Comme vous le savez toutes et tous, ou presque, imposible de
passer au travers du sujet du moment : les évaluation nationales de Cm2 en ce
moment, puis des Ce1 en mai.
Cet après midi, corrigeant des évaluations, je cède au
plaisir de vous donner l'une des plus belles perles trouvées, c'est décidé, je
crois que je vais toutes les coucher sur le papier pour la postérité....
A la question :
Comment se conduit le roi avec la noblesse à Versailles
?
Réponse attendue :
Le roi Louis XIV se méfie des nobles, mais les attire à
Versailles pour les surveiller, les dominer au moyens de fêtes, de banquets, ou
tout simplement par la vie quotidienne dont il est le centre à
Versailles.
Peut être que ma formulation pourrait paraître alambiquée à
mes élèves, mais de là à écrire ce qu'ils écrivent... Je vous laisse lire et
bien sûr rire.
Une recommandation : l'abus de comédie musicale ayant pour
thème le Roi Soleil, Quasimodo ou autre Cléopâtre s'avère nuire grâvement à la
santé intellectuelle on dirait... ;o)
"Il se conduit en noble roi" (version chevaleresque)
"Il se conduit très poli, très gentil"
"Il se la pète, un peu comme un roi" (ma
citation préférée)
"Il se méfie des nobles pour ne pas se faire voler sa place,
il les attire à Versailles pour les surveiller de plus près"
"Il s'en méfie beaucoup"
"Il se conduit bien, les fait profiter des spectacles et il
les surveille" (du pain et des jeux)
"Quand il y a des nobles qui viennent à Versailles, le roi
les divertit avec le théâtre, la musique"
"Il se comporte comme s'il était le chef"
"Il les domine, il en fait des serviteurs"
"Il se conduit comme un président" (en voila un qui a tout
compris à la présidence actuelle ! Un futur spécialiste de la politique ?)
"Il en prenait soin et c'est tout ce qu'il se passait"
"Pas très gentil parce qu'il leur fait croire qu'il les aime
bien, mais non en fait"
Malgré un temps morose, une grosse charge de travail, mes
élèves m'ont bien fait sourire, j'espère qu'il en sera de même pour vous. Ils
sont presque aussi doués que Lady Zbouba, alias Florence Foresti.
Une commission présidée par un historien affirme que le doublement
du nombre de commémorations nationales ces dernières années relève du
clientélisme. Elle propose d'en réduire le nombre de douze à trois.
«Assez de repentance !», avait lâché Nicolas Sarkozy en succédant
l'an dernier à Jacques Chirac. Le rapport de la commission Kaspi
précise, à sa façon, la pensée élyséenne, alors que le président de la
République s'apprête à célébrer mardi le 90e anniversaire de la
victoire de la Grande Guerre dans la Meuse, à Verdun et à Douaumont.
Les conclusions du groupe de travail présidé par l'historien André
Kaspi sont sans appel : «Les commémorations publiques et nationales
sont trop nombreuses.»
On en compte douze aujourd'hui, dont une
moitié instaurée sous Chirac, de la célébration de l'abolition de
l'esclavage (10 Mai), à l'hommage aux morts d'Indochine (8 Juin), en
passant par l'hommage aux Justes de France (16 Juillet), aux harkis
(25 Septembre) et aux morts d'Algérie (5 Décembre). «Il n'est pas sain,
écrivent les membres de la commission Kaspi, qu'en l'espace d'un
demi-siècle le nombre de commémorations ait doublé. Il n'est pas
admissible que la nation cède aux intérêts communautaristes et que l'on
multiplie les journées de repentance pour satisfaire un groupe de
victimes, car ce serait affaiblir la conscience nationale, susciter
d'autres demandes et diluer la portée de commémorations.»
«Une véritable désaffection»
Selon
les rapporteurs, «trop de commémorations revêtent un caractère
spécifique et catégoriel». Ils déplorent même que «le clientélisme ou
le communautarisme mémoriel provoque des revendications nouvelles et
incessantes». La solution préconisée est radicale : ne garder que trois
dates au titre des célébrations nationales : «Le 11 Novembre pour
commémorer les morts du passé et du présent, le 8 Mai pour rappeler la
victoire sur le nazisme et la barbarie, le 14 Juillet qui exalte les
valeurs de la Révolution française.» D'ailleurs, relèvent les auteurs
du rapport, à l'exception de ces trois dates, les cérémonies de
commémorations connaissent «une véritable désaffection». Les autres
dates auront quand même droit à des célébrations officielles . Mais
«elles deviendront des commémorations locales ou régionales» , comme,
dimanche, la célébration de la mort du général de Gaulle, dans de
nombreuses communes. Elles pourront même revêtir un caractère
exceptionnel, à l'instar des cérémonies grandioses du soixantième
anniversaire des débarquements alliés de 1944.
Hier, le
secrétaire d'État à la Défense et aux Anciens Combattants, Jean-Marie
Bockel s'est dit contre «l'inflation mémorielle», mais aussi opposé «à
la remise en cause des commémorations existantes». Le patron des
députés UMP, Jean-François Copé, s'est pour sa part déclaré hostile à
la suppression de ces «rendez-vous nationaux».
Au-delà du
choix des dates, c'est l'organisation même des événements qui sera
revue. «Les cérémonies doivent évoluer, pas pour le bénéfice ou le
plaisir de changer, mais pour toucher un public plus jeune qui n'a pas
connu ce que nous commémorons», indiquait le chef de l'État, le
10 janvier dernier. Son secrétaire d'État aux Anciens Combattants
annonce que les écoles seront davantage associées. Les célébrations
devraient aussi être plus magistrales. Le 11 novembre 2008 donnera le
ton
Devant le château, la clôture dorée qui avait disparu depuis la Révolution a été reconstituée.
Il
aura fallu plusieurs années d'études et deux ans de travaux pour
métamorphoser quinze tonnes de fer pur et 100 000 feuilles d'or en
fleurs de lys, en cornes d'abondance, en masques d'Apollon et en
couronnes. Sans oublier les déliés des L majuscules croisés qui
représentent le chiffre de Louis XIV. Cette dentelle dorée forme la
grille qui ceint désormais la cour royale du château de Versailles.
Plus
précisément, l'enceinte ouvragée, dont le portail central a été dévoilé
hier matin, sépare à nouveau les différentes cours qui mènent à la
demeure du Roi-Soleil. Elle est, en effet, la restitution de la grille
créée dans les années 1680 sous la direction de Jules Hardouin-Mansart
et qui avait disparu pendant la Révolution.
Réorganiser le flux des visiteurs
De
la clôture d'origine, il ne restait rien que deux groupes sculptés, La
Paix et L'Abondance de Tuby et Coysevox. « Mais elle était très bien
documentée, ce qui permettait une restitution fidèle », explique
Frédéric Didier, l'architecte en chef des monuments historiques en
charge du château.
Alors que certains remettaient en cause la
pertinence de sa recréation, il fut décidé de restituer cette grille,
notamment pour permettre à l'établissement de réorganiser le flux de
ses millions de visiteurs. « Et ce grand ouvrage rend toute sa force
symbolique à cet espace devant le château, rappelle Jean-Jacques
Aillagon, le président du domaine. Versailles est la demeure d'un roi
et tout l'ordonnancement visait à démontrer que l'on s'approchait de sa
personne sacrée. » Sertie de cet or, la cour royale retrouve ainsi son
rang de saint des saints.
Réalisée grâce au mécénat du groupe
Monnoyeur, entreprise de services liés au bâtiment et aux travaux
publics, sa restitution a coûté 5 millions d'euros. Elle sera
officiellement inaugurée le 8 juillet et déjà les visiteurs se font
prendre en photo devant ses barreaux étincelants. Mais puisque la
grille restera close, ils emprunteront à partir d'aujourd'hui le nouvel
accès au château. En attendant la réorganisation définitive de
l'accueil à Versailles, un pavillon d'entrée temporaire, tout en verre
et bois, a été bâti sur les plans des architectes Yves Pagès et Benoît
le Thierry d'Ennequin. Il a été réalisé grâce au mécénat de compétence
du groupe Vinci.
La Fundaçao Nacional do Indio (Fondation nationale des Indiens,
Funai) aurait découvert une nouvelle communauté tribale coupée du reste
du monde en Amazonie, à la frontière du Brésil et du Pérou.
