La mère des octuplés nés cette semaine
dans la banlieue de Los Angeles avait déjà six enfants et avait suivi
un traitement contre l'infertilité, a annoncé sa famille, citée
vendredi par le Los Angeles Times.
La jeune maman, qui souhaite
rester anonyme, a refusé de faire avorter certains des huit embryons
après une fécondation in vitro, a affirmé sa propre mère au grand
quotidien de la côte Ouest.
"Qu'auriez-vous voulu qu'elle fasse ?
Elle a refusé qu'ils soient tués", a déclaré Angela Suleman. "C'est
quelque chose de très douloureux".
Selon le L.A. Times, la mère
de désormais 14 enfants, qui aurait 33 ans, vit avec sa mère dans une
maison de la banlieue de Los Angeles. Ses quatre premiers enfants sont
âgés de sept, six, cinq et trois ans, et elle a aussi des jumeaux de
deux ans.
Les octuplés, six garçons et deux filles, sont nés
lundi matin à l'hôpital Kaiser Permanente de Bellflower, à 30 km au
sud-est de Los Angeles, par césarienne.
Prématurés de neuf
semaines et demie, ils pesaient entre 820 grammes et 1,54 kg à la
naissance et l'équipe médicale qui les suit a indiqué jeudi que six
d'entre eux respiraient sans aide.
Il s'agit de la deuxième
naissance d'octuplés vivants dans les annales de la médecine. S'ils
survivent tous, ce sera sans précédent.
La première naissance
d'octuplés aux Etats-Unis, six filles et deux garçons, et la seule
jusqu'alors rapportée dans le monde, s'était produite à Houston (Texas,
sud) fin 1998. L'une des filles était morte une semaine après être
venue au monde. Les sept autres enfants ont récemment fêté leur dixième
anniversaire.
Le Hay-Adams, où la famille Obama a choisi d'élire résidence à
partir de ce dimanche en attendant de prendre ses quartiers à la Maison
Blanche, est l'un des hôtels les plus prestigieux de Washington, dont
la légende veut qu'il soit hanté.
Ouvert en 1928, le palace est situé à quelques dizaines de mètres de la Maison Blanche, au coeur de la capitale américaine.
Il
propose 145 chambres, dont 20 suites, allant de 395 dollars à 6.000
dollars la nuit. Elles possèdent toutes des salles de bain en marbre,
trois téléphones, un contrôle digital de la température, et un système
audio intégré à la baignoire. Les plus luxueuses sont équipées d'une
cheminée et d'un balcon, avec vue imprenable sur le futur lieu de
travail du président élu.
L'hôtel, qui se flatte d'offrir draps
et serviettes de facture italienne, fournit sur demande des oreillers
hypo-allergéniques afin d'accomoder les besoins de ses clients
souffrant d'asthme comme Malia Obama, l'aînée des deux filles du futur
couple présidentiel, âgée de 10 ans.
Un dispositif de police a
été mis en place autour de l'établissement, cerné par des barrières
métalliques, et la rue a été interdite à la circulation. Le personnel
de l'hôtel a indiqué que des mesures de sécurité spéciales seraient en
vigueur pendant toute la durée du séjour de la famille Obama, sans plus
de précisions.
Le Hay-Adams doit son nom à d'illustres
personnages ayant habité sur le site actuel de l'hôtel: John Hay,
assistant personnel du président Abraham Lincoln puis secrétaire d'Etat
et Henry Adams, écrivain et descendant des présidents américains John
Adams et John Quincy Adams.
Selon une légende bien établie à
Washington, l'hôtel est hanté par la femme d'Henry Adams, Marian
"Clover" Adams, qui, souffrant de dépression, s'est suicidée en 1885.
Le
triste fantôme rendrait régulièrement visite au luxueux établissement
tous les mois de décembre, autour de la date-anniversaire de son décès.
Le
personnel du Hay-Adams jure avoir vu des portes de chambre s'ouvrir et
se fermer sans explication ou des radios se mettre brusquement en
marche. Certains assurent même avoir entendu dans les étages les
sanglots d'une femme, ou une voix chuchotant à l'oreille des femmes de
chambre: "Que voulez-vous ?".
Une chanson célébrant les racines irlandaises du président élu
américain Barack Obama a connu un succès inattendu sur le site de
partage de vidéos YouTube.
La vidéo de la chanson "Personne n'est
aussi irlandais que Barack Obama" a été consultée plus de 600.000 fois
sur Youtube, en particulier depuis l'élection de M. Obama le 4 novembre.
La
chanson a été écrite par le groupe "Hardy Drew and the Nancy Boys",
originaire de Limerick, dans le sud-ouest de l'Irlande, et qui se
décrit comme une "bande de laissés-pour-compte et de marginaux".
Les
paroles font rimer Obama avec le nom typiquement irlandais O'Hara.
"O'Leary, O'Reilly, O'Hare et O'Hara; Personne n'est aussi irlandais
que Barack Obama; Vous ne me croyez pas, je sais; Mais Barack est aussi
irlandais que l'était JFK"...
Le groupe avait inauguré sa chanson
lors d'une soirée électorale à Moneygall, petit village du centre de
l'Irlande, dont un ancêtre de Barack Obama serait originaire.
Fulmuth
Kearney, un aïeul de la mère d'Obama, avait émigré de Moneygall vers
l'Amérique en 1850, selon le chanoine du bourg, Stephen Neill.
Environ
34 millions d'Américains revendiquent des ancêtres irlandais, à
l'instar des anciens présidents Ronald Reagan, John F. Kennedy et Bill
Clinton.
La
candidate à la vice-présidence américaine Sarah Palin a été victime
d'un canular téléphonique, déclarant à un humoriste québécois qui se
faisait passer pour le président Nicolas Sarkozy qu'elle serait
peut-être présidente dans huit ans, ont affirmé samedi les auteurs du
gag.
Les "Justiciers masqués", deux humoristes québécois, se
targuent d'avoir ajouté Sarah Palin à leur tableau de chasse. Ils sont
connus pour avoir déja piégé notamment le président Nicolas Sarkozy,
son prédécesseur Jacques Chirac, ainsi que des personnalités comme Mick
Jagger, Tiger Woods ou Britney Spears.
"C'est notre coup le plus
explosif à ce jour", a déclaré à l'AFP Marc-Antoine Audette, en
soulignant qu'il avait été "ardu" pour son complice Sébastien Trudel et
lui de passer les filtres du Secret Service, le service chargé de la
protection des personnalités publiques américaines, et de l'entourage
de la candidate républicaine.
Contactée par l'AFP sur l'existence de ce canular, l'équipe de Sarah Palin n'avait pas réagi samedi.
Selon
l'enregistrement de la conversation mis en ligne sur leur site
(www.justiciers.tv), la femme dont les "Justiciers" affirment qu'il
s'agit de Mme Palin se déclare ravie du coup de téléphone de son
interlocuteur qui se présente comme le président Sarkozy et lui parle
avec un fort accent français. "Nous avons beaucoup de respect pour
vous, John McCain et moi, et nous vous aimons. Merci d'avoir pris
quelques minutes pour me parler", lui dit-elle.
Le faux Nicolas
Sarkozy lui déclare ensuite suivre de près la campagne avec son
conseiller spécial Johnny Halliday. Mme Palin se dit confiante avant le
scrutin de mardi et se réjouit que les sondages montrent un
rétrécissement de l'écart entre les candidats démocrate et républicain.
"Je vous vois présidente un jour vous aussi", dit alors l'humoriste se
faisant passer pour M. Sarkozy. "Peut-être dans huit ans", lui répond
Mme Palin avec un petit rire.
Mme Palin dit également à son
interlocuteur qu'elle serait ravie de le rencontrer, lui et "sa belle
épouse". La conversation s'achève lorsque l'humoriste informe son
interlocutrice qu'elle vient d'être victime d'un canular téléphonique.
A partir de ce soir, une petite galerie bien sympathique sur l'un des symboles des Etats Unis, et le rêve de toute petite américain bien calibrée : devenir une cheer-leader, comprenez ce que nous appelons en France une pompon girls !
Les américains sont fans des pom-poms girls. Celle-ci nous vient tout droit de Boston, avant un match de NBA
Pour le dernier match de Rui Costa, meneur de jeu Portugais, les choses ont été faites en grand au stade de la Luz de Lisbonne.
Des pompiers américains poursuivent leur
ville au civil, affirmant avoir été victimes de harcèlement sexuel de
la part de participants à une marche homosexuelle ("gay pride") à
laquelle ils avaient été forcés de participer.
Le procès dans cette affaire devait s'ouvrir mardi matin à San Diego (Californie, ouest) et durer trois semaines.
Les
quatre plaignants, qui réclament des dommages et intérêts à la ville,
assurent que lors de cet événement, auquel ils ont participé dans un de
leurs camions, ils ont été victimes de harcèlement et d'avances à
caractère sexuel.
Le procureur de San Diego, Michael Aguirre, a
indiqué pour sa part que la ville avait demandé aux pompiers de
participer à la "gay pride" par crainte d'être poursuivie pour
discrimination par des organisations homosexuelles.
Pour M.
