Il porte le nom du dieu égyptien de la destruction, et pourrait bien
détruire la civilisation. Apophis est un gigantesque caillou qui croise
aux environs de la Terre. Cet astéroïde d'un
diamètre d'environ 250 mètres a été découvert en 2004. Depuis, les
astronomes ne cessent de plancher pour calculer la probabilité d'une
rencontre avec la Terre. Dernier chiffre en date : une chance sur 45.000 (soit 0,0022 %) lors de son passage au plus près de la Terre, le 13 avril 2036.
Mais,
coup de théâtre, un adolescent allemand affirmait avoir corrigé les
calculs du Near Earth Object Program de la Nasa. Selon Nico Marquardt,
13 ans, Apophis aurait une chance sur 450 de frapper notre bonne
vieille terre. Une sacrée différence… Faut-il vraiment commencer à
construire des bunkers pour survivre à ce cauchemar ?
« Der Killerasteroid Apophis »
Dormez
tranquille : si ce scénario digne d'Hollywood reste du domaine du
possible, la probabilité calculée par la Nasa reste la plus
scientifiquement valable. Car, contrairement à certaines informations
de presse, les chiffres avancés par Nico Marquardt n'ont jamais été
validés, ni par la Nasa, ni par son homologue européenne l'Esa.
Tout
commence le 8 mars dernier, lorsque l'adolescent remporte la
qualification régionale d'un concours scientifique pour enfants nommé «
Jugend forscht ». L'information fait une brève dans le journal local,
le Potsdamer Neueste Nachrichten. Le rédacteur cite le nom du projet
qui lui vaut cette victoire « Der Killerasteroid Apophis », mais aucune
mention de son génial quoiqu'effrayant calcul.
Le sujet fait son retour dans les colonnes du journal allemand un mois plus tard, le 11 avril. Dans un article intitulé « Apophis im Anflug »
(Apophis en approche), le Potsdamer Neueste Nachrichten raconte
comment, grâce à des « observations » réalisées à partir d'un télescope
du Astrophysikalischen Instituts Potsdam, le petit génie de
l'astronomie a pu « corriger » la Nasa.
Selon lui, les
scientifiques américains auraient oublié de prendre en compte la
possibilité d'une collision d'Apophis avec un satellite géostationnaire
autour de la Terre lors de son prochain passage, prévu en 2029. Un
impact qui aurait pour conséquence, dit-il, d'augmenter drastiquement
la probabilité d'un crash cataclysmique sur Terre. Caution scientifique
: la Nasa aurait dit à l'Esa que le jeune homme avait raison. Un
article du Bild, puis des dépêches françaises et anglaises de l'AFP
suffisent ensuite à donner un écho international à cette séduisante
histoire.
L'Esa dément
Problème : contactée par lefigaro.fr, l'Agence Spatiale Européenne dément
fermement ces informations. « C'est inexact, les chiffres sont faux »,
indique-t-on à l'Esa. Selon l'agence, la confusion viendrait du fait
que Markus Landgraf, l'un des spécialistes es-météorites de l'Esa,
aurait donné quelques conseils sur les calculs de trajectoires au jeune
allemand. Mais en aucun cas il ne s'agirait d'une approbation à ces
nouveaux chiffres. De même, Donald K. Yeomans, responsable du Near
Earth Object Program de la Nasa, a fermement démenti,
qualifiant la nouvelle de «canular». Un démenti officialisé peu après
par un communiqué de l'agence américaine dans lequel la Nasa «maintient
» ses chiffres et affirme que ses services n'ont « pas été contactés et
n'ont eu aucune correspondance » avec le jeune allemand.
Au
passage, Apophis a subi une cure de musculation, puisque son poids est
passé de 21 millions de tonnes (selon le catalogue officiel des Near
Earth Object de la Nasa) à 300 milliards de tonnes (selon le journal de
Postdam suivi par les autres médias).
« Aucune menace » pour les satellites géostationnaires
Qui
plus est, la Nasa n'a pas du tout oublié de prendre en compte la
présence des satellites géostationnaires lors du passage du vendredi 13
avril 2029. Dans une étude récente,
ses chercheurs notaient bien qu'Apophis passeraient à 29.470km de la
Terre. Soit plus près que l'orbite géostationnaire, située à 35 786 km,
sur laquelle évoluent quelque 1.120 satellites et autres objets
spatiaux. Cependant, la Nasa soulignait qu'Apophis arriverait avec un
angle d'attaque de 40° par rapport au plan de l'équateur, qui est aussi
celui de l'orbite géostationnaire, qui forme en quelque sorte un «
anneau » autour de la Terre. Apophis ne représente donc « aucune menace
» pour les satellites géostationnaires, conclut l'étude (disponible en PDF).
Même
dans le cas d'une collision aussi improbable, difficile d'en déduire
les conséquences pour la trajectoire d'Apophis, dont on ne connaît
encore aucune caractéristique technique avec certitude. Les débris du
satellite se disperseraient probablement sur l'orbite géostationnaire
sans menacer la Terre. «Le rapport des masses en jeu est tel qu'une
collision avec un satellite d'une dizaine de tonnes ne modifiera pas de
manière très sensible l'orbite de l'astéroïde», ajoute Jean-Paul
Berthias, expert senior au Centre National des Etudes Spatiales. Et
certainement pas de quoi modifier la probabilité d'impact d'un facteur
100.
Enfin, toutes ces prédictions celles de la Nasa comme
celles du jeune allemand - pourraient être bouleversées par une
rencontre d'Apophis avec un de ses cousins, nommé 2004 VD17, un des 947
astéroïdes « potentiellement dangereux » pour la Terre. L'impact entre
les deux cailloux, une bénédiction pour notre planète, pourrait se
produire en juillet 2034.
Le
prince Charles, connu pour son activisme en faveur de l'environnement,
a appelé jeudi l'Europe à faire encore davantage pour lutter contre le
réchauffement climatique, prévenant que l'heure du "Jugement dernier"
se rapprochait dangereusement.
"L'horloge du jour du Jugement
dernier pour le changement climatique avance toujours plus vite vers
les douze coups de minuit. Nous n'agissons tout simplement pas assez
vite" pour faire face au défi du réchauffement, a affirmé l'héritier de
la couronne dans un discours devant le Parlement européen à Bruxelles.
Si
le monde ne prend pas la mesure des défis à venir, "le résultat sera
une catastrophe pour tout le monde", a-t-il mis en garde.
"La
banquise au pôle Nord fond si rapidement que certains scientifiques
prévoient qu'elle disparaîtra complètement l'été dans sept ans",
s'est-il inquiété. "Le simple fait qu'un tel événement soit concevable
constitue un nouvel appel à se ressaisir, alors que nous progressons
tels des somnambules vers le bord du gouffre", a ajouté le prince
Charles.
Il a notamment plaidé pour associer plus étroitement le
secteur privé aux efforts des pouvoirs publics et des ONG dans la lutte
contre le réchauffement climatique.
Il a salué les récentes
propositions de la Commission européenne pour parvenir à l'objectif
d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE de 20%
par rapport à leurs niveaux de 1990 d'ici à 2020 et, sur cette même
période, de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la
consommation.
Mais il a estimé qu'il faudrait aller "bien plus
loin". Et il a invité l'Europe à intensifier ses efforts pour
convaincre les Etats-Unis et les grands pays émergents de s'associer
plus nettement aux efforts sur le climat.
L'UE doit oeuvrer à
"forger un dialogue réellement efficace avec la Chine, l'Inde et les
Etats-Unis, qui reconnaisse clairement les implications du changement
climatique en termes de sécurité" pour la planète, a-t-il dit.
Un maillot de bain porté par l'actrice
australienne Nicole Kidman, mis aux enchères par une organisation
caritative suédoise, a été vendu samedi à un prix qui permettra
d'acheter neuf vaches au profit de familles pauvres en Inde.
"Le
maillot de bain est allé au plus offrant pour un prix de 16.200
couronnes (2.500 dollars, 1.720 euros). C'est suffisant pour acheter
neuf vaches", a déclaré à l'AFP le précédent propriétaire du maillot,
Zlatko Nedanovski.
Les bénéfices de la vente iront à un projet
d'aide qui vise à offrir des vaches à des paysans ou familles indiens
démunis. Le projet est piloté par l'organisation caritative suédoise
Erikshjälpen.
Des offres pour le maillot de bain ont afflué en
provenance du monde entier, mais c'est un Suédois de 49 ans, Bengt
Olsen, de la ville de Trollheattan, située au sud de Vänersborg
(sud-ouest), haut lieu des tournages de films en Suède, qui a remporté
la mise.
"Je trouve formidable que le maillot soit revenu dans la
capitale suédoise du film", a déclaré M. Olsen à l'AFP, estimant que
l'idée d'acheter des vaches était "géniale".
"Et j'espère que le
maillot de bain permettra de collecter encore plus d'argent pour
d'autres vaches pour plus de familles indiennes pauvres", a ajouté M.
Olsen. Il projette en effet de permettre à des visiteurs de voir le
maillot contre une petite somme d'argent et de recueillir ainsi des
fonds pour acheter d'autres vaches.
M. Olsen a aussi décidé
d'offrir chaque année une vache à une famille indienne. "Je veux
encourager chacun à en faire autant", a-t-il dit.
Alors qu'elle
se trouvait en Suède en 2002 pour le tournage de "Dogville", sous la
direction du réalisateur danois Lars von Trier, la star, férue de
natation, avait réservé une piscine entière à Vänersborg pour s'adonner
à sa passion.
Elle avait alors oublié son maillot de bain,
retrouvé par le personnel de la piscine, qui l'avait ensuite confié à
une radio locale.
M. Nedanovski, aujourd'hui âgé de 32 ans et
travaillant comme consultant dans la communication, en fit à l'époque
l'acquisition pour 5.500 couronnes (580 euros).
81% des Français se disent en désaccord profond avec la déclaration
suivante : «J'aime trop le goût de la fast food pour y renoncer.»
Les
Français apprécient peu de se restaurer dans les fast-foods alors que,
contrairement aux idées reçues, ce sont les Britanniques avec leurs
célèbres fish and chips qui sont les premiers consommateurs au monde,
devançant les Américains.
Selon une enquête portant sur treize
pays, publiée hier et coproduite par la société d'études de marché
Synovate et la BBC, quelque 81% des Français se disent en désaccord
profond avec la déclaration suivante : «J'aime trop le goût de la fast
food pour y renoncer.»
A contrario, 45% des Britanniques, 44% d'Américains et 37% de Canadiens l'approuvent.
Derrière
les Français, fiers de la réputation gastronomique de leur pays, 75%
des Singapouriens et 73% des Hongkongais et Roumains réfutent aussi
l'assertion.
Au sujet de l'obésité, l'étude confirme une
inquiétude croissante, au niveau mondial. Elle révèle, à titre
d'exemple, que 15% des Français et 12% des Américains disent se peser
chaque jour.
Le Brésilien de l'AC Milan, Kakà, 25 ans, a été désigné Ballon d'Or
France Football par un jury de 96 journalistes internationaux. La
nouvelle a été officialisée dimanche matin sur TF1 et le site internet
francefootball.fr. Vainqueur de la Ligue des champions, dont il a été
le meilleur buteur (10 buts), Kakà a joué un rôle décisif dans la
conquête de la septième C1 de son club, par ses trois buts en
demi-finale contre Manchester United (2-3, 3-0) et une passe décisive
en finale contre Liverpool (2-1). Kakà est la quatrième Brésilien à
recevoir cette prestigieuse récompense après Ronaldo (1997, 2002),
Rivaldo (1999) et Ronaldinho (2005), qui est seulement ouverte aux
joueurs non-européens depuis 1995.
Au classement,
Kakà devance assez nettement Cristiano Ronaldo (2e), Lionel Messi (3e),
Didier Drogba (4e) et Andrea Pirlo (5e). Kakà est le neuvième Ballon
d'Or FF le mieux élu de l'histoire, a déclaré sur le plateau de
''Téléfoot'' le direction de la rédaction de France Football,
Gérard Ernault. Il a obtenu 444 points contre 277 à son premier
poursuivant. C'est aussi le podium le plus jeune de l'histoire. Le
premier Français est Franck Ribéry (17e), qui devance Thierry Henry
(19e), lequel sort du Top 10 pour la première fois depuis 1999. Les
deux précédents vainqueurs, Ronaldinho (12e) et Fabio Cannavaro (24e),
quittent le Top 10.
Le pétrole touche 90 dollars à Londres, dépasse les 93 dollars à New York
Les
prix du pétrole ont atteint 90 dollars à Londres et dépassé les 93
dollars à New York lundi, l'annonce d'une réduction temporaire de la
production mexicaine s'étant ajoutée à une liste déjà fournie de
facteurs haussiers: stocks mondiaux bas, montée des périls
géopolitiques et dollar en berne.A Londres,
le baril de Brent de la Mer du Nord a touché pour la première fois de
son histoire le seuil symbolique des 90 dollars. Vers 16H00 GMT, le
baril pour livraison en décembre s'échangeait à 89,77 dollars, en
hausse de 1,08 dollar.A New York, le baril de
"light sweet crude" pour livraison en décembre s'est propulsé en début
d'échanges au prix jamais vu de 93,20 dollars. Vers 16H00 GMT, il
valait 92,80 dollars, en hausse de 94 cents."Les
gains substantiels, de plus de sept dollars depuis la clôture de mardi,
et l'impressionnante série de nouveaux records reflètent la dynamique
croissante d'un marché où les nouvelles qui affluent demeurent très
haussières", ont estimé les analystes de la banque Barclays.Dimanche,
la compagnie nationale des pétroles mexicains (Pemex) a annoncé en
effet qu'elle réduisait de 600.000 barils par jour sa production à
cause du mauvais temps.Bien que la Pemex ait
annoncé une reprise de la production dès que la météo le permettrait,
cette annonce "ajoute sans doute au malaise entourant l'offre" mondiale
de brut, ont précisé les analystes de Barclays Capital.L'état
très bas des stocks mondiaux avant l'hiver persiste en effet à
inquiéter les investisseurs. Aux Etats-Unis, les réserves de brut sont
par exemple de 5,9% inférieures à leur niveau de l'an dernier.Par ailleurs, les prix sont poussés par une montée des tensions politiques au Moyen-Orient et en Afrique.Le
marché s'inquiète des conséquences d'une possible intervention de la
Turquie dans le nord de l'Irak contre les rebelles kurdes du Parti des
travailleurs du Kurdistan (PKK).Cette éventualité s'est renforcée après l'échec vendredi de pourparlers turco-irakiens à Ankara.La
Turquie lancera une opération "quand ce sera nécessaire", a averti
samedi le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, excédé par les appels
à la retenue des Etats-Unis.Il doit rencontrer jeudi la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui fera escale à Ankara.Les
opérateurs s'inquiètent également du regain de tensions entre l'Iran,
(quatrième producteur mondial d'or noir) et les Etats-Unis à propos du
programme controversé d'enrichissement nucléaire iranien. Jeudi,
l'administration Bush a infligé de nouvelles sanctions au régime
islamique."Ces nouvelles sanctions
américaines renforcent les doutes quant à la possibilité d'une issue
diplomatique au problème du nucléaire iranien", soulignent les
analystes de Barclays.Lundi, un haut
responsable des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du
régime iranien, a averti que les miliciens islamistes pourraient lancer
des opérations suicide dans le Golfe.Troisième
foyer de tensions, le Nigeria, premier producteur de brut africain, a
vu les violences monter d'un cran la semaine dernière, avec
l'enlèvement de six étrangers et l'attaque d'une installation
pétrolière offshore, revendiqués lundi par le Mend (Mouvement
d'émancipation du delta du Niger), principal groupe de militants
séparatistes de la région.Dernier ingrédient
du cocktail haussier, la baisse continue du dollar, tombé lundi à
1,4438 dollar contre un euro, stimule la demande d'or noir: les
investisseurs hors zone dollars en profitent pour bourrer leurs
portefeuilles de matières premières libellées en dollars.
Sarkozy reçu par Poutine près de Moscou, entre détente et sujets qui fâchent
Nicolas
Sarkozy et Vladimir Poutine se sont efforcés mardi soir, lors d'un
dîner près de Moscou, de mettre un peu de baume sur leurs différends,
avivés par le ton de fermeté adopté par le nouveau président français à
l'endroit de son homologue russe. Pour sa
première visite officielle en Russie, le nouveau locataire de l'Elysée
et le chef de l'Etat russe, qui l'a reçu dans sa résidence de Novo
Ogarevo, dans la banlieue moscovite, ont balayé en trois heures les
principaux sujets qui les ont publiquement opposés ces derniers mois,
comme le nucléaire irakien, le Kosovo ou les droits de l'Homme en
Russie. A l'issue de ce premier rendez-vous,
c'est un Nicolas Sarkozy manifestement satisfait qui est venu, devant
la presse française, faire le compte-rendu d'une discussion qualifiée
de "détendue, approfondie, franche, passionnante".
Alors que la Russie s'oppose, contrairement à la France, à l'adoption
de nouvelles sanctions onusiennes contre Téhéran pour l'empêcher de se
doter de l'arme nucléaire, le chef de l'Etat français a fait état mardi
soir, après son dîner, d'une "convergence" entre les deux pays. "Nos
positions se sont très fortement rapprochées (...) j'ai vraiment senti
une convergence", a-t-il estimé en réponse à une question, se refusant
à plus de détails. Le président Sarkozy a
montré le même optimisme prudent concernant l'avenir du Kosovo, autre
pomme de discorde. "J'ai trouvé chez Poutine une volonté de ne pas
fermer la porte sur une solution qui permettrait d'éviter les
humiliations", a-t-il dit. "Nous avons évoqué une piste qui pourrait
éventuellement permettre de rapprocher les points de vue", a glissé
Nicolas Sarkozy, sans en dévoiler davantage. Si la France y est
favorable, la Serbie et son "parrain" russe refusent catégoriquement
d'entendre parler d'indépendance totale de la province, Moscou agitant
la menace d'un veto à l'ONU.L'ambassadeur
russe à l'ONU, Vitaly Churkin, a prévenu mardi qu'une déclaration
unilatérale d'indépendance par le Kosovo serait "inacceptable"
affirmant que les pourparlers entre la Serbie et les Kosovars albanais
pourraient se poursuivre au delà de la date limite du 10 décembre. Mais
à Londres, le Premier ministre kosovar Agim Ceku a affirmé que le
Kosovo allait se déclarer indépendant dans les jours suivant l'échéance
de décembre si aucun accord n'était trouvé.Les
deux chefs d'Etat ont également discuté de la situation des droits de
l'Homme en Russie, notamment de l'assassinat de la journaliste Anna
Politkovskaïa il y a un an ou de la Tchétchénie, a rapporté M. Sarkozy.
"Nous en avons discuté de façon assez approfondie, assez apaisée",
a-t-il commenté. "Il m'a fait valoir qu'il y avait une spécificité
russe, que la société russe était en train de changer et que c'est
cette évolution qu'il fallait encourager (...) moi, je pense que la
société russe a beaucoup évolué mais qu'il est dommage que cela puisse
être compromis par certains comportements", a-t-il déclaré.Pour
M. Poutine, "La France a été, reste et j'espère, restera un partenaire
privilégié de la Russie dans l'Europe et dans le monde", avait pour sa
part déclaré , suggérant que Moscou n'avait pas encore calé sa relation
avec le nouveau président français, plus critique à l'égard de Moscou
que son prédécesseur Jacques Chirac. En mai,
M. Poutine avait attendu deux jours avant de féliciter le nouveau
président français, signe que Moscou avait mal digéré ses critiques à
l'encontre de la Russie pendant la campagne électorale.Pour
réchauffer l'atmosphère, les deux hommes, qui avaient fait connaissance
lors du G8 d'Heiligendamm en juin, se sont également prêtés, devant les
caméras, au jeu de la complicité et de la détente. On peut faire du
sport ensemble", a lancé le chef de l'Etat russe à son hôte, grand
amateur de jogging. "Tu cours ?", lui a alors demandé Nicolas Sarkozy.
"Non, moi je nage", a répondu Vladimir Poutine. "J'ai une piscine ici,
je vais te faire tout visiter".Vladimir
Poutine a alors invité son hôte à monter à bord de sa voiture, un 4x4
Mercedes, et a démarré sur les chapeaux de roues, tous feux éteints,
pour faire le tour du propriétaire.
Les préservatifs malaisiens préparent eux aussi Pékin 2008
Jean-François ARNAUD.
Publié le 05 octobre 2007
Premier producteur mondial de préservatifs, la Malaisie s’attend à voir ses commandes gonfler pour les Jeux olympiques.
DANS les plantations d’hévéas de Malaisie, les ouvriers sont des
saigneurs. Ils sont chargés de faire «pleurer le bois» en incisant son
écorce. Ces écorcheurs de la forêt s’activent comme jamais depuis
quelques mois. Ce n’est pas la peur d’un orage imminent qui les fait
courir. C’est plutôt un rendez-vous historique.
Une partie des gros clients industriels du précieux suc de l’hévéa
attend les livraisons avec impatience. Le fait est peu connu, la
Malaisie est le troisième producteur mondial de latex (1,2 million de
tonnes en 2006) derrière l’Indonésie et la Thaïlande, mais c’est aussi
le premier exportateur de préservatifs de la planète.
