Ninja Warrior est un jeu téléviséjaponais diffusé au Japon depuis le 26 septembre1997 sur la chaîne TBS.
Le titre original de l'émission est "Sasuke" (Sasuke),
probablement une référence au ninja Sarutobi Sasuke, héros de nombreux
contes pour enfants[1]. Le jeu consiste à franchir 4 épreuves physiques, où la difficulté va en grandissant. Il est diffusé en France dans l'émission Menu W9 (sur la chaîne W9) présenté par les deux animateurs Benjamin Morgaine et Vincent Desagnat, anciens présentateurs du Morning live
sur la chaine M6 (fondatrice du groupe comprenant W9). Tout en
commentant les épreuves et leurs participants, les présentateurs
français parlent pour la plupart du temps de choses n'ayant aucun
rapport avec l'émission ayant un effet comique décalé, ce qui rend ce
divertissement complètement déjanté et hilarant, plutôt destiné à un
public de jeunes adultes. Cependant, la différence des participants
dans leurs façon d'être et leur âge est visible (20 à 60 ans) ce qui
apporte une touche de popularité à l'émission.
l y a donc quatre épreuves chronométrées, ce qui force le participant à
développer une rapidité et une force, tant physique que morale et dans
la situation où il n'en développerait aucune, ce qui arrive souvent au
moment de la première épreuve, "l'apprenti ninja" fini dans l'eau
(boueuse). Par exemple, dans une des versions du programme, la première
épreuve débute par la traversé d'un plan d'eau en sautant de pierre en
pierre, le participant arrive devant un rondin de bois suspendu et doit
s'y accrocher afin de pouvoir traverser. Vient ensuite le pont suspendu
à double palier et le trampoline qui le fait arriver sur un filet.
Arrive alors le moment où le candidat redescend d'un niveau grâce a une
corde lisse et arrive sur un trampoline géant installé a la verticale
sur lequel il doit rebondir en face. L'épreuve se termine par une
montée de rampe de skate très inclinée (4m), s'ensuit une montée a
mains nues d'un mur de 6 m, à l'aide d' une corde lisse, ou se trouve,
en son sommet, le buzzer de fin d'épreuve. Tout ceci à parcourir en
moins de 100 secondes...
Plusieurs participants apportent leur mascotte (petites voitures,
habits de travail, tenue de super-héro...) ou réalisent de vraies
chorégraphies d'introduction se finissant souvent par une pose
artistique, le tout en cherchant à impressionner le public en mettant
leur corps et leurs aptitudes physiques en valeur ou voulant laisser
augurer de leur prétention à la victoire. Pour citer un exemple : un
candidat était arrivé sans grande difficulté à tordre une poêle mais
chuta très rapidement dans l'eau au commencement de l'épreuve de départ.
Les candidats de Takeshi's Castle doivent traverser une série
d'épreuves souvent physiques, à la fin desquelles seul un petit nombre
de candidats participe à l'épreuve finale, où ils doivent prendre le
château en affrontant Kitano et ses gardes.
Le ton du jeu est très humoristique et les candidats n'hésitent pas
à se déguiser pour se faire remarquer. Leurs adversaires, les gardiens
du château, sont également costumés.
(Les noms indiqués sont ceux donnés aux épreuves sur W9.)
« Flipper » : les candidats envoient une balle dans une sorte de flipper (ou plutôt de pachinko) géant et doivent la récupérer au bout dans une bassine, sachant qu'ils sont obligés pour cela de plonger dans la boue.
« Foot U.S. » : déguisés en joueurs de football américain,
les candidats doivent traverser le terrain tout en évitant leurs
adversaires (dont le nombre est fixé à 7 pour les hommes et 5 pour les
femmes) et marquer un touchdown.
« Labyrinthe » : les candidats doivent traverser un labyrinthe
rempli d'adversaires et dans lequel certaines portes ne mènent pas à la
sortie, mais directement dans l'eau.
« Mouche Velcro » : revêtus de combinaisons velcro,
les candidats doivent franchir un plan d'eau accrochés à une corde et
se plaquer sur une surface (souvent ornée d'une toile d'araignée, d'où
le nom de "mouche velcro") à laquelle ils doivent rester accrochés.
« Pierre molle » : les candidats doivent traverser l'eau sur un gué, mais certaines pierres du gué sont "molles", c'est-à-dire qu'il ne s'agit que de blocs de polystyrène qui flottent à la surface.
« Planche à Plouf » : les candidats doivent monter sur une sorte de planche de surf qui se déplace au-dessus d'un bassin, et doivent sauter plusieurs fois au-dessus d'obstacles avant d'arriver à la sortie.
« Pont Ballon » : les candidats doivent transporter un ballon doré
à l'autre bout d'un pont instable, tandis que leurs adversaires leur
tirent des ballons noirs pour les faire tomber du pont.
« Rouleaux à pâtisserie » : les candidats doivent sauter sur une série de rouleaux sans tomber.
« Toc Toc Toc » : située généralement au début du jeu, cette
épreuve consiste en plusieurs séries de portes que les candidats
doivent traverser le plus vite possible et qui sont généralement en
carton, sachant que certaines sont fausses (en bois), tandis que
d'autres donnent sur un filet ou une flaque de boue ...
« Croque beignets » : aussi située au début du jeu, cette épreuve
consiste à attraper un beignet avec les dents alors que les candidats
ne peuvent se déplacer qu'à la manière d'une course en sac...
« Dominos » : les candidats doivent marcher sur des dominos géants, sachant qu'ils tombent au fur et à mesure que l'on marche.
« Descente en bol de riz » : les candidats, assis dans un bol de
riz géant, doivent glisser sans tomber le long d'une pente humidifiée,
puis atterrir dans un bassin en prenant soin de ne pas couler.
« Sumos » : les candidats effectuent un tirage au sort afin de déterminer quel sera leur adversaire lors d'un combat de sumos.
« Bowling » : Après avoir effectué un tirage au sort afin de
déterminer quelle quille ils incarneront, les candidats doivent rester
debout malgré la boule de bowling géante et le fait qu'ils sont placés
à l'envers, avec des chaussures de ski attachées entre elles.
« Tremblement de terre » : les candidats doivent rester en position
agenouillée sur une pile de draps instables, alors qu'un tremblement de
terre est simulé.
« Karaoké » : le but de cette épreuve très subjective est de
chanter en karaoké de façon originale, afin de ne pas avoir affaire aux
videurs.
« Attention rocher ! » : les candidats doivent remonter un chemin
où de gros rochers arrivent en sens inverse (descente). Heureusement,
les candidats peuvent se cacher dans des abris sur les côtés.
Malheureusement, des personnes se chargent d'éjecter le candidat hors
de ces abris lorsqu'un rocher arrive.
« 1, 2, 3, soleil ! » : le principe est le même que celui du jeu
pour enfants, mis à part que la partie se déroule sur un terrain pentu,
et que les candidats sont dans un costume en forme de sphère.
« Course ki tue » : les candidats doivent traverser un parcours du
combattant en évitant des obstacles aussi divers qu'un rocher géant,
des ninjas, des chenilles, des plates formes tournantes, des fosses,
des boules géantes... , tout en évitant de tomber à l'eau ou d'arriver
à la fin du temps règlementaire symbolisé par un petit monstre rose.
« Tapis rouleau » : les candidats doivent sauter avec suffisamment
d'élan sur un "bateau" en polystyrène afin de lui faire prendre de la
vitesse et de s'arrêter dans la zone rouge sans la dépasser pour ne pas
tomber à l'eau.
« Le bon moule » : lors de cette épreuve généralement située au
début du jeu, les candidats doivent se saisir d'une pièce d'un puzzle
puis la faire rentrer le moule qui lui correspond.
« Curling mental » : alors qu'ils sont propulsés par deux
"adversaires", les candidats doivent lire un calcul dont ils doivent
donner la réponse à un "professeur" situé à la fin du parcours, sous
peine de se voir tomber dans la boue.
La dernière épreuve du jeu est toujours « L'épreuve finale où on
comprend rien ». Les candidats ont chacun un char et soit un pistolet
laser soit un pistolet à eau et doivent affronter Takeshi Kitano et ses
gardes. Kitano est soit dans un char géant, soit dans un avion soulevé
par une grue ; il est alors impossible de l'atteindre.Le but de cette
épreuve est en fait soit de toucher le cercle en fer (avec le laser)
soit de trouer le rond en papier cerclé de fer (avec le pistolet à eau)
se trouvant à l'avant du char de Kitano avant que le sien ne soit troué.
Le nom de cette épreuve vient du fait qu'il est extrêmement
difficile de déterminer les gagnants : Takeshi ou les candidats. Dans
tous les cas, la mise en scène ne change pas, et on ne voit pas non
plus le gain des candidats s'ils remportent la partie.
Les vers de terre rapportent 700 millions
d'euros par an à l'Irlande, a indiqué lundi une étude commanditée par
une commission gouvernementale.
Intitulé "Coûts et bénéfices de
la biodiversité en Irlande", le rapport de 197 pages évalue que le
"modeste ver de terre rapporte 700 millions d'euros par an au pays
grâce à sa capacité à purger la terre des matières mortes tout en en
libérant les nutriments", a indiqué le ministre de l'Environnement,
John Gormley.
Les vers de terre ont une valeur inestimable
puisqu'ils aident à enfouir le fumier de sept millions de bovins, qui
rejettent plus de neuf tonnes d'excréments par an, a-t-il souligné.