Aguirre, qui va représenter la ville au procès, la mission des pompiers
ne constituait pas un travail dans un environnement hostile.
"Ces
hommes ont été payés pour s'asseoir dans un camion avec les fenêtres
fermées, et conduire sur quelques pâtés de maisons", a-t-il affirmé,
cité par le journal San Diego Union-Tribune.
Ah Paris, ma people préférée, sans qui mon blog serait presque vide. Comme je m'ennuie de ces frasques, bizarre cet été pas un article la concernant ! L'ennui venant, je me suis renseigné, et grâce à goggle, ma blonde préférée donne de ses nouvelles :o)
Une vidéo de Paris Hilton
en train de faire une fellation à un homme circule en ce moment sur le
Net. Cette vidéo pourrait très bien l'envoyer en prison pour plusieurs
mois.
Certains états disposent d'une loi interdisant la pratique du sexe oral
et anal. Dans un état comme la Virginie par exemple, vous ne pouvez pas
mettre tout ce que vous voulez dans votre bouche. Une arme oui, mais
pas un pénis.
Même si la situation peut s'avérer loufoque, une condamnation à de la
prison ferme pour une fellation est tout à fait envisageable. En 2005,
Joel Singson a été condamné à 6 mois de prison ferme pour avoir
simplement proposé une fellation. Le cas est différent de celui de
Paris Hilton, l'acte réprimandé n'a pas été réalisé, seulement proposé,
la proposition a été faite par un homme à un autre homme (un agent de
police en plus), dans les toilettes d'un lieu public.
Les autorités américaines enquêteraient actuellement sur la vidéo afin de déterminer dans quel état du pays elle a été tournée.
Pour rassurer Paris Hilton, nous avons trouvé une jurisprudence, la
décision Lawrence de la Cour suprême fédérale qui, en juin 2003,
déclare la loi anti-sodomie contraire à la Constitution. Dans le cas de
Joel Singson, le juge avait estimé que l'infraction avait été commise
dans un lieu public, alors que la directive Lawrence semble ne
bénéficier qu'aux actes pratiqués dans un lieu privé.
ndrl, en attendant, Monica peut toujours lui prêter son "Encyclopédie de la Pipe", Edition remaniée, imprimée à saint Claude ;o) pour meubler son éventuel séjour en prison.
George Bush s'apprête à faire un cadeau inestimable à Nelson
Mandela. Celui qui fut le leader du Congrès National Africain (ANC) et
héros de la lutte contre l'Apartheid va pouvoir aller et venir
librement aux Etats-Unis et ne sera plus considéré comme un terroriste
potentiel. Le président américain a reçu du Congrès un projet de loi
visant à retirer des bases de données de l'immigration américaine le
nom de l'ancien prix Nobel de la Paix et va le signer très
prochainement. Jusqu'à présent le nom de Nelson Mandela et celui de ses
compagnons de l'ANC, figurait sur la liste des personnes à surveiller.
Le Secrétaire d'Etat devait certifier que le vieux leader africain
n'était pas un terroriste pour que Nelson Mandela puisse pénétrer aux
Etats-Unis.
La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice avait expliqué
aux parlementaires en avril que la situation la gênait. «Il est
franchement assez embarrassant de devoir autoriser mon homologue, le
ministre des Affaires étrangères d'Afrique du Sud, à venir, sans parler
de ce grand dirigeant, Nelson Mandela», avait-t-elle déploré. Pendant
la Guerre froide, les Etats-Unis considéraient en effet l'ANC comme une
organisation communiste souhaitant briser le régime pro-occidental de
l'Afrique du Sud. Depuis la législation introduite dans les années 80,
sous Ronald Reagan, les membres de l'ANC pouvaient se rendre au siège
des Nations unies à New York, mais pas à Washington ou dans le reste
des Etats-Unis. L'ANC, au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994 et
l'abolition de l'Apartheid, a été retiré de la liste des organisations
terroristes il y a plusieurs années, mais étrangement ses membres sont
restés consignés dans les listes de personnalités à surveiller de
l'immigration américaine.
Mandela : «de nouvelles mains doivent soulever le fardeau»
Ce projet de loi intervient alors que Nelson Mandela fêtait vendredi avec quelques semaines d'avance son 90e anniversaire à Londres avec
un concert grandiose. A l'affiche de cet événement destiné à récolter
des fonds au profit de la fondation Mandela contre le sida : Amy
Winehouse, le groupe Queen accompagné de Paul Rodgers, Zucchero, Joan
Baez ou les Sugababes. Un total de 46.664 billets a été vendu, nombre
correspondant au matricule de Nelson Mandela pendant les 27 ans qu'il a
passés en prison.
Au milieu du concert de trois heures et demie,
l'ancien président sud-africain, tout de noir vêtu, a pris la parole
pour appeler le monde à poursuivre sa mission. S'appuyant sur une canne
et soutenu par son épouse, d'un pas lent et hésitant, le vieil homme,
souriant mais paraissant très frêle, s'est avancé jusqu'aux micros sous
les applaudissements de la foule, qui a ensuite entonné «Happy
Birthday».»Là où règnent la pauvreté et la maladie, y compris le sida,
là où des êtres humains sont opprimés, il y a encore du travail à
faire», a averti l'ancien prisonnier des geôles sud-africaines. « Nous
disons ce soir, après près de 90 ans d'existence, qu'il est temps que
de nouvelles mains soulèvent ce fardeau. Il est entre vos mains. Je
vous remercie», a-t-il conclu sous un déchaînement d'applaudissements.
Au cours d'un dîner caritatif mercredi à Londres, Nelson Mandela avait créé la surprise en rompant un silence de plusieurs années sur le Zimbabwe, dénonçant la «tragique défaillance de la direction» du pays dirigé par Robert Mugabe.
Dix-huit lycéennes américaines d'un même
établissement de Gloucester (Massachusetts, nord-est) toutes mineures,
sont sur le point d'accoucher au même moment, et plusieurs d'entre
elles avaient décidé collectivement d'être enceintes.
"Un petit
groupe d'étudiantes s'est présenté à plusieurs reprises à l'infirmerie
pour des tests de grossesse, et elles n'ont pas caché leur satisfaction
lorsque les analyses ont été positives", a déclaré sur la chaine de
télévision Fox Christopher Farmer, un responsable du département
d'Education de Gloucester, une ville de 35.000 habitants à plus de 90%
blanche.
L'annonce de la dix-huitième grossesse à la "Gloucester
High School", un lycée situé près du port de Gloucester, à une
soixantaine de kilomètres au nord de Boston, est survenue jeudi soir
dans les colonnes du journal local, le Gloucester Daily Times.
"Nous
suivons cette histoire depuis deux mois et tout à coup quelqu'un y a
prêté attention" a déclaré à l'AFP Jeffrey Pope, un journaliste du
quotidien.
L'affaire a en effet éclaté au niveau national, et
international, avec la publication par l'hebdomadaire Time dans son
numéro de jeudi de cette histoire de grossesse collective. Time
assurait en outre que plusieurs de ces lycéennes avaient conclu un
pacte et décidé d'élever ensemble les enfants qu'elles allaient mettre
au monde.
Les pères des enfants, qui ne sont pas identifiés pour
l'instant, seraient tous âgés de plus de 21 ans et risquent d'être
poursuivis pour "détournement de mineures", selon la législation
généralement très libérale de l'Etat du Massachusetts. "Le procureur a
toute latitude pour décider de le faire ou pas", a précisé à l'AFP un
assistant du procureur au tribunal des mineurs d'Essex County, le plus
proche de Gloucester.
"L'histoire du pacte est exagérée. Le maire
de la ville de Gloucester, Carolyn Kirk et le proviseur Joseph Sullivan
ont passé une heure avec le journaliste, et ils considèrent que
l'article de Time est inexact"", a assuré à l'AFP Greg Verga, 40 ans,
membre du Conseil de l'école.
"Nous avons appris ces grossesses
en mars dernier", a précisé à l'AFP Amy-Beth Healey, également membre
du Conseil de l'école, mère de trois filles âgées de 6 à 10 ans. "Nous
avons vérifié que c'était vrai, et puis le maire a créé un groupe de
réflexion qui doit nous conseiller sur les réactions appropriées et les
mesures à adopter au niveau du lycée et de sa crèche", a-t-elle ajouté.
Aucune
des lycéennes n'est âgée de plus de 16 ans, et l'école, qui a une
garderie, ne dispose pas de places suffisantes. Le Gloucester Daily
Times titrait vendredi "la crèche de Gloucester High School débordée en
septembre".
Le lycée a fermé ses portes pour les vacances, dans
cette petite ville de 35.000 habitants peuplée à 92% de blancs et où le
revenu moyen annuel est de 58.459 dollars par an --légèrement au dessus
de la moyenne nationale-- et les jeunes futures mamans étaient
introuvables vendredi.
Un employé de McDonalds a déclaré à l'AFP
sous couvert d'anonymat que cette nouvelle avait été "un choc pour la
communauté". "C'est une honte, mais ces enfants ne sont pas surveillées
par leurs parents", a-t-il ajouté.
