Avec Obama, l'Amérique a restauré son idéal. Nicolas Sarkozy espère,
lui, changer les mentalités, avec la nomination, ce matin, d'un préfet
d'origine africaine, Pierre N'Gahane, qui prendra ses fonctions dans
les Alpes-de-Haute-Provence. À 45 ans, ce docteur en sciences de
gestion, venu du Cameroun pour poursuivre ses études, a accepté d'être
le symbole d'une politique volontariste. Comme il l'avait fait l'année
dernière, lorsque Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur,
l'avait débauché de l'université catholique de Lille, dont il était le
vice-président, pour lui proposer le poste, tout nouvellement créé, de
préfet à l'égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône.
Depuis,
plusieurs personnalités choisies pour incarner la diversité ont été
nommées préfets, comme Alain Zabulon en Corrèze en juillet dernier.
Sans réussir, à ce jour, à changer l'image d'une administration
«blanche». L'amertume générée par des années de blocage est désormais
tenace. Les quartiers, déjà rongés par un chômage de masse, craignent
d'être les sacrifiés de la crise. À la question sociale, se superpose
celle des minorités. Si la plupart des enfants d'immigrés aspirent
toujours à l'invisibilité, ne réclamant pour eux aucune dérogation,
mais bien l'égalité, des groupes constitués insistent pour qu'une
politique plus ciblée, de promotion, et parfois de réparation, soit
mise en œuvre.
Les vertus de la visibilité
L'élection
d'Obama a réveillé leurs ardeurs. Qu'importe si le démocrate incarne la
fin de la société raciale aux États-Unis. Les partisans d'une forme
d'ethnicisation de la politique en France brandissent son nom pour
réclamer la diversité maintenant. Le Conseil représentatif des
associations noires (Cran) a été reçu à l'Élysée lundi pour demander de
la couleur sur les listes des élections européennes. Cette démarche a
aussitôt suscité l'ire d'autres associations, dont celles des Domiens,
qui lui contestent le monopole des Noirs. Les Maghrébins, entrés en
politique plus tôt que les enfants d'Africains, craignent aussi d'être
éclipsés au profit des Noirs et se sont manifestés, raconte-t-on en
coulisse à l'Élysée. Enfin, certains tentent l'alliance de toutes les
minorités visibles, comme le Manifeste de la diversité, déjà proposé
lors des présidentielles et ressorti après l'élection d'Obama par Yazid
Sabeg, ancien grand patron. Avec le soutien de Carla Bruni-Sarkozy. Une
première dame, que certains croient en mission. Même si l'Élysée ne
confirme rien.
À ce jour, le président Sarkozy a répondu à la
fronde avec sa méthode : les nominations. Ministre de l'Intérieur, il
avait nommé un «préfet musulman» en 2004. À l'UMP, il avait promu des
candidats issus des minorités. Comme il avait applaudi l'arrivée
d'Harry Roselmack sur TF1. Puis il avait imposé trois ministres de la
diversité dans son gouvernement. Chaque nomination suscite
l'engouement. Mais point l'apaisement des chantres de la diversité.
L'Élysée croit pourtant aux vertus de la visibilité et poursuit cette
politique de promotion à la française. On scrute les profils dans la
haute fonction publique, pour donner à l'administration le visage de la
France. Plusieurs préfets pressentis ont refusé, craignant les
stigmates de ce volontarisme. Les fils d'émigrés progressent cependant
dans le corps préfectoral. Doucement. «Il y a un effet génération : il
faut les qualifications et l'expérience», se défend-t-on à l'Intérieur.
Par
ailleurs, beaucoup des enfants d'immigrés les plus doués «se tournent
maintenant vers le privé. Ils pensent à sortir de la misère, à
constituer une classe moyenne», explique François Touazi, ancien
diplomate, signataire du manifeste pour la diversité et lui aussi passé
à l'entreprise. «Ils seront les nouvelles figures dans les partis»,
pronostique-t-il. «Nous, les militants de la première heure, sommes une
génération sacrifiée de rabatteurs électoraux. Eux auront les moyens de
s'imposer.»
Une petite pour la fin de soirée, histoire de nous rapeller que nous n'avons pas un super héros qui nous fait vibrer comme il y en a un Outre-Atlantique (pour l'instant...)
Après la poupée vaudou à l'effigie de
Nicolas Sarkozy, dont le chef de l'Etat réclame le retrait devant la
justice, une autre maison d'édition, Pascal Petiot Editions, va publier
un "cahier de jeux de Nicolas et Carla" pour "s'amuser des péripéties
de notre couple présidentiel".
Ce livret souple de 48 pages (8,5
euros en librairie à partir du 6 novembre), contient des "jeux drôles
et ludiques", arrosés d'un humour présenté comme "caustique" par
l'éditeur, qui en a distribué des exemplaires lundi à la presse.
Certains jeux (sudokus, rébus...) ne reculent pas devant le registre leste.
D'autres font référence à Cécilia, ex-épouse du président de la République.
M.
Sarkozy a demandé le retrait devant la justice d'une poupée vaudou
commercialisée par la société Tear Prod, qui sera fixée sur le sort de
ce produit mercredi.
Le manuel vaudou "Nicolas Sarkozy",
commercialisé par la maison d'édition K&B qui a été assignée en
justice par le président de la République, figurait vendredi en tête
des ventes de livres sur le site de ventes en ligne amazon.fr, selon le
classement publié par ce site.
Le manuel vaudou "Ségolène Royal" figurait pour sa part en sixième position dans ce classement.
Le
manuel vaudou "Nicolas Sarkozy", en vente depuis le 9 octobre, est un
livre-objet à vocation humoristique présenté dans un coffret contenant
une poupée, un lot de 12 aiguilles, ainsi qu'un ouvrage de 56 pages.
Outre
une biographie humoristique de M. Sarkozy, le manuel propose "un grand
nombre de sortilèges magiques" et invite le lecteur à planter des
aiguilles sur la poupée à son effigie pour "conjurer le mauvais oeil".
Au coffret bleu Nicolas Sarkozy, tiré à 20.000 exemplaires, répond un coffret rouge Ségolène Royal, tiré à 12.000 exemplaires.
Le chef de l'Etat a assigné ce vendredi en justice la maison d'édition K&B afin qu'elle retire ces poupées de la vente.
Le
16 octobre, l'avocat de M. Sarkozy, Me Thierry Herzog, avait adressé un
courrier aux éditions K&B réclamant le retrait de ces poupées de la
vente.
N'ayant pas obtenu gain de cause, le chef de l'Etat a
décidé d'assigner les éditions K&B en justice pour "violation du
droit à l'image" et de demander "la cessation de la diffusion de la
poupée", sous astreinte de 1.000 euros par infraction.
La maison
d'édition a jugé le retrait de la vente exigé par M. Sarkozy
"totalement disproportionné compte tenu de l'aspect ludique et
humoristique du manuel".
Souhaitant faire disparaître le corps d'un agent de sécurité, un
photographe a retouché son cliché en oubliant une jambe. La société des
journalistes de l'hebdomadaire s'indigne de cette pratique.
Ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy est l'objet d'une
retouche photographique de la part de Paris Match. Mais, si lors de ses
vacances américaines de 2007, l'hebdomadaire avait fortement atténué
les bourrelets du chef de l'État en train de faire du canoë ; cette
fois, la photo parait moins avantageuse. Sur le cliché en question,
réalisé par le photographe Pascal Rostain le 12 septembre dernier lors
du passage du Pape à l'Élysée, on distingue, derrière le chef de
l'État, à droite de l'image, une troisième jambe. La photo est parue
dans le numéro de Paris Match en date du 17 septembre 2008.
La
jambe en question est celle d'un garde du corps a expliqué le
photographe. «Il y avait la tête d'un ‘mec' du GSPR (groupe de sécurité
de la présidence de la République, ndlr) juste derrière Sarkozy. J'ai
d'abord essayé de la flouter (...) puis j'ai pris moi-même la décision
d'enlever cette tête», a assuré Pascal Rostain. Seulement, le
photographe a oublié d'en faire de même avec la jambe du garde du
corps. Pascal Rostain reconnaît d'ailleurs une «erreur énorme».
Jeudi,
la Société des Journalistes (SDJ) de Paris Match a condamné le fait que
la photo ait été retouchée. «L'altération des photos déforme la réalité
et doit être, en ce sens, strictement interdite», a affirmé la SDJ.
«Seules les techniques traditionnelles de cadrage, de réajustement des
contrastes, des échelles de couleurs, sont tolérées». «Les nouvelles
technologies qui permettent la manipulation des images rendent plus
ténue la ligne qui sépare les faits de la fiction», souligne la SDJ.
Le
rédacteur en chef photo de Paris Match, Guillaume Clavières, s'est
quant à lui défendu d'avoir retouché : «Nous l'avons publiée telle
qu'elle nous a été fournie». «À Match, on n'a pas fait attention à ce
pied qui dépassait», a-t-il ajouté. De son côté, le photographe a
confirmé que la retouche de cette photo était «sa décision
personnelle». «J'aurais dû prévenir Match mais pas seulement : j'ai
envoyé le reportage dans 22 pays», a-t-il ajouté. «Quand Match l'a
appris, j'ai pris un savon», a raconté Pascal Rostain avant de donner
son sentiment sur les pratiques en cours. «Il faut arrêter
l'hypocrisie, depuis l'avènement du numérique, les photos (...) sont
évidemment retouchées, on rend nos photos plus esthétiques», explique
ce collaborateur extérieur du journal, régulièrement choisi par
l'Elysée pour suivre le couple présidentiel.