Le
rapport ajoute que l'impact économique des vers de terre pourrait en
fait être sous-évalué. "En prenant en compte leur contribution au
labourage et à l'horticulture, les vers de terre pourraient rapporter
plus d'un milliard d'euros", estiment les auteurs du rapport.
Il était une fois, dans une grande ferme, un bouc et un taureau, le bouc faisait le beau avec ses cornes polies et son poil lustré, il draguait les biquettes à tout va et même les vaches n'échappaient pas à ses oeillades coquines... Le taureau, venu voir le bouc défiler refusa avec lui de parler...
Le
45e Salon international de l'agriculture, la "plus grande ferme"
française, a ouvert ses portes ce samedi à Paris. Le chef de l'Etat a
appelé l'Europe à faire preuve "d'une résolution beaucoup plus grande"
pour défendre ses intérêts dans le cadre des négociations au sein de
l'OMC. Il a aussi insulté un visiteur qui avait refusé de lui serrer la
main. 600.000 visiteurs sont attendus Porte de Versailles.
"Casse-toi, pauvre con!".
Ces mots doux sont signés...Nicolas Sarkozy. Le président de la
République n'a visiblement pas apprécié d'être repoussé par un visiteur
lors de son premier Salon de l'Agriculture. L'homme venait de refuser
de serrer la main du chef de l'Etat, non sans ajouter "me touche pas,
tu me salis!" Le moment a été saisi par une caméra du journal "Le
Parisien". Il est visible sur le site Internet du quotidien. Depuis
samedi soir, la vidéo a été vue près de 100.000 fois.
Hormis cet incident,
Nicolas Sarkozy a connu une première visite plutôt calme. Il a appelé
l'Europe à faire preuve "d'une résolution beaucoup plus grande pour
défendre ses intérêts". Le chef de l'Etat a souhaité que "les
négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce repartent
sur des bases saines et des objectifs clarifiés", ajoutant que le
gouvernement de la République "s'opposera fermement à tout accord qui
sacrifierait les intérêts des agricultures française et européenne."
Nicolas Sarkozy
a aussi déclaré qu'il allait "engager dès 2009 une véritable
refondation des modalités de mise en oeuvre de la Politique Agricole
Commune dans notre pays". Il a promis que la France engagerait, pendant
sa présidence de l'UE à partir de juillet 2008, "une véritable
discussion avec chacun de nos partenaires européens, avec le double
objectif d'une meilleure gestion des risques climatiques, sanitaires et
économiques et du maintien de l'activité de production dans les
territoires fragiles".
1.030 exposants de 30 pays
et 3.000 animaux sur 138.000 m2 : la "plus grande ferme" française a
ouvert ses portes aujourd'hui à Paris, porte de Versailles.
Suite à une conversation avec l'ami Zacch, concernant le devenir de la BD, et sa mondialisation, nous sommes tombés d'accord rapidement, il y a du bon partout, mais la capitale de la bd ne peut décidément pas se situer entre Bruxelles et Angoulème, comme on ne peut décidément plus toujours se cantonner aux 15 questions réponses concernant le manga (messieurs les journalistes, lisez en quelqu'uns) : les mangas sont -ils violents/érotiques/abétissants/vulgaires/sexistes..., la liste des lieux communs est longue et ne se renouvellent guère depuis 15 ans.
Même certains reportages (zacch faudra retrouver la référence), comparent la passion pour les mangas (qui ouvrent à une autre culture et donnent l'envie d'apprendre le japonais) à des conduites à risques (alcoolisme des jeunes, anorexie !). bref un racisme de base en direction de la littérature extrême orientale, aussi riche que notre bd européenne, si ce n'est plus !
Pour commencer, et avec humour, je vous présente quelques ouvrages de bd, que j'aime bien, et j'invite mes lecteurs à me présenter aussi ceux qu'ils aiment !
On a rarement vu cela : jeudi, il y aura une double élection à
l'Académie française, et le mois prochain, encore un nouveau vote. Deux
fauteuils sont à pourvoir ce 7 février : ceux d'Henri Troyat et de
Bertrand Poirot-Delpech. La prestigieuse institution n'a jamais autant
été décimée. Aujourd'hui, trente-quatre sièges sont occupés sur les
quarante (trente-trois si l'on tient compte du cas Robbe-Grillet : élu,
jamais reçu). C'est que depuis l'an 2000, dix-sept immortels sont
décédés ; l'année 2007 ayant été particulièrement brutale avec la
disparition de six académiciens. Leurs remplacements offrent à
l'Académie, créée en 1635, la possibilité de se donner un nouveau
visage. Hélène Carrère d'Encausse œuvre dans cette direction. Comment ?
Trois questions se posent.
Faut-il renforcer le poids des
littéraires ? Certains des 34 membres les écrivains en tête aimeraient
voir un peu plus d'hommes de lettres. Dans les coulisses, on s'agite :
Patrick Modiano a déjà refusé. Sous prétexte que Le Clézio n'a pas dit
non de façon définitive, les académiciens ne désespèrent pas de le voir
un jour. Pascal Quignard et François Taillandier ont été plus ou moins
sollicités. Patrick Rambaud aurait toutes ses chances. Il faut savoir
également que les prix littéraires décernés par l'Académie française
jouent un rôle d'indicateur. Hélène Carrère d'Encausse n'a-t-elle pas
affirmé que cette récompense n'est jamais accordée par hasard ? Si on
veut bien la croire, il ne serait donc pas étonnant de voir siéger
Vassilis Alexakis, François Taillandier, Patrick Rambaud, Paule
Constant… Tous sont lauréats du grand prix du roman. De son côté, Alain
Decaux aime à rappeler que le rôle de l'Académie est, aussi, de bâtir
un dictionnaire : «Je reste un traditionnel, et fidèle à l'esprit du
cardinal : il faut qu'il y ait des représentants de toute la société.»
Selon lui, ce qu'il manque aujourd'hui, c'est un ecclésiastique et un
homme de cinéma. André Téchiné avait déjà postulé. On parle de Pascal
Thomas. Tous doivent participer à l'immense chantier du dictionnaire.
Avec Valéry Giscard d'Estaing, l'historien aimerait bien mettre sur
place une «commission grammaire». Avis aux amateurs.
Quelles
femmes séduire ? Marguerite Yourcenar, première femme élue à l'Académie
française en 1980, résumait parfaitement l'atmosphère au sein de la
Coupole : «une bande de vieux galopins se réunissant tous les jeudis
pour plaisanter ensemble». N'empêche que la bande en question
souhaiterait plaisanter avec un peu plus de femmes. Depuis Yourcenar,
seules Florence Delay, Jacqueline de Romilly, Assia Djebar et Hélène
Carrère d'Encausse ont trouvé place, cette dernière assurant le poste
influent de secrétaire perpétuel depuis 1999. Jeudi, Dominique Bona,
qui postule au fauteuil d'Henri Troyat, a toutes ses chances. À
l'avenir, pourquoi Mona Ozouf, Marie Nimier, Paule Constant ou Diane de
Margerie ne seraient-elles pas admises à un fauteuil ? Leurs noms ont
été évoqués. Un autre nom circule avec insistance : celui de Simone
Veil. Le parcours, la stature de la femme d'État, sa notoriété
plaident pour elle ; certains trouvent qu'il aurait fallu l'accueillir
plus tôt. Acceptera-t-elle de se porter candidate ?
Doit-on
«recruter» davantage de jeunes ? Le débat sur l'âge qui a cours à
l'académie Goncourt va-t-il toucher l'Académie française ? Pour le
moment, la question ne se pose pas. Après tout, Edmond Rostand n'a-t-il
pas été élu à 33 ans, et, plus près de nous, Jean d'Ormesson a été reçu
à 48 ans. «L'âge n'a pas tellement d'importance… , estime Erik Orsenna
(61 ans en mars), mais ce serait bien que je ne sois plus le plus jeune
académicien. Ce que je suis depuis mon élection en 1998.» L'âge ne sera
jamais un facteur décisif sous la Coupole, il n'en demeure pas moins
que les immortels lorgnent vers de fringants cinquantenaires…
Mission culturelle de l'école, et éducative de la culture
le Figaro, 05/02/2008
Par Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication.
La
culture n'est pas un luxe. La rencontre avec l'art ne peut être le seul
fruit de la naissance ou du hasard. Parce qu'elle doit être possible
pour tous, elle doit avoir lieu dès l'école.
Parce que
l'intérêt pour la culture, chez un enfant, naît rarement du miracle
d'une seule rencontre, parce qu'il se construit, il doit faire l'objet
d'un apprentissage suivi, tout au long de la scolarité.
Sans
cet apprentissage, notre vie culturelle intense et les monuments qui
font la fierté de notre pays ne seront, pour nos enfants, et donc pour
le public de demain, qu'une forêt de symboles muets. Pour mieux
partager cette richesse, il faut faire preuve d'autant de détermination
que d'imagination.
Nous avons proposé avec Xavier Darcos un
plan en faveur de la généralisation de l'éducation artistique et
culturelle, qui consacre la mission culturelle de l'école tout comme la
mission éducative de la culture.
Pour ma part, je souhaite que
le ministère de la Culture et de la Communication devienne un centre de
ressources culturelles et artistiques pour les professeurs, pour les
parents et pour les jeunes, en mobilisant ses établissements publics et
les structures qu'il subventionne.
Nous proposerons tout d'abord
des ressources numériques, en créant un grand portail de l'éducation
artistique et culturelle, qui mettra à disposition de tous un choix
unique d'instruments pédagogiques très divers.
