au profit de familles pauvres en Inde.

"Le maillot de bain est allé au plus offrant pour un prix de 16.200 couronnes (2.500 dollars, 1.720 euros). C'est suffisant pour acheter neuf vaches", a déclaré à l'AFP le précédent propriétaire du maillot, Zlatko Nedanovski.

Les bénéfices de la vente iront à un projet d'aide qui vise à offrir des vaches à des paysans ou familles indiens démunis. Le projet est piloté par l'organisation caritative suédoise Erikshjälpen.

Des offres pour le maillot de bain ont afflué en provenance du monde entier, mais c'est un Suédois de 49 ans, Bengt Olsen, de la ville de Trollheattan, située au sud de Vänersborg (sud-ouest), haut lieu des tournages de films en Suède, qui a remporté la mise.

"Je trouve formidable que le maillot soit revenu dans la capitale suédoise du film", a déclaré M. Olsen à l'AFP, estimant que l'idée d'acheter des vaches était "géniale".

"Et j'espère que le maillot de bain permettra de collecter encore plus d'argent pour d'autres vaches pour plus de familles indiennes pauvres", a ajouté M. Olsen. Il projette en effet de permettre à des visiteurs de voir le maillot contre une petite somme d'argent et de recueillir ainsi des fonds pour acheter d'autres vaches.

M. Olsen a aussi décidé d'offrir chaque année une vache à une famille indienne. "Je veux encourager chacun à en faire autant", a-t-il dit.

Alors qu'elle se trouvait en Suède en 2002 pour le tournage de "Dogville", sous la direction du réalisateur danois Lars von Trier, la star, férue de natation, avait réservé une piscine entière à Vänersborg pour s'adonner à sa passion.

Elle avait alors oublié son maillot de bain, retrouvé par le personnel de la piscine, qui l'avait ensuite confié à une radio locale.

M. Nedanovski, aujourd'hui âgé de 32 ans et travaillant comme consultant dans la communication, en fit à l'époque l'acquisition pour 5.500 couronnes (580 euros).

jeudi 03 janvier 2008, a 15:24
Passe le message à ton voisin !

Les Français sont les moins friands de fast-food

Le Figaro, 2/01/2008

81% des Français se disent en désaccord profond avec la déclaration suivante : «J'aime trop le goût de la fast food pour y renoncer.»



Les Français apprécient peu de se restaurer dans les fast-foods alors que, contrairement aux idées reçues, ce sont les Britanniques avec leurs célèbres fish and chips qui sont les premiers consommateurs au monde, devançant les Américains.

Selon une enquête portant sur treize pays, publiée hier et coproduite par la société d'études de marché Synovate et la BBC, quelque 81% des Français se disent en désaccord profond avec la déclaration suivante : «J'aime trop le goût de la fast food pour y renoncer.»

A contrario, 45% des Britanniques, 44% d'Américains et 37% de Canadiens l'approuvent.

Derrière les Français, fiers de la réputation gastronomique de leur pays, 75% des Singapouriens et 73% des Hongkongais et Roumains réfutent aussi l'assertion.

Au sujet de l'obésité, l'étude confirme une inquiétude croissante, au niveau mondial. Elle révèle, à titre d'exemple, que 15% des Français et 12% des Américains disent se peser chaque jour.


dimanche 02 décembre 2007, a 19:11
Un Kakà en or !

Kakà est le 52e

Le Brésilien de l'AC Milan, Kakà, 25 ans, a été désigné Ballon d'Or France Football par un jury de 96 journalistes internationaux. La nouvelle a été officialisée dimanche matin sur TF1 et le site internet francefootball.fr. Vainqueur de la Ligue des champions, dont il a été le meilleur buteur (10 buts), Kakà a joué un rôle décisif dans la conquête de la septième C1 de son club, par ses trois buts en demi-finale contre Manchester United (2-3, 3-0) et une passe décisive en finale contre Liverpool (2-1). Kakà est la quatrième Brésilien à recevoir cette prestigieuse récompense après Ronaldo (1997, 2002), Rivaldo (1999) et Ronaldinho (2005), qui est seulement ouverte aux joueurs non-européens depuis 1995.

Au classement, Kakà devance assez nettement Cristiano Ronaldo (2e), Lionel Messi (3e), Didier Drogba (4e) et Andrea Pirlo (5e). Kakà est le neuvième Ballon d'Or FF le mieux élu de l'histoire, a déclaré sur le plateau de ''Téléfoot'' le direction de la rédaction de France Football, Gérard Ernault. Il a obtenu 444 points contre 277 à son premier poursuivant. C'est aussi le podium le plus jeune de l'histoire. Le premier Français est Franck Ribéry (17e), qui devance Thierry Henry (19e), lequel sort du Top 10 pour la première fois depuis 1999. Les deux précédents vainqueurs, Ronaldinho (12e) et Fabio Cannavaro (24e), quittent le Top 10.



lundi 29 octobre 2007, a 22:39
Eau de feu hors de prix...

Le pétrole touche 90 dollars à Londres, dépasse les 93 dollars à New York

Les prix du pétrole ont atteint 90 dollars à Londres et dépassé les 93 dollars à New York lundi, l'annonce d'une réduction temporaire de la production mexicaine s'étant ajoutée à une liste déjà fournie de facteurs haussiers: stocks mondiaux bas, montée des périls géopolitiques et dollar en berne.A Londres, le baril de Brent de la Mer du Nord a touché pour la première fois de son histoire le seuil symbolique des 90 dollars. Vers 16H00 GMT, le baril pour livraison en décembre s'échangeait à 89,77 dollars, en hausse de 1,08 dollar.A New York, le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre s'est propulsé en début d'échanges au prix jamais vu de 93,20 dollars. Vers 16H00 GMT, il valait 92,80 dollars, en hausse de 94 cents."Les gains substantiels, de plus de sept dollars depuis la clôture de mardi, et l'impressionnante série de nouveaux records reflètent la dynamique croissante d'un marché où les nouvelles qui affluent demeurent très haussières", ont estimé les analystes de la banque Barclays.Dimanche, la compagnie nationale des pétroles mexicains (Pemex) a annoncé en effet qu'elle réduisait de 600.000 barils par jour sa production à cause du mauvais temps.Bien que la Pemex ait annoncé une reprise de la production dès que la météo le permettrait, cette annonce "ajoute sans doute au malaise entourant l'offre" mondiale de brut, ont précisé les analystes de Barclays Capital.L'état très bas des stocks mondiaux avant l'hiver persiste en effet à inquiéter les investisseurs. Aux Etats-Unis, les réserves de brut sont par exemple de 5,9% inférieures à leur niveau de l'an dernier.Par ailleurs, les prix sont poussés par une montée des tensions politiques au Moyen-Orient et en Afrique.Le marché s'inquiète des conséquences d'une possible intervention de la Turquie dans le nord de l'Irak contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).Cette éventualité s'est renforcée après l'échec vendredi de pourparlers turco-irakiens à Ankara.La Turquie lancera une opération "quand ce sera nécessaire", a averti samedi le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, excédé par les appels à la retenue des Etats-Unis.Il doit rencontrer jeudi la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui fera escale à Ankara.Les opérateurs s'inquiètent également du regain de tensions entre l'Iran, (quatrième producteur mondial d'or noir) et les Etats-Unis à propos du programme controversé d'enrichissement nucléaire iranien. Jeudi, l'administration Bush a infligé de nouvelles sanctions au régime islamique."Ces nouvelles sanctions américaines renforcent les doutes quant à la possibilité d'une issue diplomatique au problème du nucléaire iranien", soulignent les analystes de Barclays.Lundi, un haut responsable des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, a averti que les miliciens islamistes pourraient lancer des opérations suicide dans le Golfe.Troisième foyer de tensions, le Nigeria, premier producteur de brut africain, a vu les violences monter d'un cran la semaine dernière, avec l'enlèvement de six étrangers et l'attaque d'une installation pétrolière offshore, revendiqués lundi par le Mend (Mouvement d'émancipation du delta du Niger), principal groupe de militants séparatistes de la région.Dernier ingrédient du cocktail haussier, la baisse continue du dollar, tombé lundi à 1,4438 dollar contre un euro, stimule la demande d'or noir: les investisseurs hors zone dollars en profitent pour bourrer leurs portefeuilles de matières premières libellées en dollars.
 



mercredi 10 octobre 2007, a 13:02
Rencontres au sommet...

Sarkozy reçu par Poutine près de Moscou, entre détente et sujets qui fâchent

Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine se sont efforcés mardi soir, lors d'un dîner près de Moscou, de mettre un peu de baume sur leurs différends, avivés par le ton de fermeté adopté par le nouveau président français à l'endroit de son homologue russe.
Pour sa première visite officielle en Russie, le nouveau locataire de l'Elysée et le chef de l'Etat russe, qui l'a reçu dans sa résidence de Novo Ogarevo, dans la banlieue moscovite, ont balayé en trois heures les principaux sujets qui les ont publiquement opposés ces derniers mois, comme le nucléaire irakien, le Kosovo ou les droits de l'Homme en Russie.
A l'issue de ce premier rendez-vous, c'est un Nicolas Sarkozy manifestement satisfait qui est venu, devant la presse française, faire le compte-rendu d'une discussion qualifiée de "détendue, approfondie, franche, passionnante". Alors que la Russie s'oppose, contrairement à la France, à l'adoption de nouvelles sanctions onusiennes contre Téhéran pour l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire, le chef de l'Etat français a fait état mardi soir, après son dîner, d'une "convergence" entre les deux pays. "Nos positions se sont très fortement rapprochées (...) j'ai vraiment senti une convergence", a-t-il estimé en réponse à une question, se refusant à plus de détails.
Le président Sarkozy a montré le même optimisme prudent concernant l'avenir du Kosovo, autre pomme de discorde. "J'ai trouvé chez Poutine une volonté de ne pas fermer la porte sur une solution qui permettrait d'éviter les humiliations", a-t-il dit. "Nous avons évoqué une piste qui pourrait éventuellement permettre de rapprocher les points de vue", a glissé Nicolas Sarkozy, sans en dévoiler davantage.
Si la France y est favorable, la Serbie et son "parrain" russe refusent catégoriquement d'entendre parler d'indépendance totale de la province, Moscou agitant la menace d'un veto à l'ONU.L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly Churkin, a prévenu mardi qu'une déclaration unilatérale d'indépendance par le Kosovo serait "inacceptable" affirmant que les pourparlers entre la Serbie et les Kosovars albanais pourraient se poursuivre au delà de la date limite du 10 décembre.
Mais à Londres, le Premier ministre kosovar Agim Ceku a affirmé que le Kosovo allait se déclarer indépendant dans les jours suivant l'échéance de décembre si aucun accord n'était trouvé.Les deux chefs d'Etat ont également discuté de la situation des droits de l'Homme en Russie, notamment de l'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa il y a un an ou de la Tchétchénie, a rapporté M. Sarkozy. "Nous en avons discuté de façon assez approfondie, assez apaisée", a-t-il commenté. "Il m'a fait valoir qu'il y avait une spécificité russe, que la société russe était en train de changer et que c'est cette évolution qu'il fallait encourager (...) moi, je pense que la société russe a beaucoup évolué mais qu'il est dommage que cela puisse être compromis par certains comportements", a-t-il déclaré.Pour M. Poutine, "La France a été, reste et j'espère, restera un partenaire privilégié de la Russie dans l'Europe et dans le monde", avait pour sa part déclaré , suggérant que Moscou n'avait pas encore calé sa relation avec le nouveau président français, plus critique à l'égard de Moscou que son prédécesseur Jacques Chirac.
En mai, M. Poutine avait attendu deux jours avant de féliciter le nouveau président français, signe que Moscou avait mal digéré ses critiques à l'encontre de la Russie pendant la campagne électorale.Pour réchauffer l'atmosphère, les deux hommes, qui avaient fait connaissance lors du G8 d'Heiligendamm en juin, se sont également prêtés, devant les caméras, au jeu de la complicité et de la détente. On peut faire du sport ensemble", a lancé le chef de l'Etat russe à son hôte, grand amateur de jogging. "Tu cours ?", lui a alors demandé Nicolas Sarkozy. "Non, moi je nage", a répondu Vladimir Poutine. "J'ai une piscine ici, je vais te faire tout visiter".Vladimir Poutine a alors invité son hôte à monter à bord de sa voiture, un 4x4 Mercedes, et a démarré sur les chapeaux de roues, tous feux éteints, pour faire le tour du propriétaire.
 

samedi 06 octobre 2007, a 16:27
Olympiades du sexe ?

Les préservatifs malaisiens préparent eux aussi Pékin 2008 Jean-François ARNAUD.  Publié le 05 octobre 2007

Premier producteur mondial de préservatifs, la Malaisie s’attend à voir ses commandes gonfler pour les Jeux olympiques.

  DANS les plantations d’hévéas de Malaisie, les ouvriers sont des saigneurs. Ils sont chargés de faire «pleurer le bois» en incisant son écorce. Ces écorcheurs de la forêt s’activent comme jamais depuis quelques mois. Ce n’est pas la peur d’un orage imminent qui les fait courir. C’est plutôt un rendez-vous historique.
  Une partie des gros clients industriels du précieux suc de l’hévéa attend les livraisons avec impatience. Le fait est peu connu, la Malaisie est le troisième producteur mondial de latex (1,2 million de tonnes en 2006) derrière l’Indonésie et la Thaïlande, mais c’est aussi le premier exportateur de préservatifs de la planète.
  Alors que les autres pays producteurs ont continué à servir en priorité la puissante industrie du pneumatique qui s’arroge toujours les deux tiers de la production mondiale du latex, la Malaisie a su diversifier ses débouchés. Elle a misé sur les utilisations médicales (à plus forte valeur ajoutée) du caoutchouc naturel, en développant les usines de gants, de cathéters et de préservatifs.
  Politique de prévention
 
Une activité historiquement marginale, mais qui a connu un développement spectaculaire avec le développement de la prévention contre le virus du sida. «Nous dénombrons quinze industriels enregistrés qui ont réalisé l’équivalent de 30 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’export», annonce le Conseil de promotion pour l’exportation du latex malaisien. Et aujourd’hui, un nouvel événement dope le marché du préservatif.
  Ce n’est pas, fort heureusement, une recrudescence de l’épidémie, mais la mise en place tardive d’une politique de prévention en Chine populaire. Le gouvernement de Pékin qui a longtemps minimisé le problème du VIH est en train de changer de doctrine. La publicité pour les préservatifs était interdite dans l’empire du Milieu jusqu’en 2002.
  Depuis peu, les autorités sanitaires centrales incitent à la distribution massive de préservatifs. Le pays possède une vingtaine d’usines mais c’est largement insuffisant pour la consommation à venir. D’autant que la fabrication de préservatifs est une activité de haute technologie, assimilée à du matériel médical et nécessitant de nombreux et coûteux contrôles de qualité. Les entrepreneurs chinois ne vont pas pouvoir créer des usines aussi vite qu’ils le souhaiteraient. Le journal Les Nouvelles de Pékin, expliquait cet été que les ministères chinois de la Santé et du Commerce avaient promulgué un décret demandant à tous les hôtels de tourisme, les douches publiques et les centres de vacances chinois de mettre des préservatifs à la disposition de leurs clients. Dans ce contexte, les industriels malaisiens parient que les Jeux olympiques de Pékin, organisés en août prochain se traduiront par un pic de commandes. «Cela devrait se ressentir dès le troisième trimestre 2007, nous nous attendons à une excellente fin d’année», prévoit le très officiel Bureau malaisien du caoutchouc (le MRB pour Malaysia Rubber Board) qui regroupe les producteurs de latex. «Les consommateurs chinois apprécient les marques d’importation, se félicitent les responsables de la marque malaisienne Pleasure Latex, l’an dernier nous avons expédié 150 millions de préservatifs, nous en prévoyons 300 millions en 2007, et nous investissons massivement de façon à atteindre une capacité de production de 800 millions».
  En prévision de l’afflux de touristes pour les Jeux olympiques de Pékin, leurs produits sont distribués dans tous les magasins de l’enseigne 7-Eleven de Pékin et Shanghai. Habitués à satisfaire les demandes de plus en plus sophistiquées des utilisateurs européens et américains en terme de formes, de saveurs et d’épaisseur du caoutchouc, les fabricants malaisiens pensent qu’ils ont une longueur d’avance pour être en première place face à cette Chine qui s’éveille.


Auront-ils toutes les tailles, car de temps en temps ils faut revoir les modéles en foncton des croissances ;o)
Et puis augmenter la production des capotes pendant les olympiades de Pékin, ce sera toujours mieux et pleins d'espoir que les prostituées à disposition comme lors de la dernière coupe du mon de football en Allemagne de 2006
 



jeudi 04 octobre 2007, a 07:16
L'azur et la nuit ?

«Lionel, notre meilleur pied»

Beauxis à l'ouverture, Traille à l'arrière, sont les deux surprises de la composition de l'équipe de France annoncée pour défier la Nouvelle-Zélande, en quart de finale de la Coupe du monde. Mais Bernard Laporte refuse de dire qu'elle est expérimentale. Ses explications.


« Bernard Laporte, deux questions à la lecture de votre équipe pour affronter les All Blacks samedi pour le quart de finale. La première concerne Lionel Beauxis. Pourquoi le lancer lui face aux All Blacks plutôt que Michalak ou Skrela à l'ouverture ?

Lionel est un jeune joueur qui monte. Il a été bon durant le Tournoi des six nations, il l'a encore été face à la Géorgie le week-end dernier. Il me fait penser à Luke McAlister chez les Blacks. C'est la même génération. Il ne se pose pas de question. Quand il doit jouer, il joue. C'est le même tempérament. Et puis c'est notre meilleur pied.


N'avez-vous pas peur que son manque d'expérience fasse peser un poids trop important sur ses épaules avant le match ?

Il est champion du monde des moins de 21 ans, il a gagné le tournoi contre l'Ecosse avec nous. Et puis il n'est pas du genre à gamberger. Quand il rentre contre l'Irlande et que l'on perd, il met un drop sur le poteau, il donne un coup de pied qui fait marquer. Je ne me fais pas de souci pour lui.


Quant à Damien Traille, il n'a joué qu'une fois et seulement quelques minutes à l'arrière en équipe de France. Pourquoi faire ce pari dans un match aussi capital ?

D'abord, Damien était d'accord. Ensuite, nous avons toujours dit qu'il faisait partie de nos arrières potentiels. On a besoin de son jeu au pied dans le troisième rideau pour contrer celui des All Blacks pour les renvoyer dans leur camp. Damien nous offre plus de garantie que Clément (Poitrenaud) à ce niveau et il aura aussi Cédric Heymans à ses côtés pour le suppléer dans sa tâche avec son pied gauche.


Comment battre ces All Blacks ?

Dans un match de rugby, les points de rencontres sont incontournables. Il faudra donc rivaliser avec eux dans les duels, mais aussi en touche, en mêlée, dans les rucks. On n'existe pas contre eux si on n'est pas bon à ce niveau.


Qu'avez-vous appris des dernières confrontations face à eux ?

Il ne faut pas leur donner de quoi nous battre. C'est pour ça que nous avons étoffé l'équipe avec des jeux au pied long avec Lionel pour occuper le camp néo-zélandais. Lionel, avec sa longueur de pied, trouvera les touches et ne nous exposera pas à ces relances qu'ils affectionnent pour déstabiliser les défenses adverses qui se replacent mal. Idem pour Damien et Cédric qui couvriront le troisième rideau et auront pour mission de nous faire sortir de notre camp mais cette fois ci sur le jeu au pied offensif des Blacks et notamment de Carter et Kelleher.


Est-ce que votre stratégie sera uniquement d'occuper le camp adverse ?

Bien sûr que non. On va attaquer aussi, mais pas n'importe comment. Ils n'attendent qu'une chose, notamment dans la première demi-heure, c'est que tu t'exposes.


La présence de Michalak, Poitrenaud et Chabal sur le banc étonne...

Leurs qualités de dynamisme peuvent nous faire du bien en fin de match si l'on est menés et qu'il faut décoincer la situation. Ces joueurs sont capables de créer l'exploit, surtout face à une défense un peu émoussée.


C'était sans doute l'une des compositions d'équipe parmi les plus dures de votre carrière d'entraîneur ?

Effectivement, parce que les matches à élimination directe commencent, et qu'on ne peut plus dire la prochaine fois vous y serez... On a essayé d'être le plus juste et le plus logique possible. On a souvent failli dans les secteurs du jeu au pied et de l'occupation face à eux. Cette équipe doit essayer d'y remédier. Après il faudra encore d'autres.»


