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Le Havre d'Athéna
samedi 31 janvier 2009, a 11:27
Dieu créa les eaux...Et la France l'EPR
 

Pour le moment, les puissantes marées de l'estuaire de la rivière Severn, entre l'Angleterre et le pays de Galles, ne sont exploitées que par une population quelque peu rebelle : des surfeurs. Lors des jours de forts coefficients, ils bravent les mises en garde des autorités et surfent sur l'une des plus grosses vagues de marée du monde, un mascaret qui peut atteindre deux mètres de haut et remonter la rivière sur plusieurs kilomètres. Cette vague, dont le spectacle attire de nombreux curieux, est l'une des conséquences de l'extraordinaire marnage dans cette embouchure, qui peut atteindre jusqu'à 15 mètres de haut, soit plus que dans la baie du Mont-Saint-Michel.

Ce n'est donc pas une surprise si le ministère britannique de l'Énergie et du Changement climatique a choisi l'endroit pour y installer de futures usines marémotrices. En début de semaine, Ed Miliband, le ministre de l'Énergie, a présenté au public les cinq projets encore en lisse. Le plus ambitieux d'entre eux, qui aurait une puissance installée de 8,6 GW (8,6 milliards de watts), soit l'équivalent de plus de cinq réacteurs nucléaires EPR, a clairement la faveur du gouvernement. Ce barrage de 20 kilomètres de long produirait presque 5 % de l'électricité du Royaume-Uni et «pourrait éviter d'émettre autant de dioxyde de carbone que ce qu'émettent toutes les habitations du pays de Galles», promet Ed Miliband. En décembre dernier, le Royaume-Uni s'est engagé, comme le reste de l'Union européenne, à produire 20 % de son électricité avec des sources renouvelables d'ici à 2020.


Un terrible dilemme


Les quatre autres projets retenus pour la Severn seraient de plus petite taille que le barrage entre Cardiff et Weston-super-Mare, et auraient des puissances plus modestes, comprises entre 0,6 et 1,3 GW. Contrairement aux multiples projets qui cherchent à exploiter l'énergie des vagues ou de la houle, mais qui se heurtent à de gros problèmes de résistance, les installations de la Severn sont tout à fait réalisables, comme le prouvent les plus de quarante années de fonctionnement de l'usine de la Rance en Bretagne, qui fut la première au monde à transformer l'énergie des marées en électricité sur une grande échelle. Entre la Rance et la Severn, le principe est le même, seule l'échelle diffère. Les 216 turbines du barrage britannique fourniraient 35 fois plus de courant que l'usine bretonne.


Malgré tous ses avantages techniques, le projet marémoteur de la Severn provoque en fait un terrible dilemme pour les défenseurs de l'environnement. D'un côté, la perspective de remplacer l'équivalent de plusieurs centrales à charbon par une source d'énergie totalement renouvelable et, de l'autre, le risque de perturber l'un des plus riches écosystèmes de toute la Grande-Bretagne. De nombreuses associations écologistes, locales comme nationales, se mobilisent contre le barrage Cardiff-Weston, dénonçant l'impact d'une telle installation sur les poissons et les oiseaux de l'estuaire. «Nous savons que le barrage détruirait d'immenses étendues de marais et d'estrans utilisés par 69 000 oiseaux chaque hiver et bloquerait les routes demigrations de nombreux poissons », met en garde Martin Harper, de la Société royale de protection des oiseaux (RSPB).

Après des consultations qui s'annoncent animées, le gouvernement doit choisir l'un des cinq projets au cours de l'année 2010.

dimanche 04 mai 2008, a 19:35
Le jour d'après demain...
 

Une nouvelle fois, le Gulf Stream, ou plutôt la circulation thermohaline dont ce courant trans­atlantique n'est qu'une branche, provoque des remous. Le réchauffement pourrait, en effet, être partiellement compensé pendant dix ans par une baisse des températures océaniques en Europe et en Amérique du Nord. Telle est la conclusion plutôt provocatrice d'une étude publiée jeudi dans la revue Nature.

L'équipe de chercheurs menée par Noel Keenlyside, du Leibniz Institute of Marine ­Science en Allemagne, fonde ­cette affirmation sur les résultats d'un nouveau modèle qu'elle a mis au point. Celui-ci permet de mieux connaître l'impact sur le réchauffement de la circulation thermohaline, également baptisé «tapis roulant». Ce courant part des tropiques et remonte vers les hautes latitudes où, une fois refroidies et salées, les eaux plongent en profondeur avant de redescendre vers le sud. Selon eux, ce courant devrait se ralentir. Avec pour effet un refroidis­sement des eaux de l'Atlantique nord. Leur constat se base sur les relevés de la température de surface des eaux. Or les scientifiques pensaient jusqu'à présent que seule l'observation des eaux en profondeur permettrait d'alimenter les modèles.

«Nos résultats montrent que les températures globales risquent de se stabiliser ou se refroidir au cours des dix années à venir du fait de fluctuations naturelles, mais à long terme les tempéra­tures devraient continuer à augmenter», concluent les scientifiques. En clair, le répit pour la planète ne serait que de dix ans. Une évolution susceptible de tempérer ouragans, canicules et intempéries. Sans pour autant altérer la tendance à long terme au réchauffement.


Résultats «encourageants»


Tout en jugeant ces résultats «encourageants» sur l'amélioration des prévisions, Richard Wood, climatologue au Met ­Office britannique, estime dans un commentaire à ce sujet dans la revue Nature, que «des points substantiels méritent clarification». Et de mettre en garde : «La circulation thermohaline ne dépend pas seulement de la température, mais également de la salinité des océans.»

Ce n'est pas la première fois que l'hypothèse d'un ralentissement de ce courant océanique est avancée, relançant les spéculations sur les risques de refroidissement qu'un tel phénomène est susceptible d'induire. C'est le chercheur Harry Bryden, du Centre océanographique national britannique, qui l'avait lancée avec fracas en 2005. Si l'on en croit ses travaux, le courant, ou dérive, Atlantique nord aurait déjà perdu un tiers de son intensité depuis le milieu des années 1950. Paul ­Tréguer, directeur scientifique du réseau européen de chercheurs Eur-Oceans, est réservé sur ce point. Selon lui, la dérive Atlan­tique nord n'est pas, contrairement à une idée reçue, la seule responsable de la douceur de nos côtes. On estime en effet généralement que ce courant justifie les 15 °C de différence de tempéra­ture hivernale existant entre Paris et Montréal, pourtant situées aux mêmes latitudes. Or, pour Paul Tréguer, son rôle serait limité à 20 % dans l'évolution des températures d'ici à 2050, les 80 % restants étant à ses yeux imputables à la circulation atmosphérique. De quoi limiter la portée de ces travaux sur les températures futures du Vieux Continent.

mardi 29 avril 2008, a 21:38
And the winner is !
 

Le président tchèque Vaclav Klaus, qui dénonce comme un mythe le réchauffement climatique, s'est vu attribuer vendredi le prix 2007 du "propos anti-écologique" par le mouvement local Deti Zeme (Enfants de la Terre).

La "Perle verte" lui a été attribuée pour la déclaration suivante, faite au journal économique Hospodarske Noviny: "Je ne vois aucune destruction de la planète et je ne l'ai jamais vu de ma vie. Je ne pense pas qu'un homme sérieux et raisonnable puisse parler d'une telle chose".

Parallèlement à ses positions très eurosceptiques, le chef de l'Etat tchèque a fait du négationnisme climatique son cheval de bataille. Pour lui, les positions de l'Américain Al Gore hérault de la lutte contre le réchauffement relèvent de "visions folles".

M. Klaus, libéral convaincu qui vient de fêter ses 67 ans, a développé ses thèses audacieuses dans un livre "Une planète bleue, pas verte", où il accuse les environnementalistes de vouloir "limiter la liberté de pensée et de décision" en les comparant aux régimes communistes.


http://lachaineverte.fr.msn.com/actualites/

dimanche 20 avril 2008, a 11:48
Boucher le trou de la sécu ?
 

Antibiotiques, hormones, anticancéreux… ces médicaments envahissent insidieusement les rivières. L'eau de nos fleuves est pourtant de plus en plus transparente. «Dans les années 1960, c'était des cloaques infâmes», rappelle Pascal Berteaud, directeur de l'eau au ministère de l'Écologie. Les stations d'épuration étaient l'exception et les industries déversaient leurs eaux usées dans les fleuves en toute impunité.

Après s'être occupé des déchets les plus grossiers, on s'est aperçu qu'ils ne faisaient que cacher des pollutions plus diffuses. «On est passé de milligrammes par litre à des mesures en microgrammes par litre», poursuit Pascal Berteaud. C'est ainsi que sont entrés dans la danse les métaux lourds, les pesticides, les PCB… des produits plus compliqués à détecter. Au mieux plus sophistiqués à traiter, au pire quasiment impossibles à éliminer tels que les PCB stockés dans les sédiments.

Aujourd'hui, de nouvelles pollutions, guère plus réjouissantes que les précédentes, émergent. Il s'agit notamment des médicaments qui s'évaluent en nanogrammes par litre.

On a ainsi observé des poissons qui changeaient de sexe. «Il y a certes beaucoup plus de poissons aujourd'hui dans la Seine qu'il y a quelques années, mais ils ne sont pas tous en très bonne santé. On constate beaucoup d'altération génétique», constate Jean-Marie Mouchel, professeur spécialiste de l'eau à l'université de Jussieu. Certains scientifiques s'alarment. La prise de conscience est intervenue car les méthodes d'analyse se sont améliorées. En cause, les rejets humains bien sûr mais également ceux des hôpitaux, de l'industrie pharmaceutique ou, pire, des élevages. «Depuis que des campagnes de prélèvements ont été lancées dans différents pays du monde, on trouve des traces de médicaments partout et tout le temps», souligne Jean-Marie Haguenoer, membre de l'Académie de pharmacie, en charge d'un rapport sur cette question.


Recherches insuffisantes


«Le plus préoccupant, ce sont les produits de type anticancéreux, les hormones et les antibiotiques», poursuit le scientifique. Certaines stations d'épuration peuvent détruire en grande partie les molécules entrant dans la composition de médicaments, mais parfois «c'est seulement 40 %», s'inquiète-t-il.

Jean-Marc Audic, l'un des responsables du centre de recherche de Suez-Environnement, abonde. «La majorité des composés sont éliminés à plus de 70 % par les stations d'épuration, en particulier par les plus récentes. Mais il y en a qui résistent, comme certains perturbateurs endocriniens ou encore les herbicides», explique-t-il. Autant de composés que l'on retrouve dans les boues des stations. Que se passe-t-il alors si celles-ci sont épandues dans les champs ? «On ne connaît pas l'impact», poursuit Jean-Marie Haguenoer. «Ce qui est effrayant avec les médicaments, c'est qu'il s'agit de molécules actives faites pour agir sur le vivant», ajoute Marie-Hélène Tusseau, chercheuse au Cemagref.

Quant à savoir si ces traces de médicaments peuvent se retrouver dans l'eau potable, la réponse n'est pas évidente. «Il n'y a pas de souci avec les traitements les plus performants», affirme Jean-Marc Audic. «La vérité est que l'on ne sait pas trop», estime un chercheur. «Dans l'état actuel des connaissances, je ne pense pas qu'il y ait des risques majeurs. Il faudrait des années pour que l'on absorbe l'équivalent d'un traitement complet», estime Jean-Marie Haguenoer. Mais l'urgence à accroître les recherches est évidente. D'abord parce que nous sommes dans les pays industrialisés le deuxième consommateur de médicaments après les États-Unis. Une consommation qui augmente de 3 à 4 % par an.

Seules quatre ou cinq équipes travaillent directement sur cette question. «Il faut en faire une priorité en matière de risque environnemental et éventuellement pour l'homme», poursuit le membre de l'Académie de pharmacie. Sachant qu'en arrière-plan pointe une autre source de pollution : les nanoparticules qui entrent aujourd'hui dans la composition de milliers de produits.



vendredi 04 avril 2008, a 22:03
Le nouveau croissant fertile !
 

AUJOURD'HUI, chaque Indien dispose de 1 800 m3 d'eau par an pour vivre. Or la démographie galopante devrait accroître ces besoins en eau, l'irrigation représentant 90 % de la consommation d'eau du pays. La banque mondiale prévoit donc que d'ici à 20 ans, le volume disponible par habitant devrait tomber sous le seuil des 1 000 m3 par an, soit bien en deçà des 1 700 m3 jugés nécessaires pour survivre.

D'ici à 2050, quand la population se stabilisera entre 1,5 et 1,8 milliard d'habitants, le pays aura besoin de 30 % d'eau supplémentaires estime le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Des pénuries se font d'ailleurs déjà sentir au Rajasthan et au Gujarat, ainsi que dans les États du Nord-Est, comme le Bengale occidental, ou même dans la cité de New Delhi.

Aussi le pays a-t-il décidé de prendre le problème à bras le corps, avec un gigantesque projet d'infrastructures à l'échelle du pays, auquel la revue Nature consacre cette semaine un article. L'idée est de relier entre elles les grandes rivières, par l'intermédiaire de trente canaux de part et d'autre du sous-continent. Car l'Inde n'est pas, à proprement parler, un pays souffrant particulièrement de pénuries d'eau. Le problème réside davantage dans la distribution particulièrement inégale des précipitations. L'écart va de 2 818 millimètres par an dans un des États les mieux arrosés du pays, le Meghalaya, à 100 millimètres par an au Rajasthan, dans les années les plus sèches. La démarche consiste à récupérer d'un côté le surplus, qui finit de toute façon par se perdre dans la mer, pour mieux alimenter les régions qui manquent le plus cruellement de cette ressource.

Sous la direction de l'agence nationale du développement de l'eau (NWDA), le premier canal s'inscrivant dans le cadre de ce projet devrait démarrer d'ici à la fin de l'année. Il sera long de 230 kilomètres et reliera les rivières Ken, dans l'État du Madhya Pradesh, et Betwa, dans l'Uttar Pradesh, l'État le plus peuplé au sud du Gange.