Ce portail sera
aussi un formidable outil pour l'éducation à l'image, qui est
aujourd'hui un enjeu fondamental. Pour y répondre, nous développerons
également le programme national «Écoles, collèges et lycées au cinéma»,
véritable école du spectateur, qui touche aujourd'hui 1,2 million
d'enfants, soit 10 % de la population scolaire. Mon objectif est
d'atteindre 2,5 millions d'enfants à l'horizon 2009.
La
télévision publique doit elle aussi réaffirmer son ambition
pédagogique, non seulement en proposant des programmes spécifiques,
mais aussi en développant la vente à la demande (VOD), les ressources
en ligne, pour que les enseignants réutilisent plus facilement ces
programmes en classe.
Ce sera un axe fort du nouveau contrat de
service public audiovisuel sur lequel nous travaillons en ce moment
même, pour défendre une télévision qui éveille les esprits, une
télévision qui donne envie d'aller au cinéma, au théâtre, au musée,
dans nos monuments… Dans tous ces lieux qui impressionnent ceux qui
n'en ont pas les clés et que nous devons donc rendre plus familiers.
Dans ce même esprit, le plan prévoit que chaque établissement scolaire
soit jumelé avec au moins un établissement culturel.
Nous
créerons ainsi un maillage qui permettra aux élèves d'assister
régulièrement à des spectacles, de visiter plus de monuments, de
musées, mais aussi de découvrir l'envers du décor, en participant à des
répétitions de théâtre, d'orchestre ou de danse.
Nous allons
nous appuyer sur nos 3 000 bibliothèques et tous nos centres
d'archives, sur nos 1 200 musées de France, nos centaines de scènes
théâtrales et musicales, nos salles d'art et d'essai, nos centres d'art
et nos grandes institutions nationales.
Pour aider les
enseignants à remplir leur mission de passeurs, le ministère de la
Culture et de la Communication complétera leur formation au sein des
IUFM et les accueillera dans ses grandes d'écoles d'art et
d'architecture.
Dès la rentrée 2008, ils accéderont
gratuitement aux musées et monuments nationaux dépendant de la Culture
et de l'Enseignement supérieur.
Le but n'est bien sûr pas de
transformer tous nos enfants en virtuoses ni en spécialistes de
l'histoire des arts, mais de faire en sorte que chacun puisse se
repérer dans la vie artistique foisonnante qu'offre notre pays.
Il
faut que chacun puisse librement forger son goût et se prendre de
passion pour telle ou telle discipline. La culture est une chance pour
tous.
Pour financer la restauration du patrimoine français, le ministre
de la Culture Christine Albanel veut instaurer un prélèvement sur les
nuits dans les grands hôtels.
«À
la première civilisation qui n'ait encore su créer ni ses propres
temples, ni ses propres tombeaux, puissiez-vous être ceux qui feront du
moins le don réel de son propre passé », lançait aux députés le
ministre de la Culture du général de Gaulle, André Malraux, lors de
l'ouverture en juillet 1962 des débats parlementaires sur la loi de
protection du patrimoine. Quarante-cinq ans plus tard, son appel n'a
pas perdu de sa force. «Les moyens budgétaires actuels ne permettent
pas de transmettre dans un bon état de conservation notre patrimoine
aux générations futures», souligne le ministre de la Culture Christine
Albanel.
Le dernier «Rapport sur l'état du parc monumental
français», envoyé en fin de semaine dernière aux députés par le
ministère de la Culture, se fait l'écho de ce constat. Il note «une
dégradation sensible de l'état de conservation du patrimoine» . Deux
chiffres révèlent l'ampleur de la détérioration. À la fin de 2007, 42 %
des monuments historiques classés étaient considérés en mauvais état,
voire en péril, contre 32 % cinq ans plus tôt.
En conséquence,
le coût des travaux nécessaires à la restauration du patrimoine
français a grimpé en flèche, passant de 7 à 10,7 milliards d'euros. «Il
y a des situations d'urgence, on le sait», ajoute Christine Albanel,
comme l'attestent la cathédrale de Beauvais, qui réclame depuis quinze
ans une intervention de grande ampleur, ou le château de
Champs-sur-Marne, fermé au public depuis l'automne 2006 après
l'écroulement d'un plafond.
Mais les moyens manquent à l'État,
qui finance en moyenne à hauteur du tiers les travaux de restauration,
pour soutenir ce vaste chantier. «C'est le nerf de la guerre, il faut
non seulement maintenir l'effort financier mais l'augmenter», déclare
Christine Albanel. Au ministère de la Culture, en ces temps de rigueur
budgétaire, plusieurs options sont étudiées pour alimenter «un fonds de
soutien». Elles vont d'un prélèvement sur les jeux de loterie à une
contribution des casinos, calculée au prorata du chiffre d'affaires.
Une autre idée, déjà avancée par le Groupement des entreprises de
restauration des Monuments historiques, a également retenu
l'attention : la création d'une taxe sur les nuits d'hôtel.
«Un lien naturel entre tourisme et patrimoine»
«Il
existe un lien naturel entre le tourisme et le patrimoine», justifie le
ministre, qui évalue à environ 170 000 le nombre d'emplois indirects
qui tirent profit de la mise en valeur et de l'exploitation du
patrimoine. Selon ses calculs, une «contribution de deux euros» par
nuitée, dans les établissements d'un standing au moins égal à quatre
étoiles, rapporterait près de 50 millions d'euros. «Il y a une vraie
logique à ce financement. Près de 70 % de la clientèle de ces
établissements sont des étrangers, dont bien souvent la visite est en
lien avec notre patrimoine. Et puis, deux euros, c'est la moitié du
coût d'un soda pris dans le minibar de la chambre», relativise-t-elle.
La
volonté du ministre de la Culture est de parvenir à une décision
rapidement pour présenter un budget 2009 en forte augmentation. Cette
année, il est de 303 millions d'euros. «Avec 350 millions, on pourrait
faire beaucoup, 400 millions seraient le top du top», dit-elle. Quatre
cents millions d'euros, c'est justement l'objectif fixé par Nicolas
Sarkozy en septembre 2007, lors de l'inauguration de la Cité de
l'architecture. «Ça ne sert à rien d'être si fier du patrimoine
français et de continuer à mégoter pour l'entretenir», avait affirmé le
président de la République.
Faut-il enlever les départements des plaques d'immatriculation
Dans un an, le 1er janvier 2009, les véhicules neufs se verront
attribuer un numéro à vie. La mention du département ne sera plus que
facultative. Dans ce cas, elle n'apparaîtra plus que sur le côté de la
plaque. Une réforme dictée par l'Union Européenne, qui souhaite
harmoniser les plaques sur l'ensemble du continent. Plusieurs
départements crient au scandale et à l'uniformisation culturelle
forcée. Qu'en pensez-vous ? Donnez votre avis.
Autre question, pour l'image de la Franche Comté, vous préférez le symbole du Conseil Régional ? La Franche Comté bleue prise entre les machoires de la France rouge ? Ou le lion Comtois ?
Ateliers d'écriture, forums, blogs connaissent un succès croissant
LE MONDE POUR MATINPLUS | 05.11.07
J'écris un roman", pour 39 euros. Voici un an que la société Vidatech a
commercialisé ce logiciel, en réponse à une demande réelle d'aide
méthodologique : les exercices du logiciel guident pas à pas vers la
conception d'un roman, "comme on apprendrait à construire une maison", explique François Farrugia, directeur de Vidatech. Avec plus de 5 000 logiciels vendus en un an, "J'écris un roman" est un succès.
Il répond en
effet à une envie de plus en plus grande : les écoles d'écriture et
leurs recettes, les ateliers qui accompagnent la création, les blogs et
forums en ligne foisonnent aujourd'hui. Tout le monde pourrait-il
devenir écrivain ? "L'important, dit François Farrugia, n'est pas de devenir écrivain au sens professionnel du terme, mais tout simplement d'écrire si on en ressent un besoin vital."
Le
même esprit anime depuis 1985 les membres d'Aleph-écriture, principal
organisme d'ateliers d'écriture en France (une cinquantaine d'ateliers
réguliers chaque année). "Nous ne sommes pas une fabrique d'auteurs", explique Joana de Fréville, qui coordonne les activités d'Aleph en Ile-de-France ; "nous
accompagnons l'émergence de l'écriture, d'une voix singulière que
chacun porte en soi avant de venir. Il n'existe pas de recette pour
cela."
L'accompagnement technique repose sur la pratique
de l'écriture autour de thèmes ou de genres, et sur la lecture de
textes qui permettent d'affirmer ses propres choix, de lecteur et
d'auteur. Avec pour objectif l'élaboration d'un objet littéraire, qui
sera parfois publié ; mais là n'est pas la motivation de tous les
participants.
UNE CENTAINE D'ATELIERS D'ÉCRITURE EN FRANCE
Pour
Joana de Fréville, le succès des ateliers d'écriture naît de la volonté
de se réapproprier une activité qui avait été confisquée par d'autres
usages de l'écrit : "par l'écriture créative, on se libère des modèles de type scolaire, et apparaît alors une nouvelle culture de l'écrit."
Ce phénomène, l'écrivain Alain Bellet le constate aussi dans le cadre
de son action, qu'il veut à la fois culturelle et sociale : il anime
des ateliers d'écriture aussi bien dans des structures scolaires qu'en
maison d'arrêt, auprès de SDF, Rmistes, ou d'alcooliques.
Pour
ces publics, aussi divers soient-ils, l'atelier d'écriture est
l'occasion d'une réconciliation avec la langue sous le signe de la
liberté. Une activité totalement différente de ce qu'apporte l'école :
il s'agit d'apprendre la langue en pratique, de se l'approprier, et
ainsi de retrouver une confiance en soi parfois perdue, tout en
s'ouvrant au monde et aux autres.