"Statistiquement, par exemple, gays et lesbiennes ont environ
50% plus de chances d'être gauchers ou ambidextres que les hétéros,
hommes ou femmes. La longueur relative de nos doigts est un autre
indice : l'index de la plupart des hommes hétéros est plus court que
leur annulaire, alors que les femmes ont des doigts de même longueur,
ou l'index plus long que l'annulaire. Certains chercheurs ont remarqué
que les gays ont, en général, les mêmes résultats que les femmes
hétéros, et une étude sur des lesbiennes "butch" montrent des résultats
proches de ceux des hommes. Une étude réalisée à l'aide
d'enregistrements audio de gays et hétéros conclut que 75% des gays
étaient reconnaissables par leur voix, selon la majorité du public."
Bizarrement, rien n'explique ce qui rend les doigts plus courts ou plus
longs selon notre sexualité, et personne ne pouvait expliquer comment
il reconnaissait la voix d'un gay. Toujours selon l'article, les gays
ont également de plus gros et plus longs sexes
que les hétéros. Et de continuer ainsi sur plusieurs pages à expliquer
ce qui différencie physiquement les gays des hétéros. Les chercheurs à
l'origine des nombreuses études citées semblent toujours sur la piste
du fameux gène gay, comme les alchimistes cherchaient auparavant la
pierre philosophale. De quoi justifier le point de vue de notre président
bien-aimé, selon lequel l'homosexualité pourrait être génétique, au
même titre que la pédophilie (gloups...). Ce serait peut-être mieux si
les choses étaient si simples, mais je crois que la nature est une
donnée essentiellement complexe, et qu'on ne peut pas expliquer une
préférence sexuelle par la longueur des doigts ou du sexe. Ou pire, par
un simple gène.
Rupert Everett adore la provocation, après avoir traité il y a quelques
temps les soldats anglais de « mauviettes », il affirme que Nicolas
Sarkozy est gay !!!
Rupert Everett a fait cette surprenante déclaration lorsque l'un des
journalistes du magazine Voici lui a demandé si, selon lui, les
français était près à élire un président gay…
Extrait : « "Mais vous avez déjà un président homosexuel ! Prenez
Sarkozy, c'est un président gay : il divorce, drague une fille et se
marie avec trois mois après. Il n'y a qu'un gay pour être aussi pressé
en amour !"
Nous aimerions bien connaître la réaction de notre président et de sa femme, nous ;-)
Il y a peu, on apprenait que Loulou, le petit Louis Sarkosy était scolarisé dans l'école française de Dubaï...Eh bien Papa risque de venir lui rendre visite sous peu. Notre super président qui décidément est partout, après la réforme de l'Education Nationale (fallait oser !), eh bien le voici en guerre contre les pirates !!! Quel héros ;o)
Les forces spéciales françaises ont
libéré mardi deux otages français retenu depuis quinze jours par des
pirates somaliens, contre lesquels Nicolas Sarkozy a appelé la
communauté internationale à se mobiliser pour mettre un terme à leur
"industrie du crime".
Cinq mois après l'opération de forces
spéciales en Somalie contre les ravisseurs de l'équipage du voilier de
luxe Ponant, les commandos marine ont libéré Jean-Yves Delanne et son
épouse Bernadette, tous deux âgés de 60 ans, dont le voilier avait été
arraisonné le 2 septembre dans le Golfe d'Aden au large de la Somalie.
Les
otages ont été récupérés "sains et saufs", un pirate a été tué et six
autres faits prisonniers, a précisé le chef de l'Etat lors d'une
conférence de presse.
M. Sarkozy a précisé avoir ordonné
l'attaque lundi soir vers 21H00 une fois acquise la "certitude" que les
ravisseurs convoyaient leurs otages vers le village côtier d'Eyl,
repaire de pirates situé dans le nord-est de la Somalie à environ 800
km au nord de Mogadiscio, "où sont concentrés la quasi-totalité des
navires ainsi que de nombreux otages".
Par souci de discrétion,
le président, qui s'est exprimé entouré du Premier ministre François
Fillon et du chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis
Georgelin, n'a révélé que peu d'éléments sur l'opération.
Il
s'est contenté d'indiquer que l'assaut sur le voilier, le Carré d'As,
avait eu lieu en mer et avait été mené par une trentaine de commandos
marine, avec l'appui de la frégate Courbet et de "moyens aériens de
surveillance" non précisés.
Immédiatement après l'opération, les
deux ex-otages, les six pirates capturés et leur complice tué ont été
embarqués à bord du Courbet pour rallier Djibouti, qu'ils devraient
atteindre d'ici "six jours".
Comme pour les six pirates
interpellés par les troupes françaises lors de l'opération menée en
avril pour libérer les 30 otages du voilier de luxe Le Ponant, les six
prisonniers de mardi devraient être déferrés devant la justice
française, a-t-il également indiqué.
Le chef de l'Etat s'est
toutefois déclaré ouvert à une discussion avec les autorités de
Mogadiscio sur leur éventuel renvoi en Somalie, "dans la mesure stricte
où nous serions certains que ces pirates seront jugés, condamnés et
qu'ils effectueront leur peine". "Il n'y aura pas d'impunité", a-t-il
martelé.
Au delà de la libération du couple Delanne, Nicolas
Sarkozy a souhaité que l'opération militaire de mardi constitue un
"avertissement" pour les pirates qui ont fait de la zone au large de la
Somalie les eaux les plus dangereuses du monde. Samedi, un thonier
français avait été attaqué à plus de 700 km des côtes.
"Cette
opération (...) est un avertissement pour tous ceux qui se livrent à
cette activité criminelle, la France n'acceptera pas que le crime
paie", a-t-il insisté, lançant un "appel à la mobilisation de la
communauté internationale".
"Le monde ne doit rester ni
indifférent, ni passif (...) j'appelle les autres pays du monde à
assumer leurs responsabilités comme la France vient de le faire à deux
reprises", a-t-il dit, assurant que quelque 150 otages étaient
actuellement aux mains des pirates somaliens.
"La France ne peut
assumer seule" la surveillance de cette région maritime, a plaidé
Nicolas Sarkozy, se déclarant favorable à la constitution d'une force
de "police de mers" pour "sécuriser la zone" ainsi qu'à des "actions
punitives" dont il s'est refusé à définir les objectifs.
Le
président a indiqué que ce projet devrait être évoqué dès la semaine
prochaine à New York lors de l'assemblée générale de l'ONU. D'ici là,
un bâtiment de la Marine française doit commencer "l'accompagnement des
bateaux qui traversent le golfe d'Aden", a-t-il annoncé.
Mardi prochain, Louis Sarkozy, dit Loulou, sera la vedette de la cour de récré, au Lycée français international de Dubaï. Comme l'a révélé Gala
Le fils cadet du Président, 11 ans, fera sa rentrée en classe de
sixième dans cet établissement huppé de la capitale des émirats, loin
de la cour élyséenne et de ses remous. Pourquoi Dubaï ? Tout simplement parce que Cécilia y a suivi son mari Richard Attias,
nommé directeur général de Dubai Event management corp (DEMC), une
entreprise chargée d'organiser la promotion de la cité pétrolière. Prix
de la scolarité : 4600 euros par an. Beau-Papa a les moyens.
Cool pour l'instit qui aurait souhaité fuir la France en allant travailler à Dubaï pour échapper à l'omnipotence des Sarkosy dans les médias et en politique ! A l'autre bout du monde, en faisant l'appel un Sarkosy répondra "présent". Méfiez vous ils sont partout ,o(
Un "Casse-toi, pauvre con", que l'actuel
président polonais Lech Kaczynski a lancé il y a plus de cinq ans à un
homme qui le critiquait ouvertement dans la rue, n'a cessé de le
poursuivre jusqu'à ce jour.
Les mots employés en polonais
"Spieprzaj dziadu" sont à peu près l'exacte traduction du "Casse-toi,
pauvre con" proféré par le président français Nicolas Sarkozy samedi à
un visiteur du Salon de l'agriculture à Paris.
Le 4 novembre
2002, alors qu'il était en campagne pour se faire élire maire de
Varsovie, Lech Kaczynski avait ainsi apostrophé un passant qui accusait
les hommes politiques de fuir les problèmes "comme des rats".
La
scène s'était passée dans un quartier reculé de Varsovie, mais elle a
eu pour témoins un journaliste et une équipe de télévision. Elle a été
rapportée le lendemain dans l'influent quotidien Rzeczpospolita. Et
surtout, la vidéo s'est retrouvée sur internet.
Lech Kaczynski
s'est constamment vu reprocher cette petite phrase lorsqu'il a été
candidat à l'élection présidentielle à l'automne 2005. L'opposition
libérale a alors parlé d'une "doctrine Casse-toi pauvre con" de Lech
Kaczynski et de son frère jumeau Jaroslaw, pour désigner leur manque
d'intérêt pour les exclus de la société.