Même si les contours de ce projet pharaonique demeurent encore relativement flous, on sait d'ores et déjà que celui-ci vise à relier entre elles 46 rivières avec un réseau de trente canaux représentant 10 000 km de long. Le coût du projet est estimé à 200 milliards de dollars. Il pourrait permettre d'irriguer 35 millions d'hectares supplémentaires, soit un doublement des surfaces irriguées. Le gouvernement, auquel revient l'initiative, ajoute que celle-ci permettra de combattre la sécheresse sur 250 000 hectares à travers le pays et réduira de 20 à 30 % les crues sur les bords du Gange et du Brahmapoutre. Bref, le projet fait la fierté du pays.


L'environnement méprisé


Pourtant, les critiques fusent de toutes parts. En faisant abstraction du rôle des crues dans les écosystèmes et du cycle de la mousson, un tel projet est jugé « suicidaire » par Vedaraman Rajamani, un scientifique indien très influent. Il regrette que l'environnement soit superbement méprisé par le gouvernement central. L'hydrologue hollandais Hubert Savenije, de l'université de Delft, estime qu'il serait plus simple de transporter les récoltes produites dans les régions humides que de transporter de l'eau d'un bout à l'autre du pays. Parmi les solutions toutes simples et de bon sens, il faudrait peut-être commencer par recourir à l'irrigation en gaspillant moins l'eau, dont l'usage est gratuit.

Plus généralement, ce projet soulève la question de l'opportunité de lancer ce type d'infrastructures gigantesques dans le domaine de l'eau. L'heure n'est plus guère aux travaux d'Hercule hydrauliques, de plus en plus contestés. Qu'il s'agisse du barrage de Nam Theun 2 au Laos ou de celui d'Illisu en Turquie, les impacts sociaux ou environnementaux sont dénoncés par des ONG. Nam Theun 2 doit entraîner le déplacement de 6 200 Laotiens et affecter le mode de vie de 100 000 habitants. L'association les Amis de la Terre vient de demander le retrait de la Société générale du projet de barrage d'Ilisu, qui s'inscrit dans le cadre du vaste projet de développement de l'Anatolie du Sud-Est baptisé GAP. Cet ambitieux projet lancé à grands frais par le gouvernement pour développer la région située à la frontière de la Syrie et de l'Irak, entre le Tigre et l'Euphrate, est au point mort. Sur treize barrages qui devant être achevés en 2010, cinq seulement ont vu le jour.

dimanche 17 février 2008, a 13:09
La Hollande, l'autre pays...des grenouilles !
 

S'il y a en Europe un pays bas sur l'eau, c'est bien les Pays-Bas. Des experts se sont réunis toute la semaine à Scheveningen (au pied de la mer du Nord) pour trouver des solutions face à la montée du niveau de la mer. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne manquent pas d'idées. Il le faut, car s'il y a un pays qui est en Europe menacé par la montée des eaux, c'est bien celui-là. Imaginez que 55% du territoire occupé par pas moins de 65% de la population est située sous le niveau de la mer. Plus de 3.500 km de digues protègent déjà le pays contre les assauts de la mer. Des digues qui n'ont cessé d'être améliorées depuis 1953, année où certaines ont cédé sous l'effet d'une violente tempête provoquant la mort de plus de 1.800 personnes ! En fait les Pays-Bas sont sous l'emprise d'une triple menace : 1. La montée de la mer (qui pourrait gagner entre 35 et 85 cm d'ici la fin du siècle). 2. La montée en parallèle du niveau notamment du Rhin et de la Meuse, sous l'effet de fortes pluies liées au changement climatique. 3. Les Pays-Bas sont de plus en plus bas, le fait de pomper l'eau contribue à affaisser la terre qui pourrait, dans les 50 ans, connaître un enfoncement de 40 cm. Face à ces mesures, le gouvernement prend les grands moyens, il vient de décider de consacrer 22 millions d'euros à des projets anti-inondations et 23 autres millions seront consacrés à la recherche de nouvelles techniques. Parmi ces mesures qui vont se remettre en place, certains sont classiques, comme le rebroussement des digues (certaine d'entre elles vont être rehaussées jusqu'à une dizaine de mètre), ou encore la création de bassines de rétentions (afin de recueillir le trop-plein éventuel des rivières). D'autres projets sont infiniment plus novateurs, ainsi envisage-t-on d'élargir le lit des fleuves et des rivières pour faciliter leur écoulement. De créer des îles artificielles, plus précisément 5 îles artificielles à une trentaine de km pour briser la force des vagues). Des îles, ô symbole, qui pourrait constituer un archipel en forme de tulipe. Encore plus fort, mais là on n'est pas au stade du projet, on en est déjà au stade de l'expérimentation technique, c'est la construction de maisons flottantes, voire même de quartiers amphibies qui pourraient s'accommoder périodiquement d'inondations.

dimanche 17 février 2008, a 10:13
Fin du monde proche, c'est Mickey qui le dit !
 


Le prince Charles, connu pour son activisme en faveur de l'environnement, a appelé jeudi l'Europe à faire encore davantage pour lutter contre le réchauffement climatique, prévenant que l'heure du "Jugement dernier" se rapprochait dangereusement.

"L'horloge du jour du Jugement dernier pour le changement climatique avance toujours plus vite vers les douze coups de minuit. Nous n'agissons tout simplement pas assez vite" pour faire face au défi du réchauffement, a affirmé l'héritier de la couronne dans un discours devant le Parlement européen à Bruxelles.

Si le monde ne prend pas la mesure des défis à venir, "le résultat sera une catastrophe pour tout le monde", a-t-il mis en garde.

"La banquise au pôle Nord fond si rapidement que certains scientifiques prévoient qu'elle disparaîtra complètement l'été dans sept ans", s'est-il inquiété. "Le simple fait qu'un tel événement soit concevable constitue un nouvel appel à se ressaisir, alors que nous progressons tels des somnambules vers le bord du gouffre", a ajouté le prince Charles.

Il a notamment plaidé pour associer plus étroitement le secteur privé aux efforts des pouvoirs publics et des ONG dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Il a salué les récentes propositions de la Commission européenne pour parvenir à l'objectif d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990 d'ici à 2020 et, sur cette même période, de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation.

Mais il a estimé qu'il faudrait aller "bien plus loin". Et il a invité l'Europe à intensifier ses efforts pour convaincre les Etats-Unis et les grands pays émergents de s'associer plus nettement aux efforts sur le climat.

L'UE doit oeuvrer à "forger un dialogue réellement efficace avec la Chine, l'Inde et les Etats-Unis, qui reconnaisse clairement les implications du changement climatique en termes de sécurité" pour la planète, a-t-il dit.

lundi 11 février 2008, a 16:06
Une nouvelle île découverte, non ce n'est pas Atlantis ou Mü !
 

Les spécialistes appellent ce phénomène "Vortex". Il s'agit en fait d'un grand tourbillon qui provoque, en raison de la pollution des océans, la concentration en un endroit de déchets qui ont été portés sur plusieurs milliers de kilomètres par des courants. Le navire Esperanza de l'organisation écologiste Greenpeace a découvert dernièrement dans le Pacifique, entre Hawaï et la Californie, une zone qui ressemble à une véritable île poubelle. Elle s'étend sur près de 600.000 km2, soit une surface presque aussi grande que la France.

Or cette immense poubelle flottante
se trouve à quelques encablures de la plus grande réserve marine au monde. Ces déchets, souvent du plastique, risquent d'être ingérés par les oiseaux, tortues ou autres animaux marins. Ils affectent ensuite toute la chaîne alimentaire, jusqu'à l'homme.

Le phénomène est d'autant plus inquiétant
qu'il est très difficile de lutter contre cette tendance naturelle à la concentration des déchets en un lieu. Le tourbillon maintient prisonnier les détritus dans une zone où il n'y a pas de vent. Une opération de nettoyage s'annonce très complexe, donc coûteuse. D'autant qu'elle se trouve en dehors des limites maritimes de tout Etat responsable.

jeudi 31 janvier 2008, a 07:18
Aller à l'école par plaisir ! C'est aussi bon pour la planète !
 

Mardi 15 janvier, 9h, à l'école de Limeil-Brévannes (94).
 
C'est surprenant de voir à quel point une petite ville peut être grande lorsque l'on ne trouve pas le lieu où l'on doit se rendre !
 
Pas vraiment étonnant, car cette nouvelle école qui a vue le jour il y a à peine 6 mois, ne se situe pas au pied de l'église, mais à proximité du futur quartier écologique, bien à l'extérieur du centre ville…A proximité, premier détail marquant, les panneaux photovoltaïques recouvrent la façade lui donnant un look futuriste mais pas déplaisant.
 
Rapidement, nous retrouvons Madame Billaudelle, chef du projet de cette première école « zéro énergie » en France.

Larges vitres pour maximiser l' échange de lumière

Des petits carreaux pour permettre l'échange de lumière entre les étages

mercredi 30 janvier 2008, a 21:44
Energie éternelle ! La vie renaîtra-t-il des eaux ?
 

Une nouvelle forme d'énergie renouvelable est peut-être bien entrain de naître, c'est l'énergie osmotique. Une nouvelle source d'énergie qui est entrain de se concrétiser puisque les Norvégiens viennent de décider de construire à Hurum, dans le sud du pays, la première mini-centrale électrique à eau de mer au monde... Oui, un beau projet. L'énergie osmotique, c'est facile d'en comprendre le fonctionnement : vous prenez une membrane semi-perméable, vous mettez d'un coté de l'eau de mer, de l'autre de l'eau douce ; l'eau douce moins concentrée va migrer naturellement vers l'eau de mer : elle va traverser la membrane et augmenter le volume de l'eau de mer. Une élévation de la surface de l'eau de mer que l'on va alors utiliser mécaniquement pour faire tourner une turbine et obtenir ainsi de l'électricité... Un phénomène absolument naturel qui ne provoque aucun dégagement de Co2 et qui est inépuisable. L'objectif des Norvégiens en construisant cette mini-centrale est de tester un premier prototype. Il ne s'agit pour l'instant que d'une mini-centrale capable de produire 2 à 4 kw/h, de quoi alimenter seulement quelques ampoules. En cas de succès, une centrale à plus grande échelle, capable celle-là de produire 160 à 170 Gwh, assez pour alimenter 15.000 foyers est prévue. Le défi à surmonter est d'ordre technologique : le procédé déjà testé en laboratoire fonctionne, mais il convient d'alimenter les membranes pour les rendre plus performantes afin d'en diminuer la taille, afin que ces futures centrales soient le plus compacte possible (on envisage des membranes spiralées pour gagner de la place). L'avantage de cette énergie osmotique, comparé à d'autres sources d'énergies renouvelables, c'est que la production ne fluctue pas selon le vent ou le soleil comme dans l'éolien ou le solaire. Elle est régulière pour être constante... C'est un atout certains pour cette nouvelle source d'énergie gratuite, inépuisable et non polluante. L'après pétrole, on le voit, est déjà en marche, et permet d'entretenir l'avenir avec optimisme.

mercredi 16 janvier 2008, a 08:10
To live and let die !
 

Sauver Venise en injectant de l'eau en sous-sol

le Figaro, Yves Miserey
15/01/2008

Des universitaires italiens vont tester l'efficacité de leur projet dans la lagune.


Soulever le sol de Venise de plusieurs centimètres en injectant d'énormes quantités d'eau de mer dans son sous-sol. C'est le projet sur lequel travaille depuis plusieurs années une équipe de ma­thématiciens et modélisateurs de l'université de Padoue (Italie). En 2004, ils en ont déjà présenté les grandes lignes dans une première étude, n'hésitant pas à affirmer que l'injection de fluide en sous-sol pourrait permettre d'empêcher les inondations qui envahissent régulièrement la cité des Doges durant l'automne et le printemps la trop fameuse acqua alta.

Plusieurs experts s'étaient montrés sceptiques. En effet, l'assiette sur laquelle Venise est construite, est très fragile. Or, si le soulèvement est inégal, il pourrait causer de graves dégâts, voire des fissures irréparables à certains bâtiments.

Les mathématiciens de l'université de Padoue ont donc revu leur copie. Ils projettent de tester leurs hypothèses dans une zone de la lagune proche de Venise (Water Resources Research, vol 44, 5 janvier 2008). Plus modestes et réalistes, ils soulignent que l'injection d'eau à grande profondeur pourrait contribuer à améliorer l'efficacité du projet Moïse (Mose en italien, acro­nyme de MOdulo Sperimentale Elettromeccanico). C'est habile car ce système d'écluses pivotantes est très décrié en raison de son prix exorbitant (plus de 4 milliards d'eu­ros). Sa construction devrait être terminée en 2011, mais plusieurs spécialistes affirment déjà qu'il ne permettra pas d'endiguer la montée du niveau de la mer qui devrait s'accentuer au cours du prochain siècle.


Quatre sites candidats


La municipalité de Venise elle-même y est opposée. Les élus sont furieux, car ils avaient proposé une série de solutions alternatives que le gouvernement, à Rome, n'a ja­mais prises en compte.

«En 2004, on voulait montrer que la surrection de Venise de plusieurs dizaines de centimètres était théoriquement possible, explique Giuseppe Gombolati, de l'univer­sité de Padoue. Cette fois, nous voulons montrer que notre projet est efficace.»

Le plan est ficelé. Il prévoit de forer trois puits à une profondeur comprise entre 600 mètres et 800 mètres. C'est à l'intérieur de ces conduits que de l'eau de mer pompée au large sera injectée et devrait assurer une pression en sous-sol susceptible de soulever la surface de plusieurs dizaines de centimètres (entre 25 et 30 centimètres au bout de dix ans). Quatre sites candidats ont déjà été choisis. Reste maintenant à trouver l'essentiel, les financements, estimés à près de 5 millions d'euros par an.

Des variations dans le remplissage des nappes phréatiques peuvent faire varier la hauteur du sol. C'est ainsi que, de 1980 à 1998, la ville de Las Vegas (États-Unis) s'est élevée de 3 centimètres. L'injection délibérée de fluides dans le sous-sol est une pratique courante dans l'industrie pétrolière. Elle permet de faire remonter les hydrocarbures déposés en fond de couche et de les récupérer. Mais l'enjeu est tout autre pour Venise.

Les quantités d'eau pompées devront être considérables et continuelles pour éviter que le niveau du sol ne retombe. «C'est le point faible de ce projet», estime d'ailleurs Paolo Pirazzoli, du CNRS, spécialiste des variations du niveau de la mer, lui-même d'origine vénitienne. De plus, le risque de fractures en surface n'est toujours pas écarté. Ce programme spectaculaire a au moins pour lui l'intérêt d'améliorer la connaissance du sous-sol de la cité des Doges.

