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Le Havre d'Athéna
mercredi 21 janvier 2009, a 18:12
Perles...

Comme vous le savez toutes et tous, ou presque, imposible de passer au travers du sujet du moment : les évaluation nationales de Cm2 en ce moment, puis des Ce1 en mai.
 
Cet après midi, corrigeant des évaluations, je cède au plaisir de vous donner l'une des plus belles perles trouvées, c'est décidé, je crois que je vais toutes les coucher sur le papier pour la postérité....
 
A la question :
Comment se conduit le roi avec la noblesse à Versailles ?
 
Réponse attendue :
Le roi Louis XIV se méfie des nobles, mais les attire à Versailles pour les surveiller, les dominer au moyens de fêtes, de banquets, ou tout simplement par la vie quotidienne dont il est le centre à Versailles.
Peut être que ma formulation pourrait paraître alambiquée à mes élèves, mais de là à écrire ce qu'ils écrivent... Je vous laisse lire et bien sûr rire.
 
Une recommandation : l'abus de comédie musicale ayant pour thème le Roi Soleil, Quasimodo ou autre Cléopâtre s'avère nuire grâvement à la santé intellectuelle on dirait... ;o)
 
"Il se conduit en noble roi" (version chevaleresque)
"Il se conduit très poli, très gentil"
"Il se la pète, un peu comme un roi" (ma citation préférée)
"Il se méfie des nobles pour ne pas se faire voler sa place, il les attire à Versailles pour les surveiller de plus près"
"Il s'en méfie beaucoup"
"Il se conduit bien, les fait profiter des spectacles et il les surveille" (du pain et des jeux)
"Quand il y a des nobles qui viennent à Versailles, le roi les divertit avec le théâtre, la musique"
"Il se comporte comme s'il était le chef"
"Il les domine, il en fait des serviteurs"
"Il se conduit comme un président" (en voila un qui a tout compris à la présidence actuelle ! Un futur spécialiste de la politique ?)
"Il en prenait soin et c'est tout ce qu'il se passait"
"Pas très gentil parce qu'il leur fait croire qu'il les aime bien, mais non en fait"
 
Malgré un temps morose, une grosse charge de travail, mes élèves m'ont bien fait sourire, j'espère qu'il en sera de même pour vous. Ils sont presque aussi doués que Lady Zbouba, alias Florence Foresti.



lundi 10 novembre 2008, a 19:03
Memento

Une commission présidée par un historien affirme que le doublement du nombre de commémorations nationales ces dernières années relève du clientélisme. Elle propose d'en réduire le nombre de douze à trois.

«Assez de repentance !», avait lâché Nicolas Sarkozy en succédant l'an dernier à Jacques Chirac. Le rapport de la commission Kaspi précise, à sa façon, la pensée élyséenne, alors que le président de la République s'apprête à célébrer mardi le 90e anniversaire de la victoire de la Grande Guerre dans la Meuse, à Verdun et à Douaumont. Les conclusions du groupe de travail présidé par l'historien André Kaspi sont sans appel : «Les commémorations publiques et nationales sont trop nombreuses.»

On en compte douze aujourd'hui, dont une moitié instaurée sous Chirac, de la célébration de l'abolition de l'esclavage (10 Mai), à l'hommage aux morts d'Indochine (8 Juin), en passant par l'hommage aux Justes de France (16 Juillet), aux harkis (25 Septembre) et aux morts d'Algérie (5 Décembre). «Il n'est pas sain, écrivent les membres de la commission Kaspi, qu'en l'espace d'un demi-siècle le nombre de commémorations ait doublé. Il n'est pas admissible que la nation cède aux intérêts communautaristes et que l'on multiplie les journées de repentance pour satisfaire un groupe de victimes, car ce serait affaiblir la conscience nationale, susciter d'autres demandes et diluer la portée de commémorations.»


«Une véritable désaffection»


Selon les rapporteurs, «trop de commémorations revêtent un caractère spécifique et catégoriel». Ils déplorent même que «le clientélisme ou le communautarisme mémoriel provoque des revendications nouvelles et incessantes». La solution préconisée est radicale : ne garder que trois dates au titre des célébrations nationales : «Le 11 Novembre pour commémorer les morts du passé et du présent, le 8 Mai pour rappeler la victoire sur le nazisme et la barbarie, le 14 Juillet qui exalte les valeurs de la Révolution française.» D'ailleurs, relèvent les auteurs du rapport, à l'exception de ces trois dates, les cérémonies de commémorations connaissent «une véritable désaffection». Les autres dates auront quand même droit à des célébrations officielles . Mais «elles deviendront des commémorations locales ou régionales» , comme, dimanche, la célébration de la mort du général de Gaulle, dans de nombreuses communes. Elles pourront même revêtir un caractère exceptionnel, à l'instar des cérémonies grandioses du soixantième anniversaire des débarquements alliés de 1944.

Hier, le secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens Combattants, Jean-Marie Bockel s'est dit contre «l'inflation mémorielle», mais aussi opposé «à la remise en cause des commémorations existantes». Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, s'est pour sa part déclaré hostile à la suppression de ces «rendez-vous nationaux».

Au-delà du choix des dates, c'est l'organisation même des événements qui sera revue. «Les cérémonies doivent évoluer, pas pour le bénéfice ou le plaisir de changer, mais pour toucher un public plus jeune qui n'a pas connu ce que nous commémorons», indiquait le chef de l'État, le 10 janvier dernier. Son secrétaire d'État aux Anciens Combattants annonce que les écoles seront davantage associées. Les célébrations devraient aussi être plus magistrales. Le 11 novembre 2008 donnera le ton

mardi 01 juillet 2008, a 20:40
Le retour de la monarchie ? L'histoire, un éternel recommencement...

Devant le château, la clôture dorée qui avait disparu depuis la Révolution a été reconstituée.


Il aura fallu plusieurs années d'études et deux ans de travaux pour métamorphoser quinze tonnes de fer pur et 100 000 feuilles d'or en fleurs de lys, en cornes d'abondance, en masques d'Apollon et en couronnes. Sans oublier les déliés des L majuscules croisés qui représentent le chiffre de Louis XIV. Cette dentelle dorée forme la grille qui ceint désormais la cour royale du château de Versailles.

Plus précisément, l'enceinte ouvragée, dont le portail central a été dévoilé hier matin, sépare à nouveau les différentes cours qui mènent à la demeure du Roi-Soleil. Elle est, en effet, la restitution de la grille créée dans les années 1680 sous la direction de Jules Hardouin-Mansart et qui avait disparu pendant la Révolution.


Réorganiser le flux des visiteurs

De la clôture d'origine, il ne restait rien que deux groupes sculptés, La Paix et L'Abondance de Tuby et Coysevox. « Mais elle était très bien documentée, ce qui permettait une restitution fidèle », explique Frédéric Didier, l'architecte en chef des monuments historiques en charge du château.

Alors que certains remettaient en cause la pertinence de sa recréation, il fut décidé de restituer cette grille, notamment pour permettre à l'établissement de réorganiser le flux de ses millions de visiteurs. « Et ce grand ouvrage rend toute sa force symbolique à cet espace devant le château, rappelle Jean-Jacques Aillagon, le président du domaine. Versailles est la demeure d'un roi et tout l'ordonnancement visait à démontrer que l'on s'approchait de sa personne sacrée. » Sertie de cet or, la cour royale retrouve ainsi son rang de saint des saints.

Réalisée grâce au mécénat du groupe Monnoyeur, entreprise de services liés au bâtiment et aux travaux publics, sa restitution a coûté 5 millions d'euros. Elle sera officiellement inaugurée le 8 juillet et déjà les visiteurs se font prendre en photo devant ses barreaux étincelants. Mais puisque la grille restera close, ils emprunteront à partir d'aujourd'hui le nouvel accès au château. En attendant la réorganisation définitive de l'accueil à Versailles, un pavillon d'entrée temporaire, tout en verre et bois, a été bâti sur les plans des architectes Yves Pagès et Benoît le Thierry d'Ennequin. Il a été réalisé grâce au mécénat de compétence du groupe Vinci.

jeudi 19 juin 2008, a 22:26
Réforme de l'enseignement ! 3




vendredi 30 mai 2008, a 19:19
Nouveau monde...et si...