Après la double victoire
des Kaczynski aux législatives et à la présidentielle de 2005, leurs
opposants ont fait du "Casse-toi, pauvre con" un mot d'ordre adressé
aux jumeaux eux-mêmes.
Un site, www.spieprzajdziadu.pl, a vu le
jour et des milliers de gens se sont mis à porter un bracelet en
plastique marqué du désormais célèbre "Spieprzaj dziadu".
Le mot
d'ordre est revenu en force durant la campagne des législatives
anticipées d'octobre 2007, qui a débouché sur une défaite écrasante du
parti conservateur des Kaczynski au profit des libéraux de Donald Tusk.
Marginalisé, le président Lech Kaczynski a désormais une cote de
popularité détestable.
Il était une fois, dans une grande ferme, un bouc et un taureau, le bouc faisait le beau avec ses cornes polies et son poil lustré, il draguait les biquettes à tout va et même les vaches n'échappaient pas à ses oeillades coquines... Le taureau, venu voir le bouc défiler refusa avec lui de parler...
Le
45e Salon international de l'agriculture, la "plus grande ferme"
française, a ouvert ses portes ce samedi à Paris. Le chef de l'Etat a
appelé l'Europe à faire preuve "d'une résolution beaucoup plus grande"
pour défendre ses intérêts dans le cadre des négociations au sein de
l'OMC. Il a aussi insulté un visiteur qui avait refusé de lui serrer la
main. 600.000 visiteurs sont attendus Porte de Versailles.
"Casse-toi, pauvre con!".
Ces mots doux sont signés...Nicolas Sarkozy. Le président de la
République n'a visiblement pas apprécié d'être repoussé par un visiteur
lors de son premier Salon de l'Agriculture. L'homme venait de refuser
de serrer la main du chef de l'Etat, non sans ajouter "me touche pas,
tu me salis!" Le moment a été saisi par une caméra du journal "Le
Parisien". Il est visible sur le site Internet du quotidien. Depuis
samedi soir, la vidéo a été vue près de 100.000 fois.
Hormis cet incident,
Nicolas Sarkozy a connu une première visite plutôt calme. Il a appelé
l'Europe à faire preuve "d'une résolution beaucoup plus grande pour
défendre ses intérêts". Le chef de l'Etat a souhaité que "les
négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce repartent
sur des bases saines et des objectifs clarifiés", ajoutant que le
gouvernement de la République "s'opposera fermement à tout accord qui
sacrifierait les intérêts des agricultures française et européenne."
Nicolas Sarkozy
a aussi déclaré qu'il allait "engager dès 2009 une véritable
refondation des modalités de mise en oeuvre de la Politique Agricole
Commune dans notre pays". Il a promis que la France engagerait, pendant
sa présidence de l'UE à partir de juillet 2008, "une véritable
discussion avec chacun de nos partenaires européens, avec le double
objectif d'une meilleure gestion des risques climatiques, sanitaires et
économiques et du maintien de l'activité de production dans les
territoires fragiles".
1.030 exposants de 30 pays
et 3.000 animaux sur 138.000 m2 : la "plus grande ferme" française a
ouvert ses portes aujourd'hui à Paris, porte de Versailles.
Le
président Nicolas Sarkozy a prôné jeudi à Noyelles-Godault "la plus
grande fermeté" vis-à-vis des sectes, "les activités sectaires" étant
selon lui "inacceptables, inadmissibles".
Le chef de l'Etat
répondait à la presse, en marge d'une visite sur l'ancien site de
Metaleurop, à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), sur la polémique
déclenchée par les propos de sa directrice de cabinet, Emmanuelle
Mignon, à l'hebdomadaire VSD, sur les sectes, propos démentis
partiellement par Mme Mignon.
Emmanuelle Mignon "a elle-même
contesté ces propos. En ce qui concerne les sectes, ma position a
toujours été claire: les activités sectaires sont inacceptables,
inadmissibles, il faut faire preuve de la plus grande fermeté", a
déclaré M. Sarkozy.
"Ce n'est pas à moi de dire si la
Scientologie est une secte. Il y a une commission" pour cela, mais "je
n'ai jamais eu la moindre faiblesse avec eux (ndlr: les Scientologues)
quand j'étais ministre de l'Intérieur", a-t-il également affirmé.
"Chacun sait ce que j'ai fait en la matière", a-t-il insisté.
Alors ministre de l'Economie, Nicolas Sarkozy avait reçu en 2004 l'acteur américain Tom Cruise, adepte de ce groupe.
Dans
les propos qui lui sont attribués mercredi par VSD, Emmanuelle Mignon
déclare que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de
dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un
non-problème".
"La liste établie en 1995 est scandaleuse", y
ajoute-t-elle en évoquant la liste des "mouvements sectaires" de la
Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. "Quant à la
Scientologie", qui figurait dans cette liste, "je ne les connais pas,
mais on peut s'interroger", estime-t-elle.
Interrogé sur la
Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre
les dérives sectaires), M. Sarkozy a affirmé qu'il ne s'agissait "pas
de (la) réformer". "Qu'elle fasse son travail, qu'elle soit, sévère
avec toutes les activités sectaires qui abusent de la faiblesse de
pauvres gens. Et puis voilà! On n'a pas à changer des structures tous
les six mois. Ce qu'il faut, c'est obtenir des résultats ici comme
ailleurs", a-t-il ajouté.
Le
fils cadet du président de la République, qui avait pris part
activement à la campagne en vue des municipales à Neuilly-sur-Seine, le
fief historique de son père, a finalement annoncé mercredi qu'il était
bien candidat mais aux cantonales des 9 et 16 mars prochains.
Son nom avait un temps circulé
pour prendre la tête d'une liste UMP à Neuilly (Hauts-de-Seine) pour
les municipales des 9 et 16 mars prochains, après le lâchage de David
Martinon. Jean Sarkozy se présente finalement aux cantonales,
organisées aux mêmes dates et toujours à Neuilly (Neuilly-Sud). Le fils
cadet du président de la République a annoncé sa candidature mercredi.
Le jeune homme âgé de 21 ans
a précisé que cette décision de se présenter avait été prise "en plein
accord" avec Arnaud Teullé. C'est ce dernier qui était jusqu'à présent
candidat pour l'UMP sur ce canton. C'est lui aussi qui conduit, sans le
soutien du parti de la majorité cette fois, une liste aux municipales à
Neuilly, le bastion historique de Nicolas Sarkozy.
Jean Sarkozy rêve désormais d'être élu conseiller général des
Hauts-de-Seine, lors de la cantonale partielle qui aura lieu le 9 mars.
Écarté par Jean-Christophe Fromantin de la nouvelle liste d'union aux
municipales de Neuilly, Jean Sarkozy, en accord avec l'UMP, ne devait
plus faire parler de lui après le putsch anti-Martinon, mené avec ses
colistiers Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard. L'UMP avait négocié
avec Fromantin que cette dernière, conseillère générale, aurait une
place sur la nouvelle liste. C'était sans compter sur la détermination
du fils du président. Celui-ci a discrètement rencontré Fromantin
samedi matin pour lui proposer un deal : «Vous me laissez me présenter
au conseil général, et vous ne prenez pas Marie-Cécile Ménard sur votre
liste.» Une proposition que Fromantin s'est empressé d'accepter, trop
content de laisser tomber une colistière dont il ne voulait pas.
L'ex-top-modèle devenue chanteuse à succès risque d'incarner une
première dame inédite, à décoiffer les plus vieux appariteurs du
palais. Mais avec son charme et son intelligence, elle devrait réussir
à s'inventer un rôle qui, si l'on s'en tient à la Constitution,
n'existe pas. Qu'est-ce qui va changer ?
PASSION
A-t-on jamais vu à l'Élysée un couple présidentiel amoureux, tendrement
enlacé, se susurrer des mots doux en tentant une escapade jusqu'au
jardin des Tuileries ? Jusqu'alors, les couples pratiquaient au mieux
le vouvoiement respectueux, au pire ils se donnaient des rendez-vous
aux cérémonies officielles via leur secrétariat.
GLAMOUR
Le chef du protocole de la République, Jean-Pierre Asvazadourian, peut
se frotter les mains. Avec le mariage du président, les chancelleries
ont poussé un ouf de soulagement. Et les invitations officielles
affluent. Pensez, pour rien au monde le duc d'Édimbourg ne manquerait
la visite d'État le mois prochain au château de Windsor. Hier encore,
il croyait qu'il serait condamné à faire tapisserie. Maintenant, on
craint qu'il n'ait une crise d'apoplexie. Carla deviendra une parfaite
ambassadrice de la mode française ; elle est accoutumée à porter du
Dior, du Chanel ou du Gaultier sans qu'il soit besoin de faire une
retouche. Autre avantage : la première dame parlant parfaitement
l'italien, l'anglais et l'espagnol, on fera des économies d'interprète
lors des rencontres européennes.
RETENUE
Seule concession à son nouvel état : Carla Sarkozy devra renoncer à
certains contrats publicitaires que Carla Bruni aurait acceptés. Les
photos de la première dame nue, seulement vêtue de bottes, ne devraient
pas faire sourire certains chefs d'État pointilleux sur la longueur des
manches. En revanche, élevée au château de Castagneto Po dans une
grande famille turinoise, Carla Bruni-Tedeschi n'a pas son pareil pour
entrer élégamment dans une limousine, en sortir sans rien dévoiler,
serrer des mains sans mollir, animer une conversation avec un chef
d'orchestre ou un Prix Nobel, réussir un plan de table, repenser la
décoration des appartements de l'Élysée et ouvrir les palais aux
artistes rock and roll.