Alors que les autres pays producteurs ont continué à servir en priorité
la puissante industrie du pneumatique qui s’arroge toujours les deux
tiers de la production mondiale du latex, la Malaisie a su diversifier
ses débouchés. Elle a misé sur les utilisations médicales (à plus forte
valeur ajoutée) du caoutchouc naturel, en développant les usines de
gants, de cathéters et de préservatifs. Politique de prévention Une activité historiquement marginale, mais qui a connu un
développement spectaculaire avec le développement de la prévention
contre le virus du sida. «Nous dénombrons quinze industriels
enregistrés qui ont réalisé l’équivalent de 30 millions d’euros de
chiffre d’affaires à l’export», annonce le Conseil de promotion pour
l’exportation du latex malaisien. Et aujourd’hui, un nouvel événement
dope le marché du préservatif.
Ce n’est pas, fort heureusement, une recrudescence de l’épidémie, mais
la mise en place tardive d’une politique de prévention en Chine
populaire. Le gouvernement de Pékin qui a longtemps minimisé le
problème du VIH est en train de changer de doctrine. La publicité pour
les préservatifs était interdite dans l’empire du Milieu jusqu’en 2002.
Depuis peu, les autorités sanitaires centrales incitent à la
distribution massive de préservatifs. Le pays possède une vingtaine
d’usines mais c’est largement insuffisant pour la consommation à venir.
D’autant que la fabrication de préservatifs est une activité de haute
technologie, assimilée à du matériel médical et nécessitant de nombreux
et coûteux contrôles de qualité. Les entrepreneurs chinois ne vont pas
pouvoir créer des usines aussi vite qu’ils le souhaiteraient. Le
journal Les Nouvelles de Pékin, expliquait cet été que les ministères
chinois de la Santé et du Commerce avaient promulgué un décret
demandant à tous les hôtels de tourisme, les douches publiques et les
centres de vacances chinois de mettre des préservatifs à la disposition
de leurs clients. Dans ce contexte, les industriels malaisiens parient
que les Jeux olympiques de Pékin, organisés en août prochain se
traduiront par un pic de commandes. «Cela devrait se ressentir dès le
troisième trimestre 2007, nous nous attendons à une excellente fin
d’année», prévoit le très officiel Bureau malaisien du caoutchouc (le
MRB pour Malaysia Rubber Board) qui regroupe les producteurs de latex.
«Les consommateurs chinois apprécient les marques d’importation, se
félicitent les responsables de la marque malaisienne Pleasure Latex,
l’an dernier nous avons expédié 150 millions de préservatifs, nous en
prévoyons 300 millions en 2007, et nous investissons massivement de
façon à atteindre une capacité de production de 800 millions».
En prévision de l’afflux de touristes pour les Jeux olympiques de
Pékin, leurs produits sont distribués dans tous les magasins de
l’enseigne 7-Eleven de Pékin et Shanghai. Habitués à satisfaire les
demandes de plus en plus sophistiquées des utilisateurs européens et
américains en terme de formes, de saveurs et d’épaisseur du caoutchouc,
les fabricants malaisiens pensent qu’ils ont une longueur d’avance pour
être en première place face à cette Chine qui s’éveille.
Auront-ils toutes les tailles, car de temps en temps ils faut revoir les modéles en foncton des croissances ;o) Et puis augmenter la production des capotes pendant les olympiades de Pékin, ce sera toujours mieux et pleins d'espoir que les prostituées à disposition comme lors de la dernière coupe du mon de football en Allemagne de 2006
Beauxis à l'ouverture, Traille à l'arrière, sont les deux surprises
de la composition de l'équipe de France annoncée pour défier la
Nouvelle-Zélande, en quart de finale de la Coupe du monde. Mais Bernard
Laporte refuse de dire qu'elle est expérimentale. Ses explications.
«
Bernard Laporte, deux questions à la lecture de votre équipe pour
affronter les All Blacks samedi pour le quart de finale. La première
concerne Lionel Beauxis. Pourquoi le lancer lui face aux All Blacks
plutôt que Michalak ou Skrela à l'ouverture ?
Lionel est
un jeune joueur qui monte. Il a été bon durant le Tournoi des six
nations, il l'a encore été face à la Géorgie le week-end dernier. Il me
fait penser à Luke McAlister chez les Blacks. C'est la même génération.
Il ne se pose pas de question. Quand il doit jouer, il joue. C'est le
même tempérament. Et puis c'est notre meilleur pied.
N'avez-vous pas peur que son manque d'expérience fasse peser un poids trop important sur ses épaules avant le match ?
Il
est champion du monde des moins de 21 ans, il a gagné le tournoi contre
l'Ecosse avec nous. Et puis il n'est pas du genre à gamberger. Quand il
rentre contre l'Irlande et que l'on perd, il met un drop sur le poteau,
il donne un coup de pied qui fait marquer. Je ne me fais pas de souci
pour lui.
Quant à Damien Traille, il n'a joué qu'une
fois et seulement quelques minutes à l'arrière en équipe de France.
Pourquoi faire ce pari dans un match aussi capital ?
D'abord,
Damien était d'accord. Ensuite, nous avons toujours dit qu'il faisait
partie de nos arrières potentiels. On a besoin de son jeu au pied dans
le troisième rideau pour contrer celui des All Blacks pour les renvoyer
dans leur camp. Damien nous offre plus de garantie que Clément
(Poitrenaud) à ce niveau et il aura aussi Cédric Heymans à ses côtés
pour le suppléer dans sa tâche avec son pied gauche.
Comment battre ces All Blacks ?
Dans
un match de rugby, les points de rencontres sont incontournables. Il
faudra donc rivaliser avec eux dans les duels, mais aussi en touche, en
mêlée, dans les rucks. On n'existe pas contre eux si on n'est pas bon à
ce niveau.
Qu'avez-vous appris des dernières confrontations face à eux ?
Il
ne faut pas leur donner de quoi nous battre. C'est pour ça que nous
avons étoffé l'équipe avec des jeux au pied long avec Lionel pour
occuper le camp néo-zélandais. Lionel, avec sa longueur de pied,
trouvera les touches et ne nous exposera pas à ces relances qu'ils
affectionnent pour déstabiliser les défenses adverses qui se replacent
mal. Idem pour Damien et Cédric qui couvriront le troisième rideau et
auront pour mission de nous faire sortir de notre camp mais cette fois
ci sur le jeu au pied offensif des Blacks et notamment de Carter et
Kelleher.
Est-ce que votre stratégie sera uniquement d'occuper le camp adverse ?
Bien
sûr que non. On va attaquer aussi, mais pas n'importe comment. Ils
n'attendent qu'une chose, notamment dans la première demi-heure, c'est
que tu t'exposes.
La présence de Michalak, Poitrenaud et Chabal sur le banc étonne...
Leurs
qualités de dynamisme peuvent nous faire du bien en fin de match si
l'on est menés et qu'il faut décoincer la situation. Ces joueurs sont
capables de créer l'exploit, surtout face à une défense un peu
émoussée.
C'était sans doute l'une des compositions d'équipe parmi les plus dures de votre carrière d'entraîneur ?
Effectivement,
parce que les matches à élimination directe commencent, et qu'on ne
peut plus dire la prochaine fois vous y serez... On a essayé d'être le
plus juste et le plus logique possible. On a souvent failli dans les
secteurs du jeu au pied et de l'occupation face à eux. Cette équipe
doit essayer d'y remédier. Après il faudra encore d'autres.»
Vladimir Poutine se voit en premier ministre de la Russie LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 01.10.07 | 19h24 • Mis à jour le 01.10.07 | 20h28
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, lundi 1er octobre, que l'hypothèse de devenir un jour premier ministre était "tout à fait réaliste". Le chef du Kremlin a en effet affirmé vouloir conduire la liste du parti Russie unie aux législatives de décembre.
M.
Poutine, qui ne peut briguer un troisième mandat consécutif à la
présidence, pourrait ainsi devenir premier ministre après l'élection
présidentielle de 2008."Diriger le gouvernement, c'est une proposition parfaitement réaliste, mais il est encore tôt pour y penser", a-t-il précisé. "UNE PROPOSITION PARFAITEMENT RÉALISTE"
C'est la
première fois que le président livre des indications aussi claires sur
ses intentions. En nommant un inconnu, Victor Zoubkov, au poste de
premier ministre, le 25 septembre,
il avait déconcerté la plupart des observateurs qui s'attendaient à le
voir désigner une personnalité plus en vue comme "dauphin". C'est alors
que le scénario selon lequel il pourrait choisir
délibérément un président fidèle et discret pour continuer à diriger le
pays d'un poste-clé, comme celui de premier ministre, a pris corps.
Le chef du Kremlin pose deux conditions : une victoire de son parti, et qu'"une personnalité convenable, capable et moderne avec qui je puisse travailler en équipe [soit] élue comme président." Selon les sondages, Russie unie, créée en 2001, est donnée largement vainqueur des législatives.
A Washington, la Maison Blanche a estimé qu'il s'agissait d'un problème russe et a refusé de s'exprimer sur la question. "Nous avons vu ces informations et au bout du compte, il appartient aux Russes de décider de cette question", a déclaré sa porte-parole, Dana Perino, demandant par ailleurs que les élections se déroulent de manière "libre, juste et démocratique".
Sans mesures immédiates, l'impact du tourisme sur le climat devrait doubler d'ici à trente ans
Les agences de l'ONU pour le tourisme, l'environnement et le climat,
réunies pour trois jours à Davos, dans le cadre d'une rencontre
internationale, ont fait part, lundi 1er octobre, de leurs craintes concernant la relation entre le tourisme mondial et le changement climatique.
L'impact
du tourisme sur le changement climatique pourrait en effet plus que
doubler dans les trente prochaines années, selon un rapport des agences
publié à
l'occasion de la réunion. Selon l'Organisation mondiale du tourisme
(OMT), d'environ 842 millions de voyages dans le monde l'an dernier, on
devrait
atteindre 1,5 milliard en 2020. Or, les transports, le logement et les
autres activités touristiques comptent
pour environ 4 à 6 % du total des émissions de gaz à effet de serre,
souligne le rapport onusien.
if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')} Le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme,
Francesco Frangialli, a appelé le secteur et les autorités à prendre
des mesures immédiates, même si les effets du tourisme sur
l'environnement sont moins importants que ceux de beaucoup d'autres domaines
industriels. "Les Alpes suisses ont souffert cet hiver du manque de neige et ce n'est pas par hasard", a-t-il noté. ZONES CÔTIÈRES ET MONTAGNEUSES AFFECTÉES
Le tourisme
mondial doit faire sa révolution, a averti l'ensemble des
organisations, soulignant le fait que la croissance continue du secteur
pourrait conduire à une augmentation
de 150 % de ses émissions de gaz dans les trente prochaines années.
Les comportements en matière de tourisme pourraient évoluer : les
destinations côtières ou montagneuses, particulièrement dans des pays
pauvres ou sur des îles, pourraient être les plus affectées par les
changements climatiques et la hausse du niveau des mers, a indiqué le
rapport. A l'inverse, les zones tempérées devraient recevoir davantage
de touristes.
La rencontre de Davos doit permettre de préparer l'ordre du jour d'une réunion
ministérielle de l'ONU sur le tourisme et le climat prévue à Londres en novembre.
Après avoir fait un passage par la case
prison au mois de juin, l'héritière a décidé de mettre sa célébrité au
service d'une bonne cause. Paris
Hilton a annoncé à E! Online qu'elle partirait au Rwanda afin d'attirer
l'attention sur les malheurs de ce pays déchiré par la guerre. La
starlette, pleine de bonne volonté a déclaré : "J'irai en novembre,
après le tournage de mon film. Il y a tant à faire, j'ai l'impression
qu'en me rendant sur place, cela permettra de montrer aux gens les
actions que l'on peut mettre en place pour aider." L'actrice en herbe y
a été invitée par Scott Lazerson de l'association Playing for Good qui
sollicite les célébrités pour qu'elles s'investissent dans
l'humanitaire. La star de Simple Life veut également visiter d'autres
pays ravagés par la pauvreté. Elle a confié : "Je sais que je peux
faire beaucoup, rien qu'en m'investissant et en offrant une couverture
médiatique à ces problèmes."
En
attendant ce virage, dans sa vie, la belle Américaine, reste fidèle à
elle-même. Invitée à une soirée caritative organisée par la marque de
jeans Rock and Republic elle a refusé de se laisser photographier. Un
des invités a expliqué au New York Post : "Elle va bientôt sortir sa
propre collection de jeans et elle ne voulait pas faire de publicité à
un concurrent." Ce n'est pas très sympa ! Une photo d'elle, à cet
événement, aurait surtout offert une bonne publicité à l'association et
fait entrer quelques dons dans les caisses... Paris est peut-être avare
de son image, mais elle s'est montrée très généreuse une fois arrivée
dans un club tendance de New York : elle y a distribué treize
bouteilles de champagne à ses amis !
Est-ce qu'on l'a prévenue qu'il n'y a pas de boîtes de nuit au Rwanda ?
Dominique
Strauss-Kahn a rejoint le club fermé des Français à la tête de grandes
institutions internationales vendredi après son élection comme
président du Fonds monétaire international (FMI). Une décision attendue
au vu du nombre de soutiens collectés partout dans le monde par l'homme
politique français. DSK a toujours refusé l'étiquette du "candidat du
Nord contre le Sud ou des riches contre les pauvres". Il a promis de
réformer rapidement le FMI.
"Bienvenue au club!" :
c'est avec ces mots que Pascal Lamy, le président français de l'OMC, a
salué l'élection de son compatriote Dominique Strauss-Kahn à la
présidence du Fonds monétaire international vendredi. Désormais, quatre
Français sont donc à la tête de grandes institutions internationales,
si l'on compte encore Jean-Claude Trichet, le président de la Banque
centrale européenne et Jean Lemierre, président de la Banque européenne
pour la reconstruction et le développement. Mais l'élection de
Dominique Strauss-Kahn semblait acquise depuis plusieurs semaines. Le Français n'avait qu'un seul adversaire
: le Tchèque Josef Tosovsky, un banquier de carrière et brièvement
Premier ministre, qui s'était lui déclaré à la dernière minute comme
candidat. Dominique Strauss-Khan avait déjà eu le temps durant l'été de
prendre une longueur d'avance et d'effectuer un quasi tour du monde. Le
Brésil et l'Argentine par exemple ont apporté officiellement leur appui
au candidat européen. L'ancien ministre socialiste était également
soutenu par l'Union européenne. Cela a constitué un sérieux atout pour
DSK, car par tradition, les Européens choisissent le directeur général
du FMI, alors que les Américains désignent le président de la Banque
mondiale. Pourtant DSK refuse d'être étiqueté
comme le "candidat du Nord contre le Sud ou des riches contre les
pauvres". L'ancien ministre socialiste avait d'ailleurs choisi
d'attendre à Santiago du Chili le verdict. Une ville choisie comme un
symbole de la nouvelle impulsion qu'il compte donner au FMI, notamment
en faveur des pays en développement, pendant cinq ans. S'il est élu,
Dominique Strauss-Kahn s'est aussi engagé à mettre entre parenthèse
d'éventuelles ambitions pour la présidentielle de 2012, en France. Dès
son élection, il a promis de réformer "sans tarder" le FMI. Avant
d'avouer sa "joie" d'avoir été choisi. La ministre de l'Economie Christine Lagarde
s'est dit "ravie qu'un Français de sa compétence et de sa qualité soit
nommé à la tête du FMI pour mener à bien les réformes indispensables".
Nicolas Sarkozy a lui salué "une grande victoire pour la diplomatie
française" ajoutant : "c'est ça l'ouverture". "Les socialistes sont
fiers de l'élection de Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds
monétaire international", a déclaré de son côté le premier secrétaire
du Parti socialiste François Hollande.
La Nouvelle-Zélande termine son premier tour, samedi contre la Roumanie
à Toulouse (13h00). Les Blacks, déjà qualifiés pour les quarts de
finale avec trois victoires avec bonus, devraient encore avoir un match
facile face aux faibles Roumains, qui restent néanmoins sur une
victoire, contre le Portugal (14-10).
Une situation qui
fait craindre que les hommes de Graham Henry ne soient pas forcément
prêts à l'heure d'attaquer la phase finale et ses matches couperet, à
commencer par le quart de finale, où ils pourraient retrouver la France.
Et
puis, malgré la victoire contre l'Ecosse (40-0) dimanche, tout n'a pas
été parfait, notamment à cause des nombreuses pertes de balle. Alors
même si on est loin de s'affoler chez les Blacks, on souhaite réaliser
un match plein contre la Roumanie. «Nous sommes une équipe qui essaye de jouer au rugby et nous en sommes fiers, explique ainsi Steve Hansen, l'assistant de Henry, mais nous devons juste améliorer certaines choses et je ne doute pas que nous le ferons.»
Face
aux Roumains, une équipe hybride sera alignée, mélangeant quelques
cadres et des réservistes, confirmant ainsi la volonté du staff de
garder tous les joueurs au meilleur de leur forme. Dan Carter, qui
devait être titulaire à l'ouverture, malgré sa performance en
demi-teinte contre les Ecossais, s'est blessé et est remplacé par Luke
McAlister, mais Richie McCaw rejoint le banc, et le 3e ligne Jerry
Collins hérite du brassard de capitaine. Le 2e ligne Keith Robinson,
qui revient de blessure, sera sur le terrain pour la première fois du
Mondial. Nick Evans occupera le poste d'arrière en remplacement de Leon
MacDonald et Mils Muliaina, tous les deux blessés.
«Avec
les combinaisons que nous tentons et l'arrivée des remplaçants qui
apportent un nouveau souffle, tout le monde se sent impliqué, explique Evans. Si
nous pouvons réaliser un gros match contre la Roumanie, et arriver
plein de confiance en quarts de finale alors nous avancerons vers nos
objectifs.»
Leurs adversaires ont eux des ambitions plus modestes, et espèrent simplement limiter les dégâts. «Ce sera un match très difficile parce qu'ils sont la meilleure équipe au monde, résume le pilier Bogdan Balan. S'ils
créent des décalages, ce sera presque impossible de les arrêter. Nous
essaierons de faire de notre mieux et de marquer au moins un essai.»- F. B.
Onze septembre 2007. Harry Reid est tendu, un peu
plus qu'à son habitude. Chef de file démocrate au Sénat, il vient d'en
finir avec une réunion à la Maison Blanche consacrée à l'Irak. Devant
les micros des médias américains, il s'en prend au président George
Bush, aux 200 milliards de dollars (près de 150 milliards d'euros)
qu'il s'apprête à réclamer pour la poursuite de cette guerre qui n'en
finit pas.
Surtout, Harry
Reid regrette la bataille budgétaire qui s'annonce, avec de nouvelles
coupes dans des programmes fédéraux indispensables, selon lui, à la
sécurité des Américains. Une pique adressée au gouvernement pour lui
rappeler, comme il l'a fait à plusieurs reprises, cette année, que la
criminalité est bel et bien repartie à la hausse sur le territoire des
Etats-Unis, après plus d'une décennie de forte décrue. Or, soulignent
les démocrates, les budgets attribués à la police diminuent au profit
de la lutte antiterroriste.
Dans un rapport annuel rendu public
le 24 septembre, la police fédérale (FBI) confirme que le nombre de
crimes et délits violents (homicides, viols, vols avec violence et
agressions) ont augmenté en 2006, pour la deuxième année consécutive.
Eclipsés par l'actualité irakienne, ces chiffres illustrent, pour la
première fois depuis le début des années 1990, un véritable
retournement de tendance.
D'après les statistiques fédérales, le
nombre de ces crimes et délits violents ont enregistré une hausse de
1,9 % par rapport à 2005, année qui avait connu un bond de 2,3 %. Une
évolution contrastée selon les Etats et le type d'infractions, mais
particulièrement significative dans les villes moyennes et la plupart
des grosses agglomérations. Oakland, avec ses 400 000 habitants nichés
au nord de la Californie, a connu une augmentation des homicides de
plus de moitié, passant de 93 à 145 entre 2005 et 2006. Philadelphie
(Pennsylvanie) a relevé quelque 406 morts violentes l'année dernière,
soit un taux équivalant à celui d'avant 1993. Et Cincinnati (Ohio),
avec 89 homicides, vient d'atteindre un seuil historique.
Sur la
carte du crime américain, la région du Midwest apparaît comme étant
globalement la plus touchée depuis 2005, avec une poussée des violences
deux fois plus importante que dans le reste du pays. A Indianapolis
(Indiana), ville réputée sans histoires, les homicides ont fait un bond
de près de 30 % en 2006. Milwaukee (Wisconsin) enregistre certes une
baisse de 15 % dans ce domaine, mais subit une hausse de près de 40 %
d'attaques violentes.
Au sommet de l'échelle, Flint, ville
moyenne de 118 000 habitants plantée au coeur du Michigan et ravagée
comme sa grande soeur, Detroit, un peu plus au sud, par le déclin de
l'industrie automobile : quelque 15 % d'homicides supplémentaires, plus
de 10 % de vols, plus de 12 % d'attaques violentes. Berceau de General
Motors et de Buick, Flint a même enregistré une hausse des viols (40
%), une catégorie pourtant à part dans les statistiques fédérales, où
la tendance nationale poursuit depuis des années une baisse continue.
"Pour saisir pourquoi la violence criminelle remonte aujourd'hui aux Etats-Unis, il faut comprendre pourquoi elle baissait hier",
souligne Loïc Wacquant, sociologue et professeur à l'université de
Californie, Berkeley. Prenant le contre-pied d'autres analystes, il
estime que la chute spectaculaire du crime durant la décennie 1990
n'est due "ni à des innovations policières comme la police dite de "tolérance zéro"", appliquée surtout à New York, "ni à la sévérité judiciaire qui a jeté un million de personnes supplémentaires en prison".
