Pour le moment, les puissantes marées de l'estuaire de la rivière
Severn, entre l'Angleterre et le pays de Galles, ne sont exploitées que
par une population quelque peu rebelle : des surfeurs. Lors des jours
de forts coefficients, ils bravent les mises en garde des autorités et
surfent sur l'une des plus grosses vagues de marée du monde, un
mascaret qui peut atteindre deux mètres de haut et remonter la rivière
sur plusieurs kilomètres. Cette vague, dont le spectacle attire de
nombreux curieux, est l'une des conséquences de l'extraordinaire
marnage dans cette embouchure, qui peut atteindre jusqu'à 15 mètres de
haut, soit plus que dans la baie du Mont-Saint-Michel.
Ce n'est
donc pas une surprise si le ministère britannique de l'Énergie et du
Changement climatique a choisi l'endroit pour y installer de futures
usines marémotrices. En début de semaine, Ed Miliband, le ministre de
l'Énergie, a présenté au public les cinq projets encore en lisse. Le
plus ambitieux d'entre eux, qui aurait une puissance installée de 8,6
GW (8,6 milliards de watts), soit l'équivalent de plus de cinq
réacteurs nucléaires EPR, a clairement la faveur du gouvernement. Ce
barrage de 20 kilomètres de long produirait presque 5 % de
l'électricité du Royaume-Uni et «pourrait éviter d'émettre autant de
dioxyde de carbone que ce qu'émettent toutes les habitations du pays de
Galles», promet Ed Miliband. En décembre dernier, le Royaume-Uni s'est
engagé, comme le reste de l'Union européenne, à produire 20 % de son
électricité avec des sources renouvelables d'ici à 2020.
Un terrible dilemme
Les
quatre autres projets retenus pour la Severn seraient de plus petite
taille que le barrage entre Cardiff et Weston-super-Mare, et auraient
des puissances plus modestes, comprises entre 0,6 et 1,3 GW.
Contrairement aux multiples projets qui cherchent à exploiter l'énergie
des vagues ou de la houle, mais qui se heurtent à de gros problèmes de
résistance, les installations de la Severn sont tout à fait
réalisables, comme le prouvent les plus de quarante années de
fonctionnement de l'usine de la Rance en Bretagne, qui fut la première
au monde à transformer l'énergie des marées en électricité sur une
grande échelle. Entre la Rance et la Severn, le principe est le même,
seule l'échelle diffère. Les 216 turbines du barrage britannique
fourniraient 35 fois plus de courant que l'usine bretonne.
Malgré tous ses avantages techniques, le projet marémoteur de la
Severn provoque en fait un terrible dilemme pour les défenseurs de
l'environnement. D'un côté, la perspective de remplacer l'équivalent de
plusieurs centrales à charbon par une source d'énergie totalement
renouvelable et, de l'autre, le risque de perturber l'un des plus
riches écosystèmes de toute la Grande-Bretagne. De nombreuses
associations écologistes, locales comme nationales, se mobilisent
contre le barrage Cardiff-Weston, dénonçant l'impact d'une telle
installation sur les poissons et les oiseaux de l'estuaire. «Nous
savons que le barrage détruirait d'immenses étendues de marais et
d'estrans utilisés par 69 000 oiseaux chaque hiver et bloquerait les
routes demigrations de nombreux poissons », met en garde Martin Harper,
de la Société royale de protection des oiseaux (RSPB).
Après des consultations qui s'annoncent animées, le gouvernement doit choisir l'un des cinq projets au cours de l'année 2010.
Une nouvelle fois, le Gulf Stream, ou plutôt la circulation
thermohaline dont ce courant transatlantique n'est qu'une branche,
provoque des remous. Le réchauffement pourrait, en effet, être
partiellement compensé pendant dix ans par une baisse des températures
océaniques en Europe et en Amérique du Nord. Telle est la conclusion
plutôt provocatrice d'une étude publiée jeudi dans la revue Nature.