"Nous fermons à 23 heures le
soir et les gamins restent dans le parking jusqu'à 2-3 heures du
matin", a-t-il ajouté. "Où sont donc leurs parents ? Ils ne peuvent pas
rejeter la faute sur les enseignants", a-t-il ajouté.
Dix aéroports américains, dont JFK à New
York et l'aéroport international de Los Angeles, ont commencé à
installer des scanners qui permettent de voir sous les vêtements des
passagers, a annoncé le Département américain des Transports.
Ces
cabines transparentes se referment complètement sur le passager, et
émettent des "ondes millimétriques" qui percent les tissus à la
recherche de métaux, céramiques, plastiques, matériaux chimiques ou
explosifs, précise l'autorité de sécurité aérienne sur le site internet
du Département des transports.
L'image en trois dimensions, transmise à un agent dans une pièce séparée et fermée, brouille le visage, poursuit le texte.
L'opération
dure quelques secondes et doit remplacer les fouilles au corps. Mais
Barry Steinhardt, directeur du programme "technologie et libertés" à
l'association de défense des libertés ACLU, a déclaré à l'AFP que "les
gens n'ont aucune idée à quel point les images sont graphiques", et
assure qu'on peut notamment distinguer les formes d'un passager et
notamment son sexe.
L'association souligne sur son site que
l'appareil révèle des "détails hautement personnels du corps, tels que
des traces de mastectomies, des sacs pour colostomies, des implants
pour pénis, des tubes cathéter ou la taille des seins ou appareils
génitaux".
Lara Uselding, du Département des Transports, rappelle
cependant à l'AFP que les passagers ont toujours le choix "entre
l'imagerie corporelle et la fouille au corps" traditionnelle.
Le
gouvernement américain prévoit l'installation de 30 appareils
supplémentaires avant la fin de l'année. En Europe, l'aéroport
d'Amsterdam Schiphol utilise déjà ces scanners.
Le Pape est attendu à 9H30 (15H30 GMT) sur les lieux de l'attentat
le plus meurtrier de l'histoire, à Ground Zero, où plus de 3.000
personnes ont trouvé la mort le 11 septembre 2001. Il sera accueilli
par le maire de New York Michael Bloomberg et par une délégation des
services de secours (pompiers, police, protection civile) qui ont payé
un lourd tribut en cherchant à sauver des vies dans les tours en
flammes, ainsi que par des blessés et des proches de victimes.
Après
un temps de prière silencieuse, le Pape allumera un cierge et priera en
anglais pour toutes les victimes et leurs proches. Il demandera à Dieu
d'apporter «la paix dans un monde violent» et de «faire retrouver le
chemin de l'amour à ceux dont le coeur et l'esprit sont consumés par la
haine». La cérémonie, sobre, est prévue de durer une demi-heure.
Ensuite,
Benoît XVI ira célébrer la messe au Yankee Stadium, l'un des stades
historiques de New York construit en 1923. Les papes Paul VI et Jean
Paul II y ont déjà célébré la messe et Benoît XVI sera sans doute le
dernier car un nouveau stade construit tout à côté doit prendre sa
place en 2009. Un sort funeste attend le Yankee Stadium, appelé à être
détruit et remplacé par un parking.
Troisième anniversaire
Durant
son voyage Benoît XVI a célébré une autre messe historique dans la
cathédrale St-Patrick, en plein cœur de Manhattan, samedi, où il a fêté
le troisième anniversaire de son pontificat. C'était la première fois
qu'un Pape célébrait la messe dans cette église.
Les bains de
foule sont toutefois restés modestes durant ce voyage dans un pays où
l'Eglise catholique est minoritaire, ne représentant que le quart de la
population. Ce voyage entamé mardi par Washington a été dominé par la
volonté du Pape de tourner la page d'un vaste scandale de pédophilie
qui a secoué l'Eglise catholique américaine depuis 2002. Benoît XVI a
dit sa «honte» pour les crimes commis par ces prêtres et sa compassion
pour les victimes, dont il a reçu une délégation jeudi à Washington.
Dimanche soir, il quittera Washington pour regagner Rome et le Vatican
par un avion spécial d'Alitalia.
Je pensais avoir tout vu avec mon
incroyable fiancé mais je suis scotché sur TF6 depuis quelques minutes
devant Miss Swan - une émission tellement glauque que ca en fout le
bourdon ....
Le
principe : 12 femmes pas avantagées par la nature participent à un
concours de
beauté un peu spécial car en fait elles vont être retouchées par une
équipe d'experts et notamment des chirurgiens estéthique (+ une
douzaine de coaches tous plus beau les uns que les autres) qui vont les
charcuter tranquillou ou plutot comme ils disent : transformer des femmes ordinaires en femmes extraordinaires (sic)
Je trouverais ca drôle si le message de fond qui est diffusé n'était
pas si pervers. Tellement pervers que ca me dégoute en plus avec Elodie
Gossuin qui minaude en introduction, n'importe quoi.
Bon je vais me calmer c'est pas le moment moi mais Je finis par une
question : mais pourquoi sommes nous toujours si prompt à importer ces
grosses merdes qui nous viennent des US ?
«Hillary et Bill», le documentaire de René-Jean Bouyer décrit une femme et un homme au service d'une seule ambition: le pouvoir.
Ils
s'en étaient fait le serment, bien avant d'échanger des promesses de
mariage: Hillary Rodham ferait tout pour conduire Bill Clinton à la
Maison-Blanche; puis, à l'issue de ses deux mandats, Bill aiderait
Hillary à devenir la première présidente des États-Unis. C'est cette
ascension, contre vents et marées, entre affaires financières et
aventures extraconjugales, que raconte le passionnant documentaire de
René-Jean Bouyer, diffusé ce soir sur France2.
Pour réaliser
le portrait des Clinton à l'heure où Hillary se lance dans la course à
la présidence, le réalisateur a visionné des centaines et des
centaines d'heures de films: «Il existe 12 000 cassettes soit
6 000 heures de films tournés par la Maison-Blanche, explique-t-il. Ces
images étaient inaccessibles jusqu'à l'ouverture récente de la
bibliothèque Clinton à Little Rock, sa ville natale, qui réunit toutes
ses archives, y compris visuelles. Nous avons été les premiers à les
visionner. Nous avons aussi acheté des films sur la jeunesse de Bill à
une chaîne locale.»
Cette plongée dans la vie des Clinton donne
une biographie édifiante du couple par ses proches : des camarades de
jeunesse et d'université, des professeurs, le pasteur qui les a mariés
et des adversaires politiques. «Ce qui est frappant, c'est que tous
font le même portrait d'Hillary, poursuit le réalisateur. Une femme au
caractère affirmé, ambitieuse et distante, alors que lui est un homme
du Sud, chaleureux et charismatique.»
Profondément liés
Et
grand amateur de femmes comme l'a révélé l'affaire Lewinsky. «Ce
couple se déchire, mais il est inséparable. Bill et Hillary sont
profondément liés, ils éprouvent une fascination mutuelle. Je crois
qu'elle l'aime profondément. Et puis, elle a toujours su que, sans lui,
elle n'arriverait pas à entrer dans la course à la présidence.» Le
peut-elle encore face à un Obama qui a le vent en poupe? «Rien n'est
joué, insiste René-Jean Bouyer. À la même époque, Bill Clinton ne se
trouvait pas dans une situation très confortable non plus. L'image
qu'elle dégage, celle d'une femme manquant de sincérité, est plus
dangereuse que son rival Obama. Elle travaille cette image mais elle
manque de charisme. Une qualité qui ne s'apprend pas.»
Une étude indépendante a comptabilisé les fausses déclarations du
président américain et de son équipe sur l'Irak entre 2001 et 2003.
«Où
est-il allé chercher ça?» C'est la question qu'aurait posée un
responsable de la CIA sur les propos de Dick Cheney qui, en août 2002,
avait affirmé : «Il n'y a pas de doute que Saddam Hussein a maintenant
des armes de destruction massive». Les déclarations de George W. Bush
et de ses proches collaborateurs sur le danger que représentait l'Irak
entre 2001 et 2003 sont pointées du doigt par une étude publiée
mercredi par le Center for public integrity et du Fund for independence
in journalism.
«Le président Bush et sept hauts responsables de
l'administration, dont le vice-président Dick Cheney, la conseillère à
la sécurité nationale Condoleezza Rice, et le secrétaire à la Défense
Donald Rumsfeld ont fait au moins 935 fausses déclarations dans les
deux années après le 11 septembre 2001 sur la menace que présent.ait
l'Irak de Saddam Hussein pour la sécurité nationale», écrivent les
auteurs qui ont passé au crible des centaines d'interventions publiques
de hauts-responsables du gouvernement. L'étude «montre que les
déclarations ont fait partie d'une campagne orchestrée qui a
effectivement galvanisé l'opinion publique et conduit le pays à la
guerre sur la base de déclarations résolument fausses», en concluent
les auteurs.
«Attaque chimique ou biologique en 45 minutes»
Pendant
les deux ans précédant le début de l'intervention américaine en Irak,
en mars 2003, «à 532 reprises (discours, point-presse, interviews,
etc.), Bush et le secrétaire d'Etat Colin Powell, le secrétaire à la
Défense adjoint Paul Wolfowitz et les porte-parole de la Maison Blanche
Ari Fleisher et Scott McClellan ont assuré que l'Irak avait des armes
de destructions massives (ou qu'ils essayaient d'en produire ou d'en
obtenir) et des liens avec al-Qaida, ou les deux», écrivent les
auteurs. Un arsenal d'armes de destruction massive qui s'est révélé
introuvable.