La montée du niveau de la mer n'épargnera pas Venise. Moïse et l'in­jection d'eau de mer en profondeur ne suffiront pas à l'endiguer, estime Paolo Pirazzoli. Des experts italiens estiment en effet que les prévisions du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat) ont tendance à la sous-estimer. Selon lui, il faudra adopter d'autres solutions. L'efficacité du projet des universitaires de Padoue sera toutefois suivie bien au-delà de Venise. Leurs essais intéresseront tous ceux qui travaillent sur le volet adaptation du réchauffement climatique.


lundi 14 janvier 2008, a 21:16
Air pur ? La quadrature du cercle bientôt résolue ?
 

Des céréales et du purin pour s'éclairer durablement

le Figaro, Marc Mennessier, envoyé spécial à Penkun (Allemagne)
07/01/2008

Avec une puissance record de 20 mégawatts, la centrale de biogaz installée près de la frontière germano-polonaise peut fournir 40 000 habitants en électricité.


De l'autoroute qui relie Berlin à la frontière polonaise toute proche, l'usine installée à la sortie du petit village de Penkun, à l'extrême est de l'Allemagne, ressemble à s'y méprendre à un dépôt d'hydro­carbures, l'odeur nauséeuse en moins. Seules de vagues effluves d'herbes fermentées ou de choucroute trahissent les processus microbiologiques à l'œuvre dans les quarante « digesteurs » que la société Doric Asset Finance, basée à Offenbach, est parvenue à sortir de terre en un peu plus de dix-huit mois. Des centaines de tonnes de maïs, de blé et de purin fermentent quotidiennement dans ces cuves de béton circulaires, d'une capacité de 2 500 m³, où elles dégagent du méthane (50 à 55% du biogaz produit) qui est ensuite transformé en chaleur et en électricité grâce aux moteurs de cogénération installés sur chacun des modules.

Si le procédé n'est pas nouveau, le gigantisme de l'installation, qui tourne à plein régime depuis le mois dernier, mérite d'être souligné. «Avec une puissance totale de 20 mégawatts (500 kilowatts par digesteur), nous produisons assez d'électricité pour satisfaire les be­soins d'une ville de 40 000 habitants, uniquement à partir de biomasse et donc de matières renouvelables. Cette installation, dans laquelle nous avons investi 80 millions d'euros, est la plus grande de ce type au monde !» se félicite Philipp Dawudian, l'un des responsables de Doric Asset Finance qui a confié l'exploitation de son parc à la société Nawaro Bionergie AG. Dans cette région rurale peu développée, parsemée de forêts et de lacs, qui servait surtout de lieu de villégiature aux dignitaires de l'ex-RDA, l'initiative a été plutôt bien accueillie. «L'usine a créé 40 em­plois directs et autant d'em­plois indirects, ce qui est énorme vu d'ici», explique Dieter Schünemann, responsable technique de Nawaro. Quant aux 65 agriculteurs allemands et polonais, sous contrat avec l'entreprise, ils bénéficient à la fois d'un nouveau débouché et d'un moyen astucieux de recycler leurs effluents d'élevage.


Souplesse d'ex­ploitation


Au total, près de 10 000 hectares de terre, jusqu'alors laissés en jachère, fournissent la matièrepremière nécessaire : un mélange contenant 75% de maïs récolté plante entière puis ensilé (d'où l'odeur de choucroute…), plus 5% de blé auxquels il faut ajouter 20 % de purin issu, pour l'essentiel, de quatre très gros élevages laitiers de la région (2 000 vaches chacun !).

Si l'électricité est vendue à la compagnie allemande Vatenfall, la chaleur est entièrement recyclée sur l'usine qui est à 100% autosuffisante en énergie. Elle sert notamment à déshydrater les résidus de fermentation qui sont transformés sur place en engrais organiques liquides (450 mètres cubes produits par jour) et solides (75 t/j) destinés à être revendus aux agriculteurs. «Comme nous achetons le purin en amont, cela leur permet de maintenir la fertilité de leurs sols tout en réglant le problème des odeurs et de la pollution», explique Norbert Stegmann, le responsable de l'unité de traitement. Grâce à l'eau récupérée lors du process, le parc satisfait là encore l'intégralité de ses besoins, voire au-delà.

Les excédents, quand il y en a, sont préalablement traités avant d'être rejetés dans le réseau d'égout, après filtrage par le sol, le tout sous le contrôle pointilleux des autorités sanitaires. Enfin, pour être complet, le bilan CO2 de l'usine de Penkun est nul dans la mesure où le carbone relâché dans l'atmosphère a préalablement été absorbé par les plantes au cours de leur croissance.

«Par rapport aux autres énergies renouvelables comme le solaire ou l'éolien, le biogaz a l'avantage de n'être dépendant ni du soleil ni du vent, souligne Dieter Schünemann. Comme chacun de nos di­gesteurs a une autonomie de fonctionnement d'une journée, notre usine est conçue pour tourner toute l'année 24 heures sur 24.» En outre, une panne éventuelle de l'un des modules ne réduirait la production que de 2,5%. Mais au-delà de cette grande souplesse d'ex­ploitation, la division du parc en 40 digesteurs de 500 kW permet aussi à Nawaro de bénéficier, grâce à la loi allemande sur les énergies renouvelables, de tarifs très avantageux. Au-delà de cette limite en effet, le prix de rachat du kilowattheure est quasiment divisé par deux…

Et en France ? Pourquoi ne pas installer des usines de ce type dans les régions d'élevage qui croulent sous leur lisier ? Rien ne s'y oppose a priori si ce n'est peut-être les nuisances causées par le ballet incessant des camions qui acheminent les matières premières.


samedi 12 janvier 2008, a 15:44
Clara, fais un geste pour la planète stp !
 

2008 restera une des dix années les plus chaudes de l'Histoire

La température moyenne mondiale sera un peu moins élevée en 2008 que ces dernières années mais restera parmi les dix plus chaudes de l'Histoire, ont estimé jeudi des experts du service météorologique britannique et de l'Université d'East Anglia.

La température mondiale devrait être en 2008 supérieure de 0,37 degré à la température moyenne à long terme enregistrée sur la période 1961-1990 qui s'établit à 14 degrés celsius. Mais 2008 sera également l'année la plus froide depuis l'an 2000, en raison de la forte influence du phénomène climatique "La Nina", caractérisée par une baisse de la température. Son cousin, le phénomène "El Nino", se traduit quant à lui par un réchauffement.

"Le phénomène La Nina, actuellement fort, va limiter les températures en 2008. Mais la température moyenne devrait rester significativement plus élevée qu'en 2000, quand une Nina aussi forte avait limité les températures à 0,24 degré au-dessus de la moyenne 1961-90. Un net réchauffement va probablement reprendre une fois que l'effet de La Nina aura décliné", a déclaré Chris Folland, expert au Met Office, les services météos britanniques.

Quant à 2007, pressentie pour être l'année la plus chaude dans l'Histoire de la planète, sa température moyenne ne s'est finalement classée qu'au septième rang, se situant à 0,41 degré au-dessus de la moyenne de 1961-90. Ces chiffres ne prennent en compte que les onze premiers mois de 2007, décembre restant à compiler.

Phil Jones, directeur de l'Unité de recherche climatique à l'Université d'East Anglia, a cependant mis en garde contre tout excès d'optimisme. "Le fait que l'année 2008 soit prévue d'être une année plus froide que ces sept dernières années, et que 2007 n'a pas battu le record établi en 1998, ne signifie pas que la hausse de la température mondiale n'a plus lieu", a-t-il déclaré.

"Ce qui compte, c'est le taux du réchauffement: la période 2001-2007, avec une moyenne de 0,44 degré au-dessus de la moyenne 1961-90, était plus chaude de 0,21 degré que la période 1991-2000", a-t-il expliqué.

Les dix années les plus chaudes sont: 1998, 2005, 2003, 2002, 2004, 2006, 2007, 2001, 1997 et 1995.




jeudi 13 décembre 2007, a 22:20
Un nouveau déluge en perspective ?
 

Dans l'Arctique, le réchauffement a des effets plus forts que prévu
LE MONDE | 13.12.07

Les prévisions du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sur l'élévation du niveau des mers seraient à revoir, selon de nombreux glaciologues présents au congrès d'automne de l'American Geophysical Union (AGU), qui se tient à San Francisco (Californie) jusqu'au vendredi 14 décembre. En cause : la rapidité imprévue du réchauffement des hautes latitudes.


D'après des résultats présentés par Marco Tedesco (NASA, université du Maryland), l'été 2007 a vu tomber tous les records de fonte du Groenland. La surface de la calotte glaciaire ayant fondu au-dessus de 2 000 m d'altitude est supérieure de 150 % à la moyenne mesurée entre 1988 et 2006. Au-dessous de 2000 m, cet écart à la moyenne a été de 30 %. Le nombre de journées pendant lesquelles fond la calotte a été supérieur à la moyenne de vingt-cinq à trente jours, selon les régions.

Ces chiffres vont de pair avec les récentes mesures de la couverture estivale de la banquise, exceptionnellement réduite cette année (Le Monde du 19 septembre), ainsi qu'avec les relevés concernant l'océan Arctique, qui montrent, au nord de l'Alaska et au large de la Sibérie orientale, "une température des eaux de surface supérieure de 3,5 oC à la moyenne et supérieure de 1,5 oC au maximum historique", selon Michael Steele (université de Washington).

Ce réchauffement d'une ampleur inattendue de l'Arctique ainsi que la fonte de la calotte favorisent un phénomène récemment identifié : le "glissement" des glaciers. "Au sommet de la calotte, des lacs de dégel se forment ; l'eau ruisselle et s'infiltre sous la glace. Elle contribue à lubrifier le socle de la calotte et favorise l'avancée des glaciers dans la mer", explique Konrad Steffen (université du Colorado). Cet "écroulement" serait responsable "d'une perte annuelle de masse d'environ 100 milliards de tonnes de glace, alors que la fonte en elle-même ne compte que pour une perte de 30 milliards de tonnes de glace".

Or ce phénomène n'a pas été pris en compte dans les dernières estimations du GIEC, qui prévoient une élévation du niveau des mers de 18 à 59 cm d'ici à 2100. Pourquoi ? "Simplement parce que les modèles mathématiques capables de prévoir l'évolution du phénomène dans le futur n'ont pas encore été développés, explique Raymond Pierrehumbert (université de Chicago). La plupart des glaciologues considèrent désormais que les estimations du GIEC sont un minimum absolu. Il est certain que la réalité dépassera ces projections."

Au cours d'une conférence sur le réchauffement rapide de l'Arctique, Mark Serreze (National Snow and Ice Data Center, Boulder, Colorado) a insisté sur les différences relevées entre les prévisions et les mesures du réchauffement aux hautes latitudes. Il estime ouverte la question de savoir s'il restera en 2030, en été, le moindre morceau de glace dans l'océan Arctique.


jeudi 13 décembre 2007, a 22:10
Avec ou sans ?
 

Climat : Al Gore suggère un accord mondial sans les Etats-Unis

Face à l'impasse des discussions sur le climat à Bali, le prix Nobel de la paix Al Gore a suggéré jeudi aux ministres de l'Environnement de conclure un accord sans les Etats-Unis.

"Je ne suis pas un responsable officiel et je ne suis pas soumis aux convenances diplomatiques", a lancé l'ex-vice-président américain, célèbre pour son action de sensibilisation au changement climatique.

"Je vais donc vous dire une vérité qui dérange : mon propre pays, les Etats-Unis, est le principal responsable de l'obstruction à tout progrès ici à Bali", a-t-il poursuivi sous les applaudissements.

"Vous pouvez vous sentir en colère et frustrés et vous retourner contre les Etats-Unis. Ou bien vous pouvez faire un second choix, décider de progresser et d'abattre tout le travail difficile", a dit M. Gore, qui ne fait pas partie de la délégation officielle américaine.

La Maison Blanche a répondu au prix Nobel de la paix Al Gore en disant qu'il avait tort de faire des Etats-Unis l'obstacle à un succès de la conférence de Bali et que les déclarations européennes sur une possible absence à une réunion sur le climat à Hawaï n'étaient pas "constructives".

La porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, a cependant tenté de minimiser ces déclarations sur la possibilité d'une absence de l'Union europénne à une conférence sur le climat organisée par les Etats-Unis en janvier, en faisant valoir que cela ne paraissait pas être la position officielle de l'Union européenne.

"Je crois qu'il se trompe", a-t-elle dit à la presse qui lui demandait si l'ancien vice-président américain Al Gore avait tort quand il disait que les Etats-Unis étaient le principal obstacle à un accord sur le climat.

Al Gore a préconisé de "laisser un vaste espace blanc avec une note en bas de page" dans le document final qui doit être adopté vendredi à l'issue de la conférence de l'ONU sur les changements climatiques, en sous-entendant que les Etats-Unis pourraient ajouter leur nom plus tard.

Sa proposition est venue confirmer les difficultés des ministres à tomber d'accord. Ils continuaient pourtant jeudi soir leurs négociations marathon, exhortés par les ONG à surmonter les blocages.

L'hypothèse d'un échec général de la conférence, désormais plongée dans le pessimisme, était réelle. Des délégués européens évoquaient la probabilité d'un texte final "à portée minimale".

"Je suis très inquiet", a déclaré aux journalistes le patron de la Convention climat de l'ONU, Yvo de Boer. "Demain (vendredi) à midi, il sera trop tard".

L'objectif principal de la réunion de Bali est de tracer une feuille de route de négociations, que les ONG veulent ambitieuse, afin de prolonger au-delà de 2012 le protocole de Kyoto, seul outil international pour freiner les émissions des gaz à effet de serre responsables du réchauffement.

"De nombreux sujets ont été transférés au haut niveau (de négociations) et reliés entre eux, nous sommes d'une certaine façon dans une situation où tout passe ou tout casse", a estimé M. de Boer.

"Si nous ne parvenons pas à finir le travail à temps, alors tout le château de cartes va s'effondrer".

Interrogé sur la possibilité de geler les discussions pour les reprendre plus tard, M. de Boer a répondu : "Je ne crois pas que nous pouvons nous offrir le luxe d'une (conférence) bis".

Ses propos ont fait écho aux préoccupations des principales ONG présentes dans l'île indonésienne, qui ont dénoncé jeudi la "dynamique destructrice" des Etats-Unis (qui n'ont pas ratifié Kyoto) dans les discussions et appelé à renverser la vapeur durant les dernières heures de pourparlers.