La Fundaçao Nacional do Indio (Fondation nationale des Indiens, Funai) aurait découvert une nouvelle communauté tribale coupée du reste du monde en Amazonie, à la frontière du Brésil et du Pérou.

La Funai serait parvenue à localiser cette communauté et à la photographier depuis un planeur, près de la rivière Envira, dans l'Etat de l'Acre.

Ces Amérindiens seraient apparus près de leurs huttes, le corps peint en rouge ou noir, brandissant leurs arcs et leurs flêches vers le planeur de la Funai.

Cette tribu vient rejoindre la centaine de peuplades isolées recensées par l'ONG Survival International. D'après l'organisation, la moitié de ces tribus vivent au Brésil ou au Pérou.


Le gouvernement brésilien a expliqué qu'il était important de savoir précisément où se trouve cette tribu afin d'être capable de protéger le territoire sur lequel elle vit. Pour Jose Carlos dos Reis Meirelles Junior, du département brésilien des affaires indiennes, il est important de montrer que ces Amérindiens existent, car certains en doutent.

Dos Reis Meirelles a qualifié les menaces dont les Améridiens sont victimes de "crime monumental contre la nature".


Stephen Corry, le directeur de Survival International, qui oeuvre pour la protection des peuplades isolées, a déclaré que cette "nouvelle" tribu était en danger. Il a expliqué que si le territoire de celle-ci venait à disparaître, elle serait menacée d'extinction.

Corry fait référence à la déforestation qui menace l'Amazonie au Brésil et au Pérou. Outre ce risque écologique majeur, les Amérindiens sont également menacés par des risques d'épidémies. Coupés du monde, leur système immunitaire ne supporterait pas les maladies même banales, de nos contrées.



lundi 12 mai 2008, a 09:36
Indie !!!!

Un chercheur allemand, l'archéologue Helmut Ziegert, est persuadé d'avoir découvert les vestiges du palais construit il y a trois millénaires pour la reine de Saba.

Personnage mythique s'il en est. L'amie, ou alors l'épouse, à moins que ce ne soit la concubine, du roi Salomon. La femme qui selon la Bible est venue le voir à Jérusalem avec des «chameaux chargés d'aromates, d'or en grande quantité et de pierres précieuses». Qui en a eu un fils, Menelek, dont deux cent vingt-cinq générations plus tard, Haïlé Sélassié, le dernier empereur d'Éthiopie emporté en 1974 par la révolution afro-marxiste, s'est toujours réclamé.

Autant dire que les fouilles du professeur Ziegert, alerte septuagénaire à la culture encyclopédique, ne laissent pas indifférent. C'est à Aksum, en Éthiopie, qu'il s'achar­ne de­puis bientôt quinze ans à coups de pinceau et de spatule.

C'est là, selon un communiqué de l'Université de Hambourg, qu'il a «découvert le palais de la reine de Saba, datant du Xe siècle avant Jésus-Christ» . L'en­droit où «pourrait aussi avoir été gardée un temps» la non moins emblématique Ar­che d'alliance, mythe fondateur s'il en est du monothéisme judéo-chrétien. Ce serait le coffre en bois d'acacia, recouvert d'or, contenant les dix commandements tels que révélés à Moïse. L'objet de la quête d'Indiana Jones dans les Aventuriers de l'arche perdue en 1981.


Des restes de sacrifices rituels


Ce qui a été concrètement trouvé, le 10 janvier dernier, est un fossé d'un mètre de large, deux mètres de long et un mètre et demi de profondeur. «Je suis sûr qu'il s'agit du palais de la reine de Saba», assure l'archéologue qui en veut pour preuve «une série de détails, la datation, et l'orientation des murs mis au jour».

Ce premier palais, selon l'expert, a été rapidement détruit pour faire place à un autre édifice reconstruit dans une autre configuration, orientée vers l'étoile de Sirius et ce sur ordre de Menelek, le fils de la reine de Saba et de Salomon devenu adorateur de cette constellation céleste. Pour preuve, des restes de sacrifices rituels et, à en croire le chercheur hambourgeois, la «tradition orale millénaire».

Il se dit sûr que l'Arche d'alliance y «a été conservée pendant une période plutôt longue». Voire, dans une déclaration citée par l'hebdomadaire Der Spiegel, qu'«elle est toujours à Aksum», mais dans un édifice datant du IVe siècle de notre ère. Pas dans les caves du Vatican en tout cas, comme le veut une des innombrables hypothèses sur les Tables de la Loi. L'arc de triomphe de l'empereur Titus conquérant de Jérusalem, fait-il valoir, ne reproduit pas l'arche sainte parmi les trésors dérobés.

Tout le monde n'est pas convaincu pour autant. Orientaliste de renom, Ricardo Eichmann estime par exemple que «la reine de Saba est aussi réelle que le roi Arthur» . Mais au moins depuis le grand tableau kitsch The Queen of Sheba peint par l'Autrichien orientaliste Rudolf Ernst à l'orée du XXe siècle, l'estampe spectaculaire d'Edmond Dulac datant de 1911 ou depuis que Saba a pris les traits de Gina Lollobrigida en 1959 dans le péplum coloré de King Vidor avec Yul Brynner, il est permis d'en rêver. Et Helmut Ziegert nous y invite.



dimanche 20 avril 2008, a 11:28
Il ne peut en rester qu'une !

Une statue en cire de Jeanne d'Arc, la bergère brûlée vive à Rouen en 1431, a été décapitée mercredi dans un musée de la ville par un visiteur inconnu qui a aussitôt pris la fuite sans donner d'explication, a-t-on appris vendredi auprès du directeur du musée.

Le visiteur, âgé d'une quarantaine d'années, s'est présenté mercredi au musée de cire Jeanne-d'Arc, a payé son billet et pénétré au sous-sol où se trouve retracée la vie de la Pucelle d'Orléans. Arrachant la main d'un garde armé en cire, le visiteur a sans autre forme de procès décapité la statue de Jeanne d'Arc d'un coup de hallebarde.

L'alarme s'étant déclenchée, le directeur, Alain Préaux, s'est précipité au sous-sol, croisant violemment le chemin du "meurtrier" qui a réussi à prendre la fuite, emportant également avec lui une quarantaine de CD servant à l'animation du musée.

Choqué et légèrement blessé au genou, M. Préaux a indiqué avoir porté plainte pour "vol, dégradation et violences". "J'ai également prévenu mes collègues des musées (consacrés à Jeanne d'Arc) d'Orléans, Domrémy et Chinon pour qu'ils fassent attention" à ne pas être la cible de ce visiteur indésirable, a-t-il précisé à un correspondant de l'AFP.

Ironie de l'histoire, la statue de celle qui s'est évertuée à "bouter les Anglais hors de France" a été provisoirement coiffée d'une tête... de jeune Anglaise, empruntée à un autre mannequin du musée par la direction qui souhaitait éviter de choquer les visiteurs en laissant le corps décapité.



dimanche 23 mars 2008, a 09:16
La grande Babylone revisitée.

Vendredi s'ouvre au Louvre la première exposition jamais organisée sur la ville née il y a cinq mille ans au cœur de l'actuelle Irak. Une fascinante plongée aux sources de notre culture.


Bienvenue dans la mère, fascinante et effrayante, de toutes les villes. Remontez aux sources les plus anciennes de notre culture. Baignez-vous dans ce Tigre et cet Euphrate, les deux artères nourricières de cette Mésopotamie d'il y a trois mille ans avant notre ère. «C'est là qu'ont puisé les Israélites auteurs de la Bible et les anciens Grecs, créateurs de notre pensée», affirmait Jean Bottéro, grand spécialiste des religions sémitiques anciennes, décédé en décembre dernier. Au Louvre, une de ses élèves, Béatrice André-Salvini, conservateur général en charge du département des antiquités orientales, lui rend hommage en organisant, avec Sébastien Allard, conservateur au département des peintures, la toute première exposition sur Babylone, son histoire et sa légende.