En septembre 2002, le président Bush avait affirmé,
dans son allocution radiophonique hebdomadaire : «Le régime irakien
possède des armes biologiques et chimiques, reconstruit des
installations pour en fabriquer encore plus et selon le gouvernement
britannique pourrait lancer une attaque chimique ou biologique en 45
minutes. Ce régime cherche à avoir la bombe nucléaire et avec des
matériaux fissiles pourrait en fabriquer un en un an». «Ces
affirmations vont largement au delà des évaluations de l'agence de
renseignement, avait renchéri, à l'époque, le directeur de la CIA»,
George Tenet.
« Tout ce que nous voulons, c'est faire des films. Et nous savons
tous que cela n'est pas possible sans les artistes, spécialement ceux
qui écrivent les histoires. C'est à dire les scénaristes ». Voici en substance ce qu'ont déclaré Paula Wagner et Tom Cruise,
les nouveaux propriétaires du studio United Artists, alors qu'un accord
indépendant vient d'être signé entre celui-ci et la guilde des
scénaristes américains.
C'est enfin le premier accord signé entre un grand studio et la WGA,
United Artists ayant par ailleurs signé les propositions que la guilde
avait offert à l'AMPTP (l'association des producteurs américains de la
télévision et du cinéma), et ce, le 07 décembre dernier. UA est
maintenant en position de force par rapport aux autres studios car il
est le seul à pouvoir désormais faire appel aux scénaristes afin de
mettre de nouveaux projets en production. Evidemment, le fait que Tom Cruise
et Paula Wagner furent longtemps membres de la Screen Actor's Guild
aura sans doute aidé, l'association des acteurs ayant soutenu les
grèves depuis ses débuts.
Et alors que la colère des chefs exécutifs de l'AMPTP gronde maintenant
en direction de Harry Sloan, un des pontes de la MGM avec qui United
Artists est associé, pour avoir laissé l'accord prendre place, la WGA
annonce que UA aura, si un accord est enfin atteint avec l'AMPTP, la
possibilité de choisir entre les deux accords les plus avantageux pour
lui. Malheureusement, le studio de Tom Cruise
ne produisant que des films, cela ne changera rien pour l'instant
concernant les séries en production actuellement à l'arrêt, mais il est
indéniable que cette première avancée est un pas de géant qui pourrait
bien rapidement débloquer les choses, le retard accumulé par les autres
studios se faisant de plus en plus cruellement ressentir.
Climat : Al Gore suggère un accord mondial sans les Etats-Unis
Face à l'impasse des discussions sur le climat
à Bali, le prix Nobel de la paix Al Gore a suggéré jeudi aux ministres
de l'Environnement de conclure un accord sans les Etats-Unis.
"Je
ne suis pas un responsable officiel et je ne suis pas soumis aux
convenances diplomatiques", a lancé l'ex-vice-président américain,
célèbre pour son action de sensibilisation au changement climatique.
"Je
vais donc vous dire une vérité qui dérange : mon propre pays, les
Etats-Unis, est le principal responsable de l'obstruction à tout
progrès ici à Bali", a-t-il poursuivi sous les applaudissements.
"Vous
pouvez vous sentir en colère et frustrés et vous retourner contre les
Etats-Unis. Ou bien vous pouvez faire un second choix, décider de
progresser et d'abattre tout le travail difficile", a dit M. Gore, qui
ne fait pas partie de la délégation officielle américaine.
La
Maison Blanche a répondu au prix Nobel de la paix Al Gore en disant
qu'il avait tort de faire des Etats-Unis l'obstacle à un succès de la
conférence de Bali et que les déclarations européennes sur une possible
absence à une réunion sur le climat à Hawaï n'étaient pas
"constructives".
La porte-parole de la Maison Blanche, Dana
Perino, a cependant tenté de minimiser ces déclarations sur la
possibilité d'une absence de l'Union europénne à une conférence sur le
climat organisée par les Etats-Unis en janvier, en faisant valoir que
cela ne paraissait pas être la position officielle de l'Union
européenne.
"Je crois qu'il se trompe", a-t-elle dit à la presse
qui lui demandait si l'ancien vice-président américain Al Gore avait
tort quand il disait que les Etats-Unis étaient le principal obstacle à
un accord sur le climat.
Al Gore a préconisé de "laisser un vaste
espace blanc avec une note en bas de page" dans le document final qui
doit être adopté vendredi à l'issue de la conférence de l'ONU sur les
changements climatiques, en sous-entendant que les Etats-Unis
pourraient ajouter leur nom plus tard.
Sa proposition est venue
confirmer les difficultés des ministres à tomber d'accord. Ils
continuaient pourtant jeudi soir leurs négociations marathon, exhortés
par les ONG à surmonter les blocages.
L'hypothèse d'un échec
général de la conférence, désormais plongée dans le pessimisme, était
réelle. Des délégués européens évoquaient la probabilité d'un texte
final "à portée minimale".
"Je suis très inquiet", a déclaré aux
journalistes le patron de la Convention climat de l'ONU, Yvo de Boer.
"Demain (vendredi) à midi, il sera trop tard".
L'objectif
principal de la réunion de Bali est de tracer une feuille de route de
négociations, que les ONG veulent ambitieuse, afin de prolonger au-delà
de 2012 le protocole de Kyoto, seul outil international pour freiner
les émissions des gaz à effet de serre responsables du réchauffement.
"De
nombreux sujets ont été transférés au haut niveau (de négociations) et
reliés entre eux, nous sommes d'une certaine façon dans une situation
où tout passe ou tout casse", a estimé M. de Boer.
"Si nous ne parvenons pas à finir le travail à temps, alors tout le château de cartes va s'effondrer".
Interrogé
sur la possibilité de geler les discussions pour les reprendre plus
tard, M. de Boer a répondu : "Je ne crois pas que nous pouvons nous
offrir le luxe d'une (conférence) bis".
Ses propos ont fait écho
aux préoccupations des principales ONG présentes dans l'île
indonésienne, qui ont dénoncé jeudi la "dynamique destructrice" des
Etats-Unis (qui n'ont pas ratifié Kyoto) dans les discussions et appelé
à renverser la vapeur durant les dernières heures de pourparlers.
Parmi
les principaux points d'achoppement figuraient l'éventuelle mention en
"ligne directrice" dans le texte de clôture d'une baisse de 25 à 40%
d'ici 2020 des émissions des gaz à effet de serre dans les pays
développés.
Cette préconisation des experts sur le climat du Giec
suscitait encore l'opposition des Etats-Unis, du Canada, du Japon ou de
l'Australie.
L'Union européenne a engagé à ce sujet "un bras de fer" avec les Etats-Unis, selon l'expression de Greenpeace.
Elle
a prévenu que, sans accord à Bali, elle ne se rendrait pas à la réunion
des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre qu'organisent les
Etats-Unis en janvier à Hawaï.
"Cela n'aurait aucun sens", a
souligné le secrétaire d'Etat portugais à l'environnement, Humberto
Rosa, dont le pays préside l'UE, tout en refusant de parler de menace
de boycottage : "On ne fait de chantage à personne", a-t-il assuré.
D'autres
désaccords concernaient le financement des mesures d'adaptation,
cruciales pour aider les pays plus vulnérables à affronter les
changements climatiques, tout comme les transferts (des pays riches aux
pays pauvres) de technologies permettant de produire de l'énergie
"propre".
Broadway brille à nouveau après une grève historique
Les
rideaux se sont levés jeudi soir dans les théâtres de Broadway après
dix-neuf jours d'une grève des machinistes qui a coûté des millions de
dollars à l'industrie du spectacle de New York.
Des
comédies musicales mondialement connues telles que "Le fantôme de
l'Opéra", "Chicago", ou "Le roi Lion", fermées depuis le 10 novembre,
avaient rouvert leurs portes pour des spectateurs ravis, dont beaucoup
d'étrangers.
Lisa Robins, qui avait des places
pour le "Fantôme" depuis octobre, se dit ravie. "C'est merveilleux
parce que nous sommes venus d'Arkansas et nous pensions ne pas réussir
à le voir. Ce matin, nous nous sommes réveillés, nous avons allumé la
télé et nous nous sommes écriés: "super, on peut y aller!", dit-elle.
Les billets de certains spectacles, comme "Chicago", pour le jour même avaient été vendus à prix réduit.
Les
machinistes de la célèbre avenue new-yorkaise avaient débrayé depuis le
10 novembre, interrompant des négociations menées depuis l'arrivée à
échéance de leurs contrats en juillet.
Les
producteurs de théâtre souhaitaient introduire plus de souplesse dans
les critères d'embauche. Mais le syndicat Local One, qui représente de
350 à 500 machinistes de Broadway, considérait que les propositions de
la Ligue étaient insuffisantes, notamment sur les garanties minimum
d'emploi.