Selon
lui, le recul de la criminalité s'explique par la conjonction inédite
de plusieurs données : la prospérité économique sans précédent qui a
tendu le marché du travail américain, la forte baisse des effectifs des
classes d'âge jeunes, la stabilisation puis la décrue du trafic du
crack, l'effet d'apprentissage d'une génération de jeunes des ghettos
qui ont vu leurs proches se faire emprisonner ou tuer, et l'afflux
d'immigrés qui a redonné vie aux zones déshéritées des grandes villes. "Plusieurs de ces facteurs se sont affaiblis de concert, poursuit le sociologue. De
plus, la vigilance vis-à-vis des armes à feu s'est relâchée avec le
redéploiement des forces de l'ordre vers la prévention du terrorisme
islamiste."
Un thème repris par les leaders de l'actuelle
majorité démocrate, mais aussi par de nombreux professionnels de la
lutte contre la criminalité. L'inspection générale du département de la
justice a publiquement admis que le nombre d'agents du FBI chargés des
enquêtes criminelles "classiques" était en nette diminution depuis le
11 septembre 2001. L'Association internationale des chefs de police a
évalué, elle, la perte budgétaire à 2 milliards de dollars depuis 2002
aux Etats-Unis. "Chaque département de police, grand ou
petit, doit assumer avec toujours moins de moyens une multitude de
nouvelles tâches liées à la lutte antiterroriste, diluant d'autant leur
capacité à combattre le crime, constate David A. Harris, professeur de droit à l'université de Toledo. La
situation est encore plus difficile à gérer pour les petites et
moyennes agglomérations qui, avec leurs maigres effectifs, ont
davantage de difficultés à répartir leurs efforts."
Ce
phénomène viendrait en partie expliquer que les trois plus grosses
villes américaines - New York, Los Angeles et Chicago - ont globalement
maintenu, en 2006, une légère baisse de la criminalité violente,
contrairement aux autres agglomérations du pays. Toutefois, la forte
augmentation des crimes commis par des jeunes et la circulation d'armes
illégales inquiètent les responsables locaux. A New York, près de 14 %
des individus arrêtés pour meurtre ont moins de 18 ans. Le double des
trois années précédentes.
Nicolas BourcierArticle paru dans l'édition du 28.09.07.
Un élu local de l'Etat du Nebraska veut démontrer qu'un pourvoi en justice peut être déposé contre n'importe qui
Ernie Chambers, élu au sénat du Nebraska, a déposé une plainte vendredi
auprès du tribunal du comté de Douglas pour démontrer que "n'importe
qui peut déposer une plainte contre n'importe qui - même Dieu",
rapporte la chaîne locale KETV7 sur son site internet.
L'élu
local affirme avoir décidé de son action après avoir appris qu'une
plainte avait été déposée début septembre contre un juge ayant interdit
l'usage des mots "viol" et "victime" au cours d'un procès pour
agression sexuelle. M. Chambers, dans sa plainte, affirme que Dieu,
qu'il dit avoir tenté de contacter à plusieurs reprises sans succès, a
causé de "redoutables inondations, terribles tremblements de terre,
pestes pestilentielles, horribles ouragans, terrifiantes tornades,
sécheresses ravageuses, guerres génocidaires, malformations à la
naissance, et autres".
Il demande à la cour d'émettre une
injonction permanente à l'encontre de Dieu pour l'enjoindre de cesser
ce type d'actions délétères. Arguant que Dieu est omniscient, M.
Chambers estime qu'il a nécessairement été notifié de cette plainte.
Algérie: 9 blessés dont deux Français dans un attentat suicide revendiqué par Al-Qaïda
Neuf personnes, dont trois
étrangers, ont été blessés dans un attentat suicide près de Lakhdaria
(est d'Alger) revendiqué par Al-Qaïda au lendemain d'un appel de son
numéro 2 à "débarrasser" le Maghreb des Français et des Espagnols qui y
résident.La branche nord-africaine d'Al-Qaïda
(ex-GSPC) a revendiqué l'attentat dans un communiqué cité par la chaîne
satellitaire Al-Arabiya, basée à Dubaï.Dans
un texte adressé au bureau d'Alger d'Al-Arabiya, l'organisation
Al-Qaïda au Maghreb islamique (ancien Groupement salafiste pour la
prédication et le combat) affirme qu'un de ses membres, dont le nom de
guerre est Othman ben Jaafar, a réalisé cet attentat avec une voiture
chargée de "plus de 250 kg d'explosifs".L'attaque de Lakhdaria a "tué trois étrangers" et en a blessé d'autres, affirme l'organisation, selon Al-Arabiya.Toutefois,
le ministère algérien de l'Intérieur a fait état dans un communiqué
d'un total de neuf blessés, "hors de danger", et d'aucun mort.Dans
une déclaration à l'AFP, le porte-parole adjoint du ministère français
des Affaires étrangère, Frédéric Desagneaux a "condamné très fermement
cet attentat terroriste".Les trois étrangers
- deux Français et un Italien - employés de sociétés travaillant en
Algérie, étaient en voiture, escortés par des gendarmes algériens,
lorsqu'ils ont été heurtés par un véhicule piégé conduit par un
kamikaze, posté sur le passage de leur convoi, selon une source
diplomatique européenne à Alger.Les blessés
sont deux Français, un Italien et six Algériens, a affirmé une source
diplomatique européenne à Alger, qui a précisé que le ressortissant
italien était le plus grièvement atteint.Les
deux ressortissants français ont été conduits dans un hôpital local
pour des blessures "superficielles", a dit M. Desagneaux. L'ambassadeur
de France à Alger leur a rendu visite et ils devraient être rapatriés
vers la France "très prochainement".Ils
travaillent pour l'entreprise de travaux publics française Razel,
filiale du groupe de BTP allemand Bilfinger Berger, basée à Saclay, en
région parisienne.Cette action intervient au
lendemain de l'appel du numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri -
dans une vidéo mise en ligne jeudi - à soutenir la branche
nord-africaine du réseau terroriste d'Oussama Ben Laden, et à
"débarrasser" le Maghreb des Français et des Espagnols installés dans
les anciennes colonies d'Afrique du Nord.La
France prend "très au sérieux" ces menaces d'al-Qaïda et a envoyé à ses
postes diplomatiques au Maghreb des instructions pour inviter ses
ressortissants "à mettre en oeuvre des mesures de sécurité renforcées",
a également indiqué M. Desagneaux à l'AFP.Le
porte-parole a par ailleurs confirmé une tentative d'enlèvement visant
deux Français qui travaillaient à Alger pour Aéroports de Paris (ADP),
à la suite de menaces d'enlèvement d'un groupe dans la mouvance
d'Al-Qaïda."Cette tentative a en effet été
déjouée et confirme l'opportunité des mesures de vigilance que nous
avons prises et qui ont été recommandées aux entreprises et citoyens
français" en Algérie, a indiqué M. Desagneaux.Selon
des services de renseignement français, les deux Français ont été
rapatriés en urgence mardi à Paris à la suite de menaces d'enlèvement
d'un "groupe terroriste de la mouvance d'Al-Qaïda".L'attentat-suicide
de vendredi est le premièr visant des étrangers après plusieurs actions
similaires perpétrées depuis le 11 avril, notamment contre le palais du
gouvernement à Alger, un commissariat de la banlieue est, un
rassemblement sur le passage du cortège présidentiel à Batna (est) et
une caserne de gardes côtes à Dellys (Kabylie, est).Dans
les années 1990, une trentaine de Français ont été assassinés en
Algérie par les groupes armés islamistes qui avaient ordonné aux
étrangers de quitter le pays sous peine de mort.
Menaces de guerre en Iran: Moscou inquiet, Kouchner crie à la "manipulation"
Le chef de la diplomatie
française Bernard Kouchner a dénoncé mardi à Moscou une "manipulation"
de la presse qui aurait mal compris ses déclarations sur les risques de
guerre avec l'Iran et a appelé à la "négociation" et à des "sanctions"
pour éviter le "pire".De son côté, la Russie
s'est dite inquiète après l'évocation d'un scénario militaire à
l'encontre de l'Iran, un pays qu'elle défend sur la scène
internationale et avec qui elle entretient d'importantes relations
économiques."Comme d'habitude avec les
journalistes, ils prennent une phrase et on ne sait pas ce qu'on a dit
après", a critiqué le ministre français des Affaires étrangères sur
l'antenne de la station de radio Echo de Moscou, au terme d'une visite
de deux jours à Moscou."On m'a posé la
question: cela veut dire quoi s'attendre au pire? j'ai dit le pire ce
serait la guerre, je n'ai pas dit le mieux ce serait la guerre", s'est
défendu le ministre français."On se retrouve
à la tête d'un maelström. On dit: Bernard Kouchner veut la guerre, mais
ce n'est pas vrai. C'est une manipulation. Je ne veux pas la guerre, je
veux la paix", a martelé M. Kouchner.Le chef
de la diplomatie française a déclenché une vague d'inquiétudes et de
critiques en déclarant dimanche que le monde devait se "préparer au
pire", c'est-à-dire à la guerre avec l'Iran.Arrivé
lundi soir dans la capitale russe, il a rencontré mardi matin son
homologue Sergueï Lavrov. Si les deux hommes ont montré une bonne
entente sur le plan personnel, ils n'ont pas pu cacher leurs
divergences sur le dossier nucléaire iranien."La
Russie s'inquiète devant les multiples informations selon lesquelles
des actions militaires sont sérieusement envisagées contre l'Iran", a
réagi M. Lavrov.Le ministre russe a mis en
garde contre les "conséquences possibles" d'une telle opération dans la
région, en renvoyant au précédent de l'intervention américaine en Irak.
Il a également rappelé que l'accord trouvé dans le dossier nucléaire
nord-coréen montrait qu'une solution était possible si toutes les
parties faisaient des efforts.Tout comme la
Russie, la Chine, autre membre permanent du Conseil de sécurité de
l'Onu, s'est élevée contre les "menaces incessantes" d'intervention
militaire en Iran."Tout doit être fait pour
éviter la guerre (...) il faut négocier, négocier, négocier, sans
relâche, sans crainte de rebuffade", a déclaré M. Kouchner en répétant
qu'il privilégiait le processus diplomatique."J'ai
dit que le pire serait la guerre (...) On ne peut pas faire plus
pacifique (que moi) mais il ne faut pas se voiler la face", a-t-il
toutefois ajouté, réitérant ainsi que la guerre serait l'ultime issue,
selon lui, si des sanctions se révélaient insuffisantes pour convaincre
Téhéran de suspendre son programme nucléaire.M.
Lavrov s'est prononcé contre des sanctions unilatérales, en dehors du
cadre de l'ONU, suggérées notamment par M. Kouchner au niveau de
l'Union européenne (UE)."Si nous nous sommes
mis d'accord pour travailler collectivement, dans le cadre du Conseil
de sécurité de l'ONU, à quoi bon des sanctions unilatérales?", s'est-il
demandé.Le ministre russe a appelé dans
l'intervalle à poursuivre les "négociations avec l'Iran" et souhaité
une reprise "au plus vite" des contacts entre le secrétaire du Conseil
suprême de la sécurité nationale iranien Ali Larijani et le
représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana.Notant
des divergences avec son homologue russe, M. Kouchner a insisté sur la
nécessité de nouvelles sanctions afin de montrer à l'Iran la
détermination de la communauté internationale et de pousser ce pays à
revenir sur son programme d'enrichissement d'uranium.Les sanctions montrent "le sérieux, l'intérêt que nous attachons à la résolution pacifique du problème", a-t-il dit.Le
président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi qu'il ne prenait
"pas au sérieux" les déclarations du chef de la diplomatie française.
Nucléaire: la France critiquée après avoir annoncé une situation de "tension extrême" avec l'Iran
La France s'est attirée lundi
les reproches de l'AIEA et de plusieurs pays pour avoir annoncé une
situation de "tension extrême" avec l'Iran et parlé de "risques de
guerre" avec ce pays s'il refuse de renoncer à son programme nucléaire.Le
directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, a récusé lundi à Vienne
la perspective d'une option militaire contre l'Iran. Téhéran avait la
veille mis en garde l'Occident contre le choix d'une confrontation
évoqué par le chef de la diplomatie française."Nous
avons affaire à un dossier très lié à la paix, à la sécurité et à la
stabilité régionale au Proche Orient et c'est pourquoi je demanderai à
tout le monde de ne pas se laisser emporter jusqu'à ce que nous soyons
parvenus au bout de la procédure" de vérification, a-t-il souligné
devant la presse au premier jour de l'assemblée générale des 144 pays
membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à
Vienne."J'ai clairement signifié que je ne
voyais pas en ce moment de danger clair concernant le programme
nucléaire iranien", a ajouté le chef de l'AIEA, sur la base des
dernières inspections menées par l'agence en Iran."Nous
devons toujours nous souvenir que l'usage de la force ne peut être
envisagé (que quand) toutes les autres options son épuisées. Je ne
crois pas du tout que nous en soyons là", a affirmé M. ElBaradei."Je
crois que ce que nous devons faire, c'est encourager l'Iran à
travailler avec l'agence pour clarifier les questions en suspend" sur
la nature de son programme nucléaire, a-t-il ajouté."D'ici
novembre ou décembre nous serons en mesure de savoir si l'Iran agit de
bonne foi et si non, nous aurons clairement une autre situation", a
souligné M. ElBaradei.M. ElBaradei, auquel
certains pays occidentaux reprochent une position trop accommodante
envers l'Iran, a cependant jugé "regrettable" que Téhéran refuse
toujours de suivre les résolutions du Conseil de sécurité, qui a
sanctionné à deux reprises Téhéran pour son refus de geler son
enrichissement d'uranium.Dimanche, le
ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner, a estimé
que le monde devait se "préparer au pire", c'est à dire à la
possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. Il a demandé des sanctions
européennes, tout en appelant à "négocier jusqu'au bout" pour éviter
que Téhéran ne se dote de l'arme atomique.Le
Premier ministre français François Fillon a pour sa part évoqué lundi
une "tension extrême dans la relation entre l'Iran et ses voisins, dans
la relation avec Israël".Le vice-président
iranien, Reza Aghazadeh a déploré lundi devant l'AIEA le fait que les
pays occidentaux "ont toujours choisi la voie de la confrontation à la
place de la compréhension et des relations cordiales envers la grande
nation de l'Iran".Intervenant à Téhéran, le
porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini a pour sa
part jugé que les déclarations du chef de la diplomatie française
"concordent avec la position de la puissance dominante (les Etats-Unis,
ndlr)" et de ce fait "portent atteinte à la crédibilité de la France
devant les opinions publiques mondiales".
Avec les déclarations de M. Kouchner et l'arrivée au pouvoir en mai du
président français Nicolas Sarkozy, la politique de Paris envers l'Iran
s'est nettement durcie et rapprochée de la ligne de Washington,
suscitant des réactions mitigées chez les partenaires européens de la
France.Lundi à l'AIEA, la ministre
autrichienne des Affaires étrangères, Ursula Plassnik a ainsi
sévèrement critiqué les propos de M. Kouchner."Le
collègue Kouchner est le seul à pouvoir expliquer ce qu'il a voulu
dire. Il m'est incompréhensible qu'il ait eut recours à une rhétorique
martiale en ce moment", a-t-elle déclaré.Le
chef de la diplomatie néerlandaise, Maxime Verhagen, a toutefois
souligné lundi à Paris que les Pays-Bas étaient prêts à appliquer des
sanctions européennes contre l'Iran dans le dossier du nucléaire si le
Conseil de sécurité de l'ONU ne se met pas d'accord sur des mesures
supplémentaires contre Téhéran.Les cinq
membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France,
Grande-Bretagne, Russie) doivent se réunir le 21 septembre à Washington
pour envisager un troisième train de sanction contre Téhéran.
Oscar Temaru, une nouvelle fois élu président de Polynésie française
Oscar Temaru, le maire de
Faaa, président du Tavini Huiraatira et leader du mouvement
indépendantiste Union pour la Démocratie (UPLD) a été élu, jeudi à
Tahiti, président de la Polynésie française pour la troisième fois en
trois ans.Oscar Temaru a recueilli 27 voix
sur 44 votants de l'Assemblée du Pays. L'autre candidat, l'autonomiste
Edouard Fritch, actuel président de l'Assemblée, a obtenu 17 suffrages.Ce
résultat a été rendu possible grace à la décision, mercredi, du Conseil
d'Etat qui a estimé que le deuxième tour de cette élection devait se
dérouler à la majorité relative et non pas à la majorité absolue comme
l'avait préconisé le Tribunal administratif de Papeete.Le Conseil d'Etat avait souligné le risque d'un "blocage" si la majorité absolue était réclamée pour les deux tours.Cette
élection est un nouveau chapitre d'une saga politique polynésienne qui
dure depuis trois ans et qui aura vu se succéder six motions de
censure. "5 Présidents et 7 Gouvernements " titre le quotidien Les
Nouvelles, "un véritable record digne de figurer au Guinness".Gaston
Tong Sang, dernier président de l'executif polynésien à avoir été
"censuré" sera le premier candidat autonomiste à s'exprimer devant
l'Assemblée.Le maire de Bora Bora qui aura
présidé la Polynésie au cours des huit derniers mois, va s'attacher à
defendre son bilan " et le redressement économique du Pays "Il parlera
également de la transparence de sa gestion politique "et de bonne et
honnête gouvernance".Oscar Temaru, chef de
file du mouvement indépendantiste et déjà à deux reprises élu président
du Pays, résume en fin de discours la stratégie de son parti, l'Union
pour la Démocratie, et la raison de sa candidature : "je vous propose"
s"exclamera-t-il, "un compromis historique sans compromission".Ce
compromis historique, pour Oscar Temaru, ce sera un gouvernement
d'union "ou seront effacées "trente années de divisions politiques
entre autonomistes et indépendantistes".Ce
nouveau dialogue entre l'autonomiste Gaston Flosse et l'indépendantiste
Oscar Temaru entamé lors du vote commun de la dernière motion de
censure, ne signifie pas que chacun doit " renoncer" à ses convictions
: "Au contraire" précise encore le maire de Faaa, "puisque nous sommes
d'accord avec le sénateur de la Polynésie pour proposer, dans vingt
ans, un référendum aux Polynésiens sur la souveraineté de notre pays".Enfin
Edouard Fritch, actuel Président de l'Assemblée et candidat
autonomiste, fera remarquer que le nouveau président de l'executif ne
pourra exercer ses fonctions "que deux ou trois mois". De nouvelles
élections territoriales ont en effet été annoncées par le secrétaire
d'Etat à l'Outre Mer, Christian Estrosi dés que la réforme électorale
prévue aura été votée par le Parlement.La
passation de pouvoir entre l'ancien président Gaston Tong Sang et Oscar
Temaru doit est prévue vendredi. Le nouveau président dispose de cinq
jours pour présenter son gouvernement.
Au Groenland, la marche du glacier Ilulissat sonne l'alarme pour le climat
A ses marges, dans
l'embouchure du fjord glacé d'Ilulissat sur la côte ouest du Groenland,
le glacier se précipite vers la mer dans une anarchie de glaces
bleutées, un chaos de pics et de herses qui cavale désormais au rythme
de 30 à 40 mètres par jour. Parce que sa
vitesse de fonte a doublé en dix ans et qu'il avance deux fois plus
vite vers la mer - plus de 12 km par an en 2005 contre 6 km en 1996 -,
le glacier d'Ilulissat (Jakobson pour les Danois) est devenu le grand
témoin du dérèglement climatique au pôle nord et un appel vibrant, in
situ, à mobiliser les énergies planétaires pour en limiter l'ampleur. Classé
au patrimoine mondial de l'humanité en 2004, ce glacier parmi les plus
actifs au monde s'écoule vers la mer après un errance de près de 12 km
jusqu'au rivage, rétrécissant d'autant l'inlandsis groenlandais,
l'unique calotte glaciaire de l'hémisphère nord, longue de 1000 km sur
3 km d'épaisseur."Un gigantesque distributeur
de glaçons", commente lundi le ministre français du Développement
durable Jean-Louis Borloo, en pèlerinage au-dessus du glacier avec une
délégation d'experts, de parlementaires et de personnalités, de Maud
Fontenoy à Bixente Lizarazu ou Jean-Louis Etienne." En
1996, le glacier lâchait 27 km3 d'eau par an, aujourd'hui c'est 50 km3
de glace qui filent à la mer. On ne peut déjà plus arrêter le
mouvement, mais on a toutes les raisons de tout faire pour maintenir
les températures de la planète proches de leur niveau actuel", explique
le climatologue français Jean Jouzel, l'une des éminences du Groupe
intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui
l'escorte.Pour le ministre, qui se prépare
aux grandes négociations à venir sur la lutte contre le changement
climatique, quand la France présidera l'Union européenne à partir de
juillet 2008 et qu'il faudra décider de l'avenir du protocole de Kyoto,
la visite à 220 km au nord du cercle polaire tient de la conférence en
plein air.Et vaut bien, justifie-t-il, les
7.000 km aller-retour en avion depuis Paris et les 65 t de CO2, l'un
des principaux gaz à effet de serre - qui seront compensées par un
projet hydraulique au Mexique -."Tout a déjà
été dit, montré, filmé et alors: il faut rester chez soi? Chaque fois
que je sors de mon bureau, j'apprends un truc". Et ce qu'il constate,
ajoute-t-il, c'est que "pour l'instant, on va plutôt vers la défaite
que vers la victoire".Raison de plus, insiste
Jean Jouzel, pour défendre dans l'arène mondiale la conviction
européenne selon laquelle il faut impérativement réduire les émissions
de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement planétaire à 2°C
supplémentaires d'ici 2100 par rapport aux niveaux pré-industriels." Depuis
30 ans, la température monte deux fois plus vite aux pôles, ce qui
signifie que pour 2°C de plus en moyenne, on aurait une hausse probable
de 4°C ici. Soit une hausse d'un mètre du niveau des océans d'ici 2100".Le
dernier rapport scientifique du Giec, publié en janvier 2007 à Paris,
prévoit une hausse du niveau des océans de 50 cm d'ici 2100 "pour un
scénario un peu rapide", indique Edouard Bard, du Collège de France,
spécialiste de l'évolution du climat et des océans. "Mais c'est sans
tenir compte de phénomènes additionnels, comme la fonte du Groenland". Pour
l'heure, le Groenland, la plus grande des îles arctiques, grande comme
quatre fois la France, ne contribue que de 15% à la montée des océans,
mais personne ne peut dire quelle sera son évolution, souligne le
climatologue Hervé Le Treut. "Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a pas de
mécanismes de retour en arrière et on est à peu près certains que ça va
continuer à augmenter".