Parmi les principaux points d'achoppement figuraient l'éventuelle mention en "ligne directrice" dans le texte de clôture d'une baisse de 25 à 40% d'ici 2020 des émissions des gaz à effet de serre dans les pays développés.

Cette préconisation des experts sur le climat du Giec suscitait encore l'opposition des Etats-Unis, du Canada, du Japon ou de l'Australie.

L'Union européenne a engagé à ce sujet "un bras de fer" avec les Etats-Unis, selon l'expression de Greenpeace.

Elle a prévenu que, sans accord à Bali, elle ne se rendrait pas à la réunion des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre qu'organisent les Etats-Unis en janvier à Hawaï.

"Cela n'aurait aucun sens", a souligné le secrétaire d'Etat portugais à l'environnement, Humberto Rosa, dont le pays préside l'UE, tout en refusant de parler de menace de boycottage : "On ne fait de chantage à personne", a-t-il assuré.

D'autres désaccords concernaient le financement des mesures d'adaptation, cruciales pour aider les pays plus vulnérables à affronter les changements climatiques, tout comme les transferts (des pays riches aux pays pauvres) de technologies permettant de produire de l'énergie "propre".


mardi 11 décembre 2007, a 18:14
Playmobil en avant les histoires !
 

Une maison "écolo" à construire en 3 heures

Le fabricant Bodard Construction, spécialisé dans les bâtiments pré-fabriqués en tous genres, se lance dans la maison dite écologique avec un modèle unique : une maison individuelle de 90 m2 fabriquée en usine et qui se monte en un temps record, soit 180 minutes. En vente à partir de janvier pour 145.000 euros. Mais des éléments restent à améliorer pour en faire une habitation vraiment "verte".

Prenez trois camions, chargez trois grands rectangles et disposez-les à l'aide d'une grue sur une chape en béton : vous obtiendrez en 180 minutes, soit 3 heures, une maison. Pas une cabane, pas un préfabriqué temporaire, assure le fabricant Bodard Construction dont c'est pourtant la spécialité mais une véritable maison de 90 m2. Un chez-soi garanti écologique par ce constructeur vendéen, encore débutant dans le domaine de la protection de l'environnement.
Cette maison de plain pied, disponible en janvier prochain, est construite en usine. Elle s'assemble ensuite comme un puzzle : un rectangle pour la cuisine et la salle de bain, un autre pour les chambres, un dernier pour le salon. Au centre de cette habitation, un puits de lumière. Côté garanties écologiques, la cheminée permet de chauffer toute la maison. Une pompe à chaleur peut être installée, un panneau solaire permet d'obtenir de l'eau chaude. Le tout pour 145.000 euros environ.

Mais le procédé n'a rien de nouveau.
La plupart des maisons à ossature en bois, qui peuvent être crépies en extérieur ou restées sous leur aspect bois, sont également pré-construites ainsi en usine avant d'être montées sur place en quelques heures. Mais le constructeur Bodard, qui surfe sur la vague du Grenelle de l'environnement, pourrait encore améliorer son projet de maison "verte" : l'utilisation de laine de verre, dont le caractère cancérigène a été dénoncé sans que des études scientifiques le démontrent cependant, et d'une ossature métallique, dénoncée pour conduire les ondes produites par de nombreux appareils électriques, sont deux éléments de base qui feraient bondir n'importe quel écolo.

samedi 08 décembre 2007, a 19:29
Un vent d'espoir venu des Antipodes !
 

Australie: les "pets écologiques" des kangourous contre le réchauffement

Des scientifiques australiens essaient de transplanter une bactérie propre aux kangourous dans l'estomac des moutons et des bovins afin que leurs flatulences ne contiennent plus de méthane, qui favorise le réchauffement climatique.

Grâce à cette bactérie, les gaz des kangourous ne contiennent pas de méthane, à l'inverse des vaches et des moutons dont les flatulences peuvent représenter un fort pourcentage du volume total des émissions de gaz à effet de serre.

"14% des émissions de toutes origines en Australie proviennent des entrailles des bovins et des ovins", a affirmé jeudi Athol Klieve, un scientifique travaillant au sein d'un programme mis en place par le gouvernement de l'Etat du Queensland (nord-est).

"Et si vous prenez le cas d'autres pays, comme la Nouvelle-Zélande où l'élevage est plus développé, le niveau atteint environ 50%", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les chercheurs ont également affirmé que cette bactérie permettait une digestion des aliments plus efficace et pourrait potentiellement entraîner une économie de plusieurs millions de dollars en coût alimentaire pour les éleveurs.

"Non seulement, les animaux n'émetteront plus de méthane, mais en plus ils tireront 10 à 15% d'énergie supplémentaire de ce qu'ils mangent", a déclaré M. Klieve.

Mais les travaux n'en sont qu'à leurs balbutiements: l'isolement de cette bactérie devrait prendre environ trois ans avant de pouvoir commencer à élaborer une technique pour la transplanter chez les vaches et les moutons.




vendredi 07 décembre 2007, a 20:53
Bonnes résolutions ?
 

Dans quel monde vivra-t-on en 2050 ?

Même si ça peut sembler encore de la science-fiction, nous devons dès maintenant préparer l'Europe et la France à diviser par 4 leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. C'est la condition pour espérer stabiliser le dérèglement climatique et un tel défi se prépare dès maintenant. Dès aujourd'hui, nous devons prendre la bonne voie et faire les bons choix de société !
A quoi peut ressembler une vie en 2050, dans un monde ayant jugulé ses gaz à effet de serre dans tous les domaines ?
Quelques pistes... On vivra sans doute dans des logements très différents et plus ludiques : avec plusieurs peaux, des coques successives qui changeront complètement la ventilation et relègueront probablement le chauffage au musée. Nos bâtiments deviendront des sources d'énergie, ils seront truffés de panneaux solaires. Les fenêtres deviendront intelligentes, elles seront transparentes le jour et lumineuses la nuit. Les bons vieux éclairages à interrupteurs n'existeront plus, l'ambiance sera gérée automatiquement et avec le moins de dépenses énergétiques.
Dans 50 ans la voiture telle qu'on la connaît aujourd'hui aura disparu. Les transports seront beaucoup plus efficaces et très modulables. En ville on se déplacera en commun dans des petits véhicules et dans des tramways. Pour aller d'une ville à l'autre, on se délassera dans des TGV bien plus rapides qu'aujourd'hui. Ils seront alimentés par des éoliennes disposées le long des voies (ce qui ne gênera personne...). Par contre il faudra probablement faire une croix sur les voyages très lointains en avion, car les avions auront un coût prohibitif à l'époque s'ils continuent à dépendre du pétrole.

Qu'est-ce qu'on mangera dans 50 ans ?
Des bons produits locaux et de saison bien sûr ! La viande provoque beaucoup d'émissions de gaz à effet de serre à cause de l'énergie que sa production nécessite. Il faudra donc faire évoluer le goût de nos enfants et les réhabituer à un régime plus varié (en plus c'est meilleur pour la santé).

Ce monde sera différent du nôtre, mais il ne sera pas nécessairement moins agréable à vivre - bien au contraire ! Il reste à l'inventer et à le mettre en place assez vite. Car si l'humanité ne jugule pas ses gaz à effet de serre, le monde de 2050 sera nettement moins enthousiasmant: climat déréglé, tempêtes, canicules, récessions économiques, réfugiés climatiques, guerres pour l'eau et le pétrole, misère extrême, destructions de la biodiversité...

jeudi 06 décembre 2007, a 18:36
Naturel ou artificiel ?
 

Au cours de plusieurs discussions dans un forum au sujet de l'éternel débat entre le naturel ou l'artificiel... Non Zach, je ne parle pas de la poitrine, mais des sapins de Noël ! J'ai pu avoir devant les yeux pas mal de points de vue et notamment de références interressantes.

Je vous laisse ce lien, qui peut convaincre que le naturel n'est peut être pas si néfaste à l'environnement.

http://www.monsapin.com/ecologie.php




jeudi 08 novembre 2007, a 23:35
Le deuxième Déluge...
 

La montée des océans menace les côtes africaines, selon le PNUE
le Monde 08.11.07

JOHANNESBURG (Reuters) - Les infrastructures côtières d'Afrique sont de plus en plus menacées par l'érosion à mesure que le réchauffement climatique fait s'élever le niveau des mers, a averti jeudi Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Des installations portuaires, des raffineries ainsi que de coûteuses propriétés privées souffraient déjà de ce phénomène, a-t-il souligné.

"Selon certaines projections du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat), le réchauffement climatique pourrait affecter le tiers des infrastructures côtières africaines avant la fin du siècle puisque, nous le savons, le niveau des mers va augmenter de 20 à 60 centimètres durant cette période", a déclaré Steiner.

Selon certains scientifiques, l'Afrique est le continent qui pâtirait le plus d'un réchauffement climatique incontrôlé, certaines régions pouvant devenir stériles ou inhabitables.

En septembre, David King, principal conseiller scientifique du gouvernement britannique, avait estimé que le réchauffement risquait d'aggraver la sécheresse en Afrique et les inondations sur les côtes, ajoutant que 70 millions d'Africains supplémentaires risqueraient d'être exposés aux famines.

Selon Steiner, l'Afrique n'est pour l'heure pas à même de surveiller les effets du réchauffement sur ses ressources.

"L'Afrique ne sait pas ce qui se passe dans son environnement. De nombreuses villes africaines n'ont pas d'instruments ou de programmes de mesures", a-t-il déploré.

"L'Organisation météorologique mondiale a montré que l'Afrique disposait d'un huitième des équipements minimum nécessaires au simple suivi des développements météorologiques."


mercredi 24 octobre 2007, a 09:50
Oh, oh, oh, géant vert...
 

Sommet sur l'environnement à Paris pour lancer une "révolution verte" en France

Un sommet inédit sur l'environnement se tient mercredi et jeudi à Paris pour lancer une "révolution écologique" en France avec, parmi les mesures envisagées, une taxe sur les véhicules les plus polluants, la priorité donnée au rail ou le développement de l'agriculture bio. A l'issue de cette table ronde finale réunissant experts, écologistes, représentants du patronat, des syndicats, de l'Etat et des collectivités, le président Nicolas Sarkozy rendra ses arbitrages.Cette réunion, baptisée "Grenelle de l'environnement", en référence aux accords sociaux historiques signés à l'issue du mouvement de mai 1968, vient clore quatre mois de débats sans précédent sur un large spectre de questions liant contraintes économiques et protection de la planète et du climat.Une série de mesures sont sur la table. Certaines propositions font l'unanimité, comme la rénovation thermique dans le bâtiment par exemple ou l'extension du réseau des Trains à grande vitesse (TGV).L'idée d'un bonus-malus récompensant les véhicules propres et pénalisant les plus polluants comme les 4X4 ou les grosses berlines a été retenue. Mais celle de réduire de 10% la vitesse sur les routes et autoroutes ne fait pas l'unanimité.D'autres restent sources de divergences abyssales, comme l'usage des pesticides qui polluent les eaux et le sol, ou polémiques, telles l'éco-fiscalité.Si les grandes organisations comme Greenpeace ou le WWF ont participé au processus de ce "Grenelle de l'environnement", d'autres associations écologiques, minoritaires, ont refusé car la France n'entend pas remettre en cause sa stratégie du nucléaire qui fournit 80% de son électricité.Ces premiers états généraux de l'environnement seront clos jeudi en fin d'après-midi par M. Sarkozy au palais présidentiel de l'Elysée, en présence de tout le gouvernement et d'invités comme le prix Nobel de la paix 2004, la Kenyane Wangari Maathai, et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.M. Sarkozy annoncera ses arbitrages et les mesures dont l'Etat se saisira pour les traduire en 15 à 20 plans d'action. Les mesures retenues seront présentées au parlement français début 2008.Si tous les participants s'accordent sur le fait que les discussions ont été enrichissantes et ont fait tomber des préjugés, chacun a ses critères d'échec et de succès. Pour le camp écologiste qui attend des "résultats concrêts", l'instauration ou non d'une fiscalité verte aura valeur de test. Le patronat s'oppose de son cöté à toute augmentation des taxes, qui n'irait pas de pair avec une remise à plat globale de la fiscalité."On est un peu déçus", a déclaré lundi à Paris Gerd Leipold, directeur exécutif international de Greenpeace. En ce qui concerne le climat et l'énergie, "l'action ne semble pas suivre", a-t-il estimé.Evoquant l'objectif de la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici 2020, il a assuré qu'"on n'y arrivera pas si on considère ce qu'on a entendu aujourd'hui".En matière d'environnement, "la France doit rattraper son retard par rapport à d'autres pays voisins", a-t-il ajouté.L'écologiste et animateur vedette de télévision Nicolas Hulot, très populaire en France, reste "optimiste", tout en dénonçant "la puissance incroyable des lobbies"."J'espère qu'on va en sortir avec des mesures structurantes qui vont agir sur les tendances lourdes", insiste-t-il.Pour "envoyer un signal fort" aux participants à la réunion, l'Alliance pour la planète, un collectif d'ONG écologistes, a appelé les Français à éteindre la lumière chez eux et dans les bureaux pendant cinq minutes entre 19h55 et 20h00 locales mardi.A Paris, la Tour Eiffel et l'Elysée ont notamment été éteints.
 

dimanche 14 octobre 2007, a 12:14
Erection alpine.
 