L'équipe de chercheurs menée par Noel Keenlyside, du Leibniz
Institute of Marine Science en Allemagne, fonde cette affirmation sur
les résultats d'un nouveau modèle qu'elle a mis au point. Celui-ci
permet de mieux connaître l'impact sur le réchauffement de la
circulation thermohaline, également baptisé «tapis roulant». Ce courant
part des tropiques et remonte vers les hautes latitudes où, une fois
refroidies et salées, les eaux plongent en profondeur avant de
redescendre vers le sud. Selon eux, ce courant devrait se ralentir.
Avec pour effet un refroidissement des eaux de l'Atlantique nord. Leur
constat se base sur les relevés de la température de surface des eaux.
Or les scientifiques pensaient jusqu'à présent que seule l'observation
des eaux en profondeur permettrait d'alimenter les modèles.
«Nos résultats montrent que les températures globales risquent de se
stabiliser ou se refroidir au cours des dix années à venir du fait de
fluctuations naturelles, mais à long terme les températures devraient
continuer à augmenter», concluent les scientifiques. En clair, le répit
pour la planète ne serait que de dix ans. Une évolution susceptible de
tempérer ouragans, canicules et intempéries. Sans pour autant altérer
la tendance à long terme au réchauffement.
Résultats «encourageants»
Tout en jugeant ces résultats «encourageants» sur l'amélioration des
prévisions, Richard Wood, climatologue au Met Office britannique,
estime dans un commentaire à ce sujet dans la revue Nature, que «des
points substantiels méritent clarification». Et de mettre en garde :
«La circulation thermohaline ne dépend pas seulement de la température,
mais également de la salinité des océans.»
Ce n'est pas la première fois que l'hypothèse d'un ralentissement de
ce courant océanique est avancée, relançant les spéculations sur les
risques de refroidissement qu'un tel phénomène est susceptible
d'induire. C'est le chercheur Harry Bryden, du Centre océanographique
national britannique, qui l'avait lancée avec fracas en 2005. Si l'on
en croit ses travaux, le courant, ou dérive, Atlantique nord aurait
déjà perdu un tiers de son intensité depuis le milieu des années 1950.
Paul Tréguer, directeur scientifique du réseau européen de chercheurs
Eur-Oceans, est réservé sur ce point. Selon lui, la dérive Atlantique
nord n'est pas, contrairement à une idée reçue, la seule responsable de
la douceur de nos côtes. On estime en effet généralement que ce courant
justifie les 15 °C de différence de température hivernale existant
entre Paris et Montréal, pourtant situées aux mêmes latitudes. Or, pour
Paul Tréguer, son rôle serait limité à 20 % dans l'évolution des
températures d'ici à 2050, les 80 % restants étant à ses yeux
imputables à la circulation atmosphérique. De quoi limiter la portée de
ces travaux sur les températures futures du Vieux Continent.
Le président tchèque Vaclav Klaus, qui dénonce
comme un mythe le réchauffement climatique, s'est vu attribuer vendredi
le prix 2007 du "propos anti-écologique" par le mouvement local Deti
Zeme (Enfants de la Terre).
La "Perle verte" lui a été attribuée
pour la déclaration suivante, faite au journal économique Hospodarske
Noviny: "Je ne vois aucune destruction de la planète et je ne l'ai
jamais vu de ma vie. Je ne pense pas qu'un homme sérieux et raisonnable
puisse parler d'une telle chose".
Parallèlement à ses positions
très eurosceptiques, le chef de l'Etat tchèque a fait du négationnisme
climatique son cheval de bataille. Pour lui, les positions de
l'Américain Al Gore hérault de la lutte contre le réchauffement
relèvent de "visions folles".
M. Klaus, libéral convaincu qui
vient de fêter ses 67 ans, a développé ses thèses audacieuses dans un
livre "Une planète bleue, pas verte", où il accuse les
environnementalistes de vouloir "limiter la liberté de pensée et de
décision" en les comparant aux régimes communistes.