La Funai serait parvenue à localiser cette communauté et à la
photographier depuis un planeur, près de la rivière Envira, dans l'Etat
de l'Acre.
Ces Amérindiens seraient apparus près de leurs huttes, le corps
peint en rouge ou noir, brandissant leurs arcs et leurs flêches vers le
planeur de la Funai.
Cette tribu vient rejoindre la centaine de peuplades isolées
recensées par l'ONG Survival International. D'après l'organisation, la
moitié de ces tribus vivent au Brésil ou au Pérou.
Le gouvernement brésilien a expliqué qu'il était important de savoir
précisément où se trouve cette tribu afin d'être capable de protéger le
territoire sur lequel elle vit. Pour Jose Carlos dos Reis Meirelles
Junior, du département brésilien des affaires indiennes, il est
important de montrer que ces Amérindiens existent, car certains en
doutent.
Dos Reis Meirelles a qualifié les menaces dont les Améridiens sont victimes de "crime monumental contre la nature".
Stephen Corry, le directeur de Survival International, qui oeuvre
pour la protection des peuplades isolées, a déclaré que cette
"nouvelle" tribu était en danger. Il a expliqué que si le territoire de
celle-ci venait à disparaître, elle serait menacée d'extinction.
Corry fait référence à la déforestation qui menace l'Amazonie au
Brésil et au Pérou. Outre ce risque écologique majeur, les Amérindiens
sont également menacés par des risques d'épidémies. Coupés du monde,
leur système immunitaire ne supporterait pas les maladies même banales,
de nos contrées.
Un chercheur allemand, l'archéologue Helmut Ziegert, est persuadé
d'avoir découvert les vestiges du palais construit il y a trois
millénaires pour la reine de Saba.
Personnage mythique s'il en
est. L'amie, ou alors l'épouse, à moins que ce ne soit la concubine, du
roi Salomon. La femme qui selon la Bible est venue le voir à Jérusalem
avec des «chameaux chargés d'aromates, d'or en grande quantité et de
pierres précieuses». Qui en a eu un fils, Menelek, dont deux cent
vingt-cinq générations plus tard, Haïlé Sélassié, le dernier empereur
d'Éthiopie emporté en 1974 par la révolution afro-marxiste, s'est
toujours réclamé.
Autant dire que les fouilles du professeur
Ziegert, alerte septuagénaire à la culture encyclopédique, ne laissent
pas indifférent. C'est à Aksum, en Éthiopie, qu'il s'acharne depuis
bientôt quinze ans à coups de pinceau et de spatule.
C'est là,
selon un communiqué de l'Université de Hambourg, qu'il a «découvert le
palais de la reine de Saba, datant du Xe siècle avant Jésus-Christ» .
L'endroit où «pourrait aussi avoir été gardée un temps» la non moins
emblématique Arche d'alliance, mythe fondateur s'il en est du
monothéisme judéo-chrétien. Ce serait le coffre en bois d'acacia,
recouvert d'or, contenant les dix commandements tels que révélés à
Moïse. L'objet de la quête d'Indiana Jones dans les Aventuriers de
l'arche perdue en 1981.
Des restes de sacrifices rituels
Ce
qui a été concrètement trouvé, le 10 janvier dernier, est un fossé d'un
mètre de large, deux mètres de long et un mètre et demi de profondeur.
«Je suis sûr qu'il s'agit du palais de la reine de Saba», assure
l'archéologue qui en veut pour preuve «une série de détails, la
datation, et l'orientation des murs mis au jour».
Ce premier
palais, selon l'expert, a été rapidement détruit pour faire place à un
autre édifice reconstruit dans une autre configuration, orientée vers
l'étoile de Sirius et ce sur ordre de Menelek, le fils de la reine de
Saba et de Salomon devenu adorateur de cette constellation céleste.
Pour preuve, des restes de sacrifices rituels et, à en croire le
chercheur hambourgeois, la «tradition orale millénaire».
Il se
dit sûr que l'Arche d'alliance y «a été conservée pendant une période
plutôt longue». Voire, dans une déclaration citée par l'hebdomadaire
Der Spiegel, qu'«elle est toujours à Aksum», mais dans un édifice
datant du IVe siècle de notre ère. Pas dans les caves du Vatican en
tout cas, comme le veut une des innombrables hypothèses sur les Tables
de la Loi. L'arc de triomphe de l'empereur Titus conquérant de
Jérusalem, fait-il valoir, ne reproduit pas l'arche sainte parmi les
trésors dérobés.
Tout le monde n'est pas convaincu pour autant.
Orientaliste de renom, Ricardo Eichmann estime par exemple que «la
reine de Saba est aussi réelle que le roi Arthur» . Mais au moins
depuis le grand tableau kitsch The Queen of Sheba peint par
l'Autrichien orientaliste Rudolf Ernst à l'orée du XXe siècle,
l'estampe spectaculaire d'Edmond Dulac datant de 1911 ou depuis que
Saba a pris les traits de Gina Lollobrigida en 1959 dans le péplum
coloré de King Vidor avec Yul Brynner, il est permis d'en rêver. Et
Helmut Ziegert nous y invite.
Une statue en cire de Jeanne d'Arc, la bergère
brûlée vive à Rouen en 1431, a été décapitée mercredi dans un musée de
la ville par un visiteur inconnu qui a aussitôt pris la fuite sans
donner d'explication, a-t-on appris vendredi auprès du directeur du
musée.
Le visiteur, âgé d'une quarantaine d'années, s'est
présenté mercredi au musée de cire Jeanne-d'Arc, a payé son billet et
pénétré au sous-sol où se trouve retracée la vie de la Pucelle
d'Orléans. Arrachant la main d'un garde armé en cire, le visiteur a
sans autre forme de procès décapité la statue de Jeanne d'Arc d'un coup
de hallebarde.
L'alarme s'étant déclenchée, le directeur, Alain
Préaux, s'est précipité au sous-sol, croisant violemment le chemin du
"meurtrier" qui a réussi à prendre la fuite, emportant également avec
lui une quarantaine de CD servant à l'animation du musée.
Choqué
et légèrement blessé au genou, M. Préaux a indiqué avoir porté plainte
pour "vol, dégradation et violences". "J'ai également prévenu mes
collègues des musées (consacrés à Jeanne d'Arc) d'Orléans, Domrémy et
Chinon pour qu'ils fassent attention" à ne pas être la cible de ce
visiteur indésirable, a-t-il précisé à un correspondant de l'AFP.
Ironie
de l'histoire, la statue de celle qui s'est évertuée à "bouter les
Anglais hors de France" a été provisoirement coiffée d'une tête... de
jeune Anglaise, empruntée à un autre mannequin du musée par la
direction qui souhaitait éviter de choquer les visiteurs en laissant le
corps décapité.
Vendredi s'ouvre au Louvre la première exposition jamais organisée
sur la ville née il y a cinq mille ans au cœur de l'actuelle Irak. Une
fascinante plongée aux sources de notre culture.
Bienvenue
dans la mère, fascinante et effrayante, de toutes les villes. Remontez
aux sources les plus anciennes de notre culture. Baignez-vous dans ce
Tigre et cet Euphrate, les deux artères nourricières de cette
Mésopotamie d'il y a trois mille ans avant notre ère. «C'est là qu'ont
puisé les Israélites auteurs de la Bible et les anciens Grecs,
créateurs de notre pensée», affirmait Jean Bottéro, grand spécialiste
des religions sémitiques anciennes, décédé en décembre dernier. Au
Louvre, une de ses élèves, Béatrice André-Salvini, conservateur général
en charge du département des antiquités orientales, lui rend hommage en
organisant, avec Sébastien Allard, conservateur au département des
peintures, la toute première exposition sur Babylone, son histoire et
sa légende.
On peut se demander qui des deux est la plus belle
tant l'évocation en 400 œuvres d'une grande diversité, issues des
collections de treize pays, est grandiose. À l'image du péplum
démentiel Intolerance, chef-d'œuvre prophétique aux 15 000 figurants
(terminé juste avant la Première Guerre mondiale !) de D. W. Griffith
dont des extraits figurant la chute de Babylone, bouclent la visite.