Aujourd'hui, il existe plus d'une
centaine d'ateliers d'écriture en France ; plusieurs centaines
d'écrivains en animent, souvent soutenus par les pouvoirs publics. Pour
Alain Bellet, on assiste à une véritable "démocratisation de l'écriture".
Avec Internet, celle-ci prend de plus en plus d'ampleur. Lorenzo
Soccavo, qui a répertorié les ateliers d'écriture dans un ouvrage paru
en 2004*, constate la forte augmentation des ateliers, forums ou
communautés d'auteurs en ligne : "le Web offre de plus en plus
d'alternatives aux jeunes auteurs. Les musiciens, plasticiens ou
cinéastes l'utilisent. Pourquoi pas les écrivains ?"
TRANSMETTRE SON HISTOIRE
Internet
est aussi le lieu de l'auto-édition, appelée à s'accroître, dit Lorenzo
Soccavo, grâce aux services d'impression numérique à la demande et aux
prestataires de services de publication, de plus en plus nombreux sur
le Web (Lulu.com, jepublie.com, manuscrit.com
par exemple). Chacun peut, évitant ainsi les contraintes et les
déceptions de l'édition, créer un vrai livre, et même le commercialiser
: jepublie.com propose en particulier la mise en vente sous forme
d'e-book, sur son site numilog.fr (un tiers des deux cents titres publiés chaque année par jepublie.com sont concernés).
Un
vrai livre, c'est aussi ce que désirent les clients des biographes
familiaux, métier en pleine expansion depuis quelques années, comme le
constate Guillaume Moingeon, qui créa la profession. Ses clients,
souvent âgés, souhaitent avant tout transmettre leur mémoire à leurs
enfants et petits-enfants : ils racontent leur histoire, pour un public
restreint et intime, et ne cherchent pas à la publier, même si cette
expérience mène parfois certains d'entre eux à poursuivre seuls
l'aventure. Pourtant, "sans avoir été écrivant, ils deviennent écrivains", dit Guillaume Moingeon : leur nom se trouve sur la couverture d'un "vrai livre". Ce qui confirme la profonde évolution qu'a connue la notion même d'auteur, pour prendre aujourd'hui des visages inédits.
Le Figaro. De notre envoyé spécial à Saint-Hyacinthe JEAN-LOUIS TURLIN.
Depuis septembre,
une commission gouvernementale conduit une vaste consultation populaire
sur les "accommodements" ethnoculturels et religieux consentis aux
minorités issues de l'immigration. Au cours de cette "thérapie
collective", certaines interventions marquées par l'ignorance et la
xénophobie choquent. Elles ont incité plus de 200 Québécois "de souche"
à signer et mettre en ligne cette semaine une lettre ouverte "contre
l'intolérance", tandis que le premier ministre s'inquiète "pour la
réputation internationale" de la province francophone canadienne.
« RÉAFFIRMONS
la primauté du caractère français et catholique du Québec. » « J'ai
peur qu'on ne protège pas assez ma langue, ma culture et mes droits. »
« Si l'on avait une identité forte, on n'aurait pas peur d'accueillir
des étrangers. » Trois phrases de trois intervenants différents,
dans un débat de deux heures, illustrent l'image chancelante que le
miroir de l'immigration renvoie à une société québécoise tiraillée
entre ses besoins démographiques et les « accommodements » que lui
impose l'accueil de minorités porteuses de cultures et de traditions
« étrangères » dans tous les sens du terme. « Certains prêtent aux
immigrants l'intention de nous changer, ce qui souligne notre propre
sentiment de faiblesse ; mais pour d'autres, nous avons une identité
assez forte et les immigrants ne demandent qu'à s'intégrer », résume
en conclusion le philosophe Charles Taylor qui, avec l'historien et
sociologue Gérard Bouchard - le frère de l'ancien premier ministre
québécois Lucien Bouchard -, préside la commission de consultation sur
les pratiques d'accommodement liées aux différences culturelles. Avant
de remettre leur rapport au gouvernement le printemps prochain, les
deux hommes ont voulu donner la parole au peuple autant qu'aux experts.
Depuis le mois de septembre et jusqu'à la fin de novembre, une
vingtaine de journées d'information ont été organisées dans seize
régions du Québec pour prendre le pouls de l'opinion à la faveur de
présentations de mémoires ou de témoignages, suivies de forums
populaires. Le débat public de Saint-Hyacinthe, une grosse
agglomération rurale à une quarantaine de kilomètres au sud-est de
Montréal, n'avait attiré qu'une centaine de personnes, mais dans les
zones urbaines, des salles de trois cents places se sont avérées trop
petites.
La présence continue des chaînes de télévision et de radio encourage indéniablement la participation du public. « Les travaux d'une autre commission gouvernementale, sur les aînés (seniors) sont loin d'être aussi suivis »,
commente le porte-parole Sylvain Leclerc. Selon lui, il faut remonter
aux débats sur la souveraineté ou la loi sur la langue pour retrouver
le même engouement populaire. Mais celui-ci répond aussi au besoin,
pressenti par les deux coprésidents de la commission sur les
accommodements, d'évacuer « une part importante de non-dits, faite de désaccords, de malaises, d'insatisfactions, sinon de frustrations ».
Des frustrations qui ont débordé le 27 janvier dernier à Hérouxville,
et convaincu le premier ministre, Jean Charest, de créer la commission
Bouchard-Taylor un mois plus tard. La municipalité de ce village de
1 300 habitants a adopté un « code de conduite »
à l'intention des immigrants, interdisant le port de la burqa et
l'excision, mais aussi la lapidation et l'immolation par le feu ! Par
prévention sans doute. Mais aussi par réaction à des accommodements
jugés déraisonnables : la Cour suprême du Canada n'a-t-elle pas
autorisé un jeune sikh à porter à l'école son kirpan (petit poignard), alors qu'elle l'interdit dans ses propres locaux ? « À quoi servent nos politiciens si le pouvoir est transféré aux tribunaux ? », a-t-on entendu à Saint-Hyacinthe.
L'identité québécoise n'est sans doute pas menacée par la légalisation
du turban dans la police montée, qui est fédérale. Mais elle ne se
reconnaît pas dans l'octroi de lavabos spéciaux pour les ablutions dans
les écoles, les services séparés pour hommes et femmes, voire la
possibilité de voter, récemment accordée à deux musulmanes, le visage
entièrement voilé : « Me donnerait-on le même droit si je portais un passe-montagne ? », s'est indigné un Québécois de pure souche à Saint-Hyacinthe.
Sans attendre les recommandations de la commission Bouchard-Taylor, le
premier ministre Charest vient d'annoncer son intention d'amender la
Charte québécoise des droits de la personne pour stipuler la primauté
de l'égalité des hommes et des femmes sur la liberté de religion -
primauté déjà reconnue dans la charte canadienne. Opportuniste ou non,
le geste traduit l'inquiétude de l'opinion. Paradoxalement, les
« accommodements » en faveur des minorités religieuses ont ranimé la
flamme catholique des Québécois au moment où ils l'avaient consignée à
la sphère privée. Des parents déplorent la « déchristianisation » des écoles.
Pourquoi tolérer le port du voile dans les espaces publics où l'on fait
disparaître les crucifix et les sapins de Noël ? Du coup, quatre
décennies après la « révolution tranquille », c'est la place de la
religion dans la société qui revient au coeur du débat. C'est ainsi que
l'on redécouvre l'un des deux piliers du sentiment identitaire
québécois. « La
langue française et le catholicisme font partie de notre patrimoine,
dont nous devrions être fiers, et le meilleur moyen d'intégrer les
immigrants, c'est de leur enseigner notre histoire », estime Onil Perrier, fondateur de la Maison nationale des patriotes à Saint-Denis. « Le vieux fonds catholique ressort », commente Pierre Chassat, un ancien directeur d'école, lui-même croyant et pratiquant mais partisan d'une « laïcité
intégrale » : « J'ai vu dans mon temps une commission scolaire de
recrutement rejeter la candidature d'un professeur qui n'avait pas de
religion déclarée ! Nous avons trop longtemps souffert de l'emprise de
l'Église pour regretter de l'avoir remise à sa place. Ne plus accorder
de privilèges à une religion devrait nous permettre de les refuser aux
autres. »
Daniel Moreau, prêtre et président d'une association de scouts, se
félicite lui aussi de la déconfessionnalisation des écoles mais se
prononce pour une « laïcité ouverte » où les paroisses et l'État travaillent en « partenariat » dans le cadre d'une « autonomie réciproque » : « On
ne peut pas exclure les communautés religieuses de l'espace public. Le
sous-sol de mon église accueille des réfugiés afghans. L'Église est
présente dans le tissu social. »
Multiculturalisme à l'anglo-saxonne ou laïcité à la française ? Coincé
entre deux modèles culturels, le Québec cherche une troisième voie. À
peine affranchi de la tutelle de l'Église catholique, l'État provincial
se demande jusqu'où aller dans la tolérance du recours aux « accommodements raisonnables », c'est-à-dire aux dérogations, sans « contrainte excessive »
pour la communauté, à une règle dont l'application lèse un citoyen dans
l'exercice de ses libertés individuelles, religieuses et autres.