Antibiotiques, hormones, anticancéreux… ces médicaments envahissent
insidieusement les rivières. L'eau de nos fleuves est pourtant de plus
en plus transparente. «Dans les années 1960, c'était des cloaques
infâmes», rappelle Pascal Berteaud, directeur de l'eau au ministère de
l'Écologie. Les stations d'épuration étaient l'exception et les
industries déversaient leurs eaux usées dans les fleuves en toute
impunité.
Après s'être occupé des déchets les plus grossiers, on
s'est aperçu qu'ils ne faisaient que cacher des pollutions plus
diffuses. «On est passé de milligrammes par litre à des mesures en
microgrammes par litre», poursuit Pascal Berteaud. C'est ainsi que sont
entrés dans la danse les métaux lourds, les pesticides, les PCB… des
produits plus compliqués à détecter. Au mieux plus sophistiqués à
traiter, au pire quasiment impossibles à éliminer tels que les PCB
stockés dans les sédiments.
Aujourd'hui, de nouvelles
pollutions, guère plus réjouissantes que les précédentes, émergent. Il
s'agit notamment des médicaments qui s'évaluent en nanogrammes par
litre.
On a ainsi observé des poissons qui changeaient de sexe.
«Il y a certes beaucoup plus de poissons aujourd'hui dans la Seine
qu'il y a quelques années, mais ils ne sont pas tous en très bonne
santé. On constate beaucoup d'altération génétique», constate
Jean-Marie Mouchel, professeur spécialiste de l'eau à l'université de
Jussieu. Certains scientifiques s'alarment. La prise de conscience est
intervenue car les méthodes d'analyse se sont améliorées. En cause, les
rejets humains bien sûr mais également ceux des hôpitaux, de
l'industrie pharmaceutique ou, pire, des élevages. «Depuis que des
campagnes de prélèvements ont été lancées dans différents pays du
monde, on trouve des traces de médicaments partout et tout le temps»,
souligne Jean-Marie Haguenoer, membre de l'Académie de pharmacie, en
charge d'un rapport sur cette question.
Recherches insuffisantes
«Le
plus préoccupant, ce sont les produits de type anticancéreux, les
hormones et les antibiotiques», poursuit le scientifique. Certaines
stations d'épuration peuvent détruire en grande partie les molécules
entrant dans la composition de médicaments, mais parfois «c'est
seulement 40 %», s'inquiète-t-il.
Jean-Marc Audic, l'un des
responsables du centre de recherche de Suez-Environnement, abonde. «La
majorité des composés sont éliminés à plus de 70 % par les stations
d'épuration, en particulier par les plus récentes. Mais il y en a qui
résistent, comme certains perturbateurs endocriniens ou encore les
herbicides», explique-t-il. Autant de composés que l'on retrouve dans
les boues des stations. Que se passe-t-il alors si celles-ci sont
épandues dans les champs ? «On ne connaît pas l'impact», poursuit
Jean-Marie Haguenoer. «Ce qui est effrayant avec les médicaments, c'est
qu'il s'agit de molécules actives faites pour agir sur le vivant»,
ajoute Marie-Hélène Tusseau, chercheuse au Cemagref.
Quant à
savoir si ces traces de médicaments peuvent se retrouver dans l'eau
potable, la réponse n'est pas évidente. «Il n'y a pas de souci avec les
traitements les plus performants», affirme Jean-Marc Audic. «La vérité
est que l'on ne sait pas trop», estime un chercheur. «Dans l'état
actuel des connaissances, je ne pense pas qu'il y ait des risques
majeurs. Il faudrait des années pour que l'on absorbe l'équivalent d'un
traitement complet», estime Jean-Marie Haguenoer. Mais l'urgence à
accroître les recherches est évidente. D'abord parce que nous sommes
dans les pays industrialisés le deuxième consommateur de médicaments
après les États-Unis. Une consommation qui augmente de 3 à 4 % par an.