Irak: premier retrait militaire possible en décembre, selon le général Petraeus Le
général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a estimé
lundi devant le Congrès des Etats-Unis qu'un premier retrait militaire
de 4.000 hommes était possible en décembre, alors que les élus
démocrates contestaient sa vision des progrès réalisés dans ce pays. "Les
objectifs militaires de l'envoi de renforts sont largement atteints", a
déclaré David Petraeus, en uniforme militaire vert bardé de
décorations, lors d'une longue audition devant les commissions réunies
des Forces armées et des Affaires étrangères de la Chambre des
représentants."Nous serons en mesure de
réduire nos effectifs, en termes de brigades de combat, à leur niveau
d'avant l'envoi de troupes supplémentaires d'ici à l'été prochain sans
remettre en cause les gains sécuritaires que nous avons eu tant de mal
à obtenir". Il recommande à ce sujet une première réduction d'environ
4.000 hommes dès décembre."Un retrait
prématuré de nos forces aurait probablement des conséquences
catastrophiques", a averti l'officier qui a d'autre part affirmé que
l'Iran menait une guerre contre l'Etat irakien et les forces de la
Coalition en Irak par milices chiites interposées.Les
Etats-Unis comptaient quelque 130.000 militaires en Irak avant l'envoi,
décidé au début de l'année, de quelque 30.000 hommes en renforts.Accompagné
de l'ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Ryan Crocker, le général
Petraeus a assuré avoir constaté "globalement des améliorations au
niveau de la sécurité" en Irak."Je ne crois
pas" à cette vision de progrès, lui avait affirmé au préalable le
président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, Tom
Lantos. "L'envoi de renforts militaires en Irak a peut-être créé des
succès tactiques. Mais stratégiquement, il a échoué", a-t-il dit,
évoquant le peu de progrès politiques réalisés par les responsables
irakiens."D'après ce que nous voyons, le
temps qui leur a été accordé a été tout simplement gaspillé", a-t-il
ajouté, alors que David Petraeus et Ryan Crocker se montraient figés à
l'énoncé des critiques.Les Etats-Unis "peuvent atteindre leurs objectifs" en Irak, a rétorqué Ryan Crocker lors de son allocution.Le président américain doit publier avant la fin de la semaine un rapport sur l'Irak et s'adresser aux Américains.Au
début de l'audition, comme à l'issue de l'allocution du général,
plusieurs militants de l'organisation Code Pink, militant contre la
guerre, ont été arrêtés par la police alors qu'ils manifestaient.
"Dites la vérité, général!", a crié l'un d'eux.En
Irak, le Premier ministre Nouri al-Maliki a assuré lundi que la
situation s'était améliorée, tout en réclamant lui aussi du "temps
supplémentaire". Lors d'un entretien par vidéo-conférence lundi, George
W. Bush a demandé à Nouri al-Maliki "d'obtenir des progrès politiques
ainsi que de poursuivre les progrès militaires sur le terrain", selon
la Maison Blanche.Les progrès avancés par le
Premier ministre irakien sont contestés par la population. Plus de six
Irakiens sur dix (61%) estiment que la sécurité s'est détériorée au
cours des six derniers mois, d'après un sondage publié lundi.Aux
Etats-Unis, 68% des Américains estiment que le commandement militaire
est le mieux placé pour sortir honorablement d'Irak, selon un sondage
New York Times/CBS publié lundi. Quelque 62% des personnes interrogées
estiment désormais que la guerre en Irak était une erreur, et 59%
jugent qu'elle ne vaut pas le sacrifice de vies américaines.Depuis
l'invasion de mars 2003, le conflit a tué plus de 3.750 soldats
américains, des dizaines de milliers d'Irakiens, et englouti des
centaines de milliards de dollars.
L'Argentine
a le redoutable honneur de disputer le match d'ouverture de la Coupe du
monde contre la France. Les Pumas, en progrès constants depuis
plusieurs années, veulent frapper un grand coup et montrer au monde
entier qu'ils méritent leur place dans le gotha de l'Ovalie. Ils ne
manquent pas d'arguments, malgré une préparation mouvementée. Des Pumas affamés, en quête de reconnaissance
Question
: comment exister dans un sport quasiment anonyme dans votre pays,
alors que vous êtes exclus de toutes les grandes compétitions
internationales à cause de votre éloignement géographique ? Les
Argentins tentent de répondre à ce casse-tête depuis de longues années,
depuis toujours même, et ils n'ont pour l'instant pas de réponse. Sauf
que maintenant, ils font partie intégrante des grandes nations du
rugby, et leur situation relève de plus en plus de l'injustice.
Quelques chiffres suffisent à montrer le nouveau statut des Pumas dans
la hierarchie mondiale : ils sont désormais sixièmes au classement de
l'IRB, devant les champions du monde anglais ou les Gallois. Ils ont
battu les Bleus de Bernard Laporte quatre fois lors des cinq dernières
confrontations (et encore, la seule victoire tricolore est on ne peut
plus etriquée : 27-26). Ils ont gagné pour la première fois de leur
histoire à Twickenham en novembre 2006, après avoir tenu tête aux All
Blacks. Pourtant, l'IRB leur refuse toujours l'accès aux compétitions
internationales annuelles, le Tournoi des VI Nations ou le Tri Nations.
Excentrés, il serait soi-disant trop compliqué de les intégrer à ces
tournois bien rodés. Faux, rétorquent-ils, arguant qu'ils sont prêts à
faire tous les efforts nécessaires, quitte même à jouer à Bruxelles !
Nourris par un sentiment de revanche, les Pumas ont les crocs : la
Coupe du monde est donc d'abord pour eux un moyen de passer en force
face aux sceptiques et aux égoïstes.
Du talent à revendre
Ce
supplément d'âme s'ajoute à une équipe pétrie de talents, qui est
aujourd'hui capable de battre tous ses adversaires, même si le bilan
est encore largement déficitaire face aux trois géants de l'hémisphère
Sud (les Argentins n'ont jamais battu les Néo-Zélandais ni les
Sud-Africains). Le grand défi est donc de le montrer à la face du
monde, dès le 7 septembre contre le pays hôte, un adversaire qui lui
réussit donc bien. Au vu de leurs progrès depuis 10 ans, les Pumas sont
sans aucun doute des trouble-fête sérieux, en attendant mieux. Avec pas
moins de seize joueurs qui évoluent dans le Top 14, plus six dans le
Championnat anglais et un en Irlande, ils possèdent un groupe très
expérimenté, qui n'a rien à envier aux autres équipes sur les plans
physiques ou tactiques. Derrière un pack d'airain, peut-être le
meilleur de la compétition, ils comptent quelques joueurs d'exception,
comme le guide Augustin Pichot, les frères Contepomi ou Nani Corleto. Et puis il y a le diamant brut, Juan Martin Hernandez,
considéré par beaucoup comme le meilleur joueur du monde, le plus
créatif en tout cas. L'arrière du Stade Français, qui veut se
positionner à l'ouverture, est un vrai génie du ballon ovale, un des
rares joueurs capables d'inventer des gestes sur un terrain, de ceux
qui font briller l'individu dans le sport le plus collectif qui soit.
Les soucis ne manquent pasPour sa sixième Coupe du monde, l'Argentine visera au moins les quarts de finale, comme en 1999. Pour cela, les hommes de Marcelo Loffreda
n'ont pas été gâtés par le tirage au sort, et se retrouvent donc dans
la poule la plus relevée avec, outre la France, la Géorgie et la
Namibie, l'Irlande, un autre adversaire redoutable pour l'une des deux
premières places. Or, les Pumas n'abordent pas la compétition dans les
meilleures dispositions. Passons les querelles incessantes entre les
joueurs et la fédération au sujet des conditions d'entraînements ou des
primes de match, qui ont failli conduire plusieurs fois à la grève pure
et simple de l'équipe. Loffreda a dû surtout faire face à de nombreux
soucis depuis deux mois. La préparation a d'abord été marquée par le
drame qui a touché Martin Gaïtan, victime d'un malaise
cardiaque dans les vestiaires juste après la défaite contre le pays de
Galles, le 18 août. Le centre biarrot, l'une des stars de l'équipe, a
évidemment renoncé à la compétition, et son avenir sportif est en
question. Le groupe argentin a logiquement été très marqué par cette
épreuve, et doit maintenant digérer. Le niveau de jeu montré lors des
matches amicaux n'est pas non plus de nature à rassurer. Après une
défaite décevant contre les Gallois (27-20), les Argentins ont battu
sans convaincre une folklorique équipe de Belgique (38-6), en montrant
des lacunes inquiétantes en touche. Ils ont en plus perdu lors de ce
match deux joueurs majeurs : Gonzalo Longo et José Maria Nunez Piossek.
Le premier manquera au moins le premier match contre la France. Le
second, touché aux adducteurs, a lui été contraint de renoncer
définitivement, et est remplacé par Federico Martin Arramburu.
Bref, entre les dissenssions internes, les blessures et un jeu pas
encore au point, les Pumas ne se facilitent pas la tâche. Sûrs de leur
force, ils affichent pourtant encore une sérénité à toute épreuve,
persuadés qu'ils savent comment battre la France. Pour eux comme pour
les Bleus, le 7 septembre sera un bon baromètre.
Joyeux anniversaiaiaiaaiare !!!! Bientôt le 11 septembre, décidément c'est la rentrée pour tout le monde !
Une attaque terroriste déjouée après un coup de filet au Danemark
La
police danoise a annoncé mardi avoir déjoué une attaque terroriste à la
bombe et arrêté huit hommes soupçonnés de liens avec al-Qaïda.Ces
arrestations, effectuées dans la nuit de lundi à mardi dans les
environs de Copenhague, ont permis d'"empêcher une attaque terroriste",
a déclaré au cours d'une conférence de presse à Copenhague le directeur
général des services de renseignement de la police danoise (PET), Jakob
Scharf.Il a refusé de donner des précisions sur des cibles potentielles.Agés
de 19 à 28 ans et d'origine afghane, pakistanaise, somalienne et
turque, les huit hommes sont soupçonnés d'être affiliés au réseau
al-Qaïda. Six d'entre eux sont des citoyens danois."Nous
pourrions décrire les principaux suspects comme des militants
islamistes avec des contacts internationaux, y compris parmi des
leaders d'al-Qaïda", a déclaré M. Scharf.Le
PET, qui a collaboré avec des services de renseignement étrangers,
estime que les suspects préparaient "un acte de terrorisme impliquant
l'usage d'explosifs".Lors de perquisitions
menées dans onze lieux dans la nuit et mardi matin, la police a "trouvé
une série d'objets et de matériels qui sont importants pour l'affaire",
a expliqué M. Scharf, sans donner plus de précisions.Le
PET surveillait depuis plusieurs mois les suspects et est passé à
l'action parce qu'il avait "rassemblé suffisamment de preuves pour
effectuer des arrestations et parce que plusieurs des suspects avaient
fabriqué un explosif instable dans un quartier d'habitations dense",
a-t-il indiqué.Deux des membres du groupe,
présentés comme les principaux suspects et tous deux âgés de 21 ans,
ont comparu mardi en fin de journée devant un juge qui les a placés en
garde à vue pour une période de 27 jours, a rapporté l'agence de presse
danoise Ritzau.Les six autres devaient dans un premier temps être interrogés.M.
Scharf a estimé qu'il s'agissait d'"une affaire grave". "C'est une
affaire sur laquelle nous avons enquêté de façon très intense (...) qui
a demandé la mobilisation de beaucoup de ressources du PET et qui a eu
une haute priorité pour nous", a-t-il dit.Il
a estimé que l'affaire n'avait "pas de lien direct" avec la présence
militaire danoise en Irak et en Afghanistan et qu'elle n'était pas liée
non plus à la publication, en septembre 2005, par un grand quotidien
danois, de caricatures de Mahomet qui avait provoqué l'ire du monde
musulman.Les huit suspects vivaient au
Danemark depuis "assez longtemps" et, selon M. Scharf, leur processus
de radicalisation islamique s'est fait en partie dans le royaume
scandinave.C'est la troisième fois en deux
ans que les services de renseignement de la police danoise mènent des
opérations d'envergure aboutissant à l'arrestation de personnes
soupçonnées de préparer des actes de terrorisme.Mercredi,
le procès de quatre jeunes musulmans arrêtés en septembre 2006 et
accusés d'avoir projeté des attentats à l'explosif au Danemark ou à
l'étranger doit débuter.Rappelant que la
menace terroriste plane sur l'Occident, M. Scharf a estimé que la
nébuleuse al-Qaïda, "après avoir été sur la défensive, est en train de
reprendre pied et va être capable de mener une action terroriste contre
un pays occidental".La ministre danoise de la
Justice, Lene Espersen, a jugé "très inquiétant" le fait qu'il existe
au Danemark des individus ou des groupes ayant "la volonté (...) et la
capacité" de mener des attaques terroristes.
Allemagne : trois personnes soupçonnées de préparer des attentats arrêtées
Les
autorités allemandes ont annoncé mercredi l'arrestation de trois
suspects qui préparaient des attentats terroristes visant les
installations américaines en Allemagne.Les
suspects préparaient des attentats contre des installations américaines
en Allemagne, a déclaré le procureur général fédéral Monika Harms
mercredi devant la presse. Et ces attentats déjoués sont l'une des plus
graves tentatives d'attentats à avoir eu lieu sur le sol allemand,
a-t-il ajouté.La chaîne de radio
SudWestrundfunk avait affirmé plus tôt que les suspects préparaient des
attentats contre l'aéroport de Francfort et la base aérienne attenante
de Ramstein, quartier général des forces de l'air américaines en Europe.Les
suspects, qui ont été arrêtés mardi après-midi, font partie d'une
"organisation terroriste à motivation islamiste" et seront traduits
dans la journée devant un juge d'instruction de la Cour fédérale de
justice, selon le parquet.Le ministre de la
Défense Franz Josef Jung a salué le "bon travail" des forces de l'ordre
pour contrer une "menace imminente", sans confirmer les cibles visées.Selon
des sources des services de sécurité interrogées par l'AFP, les trois
hommes ont été arrêtés au terme d'une enquête de plusieurs mois. Deux
sont des Allemands convertis à l'islam, tandis que le troisième serait
d'origine pakistanaise ou turque. D'après les mêmes sources, tous trois
ont des liens avec le Pakistan.L'un des deux
Allemands est originaire de la ville de Neu-Ulm (sud-ouest), dont une
mosquée est considérée comme l'un des foyers de l'islamisme, l'autre de
Neunkirchen dans la Sarre (ouest).Ils ont
mené des expériences avec des produits chimiques et cherché à fabriquer
des voitures piégées, selon les mêmes services de sécurité.Après
ces arrestations survenues à l'issue d'une enquête de plusieurs mois,
des perquisitions ont été effectuées dans plusieurs Etats régionaux du
pays, selon le parquet fédéral de Karlsruhe (sud-ouest).Selon
Rolf Tophoven, un des principaux experts du terrorisme en Allemagne, il
s'agit vraisemblablement d'une opération de grande ampleur menée en
concertation avec les services américains.Ces
révélations montrent que "la menace en Allemagne n'est pas abstraite et
que le pays est depuis longtemps dans le collimateur" des terroristes
islamistes, a-t-il dit à la chaîne en continu NTV."On
relève à tout le moins une inspiration d'al-Qaïda", notamment dans le
choix d'objectifs comme un aéroport, a-t-il dit. La piste semble
conduire à nouveau aux camps d'entraînement islamistes au Pakistan et
en Afghanistan, a-t-il ajouté.Le ministre de
l'Intérieur Wolfgang Schäuble devait donner des détails sur sur cette
affaire au cours d'une conférence de presse en milieu de journée à
Berlin.Ces arrestations constituent le deuxième gros coup de filet des services de sécurité allemands en un peu plus d'un an.Le
31 juillet 2006, un double attentat manqué préparé par des Libanais
avait été déjoué dans deux trains régionaux allemands, à Coblence
(ouest) et Dortmund (ouest). Des engins explosifs avaient été
découverts dans des valises, ils n'avaient pas fonctionné en raison
d'une défaillance technique. Les deux principaux supects sont détenus,
l'un un Allemagne, l'autre au Liban.La police
allemande avait démantelé en 2001 à Hambourg une cellule terroriste qui
avait participé à la planification des attentats du 11 septembre 2001
aux Etats-Unis.Ces arrestations interviennent
alors que la police danoise a annoncé mardi avoir déjoué une attaque
terroriste à la bombe et arrêté huit hommes soupçonnés de liens avec
al-Qaïda.Le secrétaire d'Etat allemand à
l'Intérieur, August Hanning, avait mis en garde cet été contre la
menace terroriste représentée par des islamistes issus des camps
d'entraînement au Pakistan et qui pourraient rentrer en Allemagne avec
l'intention d'y perpétrer des attentats.Le conseil des ministres devait donner son feu vert dans la journée sur la poursuite de l'engagement allemand en Afghanistan.
Le cyclone Felix a frappé le Nicaragua avant de se diriger vers le Honduras
Le
puissant cyclone Felix a touché les côtes du Nicaragua mardi,
provoquant de nombreux dégâts dans le pays, où les autorités ont déjà
évacué 12.000 personnes, avant de poursuivre sa route vers le Honduras. Accompagné
de rafales de vent soufflant à 260 km/h, le cyclone, qui a retrouvé la
catégorie 5, la plus dangereuse sur l'échelle de Saffir-Simpson, a
frappé le littoral dans la région de Puerto Cabezas (nord), arrachant
des toitures, des arbres et des poteaux électriques. Le
président du Nicaragua Daniel Ortega a lancé un appel aux habitants
exposés : "Il ne faut pas hésiter, faisons tout l'effort possible pour
avertir la population que la situation est délicate et qu'il faut
protéger sa famille". L'armée a été mobilisée en prévision des premières opérations de secours dans la zone touchée par le cyclone."Nous
attendons que le phénomène baisse d'intensité pour voir dans quel état
se trouvent les infrastructures et accomplir les travaux de recherche
et de sauvetage dans les villages côtiers", a expliqué le lieutenant
colonel Alvaro Rivas. "Il y a beaucoup de
maisons effondrées, de toits arrachés. Nous ne connaissons pas encore
les dégâts occasionnés par le cyclone car nous sommes dans la phase des
vents et des pluies la plus violente", a précisé à l'AFP, Rigoberto
Gonzales, un élu régional, depuis un refuge de Puerto Cabezas. Les
autorités de la Défense civile ont évacué plus de 12.000 personnes, en
majorité des populations indigènes de l'ethnie Mikitos, notamment à
Puerto Cabezas, où vit une population de 33.000 habitants dans des
maisons en bois vulnérables. Mais des milliers d'habitants refusaient
de quitter leur foyer.A Bilwi, principale
ville portuaire de la région, la population a recouvert les portes et
fenêtres et se presse dans les magasins pour acheter de l'eau et des
lanternes, a indiqué à l'AFP un secouriste de la Croix Rouge. Quelque
320 patients de l'hôpital ont été évacués en lieu sûr et les autorités
ont installé des salles d'opérations et d'accouchement en cas d'urgence.Les
habitants de la côte caraïbe se remémorent le passage dévastateur de
l'ouragan Mitch, qui avait fait des milliers de morts et disparus en
1998 dans cette région d'Amérique centrale.Outre
le Honduras, le Nicaragua et à un degré moindre le Guatemala, Felix
menace de frapper mercredi le Belize et la péninsule du Yucatan
(Mexique). Des procédures d'alerte et d'évacuation des populations en
danger ont été déclenchées dans toutes ces régions.Au Honduras, les îles touristiques de Roatan, Utila et Guanaja, dans le nord du Honduras, ont été évacuées.L'alerte rouge a même été déclarée à Tegucigalpa, à 500 km de la côte caraïbe."Ce
phénomène n'a pas la taille de Mitch, mais il a quand même une grande
force potentielle qui pourrait provoquer des dégâts très graves, des
pertes matérielles et humaines", a averti le président du Honduras
Manuel Zelaya. Dans le nord du Honduras, les
stations-service et les supermarchés avaient été pris d'assaut lundi,
par crainte d'une longue pénurie. "On ne sait pas combien de temps les
commerces vont rester fermés après le passage du cyclone, alors on fait
des provisions", explique Teresa Nolasco, une institutrice, 52 ans.Le
Honduras et le Nicaragua, les pays les plus pauvres du continent
américain avec Haïti, sont très vulnérables aux catastrophes
naturelles, car de nombreux logements sont construits avec des
matériaux peu résistants aux intempéries et dans des zones inondables.