On peut se demander qui des deux est la plus belle tant l'évocation en 400 œuvres d'une grande diversité, issues des collections de treize pays, est grandiose. À l'image du péplum démentiel Intolerance, chef-d'œuvre prophétique aux 15 000 figurants (terminé juste avant la Première Guerre mondiale !) de D. W. Griffith dont des extraits figurant la chute de Babylone, bouclent la visite. Entre les évocations artistiques et les vestiges archéologiques, l'exposition tisse des liens.

«Nous prétendons que Babylone est elle-même à l'origine de sa légende. Pour la sacraliser, ses propres chroniques font remonter son origine au temps des héros», résume la commissaire principale. Ainsi, la vaste partie archéologique ménage une grande place aux tablettes d'argile couvertes de cette écriture cunéiforme utile non seulement aux conteurs, mais aussi aux diplomates et aux marchands de jadis de l'Égypte à l'Inde. Elle fut perdue au tout début de notre ère et on ne peut à nouveau la déchiffrer que depuis le siècle dernier.


Les scribes ont littéralement listé leur monde


Les auteurs anonymes, les scribes que l'on voit toujours prosternés, ont raconté leur monde, la vie quotidienne comme le destin, les rêves et les légendes des Babyloniens.

En témoignent par exemple cet extrait d'encyclopédie en 24 volumes ou ce passage minuscule, mais qui en dit tant, car il est antérieur à l'Ancien Testament, sur la déportation des Juifs par Nabuchodonosor II pour la réfection de la tour de Babel. Car cet édifice, qui symbolise plus que tout autre dans notre imaginaire la concorde espérée et la vanité tragique de l'humanité, a bien existé. La confirmation a été apportée lors des premières fouilles scientifiques, menées par les Allemands, à la fin du XIXe siècle.

Si l'on n'a trouvé que ses fondations, en revanche la porte monumentale qui y menait, la porte d'Ishtar, a livré des vestiges grandioses dont quelques fameux panneaux de briques à glaçure, avec dragons et lions sur fond bleu, prêts du Vorderasiatisches Museum de Berlin. Ce lapis-lazuli si frais se retrouve parfois incrusté dans les statuettes. Avec la cornaline rouge n'est-elle pas la couleur des yeux et des dieux ?

La Babylone historique prend fin avec Alexandre le Grand dont le beau visage juvénile prélude à la seconde partie de l'exposition. «Pour son malheur, c'est ce plus grand admirateur de la cité qui a mis fin au palais. Il l'avait démoli pour le reconstruire en plus grand mais la mort l'a arrêté avant, déplore Béatrice André-Salvini. Dès l'Antiquité, il ne reste donc plus rien. Cependant les mythes babyloniens vont prospérer de plus belle, tant dans les manuscrits que dans les tableaux pour symboliser un trop grand orgueil. Déluge, mages, enchanteurs et astrologues «chaldéens », merveilleux jardins suspendus, rois maudits, orgies, prostitution, possessions ou encore adorations d'idoles : «Babylone ressurgit à chaque période de doute pour exprimer la peur de la perte de sens », commente Sébastien Allard. Le Louvre n'évoque pas les Twins Towers du 11 Septembre qui ouvrent ô combien dramatiquement ce IIIe millénaire. Mais l'exposition finit sur une esquisse de 1957 du grand architecte moderne Franck Lloyd Wright. Un rêve inabouti de créer à Bagdad une tour pour Faysal II. Le premier mourut en 1959 tandis que le second était renversé et assassiné. Comme toutes les pièces réunies ici, ce document sonne comme un rappel. Celui de l'effort constant de l'homme de s'élever et de sa prétention, tout aussi constante, de s'y croire parvenu.

mercredi 12 mars 2008, a 16:57
Lazare, le dernier survivant - babyliss vainqueur !

Lazare Ponticelli , le dernier poilu de la Grande guerre, est décédé mercredi à l'âge de 110 ans, a annoncé mercredi l'Elysée, en indiquant qu'un "hommage national" serait rendu "dans les prochains jours" à tous les Français mobilisés pendant ce conflit.

"J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première Guerre mondiale", a déclaré le président Nicolas Sarkozy, dans un communiqué.

"Un hommage national à l'ensemble des Français mobilisés durant la Première Guerre mondiale sera rendu dans les prochains jours", a ajouté le président? à propos du décès du dernier des 8,5 millions de poilus français.

Lazare Ponticelli est décédé mercredi à 12H45 au domicile de sa fille au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), a-t-on précisé au secrétariat d'Etat aux Anciens combattants.

"Je salue l'enfant italien venu à Paris pour gagner sa vie et qui choisit de devenir Français, une première fois en août 1914, lorsque, trichant sur son âge, il s'engagea à 16 ans dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption. Une deuxième fois en 1921, lorsqu'il décida de s'y établir définitivement", a ajouté M. Sarkozy.

Lazare Ponticelli, qui vivait chez sa fille, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement. Mais il avait finalement décidé d'accepter un hommage national "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes", pendant la Première Guerre mondiale.

L'avant-dernier survivant français de la Grande guerre était Louis de Cazenave, mort le 20 janvier dernier, également à l'âge de 110 ans.

lundi 25 février 2008, a 20:55
A fort fort lointain 6 !

Le choix peut paraître cornélien, voire impossible, mais c'est bien entre Hitler, de son vrai nom Adolf Lu Hitler-Marak et Frankenstein Momin que les électeurs du petit Etat du Meghalaya, dans le nord-est de l'Inde, vont devoir se prononcer lors des élections du 3 mars.

"Mes parents ne savaient pas qui était Hitler, ils aimaient peut-être ce nom, mais moi, je ne suis pas un dictateur", assure le moustachu et chauve M. Hitler-Marak, qui n'est pas un débutant en politique.

Malgré un patronyme pour le moins encombrant, il a en effet déjà été élu par le passé et a même occupé les fonctions de ministre des Forêts du Meghalaya, l'un des plus petits Etats indiens, dont le nom signifie dans la langue khasi "la maison des nuages".

Ses 2,3 millions d'habitants, en majorité chrétiens, parlent très peu l'anglais et baptisent parfois leurs enfants de noms dont ils ne connaissent pas souvent l'origine, ou l'histoire.

Ainsi trouve-t-on parmi les 331 candidats en lice pour les 60 sièges à l'assemblée de Shillong lors des élections régionales, outre MM. Hitler et Frankenstein, un certain Zenith Sangma, ou encore Moonlight Pariat, Hilarious Pochen et Billykid Sangma.

"La plupart du temps les gens ne savent pas à quoi un nom réfère. Ils sont juste attirés par sa notoriété", explique David Reid Syiemlieh, professeur d'histoire à l'université North Eastern Hill de Shillong.

Les électeurs quant à eux ne semblent pas s'émouvoir de confier leur sort à des candidats portant un nom parfois de sinistre mémoire, parfois fantaisiste. "Cela ne leur pose pas de problème", explique Geoffrey Kharkongor, un journaliste local. "Les parents peuvent donner à leurs enfants de drôles de prénoms, mais tant que les élus font leur travail, ils n'ont aucun problème", ajoute-t-il.

Frankenstein Momin, instituteur de son état, espère bien quant à lui ne pas faire fuir l'électorat, alors qu'il se présente face à Hilarious Pochen. Baptisé du nom du héros du roman de Mary Shelley, il a déjà été en charge du portefeuille de ministre provincial de l'Education.

Romeo Phira Rani, Darling Wavel Lamare sont également en pleine campagne, tout comme Bison Paslen, H. Britainwar Dan ou encore M. Bombersingh.

Le Meghalaya, dirigé par une coalition conduite par le parti du Congrès, au pouvoir en Inde, est l'un des trois Etats du nord-est du pays appelés aux urnes le 3 mars. Les résultats connus le 7 mars seront suivis, sérieusement et attentivement à New Dehli, notamment par le parti du Congrès, qui pourra en tirer de précieux enseignements sur sa popularité.



mardi 19 février 2008, a 14:50
Du droit des Peuples à disposer d'eux mêmes...

Les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni ont reconnu lundi l'indépendance du Kosovo, et une quinzaine d'autres pays de l'Union européenne sont prêts à le faire, à la grande colère de la Serbie qui a dénoncé devant les Nations unies un danger pour "l'ordre international".