Les pourparlers avaient repris ces
jours derniers, les deux parties voulant trouver une solution avant
Noël, après avoir déjà manqué la période de "Thanksgiving" (fête de
l'action de grâce) la semaine dernière.
Les
détails de l'accord conclu par Local One et la Ligue des producteurs de
théâtre n'étaient pas connus jeudi, mais les deux parties s'estimaient
satisfaites. "L'accord est un bon compromis qui sert notre industrie.
Le plus important est que les lumières de Broadway vont briller à
nouveau", a indiqué Charlotte St. Martin, directrice générale de la
Ligue.
"Les gens de Broadway sont impatients
de reprendre le travail, de faire partager au public la joie de
Broadway, le plus beau divertissement du monde", a ajouté James
Claffey, président de Local One.
Vingt-six
spectacles, soit la majorité des super-productions --comédies musicales
et pièces de théâtre-- étaient déprogrammés depuis le début du
mouvement. Certains autres, comme "Mary Poppins", n'avaient pas été
affectés, soit parce que les machinistes n'étaient pas membres du
syndicat, soit parce que leurs producteurs n'étaient pas affiliés à la
Ligue.
Les salariés du spectacle avaient
l'air également ravis. "Je suis transportée, soulagée, c'était
tellement frustrant et déprimant", dit Tracy Letts, auteur de la pièce
"Août: comté d'Osage", dont la première avait été reportée en raison de
la grève.
Jeff Perry, acteur dans la même
pièce, renchérit. "La pensée de fermer pour de bon, parce que nos
producteurs n'auraient plus eu d'argent, était vraiment angoissante.
Mais c'est fini, c'est bon. Nous sommes de retour", dit-il.
Ce
mouvement, le troisième à Broadway en 30 ans, a fait perdre des
dizaines de millions de dollars à la ville de New York, notamment aux
restaurants et bars du quartier des théâtres. La dernière grève remonte
à 2003, lorsqu'un débrayage des musiciens avait duré quatre jours.
En
dépit de cette crise, l'industrie du spectacle est plus florissante que
jamais à Broadway. Dans un communiqué publié récemment, la Ligue
annonçait que la fréquentation en 2006-2007 était en hausse de 2,6% par
rapport à la saison précédente, avec 12,3 millions de spectateurs, dont
plus d'un million de touristes étrangers, et que les recettes avaient
augmenté de 8,9%.
Vincent Fertey (lefigaro.fr) avec AFP et The New York Times.
Publié le 04 novembre 2007
Le gouvernement
américain envisage de fermer le centre de détention de Guantanamo et de
transférer les détenus sur le sol américain.
L’idée n’en est pour le moment qu’au stade de la maturation mais les
discussions à ce sujet se sont récemment intensifiées. Des responsables
de l’administration Bush envisagent d’accorder davantage de droits aux
détenus et de fermer à terme la base de Guantanamo. Les 330 détenus
actuels seraient donc transférés progressivement sur le sol américain.
D’après The New York Times
qui révèle l’information, les prisonniers pourraient à l’avenir
s’entourer d’un avocat pour leur défense. Par ailleurs les juges
fédéraux pourraient, quant à eux, se voir confier la responsabilité de
statuer sur la validité de leur détention. Cette décision revient pour
le moment à des tribunaux militaires qui sont les seuls à pouvoir
décider qui parmi les étrangers suspectés de terrorisme doit être
emprisonné à Guantanamo et pour combien de temps. Contrer une plainte
Le secrétaire d’Etat à la Défense Robert Gates a demandé à ses services
de lui remettre des propositions qui iraient dans ce sens. Un
changement de position au sein d’une administration longtemps hostile à
l’idée de fermer le camp, arguant du fait que des procédures de justice
ordinaire ne pouvaient s’appliquer à ces prisonniers.
Comment expliquer ce revirement ? L’administration américaine ne
cherche pas seulement à s’attirer la satisfaction d’une communauté
internationale critique sur le dossier. D’après le quotidien américain
qui rapporte des témoignages de hauts responsables, l’administration
Bush chercherait également à contrer un recours actuellement déposé par
certains prisonniers devant la Cour suprême, et qui pourrait leur
permettre d'obtenir un droit accru de remise en question de leur
détention. D’après des avocats, si l’administration accorde davantage
de protection légale aux détenus, les juges de la Cour suprême
pourraient conclure qu’ils n’ont pas besoin de se prononcer sur la
plainte déposée par les prisonniers.
Jusqu'ici, quand Amy Winehouse
annulait un concert, c'était à cause de problèmes de drogue, ou par
manque d'envie. Cette fois-ci, la justice pourrait lui interdire de se
produire sur scène, sur le territoire américain.
L'arrestation de la chanteuse anglaise en Norvège pour possession de
marijuana pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la carrière
de cette dernière. A cause de l'amende qu'elle a dû payer, elle
pourrait tout simplement être interdite de séjour au pays de l'Oncle
Sam. En effet, les lois en vigueur concernant l'entrée sur le sol
américain sont très strictes et interdisent à toute personne ayant été
condamnée ou interrogée par la police de s'introduire sur le
territoire.
Mais la
chanteuse n'a pas décidé de se laisser faire, car elle estime avoir été
piégée par les autorités norvégiennes. Le père d'Amy Winehouse explique
: "Elle et Blake ont été arrêtés. On leur a dit de signer un papier
qu'on leur a présenté comme étant un formulaire pour leur libération.
Mais le document était en norvégien et il s'avère qu'il s'agissait en
réalité d'un formulaire d'aveux. Du coup, elle ne peut pas aller aux
Etats-Unis, mais nous cherchons une parade."
Si les autorités américaines décidaient de maintenir l'interdiction,
Amy Winehouse rejoindrait Lily Allen dans le clan des chanteuses
bannies des Etats-Unis. Un peu plus tôt dans l'année, l'interprète de
Smile s'était en effet vue confisquer son visa de travail, après avoir
agressé un paprazzo à Londres et s'être, par conséquent, retrouvée au
poste de police. Le
moins que l'on puisse dire, c'est que cette arrestation pour possession
de cannabis a un peu coupé l'herbe sous le pied d'Amy Winehouse !
Hiroshima : le pilote qui a largué la bombe est mort
L.D. (lefigaro.fr) avec AP et AFP.
Publié le 01 novembre 2007
Paul Warfield Tibbets, décédé jeudi à l’âge de 92 ans, n’avait jamais exprimé de regrets.
Le pilote qui avait largué la bombe sur Hiroshima, est mort jeudi, à
l’âge de 92 ans. Il s’appelait Paul Warfield Tibbets Jr. Le 6 août
1945, il avait largué une bombe atomique qui entraîna la mort de
quelque 100 000 personnes et en blessa beaucoup d’autres. C’était la
première fois qu’une bombe atomique était utilisée en temps de guerre.
Il n’a jamais exprimé de regrets : « Nous n’étions pas indifférents,
mais il fallait passer outre cela. Nous savions que cela allait tuer
des gens, mais ma priorité était de faire le meilleur travail possible
pour mettre fin à la guerre le plus vite possible ». « Je dors bien
toutes les nuits, avait-il ajouté. Il s’agissait, à ses yeux, de faire
son «devoir patriotique». Il n’avait que trente ans lorsqu’il décolla
avec ses onze membres d’équipage d’une base américaine, avec son
bombardier Enola Gay, du nom de sa mère.
Il est décédé à Columbus, dans l'Ohio. Il souffrait de nombreux
problèmes de santé, son état s'était détérioré ces deux derniers mois.
Avant son décès, il a fait savoir qu’il ne voulait ni funérailles ni
pierre tombale, par peur de déclencher des manifestations de
protestations.
Un tableau retrouvé dans les ordures à New York vaut une fortune
Un tableau du peintre mexicain
Rufino Tamayo, volé il y a 20 ans, a été retrouvé dans des ordures à
New York et sera la vedette d'une vente de novembre chez Sotheby's, qui
l'estime à quelque 1 million de dollars.Une
habitante de New York, Elizabeth Gibson, avait trouvé un tableau entre
des sacs d'ordures prêts à être collectés en 2003, alors qu'elle
sortait pour aller prendre un café. Elle l'avait récupéré et gardé chez
elle."Je ne connais rien à la peinture
contemporaine mais j'ai pensé qu'il n'était pas juste de jeter ainsi un
objet d'art", a déclaré Mme Gibson, citée par Sotheby's dans un
communiqué publié mardi pour annoncer la mise en vente de l'oeuvre le
20 novembre.L'identification du tableau comme
étant "Trois personnages", une oeuvre majeure peinte en 1970 par
l'artiste mexicain décédé en 1991, n'est survenue que récemment,
précise le marchand d'art.C'est à l'issue de
recherches sur l'internet et grâce à une émission de télévision que Mme
Gibson a compris la valeur de la toile.Le
tableau avait été volé en 1987 à un couple de Houston (Texas, sud des
Etats-Unis) qui en avait fait l'acquisition dix ans auparavant.