Recueilli par Renaud BOUREL, à Cardiff  

lundi 01 octobre 2007, a 21:23
De l'essor des princes-présidents...

 
Vladimir Poutine se voit en premier ministre de la Russie
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 01.10.07 | 19h24  •  Mis à jour le 01.10.07 | 20h28

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, lundi 1er octobre, que l'hypothèse de devenir un jour premier ministre était "tout à fait réaliste". Le chef du Kremlin a en effet affirmé vouloir conduire la liste du parti Russie unie aux législatives de décembre.

M. Poutine, qui ne peut briguer un troisième mandat consécutif à la présidence, pourrait ainsi devenir premier ministre après l'élection présidentielle de 2008."Diriger le gouvernement, c'est une proposition parfaitement réaliste, mais il est encore tôt pour y penser", a-t-il précisé.

"UNE PROPOSITION PARFAITEMENT RÉALISTE"


C'est la première fois que le président livre des indications aussi claires sur ses intentions. En nommant un inconnu, Victor Zoubkov, au poste de premier ministre, le 25 septembre, il avait déconcerté la plupart des observateurs qui s'attendaient à le voir désigner une personnalité plus en vue comme "dauphin". C'est alors que le scénario selon lequel il pourrait choisir délibérément un président fidèle et discret pour continuer à diriger le pays d'un poste-clé, comme celui de premier ministre, a pris corps.

Le chef du Kremlin pose deux conditions : une victoire de son parti, et qu'"une personnalité convenable, capable et moderne avec qui je puisse travailler en équipe [soit] élue comme président." Selon les sondages, Russie unie, créée en 2001, est donnée largement vainqueur des législatives.

A Washington, la Maison Blanche a estimé qu'il s'agissait d'un problème russe et a refusé de s'exprimer sur la question. "Nous avons vu ces informations et au bout du compte, il appartient aux Russes de décider de cette question", a déclaré sa porte-parole, Dana Perino, demandant par ailleurs que les élections se déroulent de manière "libre, juste et démocratique".

lundi 01 octobre 2007, a 21:16
Larzac, futur pays de cocagne

Sans mesures immédiates, l'impact du tourisme sur le climat devrait doubler d'ici à trente ans

Les agences de l'ONU pour le tourisme, l'environnement et le climat, réunies pour trois jours à Davos, dans le cadre d'une rencontre internationale, ont fait part, lundi 1er octobre, de leurs craintes concernant la relation entre le tourisme mondial et le changement climatique.

L'impact du tourisme sur le changement climatique pourrait en effet plus que doubler dans les trente prochaines années, selon un rapport des agences publié à l'occasion de la réunion. Selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), d'environ 842 millions de voyages dans le monde l'an dernier, on devrait atteindre 1,5 milliard en 2020. Or, les transports, le logement et les autres activités touristiques comptent pour environ 4 à 6 % du total des émissions de gaz à effet de serre, souligne le rapport onusien.

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Le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme, Francesco Frangialli, a appelé le secteur et les autorités à prendre des mesures immédiates, même si les effets du tourisme sur l'environnement sont moins importants que ceux de beaucoup d'autres domaines industriels. "Les Alpes suisses ont souffert cet hiver du manque de neige et ce n'est pas par hasard", a-t-il noté.
 
ZONES CÔTIÈRES ET MONTAGNEUSES AFFECTÉES

Le tourisme mondial doit faire sa révolution, a averti l'ensemble des organisations, soulignant le fait que la croissance continue du secteur pourrait conduire à une augmentation de 150 % de ses émissions de gaz dans les trente prochaines années.

Les comportements en matière de tourisme pourraient évoluer : les destinations côtières ou montagneuses, particulièrement dans des pays pauvres ou sur des îles, pourraient être les plus affectées par les changements climatiques et la hausse du niveau des mers, a indiqué le rapport. A l'inverse, les zones tempérées devraient recevoir davantage de touristes.

La rencontre de Davos doit permettre de préparer l'ordre du jour d'une réunion ministérielle de l'ONU sur le tourisme et le climat prévue à Londres en novembre. 

http://www.centre-cired.fr/forum/

samedi 29 septembre 2007, a 07:19
"Les bronzés"

Paris Hilton se lance dans l'humanitaire !

Après avoir fait un passage par la case prison au mois de juin, l'héritière a décidé de mettre sa célébrité au service d'une bonne cause. Paris Hilton a annoncé à E! Online qu'elle partirait au Rwanda afin d'attirer l'attention sur les malheurs de ce pays déchiré par la guerre.
La starlette, pleine de bonne volonté a déclaré : "J'irai en novembre, après le tournage de mon film. Il y a tant à faire, j'ai l'impression qu'en me rendant sur place, cela permettra de montrer aux gens les actions que l'on peut mettre en place pour aider." L'actrice en herbe y a été invitée par Scott Lazerson de l'association Playing for Good qui sollicite les célébrités pour qu'elles s'investissent dans l'humanitaire.
La star de Simple Life veut également visiter d'autres pays ravagés par la pauvreté. Elle a confié : "Je sais que je peux faire beaucoup, rien qu'en m'investissant et en offrant une couverture médiatique à ces problèmes."

En attendant ce virage, dans sa vie, la belle Américaine, reste fidèle à elle-même. Invitée à une soirée caritative organisée par la marque de jeans Rock and Republic elle a refusé de se laisser photographier. Un des invités a expliqué au New York Post : "Elle va bientôt sortir sa propre collection de jeans et elle ne voulait pas faire de publicité à un concurrent." Ce n'est pas très sympa ! Une photo d'elle, à cet événement, aurait surtout offert une bonne publicité à l'association et fait entrer quelques dons dans les caisses... Paris est peut-être avare de son image, mais elle s'est montrée très généreuse une fois arrivée dans un club tendance de New York : elle y a distribué treize bouteilles de champagne à ses amis !

Est-ce qu'on l'a prévenue qu'il n'y a pas de boîtes de nuit au Rwanda ?

samedi 29 septembre 2007, a 07:15
"Ma cassette, on m'a volé ma cassette !"

DSK prend les rênes du FMI

Dominique Strauss-Kahn a rejoint le club fermé des Français à la tête de grandes institutions internationales vendredi après son élection comme président du Fonds monétaire international (FMI). Une décision attendue au vu du nombre de soutiens collectés partout dans le monde par l'homme politique français. DSK a toujours refusé l'étiquette du "candidat du Nord contre le Sud ou des riches contre les pauvres". Il a promis de réformer rapidement le FMI.


"Bienvenue au club!" : c'est avec ces mots que Pascal Lamy, le président français de l'OMC, a salué l'élection de son compatriote Dominique Strauss-Kahn à la présidence du Fonds monétaire international vendredi. Désormais, quatre Français sont donc à la tête de grandes institutions internationales, si l'on compte encore Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne et Jean Lemierre, président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Mais l'élection de Dominique Strauss-Kahn semblait acquise depuis plusieurs semaines.


Le Français n'avait qu'un seul adversaire : le Tchèque Josef Tosovsky, un banquier de carrière et brièvement Premier ministre, qui s'était lui déclaré à la dernière minute comme candidat. Dominique Strauss-Khan avait déjà eu le temps durant l'été de prendre une longueur d'avance et d'effectuer un quasi tour du monde. Le Brésil et l'Argentine par exemple ont apporté officiellement leur appui au candidat européen. L'ancien ministre socialiste était également soutenu par l'Union européenne. Cela a constitué un sérieux atout pour DSK, car par tradition, les Européens choisissent le directeur général du FMI, alors que les Américains désignent le président de la Banque mondiale.


Pourtant DSK refuse d'être étiqueté comme le "candidat du Nord contre le Sud ou des riches contre les pauvres". L'ancien ministre socialiste avait d'ailleurs choisi d'attendre à Santiago du Chili le verdict. Une ville choisie comme un symbole de la nouvelle impulsion qu'il compte donner au FMI, notamment en faveur des pays en développement, pendant cinq ans. S'il est élu, Dominique Strauss-Kahn s'est aussi engagé à mettre entre parenthèse d'éventuelles ambitions pour la présidentielle de 2012, en France. Dès son élection, il a promis de réformer "sans tarder" le FMI. Avant d'avouer sa "joie" d'avoir été choisi.


La ministre de l'Economie Christine Lagarde s'est dit "ravie qu'un Français de sa compétence et de sa qualité soit nommé à la tête du FMI pour mener à bien les réformes indispensables". Nicolas Sarkozy a lui salué "une grande victoire pour la diplomatie française" ajoutant : "c'est ça l'ouverture". "Les socialistes sont fiers de l'élection de Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds monétaire international", a déclaré de son côté le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande.


samedi 29 septembre 2007, a 07:09
Le pouvoir austral...

La Nouvelle-Zélande termine son premier tour, samedi contre la Roumanie à Toulouse (13h00). Les Blacks, déjà qualifiés pour les quarts de finale avec trois victoires avec bonus, devraient encore avoir un match facile face aux faibles Roumains, qui restent néanmoins sur une victoire, contre le Portugal (14-10).

Une situation qui fait craindre que les hommes de Graham Henry ne soient pas forcément prêts à l'heure d'attaquer la phase finale et ses matches couperet, à commencer par le quart de finale, où ils pourraient retrouver la France.

Et puis, malgré la victoire contre l'Ecosse (40-0) dimanche, tout n'a pas été parfait, notamment à cause des nombreuses pertes de balle. Alors même si on est loin de s'affoler chez les Blacks, on souhaite réaliser un match plein contre la Roumanie. «Nous sommes une équipe qui essaye de jouer au rugby et nous en sommes fiers, explique ainsi Steve Hansen, l'assistant de Henry, mais nous devons juste améliorer certaines choses et je ne doute pas que nous le ferons.»

Face aux Roumains, une équipe hybride sera alignée, mélangeant quelques cadres et des réservistes, confirmant ainsi la volonté du staff de garder tous les joueurs au meilleur de leur forme. Dan Carter, qui devait être titulaire à l'ouverture, malgré sa performance en demi-teinte contre les Ecossais, s'est blessé et est remplacé par Luke McAlister, mais Richie McCaw rejoint le banc, et le 3e ligne Jerry Collins hérite du brassard de capitaine. Le 2e ligne Keith Robinson, qui revient de blessure, sera sur le terrain pour la première fois du Mondial. Nick Evans occupera le poste d'arrière en remplacement de Leon MacDonald et Mils Muliaina, tous les deux blessés.

«Avec les combinaisons que nous tentons et l'arrivée des remplaçants qui apportent un nouveau souffle, tout le monde se sent impliqué, explique Evans. Si nous pouvons réaliser un gros match contre la Roumanie, et arriver plein de confiance en quarts de finale alors nous avancerons vers nos objectifs.»

Leurs adversaires ont eux des ambitions plus modestes, et espèrent simplement limiter les dégâts. «Ce sera un match très difficile parce qu'ils sont la meilleure équipe au monde, résume le pilier Bogdan Balan. S'ils créent des décalages, ce sera presque impossible de les arrêter. Nous essaierons de faire de notre mieux et de marquer au moins un essai.» - F. B.


Composition de la Nouvelle-Zélande : Evans - Rokocoko, Toeava, Mauger, Sivivatu - (o) McAlister, (m) Ellis - Masoe, Lauaki, Collins (cap) - Robinson, Thorne - Somerville, Mealamu, Tialata.

Remplaçants : Hore, Woodcock, Jack, McCaw, Leonard, Howlett, Smith.


Composition de la Roumanie : Dumitras - Chuntu, Gal, Gontineac, Brezoianu - (o) Dimofte, (m) Sirbu - Manta, Tonita, Corodeanu - Petre, Socol (cap.) - Florea, Tincu, B. Balan.

Remplaçants : Mavrodin, Ion, Ursache, Ratiu, Calafeteanu, Vlaicu, Vlad ou Dascalu.

vendredi 28 septembre 2007, a 07:08
Là bas aussi, on surfe sur la vague (in)sécuritaire...

Etats-Unis : remontée de la criminalité

Onze septembre 2007. Harry Reid est tendu, un peu plus qu'à son habitude. Chef de file démocrate au Sénat, il vient d'en finir avec une réunion à la Maison Blanche consacrée à l'Irak.
Devant les micros des médias américains, il s'en prend au président George Bush, aux 200 milliards de dollars (près de 150 milliards d'euros) qu'il s'apprête à réclamer pour la poursuite de cette guerre qui n'en finit pas.

Surtout, Harry Reid regrette la bataille budgétaire qui s'annonce, avec de nouvelles coupes dans des programmes fédéraux indispensables, selon lui, à la sécurité des Américains. Une pique adressée au gouvernement pour lui rappeler, comme il l'a fait à plusieurs reprises, cette année, que la criminalité est bel et bien repartie à la hausse sur le territoire des Etats-Unis, après plus d'une décennie de forte décrue. Or, soulignent les démocrates, les budgets attribués à la police diminuent au profit de la lutte antiterroriste.

Dans un rapport annuel rendu public le 24 septembre, la police fédérale (FBI) confirme que le nombre de crimes et délits violents (homicides, viols, vols avec violence et agressions) ont augmenté en 2006, pour la deuxième année consécutive. Eclipsés par l'actualité irakienne, ces chiffres illustrent, pour la première fois depuis le début des années 1990, un véritable retournement de tendance.

D'après les statistiques fédérales, le nombre de ces crimes et délits violents ont enregistré une hausse de 1,9 % par rapport à 2005, année qui avait connu un bond de 2,3 %. Une évolution contrastée selon les Etats et le type d'infractions, mais particulièrement significative dans les villes moyennes et la plupart des grosses agglomérations. Oakland, avec ses 400 000 habitants nichés au nord de la Californie, a connu une augmentation des homicides de plus de moitié, passant de 93 à 145 entre 2005 et 2006. Philadelphie (Pennsylvanie) a relevé quelque 406 morts violentes l'année dernière, soit un taux équivalant à celui d'avant 1993. Et Cincinnati (Ohio), avec 89 homicides, vient d'atteindre un seuil historique.

Sur la carte du crime américain, la région du Midwest apparaît comme étant globalement la plus touchée depuis 2005, avec une poussée des violences deux fois plus importante que dans le reste du pays. A Indianapolis (Indiana), ville réputée sans histoires, les homicides ont fait un bond de près de 30 % en 2006. Milwaukee (Wisconsin) enregistre certes une baisse de 15 % dans ce domaine, mais subit une hausse de près de 40 % d'attaques violentes.

Au sommet de l'échelle, Flint, ville moyenne de 118 000 habitants plantée au coeur du Michigan et ravagée comme sa grande soeur, Detroit, un peu plus au sud, par le déclin de l'industrie automobile : quelque 15 % d'homicides supplémentaires, plus de 10 % de vols, plus de 12 % d'attaques violentes. Berceau de General Motors et de Buick, Flint a même enregistré une hausse des viols (40 %), une catégorie pourtant à part dans les statistiques fédérales, où la tendance nationale poursuit depuis des années une baisse continue.

"Pour saisir pourquoi la violence criminelle remonte aujourd'hui aux Etats-Unis, il faut comprendre pourquoi elle baissait hier", souligne Loïc Wacquant, sociologue et professeur à l'université de Californie, Berkeley. Prenant le contre-pied d'autres analystes, il estime que la chute spectaculaire du crime durant la décennie 1990 n'est due "ni à des innovations policières comme la police dite de "tolérance zéro"", appliquée surtout à New York, "ni à la sévérité judiciaire qui a jeté un million de personnes supplémentaires en prison".

Selon lui, le recul de la criminalité s'explique par la conjonction inédite de plusieurs données : la prospérité économique sans précédent qui a tendu le marché du travail américain, la forte baisse des effectifs des classes d'âge jeunes, la stabilisation puis la décrue du trafic du crack, l'effet d'apprentissage d'une génération de jeunes des ghettos qui ont vu leurs proches se faire emprisonner ou tuer, et l'afflux d'immigrés qui a redonné vie aux zones déshéritées des grandes villes. "Plusieurs de ces facteurs se sont affaiblis de concert, poursuit le sociologue. De plus, la vigilance vis-à-vis des armes à feu s'est relâchée avec le redéploiement des forces de l'ordre vers la prévention du terrorisme islamiste."

Un thème repris par les leaders de l'actuelle majorité démocrate, mais aussi par de nombreux professionnels de la lutte contre la criminalité. L'inspection générale du département de la justice a publiquement admis que le nombre d'agents du FBI chargés des enquêtes criminelles "classiques" était en nette diminution depuis le 11 septembre 2001. L'Association internationale des chefs de police a évalué, elle, la perte budgétaire à 2 milliards de dollars depuis 2002 aux Etats-Unis. "Chaque département de police, grand ou petit, doit assumer avec toujours moins de moyens une multitude de nouvelles tâches liées à la lutte antiterroriste, diluant d'autant leur capacité à combattre le crime, constate David A. Harris, professeur de droit à l'université de Toledo. La situation est encore plus difficile à gérer pour les petites et moyennes agglomérations qui, avec leurs maigres effectifs, ont davantage de difficultés à répartir leurs efforts."

Ce phénomène viendrait en partie expliquer que les trois plus grosses villes américaines - New York, Los Angeles et Chicago - ont globalement maintenu, en 2006, une légère baisse de la criminalité violente, contrairement aux autres agglomérations du pays. Toutefois, la forte augmentation des crimes commis par des jeunes et la circulation d'armes illégales inquiètent les responsables locaux. A New York, près de 14 % des individus arrêtés pour meurtre ont moins de 18 ans. Le double des trois années précédentes.


Nicolas Bourcier
Article paru dans l'édition du 28.09.07.

lundi 24 septembre 2007, a 17:18
Heureux les Innocents, ils verront Dieu...

Il porte plainte contre Dieu

Un élu local de l'Etat du Nebraska veut démontrer qu'un pourvoi en justice peut être déposé contre n'importe qui


Ernie Chambers, élu au sénat du Nebraska, a déposé une plainte vendredi auprès du tribunal du comté de Douglas pour démontrer que "n'importe qui peut déposer une plainte contre n'importe qui - même Dieu", rapporte la chaîne locale KETV7 sur son site internet.

L'élu local affirme avoir décidé de son action après avoir appris qu'une plainte avait été déposée début septembre contre un juge ayant interdit l'usage des mots "viol" et "victime" au cours d'un procès pour agression sexuelle. M. Chambers, dans sa plainte, affirme que Dieu, qu'il dit avoir tenté de contacter à plusieurs reprises sans succès, a causé de "redoutables inondations, terribles tremblements de terre, pestes pestilentielles, horribles ouragans, terrifiantes tornades, sécheresses ravageuses, guerres génocidaires, malformations à la naissance, et autres".

Il demande à la cour d'émettre une injonction permanente à l'encontre de Dieu pour l'enjoindre de cesser ce type d'actions délétères. Arguant que Dieu est omniscient, M. Chambers estime qu'il a nécessairement été notifié de cette plainte.


http://video.fr.msn.com/v/fr-fr/fv/fv.htm??g=703a2a73-46ea-4b2d-97cd-2799e06a933f&t=s133&f=&p=source_frfr_itele&fg


samedi 22 septembre 2007, a 17:08
Tempète du désert ?