Entre les évocations artistiques et les vestiges archéologiques,
l'exposition tisse des liens.
«Nous prétendons que Babylone est
elle-même à l'origine de sa légende. Pour la sacraliser, ses propres
chroniques font remonter son origine au temps des héros», résume la
commissaire principale. Ainsi, la vaste partie archéologique ménage une
grande place aux tablettes d'argile couvertes de cette écriture
cunéiforme utile non seulement aux conteurs, mais aussi aux diplomates
et aux marchands de jadis de l'Égypte à l'Inde. Elle fut perdue au tout
début de notre ère et on ne peut à nouveau la déchiffrer que depuis le
siècle dernier.
Les scribes ont littéralement listé leur monde
Les
auteurs anonymes, les scribes que l'on voit toujours prosternés, ont
raconté leur monde, la vie quotidienne comme le destin, les rêves et
les légendes des Babyloniens.
En témoignent par exemple cet
extrait d'encyclopédie en 24 volumes ou ce passage minuscule, mais qui
en dit tant, car il est antérieur à l'Ancien Testament, sur la
déportation des Juifs par Nabuchodonosor II pour la réfection de la
tour de Babel. Car cet édifice, qui symbolise plus que tout autre dans
notre imaginaire la concorde espérée et la vanité tragique de
l'humanité, a bien existé. La confirmation a été apportée lors des
premières fouilles scientifiques, menées par les Allemands, à la fin du
XIXe siècle.
Si l'on n'a trouvé que ses fondations, en revanche
la porte monumentale qui y menait, la porte d'Ishtar, a livré des
vestiges grandioses dont quelques fameux panneaux de briques à glaçure,
avec dragons et lions sur fond bleu, prêts du Vorderasiatisches Museum
de Berlin. Ce lapis-lazuli si frais se retrouve parfois incrusté dans
les statuettes. Avec la cornaline rouge n'est-elle pas la couleur des
yeux et des dieux ?
La Babylone historique prend fin avec
Alexandre le Grand dont le beau visage juvénile prélude à la seconde
partie de l'exposition. «Pour son malheur, c'est ce plus grand
admirateur de la cité qui a mis fin au palais. Il l'avait démoli pour
le reconstruire en plus grand mais la mort l'a arrêté avant, déplore
Béatrice André-Salvini. Dès l'Antiquité, il ne reste donc plus rien.
Cependant les mythes babyloniens vont prospérer de plus belle, tant
dans les manuscrits que dans les tableaux pour symboliser un trop grand
orgueil. Déluge, mages, enchanteurs et astrologues «chaldéens »,
merveilleux jardins suspendus, rois maudits, orgies, prostitution,
possessions ou encore adorations d'idoles : «Babylone ressurgit à
chaque période de doute pour exprimer la peur de la perte de sens »,
commente Sébastien Allard. Le Louvre n'évoque pas les Twins Towers du
11 Septembre qui ouvrent ô combien dramatiquement ce IIIe millénaire.
Mais l'exposition finit sur une esquisse de 1957 du grand architecte
moderne Franck Lloyd Wright. Un rêve inabouti de créer à Bagdad une
tour pour Faysal II. Le premier mourut en 1959 tandis que le second
était renversé et assassiné. Comme toutes les pièces réunies ici, ce
document sonne comme un rappel. Celui de l'effort constant de l'homme
de s'élever et de sa prétention, tout aussi constante, de s'y croire
parvenu.
Lazare Ponticelli , le dernier poilu de la
Grande guerre, est décédé mercredi à l'âge de 110 ans, a annoncé
mercredi l'Elysée, en indiquant qu'un "hommage national" serait rendu
"dans les prochains jours" à tous les Français mobilisés pendant ce
conflit.
"J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie
tristesse de l'ensemble de la nation alors que disparaît Lazare
Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première
Guerre mondiale", a déclaré le président Nicolas Sarkozy, dans un
communiqué.
"Un hommage national à l'ensemble des Français
mobilisés durant la Première Guerre mondiale sera rendu dans les
prochains jours", a ajouté le président? à propos du décès du dernier
des 8,5 millions de poilus français.
Lazare Ponticelli est décédé
mercredi à 12H45 au domicile de sa fille au Kremlin-Bicêtre
(Val-de-Marne), a-t-on précisé au secrétariat d'Etat aux Anciens
combattants.
"Je salue l'enfant italien venu à Paris pour gagner
sa vie et qui choisit de devenir Français, une première fois en août
1914, lorsque, trichant sur son âge, il s'engagea à 16 ans dans la
Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption. Une deuxième fois
en 1921, lorsqu'il décida de s'y établir définitivement", a ajouté M.
Sarkozy.
Lazare Ponticelli, qui vivait chez sa fille, avait dans
un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le
proposait le gouvernement. Mais il avait finalement décidé d'accepter
un hommage national "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et
femmes", pendant la Première Guerre mondiale.
L'avant-dernier
survivant français de la Grande guerre était Louis de Cazenave, mort le
20 janvier dernier, également à l'âge de 110 ans.
Le choix peut paraître cornélien, voire
impossible, mais c'est bien entre Hitler, de son vrai nom Adolf Lu
Hitler-Marak et Frankenstein Momin que les électeurs du petit Etat du
Meghalaya, dans le nord-est de l'Inde, vont devoir se prononcer lors
des élections du 3 mars.
"Mes parents ne savaient pas qui était
Hitler, ils aimaient peut-être ce nom, mais moi, je ne suis pas un
dictateur", assure le moustachu et chauve M. Hitler-Marak, qui n'est
pas un débutant en politique.
Malgré un patronyme pour le moins
encombrant, il a en effet déjà été élu par le passé et a même occupé
les fonctions de ministre des Forêts du Meghalaya, l'un des plus petits
Etats indiens, dont le nom signifie dans la langue khasi "la maison des
nuages".
Ses 2,3 millions d'habitants, en majorité chrétiens,
parlent très peu l'anglais et baptisent parfois leurs enfants de noms
dont ils ne connaissent pas souvent l'origine, ou l'histoire.
Ainsi
trouve-t-on parmi les 331 candidats en lice pour les 60 sièges à
l'assemblée de Shillong lors des élections régionales, outre MM. Hitler
et Frankenstein, un certain Zenith Sangma, ou encore Moonlight Pariat,
Hilarious Pochen et Billykid Sangma.
"La plupart du temps les
gens ne savent pas à quoi un nom réfère. Ils sont juste attirés par sa
notoriété", explique David Reid Syiemlieh, professeur d'histoire à
l'université North Eastern Hill de Shillong.
Les électeurs quant
à eux ne semblent pas s'émouvoir de confier leur sort à des candidats
portant un nom parfois de sinistre mémoire, parfois fantaisiste. "Cela
ne leur pose pas de problème", explique Geoffrey Kharkongor, un
journaliste local. "Les parents peuvent donner à leurs enfants de
drôles de prénoms, mais tant que les élus font leur travail, ils n'ont
aucun problème", ajoute-t-il.
Frankenstein Momin, instituteur de
son état, espère bien quant à lui ne pas faire fuir l'électorat, alors
qu'il se présente face à Hilarious Pochen. Baptisé du nom du héros du
roman de Mary Shelley, il a déjà été en charge du portefeuille de
ministre provincial de l'Education.
Romeo Phira Rani, Darling
Wavel Lamare sont également en pleine campagne, tout comme Bison
Paslen, H. Britainwar Dan ou encore M. Bombersingh.
Le Meghalaya,
dirigé par une coalition conduite par le parti du Congrès, au pouvoir
en Inde, est l'un des trois Etats du nord-est du pays appelés aux urnes
le 3 mars. Les résultats connus le 7 mars seront suivis, sérieusement
et attentivement à New Dehli, notamment par le parti du Congrès, qui
pourra en tirer de précieux enseignements sur sa popularité.
Les
Etats-Unis, la France et le Royaume Uni ont reconnu lundi
l'indépendance du Kosovo, et une quinzaine d'autres pays de l'Union
européenne sont prêts à le faire, à la grande colère de la Serbie qui a
dénoncé devant les Nations unies un danger pour "l'ordre
international".
La proclamation d'indépendance de dimanche,
accueillie dans l'enthousiame par la population albanaise majoritaire
mais rejetée par Belgrade et les Serbes du Kosovo, continue également
de susciter le mécontentement de la Russie.