Cette disposition destinée à lutter contre toute discrimination dite
indirecte, reconnue depuis 1985 par la Cour suprême du Canada dans le
droit fil de l'exemple du voisin américain, n'exclut pas la procédure
amiable dite de « l'arrangement concerté ». Le directeur d'un centre
sportif de Montréal a ainsi accepté d'opacifier les baies vitrées d'une
salle donnant sur une école juive orthodoxe, pour épargner aux élèves
la vue de femmes en tenue légère. Mais l'affaire a relancé la polémique
sur la cohabitation culturelle et l'incompatibilité des moeurs. La
commission Bouchard-Taylor s'est fixé pour objectif de définir un « cadre de référence » permettant
aux 7,6 millions de Québécois actuels, sans perdre leurs repères
identitaires, de s'adapter au nouveau visage d'une immigration qui
compense à peine la dénatalité, et dans laquelle les populations non
chrétiennes représentent 11 % des 46 000 nouveaux arrivants annuels.
A Berlin, un centre de documentation sort de terre sur l'ancien QG de la terreur nazie
LE MONDE | 03.11.07
Après plus de vingt ans de controverses, les travaux de construction
d'un centre de documentation sur l'appareil de terreur du régime nazi
ont démarré, vendredi 2 novembre, à Berlin.
A l'endroit où la
Gestapo, la police secrète du régime nazi, les SS et les services de
renseignement avaient installé leur quartier général, un bâtiment
rectangulaire aux façades de verre et de métal, qui accueillera une
exposition permanente, doit voir le jour d'ici à 2009. Sur 3 500 mètres
carrés, le centre mettra l'accent sur la dimension européenne des
crimes nazis et sur les poursuites judiciaires engagées après guerre
contre les membres de la SS ou de la Gestapo. L'inauguration est prévue
en mai 2010, au moment de la célébration du 65e anniversaire de la fin de la guerre.
L'édifice "ne sera pas un mémorial, mais un lieu d'information sur les coupables",
souligne Andreas Nachama, directeur de la fondation "Topographie de la
terreur" à l'origine de ce projet. Pour cela, l'architecte Ursula Wilms
a privilégié un format très sobre qui "s'abstient de mettre en scène l'endroit". La presse allemande a, quant à elle, fustigé le manque d'originalité du concept.
RUINES
Aujourd'hui,
l'ancien quartier de la terreur n'est plus qu'un terrain vague situé à
proximité de la Potsdamer Platz. Il accueille une exposition en plein
air sur les crimes perpétrés par les organes de police et de sécurité
nazis. Très endommagé par les bombardements aériens, l'endroit avait
sombré dans l'oubli après la guerre, avant d'être redécouvert à la fin
des années 1970.
A l'époque, des associations de victimes du
nazisme et de défense des droits des citoyens militent pour que la
dimension historique du site soit reconnue. En 1983, la mairie de
Berlin lance un concours d'architectes pour réaménager le lieu. Le
premier prix est remporté par un architecte berlinois. Pour autant, la
mairie ne donne pas suite au projet. Quelques années plus tard, en
1987, à l'occasion du 750e anniversaire de la ville de
Berlin, le site est ouvert pour la première fois au public et une
exposition retrace l'histoire de l'appareil de répression du IIIe
Reich et la planification des crimes nazis. Depuis 1997, cette
exposition, qui devait rester transitoire, est installée dans les
ruines mises au jour sur le terrain vague. Près de 400 000 visiteurs
s'y rendent chaque année.
En parallèle, l'idée de construire un
centre de documentation a fait son chemin. Un contrat a été signé avec
l'architecte suisse Peter Zumthor, qui commence les travaux en 1997.
Mais le projet devient un fiasco financier et politique. Constatant que
les coûts sont beaucoup plus élevés que prévu - 38 millions d'euros au
lieu de 19 millions -, l'Etat fédéral et la région de Berlin arrêtent
le chantier en 2004. Après un nouveau concours d'architectes en 2005,
le projet de la Berlinoise Ursula Wilms est retenu. Le montant des
travaux est estimé à 24 millions d'euros, une somme partagée entre
l'État fédéral et la région.
Guirec Gombert, le Figaro.
Publié le 31 octobre 2007
Un site web propose de prendre soin de la tombe de vos proches à distance.
Quand les nouvelles technologies s'immiscent dans le monde des morts,
le résultat est insolite : faire fleurir ou entretenir la tombe de
votre famille à distance. C’est sur cette idée simple que Laurent Yon
et son associé Jean Sueur ont monté le réseau Intersepulture. Fils de
fleuriste et diplômé d’horticulture, Laurent Yon a eu l’idée de ce
commerce lorsque, enfant, il vendait des chrysanthèmes à la Toussaint. "Je
constatais que de plus en plus de tombes n’étaient pas fleuries du fait
de la mobilité professionnelle ou tout simplement parce que les gens ne
pouvaient plus se déplacer", explique-t-il. Créée en mai dernier,
cette entreprise a donc fédéré un réseau de 250 marbriers et fleuristes
pour prendre soin des sépultures des familles. "Nous misons sur 1000 points de vente afin de couvrir l’ensemble du territoire",
poursuit Laurent Yon. Ainsi, six contrats, compris entre 55 et 335
euros, plus une septième offre spécifique sur devis, permettent des
interventions ponctuelles simples jusqu’à des choses plus poussées. Sept contrats spécifiques. Actuellement, 250 familles ont signé un contrat avec Intersepulture. "Il
existe 4 types de clientèles : celles qui travaillent à l’étranger et
qui veulent retrouver une tombe entretenue à leur retour, celles qui
travaillent trop loin pour se rendre au cimetière, celles qui désirent
se recueillir mais ne veulent pas s’occuper de l’entretien et enfin
celles qui ne peuvent plus le faire", analyse Laurent Yon. Pour
attester du travail, une photo est mise en ligne sur Internet et
accessible aux familles uniquement après vérification de leur mot de
passe.
ps : jeter un oeil aguerri à la seconde photo... Ce lieu pourrait vous rappeller sûrement quelque chose...
Dans les coulisses... des "Chiffres et des lettres"
ISABELLE NATAF.
Publié le 02 novembre 2007
REPORTAGE
Ambiance familiale pour l'enregistrement du plus ancien programme de
télévision, créé en 1972 par Armand Jammot et diffusé depuis 2006 sur
France 3.
Cinq heures de car.
Monique s'est installée au premier rang. Vue imprenable sur le plateau,
pile face à Laurent Romejko. À sa gauche, les deux candidats ; à sa
droite Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat, gardiens du temple des
dictionnaires. Derrière elle, sa copine Hélène. Habitantes de
Saint-Mihiel, dans la Creuse, elles se sont levées à 5 heures du matin.
Elles n'ont pas hésité à être ballottées durant cinq heures dans un car
en compagnie de 25 autres aficiodanos des « Chiffres et des lettres »
pour assister à l'enregistrement, à Saint-Cloud, de leur jeu préféré ;
le plus ancien programme télé, créé en 1972 par Armand Jammot sur la
deux et depuis 2006 sur France 3. Monique n'en loupe pas une. « Et même celle de cet après-midi, je l'enregistre... ». Sept émissions sont mises en boîte par jour, quatre jours par mois. Zapping assuré. Contrairement à beaucoup dans le public, elle n'a ni cahier ni crayon. « À la maison, je joue de tête ». Pas
très loin de Monique, une mamie aux cheveux permanentés et bleutés
prend des photos. Compte à rebours et top départ pour le générique
mythique du jeu, « Tou-tou, tou-tou, toutou tou-tou toutou »,
remixé façon David Guetta. Présentation des candidats et c'est parti
pour les chiffres. Six plaques et 45 secondes pour trouver. La
concentration du public (une cinquantaine de personnes) est au maximum.
Bouche entrouverte, main en visière sur le front pour mieux voir, tête
baissée sur un carnet, regard qui file sur le carnet du voisin, doigts
qui pianotent sur le menton pour compter... pas un bruit, excepté
quelques raclements de gorge. « Le compte est bon » pour les deux
compétiteurs. « Moi aussi je l'avais, c'était pas difficile », dit Claude. On passe aux lettres. « Consonne, voyelle, consonne, consonne, voyelle... ».
Neuf en tout et trente secondes pour trouver le mot le plus long.
Chronomètre. Dans le camion-régie, Patrice Laffont, animateur du jeu
jusqu'en 1989, devenu producteur artistique en 2000 pour « réinsuffler un peu de modernisme et de dynamisme », hoche la tête. « Je sens du lourd... ». À peine a-t-il achevé sa phrase qu'un concurrent annonce : « sept lettres :»enculée*... pour faire plaisir à Arielle ». Eclat de rire général devant les écrans de contrôle. Patrice Laffont se rend à l'évidence : « c'est le zapping assuré ! ». En revanche, dans le public, mine mi-figue mi-raisin des seniors. Nostalgie. « Maintenant, faut qu'il lui prenne les deux coups... bon, il est fichu, c'est fini »,
commente Claude qui résume parfaitement l'issue de la manche. Le
candidat malheureux avait pourtant toutes les cartes en mains : « Quand
j'étais petit, je regardais le jeu avec ma grand-mère. Elle notait tout
sur de petits cahiers. Après, ma mère a fait la même chose, et je me
suis habitué à regarder le jeu avec elle et à jouer. Je m'entraîne
seul, avec une boîte de jeux et puis, petit à petit, j'ai progressé et
j'ai eu envie de me présenter ». La nostalgie fonctionne à plein. « Mon
grand-père regardait»Des chiffres et des lettres* et, ce qui me
fascinait, c'était les gros plans sur les mains de Patrice », se souvient Laurent Romejko. « Et
quand je me suis retrouvé à distribuer les lettres, au temps où le
sabot existait encore, je me disais,»c'est moi, c'est moi* ! - depuis
une dizaine d'années, l'informatique a remplacé le sabot et c'est un
logiciel qui trouve les mots les plus longs. Une retraitée dans le
public évoque, elle, les interventions facétieuses de Max Favelelli,
«M. Dictionnaire » durant dix ans et avoue qu'elle n'aimait pas trop
Laurent Cabrol comme présentateur. En revanche, elle adore « le petit » Romejko. « On doit la longévité de l'émission à l'interactivité » remarque Arielle Boulin-Prat. « Le mécanisme est simple, tout le monde peut jouer. » Une famille formidable. Pause déjeuner vers 13 heures entre l'enregistrement de deux émissions. Une Creusoise : « On doit sortir et manger au resto ! ». Une autre, s'inquiète, « il est tard, on va encore trouver quelque chose d'ouvert ? ».