La proclamation d'indépendance de dimanche, accueillie dans l'enthousiame par la population albanaise majoritaire mais rejetée par Belgrade et les Serbes du Kosovo, continue également de susciter le mécontentement de la Russie.

Et la crainte que la reconnaissance du Kosovo n'encourage les séparatismes dans le monde a été exprimée par plusieurs pays européens, membres de l'UE ou non, également par le Canada et en Asie par des pays comme la Chine et le Sri Lanka.

Après la journée historique de la proclamation d'indépendance, fêtée dans les rues de Pristina par des dizaines de milliers de Kosovars, le premier acte du gouvernement du Kosovo lundi a été d'envoyer des demandes de reconnaissance.

Celle de Washington, principal soutien de l'accession du Kosovo à l'indépendance, a été annoncée par la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice.

Les Etats-Unis "reconnaissent aujourd'hui formellement le Kosovo comme un Etat souverain et indépendant", a déclaré dans un communiqué Mme Rice, qui se trouvait en Afrique, où le président George W. Bush effectue une tournée.

Intervenant devant le Conseil de sécurité de l'ONU, le président serbe Boris Tadic a mis en garde lundi contre un précédent dangereux qui causera "des dommages irréparables à l'ordre international".

"Il y a des dizaines d'autres +Kosovos+ à travers le monde qui attendent que l'acte de sécession de celui-ci devienne réalité... "Je vous avertis très sérieusement du danger d'escalade de nombreux conflits existants, du réveil de conflits dormants et de l'instigation de nouveaux conflits", a-t-il fustigé.

Le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica a annoncé que Belgrade avait ordonné à son ambassadeur à Washington de quitter les Etats-Unis. La même mesure a été prise contre tous les pays qui ont reconnu le Kosovo.

Le Parlement serbe a "annulé" par un vote à l'unanimité la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo, déclarant qu'elle violait l'intégrité et la souveraineté de la Serbie.

Dans la soirée, la France, la Grande-Bretagne et la Turquie ont reconnu le nouvel Etat.

Le président Nicolas Sarkozy a reconnu le Kosovo "comme un Etat libre et indépendant" dans un courrier adressé à son homologue de Pristina Fatmir Sejdiu.

Auparavant, à Bruxelles, après une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Italie avaient annoncé, de manière coordonnée, leur intention de reconnaître l'indépendance.

D'autres pays de l'UE ont fait de même, soit un total d'une vingtaine.

Mais au moins cinq pays de l'UE ne sont pas disposés à reconnaître le Kosovo, au moins dans l'immédiat: l'Espagne, Chypre, la Grèce, la Slovaquie et la Roumanie.

La Bulgarie, qui comptait auparavant parmi les opposants, envisage à présent une reconnaissance dans quelques semaines.

En revanche, Chypre a haussé le ton. L'indépendance du Kosovo est "juridiquement nulle", constitue "une violation de l'intégrité territoriale" de la Serbie, et Chypre ne la reconnaîtra "jamais", a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Erato Kozakou-Marcoullis.

La Roumanie a également réitéré son hostilité. La proclamation kosovare est un acte "illégal" et Bucarest "ne reconnaîtra pas le Kosovo", a dit le président roumain, Traian Basescu.

Le Premier ministre Ivo Sanader a indiqué que la Croatie, qui négocie depuis 2005 son adhésion à l'UE, suivrait la décision de la majorité des pays de l'Union.

Le Monténégro a annoncé qu'il ne reconnaîtrait pas le Kosovo dans l'immédiat.

Le Canada pays qui a fait face à deux referendums sur l'indépendance du Québec, a annoncé "évaluer" la situation.

Selon des sources diplomatiques à l'ONU, la Russie est mécontente de la position de neutralité prise sur le dossier du Kosovo par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

L'indépendance du Kosovo a également été reconnue par l'Albanie, l'Afghanistan et l'Organisation de la conférence islamique (OCI). En revanche, la Géorgie, alliée fidèle des Etats-Unis qui a sur son territoire deux républiques séparatistes pro-russes, a laissé entendre qu'elle ne reconnaîtrait pas le nouvel Etat.

Dans la soirée, des diplomates de plusieurs pays à Pristina sont venus à la présidence du Kosovo présenter leurs lettres d'accréditation.

A Belgrade, plus de 5.000 personnes ont manifesté contre l'indépendance du Kosovo.

Des manifestations ont eu lieu dans des localités du Kosovo à majorité serbe. "Le Kosovo est la Serbie pour toujours", ont crié les manifestants à Kosovska Mitrovica, dans le nord.

Une explosion s'est produite dans la soirée dans la même ville, près d'un bâtiment utilisé par la police de l'ONU et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Il n'y a pas eu de victimes.

La colère des Serbes s'est aussi exprimée à Banja Luka, capitale des Serbes de Bosnie, où plusieurs milliers de jeunes ont manifesté.

vendredi 01 février 2008, a 20:29
10 000 before Christ

Sortie en mars 2008 : le péplum d'un genre nouveau !



jeudi 10 janvier 2008, a 18:59
Symbole or not symbole ?

Faut-il enlever les départements des plaques d'immatriculation

Dans un an, le 1er janvier 2009, les véhicules neufs se verront attribuer un numéro à vie. La mention du département ne sera plus que facultative. Dans ce cas, elle n'apparaîtra plus que sur le côté de la plaque. Une réforme dictée par l'Union Européenne, qui souhaite harmoniser les plaques sur l'ensemble du continent. Plusieurs départements crient au scandale et à l'uniformisation culturelle forcée. Qu'en pensez-vous ? Donnez votre avis.

Autre question, pour l'image de la Franche Comté, vous préférez le symbole du Conseil Régional ? La Franche Comté bleue prise entre les machoires de la France rouge ? Ou le lion Comtois ?

mardi 06 novembre 2007, a 10:02
Miroir, miroir, qui est le plus beau ?

Toutankhamon: l'enfant-pharaon dévoile son visage pour la première fois

Le visage de Toutankhamon, l'enfant-pharaon au célèbre trésor funèbre, a été révélé dimanche au public pour la première fois depuis sa mort il y a plus de 3.000 ans.

La momie du pharaon a été déplacée du sarcophage où elle reposait, dans sa tombe, et déposée non loin de là dans une vitrine en plexiglas disposant d'un système de contrôle d'humidité et de température pour la protéger des aléas climatiques et des bactéries apportées par les visiteurs.

Le corps a été entièrement enroulé de bandes de lin, ne laissant apparaître que le visage du pharaon que seule une poignée d'experts avait pu apercevoir jusqu'à présent.

Proclamé pharaon à l'âge de neuf ans, Toutankhamon a été rendu célèbre par son trésor funéraire rutilant d'or, notamment le masque de la momie pesant onze kilos en or massif incrusté de lapis-lazulis et de pierres semi-précieuses découvert par le Britannique Howard Carter en 1922.Des centaines de visiteurs pénètrent chaque jour dans la tombe située dans la Vallée des Rois sur la rive ouest du Nil à Louxor (Haute-Egypte) apportant avec eux bactéries, humidité et autres facteurs néfastes à la dépouille royale.

"Ce que vous allez voir est un très beau visage", a déclaré aux journalistes Moustafa Wazary, directeur de la Valée des Rois avant le déplacement de la momie. "C'est un beau garçon, avec un joli sourire et des dents proéminentes".

"La momie était menacée d'être réduite en poudre en raison de l'augmentation du taux d'humidité dû aux visiteurs", a affirmé le secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes, Zahi Hawass."La momie avait déjà été endommagée par Howard Carter, qui a utilisé des outils aiguisés pour extirper le masque en or", a indiqué le ministre égyptien de la Culture Farouk Hosni.

Selon M. Hosni, Howard Carter a aussi endommagé la momie en "l'exposant pendant de longues heures aux rayons brûlants du soleil" de cette région où la température atteint souvent les 49 degrés à l'ombre.Un visage en silicone de Toutankhamon avait été reconstitué par des spécialistes égyptiens, français et américains en 2005.