Et la crainte que la
reconnaissance du Kosovo n'encourage les séparatismes dans le monde a
été exprimée par plusieurs pays européens, membres de l'UE ou non,
également par le Canada et en Asie par des pays comme la Chine et le
Sri Lanka.
Après la journée historique de la proclamation
d'indépendance, fêtée dans les rues de Pristina par des dizaines de
milliers de Kosovars, le premier acte du gouvernement du Kosovo lundi a
été d'envoyer des demandes de reconnaissance.
Celle de
Washington, principal soutien de l'accession du Kosovo à
l'indépendance, a été annoncée par la secrétaire d'Etat Condoleezza
Rice.
Les Etats-Unis "reconnaissent aujourd'hui formellement le
Kosovo comme un Etat souverain et indépendant", a déclaré dans un
communiqué Mme Rice, qui se trouvait en Afrique, où le président George
W. Bush effectue une tournée.
Intervenant devant le Conseil de
sécurité de l'ONU, le président serbe Boris Tadic a mis en garde lundi
contre un précédent dangereux qui causera "des dommages irréparables à
l'ordre international".
"Il y a des dizaines d'autres +Kosovos+ à
travers le monde qui attendent que l'acte de sécession de celui-ci
devienne réalité... "Je vous avertis très sérieusement du danger
d'escalade de nombreux conflits existants, du réveil de conflits
dormants et de l'instigation de nouveaux conflits", a-t-il fustigé.
Le
Premier ministre serbe Vojislav Kostunica a annoncé que Belgrade avait
ordonné à son ambassadeur à Washington de quitter les Etats-Unis. La
même mesure a été prise contre tous les pays qui ont reconnu le Kosovo.
Le
Parlement serbe a "annulé" par un vote à l'unanimité la déclaration
unilatérale d'indépendance du Kosovo, déclarant qu'elle violait
l'intégrité et la souveraineté de la Serbie.
Dans la soirée, la France, la Grande-Bretagne et la Turquie ont reconnu le nouvel Etat.
Le
président Nicolas Sarkozy a reconnu le Kosovo "comme un Etat libre et
indépendant" dans un courrier adressé à son homologue de Pristina
Fatmir Sejdiu.
Auparavant, à Bruxelles, après une réunion des
ministres des Affaires étrangères de l'UE, la France, l'Allemagne, le
Royaume-Uni et l'Italie avaient annoncé, de manière coordonnée, leur
intention de reconnaître l'indépendance.
D'autres pays de l'UE ont fait de même, soit un total d'une vingtaine.
Mais
au moins cinq pays de l'UE ne sont pas disposés à reconnaître le
Kosovo, au moins dans l'immédiat: l'Espagne, Chypre, la Grèce, la
Slovaquie et la Roumanie.
La Bulgarie, qui comptait auparavant parmi les opposants, envisage à présent une reconnaissance dans quelques semaines.
En
revanche, Chypre a haussé le ton. L'indépendance du Kosovo est
"juridiquement nulle", constitue "une violation de l'intégrité
territoriale" de la Serbie, et Chypre ne la reconnaîtra "jamais", a
déclaré la ministre des Affaires étrangères, Erato Kozakou-Marcoullis.
La
Roumanie a également réitéré son hostilité. La proclamation kosovare
est un acte "illégal" et Bucarest "ne reconnaîtra pas le Kosovo", a dit
le président roumain, Traian Basescu.
Le Premier ministre Ivo
Sanader a indiqué que la Croatie, qui négocie depuis 2005 son adhésion
à l'UE, suivrait la décision de la majorité des pays de l'Union.
Le Monténégro a annoncé qu'il ne reconnaîtrait pas le Kosovo dans l'immédiat.
Le Canada pays qui a fait face à deux referendums sur l'indépendance du Québec, a annoncé "évaluer" la situation.
Selon
des sources diplomatiques à l'ONU, la Russie est mécontente de la
position de neutralité prise sur le dossier du Kosovo par le secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-moon.
L'indépendance du Kosovo a
également été reconnue par l'Albanie, l'Afghanistan et l'Organisation
de la conférence islamique (OCI). En revanche, la Géorgie, alliée
fidèle des Etats-Unis qui a sur son territoire deux républiques
séparatistes pro-russes, a laissé entendre qu'elle ne reconnaîtrait pas
le nouvel Etat.
Dans la soirée, des diplomates de plusieurs pays
à Pristina sont venus à la présidence du Kosovo présenter leurs lettres
d'accréditation.
A Belgrade, plus de 5.000 personnes ont manifesté contre l'indépendance du Kosovo.
Des
manifestations ont eu lieu dans des localités du Kosovo à majorité
serbe. "Le Kosovo est la Serbie pour toujours", ont crié les
manifestants à Kosovska Mitrovica, dans le nord.
Une explosion
s'est produite dans la soirée dans la même ville, près d'un bâtiment
utilisé par la police de l'ONU et l'Organisation pour la sécurité et la
coopération en Europe (OSCE). Il n'y a pas eu de victimes.
La
colère des Serbes s'est aussi exprimée à Banja Luka, capitale des
Serbes de Bosnie, où plusieurs milliers de jeunes ont manifesté.
Faut-il enlever les départements des plaques d'immatriculation
Dans un an, le 1er janvier 2009, les véhicules neufs se verront
attribuer un numéro à vie. La mention du département ne sera plus que
facultative. Dans ce cas, elle n'apparaîtra plus que sur le côté de la
plaque. Une réforme dictée par l'Union Européenne, qui souhaite
harmoniser les plaques sur l'ensemble du continent. Plusieurs
départements crient au scandale et à l'uniformisation culturelle
forcée. Qu'en pensez-vous ? Donnez votre avis.
Autre question, pour l'image de la Franche Comté, vous préférez le symbole du Conseil Régional ? La Franche Comté bleue prise entre les machoires de la France rouge ? Ou le lion Comtois ?
Toutankhamon: l'enfant-pharaon dévoile son visage pour la première fois
Le visage de Toutankhamon,
l'enfant-pharaon au célèbre trésor funèbre, a été révélé dimanche au
public pour la première fois depuis sa mort il y a plus de 3.000 ans.
La
momie du pharaon a été déplacée du sarcophage où elle reposait, dans sa
tombe, et déposée non loin de là dans une vitrine en plexiglas
disposant d'un système de contrôle d'humidité et de température pour la
protéger des aléas climatiques et des bactéries apportées par les
visiteurs.
Le corps a été entièrement enroulé
de bandes de lin, ne laissant apparaître que le visage du pharaon que
seule une poignée d'experts avait pu apercevoir jusqu'à présent.
Proclamé
pharaon à l'âge de neuf ans, Toutankhamon a été rendu célèbre par son
trésor funéraire rutilant d'or, notamment le masque de la momie pesant
onze kilos en or massif incrusté de lapis-lazulis et de pierres
semi-précieuses découvert par le Britannique Howard Carter en 1922.Des
centaines de visiteurs pénètrent chaque jour dans la tombe située dans
la Vallée des Rois sur la rive ouest du Nil à Louxor (Haute-Egypte)
apportant avec eux bactéries, humidité et autres facteurs néfastes à la
dépouille royale.
"Ce que vous allez voir est
un très beau visage", a déclaré aux journalistes Moustafa Wazary,
directeur de la Valée des Rois avant le déplacement de la momie. "C'est
un beau garçon, avec un joli sourire et des dents proéminentes".
"La
momie était menacée d'être réduite en poudre en raison de
l'augmentation du taux d'humidité dû aux visiteurs", a affirmé le
secrétaire général du Conseil supérieur des antiquités égyptiennes,
Zahi Hawass."La momie avait déjà été
endommagée par Howard Carter, qui a utilisé des outils aiguisés pour
extirper le masque en or", a indiqué le ministre égyptien de la Culture
Farouk Hosni.
Selon M. Hosni, Howard Carter a
aussi endommagé la momie en "l'exposant pendant de longues heures aux
rayons brûlants du soleil" de cette région où la température atteint
souvent les 49 degrés à l'ombre.Un visage en silicone de Toutankhamon avait été reconstitué par des spécialistes égyptiens, français et américains en 2005.