CARITATIF
À ceux qui s'interrogent sur le choix d'une œuvre caritative que Carla
pourrait parrainer ou présider, il est bon de rappeler que la nouvelle
locataire de l'Élysée n'a plus à faire la démonstration de son cœur
d'or, toujours prête à donner de sa personne pour soutenir les œuvres
comme Theodora ou Les Restos du cœur, auxquels elle vient de verser les
60 000 euros gagnés dans le procès contre la publicité illicite de
Ryanair.
17
personnalités se réclamant de "sensibilités très diverses", de gauche,
centriste ou d'inspiration gaulliste, ont signé "un appel du 14 février
pour une vigilance républicaine" publié dans l'hebdomadaire Marianne de
cette semaine. Sans mentionner le nom de Nicolas Sarkozy, cet appel
reprend des critiques formulées contre le style de gouvernement ou les
grands thèmes défendus par le chef de l'Etat. Parmi les signataires,
Dominique de Villepin, Ségolène Royal et François Bayrou.
Ils viennent de tout l'échiquier politique.
Du PCF au Nouveau Centre, des souverainistes au PS ou au MoDem,
dix-sept personnalités politiques ont signé un appel "pour une
vigilance républicaine". Il est publié par l'hebdomadaire Marianne de
cette semaine. Les signataires affirment avoir "en commun un certain
nombre de convictions et de valeurs". Ils entendent notamment
réaffirmer "leur attachement au principe républicain" et "leur refus de
toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à
la monarchie élective".
Sans mentionner le nom de Nicolas Sarkozy,
cet appel reprend nombre de critiques formulées contre le style de
gouvernement ou les grands thèmes défendus par le chef de l'Etat, comme
son discours sur la religion. Les signataires rappellent par exemple
"leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante",
"à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information" et
enfin "à une politique étrangère digne, attachée à la défense des
droits des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale et
de construire une Europe propre à relever les défis du XXIe siècle".
Reconnaissant avoir "sur un certain nombre de sujets importants des
positions très différentes", les signataires s'engagent "à défendre
séparément ou ensemble ces impératifs comme toujours ce fut fait au
cours de l'histoire de la République".
Parmi les dix-sept signataires de l'appel figurent
notamment l'ancien chef de cabinet du général de Gaulle, Pierre
Lefranc, et Jean-Paul Bled, président des cercles universitaires
d'études de recherches gaulliennes, mais aussi Ségolène Royal, Bertrand
Delanoë et Arnaud Montebourg pour le PS, François Bayrou, Marielle de
Sarnez, Corinne Lepage et Jacqueline Gourault (MoDem), Dominique de
Villepin (UMP), Jean-Pierre Chevènement (MRC), Noël Mamère (Verts),
André Gérin (PCF), Jean-Pierre Brard (app-PCF), Nicolas Dupont-Aignan
(souverainiste) ou Maurice Leroy et Jean-Christophe Lagarde (Nouveau
Centre).
Le Premier ministre François Fillon a vivement réagi à cet appel.
En déplacement à Laval (Mayenne), le Premier ministre a déploré "une
attitude profondément anti-démocratique". Il a dénoncé une "chasse au
président de la République" par la gauche, qui concentrerait sur
Nicolas Sarkozy des attaques d'une "violence inouïe". "Ces critiques
qui n'ont rien à voir avec la vie politique ne sont destinées qu'à
atteindre un seul objectif : essayer de nous freiner dans notre effort
de réforme". Visant sans le nommer Dominique de Villepin, qui n'a
jamais détenu de mandat électif, François Fillon met en cause
"l'acharnement que mettent certains responsables politiques qui n'ont
pas été élus par les Français, pas été choisis par les Français, à
tenter de déstabiliser" Nicolas Sarkozy.
Le président Nicolas Sarkozy a souhaité
vendredi à Périgueux un retour aux "fondamentaux" pour diminuer l'échec
à la sortie de l'école primaire et annoncé l'introduction d'une
"instruction civique et morale" où serait notamment abordée la question
de la mémoire de la Shoah .
Le président de la République a
estimé, au côté du ministre de l'Education Xavier Darcos qui est aussi
maire de Périgueux, que "notre école primaire ne se port(ait) pas bien"
et énoncé son objectif: "Diviser par trois, d'ici la fin de la
mandature, le taux d'échec scolaire à la sortie du CM2".
Il a
souhaité que les nouveaux programmes scolaires intègrent une
"instruction civique et morale" qui "prévoit notamment l'apprentissage
des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le
respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le
drapeau tricolore (...), Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel
nos enfants devront se lever".
"C'est dans ce cadre" que
s'inscrirait l'initiation des élèves au drame de la Shoah, selon M.
Sarkozy, qui a défendu son idée controversée de "confier la mémoire"
d'un enfant français victime de la Shoah à chaque élève de CM2.
"On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays", a-t-il estimé.
Le
président avait débuté sa journée en visitant deux classes de primaire
avant de poser avec les élèves dans la cour. Il a été applaudi par des
habitants dans les rues mais a aussi été hué par quelques dizaines de
personnes rassemblées devant le théâtre.
"C'est à l'école
primaire que tout se joue", a-t-il indiqué par ailleurs, soulignant que
"le collège n'était souvent que le révélateur de difficultés plus
anciennes". "15% des élèves" sortent de l'école "en grande difficulté"
et "25% avec des acquis fragiles", a-t-il précisé.
Sur les
"moyens" mis au service de son "projet éducatif", le président a
indiqué que la semaine d'enseignement serait "ramenée à 24 heures au
lieu de 26" pour proposer, "dès septembre, dans toutes les classes de
l'école primaire, (...) deux heures de plus en petits groupes aux
élèves en difficulté".
L'évaluation des professeurs des écoles
"aura lieu tous les deux ans, au lieu de quatre actuellement en
moyenne" et "s'attachera d'abord aux progrès des élèves, et non au
choix de telle ou telle méthode pédagogique, que je veux laisser à la
libre appréciation de l'enseignant", a-t-il ajouté.
En parallèle,
"chaque famille recevra systématiquement, non seulement les résultats
de son enfant, mais également ceux de son école", a-t-il expliqué.
Concernant
les programmes scolaires, le président de la République entend revenir
"à l'essentiel, aux +fondamentaux+ de l'école".
"Les nouveaux
programmes de l'école primaire présenteront en quelques pages, dans un
langage évitant tout jargon, l'ensemble d'un cursus disciplinaire
désormais recentré sur le français et les mathématiques", a-t-il
souligné.
Le président a assuré que vocabulaire, orthographe et
grammaire seraient des disciplines "remises à l'honneur". En
mathématiques, les programmes doivent privilégier "la résolution de
problèmes liés à la vie courante".
Ces programmes scolaires sont,
selon M. Sarkozy, "un sujet de débat politique, au sens des affaires de
la Nation" et non "technocratique".
Il appartient ainsi aux "élus
du peuple" de "déterminer ce qui, dans le champ immense du savoir,
mérite d'être étudié par les élèves de France", a-t-il estimé.
L'"affaire"
David Martinon à Neuilly-sur-Seine, fief sarkozyste, constitue une
nouvelle tempête pour la majorité présidentielle, sur fond de sondages
en berne pour le chef de l'Etat et d'inquiétudes croissantes à l'UMP à
quatre semaines des municipales.
Le
porte-parole de l'Elysée, investi fin septembre 2007 par l'UMP dans
cette ville sur avis de Nicolas Sarkozy, qui en fut maire pendant 19
ans, a retiré sa candidature lundi, débarqué par un trio mené par le
propre fils du président, Jean Sarkozy.
Il a également présenté sa démission de son poste de porte-parole de l'Elysée à Nicolas Sarkozy, qui l'a refusée.
Le
chef de l'Etat, dont la cote de popularité est en chute libre, ne
pouvait se permettre un échec de l'UMP dans ses anciennes terres, qui
aurait été synonyme de défaite personnelle, d'autant qu'il avait
personnellement imposé son porte-parole, en dépit de mouvements
d'humeur locaux. En déplacement en Guyane, M. Sarkozy ne s'est pas
encore exprimé publiquement sur le sujet.
Ce
coup de théâtre, intervenu après la révélation samedi d'un sondage
confidentiel créditant M. Martinon de seulement "40% des voix" au 1er
tour face à son adversaire divers-droite Jean-Christophe Fromantin
(45%), a suscité un profond embarras à l'UMP.
"Les
informations déboulent avec la force et la diversité d'une grosse
avalanche, donc j'aimerais y voir plus clair", avouait dimanche le
président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, tandis que le
secrétaire général du parti, Patrick Devedjian, ne pouvait qu'admettre
"un peu de confusion".
Et
selon une source parlementaire, de nombreux députés UMP sont "très
énervés" par cette affaire. Il faut "une clarification, une remise en
ordre de bataille pour une échéance qui est maintenant proche", a
souhaité lundi M. Devedjian, successeur de Nicolas Sarkozy à la
présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, qui a convoqué une
réunion dans la soirée pour désigner la future tête de liste. "Nous ne
pouvons pas nous permettre de continuer dans ce climat", a averti
Dominique Paillé, secrétaire général adjoint de l'UMP.