Le Mont-Blanc n'a jamais été aussi haut: 4810,90 mètres

Le Mont-Blanc, plus haut sommet des Alpes et d'Europe occidentale, n'a jamais été aussi haut avec 4810,90 m mesurés les 15 et 16 septembre 2007, soit un gain de 2,15 m en deux ans, ont annoncé samedi les géomètres experts de Haute-Savoie (Alpes Françaises).
"La hauteur, mais aussi le volume du Mont-Blanc ont considérablement augmenté, car la neige s'est agglutinée sur le sommet au cours des deux dernières années", a indiqué à l'AFP Philippe Borrel, un des experts réunis à Chamonix pour leur assemblée générale.Le volume de glace, au dessus de 4.800 m d'altitude, avait été calculé pour la première fois en 2003 et mesurait alors 14.600 m3. Il avait baissé à 14.300 m3 en 2005 mais a presque doublé en 2007 avec 24.100 m3.Pour le météorologue Yan Giezendanner, "il n'y a globalement pas d'augmentation du volume des précipitations sur les Alpes mais le climat change, nous enregistrons une plus grande fréquence des vents d'ouest qui amènent de la pluie avec des températures plus élevées"."Cela apporte en été de la neige collante au-dessus de 4.00O m d'altitude qui se fixe sur la montagne et augmente le volume et la hauteur du Mont-Blanc", explique-t-il.En hiver, la neige est très froide, ne colle pas, est balayée par les vents et n'a pas d'influence sur la taille du Mont-Blanc."Nous assistons donc a un phénomène curieux avec le réchauffement climatique dans les Alpes, les glaciers d'altitude grossissent et alors que ceux situés en moyenne altitude fondent, rétrécissent et sont menacés de disparition", ajoute M. Giezendanner.C'est la quatrième campagne organisée depuis 2001, où les géomètres avaient mesuré le Mont-Blanc à 4.810,40 m, et non pas 4.807 m comme on le croyait auparavant. En 2003, la mesure avait été de 4808,45 m et de 4808,75 m en septembre 2005.Les géomètres ont programmé une mission topographique tous les deux ans afin d'étudier régulièrement l'évolution du Mont-Blanc.  

jeudi 11 octobre 2007, a 22:52
Nouvelle vague... Verte ? Bleue ? United Color of UMP...
 

Grenelle de l'environnement: un calendrier et "un premier jet" de mesures

Le gouvernement commence à préciser le calendrier ultime du "Grenelle de l'environnement" à la fin du mois, ainsi que les propositions finales élaborées avec des partenaires aux préoccupations souvent divergentes.

Selon un document de travail provisoire, la table ronde devrait se tenir tenir les 24 et 25 octobre - "ou les 25 et 26", ajoute prudemment le ministère de l'Ecologie- et serait suivie d'un rendez-vous "de présentation" des programmes le 15 décembre.Les mesures arrêtées lors du "Grenelle" seraient ensuite traduites en une "loi d'orientation et de programmation présentée au Parlement au premier semestre 2008"/.Tel que présentée, la table ronde - conclue par le président de la République - n'aurait plus pour mission de négocier les 15 à 20 mesures phares pour préserver l'environnement et le climat, mais de "valider les programmes structurants qui découlent des propositions" des groupes de travail.Ces conclusions, poursuit la note, "serviront de brique élémentaire aux 15 à 20 programmes opérationnels prévus, avec un premier rendez-vous de présentation dès le 15 décembre".

Ce calendrier et le contenu du document, qui servira de "trame" à la négociation finale, ont été examinés et abondamment critiqués jeudi lors d'une réunion des cinq collèges associés au processus (l'Etat, les collectivités locales, les représentants des salariés, du patronat, et les associations.)La date du 15 décembre notamment a suscité l'émoi des associations regroupées au sein de l'Alliance pour la Planète : "Pour nous, il est clair que c'est les 24 et 25 que doivent être décidées et adoptées les mesures fortes.
Pas en décembre", a fait valoir en leur nom Yannick Jadot, de Greenpeace France."On nous a confirmé aujourd'hui que les grandes décisions seront prises autour de la table ronde, à l'exception des éléments opérationnels, de problèmes de tuyauterie", a-t-il indiqué à la sortie de la réunion.S'agissant du contenu même de la négociation à venir, le document doit encore être profondément remanié suite aux critiques amplement partagées et une nouvelle mouture devrait être présentée mardi aux parties prenantes.Riche et détaillée dans le domaine du bâtiment, la première version éludant plusieurs sujets sensibles, tels la fiscalité (taxe sur le transport routier, le kérosène, ou bonus/malus pour les voitures...), l'avenir du nucléaire ou le gel des cultures OGM en plein champ.Pour la fédération France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations) qui juge inutile de "lancer de fausses polémiques", ce document ne constituait "qu'un premier jet, critiquable et (qui) devait être critiqué", a indiqué Sébastien Genest, son président. "Mais si la feuille de route est assez précise, elle nous permettra d'évoluer dans un cadre rassurant".
Un peu surpris par la vivacité des réactions, le ministère de l'Ecologie fait valoir qu'il dispose "encore d'une grande marge de manoeuvre"."Mais on entre dans la phase la plus dangereuse du Grenelle. Le moment où chacun en rajoute et tire de son côté", ajoute-t-il.La consultation du public se poursuit parallèlement jusqu'à vendredi sur internet - plus de 5.000 contributions sont arrivées en une semaine sur le site du Grenelle (www.legrenelle-environnement.fr) - et les débats en région jusqu'au 19 octobre.  

mercredi 03 octobre 2007, a 11:51
Désolé, la glace dans l'alcool ça me convient pas...
 

 
La banquise arctique subit une fonte record
CAROLINE DE MALET.  Publié le 03 octobre 2007

Au pôle Nord, les chercheurs ont constaté que la glace de mer a perdu cet été un quart de surface de plus qu'en 2005.

 Aux confins du cercle polaire arctique, la banquise a connu un nouveau record de fonte en 2007. La glace de mer, qui atteint généralement son minimum à la fin de l'été, en septembre, s'est réduite cette année comme une peau de chagrin. C'est ce que montrent les dernières données du centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC). Sa surface, avec seulement 4,28 millions de kilomètres carrés, est inférieure de 23 % au niveau de 2005, date du précédent record avec 5,32 millions de kilomètres carrés. Cela représente 39 % de moins que la moyenne de long terme observée entre 1970 et 2000.
  Avec ces nouvelles données, le taux de fonte de la glace depuis 1979 est désormais de 10 % par décennie, contre 8 % il y a deux ans. Ces résultats dépassent toutes les prévisions des modèles climatiques simulant les réactions du continent arctique au réchauffement. La communauté scientifique s'émeut de ce constat déroutant d'autant que la fonte concerne surtout la zone située près du détroit de Béring, aux confins de la Sibérie et de l'Alaska, alors qu'auparavant le Groenland et la Scandinavie étaient les plus touchés. Les climatologues imputent principalement cette accélération de la fonte des glaces au réchauffement climatique. Le climat se radoucit en effet deux fois plus vite au pôle Nord que sur le reste du globe. Le thermomètre pourrait y gagner 4 à 7 °C en moyenne d'ici à 2100, estime le rapport de l'Arctic Climate Impact Assessment (Acia), forum intergouvernemental des huit pays frontaliers de l'Arctique, paru voici trois ans. C'est bien plus que les 1,8 °C à 4 °C prévus par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) en janvier dernier sur l'ensemble de la planète, à la même échéance.
 
 Disparition prévue avant 2040

  Mais d'autres explications sont également avancées par les experts. Un excès de dépression observé sur l'Arctique entraînant davantage de vent aurait pour effet d'accélérer la dérive de la banquise. L'équipe de l'expédition Tara Arctic, la goélette qui dérive depuis un an sur la banquise, prisonnière des glaces, a pu le constater. Le voilier a en effet parcouru l'équivalent de 1 400 kilomètres en ligne droite à la vitesse moyenne de 9,3 km par jour, soit une dérive deux fois plus rapide que prévu. « Il semble bien que l'océan glacial Arctique ait une certaine tendance à se comporter de plus en plus comme l'océan circumpolaire Antarctique», estime Jean-Claude Gascard, coordinateur du projet européen Damocles, qui étudie l'évolution des glaces polaires arctiques. «Davantage de glace se formerait en hiver, mais une glace qui disparaîtrait pendant la fonte estivale. » Par ailleurs, « il existe davantage d'évacuation de glace, rapporte Christian de Marliave, coordinateur scientifique de Tara Arctic. Des chercheurs norvégiens ont mis en évidence cet été que la glace avait tendance à s'écouler par le détroit de Smith, entre le Groenland et le Spitzberg, là où la glace est la plus épaisse, ce qui va accélérer le phénomène. »
  L'expédition Total Pole Airship de Jean-Louis Étienne en mars prochain, va mesurer l'épaisseur de la banquise arctique, qui semble vouée à disparaître en période estivale. Une échéance qui se rapproche régulièrement : l'année dernière, le glaciologue américain Mark Serrez, de l'université du Colorado, avait annoncé la réalisation d'un tel scénario dès 2040. Auparavant, les scientifiques tablaient sur 2070, voire la fin du siècle. Heureusement, cette fonte de la banquise n'a pas d'effet sur le niveau des océans, car le volume déplacé par ces grands glaçons est égal à celui de l'eau issue de leur fonte. Les autres effets sont connus : l'ouverture à la navigation du passage du nord-ouest, mais aussi la disparition progressive des ours polaires et de la culture des Inuits.


http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=7837
 

lundi 01 octobre 2007, a 21:16
Larzac, futur pays de cocagne
 

Sans mesures immédiates, l'impact du tourisme sur le climat devrait doubler d'ici à trente ans

Les agences de l'ONU pour le tourisme, l'environnement et le climat, réunies pour trois jours à Davos, dans le cadre d'une rencontre internationale, ont fait part, lundi 1er octobre, de leurs craintes concernant la relation entre le tourisme mondial et le changement climatique.

L'impact du tourisme sur le changement climatique pourrait en effet plus que doubler dans les trente prochaines années, selon un rapport des agences publié à l'occasion de la réunion. Selon l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), d'environ 842 millions de voyages dans le monde l'an dernier, on devrait atteindre 1,5 milliard en 2020. Or, les transports, le logement et les autres activités touristiques comptent pour environ 4 à 6 % du total des émissions de gaz à effet de serre, souligne le rapport onusien.

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Le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme, Francesco Frangialli, a appelé le secteur et les autorités à prendre des mesures immédiates, même si les effets du tourisme sur l'environnement sont moins importants que ceux de beaucoup d'autres domaines industriels. "Les Alpes suisses ont souffert cet hiver du manque de neige et ce n'est pas par hasard", a-t-il noté.
 
ZONES CÔTIÈRES ET MONTAGNEUSES AFFECTÉES

Le tourisme mondial doit faire sa révolution, a averti l'ensemble des organisations, soulignant le fait que la croissance continue du secteur pourrait conduire à une augmentation de 150 % de ses émissions de gaz dans les trente prochaines années.

Les comportements en matière de tourisme pourraient évoluer : les destinations côtières ou montagneuses, particulièrement dans des pays pauvres ou sur des îles, pourraient être les plus affectées par les changements climatiques et la hausse du niveau des mers, a indiqué le rapport. A l'inverse, les zones tempérées devraient recevoir davantage de touristes.

La rencontre de Davos doit permettre de préparer l'ordre du jour d'une réunion ministérielle de l'ONU sur le tourisme et le climat prévue à Londres en novembre. 

http://www.centre-cired.fr/forum/

jeudi 27 septembre 2007, a 17:35
Allez les Verts ! Oui, mais lesquels ?
 

Le Grenelle de l'environnement veut révolutionner la vie des Français

2007-09-27 13:24:12
PARIS (AFP)

Le Grenelle de l'environnement a franchi une première étape jeudi avec la présentation de centaines de mesures, dont certaines pourraient changer la vie des Français : réduction de la vitesse sur routes, éco-pastille pour les voitures, logements auto-suffisants en énergie ou menus bio pour les cantines. Evènement

Les transports --un quart des émissions de gaz à effet de serre en France-- sont particulièrement visés, à ce stade de la vaste table ronde environnementale voulue par le président Sarkozy.

Si les propositions du Grenelle sont suivies par le gouvernement, les automobilistes devront lever le pied et réduire leur vitesse de 10 km/h sur toutes les routes hors agglomération. Réduire les gaz entraîne automatiquement une baisse de consommation de carburant et des émissions de CO2, principal gaz responsable du réchauffement climatique.

"Il s'agit d'aller vers une société sobre en énergie et en ressources", a indiqué le climatologue Jean Jouzel. "Même si on parvient à diviser par deux d'ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre, on aura probablement 2 degrés de plus que le climat actuel", a t-il rappelé.


L'habitat "passoire" doit disparaître: les logements neufs devront être autosuffisants en énergie en 2020. Les "éco-quartiers", lancés en Allemagne ou en Angleterre, doivent gagner la France.

Pour encourager l'achat des voitures propres, une "éco-pastille" annuelle est préconisée sous la forme de bonus-malus. Les grosses berlines, monospaces et 4X4 qui émettent plus de 140 grammes de CO2/km seraient pénalisées, soit environ la moitié des ventes de véhicules neufs en France. A l'inverse, les propriétaires de voitures moins émettrices toucheraient un bonus.

L'idée d'une taxe kilométrique pour les poids-lourds n'a en revanche pas fait l'objet d'un consensus.

Réduction de vitesse et bonus malus avaient déjà été proposées en 2003 et 2004, puis abandonnées par le gouvernement qui les jugeait contraignantes pour les automobilistes.

Cette fois, les Français seraient prêts à se mobiliser : selon un sondage réalisé pour le ministère de l'Ecologie les 21 et 22 septembre derniers, 93% se déclarent prêts à s'engager dans des efforts quotidiens en faveur de l'environnement.

Leur bonne volonté ira-t-elle jusqu'à la voiture ? Seulement 36% des Français se disaient favorables à une baisse de 10 km/h de la vitesse sur autoroute dans un sondage TWBA publié au début du mois.

En revanche, 81% sont favorables à une réduction de l'utilisation des pesticides. D'accord pour une réduction, mais pourvu que "soient trouvées des solutions alternatives pour permettre aux agriculteurs de faire leur métier", a tempéré Jean-François Le Grand au nom du groupe 2 (ressources naturelles).

Deux sujets ont entraîné un désaccord flagrant : le nucléaire et un éventuel moratoire sur les OGM. Un consensus émerge toutefois pour la création d'une "haute autorité" sur les OGM, qui rendrait des avis à l'autorité politique, et pour une loi sur les biotechnologies.

Plus consensuel, le "bio" figurerait au menu des cantines à raison de 20% d'aliments bio en 2012. Les surfaces cultivées en "bio", aujourd'hui négligeables (2% du total) devraient tripler en 2010 et être multipliées par dix en 2020.

Après 1.000 heures de débats et 53 réunions depuis juillet, la parole est maintenant aux Français : "Ce sont des propositions, pas des décisions, il faut à présent que les Français s'en emparent" a lancé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.

Après un mois de consultation en région et sur internet, une table ronde finale, le "Grenelle" proprement dit accouchera de 15 à 20 "plans programmes" fin octobre, qui seront arbitrés par le président de la République.


lundi 17 septembre 2007, a 19:16
Greenpeace is needed !
 