La Polynésie à nouveau sans gouvernement, pour la 4ème fois en trois ans
En
proie à une instabilité politique chronique, la Polynésie française se
retrouve une nouvelle fois sans gouvernement, après la censure vendredi
de celui que dirigeait Gaston Tong Sang, vaincu par une coalition
paradoxale d'autonomistes et d'indépendantistes.
Le
maire de Bora Bora était le quatrième président à avoir pris la tête de
cette collectivité du Pacifique, depuis l'élection de l'assemblée
territoriale en mai 2004.Bien que membre du
parti autonomiste Tahoera'a Huiraatira du sénateur (UMP) Gaston Flosse,
"patron" de la Polynésie de 1984 à 2004, M. Tong Sang a fait les frais
du rapprochement de ce dernier avec l'indépendantiste Oscar Temaru.Il
n'était pourtant élu que depuis noël 2006, après renversement - pour la
deuxième fois - du gouvernement Temaru. Mais très vite, la courte
majorité qui l'avait porté au pouvoir s'est effritée. Le
numéro de yoyo que subit la Polynésie a été amplifié par les élus des
archipels lointains (Tuamotu notamment) qui ont fait pencher la balance
vers le camp Flosse ou vers le camp Temaru, en fonction de l'intérêt de
leurs îles. Une situation qui incite Christian
Etrosi, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, en visite depuis jeudi dans le
territoire, à pousser les feux d'une réforme institutionnelle, pour
rétablir une majorité polynésienne stable.M.
Estrosi l'a dit vendredi soir devant les corps constitués polynésiens:
se défendant de vouloir "s'immiscer dans le débat politique local", il
s'est dit convaincu que la stabilité institutionnelle, "condition
préalable du développement", est "la priorité absolue".Donc,
ainsi qu'il l'avait annoncé le 1er août, il s'est engagé à déposer
rapidement "dès le fin septembre ou début octobre - "un texte moderne,
complet et novateur" qui instaurera dans le territoire un mode de
scrutin à deux tours, sur le modèle des élections régionales."Le
mandat de l'actuelle assemblée (ndlr: cinq ans) sera abrégé et des
élections organisées dès que possible", a promis M. Estrosi.L'adoption
de la motion de censure, par 35 voix pour et 6 abstentions (29 étaient
nécessaire) a mis fin, en Polynésie, à six mois d'une situation
politique tendue: la légitimité de l'équipe Tong Sang était contestée
aussi bien au sein de son propre parti que par les élus
indépendantistes. L'ancien président de
l'Assemblée Tony Geros, bras droit d'Oscar Temaru, a affirmé avant le
vote de la censure: "ce gouvernement a été mis en place dans la
déception et des compromissions intolérables. Il doit tomber".La
nouvelle majorité indépendantiste-autonomiste aurait, selon Oscar
Temaru, obtenu "la neutralité objective" de l'Etat. Christian Estrosi
"m'a confirmé que le vote de l'Assemblée serait respecté et que l'Etat
travaillerait en harmonie avec le nouveau Président de la Polynésie,
même si c'était moi", a lancé le leader indépendantiste.Gaston
Tong Sang avait tenté en vain de défendre son bilan, affirmant avoir
"pris en main une pirogue" qui "prenait l'eau de toutes parts après
deux ans de gestion indépendantiste, dominée par la gabegie et les
comportements racistes". Les partisans de M.
Tong Sang avaient aussi moqué le rapprochement Flosse-Temaru, mariage
entre "deux élus, deux idéologies que tout sépare depuis plus de trente
ans" avec un but: "confisquer le pouvoir". C'est
le 10 septembre que l'assemblée de Polynésie doit se réunir pour élire
un nouveau président. Ce devrait vraisemblablement être Oscar Temaru.Entre-temps, les tractations sur la répartition des postes ministériels devraient aller bon train.
Qui a dit que de temps en temps on ne devait pas s'ouvrir à d'autres horizons, quite à parfois traiter l'actualité d'une manière plus universaliste ?
La rubrique chiens écrasés, elle aussi peut faire preuve d'exotisme !
Plus de 2 000
camélidés sont morts brutalement en Arabie saoudite depuis le 10 août
dernier. Des analyses sont effectuées dans des laboratoires français
pour expliquer cette mystérieuse épidémie .
le prince gouverneur de Riyad, Salman Bin Abdul Aziz, a malheureusement
été obligé d'annuler le concours de beauté des chameaux, qui devait
avoir lieu au mois de septembre. Mille cinq cents camélidés étaient
attendus avec impatience pour ce grand rendez-vous, dans ce pays qui a
élevé cet animal à un niveau symbolique et économique inexistant
ailleurs dans le monde.
C'est que, depuis le 10 août 2007, une très mystérieuse épidémie décime les camélidés : c'est devenu une « véritable hécatombe »,
selon l'AFP. Les bêtes meurent par dizaines quotidiennement. Les
animaux ont des signes cliniques d'agitation, de perte de contrôle de
leurs mouvements, et meurent en quelques heures. À l'autopsie, leur
foie porte à sa surface des points noirs, et des taches jaunâtres sont
retrouvées sur la face interne de la peau.
Rien que le 28 août, selon des statistiques officieuses, citées par le quotidien saoudien Al Watan, 60 dromadaires, 400 moutons et 7 vaches sont mortes. Un journaliste d'Al Watan nous a confirmé la mort, depuis le début de la crise, de plus de 2 400 bêtes, et un confrère du quotidien Al-Iqtissadiya
(« L'Économie ») affirme que plusieurs membres de la famille royale ont
donné pour compensation leurs propres animaux aux propriétaires
touchés. Le roi Abdallah Ben Abdel Aziz al-Saoud suit de près l'affaire.
Les autorités saoudiennes sont de plus en plus critiquées par les
propriétaires de dromadaires, qui dénoncent la lenteur de leur
réaction. Elles ont envoyé cette semaine des échantillons congelés de
cadavres de dromadaires à l'école vétérinaire de Lyon, et des
échantillons du foin de son (n'fala)
avec lequel avaient été nourris les animaux, au laboratoire Myco2B de
Toulouse. Il s'agit de déterminer rapidement la nature et la cause de
cette épizootie.
Un champignon microscopique
Première piste suivie par le ministère de l'Agriculture saoudien : un
empoisonnement alimentaire d'origine inconnue. Le royaume saoudien, qui
comptait en 2005 environ 862 000 camélidés, y a organisé de véritables
étables laitières où l'on trait les femelles allaitantes, tout comme
des vaches PrimHolstein en Europe ! Les animaux doivent recevoir des
compléments alimentaires, d'où l'apport de foin. Celui-ci a pu être
stocké dans des conditions douteuses, et s'y serait développé un
champignon microscopique. Il en existe des milliers d'espèces, capables
de synthétiser des centaines de mycotoxines protéiques. Le responsable
du programme FAO en Arabie a demandé son aide à la France qui dispose
du seul laboratoire privé, à Toulouse, qui garde encore la compétence
perdue par les grands laboratoires publics universitaires dans ce
secteur.
Une hypothèse inquiétante
Sophie Bailly nous confirme « avoir reçu les échantillons et déclenché une batterie de tests, dont les résultats seront connus la semaine prochaine ».
Il s'agit de mettre en culture sur des milieux spécifiques, des
dilutions des échantillons de l'aliment, pour y trouver la moisissure
suspecte. Certaines analyses se font en routine, d'autres sont presque
expérimentales. Si l'on trouve un agent microbiologique, on pourra
alors vaporiser dans un spectromètre de masse le produit de cette
culture, pour y détecter une toxine dangereuse (il en existe des
centaines). Un argument essentiel en faveur de l'empoisonnement, est
avancé par Abdallah Oihabi, responsable du programme de la FAO local :
« Nous avons pris le foin, et donné à manger à d'autres camélidés, ils ont péri comme les autres avec les mêmes symptômes. »
La seconde hypothèse, plus inquiétante, est avancée par Bernard Faye (Cirad, Montpellier) : « Ce
n'est pas la première fois que l'on voit une mortalité brutale
importante dans cette région. En 1996, on avait vu en Éthiopie une
épidémie mortelle dans cette espèce, due à un virus qui touche
d'habitude les chèvres, et qui n'était jamais passée chez le chameau. »
Il s'agit de la peste des petits ruminants, qui semble franchir la
barrière des espèces. Les ovins et les bovins morts en Arabie
pourraient aussi être concernés, et les contacts est-africains de
Bernard Faye lui ont fait part d'une mortalité importante et brutale de
chameaux au nord du Kenya. Les échantillons envoyés à l'École
vétérinaire de Lyon seront analysés dans cette perspective. Pour ne
rien simplifier, la peste des petits ruminants s'accompagne volontiers
d'une surinfection par un streptocoque qui infecte généralement le
cheval, mais qui, chez les ovins, peut provoquer une gourme généralisée
qui tue les animaux atteints.
Pour compliquer encore la situation, le royaume saoudien doit aussi faire face à une menace d'épidémie de fièvre aphteuse.
A la City, les
bonus ont bondi de 30% en un an pour atteindre un nouveau record à 20.6
milliards d'euros. L'augmentation est deux fois plus importante qu'en
2006, où les bonus s'étaient établis à 16.05 milliards d'euros.
Selon le Guardian, les bonus ont augmenté de 24% au printemps à 26,4
milliards de livres, soit un montant dépassant le budget des transports
du Royaume-Uni tout entier. Plus de la moitié des bonus, soit quelques
14 milliards de livres, revient à seulement un million de personnes qui
évoluent dans le seul secteur de la finance.
Les bonus reçus par ce million de personnes dopent la demande pour les
produits de luxe. Et pas seulement. Ils seraient, aux dires des agents
immobiliers une des explications principales à la flambée des prix de
la pierre à Londres. Rappelons que les résidences principales à Londres
ont vu leur prix croître de quelques 30% ces dernières années, alors
qu'il stagnait dans les autres régions.
Et les signes extérieurs de richesse pullulent. Pour acquérir une
nouvelle Rolls-Royce, les futurs propriétaires devront patienter 5 ans
sur liste d'attente. A travers le monde, ce sont plus de 688
superyachts qui sont en croisière, 250 nouveaux bateaux rejoindront les
eaux cette année. Le personnel de bord commence même à manquer, selon
le Guardian.
La plus grande partie des 14 milliards de livres de bonus de la City
sont reversés à quelques personnes seulement, qui figurent en haut de
l'organigramme du quartier financier. La croissance de la City
contribue en effet à plus de la moitié de la croissance du Royaume-Uni
chaque année.
Les bonus montent en flèche dans l'économie parce que les profits
atteignent des niveaux records soutenus par la considérable croissance
mondiale de ces dernières années. Malgré un effort important apporté
via la sécurité et les aides sociales aux populations les plus
défavorisées, les inégalités en Grande-Bretagne ne cessent de croître.
Si certains craignent que cet écart puisse être à l'origine de
manifestations violentes ou d'émeutes, d'autres soulignent que le
niveau actuel des bonus pourrait avoir atteint un pic. En effet, les
déboires récents sur les marchés financiers pourraient entrainer une
baisse de 20% des bonus payés début 2008. Ceux-ci poursuivent en
attendant leur envolée alors que les faillites s'accumulent et que les
niveaux de dette ne cessent de grimper.
Les autorités du Bangladesh ont levé, pour samedi 25 août, le couvre-feu
imposé mercredi dans les grandes villes, mais ont arrêté vendredi une
dizaine d'universitaires et responsables politiques pour leur
participation présumée aux manifestations d'étudiants en début de
semaine.
Signe de la tension dans le pays, au moins trente
journalistes et photographes bangladais ont été passés à tabac par des
policiers ou des soldats, a affirmé le syndicat des journalistes,
dénonçant la censure des médias depuis l'instauration du couvre-feu
mercredi soir.
TROUBLES ORCHESTRÉS
Le
couvre-feu a cependant été suspendu toute la journée vendredi jusqu'à
22 heures (heure locale) et le sera de nouveau samedi. Mais à l'aube
vendredi, Harun ur Rashid, doyen de la faculté de sciences sociales de
l'université de Dacca, et Anwar Hossain, doyen de la faculté de
biologie, ont été interpellés par les forces de l'ordre, a annoncé le
président de l'établissement, Yusuf Haider. "Au moins dix policiers sont venus chez nous dans la nuit, ordonnant à mon père de les accompagner au commissariat", a raconté la fille de M. Hossain. Les deux doyens avaient critiqué dans la presse l'armée et le gouvernement.
C'est
à leur université de Dacca qu'avaient éclaté lundi de violents
affrontements entre étudiants et policiers. Les premiers réclamaient le
départ de militaires stationnés depuis janvier sur le campus. Les
soldats ont bien quitté les lieux mercredi, mais cela n'a pas suffi à
apaiser la colère estudiantine.
Trois autres enseignants ont été
appréhendés à Rajshahi (nord-ouest), a indiqué le président de leur
université. On reproche à ces hommes (un professeur de physique, un
dirigeant syndical et un professeur d'économie) d'avoir orchestré les
troubles qui ont fait un mort et plusieurs dizaines de blessés dans le
pays.
La classe politique n'a pas été épargnée. La police a
annoncé l'arrestation de six responsables des deux grands partis
bangladais, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et la Ligue
Awami. Les autorités, soutenues par l'armée, font face à la plus grave
crise depuis leur arrivée au pouvoir en janvier sous le régime de
l'état d'urgence. - (AFP.)
Russie: découverte d'os pouvant être ceux de deux enfants du dernier tsar La
Russie vient d'ouvrir une enquête après la découverte dans l'Oural des
ossements d'un enfant et d'une jeune femme qui pourraient être ceux de
deux enfants du dernier tsar de Russie Nicolas II, tué avec sa famille
par les bolcheviques en 1918, a annoncé le parquet général.
Des
fouilles menées en juillet 2007 dans les environs d'Ekaterinbourg
(Oural) "ont permis de retrouver les fragments de deux corps humains
portant des marques de mort violente", a annoncé le parquet dans un
communiqué.
"Selon des informations
préliminaires, ces restes sont ceux d'un enfant de 10-14 ans et d'une
jeune femme d'une vingtaine d'années", a précisé le parquet général.
Leur identification se fera au laboratoire médico-légal de la région de Sverdlovsk (Oural), indique le communiqué.En
juillet 1993, les chercheurs du laboratoire d'Aldermaston (ouest de
Londres) s'étaient dits "certains à 99%" que des ossements découverts
deux ans auparavant dans une forêt proche d'Ekaterinbourg étaient bien
ceux du tsar Nicolas II, de son épouse Alexandra et de trois de leurs
filles.Ces conclusions, contestées depuis, laissaient planer le doute sur le sort d'une des filles et du jeune Alexeï.
"La
version selon laquelle les restes découverts appartiennent au
tsarévitch Alexeï Nikolaevitch Romanov et à la princesse Maria
Nikolaevna Romanova, tués par balle dans la nuit du 16 au 17 juillet
1918 est celle qui est actuellement étudiée", a précisé vendredi le
parquet. A la suite de cette découverte, le
parquet général a rouvert l'enquête menée "sur la base de la découverte
en 1991 d'ossements de la famille impériale", a annoncé le parquet.Le
29 juillet dans une fosse d'une profondeur allant jusqu'à 60 cm, ont
été découverts des dents, des fragments de boîte crânienne, d'os du
bassin, d'os tubulaires de deux personnes, a précisé la même source. Trois
balles, une partie d'un récipient en céramique, une grande quantité de
charbon de bois et de petits bouts de tissu osseux carbonisés, ont
aussi été trouvés. Les fragments de boîte crânienne portaient des
traumatismes ressemblant à première vue à des impacts de balles, a
ajouté le parquet.Des morceaux de céramique similaires avaient été découverts en 1991, selon le quotidien Izvestia. Sur
les onze personnes tuées (sept membres de la famille impériale, le
médecin et trois domestiques), neuf corps ont été aspergés de vitriol
contenu dans ces récipients pour être défigurés, selon le témoignage
jusque récemment gardé secret de Iakov Iourovski qui a dirigé
l'exécution, précise le quotidien officiel Rossiïskaïa Gazeta. Le
corps du jeune garçon et d'une des filles avaient été brûlés et les
parties non consumées enterrées non loin du lieu où ont été dissimulés
les neuf autres cadavres, a indiqué le parquet en citant cet homme. Les
restes trouvés en 1991 avaient été inhumés en juillet 1998 à
Saint-Pétersbourg au milieu d'une vive polémique sur leur authenticité.
Le dernier tsar de Russie et sa famille ont été canonisés en 2000 par
l'Eglise orthodoxe russe.
Le Texas a procédé à sa 400e exécution en trente ans dans une relative indifférence Johnny Conner, un Noir de 32 ans condamné à mort pour le meurtre d'une
employée lors du braquage d'une épicerie, a été exécuté par injection
létale, mercredi 22 août au Texas. C'est la quatre centième exécution
dans cet Etat américain depuis le rétablissement de la peine de mort en
1976.
Alors que l'événement a suscité peu de commentaires
outre-Atlantique, où il n'a pas été évoqué par la plupart des médias
nationaux, l'Union européenne a exprimé mardi dans une déclaration, son "profond regret" et demandé"instamment
à M. Rick Perry, gouverneur du Texas, de faire tout ce qui est en son
pouvoir pour surseoir à toutes les exécutions à venir et d'envisager
l'instauration d'un moratoire dans l'Etat du Texas".
Une suggestion que le gouverneur texan a balayé d'un revers de main dans un communiqué laconique publié sur son site Internet : "Il
y a deux cent trente ans, nos ancêtres ont combattu pour se libérer du
joug d'un monarque européen et gagner la liberté de
l'autodétermination. Les Texans ont décidé il y a longtemps que la
peine de mort était un châtiment juste et approprié pour les crimes les
plus horribles commis contre nos citoyens. Bien que nous respections
nos amis en Europe, saluons leurs investissements dans notre Etat et
apprécions leur intérêt pour nos lois, les Texans arrivent très bien à
gouverner leur Etat." "CE QUI M'ARRIVE EST INJUSTE"
L'exécution
a donc eu lieu mercredi peu après 18 heures (1 heure du matin jeudi à
Paris) à la prison de Huntsville. La mort du condamné a été prononcée
huit minutes après l'injection mortelle. "Ce qui m'arrive est injuste et le système est détraqué", a déclaré Johnny Conner, qui a toujours clamé son innocence, avant de mourir. "C'est le destin. C'est la vie. C'est quelque chose qu'Allah voulait que je fasse. (...) Je ne vous en veux pas. Quand j'aurai passé les portes du paradis, je vous attendrai. S'il vous plaît, pardonnez-moi."
Johnny
Conner avait été condamné en 1999 pour le meurtre de Kathyanna Nguyen,
tuée par balles lors du braquage du magasin où elle travaillait. Lors
de son procès, un client qui avait été blessé à l'épaule et deux autres
personnes l'avaient identifié comme le braqueur. Ses empreintes avaient
par ailleurs été retrouvées sur une bouteille dans l'épicerie.
En
2005, un juge avait cependant ordonné la tenue d'un nouveau procès,
mettant en avant l'inefficacité des avocats de Johnny Conner qui
n'avaient pas pointé le fait qu'une vieille blessure à la jambe faisait
boiter le jeune homme, l'empêchant de s'enfuir en courant. Une décision
annulée par la Cour d'appel fédérale en janvier.
Selon le
centre d'information sur la peine de mort de Washington, les Etats-Unis
ont exécuté mille quatre-vingt-onze personnes depuis 1976, plus d'un
tiers l'ont été par l'Etat du Texas. Trois autres exécutions sont
prévues avant la fin du mois d'août.
Mexique: Dean va disparaître dans les montagnes après avoir balayé l'Etat de Veracruz
Le
cyclone Dean a atteint mercredi l'Etat de Veracruz, dans l'est du
Mexique, provoquant des pluies diluviennes et des dégâts matériels,
avant de s'enfoncer dans le territoire mexicain où il s'est affaibli
pour devenir une tempête tropicale.Dean s'est ensuite heurté aux montagnes de la Sierra Maestra orientale où il disparaîtra progressivement." Le
cyclone a touché terre avec des vents soufflant à 160 km/h, il tombe
des trombes d'eau, des arbres sont tombés sur les routes", a déclaré à
CNN le gouverneur de l'Etat de Veracruz Fidel Herrera.Un
homme qui essayait de réparer son toit à Xalapa, la capitale de l'Etat
de Veracruz, est mort électrocuté quand une plaque de tôle a touché un
câble électrique, selon la police. L'ouragan
s'était temporairement renforcé au dessus du Golfe du Mexique avant de
s'affaiblir à nouveau. En pénétrant à l'intérieur des terres, il est
devenu mercredi après-midi une tempête tropicale avant de se heurter
aux montagnes de la Sierra Maestra orientale où il disparaîtra
progressivement.Dean, le premier cyclone
important de la saison, est entré sur la côte Emeraude, sur le Golfe du
Mexique, près de la ville de Tecotutla à 16H30 GMT, selon le Centre
américain des ouragans (NHC).Abdiel Monroy,
responsable des services de Protection civile de Poza Rica, près de
Tecolutla, rapporte seulement des dégâts matériels, "des arbres et des
pylônes couchés par le vent, des dégâts aux infrastructures, mais pas
de victime, ni d'inondations". Pas
d'inquiétudes non plus entre les ports de Tuxpan, au nord de la
trajectoire, et de Veracruz, au sud, où les vents ont emporté toitures,
réverbères et abîmé de nombreuses maisons.L'état d'urgence avait été décrété dans 89 municipalités de l'Etat de Veracruz. Dans
l'Etat d'Hidalgo, dans le centre du Mexique et voisin de Veracruz, la
rivière Huehuetla est sorti de son lit sans menacer la population. Des
milliers d'habitants de l'Etat de Veracruz vivant dans des logements
précaires se sont réfugiés dans des gymnases aménagés en abris
anticycloniques, notamment des paysans.L'Etat de Veracruz est une région fortement peuplée, où environ 3,5 millions de personnes vivent dans des zones à risque.