Algérie: 9 blessés dont deux Français dans un attentat suicide revendiqué par Al-Qaïda

Neuf personnes, dont trois étrangers, ont été blessés dans un attentat suicide près de Lakhdaria (est d'Alger) revendiqué par Al-Qaïda au lendemain d'un appel de son numéro 2 à "débarrasser" le Maghreb des Français et des Espagnols qui y résident.La branche nord-africaine d'Al-Qaïda (ex-GSPC) a revendiqué l'attentat dans un communiqué cité par la chaîne satellitaire Al-Arabiya, basée à Dubaï.Dans un texte adressé au bureau d'Alger d'Al-Arabiya, l'organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique (ancien Groupement salafiste pour la prédication et le combat) affirme qu'un de ses membres, dont le nom de guerre est Othman ben Jaafar, a réalisé cet attentat avec une voiture chargée de "plus de 250 kg d'explosifs".L'attaque de Lakhdaria a "tué trois étrangers" et en a blessé d'autres, affirme l'organisation, selon Al-Arabiya.Toutefois, le ministère algérien de l'Intérieur a fait état dans un communiqué d'un total de neuf blessés, "hors de danger", et d'aucun mort.Dans une déclaration à l'AFP, le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangère, Frédéric Desagneaux a "condamné très fermement cet attentat terroriste".Les trois étrangers - deux Français et un Italien - employés de sociétés travaillant en Algérie, étaient en voiture, escortés par des gendarmes algériens, lorsqu'ils ont été heurtés par un véhicule piégé conduit par un kamikaze, posté sur le passage de leur convoi, selon une source diplomatique européenne à Alger.Les blessés sont deux Français, un Italien et six Algériens, a affirmé une source diplomatique européenne à Alger, qui a précisé que le ressortissant italien était le plus grièvement atteint.Les deux ressortissants français ont été conduits dans un hôpital local pour des blessures "superficielles", a dit M. Desagneaux. L'ambassadeur de France à Alger leur a rendu visite et ils devraient être rapatriés vers la France "très prochainement".Ils travaillent pour l'entreprise de travaux publics française Razel, filiale du groupe de BTP allemand Bilfinger Berger, basée à Saclay, en région parisienne.Cette action intervient au lendemain de l'appel du numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri - dans une vidéo mise en ligne jeudi - à soutenir la branche nord-africaine du réseau terroriste d'Oussama Ben Laden, et à "débarrasser" le Maghreb des Français et des Espagnols installés dans les anciennes colonies d'Afrique du Nord.La France prend "très au sérieux" ces menaces d'al-Qaïda et a envoyé à ses postes diplomatiques au Maghreb des instructions pour inviter ses ressortissants "à mettre en oeuvre des mesures de sécurité renforcées", a également indiqué M. Desagneaux à l'AFP.Le porte-parole a par ailleurs confirmé une tentative d'enlèvement visant deux Français qui travaillaient à Alger pour Aéroports de Paris (ADP), à la suite de menaces d'enlèvement d'un groupe dans la mouvance d'Al-Qaïda."Cette tentative a en effet été déjouée et confirme l'opportunité des mesures de vigilance que nous avons prises et qui ont été recommandées aux entreprises et citoyens français" en Algérie, a indiqué M. Desagneaux.Selon des services de renseignement français, les deux Français ont été rapatriés en urgence mardi à Paris à la suite de menaces d'enlèvement d'un "groupe terroriste de la mouvance d'Al-Qaïda".L'attentat-suicide de vendredi est le premièr visant des étrangers après plusieurs actions similaires perpétrées depuis le 11 avril, notamment contre le palais du gouvernement à Alger, un commissariat de la banlieue est, un rassemblement sur le passage du cortège présidentiel à Batna (est) et une caserne de gardes côtes à Dellys (Kabylie, est).Dans les années 1990, une trentaine de Français ont été assassinés en Algérie par les groupes armés islamistes qui avaient ordonné aux étrangers de quitter le pays sous peine de mort.

mercredi 19 septembre 2007, a 11:16
Risk à la française !

Menaces de guerre en Iran: Moscou inquiet, Kouchner crie à la "manipulation"

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a dénoncé mardi à Moscou une "manipulation" de la presse qui aurait mal compris ses déclarations sur les risques de guerre avec l'Iran et a appelé à la "négociation" et à des "sanctions" pour éviter le "pire".De son côté, la Russie s'est dite inquiète après l'évocation d'un scénario militaire à l'encontre de l'Iran, un pays qu'elle défend sur la scène internationale et avec qui elle entretient d'importantes relations économiques."Comme d'habitude avec les journalistes, ils prennent une phrase et on ne sait pas ce qu'on a dit après", a critiqué le ministre français des Affaires étrangères sur l'antenne de la station de radio Echo de Moscou, au terme d'une visite de deux jours à Moscou."On m'a posé la question: cela veut dire quoi s'attendre au pire? j'ai dit le pire ce serait la guerre, je n'ai pas dit le mieux ce serait la guerre", s'est défendu le ministre français."On se retrouve à la tête d'un maelström. On dit: Bernard Kouchner veut la guerre, mais ce n'est pas vrai. C'est une manipulation. Je ne veux pas la guerre, je veux la paix", a martelé M. Kouchner.Le chef de la diplomatie française a déclenché une vague d'inquiétudes et de critiques en déclarant dimanche que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la guerre avec l'Iran.Arrivé lundi soir dans la capitale russe, il a rencontré mardi matin son homologue Sergueï Lavrov. Si les deux hommes ont montré une bonne entente sur le plan personnel, ils n'ont pas pu cacher leurs divergences sur le dossier nucléaire iranien."La Russie s'inquiète devant les multiples informations selon lesquelles des actions militaires sont sérieusement envisagées contre l'Iran", a réagi M. Lavrov.Le ministre russe a mis en garde contre les "conséquences possibles" d'une telle opération dans la région, en renvoyant au précédent de l'intervention américaine en Irak. Il a également rappelé que l'accord trouvé dans le dossier nucléaire nord-coréen montrait qu'une solution était possible si toutes les parties faisaient des efforts.Tout comme la Russie, la Chine, autre membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu, s'est élevée contre les "menaces incessantes" d'intervention militaire en Iran."Tout doit être fait pour éviter la guerre (...) il faut négocier, négocier, négocier, sans relâche, sans crainte de rebuffade", a déclaré M. Kouchner en répétant qu'il privilégiait le processus diplomatique."J'ai dit que le pire serait la guerre (...) On ne peut pas faire plus pacifique (que moi) mais il ne faut pas se voiler la face", a-t-il toutefois ajouté, réitérant ainsi que la guerre serait l'ultime issue, selon lui, si des sanctions se révélaient insuffisantes pour convaincre Téhéran de suspendre son programme nucléaire.M. Lavrov s'est prononcé contre des sanctions unilatérales, en dehors du cadre de l'ONU, suggérées notamment par M. Kouchner au niveau de l'Union européenne (UE)."Si nous nous sommes mis d'accord pour travailler collectivement, dans le cadre du Conseil de sécurité de l'ONU, à quoi bon des sanctions unilatérales?", s'est-il demandé.Le ministre russe a appelé dans l'intervalle à poursuivre les "négociations avec l'Iran" et souhaité une reprise "au plus vite" des contacts entre le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien Ali Larijani et le représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana.Notant des divergences avec son homologue russe, M. Kouchner a insisté sur la nécessité de nouvelles sanctions afin de montrer à l'Iran la détermination de la communauté internationale et de pousser ce pays à revenir sur son programme d'enrichissement d'uranium.Les sanctions montrent "le sérieux, l'intérêt que nous attachons à la résolution pacifique du problème", a-t-il dit.Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi qu'il ne prenait "pas au sérieux" les déclarations du chef de la diplomatie française.

lundi 17 septembre 2007, a 19:26
Le début de la Fin ?

Nucléaire: la France critiquée après avoir annoncé une situation de "tension extrême" avec l'Iran

La France s'est attirée lundi les reproches de l'AIEA et de plusieurs pays pour avoir annoncé une situation de "tension extrême" avec l'Iran et parlé de "risques de guerre" avec ce pays s'il refuse de renoncer à son programme nucléaire.Le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, a récusé lundi à Vienne la perspective d'une option militaire contre l'Iran. Téhéran avait la veille mis en garde l'Occident contre le choix d'une confrontation évoqué par le chef de la diplomatie française."Nous avons affaire à un dossier très lié à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale au Proche Orient et c'est pourquoi je demanderai à tout le monde de ne pas se laisser emporter jusqu'à ce que nous soyons parvenus au bout de la procédure" de vérification, a-t-il souligné devant la presse au premier jour de l'assemblée générale des 144 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne."J'ai clairement signifié que je ne voyais pas en ce moment de danger clair concernant le programme nucléaire iranien", a ajouté le chef de l'AIEA, sur la base des dernières inspections menées par l'agence en Iran."Nous devons toujours nous souvenir que l'usage de la force ne peut être envisagé (que quand) toutes les autres options son épuisées. Je ne crois pas du tout que nous en soyons là", a affirmé M. ElBaradei."Je crois que ce que nous devons faire, c'est encourager l'Iran à travailler avec l'agence pour clarifier les questions en suspend" sur la nature de son programme nucléaire, a-t-il ajouté."D'ici novembre ou décembre nous serons en mesure de savoir si l'Iran agit de bonne foi et si non, nous aurons clairement une autre situation", a souligné M. ElBaradei.M. ElBaradei, auquel certains pays occidentaux reprochent une position trop accommodante envers l'Iran, a cependant jugé "regrettable" que Téhéran refuse toujours de suivre les résolutions du Conseil de sécurité, qui a sanctionné à deux reprises Téhéran pour son refus de geler son enrichissement d'uranium.Dimanche, le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner, a estimé que le monde devait se "préparer au pire", c'est à dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. Il a demandé des sanctions européennes, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout" pour éviter que Téhéran ne se dote de l'arme atomique.Le Premier ministre français François Fillon a pour sa part évoqué lundi une "tension extrême dans la relation entre l'Iran et ses voisins, dans la relation avec Israël".Le vice-président iranien, Reza Aghazadeh a déploré lundi devant l'AIEA le fait que les pays occidentaux "ont toujours choisi la voie de la confrontation à la place de la compréhension et des relations cordiales envers la grande nation de l'Iran".Intervenant à Téhéran, le porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini a pour sa part jugé que les déclarations du chef de la diplomatie française "concordent avec la position de la puissance dominante (les Etats-Unis, ndlr)" et de ce fait "portent atteinte à la crédibilité de la France devant les opinions publiques mondiales". Avec les déclarations de M. Kouchner et l'arrivée au pouvoir en mai du président français Nicolas Sarkozy, la politique de Paris envers l'Iran s'est nettement durcie et rapprochée de la ligne de Washington, suscitant des réactions mitigées chez les partenaires européens de la France.Lundi à l'AIEA, la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Ursula Plassnik a ainsi sévèrement critiqué les propos de M. Kouchner."Le collègue Kouchner est le seul à pouvoir expliquer ce qu'il a voulu dire. Il m'est incompréhensible qu'il ait eut recours à une rhétorique martiale en ce moment", a-t-elle déclaré.Le chef de la diplomatie néerlandaise, Maxime Verhagen, a toutefois souligné lundi à Paris que les Pays-Bas étaient prêts à appliquer des sanctions européennes contre l'Iran dans le dossier du nucléaire si le Conseil de sécurité de l'ONU ne se met pas d'accord sur des mesures supplémentaires contre Téhéran.Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) doivent se réunir le 21 septembre à Washington pour envisager un troisième train de sanction contre Téhéran.

vendredi 14 septembre 2007, a 07:07
Iaonara 2 ! Le retour de la vengeance...

Oscar Temaru, une nouvelle fois élu président de Polynésie française

Oscar Temaru, le maire de Faaa, président du Tavini Huiraatira et leader du mouvement indépendantiste Union pour la Démocratie (UPLD) a été élu, jeudi à Tahiti, président de la Polynésie française pour la troisième fois en trois ans.Oscar Temaru a recueilli 27 voix sur 44 votants de l'Assemblée du Pays. L'autre candidat, l'autonomiste Edouard Fritch, actuel président de l'Assemblée, a obtenu 17 suffrages.Ce résultat a été rendu possible grace à la décision, mercredi, du Conseil d'Etat qui a estimé que le deuxième tour de cette élection devait se dérouler à la majorité relative et non pas à la majorité absolue comme l'avait préconisé le Tribunal administratif de Papeete.Le Conseil d'Etat avait souligné le risque d'un "blocage" si la majorité absolue était réclamée pour les deux tours.Cette élection est un nouveau chapitre d'une saga politique polynésienne qui dure depuis trois ans et qui aura vu se succéder six motions de censure. "5 Présidents et 7 Gouvernements " titre le quotidien Les Nouvelles, "un véritable record digne de figurer au Guinness".Gaston Tong Sang, dernier président de l'executif polynésien à avoir été "censuré" sera le premier candidat autonomiste à s'exprimer devant l'Assemblée.Le maire de Bora Bora qui aura présidé la Polynésie au cours des huit derniers mois, va s'attacher à defendre son bilan " et le redressement économique du Pays "Il parlera également de la transparence de sa gestion politique "et de bonne et honnête gouvernance".Oscar Temaru, chef de file du mouvement indépendantiste et déjà à deux reprises élu président du Pays, résume en fin de discours la stratégie de son parti, l'Union pour la Démocratie, et la raison de sa candidature : "je vous propose" s"exclamera-t-il, "un compromis historique sans compromission".Ce compromis historique, pour Oscar Temaru, ce sera un gouvernement d'union "ou seront effacées "trente années de divisions politiques entre autonomistes et indépendantistes".Ce nouveau dialogue entre l'autonomiste Gaston Flosse et l'indépendantiste Oscar Temaru entamé lors du vote commun de la dernière motion de censure, ne signifie pas que chacun doit " renoncer" à ses convictions : "Au contraire" précise encore le maire de Faaa, "puisque nous sommes d'accord avec le sénateur de la Polynésie pour proposer, dans vingt ans, un référendum aux Polynésiens sur la souveraineté de notre pays".Enfin Edouard Fritch, actuel Président de l'Assemblée et candidat autonomiste, fera remarquer que le nouveau président de l'executif ne pourra exercer ses fonctions "que deux ou trois mois". De nouvelles élections territoriales ont en effet été annoncées par le secrétaire d'Etat à l'Outre Mer, Christian Estrosi dés que la réforme électorale prévue aura été votée par le Parlement.La passation de pouvoir entre l'ancien président Gaston Tong Sang et Oscar Temaru doit est prévue vendredi. Le nouveau président dispose de cinq jours pour présenter son gouvernement.

mardi 11 septembre 2007, a 18:32
Le jour d'après...

Au Groenland, la marche du glacier Ilulissat sonne l'alarme pour le climat

A ses marges, dans l'embouchure du fjord glacé d'Ilulissat sur la côte ouest du Groenland, le glacier se précipite vers la mer dans une anarchie de glaces bleutées, un chaos de pics et de herses qui cavale désormais au rythme de 30 à 40 mètres par jour.
Parce que sa vitesse de fonte a doublé en dix ans et qu'il avance deux fois plus vite vers la mer - plus de 12 km par an en 2005 contre 6 km en 1996 -, le glacier d'Ilulissat (Jakobson pour les Danois) est devenu le grand témoin du dérèglement climatique au pôle nord et un appel vibrant, in situ, à mobiliser les énergies planétaires pour en limiter l'ampleur.
Classé au patrimoine mondial de l'humanité en 2004, ce glacier parmi les plus actifs au monde s'écoule vers la mer après un errance de près de 12 km jusqu'au rivage, rétrécissant d'autant l'inlandsis groenlandais, l'unique calotte glaciaire de l'hémisphère nord, longue de 1000 km sur 3 km d'épaisseur."Un gigantesque distributeur de glaçons", commente lundi le ministre français du Développement durable Jean-Louis Borloo, en pèlerinage au-dessus du glacier avec une délégation d'experts, de parlementaires et de personnalités, de Maud Fontenoy à Bixente Lizarazu ou Jean-Louis Etienne."
En 1996, le glacier lâchait 27 km3 d'eau par an, aujourd'hui c'est 50 km3 de glace qui filent à la mer. On ne peut déjà plus arrêter le mouvement, mais on a toutes les raisons de tout faire pour maintenir les températures de la planète proches de leur niveau actuel", explique le climatologue français Jean Jouzel, l'une des éminences du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui l'escorte.Pour le ministre, qui se prépare aux grandes négociations à venir sur la lutte contre le changement climatique, quand la France présidera l'Union européenne à partir de juillet 2008 et qu'il faudra décider de l'avenir du protocole de Kyoto, la visite à 220 km au nord du cercle polaire tient de la conférence en plein air.Et vaut bien, justifie-t-il, les 7.000 km aller-retour en avion depuis Paris et les 65 t de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre - qui seront compensées par un projet hydraulique au Mexique -."Tout a déjà été dit, montré, filmé et alors: il faut rester chez soi? Chaque fois que je sors de mon bureau, j'apprends un truc". Et ce qu'il constate, ajoute-t-il, c'est que "pour l'instant, on va plutôt vers la défaite que vers la victoire".Raison de plus, insiste Jean Jouzel, pour défendre dans l'arène mondiale la conviction européenne selon laquelle il faut impérativement réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement planétaire à 2°C supplémentaires d'ici 2100 par rapport aux niveaux pré-industriels."
Depuis 30 ans, la température monte deux fois plus vite aux pôles, ce qui signifie que pour 2°C de plus en moyenne, on aurait une hausse probable de 4°C ici. Soit une hausse d'un mètre du niveau des océans d'ici 2100".Le dernier rapport scientifique du Giec, publié en janvier 2007 à Paris, prévoit une hausse du niveau des océans de 50 cm d'ici 2100 "pour un scénario un peu rapide", indique Edouard Bard, du Collège de France, spécialiste de l'évolution du climat et des océans. "Mais c'est sans tenir compte de phénomènes additionnels, comme la fonte du Groenland".
Pour l'heure, le Groenland, la plus grande des îles arctiques, grande comme quatre fois la France, ne contribue que de 15% à la montée des océans, mais personne ne peut dire quelle sera son évolution, souligne le climatologue Hervé Le Treut. "Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a pas de mécanismes de retour en arrière et on est à peu près certains que ça va continuer à augmenter".
 

lundi 10 septembre 2007, a 22:45
Coit interromptus

Irak: premier retrait militaire possible en décembre, selon le général Petraeus
Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a estimé lundi devant le Congrès des Etats-Unis qu'un premier retrait militaire de 4.000 hommes était possible en décembre, alors que les élus démocrates contestaient sa vision des progrès réalisés dans ce pays. "Les objectifs militaires de l'envoi de renforts sont largement atteints", a déclaré David Petraeus, en uniforme militaire vert bardé de décorations, lors d'une longue audition devant les commissions réunies des Forces armées et des Affaires étrangères de la Chambre des représentants."Nous serons en mesure de réduire nos effectifs, en termes de brigades de combat, à leur niveau d'avant l'envoi de troupes supplémentaires d'ici à l'été prochain sans remettre en cause les gains sécuritaires que nous avons eu tant de mal à obtenir". Il recommande à ce sujet une première réduction d'environ 4.000 hommes dès décembre."Un retrait prématuré de nos forces aurait probablement des conséquences catastrophiques", a averti l'officier qui a d'autre part affirmé que l'Iran menait une guerre contre l'Etat irakien et les forces de la Coalition en Irak par milices chiites interposées.Les Etats-Unis comptaient quelque 130.000 militaires en Irak avant l'envoi, décidé au début de l'année, de quelque 30.000 hommes en renforts.Accompagné de l'ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Ryan Crocker, le général Petraeus a assuré avoir constaté "globalement des améliorations au niveau de la sécurité" en Irak."Je ne crois pas" à cette vision de progrès, lui avait affirmé au préalable le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, Tom Lantos. "L'envoi de renforts militaires en Irak a peut-être créé des succès tactiques. Mais stratégiquement, il a échoué", a-t-il dit, évoquant le peu de progrès politiques réalisés par les responsables irakiens."D'après ce que nous voyons, le temps qui leur a été accordé a été tout simplement gaspillé", a-t-il ajouté, alors que David Petraeus et Ryan Crocker se montraient figés à l'énoncé des critiques.Les Etats-Unis "peuvent atteindre leurs objectifs" en Irak, a rétorqué Ryan Crocker lors de son allocution.Le président américain doit publier avant la fin de la semaine un rapport sur l'Irak et s'adresser aux Américains.Au début de l'audition, comme à l'issue de l'allocution du général, plusieurs militants de l'organisation Code Pink, militant contre la guerre, ont été arrêtés par la police alors qu'ils manifestaient. "Dites la vérité, général!", a crié l'un d'eux.En Irak, le Premier ministre Nouri al-Maliki a assuré lundi que la situation s'était améliorée, tout en réclamant lui aussi du "temps supplémentaire". Lors d'un entretien par vidéo-conférence lundi, George W. Bush a demandé à Nouri al-Maliki "d'obtenir des progrès politiques ainsi que de poursuivre les progrès militaires sur le terrain", selon la Maison Blanche.Les progrès avancés par le Premier ministre irakien sont contestés par la population. Plus de six Irakiens sur dix (61%) estiment que la sécurité s'est détériorée au cours des six derniers mois, d'après un sondage publié lundi.Aux Etats-Unis, 68% des Américains estiment que le commandement militaire est le mieux placé pour sortir honorablement d'Irak, selon un sondage New York Times/CBS publié lundi. Quelque 62% des personnes interrogées estiment désormais que la guerre en Irak était une erreur, et 59% jugent qu'elle ne vaut pas le sacrifice de vies américaines.Depuis l'invasion de mars 2003, le conflit a tué plus de 3.750 soldats américains, des dizaines de milliers d'Irakiens, et englouti des centaines de milliards de dollars.

mercredi 05 septembre 2007, a 12:36
C'est parti !!!!