Patrice Laffont et Nathalie Talbot, réalisatrice du jeu, descendent du
car-régie rejoints par Laurent Romejko, Bertrand Renard et Arielle
Boulin-Prat. Le producteur montre une photo de lui en Barbe bleue prise
sur son portable. Il a joué dans la fiction produite par Olivier Minne
aux côtés d'animateurs de France 2. Plaisanteries, bonne humeur. « On s'entend tous très bien, c'est un des principes de base », souligne Bertrand Renard. Une famille formidable et soudée dont le public est un des piliers avec qui il faut composer. « Ils
n'aiment pas qu'on les bouscule trop. Il faut un peu évoluer, mais sans
toucher les fondamentaux. Quand on a installé les duels en 1994, ils
n'étaient pas contents, ils disaient qu'on trahissait l'esprit d'Armand
Jammot », explique Patrice Laffont en se dirigeant vers la cantine.
Et même dans la réalisation, Nathalie Talbot se contente de « légers »
trucages, seulement quelques incrustations à l'image. Avant de
rejoindre les autres, le producteur fait un détour sur le plateau et
enjoint au candidat gagnant de ne plus regarder l'écran de contrôle. « Vous levez la tête, je ne veux pas de ça ! » Décontraction. De leurs côtés, Laurent, Arielle et Bertrand
reviennent sur les émissions du jour, n'en reviennent pas qu'un
candidat ait réussi le duel sur le calcul mental, genre (375 + 27) : 3
- (50 × 2) + 108, en une seconde. Après le repas, les trois animateurs
retournent se changer, dans la décontraction, pour enregistrer les
autres émissions. Les seniors de la Creuse s'installent à nouveau, mais
à des places différentes. Papotages avant le retour des animateurs : « T'as mangé quoi toi ? » ; « Le car, on le reprend à quelle heure ? ». Bernadette qui ne loupe pas un tournoi, et Philippe son mari - « Oh moi, je suis moins fort qu'elle, je suis sous antidépresseurs » - sortent leur cahier. Arrivée de Laurent Romejko. « Qu'est-ce qu'il est beau notre Laurent avec sa cravate ! », s'exclame Yvette qui n'en revient pas « d'être dans le poste ». Un technicien dresse un panneau avec le nom des deux candidats si jamais l'animateur oublie à qui est le tour de jouer. Pareils qu'à la télé. Une douce torpeur envahit le plateau
d'autant qu'avec les spots il fait vraiment chaud. Claude reste
concentrée et fait signe à Hélène qu'elle a trouvé un mot de six
lettres. « Bon, c'est vrai, le quatrième jour c'est un peu plus dur, mais je n'ai pas de lassitude »,
dit Laurent Romejko (quinze ans au service « Des chiffres et des
lettres » mais loin du compte d'Arielle Boulin-Prat, 21 ans et surtout
de Bertrand Renard, 32 ans...). Le générique de fin est lancé, « Tou-tou, tou-tou toutou tou-tou, tou-tou... » Pause générale avant un autre enregistrement. Yvette part se dégourdir les jambes. « Je
suis contente d'être venue, c'est bien de les voir en vrai, même s'ils
sont pareils qu'à la télé, et j'ai pris des photos. Je vais revenir ! ».
Laurent Suply (lefigaro.fr).
Publié le 31 octobre 2007
Un gilet high-tech permet au joueur de ressentir dans sa chair les coups et bosses que reçoit son personnage dans un jeu vidéo.
Jusqu’où le jeu vidéo poussera-t-il l’immersion ? Après les volants à
retour de force, qui opposent une résistance au joueur, et les manettes
vibrantes, voici le FPS Vest, un vêtement intelligent aux airs de gilet
pare-balle mais qui exerce en fait une fonction inverse : permettre au
joueur de ressentir l’impact des balles et autres coups.
Enfilez le gilet et lancez un « First Person Shooter » (jeu de tir à la
première personne, ndlr). Si le soldat allemand ou l’extraterrestre
caché dans une tranchée ou au coin d’un couloir vous vise et vous
touche avec son arme, l’un des huit systèmes pneumatiques cachés dans
le gilet se gonfle plus ou moins vite pour simuler la puissance et la
direction de l’impact. Masochiste ? Selon TN Games,
l’entreprise qui commercialise l’engin, le FPS Vest peut ainsi procurer
au joueur les sensations d’un coup de feu, d’une explosion, d’un coup
de poignard ou même d’une main brusquement posée sur l’épaule, de façon
à le faire sursauter.
Ce périphérique aux accents masochistes sera vendu en trois coloris
(noir, camouflage ou rose) à partir du 21 novembre pour 189 $.
L’accessoire sera livré avec le célèbre « Call of Duty II » et un jeu
maison. TN Games annonce que les poids lourds des jeux de tirs tels que
Quake 4 ou Doom 3 seront très bientôt compatibles avec le gilet, et
propose aux éditeurs de jeu un kit pour adapter leurs titres à la FPS
Vest.
A priori, celui-ci n’occasionnera pas de réels dégâts de type bleu ou
bosse, et TN Games ne propose pas encore de casque destiné à simuler le
« headshot », le tir entre les deux yeux, considéré comme le graal dans
ce genre de jeu. En revanche, la firme annonce la sortie prochaine d’un
autre gilet pour les jeux de course ou d’aviation. Le pilote ressentira
les « G » de l’accélération de son véhicule et la force centrifuge dans
les virages.
Et dire que j'ai déja le mal de mer en jouant au jeu de tir dans les couloirs (quake et autre shootgames), je ne suis pas prêt de quitter mes chers petits Sims !
Dans le funéraire aussi, le client est roi
JEAN-FRANÇOIS ARNAUD et ANNE JOUAN.
Publié le 01 novembre 2007
Stèles personnalisées et cérémonies originales, les pompes funèbres s'adaptent à un marché toujours plus sophistiqué.
Dans le petit monde des pompes funèbres, il n'y a guère que les
chrysanthèmes qui ne changent pas. Les Français en achètent 30 millions
de pots pour la Toussaint et privilégient invariablement les fleurs
blanches ou jaunes. Pour le reste, les évolutions sont importantes. La
mondialisation est passée par là. De plus en plus, le marbre (ou le
granit) des pierres tombales vient de Chine et d'Inde et non plus
seulement des carrières du Tarn.
Autre évolution funeste, les petits marbriers artisans ferment leurs
ateliers les uns après les autres. Car les grandes entreprises de
pompes funèbres, qui se chargent elles-mêmes de la réalisation des
monuments, préfèrent la pyrogravure mécanisée qui permet la
reproduction de photos en couleur dans la pierre ou la gravure par
sablage. La sculpture assistée par ordinateur permet de donner à la
pierre la silhouette du trépassé ou celle de son animal fétiche. Chansons de Johnny et Goldman « Sur un marché qui stagne en volume, où nous nous interdisons
d'augmenter nos tarifs, nous nous efforçons de nous développer en
apportant plus de services et de produits à forte valeur ajoutée à nos
clients », explique Philippe Gentil, le PDG de Roc Eclerc, le numéro deux français du secteur derrière les Pompes funèbres générales.
Sur le terrain, c'est le grand rush du 1er novembre : « Avec
l'entretien des tombes et caveaux et les ventes d'articles en magasins,
notre activité est triplée par rapport à la normale », témoigne
Serge Boudrier, le patron des Pompes Funèbres Boudrier, une entreprise
d'une vingtaine de salariés à Bourgoin-Jallieu (Isère).
Comme l'ensemble de la profession, cet entrepreneur a dû s'adapter aux
demandes nouvelles, de plus en plus originales de la clientèle. Avec la
montée en puissance des crémations au détriment des inhumations, la
perte d'influence des grandes religions et parfois même la pénurie de
prêtres, un nouveau type de cérémonie est en train de voir le jour avec
les chansons préférées des défunts et le diaporama retraçant leur vie. « Les familles arrivent avec leurs CD et leurs cassettes vidéo mais on n'est pas équipés pour ce genre d'événements. »
Côté musique, outre les grands classiques (marches funèbres et adagio d'Albinoni), « on nous demande du Johnny (Que je t'aime), des chansons d'Édith Piaf et de Jean-Jacques Goldman (Puisque tu pars) »,
témoigne Serge Boudrier, qui vient d'ouvrir une salle de 180 places
assises. Dans la même région, les établissements Besset viennent
d'obtenir une licence IV (autorisation de débit de boissons
alcoolisées) pour servir un dernier verre d'adieu dans leur salle de
cérémonie.
Malgré les fusillades, l'Amérique ne désarme pas New York JEAN-LOUIS TURLIN.