Seules
quatre ou cinq équipes travaillent directement sur cette question. «Il
faut en faire une priorité en matière de risque environnemental et
éventuellement pour l'homme», poursuit le membre de l'Académie de
pharmacie. Sachant qu'en arrière-plan pointe une autre source de
pollution : les nanoparticules qui entrent aujourd'hui dans la
composition de milliers de produits.
AUJOURD'HUI, chaque Indien dispose de 1 800 m3 d'eau par an pour
vivre. Or la démographie galopante devrait accroître ces besoins en
eau, l'irrigation représentant 90 % de la consommation d'eau du pays.
La banque mondiale prévoit donc que d'ici à 20 ans, le volume
disponible par habitant devrait tomber sous le seuil des 1 000 m3 par
an, soit bien en deçà des 1 700 m3 jugés nécessaires pour survivre.
D'ici
à 2050, quand la population se stabilisera entre 1,5 et 1,8 milliard
d'habitants, le pays aura besoin de 30 % d'eau supplémentaires estime
le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Des
pénuries se font d'ailleurs déjà sentir au Rajasthan et au Gujarat,
ainsi que dans les États du Nord-Est, comme le Bengale occidental, ou
même dans la cité de New Delhi.
Aussi le pays a-t-il décidé de
prendre le problème à bras le corps, avec un gigantesque projet
d'infrastructures à l'échelle du pays, auquel la revue Nature consacre
cette semaine un article. L'idée est de relier entre elles les grandes
rivières, par l'intermédiaire de trente canaux de part et d'autre du
sous-continent. Car l'Inde n'est pas, à proprement parler, un pays
souffrant particulièrement de pénuries d'eau. Le problème réside
davantage dans la distribution particulièrement inégale des
précipitations. L'écart va de 2 818 millimètres par an dans un des
États les mieux arrosés du pays, le Meghalaya, à 100 millimètres par an
au Rajasthan, dans les années les plus sèches. La démarche consiste à
récupérer d'un côté le surplus, qui finit de toute façon par se perdre
dans la mer, pour mieux alimenter les régions qui manquent le plus
cruellement de cette ressource.
Sous la direction de l'agence
nationale du développement de l'eau (NWDA), le premier canal
s'inscrivant dans le cadre de ce projet devrait démarrer d'ici à la fin
de l'année. Il sera long de 230 kilomètres et reliera les rivières Ken,
dans l'État du Madhya Pradesh, et Betwa, dans l'Uttar Pradesh, l'État
le plus peuplé au sud du Gange.
Même si les contours de ce
projet pharaonique demeurent encore relativement flous, on sait d'ores
et déjà que celui-ci vise à relier entre elles 46 rivières avec un
réseau de trente canaux représentant 10 000 km de long. Le coût du
projet est estimé à 200 milliards de dollars. Il pourrait permettre
d'irriguer 35 millions d'hectares supplémentaires, soit un doublement
des surfaces irriguées. Le gouvernement, auquel revient l'initiative,
ajoute que celle-ci permettra de combattre la sécheresse sur 250 000
hectares à travers le pays et réduira de 20 à 30 % les crues sur les
bords du Gange et du Brahmapoutre. Bref, le projet fait la fierté du
pays.
L'environnement méprisé
Pourtant, les
critiques fusent de toutes parts. En faisant abstraction du rôle des
crues dans les écosystèmes et du cycle de la mousson, un tel projet est
jugé « suicidaire » par Vedaraman Rajamani, un scientifique indien très
influent. Il regrette que l'environnement soit superbement méprisé par
le gouvernement central. L'hydrologue hollandais Hubert Savenije, de
l'université de Delft, estime qu'il serait plus simple de transporter
les récoltes produites dans les régions humides que de transporter de
l'eau d'un bout à l'autre du pays. Parmi les solutions toutes simples
et de bon sens, il faudrait peut-être commencer par recourir à
l'irrigation en gaspillant moins l'eau, dont l'usage est gratuit.
Plus
généralement, ce projet soulève la question de l'opportunité de lancer
ce type d'infrastructures gigantesques dans le domaine de l'eau.