Des pesticides à l'origine d'un "désastre sanitaire" aux Antilles françaises
L'utilisation massive de certains pesticides a provoqué un "désastre sanitaire" aux Antilles françaises, mettant en danger l'ensemble de leur population, selon un rapport qui a amené lundi le ministre de l'Agriculture Michel Barnier à juger la situation "très grave".La Martinique et la Guadeloupe traversent "une crise extrêmement grave liée à l'utilisation massive de pesticides depuis de nombreuses années", selon le rapport du cancérologue Dominique Belpomme, qui doit être rendu public mardi et dont l'AFP a obtenu une copie.Pour ce professeur, le taux des cancers de la prostate est "majeur" aux Antilles, tandis que le taux de malformations congénitales a augmenté et que les femmes font moins d'enfants qu'il y a 15 ans. Des évolutions qui selon le professeur seraient dues au chlordécone, même si les scientifiques n'en ont "pas encore la preuve épidémiologique".La durée de fixation du chlordécone est "de l'ordre du siècle", a déclaré le cancérologue au quotidien Le Parisien, ajoutant qu'"en Guadeloupe, on a pu démontrer que toutes les femmes enceintes et que tous les enfants qui naissaient étaient contaminés au chlordécone".La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a tenté de relativiser la portée du rapport, en estimant qu'il "pose des questions" et "n'apporte pas de réponse formelle". Ces "inquiétudes ont besoin d'être confirmées par des études scientifiques de haute qualité", a-t-elle ajouté."Nous traiterons la question du chlordécone avec la plus grande transparence", a assuré M. Barnier, pour qui l'occasion se présente de replanter des bananes "avec peu ou pas de pesticide" et "d'aller vers la banane zéro pesticide".Le chlordécone, un insecticide qui fait partie des pesticides organochlorés, a été interdit en France en 1990 avec une mise en application en 1992. Les producteurs antillais ont obtenu un délai juqu'en 1993, a déclaré à l'AFP Christian Choupin, directeur général des producteurs de bananes de Martinique et de Guadeloupe.Depuis, le chlordécone, dont l'action dans le sol peut perdurer "une centaine d'années" reconnaît M. Choupin, a été remplacé par des "pièges à phéromones" qui attirent les charançons femelles.Les stocks de chlordécone, que certains agriculteurs avaient conservé dans leurs remises, ont tous été détruits en 2002, assure M. Choupin.Une autre produit, l'herbicide paraquat, utilisé pour les planteurs et dénoncé dans le rapport, est interdit depuis cet été, rappelle-t-il. Selon le Pr Belpomme, le paraquat "est au moins aussi redoutable que le chlordécone".Mais les producteurs antillais, qui réclament une "véritable" étude scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFFSA), se sont "insurgés" contre le rapport du cancérologue qui n'a pas selon eux "de contenu scientifique".La production antillaise de bananes est en moyenne de 260.000 tonnes par an (210.000 en Martinique et 50.000 en Guadeloupe). Le chiffre d'affaires de la filière, qui emploie 15.000 personnes, s'élève à 220 millions d'euros auquel s'ajoutent des aides européennes d'environ 130 millions.Le passage de l'ouragan Dean, le 17 août, a détruit la totalité de la production en cours de bananes en Martinique et de 50 à 60% en Guadeloupe.Le Pr Belpomme a été à l'initiative de "l'appel de Paris", en mai 2004, qui estimait que "le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l'environnement".

mardi 11 septembre 2007, a 18:32
Le jour d'après...
 

Au Groenland, la marche du glacier Ilulissat sonne l'alarme pour le climat

A ses marges, dans l'embouchure du fjord glacé d'Ilulissat sur la côte ouest du Groenland, le glacier se précipite vers la mer dans une anarchie de glaces bleutées, un chaos de pics et de herses qui cavale désormais au rythme de 30 à 40 mètres par jour.
Parce que sa vitesse de fonte a doublé en dix ans et qu'il avance deux fois plus vite vers la mer - plus de 12 km par an en 2005 contre 6 km en 1996 -, le glacier d'Ilulissat (Jakobson pour les Danois) est devenu le grand témoin du dérèglement climatique au pôle nord et un appel vibrant, in situ, à mobiliser les énergies planétaires pour en limiter l'ampleur.
Classé au patrimoine mondial de l'humanité en 2004, ce glacier parmi les plus actifs au monde s'écoule vers la mer après un errance de près de 12 km jusqu'au rivage, rétrécissant d'autant l'inlandsis groenlandais, l'unique calotte glaciaire de l'hémisphère nord, longue de 1000 km sur 3 km d'épaisseur."Un gigantesque distributeur de glaçons", commente lundi le ministre français du Développement durable Jean-Louis Borloo, en pèlerinage au-dessus du glacier avec une délégation d'experts, de parlementaires et de personnalités, de Maud Fontenoy à Bixente Lizarazu ou Jean-Louis Etienne."
En 1996, le glacier lâchait 27 km3 d'eau par an, aujourd'hui c'est 50 km3 de glace qui filent à la mer. On ne peut déjà plus arrêter le mouvement, mais on a toutes les raisons de tout faire pour maintenir les températures de la planète proches de leur niveau actuel", explique le climatologue français Jean Jouzel, l'une des éminences du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui l'escorte.Pour le ministre, qui se prépare aux grandes négociations à venir sur la lutte contre le changement climatique, quand la France présidera l'Union européenne à partir de juillet 2008 et qu'il faudra décider de l'avenir du protocole de Kyoto, la visite à 220 km au nord du cercle polaire tient de la conférence en plein air.Et vaut bien, justifie-t-il, les 7.000 km aller-retour en avion depuis Paris et les 65 t de CO2, l'un des principaux gaz à effet de serre - qui seront compensées par un projet hydraulique au Mexique -."Tout a déjà été dit, montré, filmé et alors: il faut rester chez soi? Chaque fois que je sors de mon bureau, j'apprends un truc". Et ce qu'il constate, ajoute-t-il, c'est que "pour l'instant, on va plutôt vers la défaite que vers la victoire".Raison de plus, insiste Jean Jouzel, pour défendre dans l'arène mondiale la conviction européenne selon laquelle il faut impérativement réduire les émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement planétaire à 2°C supplémentaires d'ici 2100 par rapport aux niveaux pré-industriels."
Depuis 30 ans, la température monte deux fois plus vite aux pôles, ce qui signifie que pour 2°C de plus en moyenne, on aurait une hausse probable de 4°C ici. Soit une hausse d'un mètre du niveau des océans d'ici 2100".Le dernier rapport scientifique du Giec, publié en janvier 2007 à Paris, prévoit une hausse du niveau des océans de 50 cm d'ici 2100 "pour un scénario un peu rapide", indique Edouard Bard, du Collège de France, spécialiste de l'évolution du climat et des océans. "Mais c'est sans tenir compte de phénomènes additionnels, comme la fonte du Groenland".
Pour l'heure, le Groenland, la plus grande des îles arctiques, grande comme quatre fois la France, ne contribue que de 15% à la montée des océans, mais personne ne peut dire quelle sera son évolution, souligne le climatologue Hervé Le Treut. "Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a pas de mécanismes de retour en arrière et on est à peu près certains que ça va continuer à augmenter".
 

jeudi 23 août 2007, a 11:27
Fin...
 

 
Mexique: Dean va disparaître dans les montagnes après avoir balayé l'Etat de Veracruz

Le cyclone Dean a atteint mercredi l'Etat de Veracruz, dans l'est du Mexique, provoquant des pluies diluviennes et des dégâts matériels, avant de s'enfoncer dans le territoire mexicain où il s'est affaibli pour devenir une tempête tropicale.Dean s'est ensuite heurté aux montagnes de la Sierra Maestra orientale où il disparaîtra progressivement."
Le cyclone a touché terre avec des vents soufflant à 160 km/h, il tombe des trombes d'eau, des arbres sont tombés sur les routes", a déclaré à CNN le gouverneur de l'Etat de Veracruz Fidel Herrera.Un homme qui essayait de réparer son toit à Xalapa, la capitale de l'Etat de Veracruz, est mort électrocuté quand une plaque de tôle a touché un câble électrique, selon la police.
L'ouragan s'était temporairement renforcé au dessus du Golfe du Mexique avant de s'affaiblir à nouveau. En pénétrant à l'intérieur des terres, il est devenu mercredi après-midi une tempête tropicale avant de se heurter aux montagnes de la Sierra Maestra orientale où il disparaîtra progressivement.Dean, le premier cyclone important de la saison, est entré sur la côte Emeraude, sur le Golfe du Mexique, près de la ville de Tecotutla à 16H30 GMT, selon le Centre américain des ouragans (NHC).Abdiel Monroy, responsable des services de Protection civile de Poza Rica, près de Tecolutla, rapporte seulement des dégâts matériels, "des arbres et des pylônes couchés par le vent, des dégâts aux infrastructures, mais pas de victime, ni d'inondations".
Pas d'inquiétudes non plus entre les ports de Tuxpan, au nord de la trajectoire, et de Veracruz, au sud, où les vents ont emporté toitures, réverbères et abîmé de nombreuses maisons.L'état d'urgence avait été décrété dans 89 municipalités de l'Etat de Veracruz. Dans l'Etat d'Hidalgo, dans le centre du Mexique et voisin de Veracruz, la rivière Huehuetla est sorti de son lit sans menacer la population.
Des milliers d'habitants de l'Etat de Veracruz vivant dans des logements précaires se sont réfugiés dans des gymnases aménagés en abris anticycloniques, notamment des paysans.L'Etat de Veracruz est une région fortement peuplée, où environ 3,5 millions de personnes vivent dans des zones à risque.
Après avoir touché la côte caraïbe du Yucatan en catégorie 5, avec des vents dépassant 300 km/h, les vents ont diminué et sont désormais de 160 km/h. Les vents de force cyclonique (au-delà de 118 km/h) s'étendent jusqu'à 110 km autour de l'oeil du cyclone.Plus que le vent, c'est la pluie qui inquiète, car elle pourrait provoquer des inondations, des glissements de terrains et des débordements de rivières."Ce qui nous maintient en alerte, c'est cet énorme volume d'eau, indépendamment de la force du vent", a souligné le gouverneur Fidel Herrera.
Dans la péninsule du Yucatan, Dean a laissé derrière lui des inondations, des arbres arrachés et infligé des dégâts aux bâtiments et aux infrastructures. Les destinations touristiques (Cancun, Playa del Carmen, Tulum et l'île de Cozumel) ont été épargnées. Plusieurs dizaines de milliers d'habitants et de touristes avaient été évacués à titre préventif.
La compagnie pétrolière PEMEX a annoncé mercredi que les employés évacués à titre préventif allaient rapidement regagner ses infrastructures pétrolières off-shore dans le Golfe du Mexique fermées avant le passage de Dean. Le Mexique a diminué sa production de 2,6 millions de barils par jour, un manque à gagner de 150 millions de dollars par jour, mais la production sera rétablie à 100% dans le courant de la semaine prochaine, selon PEMEX.

mardi 21 août 2007, a 00:27
Du déja vu non ?
 

L'alerte rouge a été décrétée lundi 20 août dans le sud-est du Yucatan, sur la côte caraïbe du Mexique, avant l'arrivée du cyclone Dean. Une telle mesure va accélérer l'évacuation des populations qui vivent dans les zones à risque.

Considéré comme "potentiellement catastrophique", le cyclone Dean s'est encore renforcé et avance vers les côtes du Mexique, où il est attendu dans la nuit de lundi à mardi. Plus de 90 000 touristes en vacances à Cancun et dans les îles voisines, ainsi que 13 000 personnes travaillant sur les quelque 140 plates-formes pétrolières du Golfe du Mexique ont déjà été évacuées.

Le cyclone de catégorie 4, sur une échelle qui en compte cinq, est accompagné de vents soufflant à 240 km/h, selon le dernier bulletin du Centre américain de surveillance des ouragans (NHC), basé à Miami. Le phénomène climatique pourrait être reclassé en catégorie 5 lundi soir, avec des vents pouvant atteindre 249 km/h.

Couvrant une superficie de 195 000 kilomètres carrés, soit presque autant que la taille du Sénégal, l'ouragan a finalement épargné lundi les îles Caïmans, qui se préparaient au pire. Il a toutefois ravagé la Jamaïque et fait au moins huit morts dans les Caraïbes.

Après l'intérieur des terres mexicaines, le cyclone pourrait atteindre le Texas.



Espérons que la catastrophe qui a touché la Nouvelle Orléans il y a deux ans ne se reproduise pas...

 

dimanche 19 août 2007, a 11:14
Guerre des Mondes !
 

  Il ya quelques semaines, je vous avais cité un article concernant les nouvelles prétentions russes au Pôle Nord et du fameux planté de drapeau ( à défaut du bâton) sous la calotte glaciaire.

L'affaire rebondit, tel un nouvel épisode de Star War, et les occidentaux, contre-attaquent !!!

Après l’expédition russe du début août, les initiatives militaires et politiques occidentales se multiplient dans cette région riche en hydrocarbures. Hier, Angela Merkel était sur place.

Depuis que les Russes sont allés planter un drapeau au fond de l’océan Arctique début août, pour asseoir symboliquement leurs revendications sur le pôle Nord, les grandes manœuvres diplomatiques occidentales se multiplient tous azimuts dans cette région appelée à devenir une zone géostratégique clé, en raison du réchauffement climatique qui ouvre la perspective d’une exploitation de ses immenses ressources en hydrocarbures. La chancelière allemande Angela Merkel est en visite circonstanciée au Groenland, pour se rendre compte de visu de la fonte de la banquise, une réalité qui pourrait avoir de grosses conséquences sur les équilibres écologiques mais aussi sur les routes de transport régionales jusqu’ici prises dans les glaces. Accompagnée du premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, elle a admiré jeudi, le fjord d’Illulissat, couvert d’icebergs et baigné de lumière bleue. Elle devait se rendre hier en avion au glacier Eqi, dans une station de recherches polaires.