Alertée, la police fédérale avait mené une enquête qui n'avait jamais
rien donné.Un expert de Sotheby's, August
Uribe, n'a cessé de rechercher l'oeuvre pendant 20 ans. Il avait ainsi
suggéré aux présentateurs d'une émission de télévision, "chefs d'oeuvre
disparus", diffusée sur la chaîne publique PBS, de montrer à l'écran
une photo de la toile. L'image avait également été choisie pour
illustrer le site de l'émission sur l'internet, et M. Uribe était même
apparu dans l'émission en 2005 pour lancer un appel.A la suite de recoupements, Mme Gibson a donc appris l'importance de la signature "Tamayo", raconte le marchand d'art.Deux
ans après son appel télévisé, M. Uribe a reçu un appel téléphonique
d'une femme refusant de révéler son identité et lui demandant un
rendez-vous. "Appelez moi +la Femme Mystère+", lui a-t-elle dit, selon
le communiqué.Les deux se sont rencontrés
dans les locaux de Sotheby's, et Mme Gibson a alors dit à August Uribe:
"J'ai le Tamayo dont vous avez parlé à la télévision"."C'est
une sorte de miracle", estime M. Uribe. "Le fait qu'un tableau d'une
telle valeur, disparu depuis une génération, est récupéré de cette
façon, continue de m'étonner", ajoute-t-il."J'ai
vu le tableau le lendemain, chez elle. J'avais attendu ce moment
pendant 20 ans mais je n'y croyais pas", poursuit l'expert.Sotheby's
a alors contacté le propriétaire, à qui le tableau a été rendu et qui a
décidé de le mettre en vente. Les enchères auront lieu le 20 novembre
et seront conduites par August Uribe. Sotheby's estime la valeur du lot
entre 750.000 et 1 million de dollars.Mme
Gibson a reçu 15.000 dollars des propriétaires et touchera une
commission sur la vente dont le montant est confidentiel, a indiqué à
l'AFP un porte-parole de Sotheby's, qui a assuré qu'elle était "très
satisfaite".
Bush maintient ses rencontres avec le dalaï-lama malgré l'opposition de Pékin
Le
président américain George W. Bush recevra le dalaï-lama pour des
entretiens privés mardi et assistera mercredi à une cérémonie publique
en l'honneur du leader tibétain, même si la Maison Blanche "comprend"
les inquiétudes de la Chine, a indiqué un porte-parole.Ce porte-parole, Tony Fratto, a réfuté qu'il s'agisse là d'une ingérence dans les affaires chinoises."Non", a-t-il répondu à la presse qui lui demandait si les Etats-Unis s'immiscaient dans les affaires de la Chine.M.
Bush recevra le dalaï-lama mardi dans l'après-midi (après 16H00 GMT) à
la résidence de la Maison Blanche, et non pas au Bureau ovale, a
indiqué M. Fratto, insistant sur le caractère privé de la rencontre,
mais refusant d'en communiquer précisément l'heure.En
dépit des objections de la Chine, il participera bien mercredi à une
cérémonie au cours de laquelle sera remise au dalaï-lama la plus haute
distinction civile du Congrès, a-t-il dit."Nous comprenons les inquiétudes des Chinois", a dit M. Fratto à plusieurs reprises.La
Chine, qui considère le prix Nobel de la paix de 1989 comme un
séparatiste, a dit mardi son "profond mécontentement" et sa "ferme
opposition" aux honneurs que lui font les Etats-Unis. Le porte-parole
du ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao a demandé leur
annulation et a mis en garde contre une dégradation des relations
bilatérales."Nous respectons les inquiétudes chinoises", a dit M. Fratto.L'annonce
des entretiens entre M. Bush et le dalaï-lama et l'hommage du Congrès
ont crispé la Chine. La Maison Blanche s'est employée à limiter les
dégâts tout en affirmant le soutien de M. Bush au dalaï-lama et à son
engagement en faveur de la "démocratie" et la "liberté".La tenue de la rencontre de mardi dans le cadre privé de la résidence et non dans le Bureau ovale relève de ces efforts.La
Maison Blanche ne devrait pas publier de photo de cette entrevue,
contrairement à ce qu'elle a fait les fois précédentes, a dit M. Fratto.Il
a expliqué diplomatiquement que la publication de cette photo ne
s'imposait pas puisqu'il y en aurait mercredi à la cérémonie du Congrès.Ce
sera la première fois que M. Bush apparaîtra en public avec le
dalaï-lama. De mémoire de Maison Blanche, il sera même le premier
président en exercice à se montrer publiquement à ses côtés.
Malgré les fusillades, l'Amérique ne désarme pas New York JEAN-LOUIS TURLIN.
Publié le 12 octobre 2007
Un nouveau drame dans un lycée de l'Ohio rappelle l'échec des tentatives de contrôle des armes à feu.
MERCREDI, un garçon de 14 ans, deux revolvers au poing, a fait
irruption dans son lycée de Cleveland, dans l'Ohio, dont il avait été
temporairement renvoyé. Grimpant les étages de l'établissement situé en
pleine ville - et en face des bureaux locaux du FBI -, Asa Coon a
terrorisé ses camarades, blessant deux d'entre eux ainsi que deux
professeurs, avant de retourner une de ses armes contre lui-même.
La scène n'est devenue que trop familière pour s'être reproduite, à
quelques variantes près, une vingtaine de fois dans les écoles
américaines au cours des dix dernières années. On a cette fois évité le
carnage. L'agresseur est le seul mort, et la vie des blessés n'est pas
en danger.
Ce ne fut hélas pas le cas dans la nuit de samedi à dimanche dernier à
Crandon, une bourgade du Wisconsin, près de la frontière canadienne,
lorsqu'un jeune shérif adjoint de 20 ans ouvrit le feu sur un groupe
d'anciens camarades de lycée réunis pour une fête. Tyler Peterson tua
six personnes, dont sa petite amie, et en blessa une autre avant de
mourir d'une balle lui aussi, dans des circonstances imprécises.
Les leçons ne semblent jamais retenues. Asa Coon, qui avait fait deux
séjours en maison de redressement et avait apparemment annoncé ses
intentions meurtrières, était un garçon à problèmes, comme l'était
Seung-Hui Cho, l'étudiant qui abattit 32 personnes et en blessa plus
d'une vingtaine d'autres avant de se donner la mort sur le campus de
Virginia Tech en avril dernier. L'enquête déterminera comment Coon
s'est procuré ses armes, et pourquoi son comportement, tel que le port
d'une gabardine noire, n'avait pas rappelé celui des deux lycéens
meurtriers de Columbine en 1999 (quatorze morts).
Faille législative
C'est en toute légalité que le tueur de Virginia Tech avait acheté son
arsenal : son nom ne figurait pas sur la liste fédérale des individus
potentiellement dangereux que les armuriers sont censés vérifier, car
son traitement psychiatrique n'avait pas fait l'objet d'un séjour
hospitalier, condition nécessaire pour une communication du dossier. Le
Congrès s'est emparé de l'affaire pour corriger la faille législative,
mais un sénateur républicain a bloqué l'adoption de l'amendement : Tom
Coburn s'est d'ailleurs fait l'avocat des partisans du port d'armes sur
les campus parce qu'il favoriserait l'autodéfense et limiterait les
dégâts.
De son côté, le corps législatif de la Virginie ne s'est pas assez ému
de la tragédie de Virginia Tech pour généraliser sa loi sur la vente
des armes : les amateurs qui participent aux gun shows,
ces salons ou brocantes du week-end, échappent totalement à la
vérification de l'identité des acheteurs, qui s'applique aux
commerçants. Les 30 000 morts par balle déplorées chaque année aux
États-Unis n'ont pas encore porté atteinte à la sacro-sainte liberté du
port d'armes.
Condamnée à 220.000 dollars d’amende pour téléchargement illégal !
C.J (lefigaro.fr) avec AFP et BBC.
Publié le 05 octobre 2007
Une mère
célibataire, la première personne ayant comparu aux Etats-Unis devant
un tribunal pour avoir mis en ligne de la musique téléchargée
illégalement, devra verser 220.000 dollars à six maisons de disques.
9.250 dollars par chanson, l’addition est salée pour Jammie Thomas.
Pour avoir mis en ligne 24 titres sur Kazaa , cette mère célibataire
originaire du Minnesota a été condamnée à 200.000 dollars d’amende. Un
jugement qui a laissé cette femme de 32 ans en pleurs. « Jammie a déjà
du mal à joindre les deux bouts. Elle vit de chèque en chèque et
soudainement un quart de son salaire va être saisi pour le restant de
ses jours » a déploré son avocat.
Le montant des dommages aurait pu être encore plus considérable
-150.000 dollars par chanson,- si le jury avait retenu la qualification
de violation volontaire du droit du copyright. Première victoire judiciaire pour l’industrie musicale
Ce procès victorieux marque un tournant pour l’industrie musicale.
C’est la première fois qu’une procédure pour téléchargement illégal
aboutit devant le tribunal. Des 26.000 personnes poursuivies par la
fédération américaine des maisons de disques (RIAA) et les majors,
Jammie Thomas était toutefois la seule à avoir refusé de conclure un
arrangement à l’amiable pour quelques milliers de dollars (en moyenne
4000). Selon son défenseur, elle avait choisi de dépenser jusqu'à
60.000 dollars de frais de justice parce qu'elle refusait de se laisser
intimider.