Les
spécialistes égyptiens, en consultation avec des homologues suisses et
italiens, avaient alors conclu que la mort du jeune pharaon, décédé à
l'âge de 19 ans, était due à une blessure à la jambe gauche, qui s'est
rapidement gangrenée. Ils ont récusé l'hypothèse selon laquelle
Toutankhamon avait été tué par un coup reçu sur la nuque.
Lors
de la découverte de la tombe de Toutankhamon, le pharaon était enseveli
dans trois cercueils gigognes, dont un en or massif.En
2005, les experts avaient aussi passé la momie au scanner et une équipe
de radiologues avait réalisé la première image numérique de synthèse du
visage du jeune roi.
Pour la première fois,
les experts ont pu tracer les traits du visage du pharaon avec une
grande précision, à partir de 17.000 clichés.Toutankhamon
a régné dix ans sur l'Egypte il y a 3.300 ans. Il est considéré comme
le 12e pharaon de la XVIIIe dynastie d'Egypte.
La thèse de son assassinat a été fondée sur le fait qu'il avait été le dernier pharaon de sa dynastie.
Lui
a succédé pendant quatre ans le grand prêtre Aye, puis le chef
militaire Horemheb. Après 26 ans de règne, ce dernier a cédé le pouvoir
à son vizir Ramsès, fondateur de la XIXème dynastie.
Laurent Suply (lefigaro.fr). Publié le 02 novembre 2007
Un historien de la science a recensé les expériences les plus étranges de l’histoire. Florilège.
Il y a un mois, le jury des IgNobel, prix décerné aux projets scientifiques farfelus, récompensait des études sur « les effets secondaires de l'ingestion de sabre » ou « le décalage horaire chez le hamster ».
Des sujets étonnants, mais rien en comparaison des expériences que
l’historien de la science Alex Boese a rassemblé dans son livre « Des
éléphants sous acide », qui sort ce mois-ci dans les librairies
anglo-saxonnes. 300 pages durant, l’auteur détaille des expériences qui
vont du comique à l’effrayant. Des éléphants sous LSD. Cette expérience menée en 1962
aux Etats-Unis donne son titre à l’ouvrage. Des chercheurs injectent
297 milligrammes de LSD (3.000 fois la dose « classique » pour un
humain) à un pachyderme nommé Tusko pour provoquer chez lui le « musth
», état d’excitation proche du rut. Las, après quelques furieux
barrissements, l’animal tombe raide mort. S’ensuit une controverse sur
les causes de cette mort tragique : le LSD lui-même, la dose
administrée, ou même les médicaments donnés pour tenter de ranimer
Tusko. Un chercheur a par la suite donné la même dose par voie orale.
Les animaux semblent avoir vu quelques éléphants roses et ont émis des
bruits étranges, mais sont redevenu normaux après quelques heures.
D’autres animaux ont été les sujets d’expériences aussi étranges. En
1963, un chercheur américain a implanté une puce dans le cerveau d’un
taureau de corrida, pour le stopper net en pleine charge avec une
télécommande. Une autre équipe a travaillé sur la sexualité des dindes.
Ils ont débité morceau par morceau une femelle, jaugeant l’intérêt du
mâle situé en face au cours de la procédure. Et celui-ci n’est pas des
plus regardants. Le dragueur invétéré tente encore de faire la cour à
la tête d’une femelle plantée au bout d’une pique… Des apprentis Frankenstein. Autre grand classique de
la science : le mécano organique. Le Russe Vladimir Demikhov s’était
ainsi fait une spécialité de créer… des chiens à deux têtes, assemblant
vingt « modèles » en quinze ans. D’autres s’évertuaient à maintenir en
vie des têtes de chiens sans corps. Un soviétique a cherché pendant des
années à créer un hybride singe-humain, tentant des inséminations
artificielles sur des guenons, ou passant des appels à volontaires pour
porter l’enfant d’un orang-outan. Un Américain a riposté en greffant la
tête d’un singe sur le corps d’un autre primate. L’animal a survécu un
peu plus d’un jour. 70 % de bourreaux ? Cette célèbre expérience des
années 60 est certainement la plus effrayante des annales. Des cobayes,
croyant avoir affaire à une étude sur l’importance de la punition dans
l’apprentissage, ont devant eux un volontaire (en fait un acteur) assis
sur une chaise électrique. Les cobayes doivent administrer des
décharges de plus en plus fortes à mesure que l’acteur accumule les
mauvaises réponses. Quand ce dernier commence à crier, ils hésitent.
Mais Stanley Milgram, le directeur du programme leur assure calmement
qu’il faut « suivre le protocole » pour le bien de l’expérience. Et ils
le font ! 70% d’entre eux poussent même consciemment le voltage jusqu’à
des doses mortelles malgré les cris d’agonies de l’acteur. Ce qui fera
dire à Milgram qu’au cas où les USA souhaiteraient installer des camps
de concentration, il n’y aurait pas de pénurie de kapos…. Ce test
morbide a été reconstitué dans « I comme Icare » avec Yves Montand.
Plus tard, une équipe a voulu vérifier ce résultat en procédant à la
même expérience, mais cette fois sur un chien, tout sauf volontaire. 20
étudiants sur 26 ont poussé le voltage au maximum. Un test précurseur
en la matière a été mené en 1924 pour étudier les expressions faciales
du dégoût. Odeur d’ammoniaque, images pornographiques, immersion des
mains dans un bocal plein de grenouille et même… décapitation d’un rat.
Les traits du visage des cobayes n’ont rien donné, mais là encore,
deux-tiers d’entre eux ont accepté de trancher la tête des animaux.
Dans le même ordre d’idée, l’expérience de la fausse prison de Stanford
a montré comment transformer des jeunes hommes bien sous tout rapport
en matons sadiques et en prisonnier ultra-violents en quelques jours.
Le Figaro. De notre envoyé spécial à Saint-Hyacinthe JEAN-LOUIS TURLIN.
Depuis septembre,
une commission gouvernementale conduit une vaste consultation populaire
sur les "accommodements" ethnoculturels et religieux consentis aux
minorités issues de l'immigration. Au cours de cette "thérapie
collective", certaines interventions marquées par l'ignorance et la
xénophobie choquent. Elles ont incité plus de 200 Québécois "de souche"
à signer et mettre en ligne cette semaine une lettre ouverte "contre
l'intolérance", tandis que le premier ministre s'inquiète "pour la
réputation internationale" de la province francophone canadienne.
« RÉAFFIRMONS
la primauté du caractère français et catholique du Québec. » « J'ai
peur qu'on ne protège pas assez ma langue, ma culture et mes droits. »
« Si l'on avait une identité forte, on n'aurait pas peur d'accueillir
des étrangers. » Trois phrases de trois intervenants différents,
dans un débat de deux heures, illustrent l'image chancelante que le
miroir de l'immigration renvoie à une société québécoise tiraillée
entre ses besoins démographiques et les « accommodements » que lui
impose l'accueil de minorités porteuses de cultures et de traditions
« étrangères » dans tous les sens du terme. « Certains prêtent aux
immigrants l'intention de nous changer, ce qui souligne notre propre
sentiment de faiblesse ; mais pour d'autres, nous avons une identité
assez forte et les immigrants ne demandent qu'à s'intégrer », résume
en conclusion le philosophe Charles Taylor qui, avec l'historien et
sociologue Gérard Bouchard - le frère de l'ancien premier ministre
québécois Lucien Bouchard -, préside la commission de consultation sur
les pratiques d'accommodement liées aux différences culturelles. Avant
de remettre leur rapport au gouvernement le printemps prochain, les
deux hommes ont voulu donner la parole au peuple autant qu'aux experts.
Depuis le mois de septembre et jusqu'à la fin de novembre, une
vingtaine de journées d'information ont été organisées dans seize
régions du Québec pour prendre le pouls de l'opinion à la faveur de
présentations de mémoires ou de témoignages, suivies de forums
populaires. Le débat public de Saint-Hyacinthe, une grosse
agglomération rurale à une quarantaine de kilomètres au sud-est de
Montréal, n'avait attiré qu'une centaine de personnes, mais dans les
zones urbaines, des salles de trois cents places se sont avérées trop
petites.