Publié le 12 octobre 2007
Un nouveau drame dans un lycée de l'Ohio rappelle l'échec des tentatives de contrôle des armes à feu.
MERCREDI, un garçon de 14 ans, deux revolvers au poing, a fait
irruption dans son lycée de Cleveland, dans l'Ohio, dont il avait été
temporairement renvoyé. Grimpant les étages de l'établissement situé en
pleine ville - et en face des bureaux locaux du FBI -, Asa Coon a
terrorisé ses camarades, blessant deux d'entre eux ainsi que deux
professeurs, avant de retourner une de ses armes contre lui-même.
La scène n'est devenue que trop familière pour s'être reproduite, à
quelques variantes près, une vingtaine de fois dans les écoles
américaines au cours des dix dernières années. On a cette fois évité le
carnage. L'agresseur est le seul mort, et la vie des blessés n'est pas
en danger.
Ce ne fut hélas pas le cas dans la nuit de samedi à dimanche dernier à
Crandon, une bourgade du Wisconsin, près de la frontière canadienne,
lorsqu'un jeune shérif adjoint de 20 ans ouvrit le feu sur un groupe
d'anciens camarades de lycée réunis pour une fête. Tyler Peterson tua
six personnes, dont sa petite amie, et en blessa une autre avant de
mourir d'une balle lui aussi, dans des circonstances imprécises.
Les leçons ne semblent jamais retenues. Asa Coon, qui avait fait deux
séjours en maison de redressement et avait apparemment annoncé ses
intentions meurtrières, était un garçon à problèmes, comme l'était
Seung-Hui Cho, l'étudiant qui abattit 32 personnes et en blessa plus
d'une vingtaine d'autres avant de se donner la mort sur le campus de
Virginia Tech en avril dernier. L'enquête déterminera comment Coon
s'est procuré ses armes, et pourquoi son comportement, tel que le port
d'une gabardine noire, n'avait pas rappelé celui des deux lycéens
meurtriers de Columbine en 1999 (quatorze morts).
Faille législative
C'est en toute légalité que le tueur de Virginia Tech avait acheté son
arsenal : son nom ne figurait pas sur la liste fédérale des individus
potentiellement dangereux que les armuriers sont censés vérifier, car
son traitement psychiatrique n'avait pas fait l'objet d'un séjour
hospitalier, condition nécessaire pour une communication du dossier. Le
Congrès s'est emparé de l'affaire pour corriger la faille législative,
mais un sénateur républicain a bloqué l'adoption de l'amendement : Tom
Coburn s'est d'ailleurs fait l'avocat des partisans du port d'armes sur
les campus parce qu'il favoriserait l'autodéfense et limiterait les
dégâts.
De son côté, le corps législatif de la Virginie ne s'est pas assez ému
de la tragédie de Virginia Tech pour généraliser sa loi sur la vente
des armes : les amateurs qui participent aux gun shows,
ces salons ou brocantes du week-end, échappent totalement à la
vérification de l'identité des acheteurs, qui s'applique aux
commerçants. Les 30 000 morts par balle déplorées chaque année aux
États-Unis n'ont pas encore porté atteinte à la sacro-sainte liberté du
port d'armes.
En 2007 en France, le Ramadan aura eu lieu du 13 septembre au
13 octobre. Cette période, qui n’est pas fixe puisqu’elle suit un
calendrier lunaire, peut donc tomber à n’importe quel moment de
l’année. Zoom sur l’un des cinq piliers de l’Islam.
Qu’est-ce que le Ramadan ? Le Ramadan est le quatrième pilier de l’Islam. Il
dure le temps d’un mois lunaire (29 ou 30 jours). C’est au cours de ce
mois, qu’en 610, l’ange Gabriel est apparu à Mohammed pour lui révéler
le Coran et lui annoncer que Dieu l’avait choisi pour être son
messager.
Vers la fin du Ramadan, généralement la 27e nuit, au Lailat al Qadr
(« La nuit du prestige »), on célèbre par la nuit la plus sainte de
l’année - une nuit de repentir et de prière - la révélation du début du
Coran à Mohammed.
Pendant le Ramadan...
On jeûne : c’est l’obligation essentielle et en même temps la plus stricte
du Ramadan. Du lever au coucher du soleil, les musulmans s’abstiennent
de nourriture, de boissons et d’activité sexuelle. Le jeûne (Siam) est
un exercice spirituel qui permet à l’homme de prendre conscience du
fait qu’il est capable de se priver pour un temps de ce qui lui
paraissait indispensable. Il lui révèle ainsi que vouloir, c’est
pouvoir.
On se rapproche de Dieu : c’est l’obligation la plus importante.
Pendant le Ramadan, les musulmans accueillent la parole de Dieu par la
lecture du Coran et prient avec beaucoup de ferveur (dans certaines
mosquées, la prière se poursuit pendant la nuit).
On s’acquitte d’une aumône (zakât al-ftir) : une taxe donnée au plus tard la veille de l’Aïd el Fitr (« fête de la rupture du jeûne) et qui est redistribuée aux pauvres et aux plus démunis, pendant l’Aïd el Fitr.
A la fin du Ramadan...
Une fête, l’Aïd el Seghir (« petite fête ») marque la fin du Ramadan, on l’appelle aussi Aïd el Fitr (« fête de la rupture du jeûne). C’est un moment de joie intense pour tous les musulmans qui, après une prière tôt à la mosquée, se retrouvent en famille, entre amis pour partager un repas de fête et s’offrir des cadeaux.
La tradition veut que po
ur l’occasion, les gens portent des vêtements neufs. Et dans beaucoup
de pays, on se rend au cimetière pour célébrer dans la joie la mort de
ses ancêtres.
Le mime Marcel Marceau
, le mime le plus célèbre de la planète grâce à Bip, son personnage
fétiche, un Pierrot blafard à la bouche rouge sang et au geste aérien,
s'est éteint samedi en France à l'âge de 84 ans après une carrière de
soixante ans.
Le Premier ministre François Fillon
a salué "l'artiste, le maître, le résistant" qui "incarnera pour
toujours" le "clown mélancolique et poétique qui était son double".
Avec
lui "la France perd un de ses ambassadeurs les plus éminents", a
déclaré le président Nicolas Sarkozy, tandis que la ministre de la
Culture Christine Albanel rendait hommage à celui qui incarnait le mime
"avec poésie et tendresse sur les scènes du monde entier".
Survenu
la veille, le décès de Marcel Marceau, né Marcel Mangel le 22 mars 1923
à Strasbourg (est), a été annoncé par ses enfants à l'AFP dimanche.
"Il
est mort hier soir et nous nous recueillons auprès de lui, nous
communiquerons rapidement la date de ses obsèques au cimetière du
Père-Lachaise" à Paris, a déclaré sa fille Camille Marceau.
Son
autre fille, Aurélia Marceau, a précisé que les proches du mime ne
souhaitaient pas divulguer pour l'instant les circonstances et le lieu
du décès.
Célébré comme l'égal de Charlie Chaplin
et Buster Keaton aux Etats-Unis, vénéré au Japon, pays du théâtre
kabuki et nô, mais aussi en Amérique latine ou en Russie, ce Pierrot du XXe siècle
, 'inventeur de la marche contre le vent avait inspiré la danse
"Moonwalker" de Michael Jackson et influencé le danseur Rudolf Noureïev.
Le
comédien Emmanuel Vacca, qui fut l'assistant de Marceau, se remémorait
dimanche ses spectacles, "des oeuvres en quelque sorte parfaites où il
suffisait d'un petit geste pour donner l'idée d'une émotion ou d'une
situation".
Le comique "Raymond Devos disait : +Marcel, c'est l'homme du mystère+", rapportait de son côté le journaliste Jacques Chancel.
Au
début de la décennie, le mime Marceau donnait encore 250
représentations par an dans le monde entier, enseignant son art à
L'École internationale de mimodrame qu'il avait fondée en 1978 au coeur
de Paris.
"La pantomime est un art qui hypnotise.
C'est un langage universel", disait celui qui avait découvert sa
vocation en riant, enfant, aux gags de Charlie Chaplin, un "dieu" qu'il
avait eu le bonheur de rencontrer en 1967.
Engagé dans la résistance en 1944, il avait perdu son père
Charles Mangel, déporté à Auschwitz. Une fois démobilisé, il s'était
orienté vers la carrière de peintre et d'émailleur, entrant à l'Ecole
des Arts décoratifs de Limoges.
Passionné de théâtre, il avait ensuite suivi les cours de Charles Dullin avant de trouver sa voie chez le mime Etienne Decroux.
En
fondant sa propre compagnie de mime, la seule au monde, il avait
inscrit au répertoire des mimodrames et des pantomimes tels que "Le
Manteau" d'après Gogol, "Le Joueur de flûte", "Paris qui rit, Paris qui
pleure"...
Il avait alors imposé sa silhouette filiforme et un visage blanc
qui passait en un éclair de l'allégresse à une profonde tristesse, dans
le monde entier.
Marceau
avait également porté au cinéma quelques-uns de ses mimodrames avant de
jouer dans "Barbarella" de Roger Vadim et "La dernière folie" de Mel
Brooks.
Officier de la Légion d'honneur, nommé
ambassadeur de bonne volonté pour le troisième âge de l'ONU en 2002,
Marceau était aussi peintre, illustrateur, lithographe et le père de
quatre enfants.