L'heure n'est plus guère aux travaux d'Hercule hydrauliques, de plus en
plus contestés. Qu'il s'agisse du barrage de Nam Theun 2 au Laos ou de
celui d'Illisu en Turquie, les impacts sociaux ou environnementaux sont
dénoncés par des ONG. Nam Theun 2 doit entraîner le déplacement de
6 200 Laotiens et affecter le mode de vie de 100 000 habitants.
L'association les Amis de la Terre vient de demander le retrait de la
Société générale du projet de barrage d'Ilisu, qui s'inscrit dans le
cadre du vaste projet de développement de l'Anatolie du Sud-Est baptisé
GAP. Cet ambitieux projet lancé à grands frais par le gouvernement pour
développer la région située à la frontière de la Syrie et de l'Irak,
entre le Tigre et l'Euphrate, est au point mort. Sur treize barrages
qui devant être achevés en 2010, cinq seulement ont vu le jour.
S'il y a en Europe un pays bas sur l'eau, c'est bien les Pays-Bas. Des
experts se sont réunis toute la semaine à Scheveningen (au pied de la
mer du Nord) pour trouver des solutions face à la montée du niveau de
la mer. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne manquent pas
d'idées. Il le faut, car s'il y a un pays qui est en Europe menacé par
la montée des eaux, c'est bien celui-là. Imaginez que 55% du territoire
occupé par pas moins de 65% de la population est située sous le niveau
de la mer. Plus de 3.500 km de digues protègent déjà le pays contre les
assauts de la mer. Des digues qui n'ont cessé d'être améliorées depuis
1953, année où certaines ont cédé sous l'effet d'une violente tempête
provoquant la mort de plus de 1.800 personnes ! En fait les Pays-Bas
sont sous l'emprise d'une triple menace : 1. La montée de la mer (qui
pourrait gagner entre 35 et 85 cm d'ici la fin du siècle). 2. La montée
en parallèle du niveau notamment du Rhin et de la Meuse, sous l'effet
de fortes pluies liées au changement climatique. 3. Les Pays-Bas sont
de plus en plus bas, le fait de pomper l'eau contribue à affaisser la
terre qui pourrait, dans les 50 ans, connaître un enfoncement de 40 cm.
Face à ces mesures, le gouvernement prend les grands moyens, il vient
de décider de consacrer 22 millions d'euros à des projets
anti-inondations et 23 autres millions seront consacrés à la recherche
de nouvelles techniques. Parmi ces mesures qui vont se remettre en
place, certains sont classiques, comme le rebroussement des digues
(certaine d'entre elles vont être rehaussées jusqu'à une dizaine de
mètre), ou encore la création de bassines de rétentions (afin de
recueillir le trop-plein éventuel des rivières). D'autres projets sont
infiniment plus novateurs, ainsi envisage-t-on d'élargir le lit des
fleuves et des rivières pour faciliter leur écoulement. De créer des
îles artificielles, plus précisément 5 îles artificielles à une
trentaine de km pour briser la force des vagues). Des îles, ô symbole,
qui pourrait constituer un archipel en forme de tulipe. Encore plus
fort, mais là on n'est pas au stade du projet, on en est déjà au stade
de l'expérimentation technique, c'est la construction de maisons
flottantes, voire même de quartiers amphibies qui pourraient
s'accommoder périodiquement d'inondations.
Le
prince Charles, connu pour son activisme en faveur de l'environnement,
a appelé jeudi l'Europe à faire encore davantage pour lutter contre le
réchauffement climatique, prévenant que l'heure du "Jugement dernier"
se rapprochait dangereusement.
"L'horloge du jour du Jugement
dernier pour le changement climatique avance toujours plus vite vers
les douze coups de minuit. Nous n'agissons tout simplement pas assez
vite" pour faire face au défi du réchauffement, a affirmé l'héritier de
la couronne dans un discours devant le Parlement européen à Bruxelles.