La présence continue des chaînes de télévision et de radio encourage indéniablement la participation du public. « Les travaux d'une autre commission gouvernementale, sur les aînés (seniors) sont loin d'être aussi suivis »,
commente le porte-parole Sylvain Leclerc. Selon lui, il faut remonter
aux débats sur la souveraineté ou la loi sur la langue pour retrouver
le même engouement populaire. Mais celui-ci répond aussi au besoin,
pressenti par les deux coprésidents de la commission sur les
accommodements, d'évacuer « une part importante de non-dits, faite de désaccords, de malaises, d'insatisfactions, sinon de frustrations ».
Des frustrations qui ont débordé le 27 janvier dernier à Hérouxville,
et convaincu le premier ministre, Jean Charest, de créer la commission
Bouchard-Taylor un mois plus tard. La municipalité de ce village de
1 300 habitants a adopté un « code de conduite »
à l'intention des immigrants, interdisant le port de la burqa et
l'excision, mais aussi la lapidation et l'immolation par le feu ! Par
prévention sans doute. Mais aussi par réaction à des accommodements
jugés déraisonnables : la Cour suprême du Canada n'a-t-elle pas
autorisé un jeune sikh à porter à l'école son kirpan (petit poignard), alors qu'elle l'interdit dans ses propres locaux ? « À quoi servent nos politiciens si le pouvoir est transféré aux tribunaux ? », a-t-on entendu à Saint-Hyacinthe.
L'identité québécoise n'est sans doute pas menacée par la légalisation
du turban dans la police montée, qui est fédérale. Mais elle ne se
reconnaît pas dans l'octroi de lavabos spéciaux pour les ablutions dans
les écoles, les services séparés pour hommes et femmes, voire la
possibilité de voter, récemment accordée à deux musulmanes, le visage
entièrement voilé : « Me donnerait-on le même droit si je portais un passe-montagne ? », s'est indigné un Québécois de pure souche à Saint-Hyacinthe.
Sans attendre les recommandations de la commission Bouchard-Taylor, le
premier ministre Charest vient d'annoncer son intention d'amender la
Charte québécoise des droits de la personne pour stipuler la primauté
de l'égalité des hommes et des femmes sur la liberté de religion -
primauté déjà reconnue dans la charte canadienne. Opportuniste ou non,
le geste traduit l'inquiétude de l'opinion. Paradoxalement, les
« accommodements » en faveur des minorités religieuses ont ranimé la
flamme catholique des Québécois au moment où ils l'avaient consignée à
la sphère privée. Des parents déplorent la « déchristianisation » des écoles.
Pourquoi tolérer le port du voile dans les espaces publics où l'on fait
disparaître les crucifix et les sapins de Noël ? Du coup, quatre
décennies après la « révolution tranquille », c'est la place de la
religion dans la société qui revient au coeur du débat. C'est ainsi que
l'on redécouvre l'un des deux piliers du sentiment identitaire
québécois. « La
langue française et le catholicisme font partie de notre patrimoine,
dont nous devrions être fiers, et le meilleur moyen d'intégrer les
immigrants, c'est de leur enseigner notre histoire », estime Onil Perrier, fondateur de la Maison nationale des patriotes à Saint-Denis. « Le vieux fonds catholique ressort », commente Pierre Chassat, un ancien directeur d'école, lui-même croyant et pratiquant mais partisan d'une « laïcité
intégrale » : « J'ai vu dans mon temps une commission scolaire de
recrutement rejeter la candidature d'un professeur qui n'avait pas de
religion déclarée ! Nous avons trop longtemps souffert de l'emprise de
l'Église pour regretter de l'avoir remise à sa place. Ne plus accorder
de privilèges à une religion devrait nous permettre de les refuser aux
autres. »
Daniel Moreau, prêtre et président d'une association de scouts, se
félicite lui aussi de la déconfessionnalisation des écoles mais se
prononce pour une « laïcité ouverte » où les paroisses et l'État travaillent en « partenariat » dans le cadre d'une « autonomie réciproque » : « On
ne peut pas exclure les communautés religieuses de l'espace public. Le
sous-sol de mon église accueille des réfugiés afghans. L'Église est
présente dans le tissu social. »
Multiculturalisme à l'anglo-saxonne ou laïcité à la française ? Coincé
entre deux modèles culturels, le Québec cherche une troisième voie. À
peine affranchi de la tutelle de l'Église catholique, l'État provincial
se demande jusqu'où aller dans la tolérance du recours aux « accommodements raisonnables », c'est-à-dire aux dérogations, sans « contrainte excessive »
pour la communauté, à une règle dont l'application lèse un citoyen dans
l'exercice de ses libertés individuelles, religieuses et autres.
Cette disposition destinée à lutter contre toute discrimination dite
indirecte, reconnue depuis 1985 par la Cour suprême du Canada dans le
droit fil de l'exemple du voisin américain, n'exclut pas la procédure
amiable dite de « l'arrangement concerté ». Le directeur d'un centre
sportif de Montréal a ainsi accepté d'opacifier les baies vitrées d'une
salle donnant sur une école juive orthodoxe, pour épargner aux élèves
la vue de femmes en tenue légère. Mais l'affaire a relancé la polémique
sur la cohabitation culturelle et l'incompatibilité des moeurs. La
commission Bouchard-Taylor s'est fixé pour objectif de définir un « cadre de référence » permettant
aux 7,6 millions de Québécois actuels, sans perdre leurs repères
identitaires, de s'adapter au nouveau visage d'une immigration qui
compense à peine la dénatalité, et dans laquelle les populations non
chrétiennes représentent 11 % des 46 000 nouveaux arrivants annuels.
A Berlin, un centre de documentation sort de terre sur l'ancien QG de la terreur nazie
LE MONDE | 03.11.07
Après plus de vingt ans de controverses, les travaux de construction
d'un centre de documentation sur l'appareil de terreur du régime nazi
ont démarré, vendredi 2 novembre, à Berlin.
A l'endroit où la
Gestapo, la police secrète du régime nazi, les SS et les services de
renseignement avaient installé leur quartier général, un bâtiment
rectangulaire aux façades de verre et de métal, qui accueillera une
exposition permanente, doit voir le jour d'ici à 2009. Sur 3 500 mètres
carrés, le centre mettra l'accent sur la dimension européenne des
crimes nazis et sur les poursuites judiciaires engagées après guerre
contre les membres de la SS ou de la Gestapo. L'inauguration est prévue
en mai 2010, au moment de la célébration du 65e anniversaire de la fin de la guerre.
L'édifice "ne sera pas un mémorial, mais un lieu d'information sur les coupables",
souligne Andreas Nachama, directeur de la fondation "Topographie de la
terreur" à l'origine de ce projet. Pour cela, l'architecte Ursula Wilms
a privilégié un format très sobre qui "s'abstient de mettre en scène l'endroit". La presse allemande a, quant à elle, fustigé le manque d'originalité du concept.
RUINES
Aujourd'hui,
l'ancien quartier de la terreur n'est plus qu'un terrain vague situé à
proximité de la Potsdamer Platz. Il accueille une exposition en plein
air sur les crimes perpétrés par les organes de police et de sécurité
nazis. Très endommagé par les bombardements aériens, l'endroit avait
sombré dans l'oubli après la guerre, avant d'être redécouvert à la fin
des années 1970.
A l'époque, des associations de victimes du
nazisme et de défense des droits des citoyens militent pour que la
dimension historique du site soit reconnue. En 1983, la mairie de
Berlin lance un concours d'architectes pour réaménager le lieu. Le
premier prix est remporté par un architecte berlinois. Pour autant, la
mairie ne donne pas suite au projet. Quelques années plus tard, en
1987, à l'occasion du 750e anniversaire de la ville de
Berlin, le site est ouvert pour la première fois au public et une
exposition retrace l'histoire de l'appareil de répression du IIIe
Reich et la planification des crimes nazis. Depuis 1997, cette
exposition, qui devait rester transitoire, est installée dans les
ruines mises au jour sur le terrain vague. Près de 400 000 visiteurs
s'y rendent chaque année.
En parallèle, l'idée de construire un
centre de documentation a fait son chemin. Un contrat a été signé avec
l'architecte suisse Peter Zumthor, qui commence les travaux en 1997.