L'ÉPOUVANTAIL ARGENTIN VEUT SE FAIRE UNE PLACE

L'Argentine a le redoutable honneur de disputer le match d'ouverture de la Coupe du monde contre la France. Les Pumas, en progrès constants depuis plusieurs années, veulent frapper un grand coup et montrer au monde entier qu'ils méritent leur place dans le gotha de l'Ovalie. Ils ne manquent pas d'arguments, malgré une préparation mouvementée.  Des Pumas affamés, en quête de reconnaissance

Question : comment exister dans un sport quasiment anonyme dans votre pays, alors que vous êtes exclus de toutes les grandes compétitions internationales à cause de votre éloignement géographique ? Les Argentins tentent de répondre à ce casse-tête depuis de longues années, depuis toujours même, et ils n'ont pour l'instant pas de réponse. Sauf que maintenant, ils font partie intégrante des grandes nations du rugby, et leur situation relève de plus en plus de l'injustice. Quelques chiffres suffisent à montrer le nouveau statut des Pumas dans la hierarchie mondiale : ils sont désormais sixièmes au classement de l'IRB, devant les champions du monde anglais ou les Gallois. Ils ont battu les Bleus de Bernard Laporte quatre fois lors des cinq dernières confrontations (et encore, la seule victoire tricolore est on ne peut plus etriquée : 27-26). Ils ont gagné pour la première fois de leur histoire à Twickenham en novembre 2006, après avoir tenu tête aux All Blacks. Pourtant, l'IRB leur refuse toujours l'accès aux compétitions internationales annuelles, le Tournoi des VI Nations ou le Tri Nations. Excentrés, il serait soi-disant trop compliqué de les intégrer à ces tournois bien rodés. Faux, rétorquent-ils, arguant qu'ils sont prêts à faire tous les efforts nécessaires, quitte même à jouer à Bruxelles ! Nourris par un sentiment de revanche, les Pumas ont les crocs : la Coupe du monde est donc d'abord pour eux un moyen de passer en force face aux sceptiques et aux égoïstes.

 Du talent à revendre

Ce supplément d'âme s'ajoute à une équipe pétrie de talents, qui est aujourd'hui capable de battre tous ses adversaires, même si le bilan est encore largement déficitaire face aux trois géants de l'hémisphère Sud (les Argentins n'ont jamais battu les Néo-Zélandais ni les Sud-Africains). Le grand défi est donc de le montrer à la face du monde, dès le 7 septembre contre le pays hôte, un adversaire qui lui réussit donc bien. Au vu de leurs progrès depuis 10 ans, les Pumas sont sans aucun doute des trouble-fête sérieux, en attendant mieux. Avec pas moins de seize joueurs qui évoluent dans le Top 14, plus six dans le Championnat anglais et un en Irlande, ils possèdent un groupe très expérimenté, qui n'a rien à envier aux autres équipes sur les plans physiques ou tactiques. Derrière un pack d'airain, peut-être le meilleur de la compétition, ils comptent quelques joueurs d'exception, comme le guide Augustin Pichot, les frères Contepomi ou Nani Corleto. Et puis il y a le diamant brut, Juan Martin Hernandez, considéré par beaucoup comme le meilleur joueur du monde, le plus créatif en tout cas. L'arrière du Stade Français, qui veut se positionner à l'ouverture, est un vrai génie du ballon ovale, un des rares joueurs capables d'inventer des gestes sur un terrain, de ceux qui font briller l'individu dans le sport le plus collectif qui soit.

 Les soucis ne manquent pasPour sa sixième Coupe du monde, l'Argentine visera au moins les quarts de finale, comme en 1999. Pour cela, les hommes de Marcelo Loffreda n'ont pas été gâtés par le tirage au sort, et se retrouvent donc dans la poule la plus relevée avec, outre la France, la Géorgie et la Namibie, l'Irlande, un autre adversaire redoutable pour l'une des deux premières places. Or, les Pumas n'abordent pas la compétition dans les meilleures dispositions. Passons les querelles incessantes entre les joueurs et la fédération au sujet des conditions d'entraînements ou des primes de match, qui ont failli conduire plusieurs fois à la grève pure et simple de l'équipe. Loffreda a dû surtout faire face à de nombreux soucis depuis deux mois. La préparation a d'abord été marquée par le drame qui a touché Martin Gaïtan, victime d'un malaise cardiaque dans les vestiaires juste après la défaite contre le pays de Galles, le 18 août. Le centre biarrot, l'une des stars de l'équipe, a évidemment renoncé à la compétition, et son avenir sportif est en question. Le groupe argentin a logiquement été très marqué par cette épreuve, et doit maintenant digérer. Le niveau de jeu montré lors des matches amicaux n'est pas non plus de nature à rassurer. Après une défaite décevant contre les Gallois (27-20), les Argentins ont battu sans convaincre une folklorique équipe de Belgique (38-6), en montrant des lacunes inquiétantes en touche. Ils ont en plus perdu lors de ce match deux joueurs majeurs : Gonzalo Longo et José Maria Nunez Piossek. Le premier manquera au moins le premier match contre la France. Le second, touché aux adducteurs, a lui été contraint de renoncer définitivement, et est remplacé par Federico Martin Arramburu. Bref, entre les dissenssions internes, les blessures et un jeu pas encore au point, les Pumas ne se facilitent pas la tâche. Sûrs de leur force, ils affichent pourtant encore une sérénité à toute épreuve, persuadés qu'ils savent comment battre la France. Pour eux comme pour les Bleus, le 7 septembre sera un bon baromètre.  

mercredi 05 septembre 2007, a 12:27
Al-Quaida ? C'est aussi la Rentrée ?

Joyeux anniversaiaiaiaaiare !!!! Bientôt le 11 septembre, décidément c'est la rentrée pour tout le monde !

Une attaque terroriste déjouée après un coup de filet au Danemark

La police danoise a annoncé mardi avoir déjoué une attaque terroriste à la bombe et arrêté huit hommes soupçonnés de liens avec al-Qaïda.Ces arrestations, effectuées dans la nuit de lundi à mardi dans les environs de Copenhague, ont permis d'"empêcher une attaque terroriste", a déclaré au cours d'une conférence de presse à Copenhague le directeur général des services de renseignement de la police danoise (PET), Jakob Scharf.Il a refusé de donner des précisions sur des cibles potentielles.Agés de 19 à 28 ans et d'origine afghane, pakistanaise, somalienne et turque, les huit hommes sont soupçonnés d'être affiliés au réseau al-Qaïda. Six d'entre eux sont des citoyens danois."Nous pourrions décrire les principaux suspects comme des militants islamistes avec des contacts internationaux, y compris parmi des leaders d'al-Qaïda", a déclaré M. Scharf.Le PET, qui a collaboré avec des services de renseignement étrangers, estime que les suspects préparaient "un acte de terrorisme impliquant l'usage d'explosifs".Lors de perquisitions menées dans onze lieux dans la nuit et mardi matin, la police a "trouvé une série d'objets et de matériels qui sont importants pour l'affaire", a expliqué M. Scharf, sans donner plus de précisions.Le PET surveillait depuis plusieurs mois les suspects et est passé à l'action parce qu'il avait "rassemblé suffisamment de preuves pour effectuer des arrestations et parce que plusieurs des suspects avaient fabriqué un explosif instable dans un quartier d'habitations dense", a-t-il indiqué.Deux des membres du groupe, présentés comme les principaux suspects et tous deux âgés de 21 ans, ont comparu mardi en fin de journée devant un juge qui les a placés en garde à vue pour une période de 27 jours, a rapporté l'agence de presse danoise Ritzau.Les six autres devaient dans un premier temps être interrogés.M. Scharf a estimé qu'il s'agissait d'"une affaire grave". "C'est une affaire sur laquelle nous avons enquêté de façon très intense (...) qui a demandé la mobilisation de beaucoup de ressources du PET et qui a eu une haute priorité pour nous", a-t-il dit.Il a estimé que l'affaire n'avait "pas de lien direct" avec la présence militaire danoise en Irak et en Afghanistan et qu'elle n'était pas liée non plus à la publication, en septembre 2005, par un grand quotidien danois, de caricatures de Mahomet qui avait provoqué l'ire du monde musulman.Les huit suspects vivaient au Danemark depuis "assez longtemps" et, selon M. Scharf, leur processus de radicalisation islamique s'est fait en partie dans le royaume scandinave.C'est la troisième fois en deux ans que les services de renseignement de la police danoise mènent des opérations d'envergure aboutissant à l'arrestation de personnes soupçonnées de préparer des actes de terrorisme.Mercredi, le procès de quatre jeunes musulmans arrêtés en septembre 2006 et accusés d'avoir projeté des attentats à l'explosif au Danemark ou à l'étranger doit débuter.Rappelant que la menace terroriste plane sur l'Occident, M. Scharf a estimé que la nébuleuse al-Qaïda, "après avoir été sur la défensive, est en train de reprendre pied et va être capable de mener une action terroriste contre un pays occidental".La ministre danoise de la Justice, Lene Espersen, a jugé "très inquiétant" le fait qu'il existe au Danemark des individus ou des groupes ayant "la volonté (...) et la capacité" de mener des attaques terroristes.

Allemagne : trois personnes soupçonnées de préparer des attentats arrêtées

Les autorités allemandes ont annoncé mercredi l'arrestation de trois suspects qui préparaient des attentats terroristes visant les installations américaines en Allemagne.Les suspects préparaient des attentats contre des installations américaines en Allemagne, a déclaré le procureur général fédéral Monika Harms mercredi devant la presse. Et ces attentats déjoués sont l'une des plus graves tentatives d'attentats à avoir eu lieu sur le sol allemand, a-t-il ajouté.La chaîne de radio SudWestrundfunk avait affirmé plus tôt que les suspects préparaient des attentats contre l'aéroport de Francfort et la base aérienne attenante de Ramstein, quartier général des forces de l'air américaines en Europe.Les suspects, qui ont été arrêtés mardi après-midi, font partie d'une "organisation terroriste à motivation islamiste" et seront traduits dans la journée devant un juge d'instruction de la Cour fédérale de justice, selon le parquet.Le ministre de la Défense Franz Josef Jung a salué le "bon travail" des forces de l'ordre pour contrer une "menace imminente", sans confirmer les cibles visées.Selon des sources des services de sécurité interrogées par l'AFP, les trois hommes ont été arrêtés au terme d'une enquête de plusieurs mois. Deux sont des Allemands convertis à l'islam, tandis que le troisième serait d'origine pakistanaise ou turque. D'après les mêmes sources, tous trois ont des liens avec le Pakistan.L'un des deux Allemands est originaire de la ville de Neu-Ulm (sud-ouest), dont une mosquée est considérée comme l'un des foyers de l'islamisme, l'autre de Neunkirchen dans la Sarre (ouest).Ils ont mené des expériences avec des produits chimiques et cherché à fabriquer des voitures piégées, selon les mêmes services de sécurité.Après ces arrestations survenues à l'issue d'une enquête de plusieurs mois, des perquisitions ont été effectuées dans plusieurs Etats régionaux du pays, selon le parquet fédéral de Karlsruhe (sud-ouest).Selon Rolf Tophoven, un des principaux experts du terrorisme en Allemagne, il s'agit vraisemblablement d'une opération de grande ampleur menée en concertation avec les services américains.Ces révélations montrent que "la menace en Allemagne n'est pas abstraite et que le pays est depuis longtemps dans le collimateur" des terroristes islamistes, a-t-il dit à la chaîne en continu NTV."On relève à tout le moins une inspiration d'al-Qaïda", notamment dans le choix d'objectifs comme un aéroport, a-t-il dit. La piste semble conduire à nouveau aux camps d'entraînement islamistes au Pakistan et en Afghanistan, a-t-il ajouté.Le ministre de l'Intérieur Wolfgang Schäuble devait donner des détails sur sur cette affaire au cours d'une conférence de presse en milieu de journée à Berlin.Ces arrestations constituent le deuxième gros coup de filet des services de sécurité allemands en un peu plus d'un an.Le 31 juillet 2006, un double attentat manqué préparé par des Libanais avait été déjoué dans deux trains régionaux allemands, à Coblence (ouest) et Dortmund (ouest). Des engins explosifs avaient été découverts dans des valises, ils n'avaient pas fonctionné en raison d'une défaillance technique. Les deux principaux supects sont détenus, l'un un Allemagne, l'autre au Liban.La police allemande avait démantelé en 2001 à Hambourg une cellule terroriste qui avait participé à la planification des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.Ces arrestations interviennent alors que la police danoise a annoncé mardi avoir déjoué une attaque terroriste à la bombe et arrêté huit hommes soupçonnés de liens avec al-Qaïda.Le secrétaire d'Etat allemand à l'Intérieur, August Hanning, avait mis en garde cet été contre la menace terroriste représentée par des islamistes issus des camps d'entraînement au Pakistan et qui pourraient rentrer en Allemagne avec l'intention d'y perpétrer des attentats.Le conseil des ministres devait donner son feu vert dans la journée sur la poursuite de l'engagement allemand en Afghanistan.

mardi 04 septembre 2007, a 18:52
Il a un gros kiki, Félixeeeee !

Le cyclone Felix a frappé le Nicaragua avant de se diriger vers le Honduras

Le puissant cyclone Felix a touché les côtes du Nicaragua mardi, provoquant de nombreux dégâts dans le pays, où les autorités ont déjà évacué 12.000 personnes, avant de poursuivre sa route vers le Honduras.
Accompagné de rafales de vent soufflant à 260 km/h, le cyclone, qui a retrouvé la catégorie 5, la plus dangereuse sur l'échelle de Saffir-Simpson, a frappé le littoral dans la région de Puerto Cabezas (nord), arrachant des toitures, des arbres et des poteaux électriques.
Le président du Nicaragua Daniel Ortega a lancé un appel aux habitants exposés : "Il ne faut pas hésiter, faisons tout l'effort possible pour avertir la population que la situation est délicate et qu'il faut protéger sa famille".
L'armée a été mobilisée en prévision des premières opérations de secours dans la zone touchée par le cyclone."Nous attendons que le phénomène baisse d'intensité pour voir dans quel état se trouvent les infrastructures et accomplir les travaux de recherche et de sauvetage dans les villages côtiers", a expliqué le lieutenant colonel Alvaro Rivas. "Il y a beaucoup de maisons effondrées, de toits arrachés.
Nous ne connaissons pas encore les dégâts occasionnés par le cyclone car nous sommes dans la phase des vents et des pluies la plus violente", a précisé à l'AFP, Rigoberto Gonzales, un élu régional, depuis un refuge de Puerto Cabezas.
Les autorités de la Défense civile ont évacué plus de 12.000 personnes, en majorité des populations indigènes de l'ethnie Mikitos, notamment à Puerto Cabezas, où vit une population de 33.000 habitants dans des maisons en bois vulnérables. Mais des milliers d'habitants refusaient de quitter leur foyer.A Bilwi, principale ville portuaire de la région, la population a recouvert les portes et fenêtres et se presse dans les magasins pour acheter de l'eau et des lanternes, a indiqué à l'AFP un secouriste de la Croix Rouge.
Quelque 320 patients de l'hôpital ont été évacués en lieu sûr et les autorités ont installé des salles d'opérations et d'accouchement en cas d'urgence.Les habitants de la côte caraïbe se remémorent le passage dévastateur de l'ouragan Mitch, qui avait fait des milliers de morts et disparus en 1998 dans cette région d'Amérique centrale.Outre le Honduras, le Nicaragua et à un degré moindre le Guatemala, Felix menace de frapper mercredi le Belize et la péninsule du Yucatan (Mexique).
Des procédures d'alerte et d'évacuation des populations en danger ont été déclenchées dans toutes ces régions.Au Honduras, les îles touristiques de Roatan, Utila et Guanaja, dans le nord du Honduras, ont été évacuées.L'alerte rouge a même été déclarée à Tegucigalpa, à 500 km de la côte caraïbe."Ce phénomène n'a pas la taille de Mitch, mais il a quand même une grande force potentielle qui pourrait provoquer des dégâts très graves, des pertes matérielles et humaines", a averti le président du Honduras Manuel Zelaya.
Dans le nord du Honduras, les stations-service et les supermarchés avaient été pris d'assaut lundi, par crainte d'une longue pénurie. "On ne sait pas combien de temps les commerces vont rester fermés après le passage du cyclone, alors on fait des provisions", explique Teresa Nolasco, une institutrice, 52 ans.Le Honduras et le Nicaragua, les pays les plus pauvres du continent américain avec Haïti, sont très vulnérables aux catastrophes naturelles, car de nombreux logements sont construits avec des matériaux peu résistants aux intempéries et dans des zones inondables.
 

dimanche 02 septembre 2007, a 19:18
iaonara

La Polynésie à nouveau sans gouvernement, pour la 4ème fois en trois ans

En proie à une instabilité politique chronique, la Polynésie française se retrouve une nouvelle fois sans gouvernement, après la censure vendredi de celui que dirigeait Gaston Tong Sang, vaincu par une coalition paradoxale d'autonomistes et d'indépendantistes.

Le maire de Bora Bora était le quatrième président à avoir pris la tête de cette collectivité du Pacifique, depuis l'élection de l'assemblée territoriale en mai 2004.Bien que membre du parti autonomiste Tahoera'a Huiraatira du sénateur (UMP) Gaston Flosse, "patron" de la Polynésie de 1984 à 2004, M. Tong Sang a fait les frais du rapprochement de ce dernier avec l'indépendantiste Oscar Temaru.Il n'était pourtant élu que depuis noël 2006, après renversement - pour la deuxième fois - du gouvernement Temaru. Mais très vite, la courte majorité qui l'avait porté au pouvoir s'est effritée.
Le numéro de yoyo que subit la Polynésie a été amplifié par les élus des archipels lointains (Tuamotu notamment) qui ont fait pencher la balance vers le camp Flosse ou vers le camp Temaru, en fonction de l'intérêt de leurs îles.
Une situation qui incite Christian Etrosi, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, en visite depuis jeudi dans le territoire, à pousser les feux d'une réforme institutionnelle, pour rétablir une majorité polynésienne stable.M. Estrosi l'a dit vendredi soir devant les corps constitués polynésiens: se défendant de vouloir "s'immiscer dans le débat politique local", il s'est dit convaincu que la stabilité institutionnelle, "condition préalable du développement", est "la priorité absolue".Donc, ainsi qu'il l'avait annoncé le 1er août, il s'est engagé à déposer rapidement "dès le fin septembre ou début octobre - "un texte moderne, complet et novateur" qui instaurera dans le territoire un mode de scrutin à deux tours, sur le modèle des élections régionales."Le mandat de l'actuelle assemblée (ndlr: cinq ans) sera abrégé et des élections organisées dès que possible", a promis M. Estrosi.L'adoption de la motion de censure, par 35 voix pour et 6 abstentions (29 étaient nécessaire) a mis fin, en Polynésie, à six mois d'une situation politique tendue: la légitimité de l'équipe Tong Sang était contestée aussi bien au sein de son propre parti que par les élus indépendantistes.
L'ancien président de l'Assemblée Tony Geros, bras droit d'Oscar Temaru, a affirmé avant le vote de la censure: "ce gouvernement a été mis en place dans la déception et des compromissions intolérables. Il doit tomber".La nouvelle majorité indépendantiste-autonomiste aurait, selon Oscar Temaru, obtenu "la neutralité objective" de l'Etat. Christian Estrosi "m'a confirmé que le vote de l'Assemblée serait respecté et que l'Etat travaillerait en harmonie avec le nouveau Président de la Polynésie, même si c'était moi", a lancé le leader indépendantiste.Gaston Tong Sang avait tenté en vain de défendre son bilan, affirmant avoir "pris en main une pirogue" qui "prenait l'eau de toutes parts après deux ans de gestion indépendantiste, dominée par la gabegie et les comportements racistes".
Les partisans de M. Tong Sang avaient aussi moqué le rapprochement Flosse-Temaru, mariage entre "deux élus, deux idéologies que tout sépare depuis plus de trente ans" avec un but: "confisquer le pouvoir".
C'est le 10 septembre que l'assemblée de Polynésie doit se réunir pour élire un nouveau président. Ce devrait vraisemblablement être Oscar Temaru.Entre-temps, les tractations sur la répartition des postes ministériels devraient aller bon train.

samedi 01 septembre 2007, a 08:37
Bonnes résolutions, arrêtez les camels...

Qui a dit que de temps en temps on ne devait pas s'ouvrir à d'autres horizons, quite à parfois traiter l'actualité d'une manière plus universaliste ?

La rubrique chiens écrasés, elle aussi peut faire preuve d'exotisme !