Surtout le juge a estimé qu’il suffisait de rendre des fichiers
disponibles au téléchargement pour se rendre coupable de non respect de
droits d’auteurs. Les maisons de disques n’ont donc pas eu à prouver
que ces chansons avaient été téléchargées par d’autres utilisateurs. Un
point de jurisprudence important alors que les labels avaient subi des
déconvenues récentes dans leurs actions juridiques.
"La justice a envoyé un signe fort, télécharger et distribuer des
enregistrements protégés par un copyright n’est pas admissible", a
salué l’avocat des six maisons de disque plaignantes . Les majors
espèrent que ce procès aura un effet dissuasif sur les internautes. «
Nous sommes des plaignants réticents » a expliqué John Kennedy
président de la Fédération Internationale de l'Industrie Phonographique
(IFPI). « Avec ce procès nous voulons montrer aux gens qu’il faut à
tout prix éviter les contentieux et donc ne pas défier la loi ».
Washington pourrait privilégier des frappes "ciblées" à une campagne de bombardement en Iran
LEMONDE.FR | 01.10.07 | 18h33 • Mis à jour le 01.10.07 | 18h44
Le journaliste américain Seymour Hersh, auteur de plusieurs articles sur
la stratégie militaire de la Maison Blanche en Iran, affirme, dans le New Yorker paru lundi 1er
octobre, que Washington pourrait abandonner l'idée d'un bombardement de
grande envergure visant des installations nucléaires au profit de
frappes "ciblées" contre des infrastructures des Gardiens de la
révolution.
Citant de
nombreuses sources gouvernementales et sécuritaires sous couvert
d'anonymat, Hersh affirme que la modification des plans américains
s'est opérée cet été, sous l'impulsion du vice-président Dick Cheney. "Le
but des plans était une large campagne de bombardement, avec des cibles
comprenant des sites nucléaires connus ou suspectés ainsi que des
cibles militaires. Maintenant, on insiste sur des frappes
'chirurgicales' contre des installations des Gardiens de la révolution
à Téhéran et ailleurs d'où sont lancées, selon l'administration, des
attaques contre les Américains en Irak", écrit Hersh.
LES PRÉPARATIFS ONT AUGMENTÉ "DE MANIÈRE SIGNIFICATIVE"
Le journaliste estime que ce recadrage stratégique résulte de trois causes. "Premièrement,
le président et ses conseillers ont conclu que leur campagne pour
convaincre le public américain que l'Iran était un danger nucléaire
imminent n'a pas marché, contrairement à celle menée avant la guerre en
Irak (...). Deuxièmement, la Maison Blanche a finalement adopté
le consensus, partagé par la communauté de renseignements américaine,
que l'Iran est encore à cinq ans d'obtenir une bombe. Enfin, il y une
reconnaissance grandissante, à Washington et au Proche-Orient, que
l'Iran est le grand vainqueur géopolitique de la guerre en Irak."
Si les préparatifs pour une intervention militaire ont augmenté "de manière significative", selon les dires du journaliste – "ils envoient tout le monde vers la cellule iranienne",
affirme un ancien responsable de la CIA –, une action militaire
américaine ne peut pas être qualifiée d'imminente. Ainsi, Hersh précise
qu'au cours de son enquête, on lui a répété à de nombreuses reprises
que "le président n'a pas signé 'l'ordre exécutif' nécessaire pour entreprendre une opération militaire en Iran". "Et un ordre de ce calibre pourrait même ne jamais être signé", ajoute-t-il. "MENER UNE ACTION MILITAIRE EN IRAN LE PLUS VITE POSSIBLE"
Pourtant,
le gouvernement américain n'a pas cessé de lancer des mises en garde à
l'encontre de Téhéran, que ce soit sur le nucléaire ou sur la situation
irakienne. Dernièrement, M. Bush avait dénoncé, lors d'un discours en
août, le lien entre les extrémistes chiites et Téhéran, demandant au
régime iranien "de mettre fin à ces actions". "Jusqu'à ce qu'ils le
fassent, nous prendrons les mesures nécessaires pour mettre nos troupes
en sécurité." Quant au rôle de l'Iran en Irak, la mesure la plus
concrète a été l'adoption d'un texte, le 26 septembre, appelant à
désigner les Gardiens de la
révolution comme
groupe terroriste.
"La position du président, et son corollaire – si beaucoup des
problèmes américains en Irak peuvent être imputés à Téhéran, alors la
solution est d'affronter les Iraniens – se sont solidement imposés au
sein de l'administration",
note l'auteur de l'article. Parmi les plus fervents adeptes de cette
option, on retrouve M. Cheney qui, selon un ancien responsable des
renseignements, cherche désespérément à "mener une action militaire en Iran le plus vite possible", alors que M. Bush doit quitter la présidence dans moins de quatorze mois.
"GUERRE RÉGIONALE DE VINGT ANS"
D'autres
figures de premier plan, comme le général David Petraeus, ont également
apporté des éléments démontrant la présence grandissante de Téhéran sur
le sol irakien, confortant par la même occasion l'administration dans
son choix. "Personne ne s'était rendu compte du degré de participation de l'Iran", a-t-il affirmé dans son rapport présenté en septembre. Selon lui, Téhéran mène "une guerre par procuration contre l'Etat irakien et les forces de la coalition".
Seule
inconnue, la réaction du régime iranien à une campagne de bombardement
sur son sol. L'ancien conseiller à la sécurité nationale, Zbignew
Brzezinski, cité dans l'article, prédit "une guerre régionale de vingt ans". "Cette
fois, contrairement à l'Irak, nous allons jouer le rôle de victime. Le
but du jeu semble d'essayer à forcer les Iraniens à jouer plus gros que
leur mise."
Onze septembre 2007. Harry Reid est tendu, un peu
plus qu'à son habitude. Chef de file démocrate au Sénat, il vient d'en
finir avec une réunion à la Maison Blanche consacrée à l'Irak. Devant
les micros des médias américains, il s'en prend au président George
Bush, aux 200 milliards de dollars (près de 150 milliards d'euros)
qu'il s'apprête à réclamer pour la poursuite de cette guerre qui n'en
finit pas.
Surtout, Harry
Reid regrette la bataille budgétaire qui s'annonce, avec de nouvelles
coupes dans des programmes fédéraux indispensables, selon lui, à la
sécurité des Américains. Une pique adressée au gouvernement pour lui
rappeler, comme il l'a fait à plusieurs reprises, cette année, que la
criminalité est bel et bien repartie à la hausse sur le territoire des
Etats-Unis, après plus d'une décennie de forte décrue. Or, soulignent
les démocrates, les budgets attribués à la police diminuent au profit
de la lutte antiterroriste.
Dans un rapport annuel rendu public
le 24 septembre, la police fédérale (FBI) confirme que le nombre de
crimes et délits violents (homicides, viols, vols avec violence et
agressions) ont augmenté en 2006, pour la deuxième année consécutive.
Eclipsés par l'actualité irakienne, ces chiffres illustrent, pour la
première fois depuis le début des années 1990, un véritable
retournement de tendance.
D'après les statistiques fédérales, le
nombre de ces crimes et délits violents ont enregistré une hausse de
1,9 % par rapport à 2005, année qui avait connu un bond de 2,3 %. Une
évolution contrastée selon les Etats et le type d'infractions, mais
particulièrement significative dans les villes moyennes et la plupart
des grosses agglomérations. Oakland, avec ses 400 000 habitants nichés
au nord de la Californie, a connu une augmentation des homicides de
plus de moitié, passant de 93 à 145 entre 2005 et 2006. Philadelphie
(Pennsylvanie) a relevé quelque 406 morts violentes l'année dernière,
soit un taux équivalant à celui d'avant 1993. Et Cincinnati (Ohio),
avec 89 homicides, vient d'atteindre un seuil historique.
Sur la
carte du crime américain, la région du Midwest apparaît comme étant
globalement la plus touchée depuis 2005, avec une poussée des violences
deux fois plus importante que dans le reste du pays. A Indianapolis
(Indiana), ville réputée sans histoires, les homicides ont fait un bond
de près de 30 % en 2006. Milwaukee (Wisconsin) enregistre certes une
baisse de 15 % dans ce domaine, mais subit une hausse de près de 40 %
d'attaques violentes.
Au sommet de l'échelle, Flint, ville
moyenne de 118 000 habitants plantée au coeur du Michigan et ravagée
comme sa grande soeur, Detroit, un peu plus au sud, par le déclin de
l'industrie automobile : quelque 15 % d'homicides supplémentaires, plus
de 10 % de vols, plus de 12 % d'attaques violentes. Berceau de General
Motors et de Buick, Flint a même enregistré une hausse des viols (40
%), une catégorie pourtant à part dans les statistiques fédérales, où
la tendance nationale poursuit depuis des années une baisse continue.
"Pour saisir pourquoi la violence criminelle remonte aujourd'hui aux Etats-Unis, il faut comprendre pourquoi elle baissait hier",
souligne Loïc Wacquant, sociologue et professeur à l'université de
Californie, Berkeley. Prenant le contre-pied d'autres analystes, il
estime que la chute spectaculaire du crime durant la décennie 1990
n'est due "ni à des innovations policières comme la police dite de "tolérance zéro"", appliquée surtout à New York, "ni à la sévérité judiciaire qui a jeté un million de personnes supplémentaires en prison".