La réponse du berger danois à la bergère russe

La présence de la chancelière dans ce territoire danois d’outremer, en pleine polémique sur les fonds de l’Arctique, revêt une signification politique. Suite à l’expédition russe, les Danois ont fait savoir qu’ils allaient revendiquer eux aussi une partie des fonds sous-marins. La Russie a affirmé vouloir démontrer scientifiquement que la dorsale de Lomonossov, une chaîne montagneuse sous-marine, est le prolongement de la Sibérie.
Réponse du berger danois à la bergère russe, une expédition est partie mardi du Danemark vers l’Arctique, afin de cartographier la zone controversée. L’initiative russe a également provoqué une réaction musclée du Canada, autre puissance riveraine de l’Arctique, qui voit la dorsale de Lomonossov comme une extension de son plateau continental. Le chef de la diplomatie canadienne, Peter MacKay, a raillé l’expédition russe, une pratique du XVe siècle . Cela n’a pas empêché les Canadiens d’organiser une riposte très XIXe siècle, le premier ministre canadien effectuant une tournée de trois jours dans le Grand Nord, clôturée par les plus grandes manœuvres militaires jamais organisées par le Canada dans la région… La convention de l’ONU sur le droit de la mer donne aux pays signataires, jusqu’à dix ans après sa ratification, la possibilité de déposer des revendications sur les fonds marins s’ils veulent étendre leur souveraineté au-delà de leur zone des 200 milles. Parmi les cinq nations arctiques (Russie, États-Unis, Canada, Danemark et Norvège), seuls Oslo et Moscou ont présenté leur dossier. N’ayant pas ratifié la convention, les États-Unis ne peuvent pas affirmer leurs revendications. Le président George Bush s’en est inquiété. Il devrait demander au Congrès de ratifier le texte dès septembre. Le défi russe en Arctique doit être à l’ordre du jour du sommet américano-canadien ce lundi.

samedi 18 août 2007, a 22:36
La saison revient !!! Laquelle ?
 

Deux morts en Martinique après le passage de Dean, Haïti menacé.

De nombreuses îles des Caraïbes étaient en état d'alerte samedi à l'approche du cyclone Dean qui a déjà causé deux mort dans le département français de Martinique et qui menace désormais Haïti.Ouragan majeur de catégorie 4 sur une échelle qui en compte 5, considéré comme "extrêmement dangereux", Dean se rapprochait d'Haïti et de la Jamaïque, a annoncé le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC) à 18H00 GMT.

L'île d'Hispaniola qui abrite Haïti et la République dominicaine subissait déjà samedi en début d'après-midi de fortes pluies, prélude à l'arrivée du cyclone. Des inondations notamment le long des côtes et des glissements de terrain sont à craindre.Un avis d'alerte cyclonique est en vigueur en Haïti, en République dominicaine, en Jamaïque et aux Iles Caïmans.
Les autorités cubaines ont décrété une alerte dans six provinces du sud de l'île et se préparent à des évacuations massives.
Dean est accompagné de vents soufflant à 240 km/h avec, localement, des rafales plus fortes. Un cyclone passe en catégorie 5 -ouragan extrême- quand le vent atteint 249 km/h.A 18H00 GMT, l'oeil du cyclone se trouvait à 285 km au sud de Saint-Domingue, et à 915 km à l'est-sud-est de Kingston, capitale de la Jamaïque. Il se déplaçait à la vitesse de 28 km/h.Le cyclone devrait toucher la côte sud d'Hispaniola plus tard dans la journée et demeurer sur l'île jusqu'à dimanche matin.

En Jamaïque, des milliers de personnes ont pris d'assaut les supermarchés et les stations d'essence pour se ravitailler avant l'arrivée de l'ouragan qui pourrait toucher directement l'île dimanche ou lundi. Le gouvernement a demandé aux équipes de secours d'urgence de se mobiliser et de vérifier notamment l'état des abris.

Au Mexique, les autorités ont d'ores et déjà évacué 80.000 touristes en vacances dans les stations balnéaires de Cancun et Cozumel. En 2005, cette région touristique du Mexique avait déjà été rudement frappée par un cyclone. Selon les prévisions du NHC, Dean pourrait toucher la péninsule du Yucatan au milieu de la semaine prochaine.Dean pourrait également menacer nombre d'installations pétrolières dans le Golfe du Mexique.

La Nasa envisage quant à elle de faire revenir sur Terre l'équipage de la navette Endeavour mardi au lieu de mercredi car le centre de contrôle situé à Houston (Texas, sud des Etats-Unis) pourrait être forcé de fermer si l'ouragan menace le sud du Texas.

Vendredi, ce sont les Antilles françaises qui avaient été frappées.Le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer Christian Estrosi est arrivé sur place samedi pour mesurer l'étendue des dégâts. Près de 100% de la production de bananes et près de 70% de la production de canne à sucre auraient été détruites.Le Premier ministre français François Fillon a annoncé qu'il convoquait une réunion interministérielle au début de la semaine prochaine sur la situation en Martinique et en Guadeloupe, également touchée par le cyclone."L'Etat sera présent à vos côtés, car la France de métropole et la France d'outre-mer constituent une unité indivisible", a écrit le président Nicolas Sarkozy dans un message aux Martiniquais et aux Guadeloupéens.Samedi à la mi-journée, près de 110.000 clients martiniquais restaient privés d'électricité, a indiqué à Paris une porte-parole d'EDF.  

vendredi 03 août 2007, a 10:02
Vodka ou plongée pour toucher le fond ?
 

Des explorateurs plantent le drapeau de la Russie à 4 km sous le pôle Nord

Des explorateurs russes ont planté jeudi un drapeau de la Russie au fond de l'océan Arctique, à plus de 4.000 mètres sous le pôle Nord, au terme d'une expédition présentée comme pionnière et symbolique des velléités territoriales de Moscou sur l'Arctique et ses hydrocarbures.Le sous-marin de poche Mir-1, équipé d'un bras mécanique, a dressé un drapeau en titane d'un mètre de hauteur et aux couleurs de la Russie à la verticale du pôle Nord, a annoncé Vladimir Strougatskï, un membre de l'expédition cité par l'agence Itar-Tass.Le Mir-1, bathyscaphe de tête, s'est "posé" à 4.261 m de profondeur. Le second module a atteint 4.302 m des grands fonds de l'océan Arctique (4.000 à 5.000 m de profondeur).Les deux sous-marins ont refait surface dans la soirée, au bout de 9 heures de mission.Le pilote de Mir-2, Evgueni Tcherniaïev, avait livré, lyrique, son premier commentaire à l'agence Itar-Tass. "Nous avons touché le fond en douceur, autour de nous il y a un sol jaunâtre, mais nous ne voyons pas d'habitants des profondeurs marines", a-t-il déclaré.Les explorateurs, dont deux députés et un scientifique russes, ainsi qu'un homme d'affaires suédois Frederik Paulsen qui co-finance la mission, ont mis deux heures à descendre dans les eaux de l'océan Arctique.L'équipage a mené des expériences scientifiques, pris des échantillons du fond marin et de l'eau, mais aussi laissé une capsule contenant un message pour les générations futures.Le président Vladimir Poutine, qui a soutenu en mai ce projet, a appelé les participants à l'expédition pour les féliciter de la réussite, ont rapporté les agences russes.Arrivés mercredi sur le lieu de plongée, les explorateurs étaient partis le 24 juillet de Mourmansk, une ville portuaire sur la mer de Barents.Deux bateaux russes, le navire de recherche Akademik Fedorov et le brise-glace à propulsion nucléaire Rossia qui l'escorte, ont été appareillés pour cette mission aux visées scientifiques, mais aussi politiques.Au-delà de l'intérêt scientifique, l'expédition Arctique 2007 entendait rappeler les visées russes sur le contrôle de ces territoires, disputés avec d'autres pays, dont les Etats-Unis, et qui pourraient être riches en pétrole et en gaz.Selon le US Geological Survey, l'agence américaine de géologie et de géophysique, 25% des ressources mondiales de pétrole se trouvent au nord du cercle polaire.Avant de partir pour le pôle, Artour Tchilingarov avait ainsi estimé que l'expédition aiderait la Russie à avancer dans la revendication, soutenue par le président Vladimir Poutine, de ces régions. "L'Arctique est à nous et nous devrions y montrer notre présence", avait-il déclaré.En 2001, Moscou avait déposé une requête en ce sens devant une commission de l'ONU sur le droit de la mer pour revendiquer ces territoires.Loin de l'euphorie russe, le Canada a ironisé sur l'expédition jugeant qu'il s'agissait d'une tactique plus adaptée au 15e siècle qu'à l'époque actuelle, relevant du "spectacle".Tout en disant ne pas très bien comprendre "la signification de cet acte", le Premier ministre canadien Stephen Harper a déclaré qu'il démontrait en tout cas "qu'à l'avenir, l'importance de l'Arctique va augmenter". "Nous devons agir rapidement pour assurer à l'avenir notre souveraineté sur notre Arctique et le nord canadien, et c'est ce que nous avons l'intention de faire", a-t-il ajouté."Je ne sais pas s'ils ont planté un drapeau métallique, un drapeau en plastique ou couvert le fond de l'océan avec un drap. Mais cela n'a aucune signification" quant à d'éventuels droits sur les richesses du sous-sol arctique, a estimé de son côté Tom Casey, porte-parole du département d'Etat américain.  

lundi 23 juillet 2007, a 14:15
De l'or en barre sous les yeux !!!
 

 
Des milliards dans les poubelles
Chaque Français jette 1 kilo d’ordures par jour... Soit deux fois plus qu’il y a 40 ans. Matière première pour les entreprises qui « poussent » sur la gestion des déchets et des services de propreté en France. Deux géants dominent ce marché : Veolia Propreté et Sita (filiale de Suez Environnement). Ils collectent, trient, incinèrent, recyclent... Veolia Propreté affiche un coquet 6,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Son concurrent, 2,3 milliards d’euros. Des chiffres impressionnants : à titre de comparaison, le budget du ministère de l’Écologie et du développement durable s’élève à... 915 millions d’euros. Mais le savoir-faire de nos champions tricolores brille également à l’étranger : Veolia Propreté réalise 55 % de son chiffre d’affaires à l’export. Sur le marché des déchets, la part du recyclage prend de plus en plus d’ampleur : il a enregistré une croissance de 38 % sur les cinq dernières années, et affiche un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros [1].   Un créneau favorable à des PME telles que CFF Recycling, Paprec, Rips ou encore Valorplast... À l’autre bout de la chaîne, les industriels et les distributeurs s’intéressent également à la question via l’écoconception : le poids unitaire des pots de yaourt a diminué de 13 % en 8 ans et celui des canettes aluminium de 10 %...

dimanche 22 juillet 2007, a 09:07
Demain j'enlève le bas !
 

Le coton est la matière première du jean.
Sa culture et son traitement s’avèrent extrêmement polluants. En effet, la culture du coton consomme le quart des insecticides utilisés dans le monde, alors qu’elle représente un peu moins de 3% des terres cultivées.
Il est donc important de privilégier les produits de bonne qualité pour augmenter la durée de vie. Pensons aussi au coton biologique, cultivé en équilibre avec l’environnement.
La culture du coton biologique utilise des engrais naturels et des pesticides avec une rotation des cultures(6 ans, 2 ans de culture de coton) et beaucoup moins d’eau que la culture intensive. Autres avantages : le coton biologique est plus souple, plus doux et intègre souvent une démarche de commerce équitable.

dimanche 22 juillet 2007, a 08:59
En des temps reculés...
 

Une inondation catastrophique à l'origine de la Manche

La Grande-Bretagne s'est retrouvée séparée de l'Europe continentale il y a des centaines de milliers d'années à la suite d'une inondation catastrophique due à l'effondrement d'un barrage naturel retenant un lac de montagne, selon une étude parue dans la revue Nature.En analysant une carte en trois dimensions de la Manche, des chercheurs de l'Imperial College de Londres dirigée par Sanjeev Gupta et Jenny Collier ont constaté la présence d'une gigantesque vallée large de dizaines de kilomètres et profonde d'une cinquantaine de mètres creusée dans le fond crayeux de la Manche. Grâce à l'utilisation de sonars, l'équipe a mis en évidence des traits faisant penser à une érosion de grande ampleur causée par le passage brutal, comme un énorme torrent, d'une fabuleuse quantité d'eau.Autrefois, au nord du bassin occupé actuellement par la Manche, dans ce qui est actuellement la partie méridionale de la mer du Nord, se trouvait un lac approvisionné par le Rhin et la Tamise et retenu par une barrière naturelle connue sous le nom de Weal-Artois. La rupture de ce barrage, intervenue il y a entre 450.000 et 200.000 ans, aurait provoqué pendant plusieurs mois le déferlement de grandes quantités d'eau, estimées à un million de m3 par seconde, selon cette étude.Le creusement des terres par ce torrent monstrueux a inondé toute une région, actuellement occupée par la Manche, et a changé le réseau des fleuves de toute cette zone, tels que le Rhin et la Tamise, ajoutent les chercheurs.Par ailleurs, la migration des populations humaines en Europe a pu être affectée par ce phénomène qui aurait créé une barrière infranchissable pour les migrations venant du continent. La première population humaine en Angleterre s'est alors réduite progressivement faute de l'apport de nouveaux arrivants, conduisant à une disparition de l'homme sur l'île pendant quelque 100.000 ans."Cet événement préhistorique, conclut selon Sanjeev Gupta, permet en effet d'expliquer les raisons qui ont amené le Royaume Uni à devenir une île et pourquoi la première occupation humaine de l'Angleterre s'est arrêtée brutalement pendant près de 120.000 ans".  

samedi 21 juillet 2007, a 11:09
Attention ça chauffe !
 