Si
le monde ne prend pas la mesure des défis à venir, "le résultat sera
une catastrophe pour tout le monde", a-t-il mis en garde.
"La
banquise au pôle Nord fond si rapidement que certains scientifiques
prévoient qu'elle disparaîtra complètement l'été dans sept ans",
s'est-il inquiété. "Le simple fait qu'un tel événement soit concevable
constitue un nouvel appel à se ressaisir, alors que nous progressons
tels des somnambules vers le bord du gouffre", a ajouté le prince
Charles.
Il a notamment plaidé pour associer plus étroitement le
secteur privé aux efforts des pouvoirs publics et des ONG dans la lutte
contre le réchauffement climatique.
Il a salué les récentes
propositions de la Commission européenne pour parvenir à l'objectif
d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l'UE de 20%
par rapport à leurs niveaux de 1990 d'ici à 2020 et, sur cette même
période, de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la
consommation.
Mais il a estimé qu'il faudrait aller "bien plus
loin". Et il a invité l'Europe à intensifier ses efforts pour
convaincre les Etats-Unis et les grands pays émergents de s'associer
plus nettement aux efforts sur le climat.
L'UE doit oeuvrer à
"forger un dialogue réellement efficace avec la Chine, l'Inde et les
Etats-Unis, qui reconnaisse clairement les implications du changement
climatique en termes de sécurité" pour la planète, a-t-il dit.
Les spécialistes appellent ce phénomène "Vortex". Il
s'agit en fait d'un grand tourbillon qui provoque, en raison de la
pollution des océans, la concentration en un endroit de déchets qui ont
été portés sur plusieurs milliers de kilomètres par des courants. Le
navire Esperanza de l'organisation écologiste Greenpeace a découvert
dernièrement dans le Pacifique, entre Hawaï et la Californie, une zone
qui ressemble à une véritable île poubelle. Elle s'étend sur près de
600.000 km2, soit une surface presque aussi grande que la France.
Or cette immense poubelle flottante
se trouve à quelques encablures de la plus grande réserve marine au
monde. Ces déchets, souvent du plastique, risquent d'être ingérés par
les oiseaux, tortues ou autres animaux marins. Ils affectent ensuite
toute la chaîne alimentaire, jusqu'à l'homme.
Le phénomène est d'autant plus inquiétant qu'il
est très difficile de lutter contre cette tendance naturelle à la
concentration des déchets en un lieu. Le tourbillon maintient
prisonnier les détritus dans une zone où il n'y a pas de vent. Une
opération de nettoyage s'annonce très complexe, donc coûteuse. D'autant
qu'elle se trouve en dehors des limites maritimes de tout Etat
responsable.
Mardi 15 janvier, 9h, à l'école de Limeil-Brévannes (94).
C'est surprenant de voir à quel point une petite ville peut être
grande lorsque l'on ne trouve pas le lieu où l'on doit se rendre !
Pas vraiment étonnant, car cette nouvelle école qui a vue le jour
il y a à peine 6 mois, ne se situe pas au pied de l'église, mais à
proximité du futur quartier écologique, bien à l'extérieur du centre
ville…A proximité, premier détail marquant, les panneaux
photovoltaïques recouvrent la façade lui donnant un look futuriste mais
pas déplaisant.
Rapidement, nous retrouvons Madame Billaudelle, chef du projet de cette première école « zéro énergie » en France.
Larges vitres pour maximiser l' échange de lumière
Des petits carreaux pour permettre l'échange de lumière entre les étages
Une nouvelle forme d'énergie renouvelable est peut-être bien entrain de
naître, c'est l'énergie osmotique. Une nouvelle source d'énergie qui
est entrain de se concrétiser puisque les Norvégiens viennent de
décider de construire à Hurum, dans le sud du pays, la première
mini-centrale électrique à eau de mer au monde...