Plus de 2 000 camélidés sont morts brutalement en Arabie saoudite depuis le 10 août dernier. Des analyses sont effectuées dans des laboratoires français pour expliquer cette mystérieuse épidémie .

  le prince gouverneur de Riyad, Salman Bin Abdul Aziz, a malheureusement été obligé d'annuler le concours de beauté des chameaux, qui devait avoir lieu au mois de septembre. Mille cinq cents camélidés étaient attendus avec impatience pour ce grand rendez-vous, dans ce pays qui a élevé cet animal à un niveau symbolique et économique inexistant ailleurs dans le monde.
  C'est que, depuis le 10 août 2007, une très mystérieuse épidémie décime les camélidés : c'est devenu une « véritable hécatombe », selon l'AFP. Les bêtes meurent par dizaines quotidiennement. Les animaux ont des signes cliniques d'agitation, de perte de contrôle de leurs mouvements, et meurent en quelques heures. À l'autopsie, leur foie porte à sa surface des points noirs, et des taches jaunâtres sont retrouvées sur la face interne de la peau.
  Rien que le 28 août, selon des statistiques officieuses, citées par le quotidien saoudien Al Watan, 60 dromadaires, 400 moutons et 7 vaches sont mortes. Un journaliste d'Al Watan nous a confirmé la mort, depuis le début de la crise, de plus de 2 400 bêtes, et un confrère du quotidien Al-Iqtissadiya (« L'Économie ») affirme que plusieurs membres de la famille royale ont donné pour compensation leurs propres animaux aux propriétaires touchés. Le roi Abdallah Ben Abdel Aziz al-Saoud suit de près l'affaire.
  Les autorités saoudiennes sont de plus en plus critiquées par les propriétaires de dromadaires, qui dénoncent la lenteur de leur réaction. Elles ont envoyé cette semaine des échantillons congelés de cadavres de dromadaires à l'école vétérinaire de Lyon, et des échantillons du foin de son (n'fala) avec lequel avaient été nourris les animaux, au laboratoire Myco2B de Toulouse. Il s'agit de déterminer rapidement la nature et la cause de cette épizootie.

  Un champignon microscopique

  Première piste suivie par le ministère de l'Agriculture saoudien : un empoisonnement alimentaire d'origine inconnue. Le royaume saoudien, qui comptait en 2005 environ 862 000 camélidés, y a organisé de véritables étables laitières où l'on trait les femelles allaitantes, tout comme des vaches PrimHolstein en Europe ! Les animaux doivent recevoir des compléments alimentaires, d'où l'apport de foin. Celui-ci a pu être stocké dans des conditions douteuses, et s'y serait développé un champignon microscopique. Il en existe des milliers d'espèces, capables de synthétiser des centaines de mycotoxines protéiques. Le responsable du programme FAO en Arabie a demandé son aide à la France qui dispose du seul laboratoire privé, à Toulouse, qui garde encore la compétence perdue par les grands laboratoires publics universitaires dans ce secteur.

  Une hypothèse inquiétante

  Sophie Bailly nous confirme « avoir reçu les échantillons et déclenché une batterie de tests, dont les résultats seront connus la semaine prochaine ». Il s'agit de mettre en culture sur des milieux spécifiques, des dilutions des échantillons de l'aliment, pour y trouver la moisissure suspecte. Certaines analyses se font en routine, d'autres sont presque expérimentales. Si l'on trouve un agent microbiologique, on pourra alors vaporiser dans un spectromètre de masse le produit de cette culture, pour y détecter une toxine dangereuse (il en existe des centaines). Un argument essentiel en faveur de l'empoisonnement, est avancé par Abdallah Oihabi, responsable du programme de la FAO local : « Nous avons pris le foin, et donné à manger à d'autres camélidés, ils ont péri comme les autres avec les mêmes symptômes. »
  La seconde hypothèse, plus inquiétante, est avancée par Bernard Faye (Cirad, Montpellier) : « Ce n'est pas la première fois que l'on voit une mortalité brutale importante dans cette région. En 1996, on avait vu en Éthiopie une épidémie mortelle dans cette espèce, due à un virus qui touche d'habitude les chèvres, et qui n'était jamais passée chez le chameau» Il s'agit de la peste des petits ruminants, qui semble franchir la barrière des espèces. Les ovins et les bovins morts en Arabie pourraient aussi être concernés, et les contacts est-africains de Bernard Faye lui ont fait part d'une mortalité importante et brutale de chameaux au nord du Kenya. Les échantillons envoyés à l'École vétérinaire de Lyon seront analysés dans cette perspective. Pour ne rien simplifier, la peste des petits ruminants s'accompagne volontiers d'une surinfection par un streptocoque qui infecte généralement le cheval, mais qui, chez les ovins, peut provoquer une gourme généralisée qui tue les animaux atteints.
  Pour compliquer encore la situation, le royaume saoudien doit aussi faire face à une menace d'épidémie de fièvre aphteuse.
 

mercredi 29 août 2007, a 07:07
Je prendrais bien une petite limo...

Pénurie de Rolls-Royce à la City


A la City, les bonus ont bondi de 30% en un an pour atteindre un nouveau record à 20.6 milliards d'euros. L'augmentation est deux fois plus importante qu'en 2006, où les bonus s'étaient établis à 16.05 milliards d'euros.

  Selon le Guardian, les bonus ont augmenté de 24% au printemps à 26,4 milliards de livres, soit un montant dépassant le budget des transports du Royaume-Uni tout entier. Plus de la moitié des bonus, soit quelques 14 milliards de livres, revient à seulement un million de personnes qui évoluent dans le seul secteur de la finance.
  Les bonus reçus par ce million de personnes dopent la demande pour les produits de luxe. Et pas seulement. Ils seraient, aux dires des agents immobiliers une des explications principales à la flambée des prix de la pierre à Londres. Rappelons que les résidences principales à Londres ont vu leur prix croître de quelques 30% ces dernières années, alors qu'il stagnait dans les autres régions.
  Et les signes extérieurs de richesse pullulent. Pour acquérir une nouvelle Rolls-Royce, les futurs propriétaires devront patienter 5 ans sur liste d'attente. A travers le monde, ce sont plus de 688 superyachts qui sont en croisière, 250 nouveaux bateaux rejoindront les eaux cette année. Le personnel de bord commence même à manquer, selon le Guardian.
  La plus grande partie des 14 milliards de livres de bonus de la City sont reversés à quelques personnes seulement, qui figurent en haut de l'organigramme du quartier financier. La croissance de la City contribue en effet à plus de la moitié de la croissance du Royaume-Uni chaque année.
  Les bonus montent en flèche dans l'économie parce que les profits atteignent des niveaux records soutenus par la considérable croissance mondiale de ces dernières années. Malgré un effort important apporté via la sécurité et les aides sociales aux populations les plus défavorisées, les inégalités en Grande-Bretagne ne cessent de croître. Si certains craignent que cet écart puisse être à l'origine de manifestations violentes ou d'émeutes, d'autres soulignent que le niveau actuel des bonus pourrait avoir atteint un pic. En effet, les déboires récents sur les marchés financiers pourraient entrainer une baisse de 20% des bonus payés début 2008. Ceux-ci poursuivent en attendant leur envolée alors que les faillites s'accumulent et que les niveaux de dette ne cessent de grimper. 

Elodie Boulch.  Publié le 28 août 2007

dimanche 26 août 2007, a 10:56
Bye, bye professeur Suresh...

Les autorités du Bangladesh ont levé, pour samedi 25 août, le couvre-feu imposé mercredi dans les grandes villes, mais ont arrêté vendredi une dizaine d'universitaires et responsables politiques pour leur participation présumée aux manifestations d'étudiants en début de semaine.

Signe de la tension dans le pays, au moins trente journalistes et photographes bangladais ont été passés à tabac par des policiers ou des soldats, a affirmé le syndicat des journalistes, dénonçant la censure des médias depuis l'instauration du couvre-feu mercredi soir.


TROUBLES ORCHESTRÉS


Le couvre-feu a cependant été suspendu toute la journée vendredi jusqu'à 22 heures (heure locale) et le sera de nouveau samedi. Mais à l'aube vendredi, Harun ur Rashid, doyen de la faculté de sciences sociales de l'université de Dacca, et Anwar Hossain, doyen de la faculté de biologie, ont été interpellés par les forces de l'ordre, a annoncé le président de l'établissement, Yusuf Haider. "Au moins dix policiers sont venus chez nous dans la nuit, ordonnant à mon père de les accompagner au commissariat", a raconté la fille de M. Hossain. Les deux doyens avaient critiqué dans la presse l'armée et le gouvernement.

C'est à leur université de Dacca qu'avaient éclaté lundi de violents affrontements entre étudiants et policiers. Les premiers réclamaient le départ de militaires stationnés depuis janvier sur le campus. Les soldats ont bien quitté les lieux mercredi, mais cela n'a pas suffi à apaiser la colère estudiantine.

Trois autres enseignants ont été appréhendés à Rajshahi (nord-ouest), a indiqué le président de leur université. On reproche à ces hommes (un professeur de physique, un dirigeant syndical et un professeur d'économie) d'avoir orchestré les troubles qui ont fait un mort et plusieurs dizaines de blessés dans le pays.

La classe politique n'a pas été épargnée. La police a annoncé l'arrestation de six responsables des deux grands partis bangladais, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et la Ligue Awami. Les autorités, soutenues par l'armée, font face à la plus grave crise depuis leur arrivée au pouvoir en janvier sous le régime de l'état d'urgence. - (AFP.)

 

samedi 25 août 2007, a 10:06
Famille Adams

Russie: découverte d'os pouvant être ceux de deux enfants du dernier tsar
La Russie vient d'ouvrir une enquête après la découverte dans l'Oural des ossements d'un enfant et d'une jeune femme qui pourraient être ceux de deux enfants du dernier tsar de Russie Nicolas II, tué avec sa famille par les bolcheviques en 1918, a annoncé le parquet général.

Des fouilles menées en juillet 2007 dans les environs d'Ekaterinbourg (Oural) "ont permis de retrouver les fragments de deux corps humains portant des marques de mort violente", a annoncé le parquet dans un communiqué.

"Selon des informations préliminaires, ces restes sont ceux d'un enfant de 10-14 ans et d'une jeune femme d'une vingtaine d'années", a précisé le parquet général.

Leur identification se fera au laboratoire médico-légal de la région de Sverdlovsk (Oural), indique le communiqué.En juillet 1993, les chercheurs du laboratoire d'Aldermaston (ouest de Londres) s'étaient dits "certains à 99%" que des ossements découverts deux ans auparavant dans une forêt proche d'Ekaterinbourg étaient bien ceux du tsar Nicolas II, de son épouse Alexandra et de trois de leurs filles.Ces conclusions, contestées depuis, laissaient planer le doute sur le sort d'une des filles et du jeune Alexeï.

"La version selon laquelle les restes découverts appartiennent au tsarévitch Alexeï Nikolaevitch Romanov et à la princesse Maria Nikolaevna Romanova, tués par balle dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 est celle qui est actuellement étudiée", a précisé vendredi le parquet.
A la suite de cette découverte, le parquet général a rouvert l'enquête menée "sur la base de la découverte en 1991 d'ossements de la famille impériale", a annoncé le parquet.Le 29 juillet dans une fosse d'une profondeur allant jusqu'à 60 cm, ont été découverts des dents, des fragments de boîte crânienne, d'os du bassin, d'os tubulaires de deux personnes, a précisé la même source.
Trois balles, une partie d'un récipient en céramique, une grande quantité de charbon de bois et de petits bouts de tissu osseux carbonisés, ont aussi été trouvés. Les fragments de boîte crânienne portaient des traumatismes ressemblant à première vue à des impacts de balles, a ajouté le parquet.Des morceaux de céramique similaires avaient été découverts en 1991, selon le quotidien Izvestia.
Sur les onze personnes tuées (sept membres de la famille impériale, le médecin et trois domestiques), neuf corps ont été aspergés de vitriol contenu dans ces récipients pour être défigurés, selon le témoignage jusque récemment gardé secret de Iakov Iourovski qui a dirigé l'exécution, précise le quotidien officiel Rossiïskaïa Gazeta.
Le corps du jeune garçon et d'une des filles avaient été brûlés et les parties non consumées enterrées non loin du lieu où ont été dissimulés les neuf autres cadavres, a indiqué le parquet en citant cet homme.
Les restes trouvés en 1991 avaient été inhumés en juillet 1998 à Saint-Pétersbourg au milieu d'une vive polémique sur leur authenticité. Le dernier tsar de Russie et sa famille ont été canonisés en 2000 par l'Eglise orthodoxe russe.

jeudi 23 août 2007, a 12:14
In the eyes of a ranger...

Le Texas a procédé à sa 400e exécution en trente ans dans une relative indifférence
Johnny Conner, un Noir de 32 ans condamné à mort pour le meurtre d'une employée lors du braquage d'une épicerie, a été exécuté par injection létale, mercredi 22 août au Texas. C'est la quatre centième exécution dans cet Etat américain depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976.

Alors que l'événement a suscité peu de commentaires outre-Atlantique, où il n'a pas été évoqué par la plupart des médias nationaux, l'Union européenne a exprimé mardi dans une déclaration, son "profond regret"  et demandé "instamment à M. Rick Perry, gouverneur du Texas, de faire tout ce qui est en son pouvoir pour surseoir à toutes les exécutions à venir et d'envisager l'instauration d'un moratoire dans l'Etat du Texas".


Une suggestion que le gouverneur texan a balayé d'un revers de main dans un communiqué laconique publié sur son site Internet : "Il y a deux cent trente ans, nos ancêtres ont combattu pour se libérer du joug d'un monarque européen et gagner la liberté de l'autodétermination. Les Texans ont décidé il y a longtemps que la peine de mort était un châtiment juste et approprié pour les crimes les plus horribles commis contre nos citoyens. Bien que nous respections nos amis en Europe, saluons leurs investissements dans notre Etat et apprécions leur intérêt pour nos lois, les Texans arrivent très bien à gouverner leur Etat."
 
"CE QUI M'ARRIVE EST INJUSTE"


L'exécution a donc eu lieu mercredi peu après 18 heures (1 heure du matin jeudi à Paris) à la prison de Huntsville. La mort du condamné a été prononcée huit minutes après l'injection mortelle. "Ce qui m'arrive est injuste et le système est détraqué", a déclaré Johnny Conner, qui a toujours clamé son innocence, avant de mourir. "C'est le destin. C'est la vie. C'est quelque chose qu'Allah voulait que je fasse. (...) Je ne vous en veux pas. Quand j'aurai passé les portes du paradis, je vous attendrai. S'il vous plaît, pardonnez-moi."

Johnny Conner avait été condamné en 1999 pour le meurtre de Kathyanna Nguyen, tuée par balles lors du braquage du magasin où elle travaillait. Lors de son procès, un client qui avait été blessé à l'épaule et deux autres personnes l'avaient identifié comme le braqueur. Ses empreintes avaient par ailleurs été retrouvées sur une bouteille dans l'épicerie.

En 2005, un juge avait cependant ordonné la tenue d'un nouveau procès, mettant en avant l'inefficacité des avocats de Johnny Conner qui n'avaient pas pointé le fait qu'une vieille blessure à la jambe faisait boiter le jeune homme, l'empêchant de s'enfuir en courant. Une décision annulée par la Cour d'appel fédérale en janvier. 

Selon le centre d'information sur la peine de mort de Washington, les Etats-Unis ont exécuté mille quatre-vingt-onze personnes depuis 1976, plus d'un tiers l'ont été par l'Etat du Texas. Trois autres exécutions sont prévues avant la fin du mois d'août.

jeudi 23 août 2007, a 11:27
Fin...

 
Mexique: Dean va disparaître dans les montagnes après avoir balayé l'Etat de Veracruz

Le cyclone Dean a atteint mercredi l'Etat de Veracruz, dans l'est du Mexique, provoquant des pluies diluviennes et des dégâts matériels, avant de s'enfoncer dans le territoire mexicain où il s'est affaibli pour devenir une tempête tropicale.Dean s'est ensuite heurté aux montagnes de la Sierra Maestra orientale où il disparaîtra progressivement."
Le cyclone a touché terre avec des vents soufflant à 160 km/h, il tombe des trombes d'eau, des arbres sont tombés sur les routes", a déclaré à CNN le gouverneur de l'Etat de Veracruz Fidel Herrera.Un homme qui essayait de réparer son toit à Xalapa, la capitale de l'Etat de Veracruz, est mort électrocuté quand une plaque de tôle a touché un câble électrique, selon la police.
L'ouragan s'était temporairement renforcé au dessus du Golfe du Mexique avant de s'affaiblir à nouveau. En pénétrant à l'intérieur des terres, il est devenu mercredi après-midi une tempête tropicale avant de se heurter aux montagnes de la Sierra Maestra orientale où il disparaîtra progressivement.Dean, le premier cyclone important de la saison, est entré sur la côte Emeraude, sur le Golfe du Mexique, près de la ville de Tecotutla à 16H30 GMT, selon le Centre américain des ouragans (NHC).Abdiel Monroy, responsable des services de Protection civile de Poza Rica, près de Tecolutla, rapporte seulement des dégâts matériels, "des arbres et des pylônes couchés par le vent, des dégâts aux infrastructures, mais pas de victime, ni d'inondations".
Pas d'inquiétudes non plus entre les ports de Tuxpan, au nord de la trajectoire, et de Veracruz, au sud, où les vents ont emporté toitures, réverbères et abîmé de nombreuses maisons.L'état d'urgence avait été décrété dans 89 municipalités de l'Etat de Veracruz. Dans l'Etat d'Hidalgo, dans le centre du Mexique et voisin de Veracruz, la rivière Huehuetla est sorti de son lit sans menacer la population.
Des milliers d'habitants de l'Etat de Veracruz vivant dans des logements précaires se sont réfugiés dans des gymnases aménagés en abris anticycloniques, notamment des paysans.L'Etat de Veracruz est une région fortement peuplée, où environ 3,5 millions de personnes vivent dans des zones à risque.
Après avoir touché la côte caraïbe du Yucatan en catégorie 5, avec des vents dépassant 300 km/h, les vents ont diminué et sont désormais de 160 km/h. Les vents de force cyclonique (au-delà de 118 km/h) s'étendent jusqu'à 110 km autour de l'oeil du cyclone.Plus que le vent, c'est la pluie qui inquiète, car elle pourrait provoquer des inondations, des glissements de terrains et des débordements de rivières."Ce qui nous maintient en alerte, c'est cet énorme volume d'eau, indépendamment de la force du vent", a souligné le gouverneur Fidel Herrera.
Dans la péninsule du Yucatan, Dean a laissé derrière lui des inondations, des arbres arrachés et infligé des dégâts aux bâtiments et aux infrastructures. Les destinations touristiques (Cancun, Playa del Carmen, Tulum et l'île de Cozumel) ont été épargnées. Plusieurs dizaines de milliers d'habitants et de touristes avaient été évacués à titre préventif.
La compagnie pétrolière PEMEX a annoncé mercredi que les employés évacués à titre préventif allaient rapidement regagner ses infrastructures pétrolières off-shore dans le Golfe du Mexique fermées avant le passage de Dean. Le Mexique a diminué sa production de 2,6 millions de barils par jour, un manque à gagner de 150 millions de dollars par jour, mais la production sera rétablie à 100% dans le courant de la semaine prochaine, selon PEMEX.

mardi 21 août 2007, a 09:22
Petit Papa Noël

Tout en refusant de caricaturer les produits chinois, le ministère de l'Économie cherche à rassurer les consommateurs.