Selon
lui, le recul de la criminalité s'explique par la conjonction inédite
de plusieurs données : la prospérité économique sans précédent qui a
tendu le marché du travail américain, la forte baisse des effectifs des
classes d'âge jeunes, la stabilisation puis la décrue du trafic du
crack, l'effet d'apprentissage d'une génération de jeunes des ghettos
qui ont vu leurs proches se faire emprisonner ou tuer, et l'afflux
d'immigrés qui a redonné vie aux zones déshéritées des grandes villes. "Plusieurs de ces facteurs se sont affaiblis de concert, poursuit le sociologue. De
plus, la vigilance vis-à-vis des armes à feu s'est relâchée avec le
redéploiement des forces de l'ordre vers la prévention du terrorisme
islamiste."
Un thème repris par les leaders de l'actuelle
majorité démocrate, mais aussi par de nombreux professionnels de la
lutte contre la criminalité. L'inspection générale du département de la
justice a publiquement admis que le nombre d'agents du FBI chargés des
enquêtes criminelles "classiques" était en nette diminution depuis le
11 septembre 2001. L'Association internationale des chefs de police a
évalué, elle, la perte budgétaire à 2 milliards de dollars depuis 2002
aux Etats-Unis. "Chaque département de police, grand ou
petit, doit assumer avec toujours moins de moyens une multitude de
nouvelles tâches liées à la lutte antiterroriste, diluant d'autant leur
capacité à combattre le crime, constate David A. Harris, professeur de droit à l'université de Toledo. La
situation est encore plus difficile à gérer pour les petites et
moyennes agglomérations qui, avec leurs maigres effectifs, ont
davantage de difficultés à répartir leurs efforts."
Ce
phénomène viendrait en partie expliquer que les trois plus grosses
villes américaines - New York, Los Angeles et Chicago - ont globalement
maintenu, en 2006, une légère baisse de la criminalité violente,
contrairement aux autres agglomérations du pays. Toutefois, la forte
augmentation des crimes commis par des jeunes et la circulation d'armes
illégales inquiètent les responsables locaux. A New York, près de 14 %
des individus arrêtés pour meurtre ont moins de 18 ans. Le double des
trois années précédentes.
Nicolas BourcierArticle paru dans l'édition du 28.09.07.
Irak: premier retrait militaire possible en décembre, selon le général Petraeus Le
général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a estimé
lundi devant le Congrès des Etats-Unis qu'un premier retrait militaire
de 4.000 hommes était possible en décembre, alors que les élus
démocrates contestaient sa vision des progrès réalisés dans ce pays. "Les
objectifs militaires de l'envoi de renforts sont largement atteints", a
déclaré David Petraeus, en uniforme militaire vert bardé de
décorations, lors d'une longue audition devant les commissions réunies
des Forces armées et des Affaires étrangères de la Chambre des
représentants."Nous serons en mesure de
réduire nos effectifs, en termes de brigades de combat, à leur niveau
d'avant l'envoi de troupes supplémentaires d'ici à l'été prochain sans
remettre en cause les gains sécuritaires que nous avons eu tant de mal
à obtenir". Il recommande à ce sujet une première réduction d'environ
4.000 hommes dès décembre."Un retrait
prématuré de nos forces aurait probablement des conséquences
catastrophiques", a averti l'officier qui a d'autre part affirmé que
l'Iran menait une guerre contre l'Etat irakien et les forces de la
Coalition en Irak par milices chiites interposées.Les
Etats-Unis comptaient quelque 130.000 militaires en Irak avant l'envoi,
décidé au début de l'année, de quelque 30.000 hommes en renforts.Accompagné
de l'ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Ryan Crocker, le général
Petraeus a assuré avoir constaté "globalement des améliorations au
niveau de la sécurité" en Irak."Je ne crois
pas" à cette vision de progrès, lui avait affirmé au préalable le
président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre, Tom
Lantos. "L'envoi de renforts militaires en Irak a peut-être créé des
succès tactiques. Mais stratégiquement, il a échoué", a-t-il dit,
évoquant le peu de progrès politiques réalisés par les responsables
irakiens."D'après ce que nous voyons, le
temps qui leur a été accordé a été tout simplement gaspillé", a-t-il
ajouté, alors que David Petraeus et Ryan Crocker se montraient figés à
l'énoncé des critiques.Les Etats-Unis "peuvent atteindre leurs objectifs" en Irak, a rétorqué Ryan Crocker lors de son allocution.Le président américain doit publier avant la fin de la semaine un rapport sur l'Irak et s'adresser aux Américains.Au
début de l'audition, comme à l'issue de l'allocution du général,
plusieurs militants de l'organisation Code Pink, militant contre la
guerre, ont été arrêtés par la police alors qu'ils manifestaient.
"Dites la vérité, général!", a crié l'un d'eux.En
Irak, le Premier ministre Nouri al-Maliki a assuré lundi que la
situation s'était améliorée, tout en réclamant lui aussi du "temps
supplémentaire". Lors d'un entretien par vidéo-conférence lundi, George
W. Bush a demandé à Nouri al-Maliki "d'obtenir des progrès politiques
ainsi que de poursuivre les progrès militaires sur le terrain", selon
la Maison Blanche.Les progrès avancés par le
Premier ministre irakien sont contestés par la population. Plus de six
Irakiens sur dix (61%) estiment que la sécurité s'est détériorée au
cours des six derniers mois, d'après un sondage publié lundi.Aux
Etats-Unis, 68% des Américains estiment que le commandement militaire
est le mieux placé pour sortir honorablement d'Irak, selon un sondage
New York Times/CBS publié lundi. Quelque 62% des personnes interrogées
estiment désormais que la guerre en Irak était une erreur, et 59%
jugent qu'elle ne vaut pas le sacrifice de vies américaines.Depuis
l'invasion de mars 2003, le conflit a tué plus de 3.750 soldats
américains, des dizaines de milliers d'Irakiens, et englouti des
centaines de milliards de dollars.
Le Texas a procédé à sa 400e exécution en trente ans dans une relative indifférence Johnny Conner, un Noir de 32 ans condamné à mort pour le meurtre d'une
employée lors du braquage d'une épicerie, a été exécuté par injection
létale, mercredi 22 août au Texas. C'est la quatre centième exécution
dans cet Etat américain depuis le rétablissement de la peine de mort en
1976.
Alors que l'événement a suscité peu de commentaires
outre-Atlantique, où il n'a pas été évoqué par la plupart des médias
nationaux, l'Union européenne a exprimé mardi dans une déclaration, son "profond regret" et demandé"instamment
à M. Rick Perry, gouverneur du Texas, de faire tout ce qui est en son
pouvoir pour surseoir à toutes les exécutions à venir et d'envisager
l'instauration d'un moratoire dans l'Etat du Texas".
Une suggestion que le gouverneur texan a balayé d'un revers de main dans un communiqué laconique publié sur son site Internet : "Il
y a deux cent trente ans, nos ancêtres ont combattu pour se libérer du
joug d'un monarque européen et gagner la liberté de
l'autodétermination. Les Texans ont décidé il y a longtemps que la
peine de mort était un châtiment juste et approprié pour les crimes les
plus horribles commis contre nos citoyens. Bien que nous respections
nos amis en Europe, saluons leurs investissements dans notre Etat et
apprécions leur intérêt pour nos lois, les Texans arrivent très bien à
gouverner leur Etat." "CE QUI M'ARRIVE EST INJUSTE"
L'exécution
a donc eu lieu mercredi peu après 18 heures (1 heure du matin jeudi à
Paris) à la prison de Huntsville. La mort du condamné a été prononcée
huit minutes après l'injection mortelle. "Ce qui m'arrive est injuste et le système est détraqué", a déclaré Johnny Conner, qui a toujours clamé son innocence, avant de mourir. "C'est le destin. C'est la vie. C'est quelque chose qu'Allah voulait que je fasse. (...) Je ne vous en veux pas. Quand j'aurai passé les portes du paradis, je vous attendrai. S'il vous plaît, pardonnez-moi."
Johnny
Conner avait été condamné en 1999 pour le meurtre de Kathyanna Nguyen,
tuée par balles lors du braquage du magasin où elle travaillait. Lors
de son procès, un client qui avait été blessé à l'épaule et deux autres
personnes l'avaient identifié comme le braqueur. Ses empreintes avaient
par ailleurs été retrouvées sur une bouteille dans l'épicerie.
En
2005, un juge avait cependant ordonné la tenue d'un nouveau procès,
mettant en avant l'inefficacité des avocats de Johnny Conner qui
n'avaient pas pointé le fait qu'une vieille blessure à la jambe faisait
boiter le jeune homme, l'empêchant de s'enfuir en courant. Une décision
annulée par la Cour d'appel fédérale en janvier.
Selon le
centre d'information sur la peine de mort de Washington, les Etats-Unis
ont exécuté mille quatre-vingt-onze personnes depuis 1976, plus d'un
tiers l'ont été par l'Etat du Texas. Trois autres exécutions sont
prévues avant la fin du mois d'août.
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...