Oui, un beau projet. L'énergie osmotique, c'est facile d'en comprendre
le fonctionnement : vous prenez une membrane semi-perméable, vous
mettez d'un coté de l'eau de mer, de l'autre de l'eau douce ; l'eau
douce moins concentrée va migrer naturellement vers l'eau de mer : elle
va traverser la membrane et augmenter le volume de l'eau de mer. Une
élévation de la surface de l'eau de mer que l'on va alors utiliser
mécaniquement pour faire tourner une turbine et obtenir ainsi de
l'électricité... Un phénomène absolument naturel qui ne provoque aucun
dégagement de Co2 et qui est inépuisable. L'objectif des Norvégiens en
construisant cette mini-centrale est de tester un premier prototype. Il
ne s'agit pour l'instant que d'une mini-centrale capable de produire 2
à 4 kw/h, de quoi alimenter seulement quelques ampoules. En cas de
succès, une centrale à plus grande échelle, capable celle-là de
produire 160 à 170 Gwh, assez pour alimenter 15.000 foyers est prévue.
Le défi à surmonter est d'ordre technologique : le procédé déjà testé
en laboratoire fonctionne, mais il convient d'alimenter les membranes
pour les rendre plus performantes afin d'en diminuer la taille, afin
que ces futures centrales soient le plus compacte possible (on envisage
des membranes spiralées pour gagner de la place). L'avantage de cette
énergie osmotique, comparé à d'autres sources d'énergies renouvelables,
c'est que la production ne fluctue pas selon le vent ou le soleil comme
dans l'éolien ou le solaire. Elle est régulière pour être constante...
C'est un atout certains pour cette nouvelle source d'énergie gratuite,
inépuisable et non polluante. L'après pétrole, on le voit, est déjà en
marche, et permet d'entretenir l'avenir avec optimisme.
Des universitaires italiens vont tester l'efficacité de leur projet dans la lagune.
Soulever
le sol de Venise de plusieurs centimètres en injectant d'énormes
quantités d'eau de mer dans son sous-sol. C'est le projet sur lequel
travaille depuis plusieurs années une équipe de mathématiciens et
modélisateurs de l'université de Padoue (Italie). En 2004, ils en ont
déjà présenté les grandes lignes dans une première étude, n'hésitant
pas à affirmer que l'injection de fluide en sous-sol pourrait permettre
d'empêcher les inondations qui envahissent régulièrement la cité des
Doges durant l'automne et le printemps la trop fameuse acqua alta.
Plusieurs
experts s'étaient montrés sceptiques. En effet, l'assiette sur laquelle
Venise est construite, est très fragile. Or, si le soulèvement est
inégal, il pourrait causer de graves dégâts, voire des fissures
irréparables à certains bâtiments.
Les mathématiciens de
l'université de Padoue ont donc revu leur copie. Ils projettent de
tester leurs hypothèses dans une zone de la lagune proche de Venise (Water Resources Research,
vol 44, 5 janvier 2008). Plus modestes et réalistes, ils soulignent que
l'injection d'eau à grande profondeur pourrait contribuer à améliorer
l'efficacité du projet Moïse (Mose en italien, acronyme de MOdulo
Sperimentale Elettromeccanico). C'est habile car ce système d'écluses
pivotantes est très décrié en raison de son prix exorbitant (plus de
4 milliards d'euros). Sa construction devrait être terminée en 2011,
mais plusieurs spécialistes affirment déjà qu'il ne permettra pas
d'endiguer la montée du niveau de la mer qui devrait s'accentuer au
cours du prochain siècle.
Quatre sites candidats
La
municipalité de Venise elle-même y est opposée. Les élus sont furieux,
car ils avaient proposé une série de solutions alternatives que le
gouvernement, à Rome, n'a jamais prises en compte.
«En 2004, on
voulait montrer que la surrection de Venise de plusieurs dizaines de
centimètres était théoriquement possible, explique Giuseppe Gombolati,
de l'université de Padoue. Cette fois, nous voulons montrer que notre
projet est efficace.»
Le plan est ficelé. Il prévoit de forer
trois puits à une profondeur comprise entre 600 mètres et 800 mètres.