Après avoir touché la côte caraïbe du Yucatan en catégorie 5, avec des
vents dépassant 300 km/h, les vents ont diminué et sont désormais de
160 km/h. Les vents de force cyclonique (au-delà de 118 km/h)
s'étendent jusqu'à 110 km autour de l'oeil du cyclone.Plus
que le vent, c'est la pluie qui inquiète, car elle pourrait provoquer
des inondations, des glissements de terrains et des débordements de
rivières."Ce qui nous maintient en alerte,
c'est cet énorme volume d'eau, indépendamment de la force du vent", a
souligné le gouverneur Fidel Herrera. Dans la
péninsule du Yucatan, Dean a laissé derrière lui des inondations, des
arbres arrachés et infligé des dégâts aux bâtiments et aux
infrastructures. Les destinations touristiques (Cancun, Playa del
Carmen, Tulum et l'île de Cozumel) ont été épargnées. Plusieurs
dizaines de milliers d'habitants et de touristes avaient été évacués à
titre préventif. La compagnie pétrolière PEMEX
a annoncé mercredi que les employés évacués à titre préventif allaient
rapidement regagner ses infrastructures pétrolières off-shore dans le
Golfe du Mexique fermées avant le passage de Dean. Le
Mexique a diminué sa production de 2,6 millions de barils par jour, un
manque à gagner de 150 millions de dollars par jour, mais la production
sera rétablie à 100% dans le courant de la semaine prochaine, selon
PEMEX.
Tout en refusant de caricaturer les produits chinois, le ministère de l'Économie cherche à rassurer les consommateurs.
À L'ENTRÉE du magasin La Grande Récré du centre commercial Bercy 2, à
Charenton-le-Pont, ce n'est pas un étalage de petites voitures, de
consoles de jeux ou de poupées qui accueille ceux venus faire des
emplettes pour leurs enfants. Ce sont sept sobres pancartes,
avertissant les consommateurs des mesures prises pour retirer des
rayons des jouets potentiellement dangereux. Cette mesure fait suite à
la décision du géant américain Mattel, ces dernières semaines, de
rappeler des petites voitures militaires Cars et des produits Dora.
Tout chaland un peu attentif sait donc, dès l'entrée du magasin, qu'il
ne trouvera plus dans les rayons « par mesure de précaution »
certains produits Polly Pocket, certains accessoires Barbie, certains
produits Doggie Day Care, etc. Ces jouets comportent de petits aimants
susceptibles de se détacher. Un vrai danger pour les enfants, souvent
enclins à vouloir « goûter » au moindre petit objet qui traîne !
Alors que le gouvernement chinois s'évertue à rassurer sur la qualité
de ses produits - ce week-end encore, le chef de l'agence de sécurité
des produits chinois s'est livré à un plaidoyer en faveur du made in China -, on cherche, en France, à s'assurer que tout danger est écarté.
Venus se rendre compte sur place des dispositifs mis en place par les
magasins, le ministre de l'Économie, Christine Lagarde, et le
secrétaire d'État à la Consommation, Luc Chatel, ont parcouru hier les
rayons de La Grande Récré, pour s'assurer que plus aucun des jouets
concernés n'était en rayon. À l'étage au-dessus, chez Carrefour, on a
prévu de contacter dès aujourd'hui, par courrier, tout consommateur
- traçable grâce à sa carte de fidélité - qui a acheté un des jouets
concernés, en conseillant de les rapporter pour se les faire échanger.
Les plus inquiets peuvent aussi se rendre sur le site Internet de
l'enseigne qui contient toutes les informations. « Pas de boycott »
Il y en a qui ont besoin d'être rassurés. Une grand-mère, déambulant
dans les rayons, toujours à l'affût d'une petite bricole pour sa
petite-fille, fait partie de ceux-là. « Depuis cette histoire avec Mattel, que j'ai apprise par la télévision, dit-elle, j'ai la mauvaise habitude de taper sur les doigts de mes petits-enfants dès qu'ils portent quelquechose à la bouche. »
Il y a aussi ceux qui, à peine de retour de vacances, n'ont pas entendu
parler de l'« affaire ». En costume cravate, une Barbie à la main, un
jeune père avoue «ne
pas être au courant de l'histoire des jouets rappelés. Mais s'il y a
des indications à l'entrée du magasin, je cours les voir ! » «Parler de menace des produits chinois, c'est pour moi simplement un nouveau genre de protectionnisme»,
fustigeait ce week-end le directeur de l'Administration générale du
contrôle de la qualité, de l'inspection et des quarantaines chinois.
Pour Luc Chatel, il ne s'agit pas du tout de cela. Il faut à tout prix
éviter « la caricature sur l'origine » des produits. «On ne peut pas faire un boycott par pays, mais il faut absolument s'assurer que les normes soient respectées. Ce n'est pas une question de protectionnisme», a renchéri Christine Lagarde.
Pour cela, elle compte sur la Direction générale de la consommation et
de la répression des fraudes (DGCCRF). L'an dernier, 5 000 contrôles
ont été effectués sur des jouets et 700 analyses ont été faites en
laboratoires. 18 % des produits se sont avérés défectueux.
Bercy place les jouets chinois sous surveillance
MARIE VISOT.
Publié le 21 août 2007
Actualisé le 21 août 2007 : 08h41
L'émergence de l'Inde et de la Chine bouleverse les relations
économiques de plus en plus embrouillées entre les continents. La Chine
prend de l'ampleur partout, mais elle y perd de sa liberté, car son
équilibre politique domestique est de plus en plus dépendant de la
bonne santé de nos marchés : 60 % des exportations chinoises sont en
effet réalisés par des associations d'entreprises sino-étrangères.
Ce mouvement d'intégration que nous nommons « globalisation » est en
fait l'emboîtage d'une économie dans l'autre, comme des poupées russes.
C'est en Asie du Sud-Est, de l'Est et dans le Pacifique que c'est le
plus net : ces régions riches et dynamiques ont déjà basculé dans
l'orbite de la Chine. Depuis 2004, le Japon échange davantage avec
l'empire du Milieu qu'avec les États-Unis. Depuis 1995, la Thaïlande
augmente le volume de son commerce avec la Chine de 30 % par an. Cela
ne se traduit pas encore par une dépendance politique entre Pékin,
Tokyo ou Bangkok. Mais comment pourrait-il en être différemment dans un
proche avenir ?
Je l'avais déjà ressenti en Birmanie, au Cambodge, au Laos, en
Indonésie, en Malaisie, et jusque dans les milieux d'affaires japonais,
sud-coréens ou taïwanais : désormais les États-Unis faisaient figure
d'intrus dans la région, avec leurs exigences de respecter les droits
de l'homme, l'environnement ou la propriété intellectuelle. Les
Asiatiques, comme les Africains, se retrouvaient plus à l'aise dans un
partenariat avec la Chine, car cette dernière n'exigeait rien d'autre
de ses clients et fournisseurs que des échanges gagnant-gagnant, selon
le bon vieil adage chinois « yifenqian yifenhuo »
(« un morceau d'argent contre un morceau de marchandise »). L'empire du
Milieu était devenu la turbine ronflante de la croissance régionale,
alors que depuis huit ans Washington n'avait plus guère payé
d'attention à l'Asie-Pacifique. Puisque l'Irak accaparait George W.
Bush, l'Asie du Sud-Est, délaissée, s'offrait et la Chine se jetait sur
elle.
À Bangkok, elle était à tous les coins de rue. Les écoles gigantesques
- elles accueillaient en moyenne 5 000 élèves par session - pour
apprendre le chinois fleurissaient. C'en était devenu une véritable
industrie. La fille aînée du roi de Thaïlande, beaucoup plus populaire
que son frère auprès de ses 62 millions de concitoyens, s'était rendue
une vingtaine de fois dans l'empire du Milieu. Elle « approfondissait
son chinois », disait-on. Plus personne ne songeait en Thaïlande ou
dans les pays alentours aux sombres années où la Chine de Mao faisait
de l'agitation politique pour exporter son gauchisme extrême. Pékin
avait réglé ses problèmes de frontières avec ses voisins, changé un
ministre des Affaires étrangères trop agressif pour un homme de
dialogue, et avait adopté une « diplomatie du sourire ». Il fallait
pouvoir acheter tranquillement toutes les ressources naturelles de
l'Asie et de l'Asie centrale pour nourrir la turbine domestique et
assurer, en l'achetant, la paix sociale dans l'empire.
Les résultats de cette politique avaient été ahurissants, puisque le
commerce entre Pékin et ses petits voisins du Sud rattrapait le volume
des échanges entre la Chine et les États-Unis, ou l'Europe, ou le
Japon. Je rencontrais le « M. China » en Thaïlande, Pisanu
Rienmahasarn, un vice-ministre au ministère du Commerce chargé
d'envoyer les entreprises thaïes à l'assaut du grand voisin. L'homme ne
parlait plus qu'en milliards de dollars, il était fort excité :
« On peut tout leur vendre, même des fruits. Rien n'est impossible :
ils sont les plus grands producteurs de riz au monde, et on leur en
vend ! Figurez-vous que, l'an prochain, on pourra aller de Bangkok
jusqu'au nord de la Chine sans quitter une autoroute ! »
Comme ils le projetaient vers l'Asie centrale, les Chinois avaient
imaginé vers l'Asie du Sud-Est un « concept des corridors ». Il
s'agissait simplement de lancer de grandes routes et des voies de
chemin de fer à partir du sud de l'empire vers de nouveaux océans. La
Birmanie offrait des ports vers l'océan Indien. Le Cambodge et la
Thaïlande leurs débarcadères vers le golfe de Thaïlande. Pékin
finançait ces travaux, en les confiant à ses propres entreprises de
génie public. Au passage, les commerçants chinois s'installaient sur
les marchés. En Birmanie, ils descendaient déjà jusqu'à la ville de
Mandalay, où ils avaient ouvert de grands supermarchés. Une route
offerte par Pékin menait au golfe du Bengale. Les Chinois avaient
établi sur cette côte une station d'écoutes tournée vers l'Inde. Le
nord du Laos lui aussi était le royaume des « hommes d'affaires »
chinois. « La
Chine forme des entreprises conjointes avec des Thaïlandais, elle
investit beaucoup dans l'agriculture au Laos et au Cambodge, où elle
achète des terres avec la complicité du chef de l'État, Hun Sen », expliquait Suthiphand Chitathivat, un économiste brillant qui étudiait de près à Bangkok ces phénomènes d'échanges.
L'approche des Thaïs face à la Chine était dépourvue de complexes : « Chaque province chinoise est un pays : c'est dans cette profondeur que nous devons pénétrer, expliquait Pisanu,
et, contrairement aux idées reçues, la Chine n'est pas pauvre : les
moins de 30 ans ont six fois la puissance d'achat de leurs parents. »
Le gouvernement poussait donc ses entreprises de service (écoles,
universités, hôpitaux, spas...) à s'installer dans les grandes villes
de Chine.
J'étais dubitatif sur ce genre de démarche, cela semblait un peu prématuré. Mais je changeais d'avis en rencontrant le Pr
Sinn Anuras, un Sino-Thaï, médecin-chef de l'hôpital Bumrungrad. Situé
en plein centre de Bangkok, son hôpital privé était le plus grand
d'Asie du Sud-Est. On aurait dit un palace cinq étoiles. Doté de deux
hôtels adjacents, équipé de matériel dernier cri, il traitait chaque
année, avec ses 770 médecins diplômés aux États-Unis et ses 550 lits,
400 000 patients étrangers, des expatriés, des malades venus du
Moyen-Orient, d'Inde ou de Chine. « Nous sommes à 15 % des tarifs européens. C'est comme si l'on vendait une Mercedes au sixième de son prix »,
disait le professeur. C'était possible parce que les salaires du
personnel étaient presque aussi bas en Thaïlande qu'en Chine.
C'était déroutant aussi : soudain, je compris que d'ici peu des
secteurs entiers de nos industries des services allaient basculer vers
cette Asie du Sud-Est et vers la Chine développée, celle de Pékin, de
Shanghaï ou de Canton. Déjà, toutes les prothèses dentaires posées en
France étaient façonnées à Singapour. La médecine entière allait
s'envoler, pour les soins coûteux, vers les pays en développement. La
multiplication des rotations d'Airbus à 600 places rendrait bientôt
cela avantageux.
Ce n'était plus l'Europe sans frontières, mais le monde sans frontières
qui se dessinait là. Une terre où les clients-patients compareraient
bientôt le rapport qualité-prix entre des soins donnés à Shanghaï ou à
Marseille, un monde où les banques à Londres prêteraient à des Pékinois
pour acheter une maison en Nouvelle-Zélande, un monde dans lequel les
Chinois imposeraient leurs normes technologiques à la planète entière,
simplement parce que leur marché était le plus vaste. Un monde que les
Français n'étaient pas mieux préparés à affronter que les Kazakhs.
La Thaïlande, elle, n'avait pas d'autre choix que de s'adapter à cet univers moderne et international, sauf à périr : « Notre premier challenge vis-à-vis des Chinois est de leur faire sentir que nous ne sommes pas supérieurs à eux », disait le Dr
Sarasin Viraphol, le « sage » du groupe industriel CP. L'entreprise
était la première de Thaïlande, avec une quinzaine de milliards de
dollars de chiffre d'affaires, dont 30 % réalisés en Chine. Le Dr Sarasin m'expliquait : « Nos
parents pensaient que la Chine était leur mère patrie. Pour ma
génération, elle est une terre d'opportunité. Nous sommes thaïs et l'on
va y gagner beaucoup d'argent parce que cela rapportera beaucoup à la
Thaïlande. Les Chinois de là-bas sont des Chinois différents de
nous ! »
Je n'étais pas certain que ce sentiment fût partagé par les Chinois de
Chine. Je me souvenais d'une petite histoire qui m'avait beaucoup
frappé. En 1964, après avoir reconnu la République de Chine populaire,
le général de Gaulle avait envoyé un émissaire à Mao pour préparer sa
prochaine visite officielle à Pékin. Le messager, au cours du banquet
de clôture de ce voyage d'exploration, exalta « la France et la Chine qui partagent une responsabilité en Asie ! »
Mao alors se leva brusquement. Il frappa la soupière placée devant lui
avec sa cuillère, ce qui même en Chine ne se fait pas. Puis, lorsque
l'assistance fut pétrifiée d'effroi, il s'exclama : « Dites à Paris que la France n'a plus aucune mission en Asie ! ». Charles de Gaulle jamais ne rendit visite à Mao et ne l'invita pas davantage à Paris.
Il me semblait que la Chine sur ce point n'avait pas évolué : elle
n'entendait partager l'Asie avec personne. J'avais l'intuition que, dès
qu'elle en aurait réuni la puissance et la force nécessaires face aux
États-Unis, elle prétendrait devenir l'alliée principale des petits
États l'entourant en Asie, et vouloir les protéger. Bref, très
naturellement, dans l'esprit des Chinois, les vassaliser. J'allais donc
interroger sur ce point quelques « anciens » de la communauté chinoise
de Bangkok. Thana Senavattanagul, le président de l'association
sino-thaïlandaise de Bangkok, après m'avoir expliqué que la Chine était
son « ancien pays », ajouta : « La
Chine est grande comme vingt Thaïlande ; on en a un peu peur. La Chine
est un crabe, et nous sommes l'une de ses petites pinces. Nous sommes
sans influence réelle sur elle. »
Si de riches Thaïlandais concédaient cette faiblesse face à l'empire du
Milieu, j'imaginais le pire pour le pauvre petit Cambodge voisin. Je
prenais un billet d'avion pour Phnom Penh. Je n'allais pas être déçu.
Les pinces du crabe
FRANÇOIS HAUTER.
Publié le 20 août 2007 Le Figaro
L'alerte rouge a été décrétée lundi 20 août dans le sud-est du Yucatan,
sur la côte caraïbe du Mexique, avant l'arrivée du cyclone Dean. Une
telle mesure va accélérer l'évacuation des populations qui vivent dans
les zones à risque.
Considéré comme "potentiellement catastrophique",
le cyclone Dean s'est encore renforcé et avance vers les côtes du
Mexique, où il est attendu dans la nuit de lundi à mardi. Plus de 90
000 touristes en vacances à Cancun et dans les îles voisines, ainsi que
13 000 personnes travaillant sur les quelque 140 plates-formes
pétrolières du Golfe du Mexique ont déjà été évacuées.
Le cyclone de
catégorie 4, sur une échelle qui en compte cinq, est accompagné de
vents soufflant à 240 km/h, selon le dernier bulletin du Centre
américain de surveillance des ouragans (NHC), basé à Miami. Le
phénomène climatique pourrait être reclassé en catégorie 5 lundi soir,
avec des vents pouvant atteindre 249 km/h.
Couvrant une
superficie de 195 000 kilomètres carrés, soit presque autant que la
taille du Sénégal, l'ouragan a finalement épargné lundi les îles
Caïmans, qui se préparaient au pire. Il a toutefois ravagé la Jamaïque
et fait au moins huit morts dans les Caraïbes.
Après l'intérieur des terres mexicaines, le cyclone pourrait atteindre le Texas.
Espérons que la catastrophe qui a touché la Nouvelle Orléans il y a deux ans ne se reproduise pas...
Il ya quelques semaines, je vous avais cité un article concernant les nouvelles prétentions russes au Pôle Nord et du fameux planté de drapeau ( à défaut du bâton) sous la calotte glaciaire.
L'affaire rebondit, tel un nouvel épisode de Star War, et les occidentaux, contre-attaquent !!!
Après l’expédition
russe du début août, les initiatives militaires et politiques
occidentales se multiplient dans cette région riche en hydrocarbures.
Hier, Angela Merkel était sur place.
Depuis que les Russes sont allés planter un drapeau au fond de l’océan
Arctique début août, pour asseoir symboliquement leurs revendications
sur le pôle Nord, les grandes manœuvres diplomatiques occidentales se
multiplient tous azimuts dans cette région appelée à devenir une zone
géostratégique clé, en raison du réchauffement climatique qui ouvre la
perspective d’une exploitation de ses immenses ressources en
hydrocarbures. La chancelière allemande Angela Merkel est en visite
circonstanciée au Groenland, pour se rendre compte de visu de la fonte
de la banquise, une réalité qui pourrait avoir de grosses conséquences
sur les équilibres écologiques mais aussi sur les routes de transport
régionales jusqu’ici prises dans les glaces. Accompagnée du premier
ministre danois Anders Fogh Rasmussen, elle a admiré jeudi, le fjord
d’Illulissat, couvert d’icebergs et baigné de lumière bleue. Elle
devait se rendre hier en avion au glacier Eqi, dans une station de
recherches polaires.
La réponse du berger danois à la bergère russe
La présence de la chancelière dans ce territoire danois d’outremer, en
pleine polémique sur les fonds de l’Arctique, revêt une signification
politique. Suite à l’expédition russe, les Danois ont fait savoir
qu’ils allaient revendiquer eux aussi une partie des fonds sous-marins.
La Russie a affirmé vouloir démontrer scientifiquement que la dorsale
de Lomonossov, une chaîne montagneuse sous-marine, est le prolongement
de la Sibérie. Réponse du berger danois à la bergère russe, une
expédition est partie mardi du Danemark vers l’Arctique, afin de
cartographier la zone controversée. L’initiative russe a également
provoqué une réaction musclée du Canada, autre puissance riveraine de
l’Arctique, qui voit la dorsale de Lomonossov comme une extension de son plateau continental. Le chef de la diplomatie canadienne, Peter
MacKay, a raillé l’expédition russe, une pratique du XVe siècle .
Cela n’a pas empêché les Canadiens d’organiser une riposte très XIXe
siècle, le premier ministre canadien effectuant une tournée de trois
jours dans le Grand Nord, clôturée par les plus grandes manœuvres
militaires jamais organisées par le Canada dans la région… La
convention de l’ONU sur le droit de la mer donne aux pays signataires,
jusqu’à dix ans après sa ratification, la possibilité de déposer des
revendications sur les fonds marins s’ils veulent étendre leur
souveraineté au-delà de leur zone des 200 milles. Parmi les cinq
nations arctiques (Russie, États-Unis, Canada, Danemark et Norvège),
seuls Oslo et Moscou ont présenté leur dossier. N’ayant pas ratifié la
convention, les États-Unis ne peuvent pas affirmer leurs
revendications. Le président George Bush s’en est inquiété. Il devrait
demander au Congrès de ratifier le texte dès septembre. Le défi russe
en Arctique doit être à l’ordre du jour du sommet américano-canadien ce
lundi.
La "bombe" que des pirates de l'air ont menacé d'utiliser
samedi pour détourner un avion de ligne turc était faite d'un
morceau de pâte à modeler d'où sortaient des fils, rapportent dimanche
plusieurs journaux turcs.
Deux hommes apparemment d'origine palestinienne et détenteurs l'un
d'un passeport turc et l'autre d'un passeport syrien, ont détourné un
avion samedi matin au cours d'un vol entre le nord de Chypre et
Istanbul.
L'avion a été contraint d'atterrir dans le
sud de la Turquie pour faire le plein et la plupart des passagers ont
été rapidement libéré ou ont pu
fuir par les issues de secours. Six personnes sont néanmoins restées
otages des pirates jusqu'à ce que ces derniers se rendent, au bout de
cinq heures environ.
Les deux hommes demandaient à être conduits à Téhéran, mais les
autorités ont dit n'avoir pas encore pu déterminer leurs mobiles.