Mais le projet devient un fiasco financier et politique. Constatant que
les coûts sont beaucoup plus élevés que prévu - 38 millions d'euros au
lieu de 19 millions -, l'Etat fédéral et la région de Berlin arrêtent
le chantier en 2004. Après un nouveau concours d'architectes en 2005,
le projet de la Berlinoise Ursula Wilms est retenu. Le montant des
travaux est estimé à 24 millions d'euros, une somme partagée entre
l'État fédéral et la région.
Hiroshima : le pilote qui a largué la bombe est mort
L.D. (lefigaro.fr) avec AP et AFP.
Publié le 01 novembre 2007
Paul Warfield Tibbets, décédé jeudi à l’âge de 92 ans, n’avait jamais exprimé de regrets.
Le pilote qui avait largué la bombe sur Hiroshima, est mort jeudi, à
l’âge de 92 ans. Il s’appelait Paul Warfield Tibbets Jr. Le 6 août
1945, il avait largué une bombe atomique qui entraîna la mort de
quelque 100 000 personnes et en blessa beaucoup d’autres. C’était la
première fois qu’une bombe atomique était utilisée en temps de guerre.
Il n’a jamais exprimé de regrets : « Nous n’étions pas indifférents,
mais il fallait passer outre cela. Nous savions que cela allait tuer
des gens, mais ma priorité était de faire le meilleur travail possible
pour mettre fin à la guerre le plus vite possible ». « Je dors bien
toutes les nuits, avait-il ajouté. Il s’agissait, à ses yeux, de faire
son «devoir patriotique». Il n’avait que trente ans lorsqu’il décolla
avec ses onze membres d’équipage d’une base américaine, avec son
bombardier Enola Gay, du nom de sa mère.
Il est décédé à Columbus, dans l'Ohio. Il souffrait de nombreux
problèmes de santé, son état s'était détérioré ces deux derniers mois.
Avant son décès, il a fait savoir qu’il ne voulait ni funérailles ni
pierre tombale, par peur de déclencher des manifestations de
protestations.
Sous l'œil ému d'anciens combattants antifranquistes présents dans les
tribunes, les députés espagnols ont approuvé, mercredi 31 octobre, ce
qui demeurera comme l'une des lois les plus conflictuelles de la
législature socialiste qui s'achèvera en décembre. Surnommé "loi sur la mémoire historique", le texte – le premier du genre en Espagne – a pour objet la "réparation morale"
et le rétablissement public de la mémoire des victimes de persécutions
politiques, idéologiques ou religieuses durant la Guerre civile et la
dictature de Francisco Franco.
La généalogie
sinueuse de ce texte illustre la mémoire politique tourmentée de
l'Espagne. A l'origine, on trouve les revendications d'associations de
descendants de républicains. Souvent animées par la génération des
petits-enfants, ces associations ont entrepris de retrouver les corps
d'aïeux fusillés sommairement par les insurgés nationalistes, et qui
avaient été enterrés à la va-vite, dans des fosses communes dont on a
aujourd'hui perdu la localisation exacte.
Privés de tout soutien
public, s'appuyant sur le seul volontariat, ces pionniers ont, depuis
2000, retrouvé puis donné une sépulture digne de ce nom à un millier de
fusillés. Plusieurs dizaines de milliers sont encore éparpillées là où
ils sont tombés.
José Luis Rodriguez Zapatero, dont le
grand-père, capitaine, a été fusillé pour être demeuré fidèle à la
République, avait promis une loi qui, au-delà de la question des
exhumations, rétablisse en droits et en reconnaissance publique la
mémoire des victimes du franquisme, bannie sous Franco et "oubliée",
au bénéfice de l'apaisement, par l'Espagne démocratique. Le texte
initial qu'avait rédigé le gouvernement avait cependant fait bondir les
tenants de ce mouvement pour le "rétablissement de la mémoire".
Ne voulant pas être accusé d'esprit de revanche ou de vouloir raviver
les querelles officiellement enterrées, il avait pris soin de traiter
sur le même plan les victimes des deux camps, républicain et
nationaliste.
Ce faisant, les socialistes s'étaient retrouvés
isolés. Les conservateurs du Parti populaire (PP) ont accusé le
gouvernement de vouloir diviser les Espagnols. A gauche, les
écolo-communistes et les républicains catalans se sont sentis trompés
par un texte très largement en dessous de leurs attentes. Et les
nationalistes basques et catalans, alliés potentiels, avaient chacun à
redire au projet. Bref, le gouvernement n'avait pas de quoi le faire
adopter par le Congrès des députés, où les socialistes n'ont qu'une
majorité relative. "SECONDE MORT"
Il a fallu plus
d'un an de négociations pour ciseler un texte acceptable par une
majorité. A l'initiative des écolo-communistes, le projet de loi s'est
enrichi d'une condamnation officielle du régime franquiste. Mais ce
petit parti n'a pas obtenu l'annulation des jugements sommaires
prononcés par les tribunaux militaires qui ont été à l'origine de
quelque 50000 exécutions. En revanche, les écolo-communistes ont obtenu
que le projet de loi proclame "l'illégitimité" de ces tribunaux et des jugements prononcés "pour des motifs politiques, idéologiques ou de croyances religieuses". A leurs yeux, cette disposition ouvre la porte à une annulation des jugements par les tribunaux actuels.
Les
administrations centrales et locales devront favoriser la suppression
des plaques, monuments, symboles liés au franquisme, encore présents
dans de nombreuses communes. Mais un amendement de dernière heure
permet à l'Eglise, dont les lieux de culte comportent très souvent des
hommages à ceux qui sont "tombés pour Dieu et pour l'Espagne",
d'échapper à cette obligation. L'Etat et les collectivités locales
devront aider à la localisation des fosses où sont enterrés les
fusillés.
Le PP a voté contre le texte qui, selon lui, "rompt l'héritage qui a permis la transition [démocratique]" et tombe "dans la même erreur que le franquisme" en voulant "imposer une mémoire unique et officielle".
En revanche, il s'est prononcé en faveur d'une disposition qui interdit
l'exaltation du franquisme. Pour des raisons strictement inverses à
celles du PP, les républicains indépendantistes catalans ont aussi voté
contre le texte dont la mollesse, selon eux, "condamne les victimes du franquisme à une seconde mort". Tous les autres groupes ont voté pour.
Vente aux enchères d'un millier de pièces du Concorde à Toulouse
Un millier de pièces de
collection du supersonique Concorde, des masques à oxygène aux
machmètres, seront vendus aux enchères à Toulouse de vendredi à lundi. Ces
835 lots, dont la mise à prix s'échelonne de 20 à 3.000 euros environ,
comptent une importante quantité d'instruments de bord, des éléments de
l'aménagement commercial, des pièces de structure design, ainsi que des
photographies et maquettes dédicacées par l'équipage du premier vol.Les
pièces les plus convoitées, un machmètre et un train d'atterrissage
d'1,2 tonne, seront vendues samedi avec d'autres lots comme un siège de
toilettes, une porte de soute ou un micro. De
nombreux collectionneurs français et étrangers sont attendus à cette
vente exceptionnelle qui se déroulera à la Halle aux grains, ouverte à
tous et gratuite.Pour ceux qui ne pourraient
acquérir une pièce de leur choix du Concorde, un petit morceau du
supersonique (boulon, rivet, bague, raccord ou collier) est offert avec
le catalogue de ces enchères vendu sur le lieu de la vente. Ce
stock est la propriété d'Airbus (ex-Aerospatiale), qui l'a cédé à
l'association toulousaine Aérothèque, association gérant le patrimoine
historique des usines aéronautiques de la Ville rose.Cette vente permettra de financer Aéroscopia, un parc aéronautique qui ouvrira en 2010 dans l'agglomération toulousaine. Concorde
a été fabriqué à 20 exemplaires, dont six pour le développement et 14
pour les vols commerciaux. La plupart d'entre eux sont aujourd'hui
exposés dans des musées aéronautiques ou des aéroports.
Russie: découverte d'os pouvant être ceux de deux enfants du dernier tsar La
Russie vient d'ouvrir une enquête après la découverte dans l'Oural des
ossements d'un enfant et d'une jeune femme qui pourraient être ceux de
deux enfants du dernier tsar de Russie Nicolas II, tué avec sa famille
par les bolcheviques en 1918, a annoncé le parquet général.