Car
le désordre menace de s'accroître: candidat dissident dans le VIIIè
arrondissement de Paris, le maire sortant François Lebel, s'est senti
suffisamment "conforté" par les rebondissements à Neuilly, illustrant
pour lui l'échec des "parachutages", pour demander le retrait du
candidat officiel UMP Pierre Lellouche.
"Il
est plus que temps que les responsables nationaux de l'UMP sifflent la
fin de la récréation et remettent en ordre de bataille la maison UMP en
prenant les mesures qui s'imposent" face aux candidatures dissidentes,
a réagi M. Lellouche.
Les
adversaires politiques de Nicolas Sarkozy se sont engouffrés dans la
brèche, pointant des répercussions dépassant largement Neuilly.
François
Bayrou (MoDem) a dénoncé les "grâces et disgrâces" de la "monarchie"
Sarkozy, où les "histoires politiques se transforment perpétuellement
en histoires de famille". "On ne transmet pas le pouvoir en démocratie
par primogéniture mâle", s'est-il indigné face à l'implication du fils
du président, tandis que la presse parlait d'un "putsch" à "Sarkoville".
Dans
l'entourage du chef de l'Etat, certains voyaient dans la mise sur la
touche de David Martinon l'illustration de la fin de l'influence de
l'ex-épouse de Nicolas Sarkozy, Cécilia, dont il était le protégé. Le
maire PS de Paris Bertrand Delanoë a pour sa part décrit Neuilly comme
"révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la
politique qui (le) heurte".
La secrétaire d'Etat à la politique de la ville a salué «la détermination» de Nicolas Sarkozy à vouloir «changer» la France.
«Je
suis hyper contente, je suis même très sereine. Cela va au-delà de mes
espérances, donc j'en suis d'autant plus contente». Fadela Amara n'a
pas caché son enthousiasme à l'égard du plan banlieue annoncé vendredi
par Nicolas Sarkozy. Ce plan prévoit notamment le déploiement de 4.000
policiers supplémentaires dans les quartiers dits sensibles. Cela «ne
(me) choque pas» a déclaré l'ancienne leader de l'association Ni Putes,
Ni Soumises. Et d'ajouter «Je suis pour le droit à la sécurité pour
tous».
Invitée sur Canal +, Fadela Amara a répondu aux critiques
du socialiste Laurent Fabius qui a estimé que le plan banlieue ferait
«pschitt». «Moi je promets à Laurent Fabius que dans pas longtemps on
fera ‘tchin-tchin' sur la question des banlieues», a-t-elle assuré. Un
bémol toutefois : la question de la fiscalité dans ces zones urbaines
qui, pour Fadela Amara, n'est toujours pas résolue.
La
secrétaire d'Etat à la politique de la ville s'est dite par ailleurs
«touchée» par le soutien que lui a apporté Nicolas Sarkozy après les
tensions constatées dans ses relations avec sa ministre de tutelle
Christine Boutin.
«Je ne sais si j'étais en danger, mais ça a
été un peu houleux quand même. Le président de la République m'a
beaucoup touchée quand il a dit ça d'ailleurs», a-t-elle reconnu. «Y
compris dans mon cabinet, ça a mis un peu de baume parce qu'on a
traversé des périodes très difficiles. C'était un peu plus compliqué
que je le pensais».
Elle a au passage réaffirmé avoir «des
visions qui sont un peu différentes» de celle de Christine Boutin.
«Mais ça ne mène pas à une divergence profonde», a-t-elle insisté.
« Un certain nombre de désaccords majeurs avec David Martinon ».
Telle est la raison avancée par trois colistiers de David Martinon pour
justifier leur décision de conduire à Neuilly une «liste de
rassemblement» concurrente.
Trois colistiers, mais pas des moindres. Cette désolidarisation du candidat Martinon, en difficulté selon un sondage confidentiel révélé
par Le Figaro, a été annoncée par le biais d'un courriel authentifié
envoyé par Jean Sarkozy. Le texte est signé par le fils du président de
la République, ainsi que par Marie-Cécile Ménard, numéro 2 sur la liste
UMP à Neuilly, et par Arnaud Teullé, figure locale de l'UMP qui
souhaitait briguer la Mairie avant que Nicolas Sarkozy ne favorise la
candidature de son porte-parole.
« Nous avons décidé de conduire
la liste de rassemblement pour les élections municipales à Neuilly,
afin de faire cesser les divergences au sein de la majorité
présidentielle sur notre commune », déclarent-ils dans ce texte. « De
très nombreux Neuilléens nous demandent de réagir et de travailler
ensemble pour notre ville. Dans ce nouveau contexte politique, nous
appelons au plus large rassemblement », ajoutent les trois signataires.
Aval de l'Elysée ?
Ce
coup de théâtre est intervenu quelques instants après une déclaration
du directeur de campagne de David Martinon assurant que, « bien sûr »,
ce dernier maintenait sa candidature à la Mairie de la ville la plus
riche de France, après une journée de confusion autour de son QG.
Selon
plusieurs sources interrogées par l'AFP, la décision du trio
Teullé-Ménard-Sarkozy n'a pu être prise sans l'aval du président. Ce
dernier devait s'envoler vers 22 heures pour la Guyane, en compagnie
-normalement- de David Martinon, dont l'avenir à l'Elysée est désormais
en question.
Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian,
a annoncé sur France2 une «réunion décisive» pour tenter de régler
cette crise entre «des gens de qualité, des habitants de Neuilly depuis
toujours» et «un garçon qui s'est engagé avec beaucoup de conviction
dans cette campagne et se heurte à de grosses difficultés». «Je
réunirai les principaux intéressés», demain soir à Neuilly à 18h30, et
«nous prendrons des décisions après avoir entendu tout le monde»,
a-t-il déclaré.
Sur le réseau social Facebook, dont Jean Sarkozy et David Martinon sont
deux adeptes, la rupture n'est pas encore consommée, et les deux hommes
y étaient toujours, à la mi-journée, affichés comme des «amis». En
revanche Arnaud Teullé, lui aussi membre du réseau, n'est toujours pas «ami» avec David Martinon.
«J'écoute, je lis, j'entends tout ce qui se dit. Après les
municipales, je prendrai avec sang-froid les décisions qui s'imposent.»
Qui visait Nicolas Sarkozy, hier, en ouvrant avec ce propos le Conseil
des ministres ? François Fillon coupable d'avoir laissé les députés UMP
s'en prendre la veille au secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant
? Les parlementaires UMP qui ne cachent plus leurs états d'âme et leur
ras-le-bol devant l'étalage de la vie privée du président dans les
médias ? Les ministres qu'on n'entend pas beaucoup défendre l'action et
le bilan du gouvernement ?
«Le rappel à l'ordre visait tout le
monde», résume un ministre. Les membres du gouvernement sont, en tout
cas, restés «scotchés» par le ferme avertissement du «chef», si l'on en
croit plusieurs témoins de la scène. Le message a été reçu cinq sur
cinq : silence dans les rangs !
Juste avant le Conseil des
ministres, le président avait déjà asséné devant sa garde rapprochée :
«Gardez votre sang-froid !» Sous-entendu : ce n'est pas parce que les
sondages sont moins bons qu'il faut tomber dans un profond pessimisme.
«Sang-froid»
était d'ailleurs le mot du jour. Le président l'a répété aux onze têtes
de liste aux municipales qu'il avait conviées à déjeuner au restaurant
D'chez eux, à Paris. Des candidats qui avaient en commun d'être tous
engagés dans des combats difficiles : Dominique Morvant (La Rochelle),
l'ancien ministre Renaud Donnedieu de Vabres (Tours), Anne Courtillé
(Clermont-Ferrand), Rachid Kaci (Nanterre), Delphine Burkli (Paris
IXe), Marie-Claire Restoux (Clichy-la-Garenne) ou encore Nora Berra
(Lyon VIIIe). «Il faut y croire», a-t-il encouragé.
C'est peu
dire que le président est exaspéré par la morosité qui gagne les rangs
de la majorité à un mois des municipales. On a très modérément apprécié
les critiques contre Guéant, mais aussi contre le rapport Attali :
«S'en prendre à Guéant, c'est attaquer Sarkozy» , dit-on à l'Élysée où
l'on est bien décidé à mater ce début de rébellion de la «base»
parlementaire. «On n'est pas agacé, on est énervé !», prévient un
conseiller. À ceux qui se plaignent de la surexposition de la vie
privée, un homme du Palais rétorque tout net : «L'étalage de la
connerie est plus grave que celui de la vie personnelle.»
Argumentaire de vingt pages
Nicolas
Sarkozy et François Fillon ont demandé aux secrétaires d'État Roger
Karoutchi et Laurent Wauquiez d'adresser, «d'ici à la fin de semaine»,
un argumentaire de vingt pages aux parlementaires qui servira de bilan
sur «les conséquences concrètes des neuf premiers mois d'action du
gouvernement». Un proche du président constate amèrement : «Alors que
le président est attaqué, on ne voit pas beaucoup de monde pour le
défendre.» Et de s'interroger sur le succès du mini-traité européen
«passé par pertes et profits».