D'ici quelques semaines, voire quelques jours, débutera la coupe du monde de rugby.
J'ai trouvé un lien sympa depuis msn pour tous les fans : les blasons, les compositions des équipes, tout ce que voudrait savoir le fan pour bien commencer cet évènement qui je l'espère s'annoncera très bien tant pour les Bleus, que pour toutes les autres équipes ! http://sport.fr.msn.com/HTML/Rugby/EQ_CM.html
Deux morts en Martinique après le passage de Dean, Haïti menacé.
De nombreuses îles des
Caraïbes étaient en état d'alerte samedi à l'approche du cyclone Dean
qui a déjà causé deux mort dans le département français de Martinique
et qui menace désormais Haïti.Ouragan majeur
de catégorie 4 sur une échelle qui en compte 5, considéré comme
"extrêmement dangereux", Dean se rapprochait d'Haïti et de la Jamaïque,
a annoncé le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC) à
18H00 GMT.
L'île d'Hispaniola qui abrite Haïti
et la République dominicaine subissait déjà samedi en début
d'après-midi de fortes pluies, prélude à l'arrivée du cyclone. Des
inondations notamment le long des côtes et des glissements de terrain
sont à craindre.Un avis d'alerte cyclonique est en vigueur en Haïti, en République dominicaine, en Jamaïque et aux Iles Caïmans. Les autorités cubaines ont décrété une alerte dans six provinces du sud de l'île et se préparent à des évacuations massives. Dean
est accompagné de vents soufflant à 240 km/h avec, localement, des
rafales plus fortes. Un cyclone passe en catégorie 5 -ouragan extrême-
quand le vent atteint 249 km/h.A 18H00 GMT,
l'oeil du cyclone se trouvait à 285 km au sud de Saint-Domingue, et à
915 km à l'est-sud-est de Kingston, capitale de la Jamaïque. Il se
déplaçait à la vitesse de 28 km/h.Le cyclone devrait toucher la côte sud d'Hispaniola plus tard dans la journée et demeurer sur l'île jusqu'à dimanche matin.
En
Jamaïque, des milliers de personnes ont pris d'assaut les supermarchés
et les stations d'essence pour se ravitailler avant l'arrivée de
l'ouragan qui pourrait toucher directement l'île dimanche ou lundi. Le
gouvernement a demandé aux équipes de secours d'urgence de se mobiliser
et de vérifier notamment l'état des abris.
Au
Mexique, les autorités ont d'ores et déjà évacué 80.000 touristes en
vacances dans les stations balnéaires de Cancun et Cozumel. En 2005,
cette région touristique du Mexique avait déjà été rudement frappée par
un cyclone. Selon les prévisions du NHC, Dean pourrait toucher la
péninsule du Yucatan au milieu de la semaine prochaine.Dean pourrait également menacer nombre d'installations pétrolières dans le Golfe du Mexique.
La
Nasa envisage quant à elle de faire revenir sur Terre l'équipage de la
navette Endeavour mardi au lieu de mercredi car le centre de contrôle
situé à Houston (Texas, sud des Etats-Unis) pourrait être forcé de
fermer si l'ouragan menace le sud du Texas.
Vendredi, ce sont les Antilles françaises qui avaient été frappées.Le
secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer Christian Estrosi est arrivé
sur place samedi pour mesurer l'étendue des dégâts. Près de 100% de la
production de bananes et près de 70% de la production de canne à sucre
auraient été détruites.Le Premier ministre
français François Fillon a annoncé qu'il convoquait une réunion
interministérielle au début de la semaine prochaine sur la situation en
Martinique et en Guadeloupe, également touchée par le cyclone."L'Etat
sera présent à vos côtés, car la France de métropole et la France
d'outre-mer constituent une unité indivisible", a écrit le président
Nicolas Sarkozy dans un message aux Martiniquais et aux Guadeloupéens.Samedi
à la mi-journée, près de 110.000 clients martiniquais restaient privés
d'électricité, a indiqué à Paris une porte-parole d'EDF.
Du Cambodge au Sénégal, le phénomène
n’épargne personne. Dans tous les pays pauvres où le soleil brille, des
adolescents ou des enfants sont prostitués ou abusés sexuellement par
des voyageurs en mal de sensations fortes. Cet énorme marché,
difficilement quantifiable en raison de sa clandestinité, toucherait,
selon l’UNICEF,
plusieurs millions de personnes dans le monde. Il n’a cessé de se
développer avec l’essor des voyages à bas prix ces vingt dernières
années.
Une répression difficilement applicable
De
nombreux pays se sont engagés à prendre des mesures pour lutter contre
ce phénomène. La Thaïlande par exemple, a adopté des lois très
répressives mais souvent inapplicables en raison du manque de formation
de la police et de la corruption qui gangrène le pays. De la même
manière, plusieurs états européens comme la France depuis 1994 sont
aujourd’hui dotés des lois extra territoriales permettant qu’un abuseur
français agissant à l’étranger puisse être poursuivi et condamné dans
son propre pays. Pourtant, cette procédure reste lourde et très
exceptionnelle. Alors comment agir pour lutter efficacement contre ce
véritable fléau qui détruit chaque jour la vie de dizaines de milliers
d’individus ?
Agir dans les pays pourvoyeurs de touristes
Selon
la plupart des organisations spécialisées, les initiatives les plus
efficaces à long terme se situent sur le terrain de la prévention. Pour
Jacqueline Bruas, présidente de l’Association Contre la Prostitution des Enfants (ACPE), « il faut d’abord agir dans les pays pourvoyeurs de touristes pour que les mentalités changent. » Dans
ce cadre, les personnes que l’on peut sensibiliser sont nombreuses. Son
organisation vient d’éditer une brochure qui est régulièrement
distribuée auprès des étudiants en BTS tourisme et accompagnée de
conférences intégrées au cursus de formation : « Ils sont les futurs
responsables du tourisme mondial. A ce titre, il faut les informer le
plus tôt possible pour prendre les bonnes décisions s’ils sont un jour
confrontés à des cas d’abus sexuels. »
L’End Child Prostitution And Trafficking in children for sexual purposes
(ECPAT) tente de cibler toutes les personnes qui sont amenées un jour à
voyager. « Nous collaborons avec de nombreux voyagistes pour mettre en
place les outils d’informations à destination des touristes », explique
Carole Bartoli, chargé du développement auprès de l’ECPAT France.
Ses actions passent par des campagnes d’affichage dans les aéroports,
des vidéos diffusées pendant les vols qui rappellent les risques
encourus pour l’auteur des abus, des encarts dans les principaux guides
de voyages, des bannières sur des sites de voyages, des tracts
distribués dans les centre de vaccination. Le touriste doit être
informé à toutes les étapes de son voyage. « Ces initiatives
poursuivent un double objectif. Elles visent à décourager celui qui
serait tenté de commettre l’abus mais aussi de responsabiliser le
témoin de tels faits afin qu’il prévienne les autorités. »
Sensibiliser les populations locales
Mais
la prévention du tourisme sexuel ne concerne pas uniquement les clients
potentiels. Il faut également agir auprès des populations qui de près
ou de loin sont victimes de ce trafic. Ainsi l’ECPAT
a mis en place une vraie politique d’information à destination des
familles les plus pauvres qui envoient souvent un de leurs enfants à la
ville sous l’influence des recruteurs. « Nous passons dans les villages
et nous proposons des animations ludiques, des pièces de théâtre pour
aborder ce sujet encore tabou dans de très nombreuses communautés
rurales », rappelle Carole Bartoli. Pour Sandra Ayad, membre de la 0Fondation Scelles,
une organisation qui lutte contre la prostitution dans le monde, la
lutte contre ce phénomène doit se concentrer sur la sensibilisation des
plus jeunes : « Dans beaucoup de pays, les enfants sont très tôt livrés
à eux-mêmes. Ils considèrent le fait de monnayer leur corps comme
quelque chose de normal car ils n’ont pas d’autres alternatives pour
survivre. La scolarisation et l’éducation leur permettent d’envisager
un autre avenir. Elles leur donnent les moyens d’être autonomes et leur
offrent la possibilité de dire non ».
Le président afghan, confronté à la crise des otages, reçu par George W. Bush à Camp David
Le président afghan Hamid
Karzaï, confronté à l'épineuse crise des otages sud-coréens et à
l'opposition des talibans, est arrivé dimanche à Camp David pour des
entretiens avec le président George W. Bush centrés sur la lutte contre
le terrorisme et le trafic de drogue.Par
ailleurs, un des négociateurs sud-coréens dépéchés en Afghanistan a pu
s'entretenir par téléphone avec l'un des 21 otages détenus par les
talibans depuis plus de deux semaines, a-t-on appris lundi de source
officielle.Près de six ans après
l'intervention américaine, les discussions entre Hamid Karzaï et George
W. Bush devraient aborder la sécurité alors que les talibans contrôlent
toujours une bonne partie du pays et que la production d'opium risque
de battre un nouveau record en 2007.Mais à la
suite des déclarations de M. Karzaï à la chaîne de télévision
américaine CNN dans un entretien diffusé dimanche, l'Iran pourrait
aussi être l'un des sujets abordés par les deux hommes."Jusqu'à présent, l'Iran a été une aide et une solution", a déclaré le président afghan."Nous
avons des relations très très bonnes, très très étroites" avec l'Iran,
qui "a été un soutien pour l'Afghanistan, dans notre processus de paix
et dans la lutte contre le terrorisme et contre le trafic de drogue", a
insisté M. Karzaï.Ces déclarations divergent
fortement de la ligne affichée par le gouvernement américain, qui
accuse l'Iran de financer le terrorisme, d'armer les insurgés en Irak
et en Afghanistan, et de chercher à fabriquer la bombe atomique."L'Iran
joue sur les deux tableaux dans les rues d'Afghanistan. Je pense qu'ils
agissent pour aider le gouvernement afghan. Je pense qu'ils agissent
pour aider les talibans, y compris en fournissant des armes", a ainsi
déclaré sur CNN le ministre américain de la Défense, Robert Gates.Le
président afghan souhaite aussi aborder la question des victimes
civiles de la guerre dans son pays, où les forces de la coalition,
parmi lesquelles 27.000 Américains, s'appuient beaucoup sur des frappes
aériennes.Depuis le début de l'année, plus de
600 civils ont été tués dans les violences, dont environ la moitié ont
été victimes de "dommages collatéraux" des forces internationales, des
drames qui rendent les forces occidentales de plus en plus impopulaires
et érodent la crédibilité de M. Karzaï.Les
deux présidents consacreront aussi une part importante de leurs
discussions à la crise des otages sud-coréens. Un des négociateurs
sud-coréens dépéchés en Afghanistan a pu s'entretenir par téléphone
avec l'un des 21 otages détenus par les talibans depuis plus de deux
semaines."Durant ce contact téléphonique, le
4 août, notre négociateur a été autorisé à parler à l'un des otages.
L'entretien a été bref. Je ne peux pas divulguer d'identité ou de
détails", a indiqué une porte-parole du ministère sud-coréen des
Affaires étrangères.Les talibans retiennent
en otage 21 travailleurs humanitaires sud-coréens, membres d'une église
évangélique, enlevés le 19 juillet. Ils ont déjà tué deux autres
membres du groupe et exigent la libération de prisonniers afghans en
échange de celle des otages.Mais Kaboul, très
critiqué par Washington pour avoir accepté un tel échange de
prisonniers en mars dernier, refuse désormais "par principe" de céder
aux demandes des preneurs d'otages."Nous
allons tout essayer pour qu'ils soient libérés en toute sécurité", a
déclaré M. Karzaï à CNN, tout en précisant que son gouvernement
refuserait toute concession susceptible d'encourager d'autres prises
d'otages à l'avenir.Sur le front de la
drogue, une nouvelle production record est attendue cette année dans
les régions du sud de l'Afghanistan, contrôlées par les talibans qui
financent une partie de leur activité avec ce trafic.L'an
passé, Hamid Karzaï avait rejeté un projet américain qui prévoyait de
répandre des herbicides sur les champs de pavot, une mesure néfaste
pour le bétail, les autres cultures et l'eau potable.MM. Bush et Karzaï doivent donner lundi une conférence de presse conjointe.
Imaginé par Santiago Calatrava, il passera au-dessus du Grand Canal l'an prochain.
SANTIAGO Calatrava, l'architecte catalan qui a réalisé, entre autres,
le terminal de Lyon-Satolas, est honoré deux fois cet été en Italie :
une première, à Rome, dans une belle exposition sur son oeuvre de
designer, de sculpteur et de céramiste, au Musée des Écuries du
Quirinal *. Une seconde, à Venise, où le projet de passerelle aérienne
qu'il avait conçu en 1996 voit le jour.
Les deux piliers de soutènement, de 85 tonnes chacun, ont été amenés
par chaland dans la nuit du 27 au 28 juillet sur le Grand Canal, au
terme d'un périple à couper le souffle. Le troisième élément, la travée
centrale, longue de 64 mètres et pesant 250 tonnes, sera acheminée dans
la nuit du 7 au 8 août. La pose de l'ouvrage et sa finition devraient
prendre le reste de l'année. Ce pont sera opérationnel l'an prochain.
Sept minutes seulement seront nécessaires pour se rendre à pied de
Piazzale Roma, où les cars débarquent les voyageurs, à la gare
ferroviaire. Long de 94 mètres et large de neuf en son milieu, muni
d'une rampe parcourue par une nacelle pour transborder les handicapés,
il répond à une nécessité : discipliner les flux touristiques à
l'entrée de la ville.
Grand constructeur de ponts et spécialiste d'une architecture tubulaire
d'une agréable légèreté, Calatrava a choisi pour la Sérénissime des
matériaux les moins « envahissants » possible : l'acier, le verre, le
marbre, le cuivre. Ce pont sera seulement le quatrième sur le Grand
Canal, après le célèbre Rialto achevé en 1591, la passerelle
(provisoire) en bois posée en 1932 face au Musée de l'Académie (et
refaite en 1984) et le pont dei Scalzi, près de la gare ferroviaire,
qui date de 1934. Fortement voulu par le maire de Venise, l'ouvrage
constitue un trait d'union entre un passé prestigieux et les besoins du
temps présent. Onze années de gestation « Enfin une oeuvre d'un grand architecte contemporain. Venise en
avait grand besoin, après l'échec du projet d'hôpital conçu par
Le Corbusier dans les années 1950 et qui n'a jamais abouti », se
félicite la conseillère municipale aux travaux publics Mara Rumiz.
L'inévitable bataille entre défenseurs du passé et tenants de la
modernité, quelques erreurs de calcul qui ont diligenté une enquête de
la Cour des comptes, des litiges entre entreprises de construction et
des normes rigides à l'excès expliquent les onze années de gestation.
Quant au coût, il est passé de 7 à 11 Meur. Un prix élevé pour une
passerelle. Reste à souhaiter qu'elle s'intègre dans le paysage. Le
critique d'art Vittorio Sgarbi s'en préoccupe : « Au premier coup d'oeil, les structures paraissent imposantes. L'impact visuel risque de ne pas être indifférent. »
Quoi qu'il en soit, la mairie a mis en chantier une autre passerelle
pour relier les parkings de la gare maritime à la ferroviaire. Elle
sera parcourue par un train automatique à crémaillère. Le projet,
confié à l'architecte italien Giovanni Coco, devrait être livré fin
2008.
Selon les Grecs, les
Amazones vivaient sur les rives du Pont-Euxin, l'actuelle Ukraine. De
modernes émules ont entrepris de reconstituer cette caste féminine et
guerrière. Mais on est loin d'Hérodote
Sagement alignées, elles se prosternent l'une après l'autre et, main sur le coeur, murmurent avec respect : «Oummoy !»
(«Mon esprit», en ukrainien). Katarina Tarnovska, ledit esprit, passe
ses troupes en revue. Une vingtaine de filles (dont le tee-shirt est à
l'effigie de Ioulia Timochenko, l'égérie de la Révolution orange) qui
lui sont dévouées corps et âme. Perinde ac cadaver.
Officiellement, nous sommes dans une salle de sport, à Lvov, frontière
Ukraine-Pologne. Trois fois par semaine, et tous les jours pour les
accros, les membres du groupe Asgarda s'initient et s'entraînent au
gopak, l'art martial hérité des Cosaques, mi-chorégraphique,
mi-pugilistique.
Satisfaite de l'inspection, Katarina lance : «Gloire à l'Ukraine !» Ses élèves répondent en choeur : «Gloire aux héros !»
Commence alors une spectaculaire et acrobatique farandole. Celles qui
n'ont pas enfilé les gants de boxe se consacrent au maniement des armes
: chaînes, haches, sabres, serpes, fléaux. Incontestablement, les
petites maîtrisent leur sujet. Non sans fierté, Katarina Tarnovska
commente : «Asgarda, c'est plus qu'un club de sport. Mon objectif
est plus ambitieux : je veux faire revivre la société des Amazones, nos
célèbres ancêtres.» Elle ne plaisante pas. Nous, on aimerait bien. Mais la dextérité
avec laquelle les donzelles jouent avec tous ces objets tranchants nous
en dissuade. A en croire les Grecs (le vénérable Hérodote, entre
autres), les Amazones (étymologiquement : «celles qui n'ont pas de
seins», puisqu'elles se tranchaient la mamelle droite afin de mieux
tirer à l'arc) avaient en effet la fâcheuse manie d'estropier ou de
mutiler les hommes pour les utiliser comme esclaves. Et c'est justement
à ces furieuses que se réfère sans humour aucun la sévère et austère
Katarina. N'ayant pas la carrure d'Hercule (qui trucida leur reine
Hippolyte au cours d'un de ses 12 travaux) ni le courage d'Achille (qui
affronta Penthésilée devant les remparts de Troie), on préfère se tenir
coi.
Info ou intox ? Ces femmes guerrières, personnages récurrents de la mythologie grecque, ont-elles réellement existé ? «Evidemment, affirme leur admiratrice.
L'Ukraine est leur berceau. C'est d'ici qu'elles sont parties à la
conquête du monde. Les auteurs sont formels : elles habitaient sur les
rives du Pont-Euxin, l'actuelle mer Noire.» Et pour nous le
prouver, la cheftaine d'Asgarda nous conseille d'aller voir le
professeur Oles Noga, chercheur à l'institut d'ethnologie de Lvov.
Même s'il se montre plus modéré - voire circonspect -, l'homme de science confirme :
«Je ne crois pas qu'elles se coupaient le sein droit ou qu'elles
tuaient leurs enfants mâles. Ni qu'elles formaient une caste à part,
exclusivement féminine et guerrière. En revanche, chez les Scythes,
ensemble de peuplades nomades qui naviguaient entre l'Ukraine et
l'Altaï, les femmes participaient aux activités militaires. Cette
civilisation qui s'est épanouie entre le VIIe et le IIIe siècle avant
Jésus-Christ vénérait la guerre. L'apprentissage militaire commençait à
5 ans, chez les femmes comme chez les hommes. Les Scythes des deux
sexes étaient réputés excellents cavaliers et remarquables archers.
C'est certainement l'origine des Amazones.» Du haut de ses 26 ans, Katarina Tarnovska ne fait pas dans ces
nuances. Son dessein ultime est bel et bien de reconstituer la
communauté des Amazones. En fonction du degré d'initiation et
d'aguerrissement, chaque élève se voit attribuer un grade : de 1 à 7. A
chaque fois qu'elle franchit une étape, l'apprentie se rase une bande
de cheveux au niveau de la nuque et des tempes, de sorte que l'on sache
tout de suite à qui l'on parle, avec les égards dus à son rang. Pour
les disciples, l'ascèse est de rigueur : pas de tabac, de café ou
d'alcool. «C'est nuisible à l'organisme», explique la patronne, tout en sirotant un cappuccino.
Réfractaire au christianisme («qui cantonne les femmes au second rôle»),
la future gourelle de cette crypto-secte a concocté un étonnant
syncrétisme, où le panthéisme primitif, le paganisme des Indo-Européens
et le message védique s'entremêlent : «Nous cherchons la Voie, la
fusion avec les éléments sacrés (l'eau et le feu). Si tout se passe
bien, nous construirons un temple auprès d'une source. Ce sera le
Khortitsia (île sacrée des Cosaques, ndlr) des Amazones. Un
bâtiment de forme concentrique, dont le coeur sera l'autel. C'est là
que j'habiterai avec mes vestales (les titulaires du septième grade).
Un premier cercle dont les hommes seront exclus.» Elle-même mariée (avec un général cosaque) et mère d'un bambin,
notre visionnaire a prévu tous les détails, y compris les plus intimes :
«Comme autrefois, les Amazones ne pourront avoir de relation sexuelle
qu'une fois par an, le 21 juin, au moment du solstice d'été. En hommage
au Soleil. Pas pour le plaisir, mais pour se perpétuer. Le géniteur
devra être un guerrier, si possible un Cosaque, comme mon mari.» Et de nous détailler son accouchement, dans la baignoire familiale, préalablement remplie d'eau de source (matière fétiche).
Que deviendront les rejetons ?
«Jusqu'à 3 ans, les enfants restent avec la mère. Ensuite, si c'est une
fille, elle rejoint les Amazones. Si c'est un garçon, il reste avec les
deux parents jusqu'à 7 ans, puis avec son père à 7 ans.» Il y a
loin de la coupe aux lèvres : madame Ternovska peine à trouver l'argent
nécessaire à l'édification de son gynécée philosophico-militaire. Mais
elle y croit ferme. Apparemment, la vie conjugale lui pèse : «Dans mon temple, je pourrai enfin me reposer des hommes. Y compris du mien.» Ambiance à la maison.