Les spécialistes égyptiens, en consultation avec des homologues suisses et italiens, avaient alors conclu que la mort du jeune pharaon, décédé à l'âge de 19 ans, était due à une blessure à la jambe gauche, qui s'est rapidement gangrenée. Ils ont récusé l'hypothèse selon laquelle Toutankhamon avait été tué par un coup reçu sur la nuque.

Lors de la découverte de la tombe de Toutankhamon, le pharaon était enseveli dans trois cercueils gigognes, dont un en or massif.En 2005, les experts avaient aussi passé la momie au scanner et une équipe de radiologues avait réalisé la première image numérique de synthèse du visage du jeune roi.

Pour la première fois, les experts ont pu tracer les traits du visage du pharaon avec une grande précision, à partir de 17.000 clichés.Toutankhamon a régné dix ans sur l'Egypte il y a 3.300 ans. Il est considéré comme le 12e pharaon de la XVIIIe dynastie d'Egypte.

La thèse de son assassinat a été fondée sur le fait qu'il avait été le dernier pharaon de sa dynastie.

Lui a succédé pendant quatre ans le grand prêtre Aye, puis le chef militaire Horemheb. Après 26 ans de règne, ce dernier a cédé le pouvoir à son vizir Ramsès, fondateur de la XIXème dynastie.
 

dimanche 04 novembre 2007, a 12:00
Le nain Portkwoi

Le panthéon des savants-fous

Laurent Suply (lefigaro.fr). Publié le 02 novembre 2007

Un historien de la science a recensé les expériences les plus étranges de l’histoire. Florilège.

  Il y a un mois, le jury des IgNobel, prix décerné aux projets scientifiques farfelus, récompensait des études sur « les effets secondaires de l'ingestion de sabre » ou « le décalage horaire chez le hamster ». Des sujets étonnants, mais rien en comparaison des expériences que l’historien de la science Alex Boese a rassemblé dans son livre « Des éléphants sous acide », qui sort ce mois-ci dans les librairies anglo-saxonnes. 300 pages durant, l’auteur détaille des expériences qui vont du comique à l’effrayant.
  Des éléphants sous LSD. Cette expérience menée en 1962 aux Etats-Unis donne son titre à l’ouvrage. Des chercheurs injectent 297 milligrammes de LSD (3.000 fois la dose « classique » pour un humain) à un pachyderme nommé Tusko pour provoquer chez lui le « musth », état d’excitation proche du rut. Las, après quelques furieux barrissements, l’animal tombe raide mort. S’ensuit une controverse sur les causes de cette mort tragique : le LSD lui-même, la dose administrée, ou même les médicaments donnés pour tenter de ranimer Tusko. Un chercheur a par la suite donné la même dose par voie orale. Les animaux semblent avoir vu quelques éléphants roses et ont émis des bruits étranges, mais sont redevenu normaux après quelques heures.
  D’autres animaux ont été les sujets d’expériences aussi étranges. En 1963, un chercheur américain a implanté une puce dans le cerveau d’un taureau de corrida, pour le stopper net en pleine charge avec une télécommande. Une autre équipe a travaillé sur la sexualité des dindes. Ils ont débité morceau par morceau une femelle, jaugeant l’intérêt du mâle situé en face au cours de la procédure. Et celui-ci n’est pas des plus regardants. Le dragueur invétéré tente encore de faire la cour à la tête d’une femelle plantée au bout d’une pique…
  Des apprentis Frankenstein. Autre grand classique de la science : le mécano organique. Le Russe Vladimir Demikhov s’était ainsi fait une spécialité de créer… des chiens à deux têtes, assemblant vingt « modèles » en quinze ans. D’autres s’évertuaient à maintenir en vie des têtes de chiens sans corps. Un soviétique a cherché pendant des années à créer un hybride singe-humain, tentant des inséminations artificielles sur des guenons, ou passant des appels à volontaires pour porter l’enfant d’un orang-outan. Un Américain a riposté en greffant la tête d’un singe sur le corps d’un autre primate. L’animal a survécu un peu plus d’un jour.
  70 % de bourreaux ? Cette célèbre expérience des années 60 est certainement la plus effrayante des annales. Des cobayes, croyant avoir affaire à une étude sur l’importance de la punition dans l’apprentissage, ont devant eux un volontaire (en fait un acteur) assis sur une chaise électrique. Les cobayes doivent administrer des décharges de plus en plus fortes à mesure que l’acteur accumule les mauvaises réponses. Quand ce dernier commence à crier, ils hésitent. Mais Stanley Milgram, le directeur du programme leur assure calmement qu’il faut « suivre le protocole » pour le bien de l’expérience. Et ils le font ! 70% d’entre eux poussent même consciemment le voltage jusqu’à des doses mortelles malgré les cris d’agonies de l’acteur. Ce qui fera dire à Milgram qu’au cas où les USA souhaiteraient installer des camps de concentration, il n’y aurait pas de pénurie de kapos…. Ce test morbide a été reconstitué dans « I comme Icare » avec Yves Montand.

Plus tard, une équipe a voulu vérifier ce résultat en procédant à la même expérience, mais cette fois sur un chien, tout sauf volontaire. 20 étudiants sur 26 ont poussé le voltage au maximum. Un test précurseur en la matière a été mené en 1924 pour étudier les expressions faciales du dégoût. Odeur d’ammoniaque, images pornographiques, immersion des mains dans un bocal plein de grenouille et même… décapitation d’un rat. Les traits du visage des cobayes n’ont rien donné, mais là encore, deux-tiers d’entre eux ont accepté de trancher la tête des animaux. Dans le même ordre d’idée, l’expérience de la fausse prison de Stanford a montré comment transformer des jeunes hommes bien sous tout rapport en matons sadiques et en prisonnier ultra-violents en quelques jours.



dimanche 04 novembre 2007, a 11:52
Tellemant contante...

Le Québec a peur de perdre son âme

Le Figaro. De notre envoyé spécial à Saint-Hyacinthe JEAN-LOUIS TURLIN.
 