Les ministres sont aussi dans le
collimateur. «Cela flotte sur les bancs du gouvernement. Au lieu de
commenter la vie privée du président, ils feraient mieux de répondre à
l'opposition», s'inquiète-t-on au Palais. La sortie du secrétaire
d'État aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, hier devant la
presse parlementaire, invitant les conseillers de l'Élysée à «ne pas se
substituer au gouvernement» risque de ne pas arranger les choses.
François
Fillon, désormais plus populaire que le président dans les sondages,
n'est pas épargné : «Quand on entend dire que Fillon est un roc, on
rigole…», soupire un des plus proches collaborateurs du président.
Officiellement, Sarkozy ne commente pas les sondages. Il n'empêche,
cette nouvelle donne pèse sur la relation entre les deux hommes.
La fortune de Carla Bruni est estimée à environ 18,7 millions
d'euros. Lors de son accession au poste de chef de l'Etat, Nicolas
Sarkozy affichait plus de 2 millions d'euros d'actifs.
Sarkozy
a épousé une millionnaire ! Peu après la cérémonie, samedi 2 février au
matin, le maire du VIIIe arrondissement de Paris confirmait avoir marié
le chef de l'Etat et l'ancien top modèle. A cette occasion, François
Lebel a précisé qu'un contrat de mariage avait été signé entre les deux
tourtereaux. Ceci exclut donc le choix par M. et Mme Sarkozy de la
communauté de biens réduite aux acquêts. Ce régime de droit commun ne
nécessite aucune démarche particulière pour les époux, il est en
quelque sorte le régime par défaut de tous les mariés.
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont donc pu opter pour l'un des trois autres types de contrats de mariage
possibles. Ancien avocat fiscaliste, le président de la République
connaît mieux que quiconque l'utilité d'un contrat de mariage pour
protéger les biens des époux en cas de rupture. Dans le cas présent,
les patrimoines en jeu ne sont pas anodins.
Carla, une femme d'affaires avisée
Le
mariage du président de la République est, au-delà de l'idylle, l'union
de deux patrimoines conséquents. Carl'héritière Bruni est une femme qui
a le sens des affaires. D'après une enquête publiée dans le numéro de
février 2008 du magazine «Capital», elle a engrangé 4,2 millions
d'euros grâce au mannequinat, 2,5 millions avec la musique et 2
millions de contrat de publicité, dont le dernier en date signé avec la marque automobile, Lancia.
A cela s'ajoute un héritage respectable. Carla Bruni est, en effet, la
fille d'un riche industriel italien. Au décès de son père, Alberto
Bruni-Tedeschi, en 1996, sa mère, sa soeur Valeria (actrice et
réalisatrice), son frère (décédé en 2006) et Carla ont hérité de deux
somptueuses demeures : le château Castagneto près de Turin, accompagné
d'une coquette villa dans le Var. Par ailleurs, la chanteuse de
«Quelqu'un m'a dit» possèderait deux appartements à Paris, le premier,
place des Ternes dans le XVIIe arrondissement et un hôtel particulier
près de la porte d'Auteuil. En tout, son patrimoine immobilier est
estimé à plus de 10 millions d'euros. En additionnant le tout, la
fortune de Carla Bruni s'élèverait donc à quelque 18,7 millions d'euros.
Nicolas, un patrimoine constitué pour l'essentiel d'assurance-vie
De son côté, le patrimoine du chef de l'Etat est plus difficile à cerner à la suite de son divorce avec Cécilia. D'après la déclaration qu'il a effectué peu
de temps après avoir accédé à la fonction présidentielle en 2007, son
patrimoine s'élevait, en 2006, à plus de 2 millions d'euros dont plus
de 1,9 million sur des contrats d'assurance-vie à la Société Générale.
Marié avec Cécilia Ciganer-Albeniz en 1996 sous le régime de la
communauté de biens sans que l'on sache exactement avec quelles
clauses, tout ce qu'ils ont acquis ensemble pendant leurs onze années
de mariage, a pu être partagé lors du divorce. Aussi, il est difficile
d'apprécier exactement la valeur du patrimoine du chef de l'Etat
aujourd'hui.
Pendant que Nicolas Sarkozy célébrait ses noces avec Carla Bruni,
Cécilia Albeniz- Ciganer a quitté la France pour passer le week-end en
compagnie de Richard Attias. L'ex-première dame a donc retrouvé l'homme
pour qui elle avait quitté Nicolas Sarkozy enmai 2005.
Presque aussi
pressée que son ex-mari de tourner la page de leur divorce pour
recommencer une nouvelle vie, Cécilia a prévu de semarier avec Richard
Attias enmars, à New York. «La réponse de la bergère au berger»,
commente un ami du couple.
Mariée samedi au président de la République,
l'ex top-model et chanteuse Carla Bruni sera confrontée à une difficile
équation si elle entend rester une star du show-biz tout en assumant
son rôle de Première dame.
Une publicité à la télévision illustre
la problématique: depuis plusieurs mois, Carla Bruni est l'égérie de la
firme automobile Lancia, pour un spot télévisé qui la montre vêtue
d'une robe du soir lors d'une cérémonie mondaine.
La jeune femme
snobe tous les "people" qui arrivent dans de longues limousines, elle
qui descend d'une toute petite voiture de ville de la marque italienne.
On la voit une guitare à la main, on entend sa voix, comme si elle
jouait son propre rôle. Apparaît alors l'inscription : "Cinq ans de
garantie".
La publicité, diffusée dans plusieurs pays d'Europe,
était encore visible dimanche sur plusieurs chaînes de télévision
françaises, notamment France 2 et Paris Première.
Interrogé par
l'AFP sur l'opportunité de faire cesser la diffusion de cette
publicité, Franck Louvrier, responsable de la communication à l'Elysée,
a répondu: "Voyez avec son agent".
"On est là dans un domaine
complètement inédit", explique Philippe Braud, professeur à Sciences po
et auteur du "Petit traité des émotions, sentiments et passions
politiques" (Armand Colin).
"Une activité professionnelle, ce
serait nouveau, cela peut même être positif, mais à condition que cela
ne renforce pas l'image bling-bling du couple", ajoute-t-il.
La
nouvelle Première dame, 40 ans, prépare par ailleurs le troisième album
d'une carrière de chanteuse déjà bien établie: un "album studio"
regroupant une douzaine de chansons inédites, dont la sortie est prévue
au printemps.
En 2002, elle avait publié "Quelqu'un m'a dit", qui
a connu un succès considérable (1,2 million d'exemplaires en France,
800.000 à l'étranger).
Son deuxième album, "No promises", paru début 2007, n'a pas fait les mêmes ventes.
La
mère de Carla a prévenu récemment dans une interview qu'il faudrait
aménager à sa fille un endroit à l'Elysée pour qu'elle puisse
travailler sa musique et sa voix.
L'officialisation de son union
permettra au président Sarkozy, 53 ans, d'éviter bien des embarras
diplomatiques lorsqu'il voyagera à l'étranger, notamment dans les pays
les plus conservateurs.
Sa compagne n'avait pu l'accompagner en
visite officielle en Inde, pour des raison de protocole. Et un député
égyptien indépendant, Gamal Zahran, a protesté fin décembre contre sa
visite privée en Egypte en compagnie de Carla, estimant que "le pays
qui abrite al-Azhar", la plus haute instance de l'islam sunnite, aurait
dû refuser des comportements "libertins".
En France, la cote du
chef de l'Etat est nettement à la baisse dans les sondages, en partie à
cause de sa vie privée. 76% des sondés désapprouvent cet "affichage",
selon un sondage LH2 Libération à paraître lundi.
Pour le
président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, "à partir du
moment où vous avez reçu une mission du peuple, quelle que soit cette
mission, il y a une certaine tenue à avoir".
"Il faut faire attention à ne pas désacraliser les fonctions officielles", a-t-il ajouté dimanche sur Radio J.
"En
amour, quand on fait de la politique, il faut être sur ses gardes",
explique Philippe Braud, rappelant que l'avertissement a été lancé par
Richelieu, Mazarin, Napoléon et même de Gaulle.
Le nouveau couple
devra "éviter les péripéties bruyantes et les orages répétés". "Mais il
y a un risque, car le passé du président, divorcé deux fois, et celui
de Bruni, fait qu'on retient son souffle", a-t-il ajouté.
Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a
justifié jeudi les demandes de dommages et intérêts adressées par
Nicolas Sarkozy et sa compagne Carla Bruni à la compagnie aérienne
irlandaise Ryanair pour avoir utilisé sans autorisation une de leurs
photos.
Dans leur assignation en référé pour atteinte au droit à
l'image, le chef de l'Etat a réclamé à Ryanair un euro symbolique de
dommages et intérêts, alors que la chanteuse en a demandé 500.000.
Interrogé
lors de son point de presse hebdomadaire sur la différence des
prétentions des deux requérants, David Martinon a répondu que "pour le
président de la République, il s'agissait d'une question de principe".
"Pour Carla Bruni, c'est son métier, c'est son image, c'est normal.
Pour le coup, elle subit un préjudice financier", a-t-il ajouté.