N'en déplaise à Katarina, il est douteux qu'elle fasse beaucoup
d'émules. Dans l'Ukraine postsoviétique, les véritables amazones ne
vont pas au temple mais en boîte. Casques blond platine ou noir
corbeau, à l'uniforme sans génie mais efficace : décolletés généreux et
micro-jupes. Les seules flèches qu'elles décochent, mais avec un talon
certain, sont celles de Cupidon. Lesquelles font mouche à tout coup.
Un 37e festival interceltique de Lorient ouvert sur l'Ecosse... et le monde
L'Ecosse, mère patrie de la cornemuse, sera l'invitée d'honneur du
37e Festival interceltique de Lorient (FIL) qui débute vendredi avec un
nouveau directeur et la volonté de s'ouvrir encore davantage au monde.
"Avec
l'Ecosse, nous revenons au noyau dur de ce qui fait ce festival, aux
sources de la Celtie, comme l'est la Bretagne", explique le nouveau
directeur du FIL, l'Asturien Lisardo Lombardia. "Mais l'ouverture au
monde commence par là, par ce retour aux sources. Le but est d'aller de
la Bretagne au monde et du monde à la Bretagne", dit-il.
Au
total, 4.500 artistes d'une dizaine de régions ou pays, de la Galice à
l'Australie en passant par l'Acadie ou l'Irlande, participeront aux 300
spectacles programmés jusqu'au 12 août dans le cadre de ce festival, le
plus important de Bretagne.
Les artistes écossais
investiront la scène du Grand Théâtre dès samedi, lors d'une soirée de
gala animée par le National Youth Pipe Band et par l'orchestre Unusual
Suspects qui revisitera la musique traditionnelle des Highlands.
Parmi
les temps forts de ce festival, il faut aussi compter sur la
représentation dimanche de l'"Epopée celtique", une création pour
orchestre, choeurs et "pipe band" de l'Ecossais Eddie McGuire évoquant
l'histoire des peuples celtes, arrivés en Europe il y a 25 siècles.
Le 6 août, la Grande Nuit de l'Ecosse retracera les différentes
facettes de la musique écossaise, allant du folk - version
traditionnelle avec le groupe des Whistlebinkies ou version rock avec
les Red Hot Chilli Pipers - aux incontournables "pipe bands" et danses
traditionnelles écossaises.
Le festival
accueillera par ailleurs plusieurs têtes d'affiche comme le chanteur
Laurent Voulzy, un amoureux de la Bretagne depuis l'enfance, mais aussi
l'icône irlandaise Sinead O'Connor, le groupe de folk irlandais The
Dubliners et le guitariste breton Dan ar Braz.
Quelque
3.500 danseurs, chanteurs et musiciens sont attendus dimanche matin
pour animer la Grande Parade des nations celtes en centre-ville, un
spectacle gratuit toujours très prisé du public.
Une
innovation cette année, voulue par le nouveau directeur du FIL: des
"after", animés par de jeunes artistes venant du milieu interceltique
alternatif. HiKs, DJ Blue ou encore David Pasquet Group animeront les
nuits des festivaliers en mixant musique électro, punk rock et
tradition bretonne.
La 36e édition du Festival
interceltique, en 2006, avait attiré 600.000 spectateurs, dont 60.000
pour la seule Grande Parade. 150.000 entrées payantes avaient été
vendues.
Cette année, M. Lombardia table
globalement sur la même fréquentation, voire un peu plus: "Nous
espérons rassembler entre 600.000 et 700.000 spectateurs si la météo
est avec nous. Nous avons déjà enregistré quelque 70.000 entrées
payantes et espérons dépasser au final les 150.000".
Le
budget du festival est stable, à 4,4 millions d'euros, selon son
directeur. Il est principalement financé par les entrées payantes, les
partenaires économiques et les produits dérivés, mais aussi par des
subventions de la ville de Lorient, du département et de la région.
Des explorateurs plantent le drapeau de la Russie à 4 km sous le pôle Nord
Des
explorateurs russes ont planté jeudi un drapeau de la Russie au fond de
l'océan Arctique, à plus de 4.000 mètres sous le pôle Nord, au terme
d'une expédition présentée comme pionnière et symbolique des velléités
territoriales de Moscou sur l'Arctique et ses hydrocarbures.Le
sous-marin de poche Mir-1, équipé d'un bras mécanique, a dressé un
drapeau en titane d'un mètre de hauteur et aux couleurs de la Russie à
la verticale du pôle Nord, a annoncé Vladimir Strougatskï, un membre de
l'expédition cité par l'agence Itar-Tass.Le
Mir-1, bathyscaphe de tête, s'est "posé" à 4.261 m de profondeur. Le
second module a atteint 4.302 m des grands fonds de l'océan Arctique
(4.000 à 5.000 m de profondeur).Les deux sous-marins ont refait surface dans la soirée, au bout de 9 heures de mission.Le
pilote de Mir-2, Evgueni Tcherniaïev, avait livré, lyrique, son premier
commentaire à l'agence Itar-Tass. "Nous avons touché le fond en
douceur, autour de nous il y a un sol jaunâtre, mais nous ne voyons pas
d'habitants des profondeurs marines", a-t-il déclaré.Les
explorateurs, dont deux députés et un scientifique russes, ainsi qu'un
homme d'affaires suédois Frederik Paulsen qui co-finance la mission,
ont mis deux heures à descendre dans les eaux de l'océan Arctique.L'équipage
a mené des expériences scientifiques, pris des échantillons du fond
marin et de l'eau, mais aussi laissé une capsule contenant un message
pour les générations futures.Le président
Vladimir Poutine, qui a soutenu en mai ce projet, a appelé les
participants à l'expédition pour les féliciter de la réussite, ont
rapporté les agences russes.Arrivés mercredi
sur le lieu de plongée, les explorateurs étaient partis le 24 juillet
de Mourmansk, une ville portuaire sur la mer de Barents.Deux
bateaux russes, le navire de recherche Akademik Fedorov et le
brise-glace à propulsion nucléaire Rossia qui l'escorte, ont été
appareillés pour cette mission aux visées scientifiques, mais aussi
politiques.Au-delà de l'intérêt scientifique,
l'expédition Arctique 2007 entendait rappeler les visées russes sur le
contrôle de ces territoires, disputés avec d'autres pays, dont les
Etats-Unis, et qui pourraient être riches en pétrole et en gaz.Selon
le US Geological Survey, l'agence américaine de géologie et de
géophysique, 25% des ressources mondiales de pétrole se trouvent au
nord du cercle polaire.Avant de partir pour
le pôle, Artour Tchilingarov avait ainsi estimé que l'expédition
aiderait la Russie à avancer dans la revendication, soutenue par le
président Vladimir Poutine, de ces régions. "L'Arctique est à nous et
nous devrions y montrer notre présence", avait-il déclaré.En
2001, Moscou avait déposé une requête en ce sens devant une commission
de l'ONU sur le droit de la mer pour revendiquer ces territoires.Loin
de l'euphorie russe, le Canada a ironisé sur l'expédition jugeant qu'il
s'agissait d'une tactique plus adaptée au 15e siècle qu'à l'époque
actuelle, relevant du "spectacle".Tout en
disant ne pas très bien comprendre "la signification de cet acte", le
Premier ministre canadien Stephen Harper a déclaré qu'il démontrait en
tout cas "qu'à l'avenir, l'importance de l'Arctique va augmenter". "Nous
devons agir rapidement pour assurer à l'avenir notre souveraineté sur
notre Arctique et le nord canadien, et c'est ce que nous avons
l'intention de faire", a-t-il ajouté."Je ne
sais pas s'ils ont planté un drapeau métallique, un drapeau en
plastique ou couvert le fond de l'océan avec un drap. Mais cela n'a
aucune signification" quant à d'éventuels droits sur les richesses du
sous-sol arctique, a estimé de son côté Tom Casey, porte-parole du
département d'Etat américain.
Tripoli annonce un contrat d'armement avec EADS, Paris ne dément pas
En pleine polémique sur les
contreparties qui auraient été consenties à Tripoli pour la libération
des infirmières bulgares, la Libye a annoncé jeudi la signature d'un
important contrat d'armement avec une filiale d'EADS, ce que Paris n'a
pas démenti. Ce contrat porte sur l'achat de
missiles antichar Milan à hauteur de 168 millions d'euros, a affirmé à
l'AFP un haut responsable libyen à Tripoli.Il
a été signé avec MBDA, numéro un mondial des systèmes d'armes guidées,
filiale du géant franco-allemand d'aéronautique et de défense EADS, a
ajouté ce responsable, précisant qu'il s'agit du premier contrat
d'armement signé avec un pays européen depuis la levée d'un embargo
européen sur les ventes d'armes à la Libye en 2004. Tripoli
a conclu un deuxième contrat avec EADS pour un système Tetra de
communication radio à hauteur de 128 millions d'euros, a ajouté ce
responsable sous couvert d'anonymat.Interrogé, le porte-parole de l'Elysée David Martinon a déclaré sur LCI: "J'image que c'est vrai".Mais "je ne confirme pas", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas mon boulot de commenter des tractations commerciales"."Je ne suis pas au coeur de la négociation", a-t-il par la suite expliqué à l'AFP.Il
a réaffirmé qu'aucun contrat n'avait été signé lors de la visite du
président Nicolas Sarkozy en Libye, qui a suivi la libération du
médecin et des infirmières bulgares intervenue le 24 juillet. Mais
il a estimé que cette visite "très réussie" s'était faite aussi "pour
le plus grand bénéfice des industriels français, ça a accéléré beaucoup
les choses"."Si des contrats commerciaux
étaient signés prochainement entre la Libye et des entreprises
françaises, on ne pourrait que s'en féliciter", avait-il estimé
auparavant dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France à
paraître vendredi. "Comment reprocher à des entreprises nationales de
remporter des marchés avec un partenaire, la Libye, qui respecte ses
obligations internationales".Le porte-parole
a réaffirmé que "la seule contribution française" dans le dossier des
cinq infirmières et du médecin bulgares détenus depuis 1999 "porte sur
la mise en fonctionnement de l'hôpital de Benghazi".Le
porte-parole a rappelé sur LCI que Paris et Tripoli avaient conclu "par
l'intermédiaire du ministre des Affaires étrangères" Bernard Kouchner
"un accord général en matière de défense et d'armement.Le mémorandum franco-libyen porte aussi sur un projet de fourniture d'un réacteur nucléaire civil.Le
Monde qui s'était entretenu avec Seif al-Islam, le fils du colonel
Kadhafi révélait mercredi que le "coeur du sujet" entre Paris et
Tripoli n'est pas ce projet nucléaire, mais "l'affaire militaire"."Nous
allons acheter à la France des missiles antichar Milan", révélait le
fils du leader libyen, acteur clef de l'accord sur la libération. Le
président Sarkozy avait immédiatement réaffirmé mercredi la position
française constante depuis le début de cette affaire, assurant qu'il
n'y avait eu "aucune" contrepartie à ces libérations. En France, la polémique n'a cessé d'enfler sur les conditions dans lesquelles elles sont intervenues.La
gauche, notamment par la voix du numéro un socialiste François
Hollande, réclame sans relâche "la transparence" sur cet épisode."Tout
ça commence à ressembler à une affaire d'Etat. J'espère que ce ne va
pas apparaître comme un mensonge d'Etat", a déclaré le député PS André
Vallini.
Le
président français Nicolas Sarkozy a exposé jeudi à Dakar sa vision
d'un "partenariat" renouvelé entre la France et l'Afrique, appelant
celle-ci à ne pas "ressasser le passé" colonial et à s'engager vers la
bonne gouvernance.M. Sarkozy a quitté Dakar
ce vendredi matin pour le Gabon. Il doit regagner Paris dans la nuit. A
l'occasion de sa première visite en Afrique sub-saharienne depuis sa
prise de fonctions le 16 mai, M. Sarkozy s'est adressé à la "jeunesse
d'Afrique", qui constitue près de la moitié des 900 millions
d'habitants du continent.Devant un millier de
personnes - dont plusieurs centaines d'étudiants - réunies à
l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, le président français a
qualifié la colonisation de "grande faute", mais il a également refusé,
comme récemment en Algérie, toute idée de "repentance". Il a ainsi
affirmé que "la colonisation n'est pas responsable de toutes les
difficultés actuelles de l'Afrique", citant les guerres, les génocides,
la corruption, les gaspillages."Je ne suis
pas venu nier les fautes, ni les crimes, car il y a eu des fautes, et
il y a eu des crimes", a dit M. Sarkozy en évoquant "la traite
négrière" et "l'esclavage". Il a toutefois affirmé que "nul ne peut
demander aux générations d'aujourd'hui d'expier ce crime perpétré par
les générations passées"."Je suis venu vous
proposer, jeunes d'Afrique, non de ressasser ensemble le passé mais
d'en tirer ensemble les leçons et de regarder ensemble vers l'avenir",
a-t-il souligné. M. Sarkozy a ainsi prôné un "partenariat entre nations
égales en droits et en devoirs" et affirmé que la France sera "aux
côtés" de l'Afrique sur le chemin de la bonne gouvernance et dans son
combat contre la corruption et la misère. Ce
discours a suscité des réactions controversées dans l'assistance, dont
une partie ne semble pas avoir apprécié un ton qualifié par certains de
"moralisateur". "Ca a été un discours docte qui a voulu donner une
pédagogie aux Africains pour sortir de leurs problèmes. Mais les
Africains sont conscients de leurs problèmes", a estimé Aïssata Tall
Sall, membre du Parti socialiste (PS, opposition)."C'était
un discours un peu trop moralisateur. Il est incontestable que nous
sommes responsables d'un certain nombre de choses du point de vue de
l'immobilisme de l'Afrique, mais le monde est également coupable d'une
bonne partie de la situation de l'Afrique", a réagi de son côté
Moustapha Kassy, professeur d'économie à l'université.Arrivé
en début d'après-midi à Dakar, M. Sarkozy a été accueilli à l'aéroport
par son homologue sénégalais Abdoulaye Wade, avec lequel il s'est
entretenu en privé à la Présidence.Lors d'une
conférence de presse tenue après ce tête à tête, M. Wade a annoncé
avoir obtenu l'accord de "principe de la participation de la France
pour le financement" du procès au Sénégal de l'ancien dictateur
tchadien Hissène Habré, poursuivi pour crimes contre l'humanité. "Ce
procès va coûter beaucoup d'argent, je pense que ça devrait être la
communauté internationale qui devrait s'en charger", a poursuivi le
président sénégalais. Ces derniers jours, plusieurs ONG ont exhorté le
président français à encourager son homologue sénégalais dans le sens
de la mise en place rapide d'un calendrier pour cette procédure - pour
l'instant au point mort - concernant l'ancien chef de l'Etat tchadien
(1982-90), réfugié au Sénégal depuis sa chute.Lors
de cette courte visite de travail, M. Sarkozy a également rencontré des
membres de l'opposition sénégalaise à leur demande. Les principaux
responsables de l'opposition avaient contesté la réélection de M. Wade
dès le premier tour de la présidentielle du 25 février. Ils avaient
également boycotté les législatives du 3 juin, dénonçant un manque de
garanties sur la fiabilité du scrutin dans ce pays pourtant réputé pour
son respect de la démocratie.
Aujourd'hui, une première séries de news concernant Dubaï, l'un des pays les plus riches du monde, un pays où le pétrole est roi et où tout devient permis même l'impensable !!!
Fin
juillet, la tour de Burji Dubaï va établir un nouveau record : avec ses
800 m de haut elle deviendra la plus haute tour du monde. Innovations
architecturales, défis technologiques et réinvention permanente du luxe
: l'émirat de Dubaï en fait rêver plus d'un. Découvrez les réalisations
et projets les plus fous en images !
Cette île artificielle en forme de palmier géant prévoit d'abriter près
de 500 appartements, 2 000 villas, 25 hôtels et 200 boutiques de luxe.
Cent vingt-cinq kilomètres de côte supplémentaires seront ainsi créés. Burj Dubai : 800 mètres, la plus haute tour du monde
Cette tour phénoménale dont la construction a débuté en janvier dernier
devrait atteindre la hauteur de 800 mètres. Le bâtiment, construit en
trois parties autour d'une colonne centrale, se termine en de spirale
qui comptera 160 étages.
Pratibha Patil, élue première présidente de l'Inde
L'Inde a élu samedi pour la première fois une femme, Pratibha Patil, au poste de président, a-t-on annoncé de source officielle.Cette
avocate de 72 ans l'a emporté sans problème et avec une large avance
sur le vice-président sortant Bhairon Singh Shekhawat, 84 ans, pour
assumer ce poste essentiellement honorifique, a indiqué la chaîne de
télévision Doordarshan."Mme Pratibha
Devisingh Patil a été élue au poste de présidente de l'Inde", a déclaré
un responsable électoral, P.D.T. Achary, précisant que Mme Patil
l'avait emporté avec 66% des voix du collège électoral, composé d'élus
des parlements national et locaux.De nombreux
partisans se sont rassemblés devant le domicile de Mme Patil dans la
capitale, et plus encore à Jalgaon, la ville de l'Etat de Maharashtra
(ouest) dont elle est originaire, pour célébrer cette victoire.Sonia
Gandhi, présidente du parti du Congrès, au pouvoir, a sorti Mme Patil
d'un relatif anonymat pour cette élection, estimant que l'arrivée d'une
femme à ce poste aiderait à lutter contre la discrimination dont sont
victimes les femmes en Inde.Mais au cours de
la campagne, la plus virulente qu'ait jamais connue l'Inde pour ce
poste, ce choix a été très controversé, ses adversaires accusant
notamment Mme Patil d'avoir protégé son frère soupçonné de meurtre, et
son mari, mêlé à un scandale autour d'un suicide.Elle
succède au président Abdul Kalam, dont le Congrès n'a pas voulu pour un
deuxième mandat, préférant quelqu'un de plus dévoué au parti, mais qui
était particulièrement populaire.Le pouvoir
exécutif en Inde appartient au premier ministre, mais le président a
une certaine influence dans la formation des gouvernements au niveau
national et local, ce qui en fait toujours un poste âprement disputé.
Chine: la croissance garde un rythme effréné, nouvelles mesures attendues
Avec plus de 11% de croissance
au premier semestre, l'économie chinoise a poursuivi sa progression sur
un rythme effréné qui renforce les craintes de surchauffe et augure de
nouvelles mesures restrictives du gouvernement. Déjouant
les prévisions des économistes, le produit intérieur brut a connu une
progression de 11,5% entre janvier et juin et de 11,9% au deuxième
trimestre, toujours largement nourrie par les exportations.La
dernière fois que l'économie avait connu un tel rythme remonte à 1994,
lorsque le chiffre pour toute l'année avait été de 13,1%. La semaine
dernière, la Chine avait révisé à la hausse son taux de croissance
économique en 2006 à 11,1%, contre 10,7% auparavant.A
ce rythme, la Chine devrait détrôner l'Allemagne comme troisième
économie mondiale à la fin de l'année, après avoir dépassé la
Grande-Bretagne et la France en 2005.Selon la
Banque mondiale, le PIB de l'Allemagne s'élevait à la fin 2006 à 2.900
milliards de dollars sur un an, alors que celui du géant asiatique, sur
le seul premier semestre, a atteint 1.400 milliards de dollars.Le
porte-parole du BNS a averti que cette croissance galopante allait
contraindre le gouvernement à renforcer sa politique antisurchauffe."Nous
continuerons à renforcer et à améliorer les mesures de contrôle
macroéconomiques", a-t-il dit, alors que le matin même, le China
Securities Journal estimait en Une qu'"il devient de plus en plus
évident que la croissance est en train de passer d'un rythme
relativement rapide à la surchauffe"."Nous
voyons bien que l'économie est en surchauffe, nous nous attendons à ce
que le gouvernement prenne de nouvelles mesures bientôt", a également
souligné Li Huiyong, économiste chez Shenyin Wanguo Securities à
Shanghai.Pékin a déjà engagé toute une série
d'actions cette année pour freiner la machine, dont deux hausses de
taux d'intérêt, cinq hausses de taux de réserves obligatoires des
banques et des mesures fiscales pour tenter de freiner ses exportations.Hong
Liang, économiste chez Goldman Sachs basé à Hong Kong, s'attend en
particulier à ce que le gouvernement relève, pour la troisième fois,
les taux d'intérêt de 27 points de base d'ici la fin du mois.Cependant,
relève-t-il, les ajustements nécessaires pourraient être retardés en
raison du calendrier politique, car le Parti prépare son XVIIe Congrès
à l'automne. La Chine souhaite une croissance
qui dépend moins des exportations et plus de la consommation
intérieure, et soit plus respectueuse de l'environnement.Un
excédent commercial record en juin (26,91 milliards de dollars, environ
20 milliards d'euros), qui place la Chine sur la voie d'une nouvelle
performance à l'export en 2007, risque d'envenimer un peu plus les
relations avec ses deux principaux partenaires commerciaux, les
Etats-Unis et l'Union européenne.Par
ailleurs, l'inflation a bondi en juin, à 4,4% (3,2% pour les six
premiers mois), dépassant l'objectif annuel des autorités (3%). Les
autorités ont blâmé la flambée des prix du porc en Chine, viande la
plus consommée par la population.Cette forte croissance devrait constituer aussi un obstacle pour arriver à une économie moins vorace en énergie."La
taux de croissance est si élevé que l'objectif de réduire la
consommation d'énergie (par unité de PIB) de 20% d'ici 2010 ne sera pas
réalisable", affirme Qi Jingmei, chercheur au Centre d'information de
l'Etat, un centre dépendant du Conseil d'Etat (gouvernement).
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...