Depuis septembre, une commission gouvernementale conduit une vaste consultation populaire sur les "accommodements" ethnoculturels et religieux consentis aux minorités issues de l'immigration. Au cours de cette "thérapie collective", certaines interventions marquées par l'ignorance et la xénophobie choquent. Elles ont incité plus de 200 Québécois "de souche" à signer et mettre en ligne cette semaine une lettre ouverte "contre l'intolérance", tandis que le premier ministre s'inquiète "pour la réputation internationale" de la province francophone canadienne.   « RÉAFFIRMONS la primauté du caractère français et catholique du Québec. » « J'ai peur qu'on ne protège pas assez ma langue, ma culture et mes droits. » « Si l'on avait une identité forte, on n'aurait pas peur d'accueillir des étrangers. » Trois phrases de trois intervenants différents, dans un débat de deux heures, illustrent l'image chancelante que le miroir de l'immigration renvoie à une société québécoise tiraillée entre ses besoins démographiques et les « accommodements » que lui impose l'accueil de minorités porteuses de cultures et de traditions « étrangères » dans tous les sens du terme. « Certains prêtent aux immigrants l'intention de nous changer, ce qui souligne notre propre sentiment de faiblesse ; mais pour d'autres, nous avons une identité assez forte et les immigrants ne demandent qu'à s'intégrer », résume en conclusion le philosophe Charles Taylor qui, avec l'historien et sociologue Gérard Bouchard - le frère de l'ancien premier ministre québécois Lucien Bouchard -, préside la commission de consultation sur les pratiques d'accommodement liées aux différences culturelles. Avant de remettre leur rapport au gouvernement le printemps prochain, les deux hommes ont voulu donner la parole au peuple autant qu'aux experts.
  Depuis le mois de septembre et jusqu'à la fin de novembre, une vingtaine de journées d'information ont été organisées dans seize régions du Québec pour prendre le pouls de l'opinion à la faveur de présentations de mémoires ou de témoignages, suivies de forums populaires. Le débat public de Saint-Hyacinthe, une grosse agglomération rurale à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Montréal, n'avait attiré qu'une centaine de personnes, mais dans les zones urbaines, des salles de trois cents places se sont avérées trop petites.
  La présence continue des chaînes de télévision et de radio encourage indéniablement la participation du public. « Les travaux d'une autre commission gouvernementale, sur les aînés (seniors) sont loin d'être aussi suivis », commente le porte-parole Sylvain Leclerc. Selon lui, il faut remonter aux débats sur la souveraineté ou la loi sur la langue pour retrouver le même engouement populaire. Mais celui-ci répond aussi au besoin, pressenti par les deux coprésidents de la commission sur les accommodements, d'évacuer « une part importante de non-dits, faite de désaccords, de malaises, d'insatisfactions, sinon de frustrations ».
  Des frustrations qui ont débordé le 27 janvier dernier à Hérouxville, et convaincu le premier ministre, Jean Charest, de créer la commission Bouchard-Taylor un mois plus tard. La municipalité de ce village de 1 300 habitants a adopté un « code de conduite » à l'intention des immigrants, interdisant le port de la burqa et l'excision, mais aussi la lapidation et l'immolation par le feu ! Par prévention sans doute. Mais aussi par réaction à des accommodements jugés déraisonnables : la Cour suprême du Canada n'a-t-elle pas autorisé un jeune sikh à porter à l'école son kirpan (petit poignard), alors qu'elle l'interdit dans ses propres locaux ? « À quoi servent nos politiciens si le pouvoir est transféré aux tribunaux ? », a-t-on entendu à Saint-Hyacinthe.
  L'identité québécoise n'est sans doute pas menacée par la légalisation du turban dans la police montée, qui est fédérale. Mais elle ne se reconnaît pas dans l'octroi de lavabos spéciaux pour les ablutions dans les écoles, les services séparés pour hommes et femmes, voire la possibilité de voter, récemment accordée à deux musulmanes, le visage entièrement voilé : « Me donnerait-on le même droit si je portais un passe-montagne ? », s'est indigné un Québécois de pure souche à Saint-Hyacinthe.
  Sans attendre les recommandations de la commission Bouchard-Taylor, le premier ministre Charest vient d'annoncer son intention d'amender la Charte québécoise des droits de la personne pour stipuler la primauté de l'égalité des hommes et des femmes sur la liberté de religion - primauté déjà reconnue dans la charte canadienne. Opportuniste ou non, le geste traduit l'inquiétude de l'opinion. Paradoxalement, les « accommodements » en faveur des minorités religieuses ont ranimé la flamme catholique des Québécois au moment où ils l'avaient consignée à la sphère privée. Des parents déplorent la « déchristianisation » des écoles.
  Pourquoi tolérer le port du voile dans les espaces publics où l'on fait disparaître les crucifix et les sapins de Noël ? Du coup, quatre décennies après la « révolution tranquille », c'est la place de la religion dans la société qui revient au coeur du débat. C'est ainsi que l'on redécouvre l'un des deux piliers du sentiment identitaire québécois. « La langue française et le catholicisme font partie de notre patrimoine, dont nous devrions être fiers, et le meilleur moyen d'intégrer les immigrants, c'est de leur enseigner notre histoire », estime Onil Perrier, fondateur de la Maison nationale des patriotes à Saint-Denis.
  « Le vieux fonds catholique ressort », commente Pierre Chassat, un ancien directeur d'école, lui-même croyant et pratiquant mais partisan d'une « laïcité intégrale » : « J'ai vu dans mon temps une commission scolaire de recrutement rejeter la candidature d'un professeur qui n'avait pas de religion déclarée ! Nous avons trop longtemps souffert de l'emprise de l'Église pour regretter de l'avoir remise à sa place. Ne plus accorder de privilèges à une religion devrait nous permettre de les refuser aux autres. »
  Daniel Moreau, prêtre et président d'une association de scouts, se félicite lui aussi de la déconfessionnalisation des écoles mais se prononce pour une « laïcité ouverte » où les paroisses et l'État travaillent en « partenariat » dans le cadre d'une « autonomie réciproque » : « On ne peut pas exclure les communautés religieuses de l'espace public. Le sous-sol de mon église accueille des réfugiés afghans. L'Église est présente dans le tissu social. »
  Multiculturalisme à l'anglo-saxonne ou laïcité à la française ? Coincé entre deux modèles culturels, le Québec cherche une troisième voie. À peine affranchi de la tutelle de l'Église catholique, l'État provincial se demande jusqu'où aller dans la tolérance du recours aux « accommodements raisonnables », c'est-à-dire aux dérogations, sans « contrainte excessive » pour la communauté, à une règle dont l'application lèse un citoyen dans l'exercice de ses libertés individuelles, religieuses et autres.
  Cette disposition destinée à lutter contre toute discrimination dite indirecte, reconnue depuis 1985 par la Cour suprême du Canada dans le droit fil de l'exemple du voisin américain, n'exclut pas la procédure amiable dite de « l'arrangement concerté ». Le directeur d'un centre sportif de Montréal a ainsi accepté d'opacifier les baies vitrées d'une salle donnant sur une école juive orthodoxe, pour épargner aux élèves la vue de femmes en tenue légère. Mais l'affaire a relancé la polémique sur la cohabitation culturelle et l'incompatibilité des moeurs. La commission Bouchard-Taylor s'est fixé pour objectif de définir un « cadre de référence » permettant aux 7,6 millions de Québécois actuels, sans perdre leurs repères identitaires, de s'adapter au nouveau visage d'une immigration qui compense à peine la dénatalité, et dans laquelle les populations non chrétiennes représentent 11 % des 46 000 nouveaux arrivants annuels.

dimanche 04 novembre 2007, a 11:48
Renaissance

A Berlin, un centre de documentation sort de terre sur l'ancien QG de la terreur nazie

LE MONDE | 03.11.07 

Après plus de vingt ans de controverses, les travaux de construction d'un centre de documentation sur l'appareil de terreur du régime nazi ont démarré, vendredi 2 novembre, à Berlin.

A l'endroit où la Gestapo, la police secrète du régime nazi, les SS et les services de renseignement avaient installé leur quartier général, un bâtiment rectangulaire aux façades de verre et de métal, qui accueillera une exposition permanente, doit voir le jour d'ici à 2009. Sur 3 500 mètres carrés, le centre mettra l'accent sur la dimension européenne des crimes nazis et sur les poursuites judiciaires engagées après guerre contre les membres de la SS ou de la Gestapo. L'inauguration est prévue en mai 2010, au moment de la célébration du 65e anniversaire de la fin de la guerre.


L'édifice "ne sera pas un mémorial, mais un lieu d'information sur les coupables", souligne Andreas Nachama, directeur de la fondation "Topographie de la terreur" à l'origine de ce projet. Pour cela, l'architecte Ursula Wilms a privilégié un format très sobre qui "s'abstient de mettre en scène l'endroit". La presse allemande a, quant à elle, fustigé le manque d'originalité du concept.

RUINES

Aujourd'hui, l'ancien quartier de la terreur n'est plus qu'un terrain vague situé à proximité de la Potsdamer Platz. Il accueille une exposition en plein air sur les crimes perpétrés par les organes de police et de sécurité nazis. Très endommagé par les bombardements aériens, l'endroit avait sombré dans l'oubli après la guerre, avant d'être redécouvert à la fin des années 1970.

A l'époque, des associations de victimes du nazisme et de défense des droits des citoyens militent pour que la dimension historique du site soit reconnue. En 1983, la mairie de Berlin lance un concours d'architectes pour réaménager le lieu. Le premier prix est remporté par un architecte berlinois. Pour autant, la mairie ne donne pas suite au projet. Quelques années plus tard, en 1987, à l'occasion du 750e anniversaire de la ville de Berlin, le site est ouvert pour la première fois au public et une exposition retrace l'histoire de l'appareil de répression du IIIe Reich et la planification des crimes nazis. Depuis 1997, cette exposition, qui devait rester transitoire, est installée dans les ruines mises au jour sur le terrain vague. Près de 400 000 visiteurs s'y rendent chaque année.