 Chine: la croissance garde un rythme effréné, nouvelles mesures attendues

Avec plus de 11% de croissance au premier semestre, l'économie chinoise a poursuivi sa progression sur un rythme effréné qui renforce les craintes de surchauffe et augure de nouvelles mesures restrictives du gouvernement.
Déjouant les prévisions des économistes, le produit intérieur brut a connu une progression de 11,5% entre janvier et juin et de 11,9% au deuxième trimestre, toujours largement nourrie par les exportations.La dernière fois que l'économie avait connu un tel rythme remonte à 1994, lorsque le chiffre pour toute l'année avait été de 13,1%.
La semaine dernière, la Chine avait révisé à la hausse son taux de croissance économique en 2006 à 11,1%, contre 10,7% auparavant.A ce rythme, la Chine devrait détrôner l'Allemagne comme troisième économie mondiale à la fin de l'année, après avoir dépassé la Grande-Bretagne et la France en 2005.Selon la Banque mondiale, le PIB de l'Allemagne s'élevait à la fin 2006 à 2.900 milliards de dollars sur un an, alors que celui du géant asiatique, sur le seul premier semestre, a atteint 1.400 milliards de dollars.Le porte-parole du BNS a averti que cette croissance galopante allait contraindre le gouvernement à renforcer sa politique antisurchauffe."Nous continuerons à renforcer et à améliorer les mesures de contrôle macroéconomiques", a-t-il dit, alors que le matin même, le China Securities Journal estimait en Une qu'"il devient de plus en plus évident que la croissance est en train de passer d'un rythme relativement rapide à la surchauffe"."Nous voyons bien que l'économie est en surchauffe, nous nous attendons à ce que le gouvernement prenne de nouvelles mesures bientôt", a également souligné Li Huiyong, économiste chez Shenyin Wanguo Securities à Shanghai.Pékin a déjà engagé toute une série d'actions cette année pour freiner la machine, dont deux hausses de taux d'intérêt, cinq hausses de taux de réserves obligatoires des banques et des mesures fiscales pour tenter de freiner ses exportations.Hong Liang, économiste chez Goldman Sachs basé à Hong Kong, s'attend en particulier à ce que le gouvernement relève, pour la troisième fois, les taux d'intérêt de 27 points de base d'ici la fin du mois.Cependant, relève-t-il, les ajustements nécessaires pourraient être retardés en raison du calendrier politique, car le Parti prépare son XVIIe Congrès à l'automne.
La Chine souhaite une croissance qui dépend moins des exportations et plus de la consommation intérieure, et soit plus respectueuse de l'environnement.Un excédent commercial record en juin (26,91 milliards de dollars, environ 20 milliards d'euros), qui place la Chine sur la voie d'une nouvelle performance à l'export en 2007, risque d'envenimer un peu plus les relations avec ses deux principaux partenaires commerciaux, les Etats-Unis et l'Union européenne.Par ailleurs, l'inflation a bondi en juin, à 4,4% (3,2% pour les six premiers mois), dépassant l'objectif annuel des autorités (3%). Les autorités ont blâmé la flambée des prix du porc en Chine, viande la plus consommée par la population.Cette forte croissance devrait constituer aussi un obstacle pour arriver à une économie moins vorace en énergie."La taux de croissance est si élevé que l'objectif de réduire la consommation d'énergie (par unité de PIB) de 20% d'ici 2010 ne sera pas réalisable", affirme Qi Jingmei, chercheur au Centre d'information de l'Etat, un centre dépendant du Conseil d'Etat (gouvernement).

vendredi 20 juillet 2007, a 09:33
Peter les plombs !
 

Craintes de pénurie d'électricité à Tokyo après le séisme

Le Japon appréhendait jeudi une possible pénurie d'électricité à Tokyo pendant la saison d'été après la fermeture pour des mois de la plus puissante centrale nucléaire du Japon, endommagée lundi par un violent séisme.
Selon la presse, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa (8.212 mégawatts), qui alimente la mégalopole de Tokyo (20 millions d'habitants), pourrait cesser toute activité pendant au moins un an.Une hypothèse d'autant plus probable que Tokyo Electric Power (Tepco), la plus grande compagnie privée d'électricité du monde qui exploite la centrale, a reconnu qu'une nouvelle fuite radioactive avait été détectée sur le site.Des particules radioactives ont été localisées mercredi dans un filtre d'un des sept réacteurs de la centrale et une petite quantité d'eau radioactive s'est échappée d'un tuyau.Il n'y a aucun risque pour la santé ou l'environnement, selon Tepco.Kashiwazaki-Kariwa se trouve à seulement neuf kilomètres de l'épicentre du séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter qui a fait dix morts, un millier de blessés et détruits ou endommagé plus de 2.000 bâtiments dans la région de Niigata (centre).
La secousse a provoqué un sérieux incendie dans la centrale, a fait se déverser 1,2 mètre cube d'eau légèrement radioactive dans la Mer du Japon.Un total de 438 fûts d'acier hermétiques destinés à recueillir les gants et autres vêtements potentiellement irradiés se sont renversés lors de la secousse. Certains se sont ouverts.La centrale, qui n'était pas conçue pour résister a un séisme aussi fort, a été fermée pour une période indéfinie par les autorités à des fins d'enquête sur la sécurité du site.Le gouvernement japonais envisage de la maintenir fermée pendant un an au moins, sinon plus, a révélé jeudi le quotidien économique Nikkei.L'information n'a pas été confirmée à Tokyo mais, selon un fonctionnaire de Kashiwazaki, le site est assuré de rester fermé pendant tout l'été, saison de fortes chaleurs où la consommation électrique est à son pic pour alimenter les climatiseurs.
Les dégâts subis par la centrale sont "sans précédent et il est difficile de prévoir quand pourront reprendre ses opérations", a déclaré Osamu Oshima, un chef des pompiers."J'ignore quand nous aurons terminé les vérifications, mais cela n'est pas pour demain. Il faudra probablement quelques mois ou plus", a-t-il estimé.S'il s'avère que la structure de la centrale doit être renforcée, les installations "pourraient rester hors service pendant beaucoup plus d'un an", affirme le Nikkei.En outre, il semble que l'usine de Kashiwazaki-Kariwa ait été construite juste au-dessus d'une faille active.La compagnie Tokyo Electric Power a déjà demandé de l'aide à ses concurrentes pour répondre aux énormes besoins en électricité de la capitale, située à 250 km au sud."Nous ferons de notre mieux pour garantir un approvisionnement régulier en électricité en faisant appel à nos centrales thermiques, mais nous allons probablement devoir demander à nos clients de faire des économies d'énergie", a affirmé un porte-parole de Tepco.Très pauvre en ressources naturelles, le Japon dépend à 35% du nucléaire pour son électricité, mais il est aussi situé dans une zone à très hauts risques sismiques.Le porte-parole du gouvernement, Yasuhisa Shiozaki, a ordonné des "vérifications approfondies" des conditions de sécurité de l'ensemble des 55 réacteurs nucléaires du Japon."Nous devons envisager de nouvelles normes anti-sismiques en analysant les conséquences de ce séisme qui a surpris par sa puissance", a-t-il prôné.Le quotidien Yomiuri a également plaidé pour un renforcement des structures nucléaires.Seul le quotidien nationaliste Sankei a exhorté les Japonais "à ne pas céder à la panique" en soulignant le rôle de l'énergie nucléaire dans la lutte contre le réchauffement de la planète.  

jeudi 19 juillet 2007, a 22:34
Et 100 de moins !
 

 
Le Pô, le grand fleuve italien du nord de la péninsule, stratégique pour son économie, est menacé par la sécheresse, et devrait selon des experts, "raccourcir" d'une centaine de kilomètres dans les années à venir, à cause d'un phénomène de salinisation.
Des spécialistes de l'agence italienne pour la protection de l'environnement (APAT), réunis en congrès à Parme prévoient que le fleuve, aujourd'hui long de 652 km, pourrait n'en faire que 552 km dans quelques années, écrit mardi le quotidien italien La Repubblica.Selon ces experts tout le delta du Pô sur l'Adriatique deviendrait une vaste lagune, et l'eau gorgée de sel deviendrait donc "impropre" aux activités industrielles et agricoles.
La réduction des pluies sur la péninsule, l'affaissement des sols privés d'eau et la hausse du niveau de la mer sont les principaux facteurs naturels à l'origine de l'assèchement progressif du principal fleuve italien.Selon les experts, le débit moyen du Pô a baissé de près de 25% durant les 30 dernières années, notamment du fait de l'augmentation simultanée des prélèvements effectués par l'homme.73 % des captations du Pô sont destinées à l'agriculture.
Le bassin du fleuve s'étend sur un quart du territoire national, représentant 40% du PIB italien et 35% de la production agricole du pays.La mise en place de techniques d'irrigation plus efficaces et la réduction des cultures les plus gourmandes en eau, telles que le riz, le maïs et les kiwis est envisagée par les experts, qui poussent également à des économies d'eau au niveau domestique, en particulier pendant l'été.Selon le syndicat agricole Coldiretti cité par la Repubblica, les malheurs du Pô mettent en péril un tiers de la filière agroalimentaire italienne, y compris la viande et le fromage.

jeudi 14 juin 2007, a 21:33
Tristement d'actualité, était-il prémonitoire ?
 

 
Le vieux

 

Dans la ville, au centre d'une place,

Un vieil homme, drapé d'un grand manteau,

Eveille la curiosité des gens assis aux terrasses

Des cafés. Quel est ce fou juché sur ses tréteaux ?

 

D'une voix forte il interpelle les passants,

Déclamant qu'il ne leur reste que peu de temps

Avant que ne vienne la fin du Monde et ses bouleversements.

 

«Mes Frères, ne voyez-vous pas la Terre sous vos pieds

Etouffer de toutes ces fumées, des rejets pollués ?

Qu'avez-vous donc fait de l'Eden qui vous fut donné

 

Déjà vous fêtez l'arrivée du Troisième Millénaire ;

Mais celle qui vous porte, vous nourrit, le fêtera-

T-elle ? Ou si trop exploitée, vous punira ?

Ne voyez-vous pas venir ses premières colères ?

 

La catastrophe finale s'élabore jour après jour :

Les saisons s'inversent et s'entrechoquent,

Comme si notre planète avait bouleversé son cours .

 

Des contrées entières, par le courroux des vents

Et des mers, s'écroulent sous le choc

Des tempêtes et des plus en plus nombreux ouragans ,

 

Pendant ce temps, à l'autre bout du monde,

Les plus riches produisent et détruisent encore,

Font progresser la science et exploser les bombes,

Enfouissent dans les entrailles de la Terre la Mort :

 

Déchets incorruptibles du funeste nucléaire.

Réagissez ! Laisserez-vous un tel héritage

Aux générations futures ? Le temps presse mes Frères,

Construisez dès à présent un Nouvel Age ! »

 

(écrit en 1999, et publié en 2000, Les poètes de l'An 2000, recueil sous la direction de Jacques Charpentreau, Collection Fleur d'encre, Livre de Poche Jeunesse, Hachette Livre, 2000)

jeudi 14 juin 2007, a 18:44
Les Titans de nouveau déchaînés ?
 

Ce soir, un bulletin d'information, déclenchement du plan d'urgence, risque d'intempérie dans la région de Montbéliard, il est 16h30.

De plus en plus souvent les éléments se déchaînent, à croire que jusqu'il y a quelques années ils se tenaient tranquilles, baillonnés, maîtrisés ici ou là par le génie inventif de l'humain ou on ne sait quelle puissance mythique ou mythologique...

Et dire que nous nous sommes enfin rendu compte que notre activité humaine avait des conséquences sur notre environnement, que les cyclones, outils de régulation du climat mondial ne sont pas seulement réservés aux îles tropicales quasi inhabitées ou en voie de dévelloppement !

Il est temps quasi trop tard peut être de se perdre en conjectures à savoir si l'huile de colza ou le jus de rhubarbe polluerait moins que le gazoil !!!
La sagesse de nos aieux maintes fois devenue adage n'est sans aucun doute purement une rime d'almanach : quelle impuissance verbale face aux gros producteurs et pollueurs de la planète qui ne se sont pas encore résignés à signer les traîtés internationaux contre la pollution, entre autre le protocole de Kyoto.

Que pouvons nous faire face à une puissance mondiale qui laisse mourir tant culturellement que réellement le territoire de la Lousiane : faut-il attendre une canicule qui décimerait le clan Bush, comme celle qui nous a fauché des retraités indénombrables en 2003 ?


Etat d'alerte dans l'Est de la France :

Bulletin Régional de Suivi

CENTRE METEOROLOGIQUE INTERREGIONAL DE STRASBOURG

Bulletin émis le jeudi 14 juin 2007 à 22h00
Date et heure du prochain message : vendredi 15 juin 2007 à 01h00

Numéro : 1406NE05
Evenement type: Orages
Evènement en cours.
Fin d'évènement prévu le vendredi 15 juin 2007 à 09h00

Maintien de suivi pour : Bas-Rhin, Haut-Rhin, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges, Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire-de-Belfort

Situation actuelle et données observées :

Une accalmie temporaire concerne tous les départements du quart nord-est au niveau de
l'activité orageuse. Les averses les plus marquées s'étendent à l'ouest d'une ligne allant de
Lons-Le-Saunier à Colmar en passant par Belfort. Ces averses concernent les départements
des Vosges, Haute-Saône, Bas-Rhin, l'ouest du Jura et du Doubs ainsi que le relief vosgien.


Evolution prévue :

Le risque d'une reprise de l'activité orageuse est maintenu pour la deuxième partie de nuit.
Des orages actuellement sur le sud-ouest du Massif Central continuent de remonter vers
le nord-est. Le risque d'orage fort reste d'actualité et concerne tout le quart nord-est. Ces
orages peuvent localement s'accompagner de grêles et de rafales de vent autour de 80km/h.
Les cumuls peuvent être ponctuellement conséquents et une lame d'eau de 10 litres au m² en
une heure peut être observée. Les cellules orageuses se déplaçant sur un même axe du
sud-ouest au nord-est, les cumuls pourront être ponctuellement importants avec 80 litres au m².


Qualification de l'évènement :

Situation orageuse non exceptionnelle mais demandant une vigilance particulière.


Consequences possibles :

Orages/Orang.
- Violents orages susceptibles de provoquer localement des dégâts importants.
- Des dégâts importants sont localement à craindre sur l'habitat léger et les installations provisoires.- Des inondations de caves et points bas peuvent se produire très rapidement.
- Quelques départs de feux peuvent être enregistrés en forêt suite à des impacts de foudre non accompagnés de précipitations.


Conseils de Comportement :

Orages/Orang.
- A l'approche d'un orage, prenez les précautions d'usage pour mettre à l'abri les objets sensibles au vent.- Ne vous abritez pas sous les arbres.- Evitez les promenades en forêts et les sorties en montagne.
- Evitez d'utiliser le téléphone et les appareils électriques.- Signalez sans attendre les départs de feux dont vous pourriez être témoins.








 

Présentation
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.

Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...

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Bah, ça alors ! 2 Cerise (22/11/2009 22:28)

Etant moi-même dans ...

X-Men 2 Zaccharie (18/01/2009 09:38)

Aaahhh !!! C'es...

Les 5 minutes indispensables de Mme Cyclopède... Zaccharie (14/01/2009 23:28)

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