  À L'ENTRÉE du magasin La Grande Récré du centre commercial Bercy 2, à Charenton-le-Pont, ce n'est pas un étalage de petites voitures, de consoles de jeux ou de poupées qui accueille ceux venus faire des emplettes pour leurs enfants. Ce sont sept sobres pancartes, avertissant les consommateurs des mesures prises pour retirer des rayons des jouets potentiellement dangereux. Cette mesure fait suite à la décision du géant américain Mattel, ces dernières semaines, de rappeler des petites voitures militaires Cars et des produits Dora. Tout chaland un peu attentif sait donc, dès l'entrée du magasin, qu'il ne trouvera plus dans les rayons « par mesure de précaution » certains produits Polly Pocket, certains accessoires Barbie, certains produits Doggie Day Care, etc. Ces jouets comportent de petits aimants susceptibles de se détacher. Un vrai danger pour les enfants, souvent enclins à vouloir « goûter » au moindre petit objet qui traîne !
  Alors que le gouvernement chinois s'évertue à rassurer sur la qualité de ses produits - ce week-end encore, le chef de l'agence de sécurité des produits chinois s'est livré à un plaidoyer en faveur du made in China -, on cherche, en France, à s'assurer que tout danger est écarté.
  Venus se rendre compte sur place des dispositifs mis en place par les magasins, le ministre de l'Économie, Christine Lagarde, et le secrétaire d'État à la Consommation, Luc Chatel, ont parcouru hier les rayons de La Grande Récré, pour s'assurer que plus aucun des jouets concernés n'était en rayon. À l'étage au-dessus, chez Carrefour, on a prévu de contacter dès aujourd'hui, par courrier, tout consommateur - traçable grâce à sa carte de fidélité - qui a acheté un des jouets concernés, en conseillant de les rapporter pour se les faire échanger. Les plus inquiets peuvent aussi se rendre sur le site Internet de l'enseigne qui contient toutes les informations.
  « Pas de boycott »
  Il y en a qui ont besoin d'être rassurés. Une grand-mère, déambulant dans les rayons, toujours à l'affût d'une petite bricole pour sa petite-fille, fait partie de ceux-là. « Depuis cette histoire avec Mattel, que j'ai apprise par la télévision, dit-elle, j'ai la mauvaise habitude de taper sur les doigts de mes petits-enfants dès qu'ils portent quelquechose à la bouche. »
  Il y a aussi ceux qui, à peine de retour de vacances, n'ont pas entendu parler de l'« affaire ». En costume cravate, une Barbie à la main, un jeune père avoue « ne pas être au courant de l'histoire des jouets rappelés. Mais s'il y a des indications à l'entrée du magasin, je cours les voir ! »
  « Parler de menace des produits chinois, c'est pour moi simplement un nouveau genre de protectionnisme », fustigeait ce week-end le directeur de l'Administration générale du contrôle de la qualité, de l'inspection et des quarantaines chinois. Pour Luc Chatel, il ne s'agit pas du tout de cela. Il faut à tout prix éviter « la caricature sur l'origine » des produits. « On ne peut pas faire un boycott par pays, mais il faut absolument s'assurer que les normes soient respectées. Ce n'est pas une question de protectionnisme », a renchéri Christine Lagarde.
  Pour cela, elle compte sur la Direction générale de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). L'an dernier, 5 000 contrôles ont été effectués sur des jouets et 700 analyses ont été faites en laboratoires. 18 % des produits se sont avérés défectueux. 

Bercy place les jouets chinois sous surveillance MARIE VISOT.  Publié le 21 août 2007 Actualisé le 21 août 2007 : 08h41

mardi 21 août 2007, a 00:35
Le Nouvel Empire...

L'émergence de l'Inde et de la Chine bouleverse les relations économiques de plus en plus embrouillées entre les continents. La Chine prend de l'ampleur partout, mais elle y perd de sa liberté, car son équilibre politique domestique est de plus en plus dépendant de la bonne santé de nos marchés : 60 % des exportations chinoises sont en effet réalisés par des associations d'entreprises sino-étrangères.
  Ce mouvement d'intégration que nous nommons « globalisation » est en fait l'emboîtage d'une économie dans l'autre, comme des poupées russes. C'est en Asie du Sud-Est, de l'Est et dans le Pacifique que c'est le plus net : ces régions riches et dynamiques ont déjà basculé dans l'orbite de la Chine. Depuis 2004, le Japon échange davantage avec l'empire du Milieu qu'avec les États-Unis. Depuis 1995, la Thaïlande augmente le volume de son commerce avec la Chine de 30 % par an. Cela ne se traduit pas encore par une dépendance politique entre Pékin, Tokyo ou Bangkok. Mais comment pourrait-il en être différemment dans un proche avenir ?
  Je l'avais déjà ressenti en Birmanie, au Cambodge, au Laos, en Indonésie, en Malaisie, et jusque dans les milieux d'affaires japonais, sud-coréens ou taïwanais : désormais les États-Unis faisaient figure d'intrus dans la région, avec leurs exigences de respecter les droits de l'homme, l'environnement ou la propriété intellectuelle. Les Asiatiques, comme les Africains, se retrouvaient plus à l'aise dans un partenariat avec la Chine, car cette dernière n'exigeait rien d'autre de ses clients et fournisseurs que des échanges gagnant-gagnant, selon le bon vieil adage chinois « yifenqian yifenhuo » (« un morceau d'argent contre un morceau de marchandise »). L'empire du Milieu était devenu la turbine ronflante de la croissance régionale, alors que depuis huit ans Washington n'avait plus guère payé d'attention à l'Asie-Pacifique. Puisque l'Irak accaparait George W. Bush, l'Asie du Sud-Est, délaissée, s'offrait et la Chine se jetait sur elle.
  À Bangkok, elle était à tous les coins de rue. Les écoles gigantesques - elles accueillaient en moyenne 5 000 élèves par session - pour apprendre le chinois fleurissaient. C'en était devenu une véritable industrie. La fille aînée du roi de Thaïlande, beaucoup plus populaire que son frère auprès de ses 62 millions de concitoyens, s'était rendue une vingtaine de fois dans l'empire du Milieu. Elle « approfondissait son chinois », disait-on. Plus personne ne songeait en Thaïlande ou dans les pays alentours aux sombres années où la Chine de Mao faisait de l'agitation politique pour exporter son gauchisme extrême. Pékin avait réglé ses problèmes de frontières avec ses voisins, changé un ministre des Affaires étrangères trop agressif pour un homme de dialogue, et avait adopté une « diplomatie du sourire ». Il fallait pouvoir acheter tranquillement toutes les ressources naturelles de l'Asie et de l'Asie centrale pour nourrir la turbine domestique et assurer, en l'achetant, la paix sociale dans l'empire.
  Les résultats de cette politique avaient été ahurissants, puisque le commerce entre Pékin et ses petits voisins du Sud rattrapait le volume des échanges entre la Chine et les États-Unis, ou l'Europe, ou le Japon. Je rencontrais le « M. China » en Thaïlande, Pisanu Rienmahasarn, un vice-ministre au ministère du Commerce chargé d'envoyer les entreprises thaïes à l'assaut du grand voisin. L'homme ne parlait plus qu'en milliards de dollars, il était fort excité : « On peut tout leur vendre, même des fruits. Rien n'est impossible : ils sont les plus grands producteurs de riz au monde, et on leur en vend ! Figurez-vous que, l'an prochain, on pourra aller de Bangkok jusqu'au nord de la Chine sans quitter une autoroute ! »
  Comme ils le projetaient vers l'Asie centrale, les Chinois avaient imaginé vers l'Asie du Sud-Est un « concept des corridors ». Il s'agissait simplement de lancer de grandes routes et des voies de chemin de fer à partir du sud de l'empire vers de nouveaux océans. La Birmanie offrait des ports vers l'océan Indien. Le Cambodge et la Thaïlande leurs débarcadères vers le golfe de Thaïlande. Pékin finançait ces travaux, en les confiant à ses propres entreprises de génie public. Au passage, les commerçants chinois s'installaient sur les marchés. En Birmanie, ils descendaient déjà jusqu'à la ville de Mandalay, où ils avaient ouvert de grands supermarchés. Une route offerte par Pékin menait au golfe du Bengale. Les Chinois avaient établi sur cette côte une station d'écoutes tournée vers l'Inde. Le nord du Laos lui aussi était le royaume des « hommes d'affaires » chinois. « La Chine forme des entreprises conjointes avec des Thaïlandais, elle investit beaucoup dans l'agriculture au Laos et au Cambodge, où elle achète des terres avec la complicité du chef de l'État, Hun Sen », expliquait Suthiphand Chitathivat, un économiste brillant qui étudiait de près à Bangkok ces phénomènes d'échanges.
  L'approche des Thaïs face à la Chine était dépourvue de complexes : « Chaque province chinoise est un pays : c'est dans cette profondeur que nous devons pénétrer, expliquait Pisanu, et, contrairement aux idées reçues, la Chine n'est pas pauvre : les moins de 30 ans ont six fois la puissance d'achat de leurs parents. » Le gouvernement poussait donc ses entreprises de service (écoles, universités, hôpitaux, spas...) à s'installer dans les grandes villes de Chine.
  J'étais dubitatif sur ce genre de démarche, cela semblait un peu prématuré. Mais je changeais d'avis en rencontrant le Pr Sinn Anuras, un Sino-Thaï, médecin-chef de l'hôpital Bumrungrad. Situé en plein centre de Bangkok, son hôpital privé était le plus grand d'Asie du Sud-Est. On aurait dit un palace cinq étoiles. Doté de deux hôtels adjacents, équipé de matériel dernier cri, il traitait chaque année, avec ses 770 médecins diplômés aux États-Unis et ses 550 lits, 400 000 patients étrangers, des expatriés, des malades venus du Moyen-Orient, d'Inde ou de Chine. « Nous sommes à 15 % des tarifs européens. C'est comme si l'on vendait une Mercedes au sixième de son prix », disait le professeur. C'était possible parce que les salaires du personnel étaient presque aussi bas en Thaïlande qu'en Chine.
  C'était déroutant aussi : soudain, je compris que d'ici peu des secteurs entiers de nos industries des services allaient basculer vers cette Asie du Sud-Est et vers la Chine développée, celle de Pékin, de Shanghaï ou de Canton. Déjà, toutes les prothèses dentaires posées en France étaient façonnées à Singapour. La médecine entière allait s'envoler, pour les soins coûteux, vers les pays en développement. La multiplication des rotations d'Airbus à 600 places rendrait bientôt cela avantageux.
  Ce n'était plus l'Europe sans frontières, mais le monde sans frontières qui se dessinait là. Une terre où les clients-patients compareraient bientôt le rapport qualité-prix entre des soins donnés à Shanghaï ou à Marseille, un monde où les banques à Londres prêteraient à des Pékinois pour acheter une maison en Nouvelle-Zélande, un monde dans lequel les Chinois imposeraient leurs normes technologiques à la planète entière, simplement parce que leur marché était le plus vaste. Un monde que les Français n'étaient pas mieux préparés à affronter que les Kazakhs.
  La Thaïlande, elle, n'avait pas d'autre choix que de s'adapter à cet univers moderne et international, sauf à périr : « Notre premier challenge vis-à-vis des Chinois est de leur faire sentir que nous ne sommes pas supérieurs à eux », disait le Dr Sarasin Viraphol, le « sage » du groupe industriel CP. L'entreprise était la première de Thaïlande, avec une quinzaine de milliards de dollars de chiffre d'affaires, dont 30 % réalisés en Chine. Le Dr Sarasin m'expliquait : « Nos parents pensaient que la Chine était leur mère patrie. Pour ma génération, elle est une terre d'opportunité. Nous sommes thaïs et l'on va y gagner beaucoup d'argent parce que cela rapportera beaucoup à la Thaïlande. Les Chinois de là-bas sont des Chinois différents de nous !  »
  Je n'étais pas certain que ce sentiment fût partagé par les Chinois de Chine. Je me souvenais d'une petite histoire qui m'avait beaucoup frappé. En 1964, après avoir reconnu la République de Chine populaire, le général de Gaulle avait envoyé un émissaire à Mao pour préparer sa prochaine visite officielle à Pékin. Le messager, au cours du banquet de clôture de ce voyage d'exploration, exalta « la France et la Chine qui partagent une responsabilité en Asie ! » Mao alors se leva brusquement. Il frappa la soupière placée devant lui avec sa cuillère, ce qui même en Chine ne se fait pas. Puis, lorsque l'assistance fut pétrifiée d'effroi, il s'exclama : « Dites à Paris que la France n'a plus aucune mission en Asie ! ». Charles de Gaulle jamais ne rendit visite à Mao et ne l'invita pas davantage à Paris.
  Il me semblait que la Chine sur ce point n'avait pas évolué : elle n'entendait partager l'Asie avec personne. J'avais l'intuition que, dès qu'elle en aurait réuni la puissance et la force nécessaires face aux États-Unis, elle prétendrait devenir l'alliée principale des petits États l'entourant en Asie, et vouloir les protéger. Bref, très naturellement, dans l'esprit des Chinois, les vassaliser. J'allais donc interroger sur ce point quelques « anciens » de la communauté chinoise de Bangkok. Thana Senavattanagul, le président de l'association sino-thaïlandaise de Bangkok, après m'avoir expliqué que la Chine était son « ancien pays », ajouta : « La Chine est grande comme vingt Thaïlande ; on en a un peu peur. La Chine est un crabe, et nous sommes l'une de ses petites pinces. Nous sommes sans influence réelle sur elle. »
  Si de riches Thaïlandais concédaient cette faiblesse face à l'empire du Milieu, j'imaginais le pire pour le pauvre petit Cambodge voisin. Je prenais un billet d'avion pour Phnom Penh. Je n'allais pas être déçu.

Les pinces du crabe FRANÇOIS HAUTER.  Publié le 20 août 2007
Le Figaro
  

mardi 21 août 2007, a 00:27
Du déja vu non ?

L'alerte rouge a été décrétée lundi 20 août dans le sud-est du Yucatan, sur la côte caraïbe du Mexique, avant l'arrivée du cyclone Dean. Une telle mesure va accélérer l'évacuation des populations qui vivent dans les zones à risque.

Considéré comme "potentiellement catastrophique", le cyclone Dean s'est encore renforcé et avance vers les côtes du Mexique, où il est attendu dans la nuit de lundi à mardi. Plus de 90 000 touristes en vacances à Cancun et dans les îles voisines, ainsi que 13 000 personnes travaillant sur les quelque 140 plates-formes pétrolières du Golfe du Mexique ont déjà été évacuées.

Le cyclone de catégorie 4, sur une échelle qui en compte cinq, est accompagné de vents soufflant à 240 km/h, selon le dernier bulletin du Centre américain de surveillance des ouragans (NHC), basé à Miami. Le phénomène climatique pourrait être reclassé en catégorie 5 lundi soir, avec des vents pouvant atteindre 249 km/h.

Couvrant une superficie de 195 000 kilomètres carrés, soit presque autant que la taille du Sénégal, l'ouragan a finalement épargné lundi les îles Caïmans, qui se préparaient au pire. Il a toutefois ravagé la Jamaïque et fait au moins huit morts dans les Caraïbes.

Après l'intérieur des terres mexicaines, le cyclone pourrait atteindre le Texas.



Espérons que la catastrophe qui a touché la Nouvelle Orléans il y a deux ans ne se reproduise pas...

 

dimanche 19 août 2007, a 11:14
Guerre des Mondes !

  Il ya quelques semaines, je vous avais cité un article concernant les nouvelles prétentions russes au Pôle Nord et du fameux planté de drapeau ( à défaut du bâton) sous la calotte glaciaire.

L'affaire rebondit, tel un nouvel épisode de Star War, et les occidentaux, contre-attaquent !!!

Après l’expédition russe du début août, les initiatives militaires et politiques occidentales se multiplient dans cette région riche en hydrocarbures. Hier, Angela Merkel était sur place.

Depuis que les Russes sont allés planter un drapeau au fond de l’océan Arctique début août, pour asseoir symboliquement leurs revendications sur le pôle Nord, les grandes manœuvres diplomatiques occidentales se multiplient tous azimuts dans cette région appelée à devenir une zone géostratégique clé, en raison du réchauffement climatique qui ouvre la perspective d’une exploitation de ses immenses ressources en hydrocarbures. La chancelière allemande Angela Merkel est en visite circonstanciée au Groenland, pour se rendre compte de visu de la fonte de la banquise, une réalité qui pourrait avoir de grosses conséquences sur les équilibres écologiques mais aussi sur les routes de transport régionales jusqu’ici prises dans les glaces. Accompagnée du premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, elle a admiré jeudi, le fjord d’Illulissat, couvert d’icebergs et baigné de lumière bleue. Elle devait se rendre hier en avion au glacier Eqi, dans une station de recherches polaires.

La réponse du berger danois à la bergère russe

La présence de la chancelière dans ce territoire danois d’outremer, en pleine polémique sur les fonds de l’Arctique, revêt une signification politique. Suite à l’expédition russe, les Danois ont fait savoir qu’ils allaient revendiquer eux aussi une partie des fonds sous-marins. La Russie a affirmé vouloir démontrer scientifiquement que la dorsale de Lomonossov, une chaîne montagneuse sous-marine, est le prolongement de la Sibérie.
Réponse du berger danois à la bergère russe, une expédition est partie mardi du Danemark vers l’Arctique, afin de cartographier la zone controversée. L’initiative russe a également provoqué une réaction musclée du Canada, autre puissance riveraine de l’Arctique, qui voit la dorsale de Lomonossov comme une extension de son plateau continental. Le chef de la diplomatie canadienne, Peter MacKay, a raillé l’expédition russe, une pratique du XVe siècle . Cela n’a pas empêché les Canadiens d’organiser une riposte très XIXe siècle, le premier ministre canadien effectuant une tournée de trois jours dans le Grand Nord, clôturée par les plus grandes manœuvres militaires jamais organisées par le Canada dans la région… La convention de l’ONU sur le droit de la mer donne aux pays signataires, jusqu’à dix ans après sa ratification, la possibilité de déposer des revendications sur les fonds marins s’ils veulent étendre leur souveraineté au-delà de leur zone des 200 milles. Parmi les cinq nations arctiques (Russie, États-Unis, Canada, Danemark et Norvège), seuls Oslo et Moscou ont présenté leur dossier. N’ayant pas ratifié la convention, les États-Unis ne peuvent pas affirmer leurs revendications. Le président George Bush s’en est inquiété. Il devrait demander au Congrès de ratifier le texte dès septembre. Le défi russe en Arctique doit être à l’ordre du jour du sommet américano-canadien ce lundi.

dimanche 19 août 2007, a 11:08
Facile avec Playdo !

La "bombe" que des pirates de l'air ont menacé d'utiliser samedi pour détourner un avion de ligne turc était faite d'un morceau de pâte à modeler d'où sortaient des fils, rapportent dimanche plusieurs journaux turcs.



Deux hommes apparemment d'origine palestinienne et détenteurs l'un d'un passeport turc et l'autre d'un passeport syrien, ont détourné un avion samedi matin au cours d'un vol entre le nord de Chypre et Istanbul.


L'avion a été contraint d'atterrir dans le sud de la Turquie pour faire le plein et la plupart des passagers ont été rapidement libéré ou ont pu fuir par les issues de secours. Six personnes sont néanmoins restées otages des pirates jusqu'à ce que ces derniers se rendent, au bout de cinq heures environ.

Les deux hommes demandaient à être conduits à Téhéran, mais les autorités ont dit n'avoir pas encore pu déterminer leurs mobiles.

 

dimanche 19 août 2007, a 10:59
Festival de l'Ovalie





D'ici quelques semaines, voire quelques jours, débutera la coupe du monde de rugby.

J'ai trouvé un lien sympa depuis msn pour tous les fans : les blasons, les compositions des équipes, tout ce que voudrait savoir le fan pour bien commencer cet évènement qui je l'espère s'annoncera très bien tant pour les Bleus, que pour toutes les autres équipes !

http://sport.fr.msn.com/HTML/Rugby/EQ_CM.html

samedi 18 août 2007, a 22:36
La saison revient !!! Laquelle ?

Deux morts en Martinique après le passage de Dean, Haïti menacé.

De nombreuses îles des Caraïbes étaient en état d'alerte samedi à l'approche du cyclone Dean qui a déjà causé deux mort dans le département français de Martinique et qui menace désormais Haïti.Ouragan majeur de catégorie 4 sur une échelle qui en compte 5, considéré comme "extrêmement dangereux", Dean se rapprochait d'Haïti et de la Jamaïque, a annoncé le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC) à 18H00 GMT.

L'île d'Hispaniola qui abrite Haïti et la République dominicaine subissait déjà samedi en début d'après-midi de fortes pluies, prélude à l'arrivée du cyclone. Des inondations notamment le long des côtes et des glissements de terrain sont à craindre.Un avis d'alerte cyclonique est en vigueur en Haïti, en République dominicaine, en Jamaïque et aux Iles Caïmans.
Les autorités cubaines ont décrété une alerte dans six provinces du sud de l'île et se préparent à des évacuations massives.
Dean est accompagné de vents soufflant à 240 km/h avec, localement, des rafales plus fortes. Un cyclone passe en catégorie 5 -ouragan extrême- quand le vent atteint 249 km/h.A 18H00 GMT, l'oeil du cyclone se trouvait à 285 km au sud de Saint-Domingue, et à 915 km à l'est-sud-est de Kingston, capitale de la Jamaïque. Il se déplaçait à la vitesse de 28 km/h.Le cyclone devrait toucher la côte sud d'Hispaniola plus tard dans la journée et demeurer sur l'île jusqu'à dimanche matin.