En parallèle, l'idée de construire un centre de documentation a fait son chemin. Un contrat a été signé avec l'architecte suisse Peter Zumthor, qui commence les travaux en 1997. Mais le projet devient un fiasco financier et politique. Constatant que les coûts sont beaucoup plus élevés que prévu - 38 millions d'euros au lieu de 19 millions -, l'Etat fédéral et la région de Berlin arrêtent le chantier en 2004. Après un nouveau concours d'architectes en 2005, le projet de la Berlinoise Ursula Wilms est retenu. Le montant des travaux est estimé à 24 millions d'euros, une somme partagée entre l'État fédéral et la région.


vendredi 02 novembre 2007, a 11:13
Vendredi 2 Novembre : jour des Morts bis

Hiroshima : le pilote qui a largué la bombe est mort

L.D. (lefigaro.fr) avec AP et AFP.  Publié le 01 novembre 2007 

Paul Warfield Tibbets, décédé jeudi à l’âge de 92 ans, n’avait jamais exprimé de regrets.

  Le pilote qui avait largué la bombe sur Hiroshima, est mort jeudi, à l’âge de 92 ans. Il s’appelait Paul Warfield Tibbets Jr. Le 6 août 1945, il avait largué une bombe atomique qui entraîna la mort de quelque 100 000 personnes et en blessa beaucoup d’autres. C’était la première fois qu’une bombe atomique était utilisée en temps de guerre. 
  Il n’a jamais exprimé de regrets : « Nous n’étions pas indifférents, mais il fallait passer outre cela. Nous savions que cela allait tuer des gens, mais ma priorité était de faire le meilleur travail possible pour mettre fin à la guerre le plus vite possible ». « Je dors bien toutes les nuits, avait-il ajouté. Il s’agissait, à ses yeux, de faire son «devoir patriotique». Il n’avait que trente ans lorsqu’il décolla avec ses onze membres d’équipage d’une base américaine, avec son bombardier Enola Gay, du nom de sa mère. 
  Il est décédé à Columbus, dans l'Ohio. Il souffrait de nombreux problèmes de santé, son état s'était détérioré ces deux derniers mois. Avant son décès, il a fait savoir qu’il ne voulait ni funérailles ni pierre tombale, par peur de déclencher des manifestations de protestations.



jeudi 01 novembre 2007, a 12:10
La mémoire dans la peau

  Sous l'œil ému d'anciens combattants antifranquistes présents dans les tribunes, les députés espagnols ont approuvé, mercredi 31 octobre, ce qui demeurera comme l'une des lois les plus conflictuelles de la législature socialiste qui s'achèvera en décembre. Surnommé "loi sur la mémoire historique", le texte – le premier du genre en Espagne – a pour objet la "réparation morale" et le rétablissement public de la mémoire des victimes de persécutions politiques, idéologiques ou religieuses durant la Guerre civile et la dictature de Francisco Franco.


La généalogie sinueuse de ce texte illustre la mémoire politique tourmentée de l'Espagne. A l'origine, on trouve les revendications d'associations de descendants de républicains. Souvent animées par la génération des petits-enfants, ces associations ont entrepris de retrouver les corps d'aïeux fusillés sommairement par les insurgés nationalistes, et qui avaient été enterrés à la va-vite, dans des fosses communes dont on a aujourd'hui perdu la localisation exacte.

Privés de tout soutien public, s'appuyant sur le seul volontariat, ces pionniers ont, depuis 2000, retrouvé puis donné une sépulture digne de ce nom à un millier de fusillés. Plusieurs dizaines de milliers sont encore éparpillées là où ils sont tombés.

José Luis Rodriguez Zapatero, dont le grand-père, capitaine, a été fusillé pour être demeuré fidèle à la République, avait promis une loi qui, au-delà de la question des exhumations, rétablisse en droits et en reconnaissance publique la mémoire des victimes du franquisme, bannie sous Franco et "oubliée", au bénéfice de l'apaisement, par l'Espagne démocratique. Le texte initial qu'avait rédigé le gouvernement avait cependant fait bondir les tenants de ce mouvement pour le "rétablissement de la mémoire". Ne voulant pas être accusé d'esprit de revanche ou de vouloir raviver les querelles officiellement enterrées, il avait pris soin de traiter sur le même plan les victimes des deux camps, républicain et nationaliste.

Ce faisant, les socialistes s'étaient retrouvés isolés. Les conservateurs du Parti populaire (PP) ont accusé le gouvernement de vouloir diviser les Espagnols. A gauche, les écolo-communistes et les républicains catalans se sont sentis trompés par un texte très largement en dessous de leurs attentes. Et les nationalistes basques et catalans, alliés potentiels, avaient chacun à redire au projet. Bref, le gouvernement n'avait pas de quoi le faire adopter par le Congrès des députés, où les socialistes n'ont qu'une majorité relative.
 
"SECONDE MORT"


Il a fallu plus d'un an de négociations pour ciseler un texte acceptable par une majorité. A l'initiative des écolo-communistes, le projet de loi s'est enrichi d'une condamnation officielle du régime franquiste. Mais ce petit parti n'a pas obtenu l'annulation des jugements sommaires prononcés par les tribunaux militaires qui ont été à l'origine de quelque 50000 exécutions. En revanche, les écolo-communistes ont obtenu que le projet de loi proclame "l'illégitimité" de ces tribunaux et des jugements prononcés "pour des motifs politiques, idéologiques ou de croyances religieuses". A leurs yeux, cette disposition ouvre la porte à une annulation des jugements par les tribunaux actuels.

Les administrations centrales et locales devront favoriser la suppression des plaques, monuments, symboles liés au franquisme, encore présents dans de nombreuses communes. Mais un amendement de dernière heure permet à l'Eglise, dont les lieux de culte comportent très souvent des hommages à ceux qui sont "tombés pour Dieu et pour l'Espagne", d'échapper à cette obligation. L'Etat et les collectivités locales devront aider à la localisation des fosses où sont enterrés les fusillés.

Le PP a voté contre le texte qui, selon lui, "rompt l'héritage qui a permis la transition [démocratique]" et tombe "dans la même erreur que le franquisme" en voulant "imposer une mémoire unique et officielle". En revanche, il s'est prononcé en faveur d'une disposition qui interdit l'exaltation du franquisme. Pour des raisons strictement inverses à celles du PP, les républicains indépendantistes catalans ont aussi voté contre le texte dont la mollesse, selon eux, "condamne les victimes du franquisme à une seconde mort". Tous les autres groupes ont voté pour.

dimanche 30 septembre 2007, a 10:44
Tempus fugit

Vente aux enchères d'un millier de pièces du Concorde à Toulouse

Un millier de pièces de collection du supersonique Concorde, des masques à oxygène aux machmètres, seront vendus aux enchères à Toulouse de vendredi à lundi.
Ces 835 lots, dont la mise à prix s'échelonne de 20 à 3.000 euros environ, comptent une importante quantité d'instruments de bord, des éléments de l'aménagement commercial, des pièces de structure design, ainsi que des photographies et maquettes dédicacées par l'équipage du premier vol.Les pièces les plus convoitées, un machmètre et un train d'atterrissage d'1,2 tonne, seront vendues samedi avec d'autres lots comme un siège de toilettes, une porte de soute ou un micro.
De nombreux collectionneurs français et étrangers sont attendus à cette vente exceptionnelle qui se déroulera à la Halle aux grains, ouverte à tous et gratuite.Pour ceux qui ne pourraient acquérir une pièce de leur choix du Concorde, un petit morceau du supersonique (boulon, rivet, bague, raccord ou collier) est offert avec le catalogue de ces enchères vendu sur le lieu de la vente.
Ce stock est la propriété d'Airbus (ex-Aerospatiale), qui l'a cédé à l'association toulousaine Aérothèque, association gérant le patrimoine historique des usines aéronautiques de la Ville rose.Cette vente permettra de financer Aéroscopia, un parc aéronautique qui ouvrira en 2010 dans l'agglomération toulousaine.
Concorde a été fabriqué à 20 exemplaires, dont six pour le développement et 14 pour les vols commerciaux. La plupart d'entre eux sont aujourd'hui exposés dans des musées aéronautiques ou des aéroports.  

samedi 25 août 2007, a 10:06
Famille Adams

Russie: découverte d'os pouvant être ceux de deux enfants du dernier tsar
La Russie vient d'ouvrir une enquête après la découverte dans l'Oural des ossements d'un enfant et d'une jeune femme qui pourraient être ceux de deux enfants du dernier tsar de Russie Nicolas II, tué avec sa famille par les bolcheviques en 1918, a annoncé le parquet général.