Le
quotidien Le Parisien a publié lundi une publicité de la compagnie
irlandaise à bas coûts pour des billets en promotion qui utilise une
photo du président et de sa compagne, avec une bulle lui faisant dire
"avec Ryanair, toute ma famille peut venir assister à mon mariage".
Dès lundi, la présidence avait qualifié cette publicité d'"inacceptable".
L'audience de référé devait se tenir jeudi après-midi au tribunal de grande instance de Paris.
Au pays du Kamasutra, Sarkozy-Bruni, c'est un peu Bollywood
PARIS (Reuters) - Ira, n'ira pas ? A en croire le quotidien Libération, la nouvelle dame de coeur de Nicolas
Sarkozy, Carla Bruni, n'accompagnera pas le président français lors de son voyage officiel en Inde, vendredi et
samedi.
L'ex-mannequin d'origine italienne n'apparaît en tout cas pas dans la liste des membres de la délégation.
Au grand soulagement des autorités indiennes, auxquelles sa présence poserait des questions insolubles de
protocole, et de tous ceux qui redoutaient que la venue de la belle chanteuse ne parasite cette visite.
"Savez-vous si Carla Bruni va en Inde ?" Telle était ces derniers jour la première question que posait le
porte-parole d'un grand groupe français à un journaliste qui souhaitait l'interroger sur les enjeux économiques de ce
voyage.
"Je n'irai pas passer l'après-midi en Inde", a finalement elle-même répondu à Libération Carla Bruni, qui le
"regrette" mais assure que cela n'a "jamais vraiment" été envisagé.
Elle fait au passage litière des bruits de mariage qui courent depuis des semaines à Paris : elle n'est "pas encore
mariée" au chef de l'Etat, "même si c'est dans (leurs) projets", et ne peut donc participer à un voyage officiel avec
lui.
Des rumeurs faisaient également état ces jours-ci d'une éventuelle escapade privée au Taj Mahal, à 200 km de New
Delhi. Mais Carla Bruni invoque la préparation d'un nouveau disque pour écarter cette éventualité.
Fin décembre, Nicolas Sarkozy avait mélangé en Egypte voyage privé et déplacement officiel : entre une visite au
monument au soldat égyptien inconnu et un échange avec des personnalités égyptiennes à la résidence de l'ambassadeur
de France au Caire, il avait emmené Carla Bruni voir les pyramides de Gizeh.
Il n'y a pas qu'en France que les relations entre le président français et l'ex-top model sont devenues un sujet de
conversation pour dîners en ville. En Asie aussi, rapporte Valérie Niquet, spécialiste de cette région à l'Institut
français des relations internationales (Ifri).
"ICI C'EST LE PAYS DU KAMASUTRA"
"On en parle partout. Je reviens de Chine. C'est la seule chose qui intéresse les interlocuteurs chinois quels qu'ils
soient. C'est un sujet de grande distraction", raconte-t-elle.
En Inde, "ça amuse tout le monde. C'est le côté Bollywood" - l'industrie des films d'amour indiens à l'eau de rose -
ajoute-t-elle. "Les Indiens adorent ça."
"En ce qui concerne la visite de Nicolas Sarkozy, on parle surtout ici de Mme Bruni", confirme à Reuters un
diplomate non européen en poste à New Delhi.
Les journaux indiens accordaient ces temps-ci plus de place aux soubresauts de la vie sentimentale de Nicolas
Sarkozy, divorcé depuis octobre de sa deuxième femme, Cécilia, qu'aux enjeux de sa visite à New Delhi, et se
délectaient des tourments protocolaires des autorités indiennes.
"Les Indiens sont extrêmement sourcilleux en ce qui concerne le protocole et il n'est pas question pour eux de jouer
avec ça. En plus c'est la fête nationale" - dont le président français est l'invité d'honneur - explique Valérie Niquet.
"Je ne pense pas que le protocole indien puisse accepter facilement la présence de quelqu'un dont le statut serait
relativement flou. C'est la visibilité de Carla Bruni qui serait gênante."
L'Inde reste profondément conservatrice en matière de divorce et de relations extra-conjugales, même si, "en Inde
autant qu'ailleurs, les hommes politiques ont une vie assez agitée", souligne-t-elle. Mais c'est "faire passer l'envie de
Carla Bruni avant les attentes du protocole indien qui choquerait le plus", estime cette spécialiste de l'Asie.
"Pourquoi ces excès de moralisme et de pudibonderie ?" s'insurgeait pour sa part Shobhaa De, une chroniqueuse
indienne en vue, dans l'édition dominicale du Times of India. "Des problèmes de chambre ? Des questions de protocole
? Allons donc ! Nous ne sommes pas l'Arabie saoudite. Ici, c'est le pays du Kamasutra."
PARIS (Reuters) - Carla Bruni confie mardi à Libération qu'elle n'est "pas encore mariée" à Nicolas Sarkozy
"même si c'est dans (leurs) projets".
L'ex-top model précise également qu'elle ne fera pas partie du voyage officiel du chef de l'Etat en Inde, à la fin
de la semaine.
"Nous ne l'avons jamais vraiment envisagé", déclare la chanteuse au quotidien. "Je ne peux pas participer à un
voyage officiel avec le président" n'étant pas son épouse en bonne et due forme, ajoute-t-elle.
Carla Bruni dément également toute visite privée éclair au Taj Mahal d'Agra, à 200 kilomètres de New Delhi, au
terme du déplacement présidentiel.
"Même pour la santé, ce n'est pas bon", confie-t-elle se souvenant de ses années de mannequinat toujours entre
deux avions.
Autre raison avancée par l'artiste: un nouvel album en préparation dont l'enregistrement doit débuter en février.
Nicolas Sarkozy et sa nouvelle compagne ont passé une partie des vacances de Noël en Egypte avant une escapade
début janvier en Jordanie.
La mère de Bruni pas au courant d'un mariage avec Sarkozy
PARIS (Reuters) - La mère de Carla Bruni, Marisa Bruni-Tedeschi, a dit lundi ne pas être au courant d'un mariage de sa fille
jeudi dernier avec Nicolas Sarkozy.
Selon l'Est républicain, citant une "source proche d'un témoin ayant
assisté à leur union, le président français et l'ex-top modèle
se seraient mariés à l'Elysée grâce à une dispense de bans.
"Je
ne sais rien, je viens juste de voir Carla et elle ne m'a parlé de
rien. C'est possible, tout est possible. Peut-être se sont-ils
mariés sans inviter quiconque. Mais il me semble que si c'était le cas,
l'Elysée l'aurait annoncé", a dit Marisa Bruni-Tedeschi,
jointe au téléphone par Reuters.
Interrogé, Franck Louvrier, conseiller en communication du président de la République, a également répondu : "Nous n'avons
aucun commentaire à faire."
Cécilia Sarkozy, l'ex-femme du chef de l'Etat, avait accordé une
interview à L'Est Républicain le jour de l'annonce officielle de
son divorce, en octobre dernier. Ce même journal avait auparavant
annoncé la séparation du couple.
Selon le quotidien, l'article 169 du code civil stipule qu'en cas de
causes graves la publication des bans n'est pas obligatoire.
"Il suffit pour cela que le procureur de la République du ressort de la ville ou de l'arrondissement dans lequel se déroule le
mariage opte pour une dispense de la publication des bans ou de l'affichage de cette publication", écrit-il.
Encore une petite indiscrétion présidentielle, décidément notre Petit Nicolas national semble reprendre la voie dorée, non du Grand jacques, mais plutôt de notre défun Kermiterrand : femmes, santé, il ne manquerait plus que l'astrologue...
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a été hospitalisé le temps d'une journée fin octobre pour traiter les conséquences d'une
angine mal soignée, révèlent deux journalistes dans un livre consacré à son ex-épouse, dont Le Parisien cite des extraits.
Le chef de l'Etat, qui avait promis la transparence sur son état de santé, a été admis au Val-de-Grâce pour subir une
intervention bénigne afin de résorber un phlegmon avec staphylocoques dorés, repartant quelques heures plus tard "sans qu'à
aucun moment les Français n'aient été informés", écrivent Denis Demonpion et Laurent Léger dans "Cécilia, la face cachée de
l'ex-première dame".
La scène se serait déroulée le 21 octobre, trois jours après l'annonce du divorce du chef de l'Etat et juste avant une visite
officielle au Maroc, précisent les auteurs.
Le
chef de l'Etat a défendu mardi, lors de la première grande conférence
de presse de son quinquennat, son projet controversé de "politique de
civilisation". Il a ensuite déclaré que l'"urgence était partout", tant
sur la question du chômage, des salaires ou des déficits. Nicolas
Sarkozy a enfin souhaité que 2008 voit la fin de la semaine de 35
heures et envisagé de supprimer la publicité sur les chaînes de
télévision publique.
La "politique de civilisation" a été défendue mardi matin par Nicolas Sarkozy
en ouverture de sa première grande conférence de presse depuis son
élection en mai 2007. Dans une déclaration liminaire, il a repris ce
thème qu'il avait évoqué lors de ses voeux du 31 décembre. "Je sais que
cette politique de civilisation a suscité chez un grand nombre d'entre
vous nombre d'interrogations", a-t-il dit, affirmant qu'il ne
s'agissait pas "d'une formule de circonstance, mais d'une conviction
profonde, d'un engagement fort".