Le mime Marcel Marceau, surnommé le
"Charlie Chaplin" du mime, est mort samedi à l'âge de 84 ans. Seule
troupe de mime au monde dans les années 50 et 60, la Compagnie Marcel
Marceau a joué sur les plus grandes scènes parisiennes et parcouru le
reste de la France et le monde
Bon aujourd'hui, jour de fin de mes vacances, je m'octroie le petit coup de gueule : eh oui il faut bien de temps en temps, alors après Paris, Britney, c'est au tour d'un chanteur, ou plutôt d'un mauvais restaurateur de devenir la victime de ma langue acerbe !!!
Franchement où va-t-on si chaque restaurateur se met à produire son disque : d'une part il chante mal et en plus il vante les mérites d'un type de restauration rapide loin de faire l'unanimité qui en plus d'être un vecteur d'obésité, parfois même de légionellose (si si cuisiner dans moins de 5m2 en respectant les règles d'hygiène avec des sauces en permanence à l'air libre faudrait m'expliquer...), se fait également le représentant du sandwich grec, oui c'est plus exotique que turc parfois. Mais la cuisine grecque que je connais, enfin normalement, ne se réduit pas un sandwich débordant de graisse et de sauce et de frites
La cuisine grecque ne se réduit pas au kebab, qui n'est guère mieux qu'un mac do : sauce, frite, pas souvent de la viande de bonne qualité, donc attention à ce que vous mangez !!!
En attendant moi je me remets un vieux tube oriental qui lui ne vante pas l'obésité !!!
Spoilerslost, tout savoir sur les séries américaines
Ouvert par un fan de Lost,
Spoilerslost est devenu le blog incoutournable pour tout savoir sur les
séries américaines. Au point, parfois, d’être mieux informé que les
journalistes spécialisés eux-mêmes.
Pour le spectateur, soumis aux caprices programmatiques des chaines de télévision, les souffrances s’arrêtent au seuil de Spoilerslost .
Grâce à ce blog, plus besoin d’attendre des semaines avant d’obtenir la
réponse à ses questions existentielles : il sait en un clic si Charlie
Pace, le rocker de Lost, rencontrera la mort imminente que lui prédit Desmond ou si Izzie de Grey’s Anatomy
poursuivra sa folle aventure avec George. Spoilerslost réunit toutes
les rumeurs, bandes annonces et fuites (spoiler en anglais,
littéralement «gâcheur ». ) concernant les séries américaines
du moment. Ouvert en septembre 2006 par DarkUFO, un fan de Lost, pour
couvrir la troisième saison de sa série fétiche, Spoilerslost a connu
un succès, qui dépasse de loin sa niche de départ. En un an, il a reçu
26 millions de connexions. Une réussite, qui a un peu surpris son
auteur.
A l’origine, DarkUFO alias Andy ne fonde ce site, que pour contourner des problèmes techniques. Les forums d’IMDB,
où il poste ne sont pas modérés et ne permettent pas d’intégrer vidéos
et images. Bloguer, il n’y pense pas plus que ça. Ce sont les demandes
de ses lecteurs, qui lui réclament des pages sondages, théories,
merchandising, qui le poussent à diversifier son site. Devant
l’enthousiasme des internautes, il accepte en février de suivre
l’ensemble des séries US en cours de diffusion (du nouveau venu Heroes aux vétérans Urgences et 24), et fonde SpoilerTV (1,6 millions de clics). «Internet
a révolutionné les séries. Lost ou Heroes doivent beaucoup leurs succès
populaire à l’activisme de leurs communautés online de fans. Le
téléchargement, qui permet de regarder l’épisode quelques heures après
sa diffusion où que l’on soit dans le monde, explique aussi le succès
de Spoilerslost. On ne veut plus attendre pour connaître la suite. » analyse Andy. Sa grande force : ses sources
Décidé à faire sortir son blog du lot, Andy le transforme en vrai site
d’actualité. Il engage des collaborateurs, des lecteurs aussi mordus
que lui- pour l’assister, publie des critiques très pointues dont
celles du journaliste d’Entertainment Weekly (l’équivalent de Télé 7 Jours) Jeff Jensen.
Un soin particulier est apporté à la programmation. Pour maintenir
l’intérêt du public même en période estivale lorsque la production des
séries est interrompue, des jeux concours sont lancés. Ainsi, le
gagnant des prédictions de la saison 4 de Lost
(des centaines de questions allant du premier mot prononcé à la
première lettre du titre de l’épisode 1) remportera un coffret DVD de
la saison 3. En juillet dernier, il diffuse en direct de la convention Comic Con de San Diego.
2400 personnes se connecteront une heure durant pour suivre le résumé
de la conférence des créateurs de Lost, Damon Lindelhof et Carlton
Cruise. Mais surtout la grande force de Spoilerslost sont ces sources.
Le blog ne se contente pas de reprendre les informations publiées
ailleurs, il s’est constitué un réseau d’indicateurs: techniciens
participant au tournage, habitants d’Hawaï, employés des maisons de
production, qui ont accès aux premières versions des scripts. Le site
sort ainsi des informations bien avant les journalistes spécialisés. En
mai, Spoilerslost réalise son plus grand scoop : trois semaines avant
sa diffusion, toute l’intrigue de l’épisode final de la troisième
saison des aventures des naufragés est révélée, y compris le grand
retournement de situation « top-secret ».
Ces efforts portent leurs fruits. La publicité génère plus de 2000$ par
mois. Une fois l’hébergement payé et les contributeurs récompensés par
un coffret DVD d’une série de leur choix (!), il reste presque
suffisamment d’argent pour permettre à Andy de vivre de son blog.
Maintenir le site constitue un travail à plein temps pour cet Anglais
du Bedfordshire, qui voit cette reconversion d’un bon œil. C’est que
les changements de carrière lui sont familiers. Il y a 3 ans, il a
abandonné son travail de développeur informatique pour devenir joueur
de poker sur internet ! « Seulement
les gains du poker sont bien moins réguliers que les recettes
publicitaires du blog. Bloguer me donne énormément de plaisir.
L’information circule très vite et les flux RSS permettent de rester
facilement à jour. » admet-il. Et il est bien déterminé à rester sur le pont au moins jusqu’en 2010, date officielle de la fin de Lost.
DarkUFO, alias Andy le fondateur de Spoilerslost.
DarkUFO.
Constance Jamet (lefigaro.fr).
Publié le 20 août 2007
Actualisé le 21 août 2007 : 08h04
Un 37e festival interceltique de Lorient ouvert sur l'Ecosse... et le monde
L'Ecosse, mère patrie de la cornemuse, sera l'invitée d'honneur du
37e Festival interceltique de Lorient (FIL) qui débute vendredi avec un
nouveau directeur et la volonté de s'ouvrir encore davantage au monde.
"Avec
l'Ecosse, nous revenons au noyau dur de ce qui fait ce festival, aux
sources de la Celtie, comme l'est la Bretagne", explique le nouveau
directeur du FIL, l'Asturien Lisardo Lombardia. "Mais l'ouverture au
monde commence par là, par ce retour aux sources. Le but est d'aller de
la Bretagne au monde et du monde à la Bretagne", dit-il.
Au
total, 4.500 artistes d'une dizaine de régions ou pays, de la Galice à
l'Australie en passant par l'Acadie ou l'Irlande, participeront aux 300
spectacles programmés jusqu'au 12 août dans le cadre de ce festival, le
plus important de Bretagne.
Les artistes écossais
investiront la scène du Grand Théâtre dès samedi, lors d'une soirée de
gala animée par le National Youth Pipe Band et par l'orchestre Unusual
Suspects qui revisitera la musique traditionnelle des Highlands.
Parmi
les temps forts de ce festival, il faut aussi compter sur la
représentation dimanche de l'"Epopée celtique", une création pour
orchestre, choeurs et "pipe band" de l'Ecossais Eddie McGuire évoquant
l'histoire des peuples celtes, arrivés en Europe il y a 25 siècles.
Le 6 août, la Grande Nuit de l'Ecosse retracera les différentes
facettes de la musique écossaise, allant du folk - version
traditionnelle avec le groupe des Whistlebinkies ou version rock avec
les Red Hot Chilli Pipers - aux incontournables "pipe bands" et danses
traditionnelles écossaises.
Le festival
accueillera par ailleurs plusieurs têtes d'affiche comme le chanteur
Laurent Voulzy, un amoureux de la Bretagne depuis l'enfance, mais aussi
l'icône irlandaise Sinead O'Connor, le groupe de folk irlandais The
Dubliners et le guitariste breton Dan ar Braz.
Quelque
3.500 danseurs, chanteurs et musiciens sont attendus dimanche matin
pour animer la Grande Parade des nations celtes en centre-ville, un
spectacle gratuit toujours très prisé du public.
Une
innovation cette année, voulue par le nouveau directeur du FIL: des
"after", animés par de jeunes artistes venant du milieu interceltique
alternatif. HiKs, DJ Blue ou encore David Pasquet Group animeront les
nuits des festivaliers en mixant musique électro, punk rock et
tradition bretonne.
La 36e édition du Festival
interceltique, en 2006, avait attiré 600.000 spectateurs, dont 60.000
pour la seule Grande Parade. 150.000 entrées payantes avaient été
vendues.
Cette année, M. Lombardia table
globalement sur la même fréquentation, voire un peu plus: "Nous
espérons rassembler entre 600.000 et 700.000 spectateurs si la météo
est avec nous. Nous avons déjà enregistré quelque 70.000 entrées
payantes et espérons dépasser au final les 150.000".
Le
budget du festival est stable, à 4,4 millions d'euros, selon son
directeur. Il est principalement financé par les entrées payantes, les
partenaires économiques et les produits dérivés, mais aussi par des
subventions de la ville de Lorient, du département et de la région.
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...