Des fouilles menées en juillet 2007 dans les environs d'Ekaterinbourg (Oural) "ont permis de retrouver les fragments de deux corps humains portant des marques de mort violente", a annoncé le parquet dans un communiqué.

"Selon des informations préliminaires, ces restes sont ceux d'un enfant de 10-14 ans et d'une jeune femme d'une vingtaine d'années", a précisé le parquet général.

Leur identification se fera au laboratoire médico-légal de la région de Sverdlovsk (Oural), indique le communiqué.En juillet 1993, les chercheurs du laboratoire d'Aldermaston (ouest de Londres) s'étaient dits "certains à 99%" que des ossements découverts deux ans auparavant dans une forêt proche d'Ekaterinbourg étaient bien ceux du tsar Nicolas II, de son épouse Alexandra et de trois de leurs filles.Ces conclusions, contestées depuis, laissaient planer le doute sur le sort d'une des filles et du jeune Alexeï.

"La version selon laquelle les restes découverts appartiennent au tsarévitch Alexeï Nikolaevitch Romanov et à la princesse Maria Nikolaevna Romanova, tués par balle dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 est celle qui est actuellement étudiée", a précisé vendredi le parquet.
A la suite de cette découverte, le parquet général a rouvert l'enquête menée "sur la base de la découverte en 1991 d'ossements de la famille impériale", a annoncé le parquet.Le 29 juillet dans une fosse d'une profondeur allant jusqu'à 60 cm, ont été découverts des dents, des fragments de boîte crânienne, d'os du bassin, d'os tubulaires de deux personnes, a précisé la même source.
Trois balles, une partie d'un récipient en céramique, une grande quantité de charbon de bois et de petits bouts de tissu osseux carbonisés, ont aussi été trouvés. Les fragments de boîte crânienne portaient des traumatismes ressemblant à première vue à des impacts de balles, a ajouté le parquet.Des morceaux de céramique similaires avaient été découverts en 1991, selon le quotidien Izvestia.
Sur les onze personnes tuées (sept membres de la famille impériale, le médecin et trois domestiques), neuf corps ont été aspergés de vitriol contenu dans ces récipients pour être défigurés, selon le témoignage jusque récemment gardé secret de Iakov Iourovski qui a dirigé l'exécution, précise le quotidien officiel Rossiïskaïa Gazeta.
Le corps du jeune garçon et d'une des filles avaient été brûlés et les parties non consumées enterrées non loin du lieu où ont été dissimulés les neuf autres cadavres, a indiqué le parquet en citant cet homme.
Les restes trouvés en 1991 avaient été inhumés en juillet 1998 à Saint-Pétersbourg au milieu d'une vive polémique sur leur authenticité. Le dernier tsar de Russie et sa famille ont été canonisés en 2000 par l'Eglise orthodoxe russe.

dimanche 22 juillet 2007, a 08:59
En des temps reculés...

Une inondation catastrophique à l'origine de la Manche

La Grande-Bretagne s'est retrouvée séparée de l'Europe continentale il y a des centaines de milliers d'années à la suite d'une inondation catastrophique due à l'effondrement d'un barrage naturel retenant un lac de montagne, selon une étude parue dans la revue Nature.En analysant une carte en trois dimensions de la Manche, des chercheurs de l'Imperial College de Londres dirigée par Sanjeev Gupta et Jenny Collier ont constaté la présence d'une gigantesque vallée large de dizaines de kilomètres et profonde d'une cinquantaine de mètres creusée dans le fond crayeux de la Manche. Grâce à l'utilisation de sonars, l'équipe a mis en évidence des traits faisant penser à une érosion de grande ampleur causée par le passage brutal, comme un énorme torrent, d'une fabuleuse quantité d'eau.Autrefois, au nord du bassin occupé actuellement par la Manche, dans ce qui est actuellement la partie méridionale de la mer du Nord, se trouvait un lac approvisionné par le Rhin et la Tamise et retenu par une barrière naturelle connue sous le nom de Weal-Artois. La rupture de ce barrage, intervenue il y a entre 450.000 et 200.000 ans, aurait provoqué pendant plusieurs mois le déferlement de grandes quantités d'eau, estimées à un million de m3 par seconde, selon cette étude.Le creusement des terres par ce torrent monstrueux a inondé toute une région, actuellement occupée par la Manche, et a changé le réseau des fleuves de toute cette zone, tels que le Rhin et la Tamise, ajoutent les chercheurs.Par ailleurs, la migration des populations humaines en Europe a pu être affectée par ce phénomène qui aurait créé une barrière infranchissable pour les migrations venant du continent. La première population humaine en Angleterre s'est alors réduite progressivement faute de l'apport de nouveaux arrivants, conduisant à une disparition de l'homme sur l'île pendant quelque 100.000 ans."Cet événement préhistorique, conclut selon Sanjeev Gupta, permet en effet d'expliquer les raisons qui ont amené le Royaume Uni à devenir une île et pourquoi la première occupation humaine de l'Angleterre s'est arrêtée brutalement pendant près de 120.000 ans".  

vendredi 20 juillet 2007, a 09:38
To be or not to be ?

Début du tournage du film "Valkyrie" avec Tom Cruise en Allemagne

Le tournage d'un film avec l'acteur américain Tom Cruise, qui incarne un héros anti-nazi responsable d'un attentat contre Hitler, a commencé jeudi dans la région de Berlin, a-t-on appris auprès d'une des sociétés de production.Le film réalisé par Bryan Singer, l'auteur de "Usual suspects", retracera l'histoire du complot "Valkyrie" ourdi contre Hitler en juillet 1944 par Claus von Stauffenberg et d'autres officiers allemands.
Ce projet a déclenché une polémique en Allemagne en raison de l'appartenance de Tom Cruise à l'Eglise de la Scientologie, officiellement considérée comme une secte, et du refus des autorités à autoriser l'équipe à filmer dans un bâtiment public.Le tournage se déroule en partie dans la région du Dahme-Spreewald, au sud de la capitale, où les sociétés de production américaine United Artists et allemande Babelsberg ont construit dans les bois une réplique du quartier-général militaire de Rastenburg, connu sous le nom de "repère du loup", où Hitler avait échappé à un attentat à la bombe le 20 juillet 1944.Une porte-parole de Babelsberg, Miriam Rönn, s'est toutefois refusée à préciser si le tournage, qui se poursuivra jusqu'au 31 octobre, se déroulait jeudi sur ce lieu.La presse allemande, tenue à l'écart des lieux de tournage par des gardiens de sécurité, a publié ces derniers jours quelques photos d'un avion Junker 52 à la croix gammée, utilisé dans le film, survolant à basse altitude la banlieue de Berlin.
Les journaux allemands ont également largement fait écho à la polémique concernant l'acteur américain après les critiques de plusieurs personnalités, dont des hommes politiques, outré qu'un membre connu de la Scientologie incarne l'un des principaux héros allemands anti-nazi.Un porte-parole du ministère des Finances, interrogé par la presse, a toutefois affirmé jeudi que Berlin était "particulièrement content" du fait que la compagnie Babelsberg, récemment encore en difficulté financière, participait à la production du film.Les autorités, a-t-il ajouté, ont accordé tous les permis nécessaires au tournage, à l'exception d'une demande faite pour l'utilisation du Bendlerblock, ancien quartier-général de l'armée nazie à Berlin et aujourd'hui mémorial national à la résistance anti-nazi. Von Stauffenberg et plusieurs autres officiers avaient été fusillés dans la cour du Bendlerblock.Le président du Mémorial de la résistance, Peter Steinbach, avait auparavant pris position contre Tom Cruise, un acteur selon lui "controversé", qui risquait de créer dans l'esprit du public un lien "contradictoire" entre "le courage civique d'un homme qui s'est engagé contre le totalitarisme" et "une quasi-opération scientologue".Le propre fils du héros, Berthold Schenk von Stauffenberg, 72 ans, a également fait part du peu de sympathie que lui inspirait ce projet."Il m'est désagréable qu'un scientologue notoire joue le rôle de mon père", a-t-il déclaré à la presse.

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X-Men 2 Zaccharie (18/01/2009 09:38)

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