En Jamaïque, des milliers de personnes ont pris d'assaut les supermarchés et les stations d'essence pour se ravitailler avant l'arrivée de l'ouragan qui pourrait toucher directement l'île dimanche ou lundi. Le gouvernement a demandé aux équipes de secours d'urgence de se mobiliser et de vérifier notamment l'état des abris.

Au Mexique, les autorités ont d'ores et déjà évacué 80.000 touristes en vacances dans les stations balnéaires de Cancun et Cozumel. En 2005, cette région touristique du Mexique avait déjà été rudement frappée par un cyclone. Selon les prévisions du NHC, Dean pourrait toucher la péninsule du Yucatan au milieu de la semaine prochaine.Dean pourrait également menacer nombre d'installations pétrolières dans le Golfe du Mexique.

La Nasa envisage quant à elle de faire revenir sur Terre l'équipage de la navette Endeavour mardi au lieu de mercredi car le centre de contrôle situé à Houston (Texas, sud des Etats-Unis) pourrait être forcé de fermer si l'ouragan menace le sud du Texas.

Vendredi, ce sont les Antilles françaises qui avaient été frappées.Le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer Christian Estrosi est arrivé sur place samedi pour mesurer l'étendue des dégâts. Près de 100% de la production de bananes et près de 70% de la production de canne à sucre auraient été détruites.Le Premier ministre français François Fillon a annoncé qu'il convoquait une réunion interministérielle au début de la semaine prochaine sur la situation en Martinique et en Guadeloupe, également touchée par le cyclone."L'Etat sera présent à vos côtés, car la France de métropole et la France d'outre-mer constituent une unité indivisible", a écrit le président Nicolas Sarkozy dans un message aux Martiniquais et aux Guadeloupéens.Samedi à la mi-journée, près de 110.000 clients martiniquais restaient privés d'électricité, a indiqué à Paris une porte-parole d'EDF.  

mardi 07 août 2007, a 12:21
See, sex and sun

  Du Cambodge au Sénégal, le phénomène n’épargne personne. Dans tous les pays pauvres où le soleil brille, des adolescents ou des enfants sont prostitués ou abusés sexuellement par des voyageurs en mal de sensations fortes. Cet énorme marché, difficilement quantifiable en raison de sa clandestinité, toucherait, selon l’UNICEF, plusieurs millions de personnes dans le monde. Il n’a cessé de se développer avec l’essor des voyages à bas prix ces vingt dernières années.

Une répression difficilement applicable

De nombreux pays se sont engagés à prendre des mesures pour lutter contre ce phénomène. La Thaïlande par exemple, a adopté des lois très répressives mais souvent inapplicables en raison du manque de formation de la police et de la corruption qui gangrène le pays. De la même manière, plusieurs états européens comme la France depuis 1994 sont aujourd’hui dotés des lois extra territoriales permettant qu’un abuseur français agissant à l’étranger puisse être poursuivi et condamné dans son propre pays. Pourtant, cette procédure reste lourde et très exceptionnelle. Alors comment agir pour lutter efficacement contre ce véritable fléau qui détruit chaque jour la vie de dizaines de milliers d’individus ?

Agir dans les pays pourvoyeurs de touristes

Selon la plupart des organisations spécialisées, les initiatives les plus efficaces à long terme se situent sur le terrain de la prévention. Pour Jacqueline Bruas, présidente de l’Association Contre la Prostitution des Enfants (ACPE), « il faut d’abord agir dans les pays pourvoyeurs de touristes pour que les mentalités changent. »
Dans ce cadre, les personnes que l’on peut sensibiliser sont nombreuses. Son organisation vient d’éditer une brochure qui est régulièrement distribuée auprès des étudiants en BTS tourisme et accompagnée de conférences intégrées au cursus de formation : « Ils sont les futurs responsables du tourisme mondial. A ce titre, il faut les informer le plus tôt possible pour prendre les bonnes décisions s’ils sont un jour confrontés à des cas d’abus sexuels. »

L’End Child Prostitution And Trafficking in children for sexual purposes (ECPAT) tente de cibler toutes les personnes qui sont amenées un jour à voyager. « Nous collaborons avec de nombreux voyagistes pour mettre en place les outils d’informations à destination des touristes », explique Carole Bartoli, chargé du développement auprès de l’ECPAT France. Ses actions passent par des campagnes d’affichage dans les aéroports, des vidéos diffusées pendant les vols qui rappellent les risques encourus pour l’auteur des abus, des encarts dans les principaux guides de voyages, des bannières sur des sites de voyages, des tracts distribués dans les centre de vaccination. Le touriste doit être informé à toutes les étapes de son voyage. « Ces initiatives poursuivent un double objectif. Elles visent à décourager celui qui serait tenté de commettre l’abus mais aussi de responsabiliser le témoin de tels faits afin qu’il prévienne les autorités. »

Sensibiliser les populations locales

Mais la prévention du tourisme sexuel ne concerne pas uniquement les clients potentiels. Il faut également agir auprès des populations qui de près ou de loin sont victimes de ce trafic. Ainsi l’ECPAT a mis en place une vraie politique d’information à destination des familles les plus pauvres qui envoient souvent un de leurs enfants à la ville sous l’influence des recruteurs. « Nous passons dans les villages et nous proposons des animations ludiques, des pièces de théâtre pour aborder ce sujet encore tabou dans de très nombreuses communautés rurales », rappelle Carole Bartoli.
Pour Sandra Ayad, membre de la 0Fondation Scelles, une organisation qui lutte contre la prostitution dans le monde, la lutte contre ce phénomène doit se concentrer sur la sensibilisation des plus jeunes : « Dans beaucoup de pays, les enfants sont très tôt livrés à eux-mêmes. Ils considèrent le fait de monnayer leur corps comme quelque chose de normal car ils n’ont pas d’autres alternatives pour survivre. La scolarisation et l’éducation leur permettent d’envisager un autre avenir. Elles leur donnent les moyens d’être autonomes et leur offrent la possibilité de dire non ».

lundi 06 août 2007, a 18:05
Risk, encore une partie ?

Le président afghan, confronté à la crise des otages, reçu par George W. Bush à Camp David

Le président afghan Hamid Karzaï, confronté à l'épineuse crise des otages sud-coréens et à l'opposition des talibans, est arrivé dimanche à Camp David pour des entretiens avec le président George W. Bush centrés sur la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue.Par ailleurs, un des négociateurs sud-coréens dépéchés en Afghanistan a pu s'entretenir par téléphone avec l'un des 21 otages détenus par les talibans depuis plus de deux semaines, a-t-on appris lundi de source officielle.Près de six ans après l'intervention américaine, les discussions entre Hamid Karzaï et George W. Bush devraient aborder la sécurité alors que les talibans contrôlent toujours une bonne partie du pays et que la production d'opium risque de battre un nouveau record en 2007.Mais à la suite des déclarations de M. Karzaï à la chaîne de télévision américaine CNN dans un entretien diffusé dimanche, l'Iran pourrait aussi être l'un des sujets abordés par les deux hommes."Jusqu'à présent, l'Iran a été une aide et une solution", a déclaré le président afghan."Nous avons des relations très très bonnes, très très étroites" avec l'Iran, qui "a été un soutien pour l'Afghanistan, dans notre processus de paix et dans la lutte contre le terrorisme et contre le trafic de drogue", a insisté M. Karzaï.Ces déclarations divergent fortement de la ligne affichée par le gouvernement américain, qui accuse l'Iran de financer le terrorisme, d'armer les insurgés en Irak et en Afghanistan, et de chercher à fabriquer la bombe atomique."L'Iran joue sur les deux tableaux dans les rues d'Afghanistan. Je pense qu'ils agissent pour aider le gouvernement afghan. Je pense qu'ils agissent pour aider les talibans, y compris en fournissant des armes", a ainsi déclaré sur CNN le ministre américain de la Défense, Robert Gates.Le président afghan souhaite aussi aborder la question des victimes civiles de la guerre dans son pays, où les forces de la coalition, parmi lesquelles 27.000 Américains, s'appuient beaucoup sur des frappes aériennes.Depuis le début de l'année, plus de 600 civils ont été tués dans les violences, dont environ la moitié ont été victimes de "dommages collatéraux" des forces internationales, des drames qui rendent les forces occidentales de plus en plus impopulaires et érodent la crédibilité de M. Karzaï.Les deux présidents consacreront aussi une part importante de leurs discussions à la crise des otages sud-coréens. Un des négociateurs sud-coréens dépéchés en Afghanistan a pu s'entretenir par téléphone avec l'un des 21 otages détenus par les talibans depuis plus de deux semaines."Durant ce contact téléphonique, le 4 août, notre négociateur a été autorisé à parler à l'un des otages. L'entretien a été bref. Je ne peux pas divulguer d'identité ou de détails", a indiqué une porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.Les talibans retiennent en otage 21 travailleurs humanitaires sud-coréens, membres d'une église évangélique, enlevés le 19 juillet. Ils ont déjà tué deux autres membres du groupe et exigent la libération de prisonniers afghans en échange de celle des otages.Mais Kaboul, très critiqué par Washington pour avoir accepté un tel échange de prisonniers en mars dernier, refuse désormais "par principe" de céder aux demandes des preneurs d'otages."Nous allons tout essayer pour qu'ils soient libérés en toute sécurité", a déclaré M. Karzaï à CNN, tout en précisant que son gouvernement refuserait toute concession susceptible d'encourager d'autres prises d'otages à l'avenir.Sur le front de la drogue, une nouvelle production record est attendue cette année dans les régions du sud de l'Afghanistan, contrôlées par les talibans qui financent une partie de leur activité avec ce trafic.L'an passé, Hamid Karzaï avait rejeté un projet américain qui prévoyait de répandre des herbicides sur les champs de pavot, une mesure néfaste pour le bétail, les autres cultures et l'eau potable.MM. Bush et Karzaï doivent donner lundi une conférence de presse conjointe.

dimanche 05 août 2007, a 09:42
Chambardement...

Venise s'offre un nouveau pont


Imaginé par Santiago Calatrava, il passera au-dessus du Grand Canal l'an prochain.

  SANTIAGO Calatrava, l'architecte catalan qui a réalisé, entre autres, le terminal de Lyon-Satolas, est honoré deux fois cet été en Italie : une première, à Rome, dans une belle exposition sur son oeuvre de designer, de sculpteur et de céramiste, au Musée des Écuries du Quirinal *. Une seconde, à Venise, où le projet de passerelle aérienne qu'il avait conçu en 1996 voit le jour.
  Les deux piliers de soutènement, de 85 tonnes chacun, ont été amenés par chaland dans la nuit du 27 au 28 juillet sur le Grand Canal, au terme d'un périple à couper le souffle. Le troisième élément, la travée centrale, longue de 64 mètres et pesant 250 tonnes, sera acheminée dans la nuit du 7 au 8 août. La pose de l'ouvrage et sa finition devraient prendre le reste de l'année. Ce pont sera opérationnel l'an prochain. Sept minutes seulement seront nécessaires pour se rendre à pied de Piazzale Roma, où les cars débarquent les voyageurs, à la gare ferroviaire. Long de 94 mètres et large de neuf en son milieu, muni d'une rampe parcourue par une nacelle pour transborder les handicapés, il répond à une nécessité : discipliner les flux touristiques à l'entrée de la ville.
  Grand constructeur de ponts et spécialiste d'une architecture tubulaire d'une agréable légèreté, Calatrava a choisi pour la Sérénissime des matériaux les moins « envahissants » possible : l'acier, le verre, le marbre, le cuivre. Ce pont sera seulement le quatrième sur le Grand Canal, après le célèbre Rialto achevé en 1591, la passerelle (provisoire) en bois posée en 1932 face au Musée de l'Académie (et refaite en 1984) et le pont dei Scalzi, près de la gare ferroviaire, qui date de 1934. Fortement voulu par le maire de Venise, l'ouvrage constitue un trait d'union entre un passé prestigieux et les besoins du temps présent.
  Onze années de gestation
  « Enfin une oeuvre d'un grand architecte contemporain. Venise en avait grand besoin, après l'échec du projet d'hôpital conçu par Le Corbusier dans les années 1950 et qui n'a jamais abouti », se félicite la conseillère municipale aux travaux publics Mara Rumiz. L'inévitable bataille entre défenseurs du passé et tenants de la modernité, quelques erreurs de calcul qui ont diligenté une enquête de la Cour des comptes, des litiges entre entreprises de construction et des normes rigides à l'excès expliquent les onze années de gestation. Quant au coût, il est passé de 7 à 11 Meur. Un prix élevé pour une passerelle. Reste à souhaiter qu'elle s'intègre dans le paysage. Le critique d'art Vittorio Sgarbi s'en préoccupe : « Au premier coup d'oeil, les structures paraissent imposantes. L'impact visuel risque de ne pas être indifférent. »
  Quoi qu'il en soit, la mairie a mis en chantier une autre passerelle pour relier les parkings de la gare maritime à la ferroviaire. Elle sera parcourue par un train automatique à crémaillère. Le projet, confié à l'architecte italien Giovanni Coco, devrait être livré fin 2008.  

dimanche 05 août 2007, a 09:36
A quand le retour d'Omphale ?

Selon les Grecs, les Amazones vivaient sur les rives du Pont-Euxin, l'actuelle Ukraine. De modernes émules ont entrepris de reconstituer cette caste féminine et guerrière. Mais on est loin d'Hérodote


Sagement alignées, elles se prosternent l'une après l'autre et, main sur le coeur, murmurent avec respect : «Oummoy !» («Mon esprit», en ukrainien). Katarina Tarnovska, ledit esprit, passe ses troupes en revue. Une vingtaine de filles (dont le tee-shirt est à l'effigie de Ioulia Timochenko, l'égérie de la Révolution orange) qui lui sont dévouées corps et âme. Perinde ac cadaver. Officiellement, nous sommes dans une salle de sport, à Lvov, frontière Ukraine-Pologne. Trois fois par semaine, et tous les jours pour les accros, les membres du groupe Asgarda s'initient et s'entraînent au gopak, l'art martial hérité des Cosaques, mi-chorégraphique, mi-pugilistique.
  Satisfaite de l'inspection, Katarina lance : «Gloire à l'Ukraine !» Ses élèves répondent en choeur : «Gloire aux héros !» Commence alors une spectaculaire et acrobatique farandole. Celles qui n'ont pas enfilé les gants de boxe se consacrent au maniement des armes : chaînes, haches, sabres, serpes, fléaux. Incontestablement, les petites maîtrisent leur sujet. Non sans fierté, Katarina Tarnovska commente : «Asgarda, c'est plus qu'un club de sport. Mon objectif est plus ambitieux : je veux faire revivre la société des Amazones, nos célèbres ancêtres.»
 
Elle ne plaisante pas. Nous, on aimerait bien. Mais la dextérité avec laquelle les donzelles jouent avec tous ces objets tranchants nous en dissuade. A en croire les Grecs (le vénérable Hérodote, entre autres), les Amazones (étymologiquement : «celles qui n'ont pas de seins», puisqu'elles se tranchaient la mamelle droite afin de mieux tirer à l'arc) avaient en effet la fâcheuse manie d'estropier ou de mutiler les hommes pour les utiliser comme esclaves. Et c'est justement à ces furieuses que se réfère sans humour aucun la sévère et austère Katarina. N'ayant pas la carrure d'Hercule (qui trucida leur reine Hippolyte au cours d'un de ses 12 travaux) ni le courage d'Achille (qui affronta Penthésilée devant les remparts de Troie), on préfère se tenir coi.
  Info ou intox ? Ces femmes guerrières, personnages récurrents de la mythologie grecque, ont-elles réellement existé ? «Evidemment, affirme leur admiratrice. L'Ukraine est leur berceau. C'est d'ici qu'elles sont parties à la conquête du monde. Les auteurs sont formels : elles habitaient sur les rives du Pont-Euxin, l'actuelle mer Noire.» Et pour nous le prouver, la cheftaine d'Asgarda nous conseille d'aller voir le professeur Oles Noga, chercheur à l'institut d'ethnologie de Lvov.
  Même s'il se montre plus modéré - voire circonspect -, l'homme de science confirme : «Je ne crois pas qu'elles se coupaient le sein droit ou qu'elles tuaient leurs enfants mâles. Ni qu'elles formaient une caste à part, exclusivement féminine et guerrière. En revanche, chez les Scythes, ensemble de peuplades nomades qui naviguaient entre l'Ukraine et l'Altaï, les femmes participaient aux activités militaires. Cette civilisation qui s'est épanouie entre le VIIe et le IIIe siècle avant Jésus-Christ vénérait la guerre. L'apprentissage militaire commençait à 5 ans, chez les femmes comme chez les hommes. Les Scythes des deux sexes étaient réputés excellents cavaliers et remarquables archers. C'est certainement l'origine des Amazones.»
 
Du haut de ses 26 ans, Katarina Tarnovska ne fait pas dans ces nuances. Son dessein ultime est bel et bien de reconstituer la communauté des Amazones. En fonction du degré d'initiation et d'aguerrissement, chaque élève se voit attribuer un grade : de 1 à 7. A chaque fois qu'elle franchit une étape, l'apprentie se rase une bande de cheveux au niveau de la nuque et des tempes, de sorte que l'on sache tout de suite à qui l'on parle, avec les égards dus à son rang. Pour les disciples, l'ascèse est de rigueur : pas de tabac, de café ou d'alcool. «C'est nuisible à l'organisme», explique la patronne, tout en sirotant un cappuccino.
  Réfractaire au christianisme («qui cantonne les femmes au second rôle»), la future gourelle de cette crypto-secte a concocté un étonnant syncrétisme, où le panthéisme primitif, le paganisme des Indo-Européens et le message védique s'entremêlent : «Nous cherchons la Voie, la fusion avec les éléments sacrés (l'eau et le feu). Si tout se passe bien, nous construirons un temple auprès d'une source. Ce sera le Khortitsia (île sacrée des Cosaques, ndlr) des Amazones. Un bâtiment de forme concentrique, dont le coeur sera l'autel. C'est là que j'habiterai avec mes vestales (les titulaires du septième grade). Un premier cercle dont les hommes seront exclus.»
 
Elle-même mariée (avec un général cosaque) et mère d'un bambin, notre visionnaire a prévu tous les détails, y compris les plus intimes : «Comme autrefois, les Amazones ne pourront avoir de relation sexuelle qu'une fois par an, le 21 juin, au moment du solstice d'été. En hommage au Soleil. Pas pour le plaisir, mais pour se perpétuer. Le géniteur devra être un guerrier, si possible un Cosaque, comme mon mari.» Et de nous détailler son accouchement, dans la baignoire familiale, préalablement remplie d'eau de source (matière fétiche).
  Que deviendront les rejetons ? «Jusqu'à 3 ans, les enfants restent avec la mère. Ensuite, si c'est une fille, elle rejoint les Amazones. Si c'est un garçon, il reste avec les deux parents jusqu'à 7 ans, puis avec son père à 7 ans.» Il y a loin de la coupe aux lèvres : madame Ternovska peine à trouver l'argent nécessaire à l'édification de son gynécée philosophico-militaire. Mais elle y croit ferme. Apparemment, la vie conjugale lui pèse : «Dans mon temple, je pourrai enfin me reposer des hommes. Y compris du mien.» Ambiance à la maison.
  N'en déplaise à Katarina, il est douteux qu'elle fasse beaucoup d'émules. Dans l'Ukraine postsoviétique, les véritables amazones ne vont pas au temple mais en boîte. Casques blond platine ou noir corbeau, à l'uniforme sans génie mais efficace : décolletés généreux et micro-jupes. Les seules flèches qu'elles décochent, mais avec un talon certain, sont celles de Cupidon. Lesquelles font mouche à tout coup.  

dimanche 05 août 2007, a 09:30
Lorient 2007

Un 37e festival interceltique de Lorient ouvert sur l'Ecosse... et le monde

L'Ecosse, mère patrie de la cornemuse, sera l'invitée d'honneur du 37e Festival interceltique de Lorient (FIL) qui débute vendredi avec un nouveau directeur et la volonté de s'ouvrir encore davantage au monde.

"Avec l'Ecosse, nous revenons au noyau dur de ce qui fait ce festival, aux sources de la Celtie, comme l'est la Bretagne", explique le nouveau directeur du FIL, l'Asturien Lisardo Lombardia. "Mais l'ouverture au monde commence par là, par ce retour aux sources. Le but est d'aller de la Bretagne au monde et du monde à la Bretagne", dit-il.

Au total, 4.500 artistes d'une dizaine de régions ou pays, de la Galice à l'Australie en passant par l'Acadie ou l'Irlande, participeront aux 300 spectacles programmés jusqu'au 12 août dans le cadre de ce festival, le plus important de Bretagne.