Des
fouilles menées en juillet 2007 dans les environs d'Ekaterinbourg
(Oural) "ont permis de retrouver les fragments de deux corps humains
portant des marques de mort violente", a annoncé le parquet dans un
communiqué.
"Selon des informations
préliminaires, ces restes sont ceux d'un enfant de 10-14 ans et d'une
jeune femme d'une vingtaine d'années", a précisé le parquet général.
Leur identification se fera au laboratoire médico-légal de la région de Sverdlovsk (Oural), indique le communiqué.En
juillet 1993, les chercheurs du laboratoire d'Aldermaston (ouest de
Londres) s'étaient dits "certains à 99%" que des ossements découverts
deux ans auparavant dans une forêt proche d'Ekaterinbourg étaient bien
ceux du tsar Nicolas II, de son épouse Alexandra et de trois de leurs
filles.Ces conclusions, contestées depuis, laissaient planer le doute sur le sort d'une des filles et du jeune Alexeï.
"La
version selon laquelle les restes découverts appartiennent au
tsarévitch Alexeï Nikolaevitch Romanov et à la princesse Maria
Nikolaevna Romanova, tués par balle dans la nuit du 16 au 17 juillet
1918 est celle qui est actuellement étudiée", a précisé vendredi le
parquet. A la suite de cette découverte, le
parquet général a rouvert l'enquête menée "sur la base de la découverte
en 1991 d'ossements de la famille impériale", a annoncé le parquet.Le
29 juillet dans une fosse d'une profondeur allant jusqu'à 60 cm, ont
été découverts des dents, des fragments de boîte crânienne, d'os du
bassin, d'os tubulaires de deux personnes, a précisé la même source. Trois
balles, une partie d'un récipient en céramique, une grande quantité de
charbon de bois et de petits bouts de tissu osseux carbonisés, ont
aussi été trouvés. Les fragments de boîte crânienne portaient des
traumatismes ressemblant à première vue à des impacts de balles, a
ajouté le parquet.Des morceaux de céramique similaires avaient été découverts en 1991, selon le quotidien Izvestia. Sur
les onze personnes tuées (sept membres de la famille impériale, le
médecin et trois domestiques), neuf corps ont été aspergés de vitriol
contenu dans ces récipients pour être défigurés, selon le témoignage
jusque récemment gardé secret de Iakov Iourovski qui a dirigé
l'exécution, précise le quotidien officiel Rossiïskaïa Gazeta. Le
corps du jeune garçon et d'une des filles avaient été brûlés et les
parties non consumées enterrées non loin du lieu où ont été dissimulés
les neuf autres cadavres, a indiqué le parquet en citant cet homme. Les
restes trouvés en 1991 avaient été inhumés en juillet 1998 à
Saint-Pétersbourg au milieu d'une vive polémique sur leur authenticité.
Le dernier tsar de Russie et sa famille ont été canonisés en 2000 par
l'Eglise orthodoxe russe.
Une inondation catastrophique à l'origine de la Manche
La Grande-Bretagne s'est
retrouvée séparée de l'Europe continentale il y a des centaines de
milliers d'années à la suite d'une inondation catastrophique due à
l'effondrement d'un barrage naturel retenant un lac de montagne, selon
une étude parue dans la revue Nature.En
analysant une carte en trois dimensions de la Manche, des chercheurs de
l'Imperial College de Londres dirigée par Sanjeev Gupta et Jenny
Collier ont constaté la présence d'une gigantesque vallée large de
dizaines de kilomètres et profonde d'une cinquantaine de mètres creusée
dans le fond crayeux de la Manche. Grâce à l'utilisation de sonars,
l'équipe a mis en évidence des traits faisant penser à une érosion de
grande ampleur causée par le passage brutal, comme un énorme torrent,
d'une fabuleuse quantité d'eau.Autrefois, au
nord du bassin occupé actuellement par la Manche, dans ce qui est
actuellement la partie méridionale de la mer du Nord, se trouvait un
lac approvisionné par le Rhin et la Tamise et retenu par une barrière
naturelle connue sous le nom de Weal-Artois. La rupture de ce barrage,
intervenue il y a entre 450.000 et 200.000 ans, aurait provoqué pendant
plusieurs mois le déferlement de grandes quantités d'eau, estimées à un
million de m3 par seconde, selon cette étude.Le
creusement des terres par ce torrent monstrueux a inondé toute une
région, actuellement occupée par la Manche, et a changé le réseau des
fleuves de toute cette zone, tels que le Rhin et la Tamise, ajoutent
les chercheurs.Par ailleurs, la migration des
populations humaines en Europe a pu être affectée par ce phénomène qui
aurait créé une barrière infranchissable pour les migrations venant du
continent. La première population humaine en Angleterre s'est alors
réduite progressivement faute de l'apport de nouveaux arrivants,
conduisant à une disparition de l'homme sur l'île pendant quelque
100.000 ans."Cet événement préhistorique,
conclut selon Sanjeev Gupta, permet en effet d'expliquer les raisons
qui ont amené le Royaume Uni à devenir une île et pourquoi la première
occupation humaine de l'Angleterre s'est arrêtée brutalement pendant
près de 120.000 ans".
Début du tournage du film "Valkyrie" avec Tom Cruise en Allemagne
Le tournage d'un film avec
l'acteur américain Tom Cruise, qui incarne un héros anti-nazi
responsable d'un attentat contre Hitler, a commencé jeudi dans la
région de Berlin, a-t-on appris auprès d'une des sociétés de production.Le
film réalisé par Bryan Singer, l'auteur de "Usual suspects", retracera
l'histoire du complot "Valkyrie" ourdi contre Hitler en juillet 1944
par Claus von Stauffenberg et d'autres officiers allemands. Ce
projet a déclenché une polémique en Allemagne en raison de
l'appartenance de Tom Cruise à l'Eglise de la Scientologie,
officiellement considérée comme une secte, et du refus des autorités à
autoriser l'équipe à filmer dans un bâtiment public.Le
tournage se déroule en partie dans la région du Dahme-Spreewald, au sud
de la capitale, où les sociétés de production américaine United Artists
et allemande Babelsberg ont construit dans les bois une réplique du
quartier-général militaire de Rastenburg, connu sous le nom de "repère
du loup", où Hitler avait échappé à un attentat à la bombe le 20
juillet 1944.Une porte-parole de Babelsberg,
Miriam Rönn, s'est toutefois refusée à préciser si le tournage, qui se
poursuivra jusqu'au 31 octobre, se déroulait jeudi sur ce lieu.La
presse allemande, tenue à l'écart des lieux de tournage par des
gardiens de sécurité, a publié ces derniers jours quelques photos d'un
avion Junker 52 à la croix gammée, utilisé dans le film, survolant à
basse altitude la banlieue de Berlin. Les
journaux allemands ont également largement fait écho à la polémique
concernant l'acteur américain après les critiques de plusieurs
personnalités, dont des hommes politiques, outré qu'un membre connu de
la Scientologie incarne l'un des principaux héros allemands anti-nazi.Un
porte-parole du ministère des Finances, interrogé par la presse, a
toutefois affirmé jeudi que Berlin était "particulièrement content" du
fait que la compagnie Babelsberg, récemment encore en difficulté
financière, participait à la production du film.Les
autorités, a-t-il ajouté, ont accordé tous les permis nécessaires au
tournage, à l'exception d'une demande faite pour l'utilisation du
Bendlerblock, ancien quartier-général de l'armée nazie à Berlin et
aujourd'hui mémorial national à la résistance anti-nazi. Von
Stauffenberg et plusieurs autres officiers avaient été fusillés dans la
cour du Bendlerblock.Le président du Mémorial
de la résistance, Peter Steinbach, avait auparavant pris position
contre Tom Cruise, un acteur selon lui "controversé", qui risquait de
créer dans l'esprit du public un lien "contradictoire" entre "le
courage civique d'un homme qui s'est engagé contre le totalitarisme" et
"une quasi-opération scientologue".Le propre
fils du héros, Berthold Schenk von Stauffenberg, 72 ans, a également
fait part du peu de sympathie que lui inspirait ce projet."Il m'est désagréable qu'un scientologue notoire joue le rôle de mon père", a-t-il déclaré à la presse.
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...