"L'urgence est partout" :
tel a été ensuite le mot d'ordre de Nicolas Sarkozy. L'hôte de l'Elysée
a assuré qu'"après des décennies de réformes différées, de réformes
manquées, après des décennies de pensée unique qu'il aurait été si
confortable de continuer, de conservatisme, de chômage de masse, de
relâchement dans le lien social, de recul dans la promotion sociale, de
stagnation des salaires, de dévalorisation du travail, de déficits et
d'endettement, l'urgence est partout".
Soucieux d'une politique qui reconstruise "des repères, des normes, des critères",
Nicolas Sarkozy a annoncé sa décision d'intégrer les "nouveaux droits
que notre époque appelle" (parité hommes-femmes, bioéthique, diversité,
etc.) dans le préambule de la Constitution de la Ve République. Il a
confié cette mission à l'ancien ministre Simone Veil, nouveau maillon
d'une "démocratie irréprochable" que le président souhaite conforter
avec une réforme "ambitieuse" des institutions.
Au sujet des OGM, le
chef de l'Etat s'est aussi dit prêt à "recourir à la clause de
sauvegarde". "Si la haute autorité sur les OGM, qui se prononce demain,
soulève des doutes sérieux sur les OGM actuellement cultivés en France,
je suis disposé à recourir à la clause de sauvegarde, jusqu'à ce que la
Commission européenne tranche le problème".
Petite révolution pour France télévisions avec
le lancement d'une réflexion sur la suppression totale de la publicité.
Nicolas Sarkozy a indiqué vouloir mettre en oeuvre en 2008 une
"véritable révolution culturelle dans le service public de la
télévision". "Le service public, son exigence, son critère, c'est la
qualité (...) je ne veux pas dire que la télévision publique doit être
élitiste ou ennuyeuse, il y a quand même un 'gap', mais seulement
qu'elle ne peut pas fonctionner (...) selon des critères mercantiles",
a dit le chef de l'Etat.
Attendu sur le pouvoir d'achat, Nicolas
Sarkozy a souhaité que le niveau de la participation et de
l'intéressement aux résultats des entreprises, pour les salariés, soit
"fortement relevé", ajoutant qu'un "doublement ou un triplement de la
réserve de participation", ne le choquerait pas.
La fin des 35 heures :
Nicolas Sarkozy a été clair. Prié de dire s'il souhaitait que cette
année soit celle de la fin des 35 heures, il a répondu : "pour dire les
choses comme je les pense, oui."
Sur un plan plus politicien,
le chef de l'Etat a confirmé qu'il s'engagerait dans la campagne des
municipales "parce que le concept même d'élection dépolitisée était
absurde". Interrogé sur un hypothétique remaniement, il a ironisé : "ça
c'est sûr qu'un jour, il y en aura un, mais pas maintenant".
Pour le premier secrétaire du PS,
Nicolas Sarkozy a "évité de répondre aux questions essentielles" lors
de sa conférence de presse. "Pendant près de deux heures, il a tenté de
créer l'illusion du mouvement. (...) Il a disserté philosophie et
civilisation pour éviter de répondre aux questions essentielles où il
était attendu : celles de la croissance, du pouvoir d'achat, de la vie
chère, des salaires et de l'emploi", a afffirmé François Hollande dans
un communiqué.
Nicolas
Sarkozy a indiqué mardi à la presse qu'avec Carla Bruni "c'est du
sérieux", lançant aux journalistes, à propos d'un mariage éventuel,
qu'"il y a de fortes chances pour que vous l'appreniez quand ce sera
déjà fait".
La question était attendue :
quand le président va-t-il se marier avec Carla Bruni ? Nicolas
Sarkozy, lors de sa première grande conférence de presse à l'Elysée, a
répondu que ce n'était pas "le JDD qui fixerait la date". Le chef de
l'Etat sans renier l'hypothèse d'un mariage, a cependant avoué que ses
relations avec l'ancien mannequin italien étaient "sérieuses".
Nicolas Sarkozy a souligné que les journalistes
n'auraient jamais posé la même question à ses prédécesseurs dans de
telles circonstances et il a fait mine de s'en réjouir : "C'est très
satisfaisant pour moi. La France évolue", a-t-il dit. Il a notamment
fait allusion au président François Mitterrand, dont la double vie
sentimentale et familiale était, a-t-il souligné, recouverte d'une
"chape de plomb". Quand le président socialiste allait en vacances en
Egypte, "avec avion présidentiel et différentes familles, tout le monde
savait, personne ne parlait", a-t-il poursuivi.
"Avec Carla, nous avons décidé de ne pas mentir.
Nous ne voulons rien instrumentaliser mais nous ne voulions pas nous
cacher. Je ne voulais pas qu'on prenne une photo de moi au petit matin
glauque, je ne voulais pas qu'on prenne une photo de moi le soir et je
ne voulais pas que, sous le manteau, vous décriviez la même
hypocrisie", a-t-il expliqué.
Selon le Journal du Dimanche,
le chef de l'Etat pourrait épouser Carla Bruni le 8 ou le 9 février.
Nicolas Sarkozy a précisé qu'il y avait de fortes chances que (la
presse) l'apprenne quand ce sera déjà fait." Marisa Borini, mère de
Carla, avait vendu la mèche au JDD, en affirmant que sa fille vivait
"une authentique histoire d'amour", et en évoquant la possilibité
qu'elle devienne "la première dame de France".
Nicolas Sarkozy et l'ex-top model Carla Bruni affichent leur relation
Le
président de la République Nicolas Sarkozy et l'ex-top model Carla
Bruni ont affiché leur relation en se laissant photographier samedi à
Disneyland Paris, photos dont certaines sont déjà publiées dans la
presse et sur internet.
Samedi, des photographes qui suivaient le
couple ont pris une série de clichés du chef de l'Etat et de Carla
Bruni se promenant en famille à Disneyland. L'information a été révélée
le lendemain sur le site de l'Express et sur www.purepeople.com.
Selon des témoins, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont passé la nuit de samedi à dimanche à l'hôtel Disneyland (4 étoiles).
Lundi,
la relation entre Nicolas Sarkozy et la chanteuse faisait les gros
titres de nombreux journaux. Ils "s'affichent ensemble", titrait en Une
Le Parisien/Aujourd'hui en France au-dessus d'une photo de Nicolas
Sarkozy et de "son amie Carla". Libération titrait sur le "conte de
fées chez Disney" tandis que Le Figaro optait pour "Carla Bruni, l'amie
du président". Et Plantu, dans Le Monde, consacrait son dessin de Une
au nouveau couple.
Selon les témoignages de Point de Vue et de
L'Express, des photographes "planquaient" devant le domicile de Carla
Bruni depuis une quinzaine de jours.
"Nicolas Sarkozy et Carla
Bruni avaient envie de faire savoir (leur relation, ndlr), sinon je ne
vois pas pourquoi ils seraient allés à Disneyland Paris pour aller
regarder la parade de Mickey", a estimé sur France Info Colombe
Pringle, directrice de la rédaction de Point de Vue.
Sentiment
partagé lundi par Renaud Revel, rédacteur en chef de l'Express qui
dévoilait sur le site de l'hebdomadaire les coulisses de cette affaire:
"le couple, qui s'est retrouvé nez à nez avec une dizaine de paparazzi,
n'a pas semblé gêné d'être mitraillé, au point que l'on peut penser que
le choix du lieu n'était pas totalement imputable au hasard".
"Nicolas
Sarkozy (...) semblait ravi, m'a rapporté l'un de ces reporters de se
retrouver de la sorte au beau milieu de cette mêlée", a-t-il ajouté.
Selon
lui, entre 20.000 et au moins 80.000 euros auraient été demandés aux
journaux pour publier ces clichés, ce que les intéressés ont refusé de
confirmer.
Pour sa part, Christophe Barbier, directeur de la
rédaction de l'Express et ami de Carla Bruni, a expliqué que la
chanteuse lui a alors confirmé sa relation. "Elle m'a signalé que la
publicité faite autour de cette histoire ne la gênait pas à partir du
moment où maintenant ça allait être une aventure, une histoire d'amour
publique", a-t-il dit.
Des photos du couple sont également
disponibles sur le site internet www.purepeople.com ainsi que sur celui
du magazine people Closer (Mondadori).
Selon lexpress.fr, les
photos pourraient également être publiées cette semaine par Paris-Match
(Lagardère). L'hebdomadaire a indiqué à l'AFP que la Une et le sommaire
n'avaient pas encore été arrêtés.
Interrogé de nouveau lundi matin, l'Elysée s'est refusé à tout commentaire.
L'Elysée
avait annoncé le 18 octobre le divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy.
Carla Bruni avait été aperçue la semaine dernière sortant de la
présidence de la République.
Côté politique, les commentaires
sont plutôt laconiques tant du côté du PS ("Je n'ai rien à dire",
François Hollande) que de l'UMP ("il n'y a pas de commentaire à faire",
pour le porte-parole Yves Jego).
L'idylle du président de la
République est révélée alors que la journaliste de Canal +, Laurence
Ferrari, a attaqué le magazine Closer et le site internet Metro.fr pour
avoir fait état de rumeurs lui prêtant une liaison avec Nicolas Sarkozy.
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...