Les artistes écossais investiront la scène du Grand Théâtre dès samedi, lors d'une soirée de gala animée par le National Youth Pipe Band et par l'orchestre Unusual Suspects qui revisitera la musique traditionnelle des Highlands.

Parmi les temps forts de ce festival, il faut aussi compter sur la représentation dimanche de l'"Epopée celtique", une création pour orchestre, choeurs et "pipe band" de l'Ecossais Eddie McGuire évoquant l'histoire des peuples celtes, arrivés en Europe il y a 25 siècles.

© AFPLes Irlandais du "Youghal Pipe Band" défilent, le 7 août 2005, lors de la Grande Parade du festival interceltique de Lorient

Le 6 août, la Grande Nuit de l'Ecosse retracera les différentes facettes de la musique écossaise, allant du folk - version traditionnelle avec le groupe des Whistlebinkies ou version rock avec les Red Hot Chilli Pipers - aux incontournables "pipe bands" et danses traditionnelles écossaises.

Le festival accueillera par ailleurs plusieurs têtes d'affiche comme le chanteur Laurent Voulzy, un amoureux de la Bretagne depuis l'enfance, mais aussi l'icône irlandaise Sinead O'Connor, le groupe de folk irlandais The Dubliners et le guitariste breton Dan ar Braz.

Quelque 3.500 danseurs, chanteurs et musiciens sont attendus dimanche matin pour animer la Grande Parade des nations celtes en centre-ville, un spectacle gratuit toujours très prisé du public.

Une innovation cette année, voulue par le nouveau directeur du FIL: des "after", animés par de jeunes artistes venant du milieu interceltique alternatif. HiKs, DJ Blue ou encore David Pasquet Group animeront les nuits des festivaliers en mixant musique électro, punk rock et tradition bretonne.

La 36e édition du Festival interceltique, en 2006, avait attiré 600.000 spectateurs, dont 60.000 pour la seule Grande Parade. 150.000 entrées payantes avaient été vendues.

Cette année, M. Lombardia table globalement sur la même fréquentation, voire un peu plus: "Nous espérons rassembler entre 600.000 et 700.000 spectateurs si la météo est avec nous. Nous avons déjà enregistré quelque 70.000 entrées payantes et espérons dépasser au final les 150.000".

Le budget du festival est stable, à 4,4 millions d'euros, selon son directeur. Il est principalement financé par les entrées payantes, les partenaires économiques et les produits dérivés, mais aussi par des subventions de la ville de Lorient, du département et de la région.

 

vendredi 03 août 2007, a 10:02
Vodka ou plongée pour toucher le fond ?

Des explorateurs plantent le drapeau de la Russie à 4 km sous le pôle Nord

Des explorateurs russes ont planté jeudi un drapeau de la Russie au fond de l'océan Arctique, à plus de 4.000 mètres sous le pôle Nord, au terme d'une expédition présentée comme pionnière et symbolique des velléités territoriales de Moscou sur l'Arctique et ses hydrocarbures.Le sous-marin de poche Mir-1, équipé d'un bras mécanique, a dressé un drapeau en titane d'un mètre de hauteur et aux couleurs de la Russie à la verticale du pôle Nord, a annoncé Vladimir Strougatskï, un membre de l'expédition cité par l'agence Itar-Tass.Le Mir-1, bathyscaphe de tête, s'est "posé" à 4.261 m de profondeur. Le second module a atteint 4.302 m des grands fonds de l'océan Arctique (4.000 à 5.000 m de profondeur).Les deux sous-marins ont refait surface dans la soirée, au bout de 9 heures de mission.Le pilote de Mir-2, Evgueni Tcherniaïev, avait livré, lyrique, son premier commentaire à l'agence Itar-Tass. "Nous avons touché le fond en douceur, autour de nous il y a un sol jaunâtre, mais nous ne voyons pas d'habitants des profondeurs marines", a-t-il déclaré.Les explorateurs, dont deux députés et un scientifique russes, ainsi qu'un homme d'affaires suédois Frederik Paulsen qui co-finance la mission, ont mis deux heures à descendre dans les eaux de l'océan Arctique.L'équipage a mené des expériences scientifiques, pris des échantillons du fond marin et de l'eau, mais aussi laissé une capsule contenant un message pour les générations futures.Le président Vladimir Poutine, qui a soutenu en mai ce projet, a appelé les participants à l'expédition pour les féliciter de la réussite, ont rapporté les agences russes.Arrivés mercredi sur le lieu de plongée, les explorateurs étaient partis le 24 juillet de Mourmansk, une ville portuaire sur la mer de Barents.Deux bateaux russes, le navire de recherche Akademik Fedorov et le brise-glace à propulsion nucléaire Rossia qui l'escorte, ont été appareillés pour cette mission aux visées scientifiques, mais aussi politiques.Au-delà de l'intérêt scientifique, l'expédition Arctique 2007 entendait rappeler les visées russes sur le contrôle de ces territoires, disputés avec d'autres pays, dont les Etats-Unis, et qui pourraient être riches en pétrole et en gaz.Selon le US Geological Survey, l'agence américaine de géologie et de géophysique, 25% des ressources mondiales de pétrole se trouvent au nord du cercle polaire.Avant de partir pour le pôle, Artour Tchilingarov avait ainsi estimé que l'expédition aiderait la Russie à avancer dans la revendication, soutenue par le président Vladimir Poutine, de ces régions. "L'Arctique est à nous et nous devrions y montrer notre présence", avait-il déclaré.En 2001, Moscou avait déposé une requête en ce sens devant une commission de l'ONU sur le droit de la mer pour revendiquer ces territoires.Loin de l'euphorie russe, le Canada a ironisé sur l'expédition jugeant qu'il s'agissait d'une tactique plus adaptée au 15e siècle qu'à l'époque actuelle, relevant du "spectacle".Tout en disant ne pas très bien comprendre "la signification de cet acte", le Premier ministre canadien Stephen Harper a déclaré qu'il démontrait en tout cas "qu'à l'avenir, l'importance de l'Arctique va augmenter". "Nous devons agir rapidement pour assurer à l'avenir notre souveraineté sur notre Arctique et le nord canadien, et c'est ce que nous avons l'intention de faire", a-t-il ajouté."Je ne sais pas s'ils ont planté un drapeau métallique, un drapeau en plastique ou couvert le fond de l'océan avec un drap. Mais cela n'a aucune signification" quant à d'éventuels droits sur les richesses du sous-sol arctique, a estimé de son côté Tom Casey, porte-parole du département d'Etat américain.  

vendredi 03 août 2007, a 09:59
Mise au clair nécessaire ?

Tripoli annonce un contrat d'armement avec EADS, Paris ne dément pas

En pleine polémique sur les contreparties qui auraient été consenties à Tripoli pour la libération des infirmières bulgares, la Libye a annoncé jeudi la signature d'un important contrat d'armement avec une filiale d'EADS, ce que Paris n'a pas démenti.
Ce contrat porte sur l'achat de missiles antichar Milan à hauteur de 168 millions d'euros, a affirmé à l'AFP un haut responsable libyen à Tripoli.Il a été signé avec MBDA, numéro un mondial des systèmes d'armes guidées, filiale du géant franco-allemand d'aéronautique et de défense EADS, a ajouté ce responsable, précisant qu'il s'agit du premier contrat d'armement signé avec un pays européen depuis la levée d'un embargo européen sur les ventes d'armes à la Libye en 2004.
Tripoli a conclu un deuxième contrat avec EADS pour un système Tetra de communication radio à hauteur de 128 millions d'euros, a ajouté ce responsable sous couvert d'anonymat.Interrogé, le porte-parole de l'Elysée David Martinon a déclaré sur LCI: "J'image que c'est vrai".Mais "je ne confirme pas", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas mon boulot de commenter des tractations commerciales"."Je ne suis pas au coeur de la négociation", a-t-il par la suite expliqué à l'AFP.Il a réaffirmé qu'aucun contrat n'avait été signé lors de la visite du président Nicolas Sarkozy en Libye, qui a suivi la libération du médecin et des infirmières bulgares intervenue le 24 juillet.
Mais il a estimé que cette visite "très réussie" s'était faite aussi "pour le plus grand bénéfice des industriels français, ça a accéléré beaucoup les choses"."Si des contrats commerciaux étaient signés prochainement entre la Libye et des entreprises françaises, on ne pourrait que s'en féliciter", avait-il estimé auparavant dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France à paraître vendredi. "Comment reprocher à des entreprises nationales de remporter des marchés avec un partenaire, la Libye, qui respecte ses obligations internationales".Le porte-parole a réaffirmé que "la seule contribution française" dans le dossier des cinq infirmières et du médecin bulgares détenus depuis 1999 "porte sur la mise en fonctionnement de l'hôpital de Benghazi".Le porte-parole a rappelé sur LCI que Paris et Tripoli avaient conclu "par l'intermédiaire du ministre des Affaires étrangères" Bernard Kouchner "un accord général en matière de défense et d'armement.Le mémorandum franco-libyen porte aussi sur un projet de fourniture d'un réacteur nucléaire civil.Le Monde qui s'était entretenu avec Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi révélait mercredi que le "coeur du sujet" entre Paris et Tripoli n'est pas ce projet nucléaire, mais "l'affaire militaire"."Nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan", révélait le fils du leader libyen, acteur clef de l'accord sur la libération.
Le président Sarkozy avait immédiatement réaffirmé mercredi la position française constante depuis le début de cette affaire, assurant qu'il n'y avait eu "aucune" contrepartie à ces libérations. En France, la polémique n'a cessé d'enfler sur les conditions dans lesquelles elles sont intervenues.La gauche, notamment par la voix du numéro un socialiste François Hollande, réclame sans relâche "la transparence" sur cet épisode."Tout ça commence à ressembler à une affaire d'Etat. J'espère que ce ne va pas apparaître comme un mensonge d'Etat", a déclaré le député PS André Vallini.  

vendredi 27 juillet 2007, a 15:34
Globe Trotter !

 
Le président français Nicolas Sarkozy a exposé jeudi à Dakar sa vision d'un "partenariat" renouvelé entre la France et l'Afrique, appelant celle-ci à ne pas "ressasser le passé" colonial et à s'engager vers la bonne gouvernance.M. Sarkozy a quitté Dakar ce vendredi matin pour le Gabon. Il doit regagner Paris dans la nuit. A l'occasion de sa première visite en Afrique sub-saharienne depuis sa prise de fonctions le 16 mai, M. Sarkozy s'est adressé à la "jeunesse d'Afrique", qui constitue près de la moitié des 900 millions d'habitants du continent.Devant un millier de personnes - dont plusieurs centaines d'étudiants - réunies à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, le président français a qualifié la colonisation de "grande faute", mais il a également refusé, comme récemment en Algérie, toute idée de "repentance". Il a ainsi affirmé que "la colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique", citant les guerres, les génocides, la corruption, les gaspillages."Je ne suis pas venu nier les fautes, ni les crimes, car il y a eu des fautes, et il y a eu des crimes", a dit M. Sarkozy en évoquant "la traite négrière" et "l'esclavage". Il a toutefois affirmé que "nul ne peut demander aux générations d'aujourd'hui d'expier ce crime perpétré par les générations passées"."Je suis venu vous proposer, jeunes d'Afrique, non de ressasser ensemble le passé mais d'en tirer ensemble les leçons et de regarder ensemble vers l'avenir", a-t-il souligné. M. Sarkozy a ainsi prôné un "partenariat entre nations égales en droits et en devoirs" et affirmé que la France sera "aux côtés" de l'Afrique sur le chemin de la bonne gouvernance et dans son combat contre la corruption et la misère. Ce discours a suscité des réactions controversées dans l'assistance, dont une partie ne semble pas avoir apprécié un ton qualifié par certains de "moralisateur". "Ca a été un discours docte qui a voulu donner une pédagogie aux Africains pour sortir de leurs problèmes. Mais les Africains sont conscients de leurs problèmes", a estimé Aïssata Tall Sall, membre du Parti socialiste (PS, opposition)."C'était un discours un peu trop moralisateur. Il est incontestable que nous sommes responsables d'un certain nombre de choses du point de vue de l'immobilisme de l'Afrique, mais le monde est également coupable d'une bonne partie de la situation de l'Afrique", a réagi de son côté Moustapha Kassy, professeur d'économie à l'université.Arrivé en début d'après-midi à Dakar, M. Sarkozy a été accueilli à l'aéroport par son homologue sénégalais Abdoulaye Wade, avec lequel il s'est entretenu en privé à la Présidence.Lors d'une conférence de presse tenue après ce tête à tête, M. Wade a annoncé avoir obtenu l'accord de "principe de la participation de la France pour le financement" du procès au Sénégal de l'ancien dictateur tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité. "Ce procès va coûter beaucoup d'argent, je pense que ça devrait être la communauté internationale qui devrait s'en charger", a poursuivi le président sénégalais. Ces derniers jours, plusieurs ONG ont exhorté le président français à encourager son homologue sénégalais dans le sens de la mise en place rapide d'un calendrier pour cette procédure - pour l'instant au point mort - concernant l'ancien chef de l'Etat tchadien (1982-90), réfugié au Sénégal depuis sa chute.Lors de cette courte visite de travail, M. Sarkozy a également rencontré des membres de l'opposition sénégalaise à leur demande. Les principaux responsables de l'opposition avaient contesté la réélection de M. Wade dès le premier tour de la présidentielle du 25 février. Ils avaient également boycotté les législatives du 3 juin, dénonçant un manque de garanties sur la fiabilité du scrutin dans ce pays pourtant réputé pour son respect de la démocratie.

lundi 23 juillet 2007, a 13:58
Les nouveaux pharaons

Aujourd'hui, une première séries de news concernant Dubaï, l'un des pays les plus riches du monde, un pays où le pétrole est roi et où tout devient permis même l'impensable !!!

Les projets fous de Dubaï

Fin juillet, la tour de Burji Dubaï va établir un nouveau record : avec ses 800 m de haut elle deviendra la plus haute tour du monde. Innovations architecturales, défis technologiques et réinvention permanente du luxe : l'émirat de Dubaï en fait rêver plus d'un. Découvrez les réalisations et projets les plus fous en images !

Cette île artificielle en forme de palmier géant prévoit d'abriter près de 500 appartements, 2 000 villas, 25 hôtels et 200 boutiques de luxe. Cent vingt-cinq kilomètres de côte supplémentaires seront ainsi créés.

Burj Dubai : 800 mètres, la plus haute tour du monde

Cette tour phénoménale dont la construction a débuté en janvier dernier devrait atteindre la hauteur de 800 mètres. Le bâtiment, construit en trois parties autour d'une colonne centrale, se termine en de spirale qui comptera 160 étages.

A quand la nouvelle Atlantide ?

dimanche 22 juillet 2007, a 09:04
Première Dame...

 Pratibha Patil, élue première présidente de l'Inde

L'Inde a élu samedi pour la première fois une femme, Pratibha Patil, au poste de président, a-t-on annoncé de source officielle.Cette avocate de 72 ans l'a emporté sans problème et avec une large avance sur le vice-président sortant Bhairon Singh Shekhawat, 84 ans, pour assumer ce poste essentiellement honorifique, a indiqué la chaîne de télévision Doordarshan."Mme Pratibha Devisingh Patil a été élue au poste de présidente de l'Inde", a déclaré un responsable électoral, P.D.T. Achary, précisant que Mme Patil l'avait emporté avec 66% des voix du collège électoral, composé d'élus des parlements national et locaux.De nombreux partisans se sont rassemblés devant le domicile de Mme Patil dans la capitale, et plus encore à Jalgaon, la ville de l'Etat de Maharashtra (ouest) dont elle est originaire, pour célébrer cette victoire.Sonia Gandhi, présidente du parti du Congrès, au pouvoir, a sorti Mme Patil d'un relatif anonymat pour cette élection, estimant que l'arrivée d'une femme à ce poste aiderait à lutter contre la discrimination dont sont victimes les femmes en Inde.Mais au cours de la campagne, la plus virulente qu'ait jamais connue l'Inde pour ce poste, ce choix a été très controversé, ses adversaires accusant notamment Mme Patil d'avoir protégé son frère soupçonné de meurtre, et son mari, mêlé à un scandale autour d'un suicide.Elle succède au président Abdul Kalam, dont le Congrès n'a pas voulu pour un deuxième mandat, préférant quelqu'un de plus dévoué au parti, mais qui était particulièrement populaire.Le pouvoir exécutif en Inde appartient au premier ministre, mais le président a une certaine influence dans la formation des gouvernements au niveau national et local, ce qui en fait toujours un poste âprement disputé.

samedi 21 juillet 2007, a 11:09
Attention ça chauffe !

 Chine: la croissance garde un rythme effréné, nouvelles mesures attendues

Avec plus de 11% de croissance au premier semestre, l'économie chinoise a poursuivi sa progression sur un rythme effréné qui renforce les craintes de surchauffe et augure de nouvelles mesures restrictives du gouvernement.
Déjouant les prévisions des économistes, le produit intérieur brut a connu une progression de 11,5% entre janvier et juin et de 11,9% au deuxième trimestre, toujours largement nourrie par les exportations.La dernière fois que l'économie avait connu un tel rythme remonte à 1994, lorsque le chiffre pour toute l'année avait été de 13,1%.
La semaine dernière, la Chine avait révisé à la hausse son taux de croissance économique en 2006 à 11,1%, contre 10,7% auparavant.A ce rythme, la Chine devrait détrôner l'Allemagne comme troisième économie mondiale à la fin de l'année, après avoir dépassé la Grande-Bretagne et la France en 2005.Selon la Banque mondiale, le PIB de l'Allemagne s'élevait à la fin 2006 à 2.900 milliards de dollars sur un an, alors que celui du géant asiatique, sur le seul premier semestre, a atteint 1.400 milliards de dollars.Le porte-parole du BNS a averti que cette croissance galopante allait contraindre le gouvernement à renforcer sa politique antisurchauffe."Nous continuerons à renforcer et à améliorer les mesures de contrôle macroéconomiques", a-t-il dit, alors que le matin même, le China Securities Journal estimait en Une qu'"il devient de plus en plus évident que la croissance est en train de passer d'un rythme relativement rapide à la surchauffe"."Nous voyons bien que l'économie est en surchauffe, nous nous attendons à ce que le gouvernement prenne de nouvelles mesures bientôt", a également souligné Li Huiyong, économiste chez Shenyin Wanguo Securities à Shanghai.Pékin a déjà engagé toute une série d'actions cette année pour freiner la machine, dont deux hausses de taux d'intérêt, cinq hausses de taux de réserves obligatoires des banques et des mesures fiscales pour tenter de freiner ses exportations.Hong Liang, économiste chez Goldman Sachs basé à Hong Kong, s'attend en particulier à ce que le gouvernement relève, pour la troisième fois, les taux d'intérêt de 27 points de base d'ici la fin du mois.Cependant, relève-t-il, les ajustements nécessaires pourraient être retardés en raison du calendrier politique, car le Parti prépare son XVIIe Congrès à l'automne.
La Chine souhaite une croissance qui dépend moins des exportations et plus de la consommation intérieure, et soit plus respectueuse de l'environnement.Un excédent commercial record en juin (26,91 milliards de dollars, environ 20 milliards d'euros), qui place la Chine sur la voie d'une nouvelle performance à l'export en 2007, risque d'envenimer un peu plus les relations avec ses deux principaux partenaires commerciaux, les Etats-Unis et l'Union européenne.Par ailleurs, l'inflation a bondi en juin, à 4,4% (3,2% pour les six premiers mois), dépassant l'objectif annuel des autorités (3%). Les autorités ont blâmé la flambée des prix du porc en Chine, viande la plus consommée par la population.Cette forte croissance devrait constituer aussi un obstacle pour arriver à une économie moins vorace en énergie."La taux de croissance est si élevé que l'objectif de réduire la consommation d'énergie (par unité de PIB) de 20% d'ici 2010 ne sera pas réalisable", affirme Qi Jingmei, chercheur au Centre d'information de l'Etat, un centre dépendant du Conseil d'Etat (gouvernement).

Présentation
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.

Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...

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X-Men 2 Zaccharie (18/01/2009 09:38)

Aaahhh !!! C'es...

Les 5 minutes indispensables de Mme Cyclopède... Zaccharie (14/01/2009 23:28)

Et elle lui conseill...

Bonne année laminedor (04/01/2009 23:02)

BONJOUR et bonne an...

Bonne résolution ! Zaccharie (04/01/2009 13:42)

Bonne année 2009 !!!...

Si j'étais président de la République... Zaccharie (30/11/2008 10:31)

Attention à ne pas t...

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