C'est à l'intérieur de ces conduits que de l'eau de mer pompée au large
sera injectée et devrait assurer une pression en sous-sol susceptible
de soulever la surface de plusieurs dizaines de centimètres (entre 25
et 30 centimètres au bout de dix ans). Quatre sites candidats ont déjà
été choisis. Reste maintenant à trouver l'essentiel, les financements,
estimés à près de 5 millions d'euros par an.
Des variations dans
le remplissage des nappes phréatiques peuvent faire varier la hauteur
du sol. C'est ainsi que, de 1980 à 1998, la ville de Las Vegas
(États-Unis) s'est élevée de 3 centimètres. L'injection délibérée de
fluides dans le sous-sol est une pratique courante dans l'industrie
pétrolière. Elle permet de faire remonter les hydrocarbures déposés en
fond de couche et de les récupérer. Mais l'enjeu est tout autre pour
Venise.
Les quantités d'eau pompées devront être considérables
et continuelles pour éviter que le niveau du sol ne retombe. «C'est le
point faible de ce projet», estime d'ailleurs Paolo Pirazzoli, du CNRS,
spécialiste des variations du niveau de la mer, lui-même d'origine
vénitienne. De plus, le risque de fractures en surface n'est toujours
pas écarté. Ce programme spectaculaire a au moins pour lui l'intérêt
d'améliorer la connaissance du sous-sol de la cité des Doges.
La
montée du niveau de la mer n'épargnera pas Venise. Moïse et
l'injection d'eau de mer en profondeur ne suffiront pas à l'endiguer,
estime Paolo Pirazzoli. Des experts italiens estiment en effet que les
prévisions du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat)
ont tendance à la sous-estimer. Selon lui, il faudra adopter d'autres
solutions. L'efficacité du projet des universitaires de Padoue sera
toutefois suivie bien au-delà de Venise. Leurs essais intéresseront
tous ceux qui travaillent sur le volet adaptation du réchauffement
climatique.
Des céréales et du purin pour s'éclairer durablement
le Figaro, Marc Mennessier, envoyé spécial à Penkun (Allemagne)
07/01/2008
Avec une puissance record de 20 mégawatts, la centrale de biogaz
installée près de la frontière germano-polonaise peut fournir 40 000
habitants en électricité.
De
l'autoroute qui relie Berlin à la frontière polonaise toute proche,
l'usine installée à la sortie du petit village de Penkun, à l'extrême
est de l'Allemagne, ressemble à s'y méprendre à un dépôt
d'hydrocarbures, l'odeur nauséeuse en moins. Seules de vagues effluves
d'herbes fermentées ou de choucroute trahissent les processus
microbiologiques à l'œuvre dans les quarante « digesteurs » que la
société Doric Asset Finance, basée à Offenbach, est parvenue à sortir
de terre en un peu plus de dix-huit mois. Des centaines de tonnes de
maïs, de blé et de purin fermentent quotidiennement dans ces cuves de
béton circulaires, d'une capacité de 2 500 m³, où elles dégagent du
méthane (50 à 55% du biogaz produit) qui est ensuite transformé en
chaleur et en électricité grâce aux moteurs de cogénération installés
sur chacun des modules.
Si le procédé n'est pas nouveau, le
gigantisme de l'installation, qui tourne à plein régime depuis le mois
dernier, mérite d'être souligné. «Avec une puissance totale de 20
mégawatts (500 kilowatts par digesteur), nous produisons assez
d'électricité pour satisfaire les besoins d'une ville de 40 000
habitants, uniquement à partir de biomasse et donc de matières
renouvelables. Cette installation, dans laquelle nous avons investi
80 millions d'euros, est la plus grande de ce type au monde !» se
félicite Philipp Dawudian, l'un des responsables de Doric Asset Finance
qui a confié l'exploitation de son parc à la société Nawaro Bionergie
AG. Dans cette région rurale peu développée, parsemée de forêts et de
lacs, qui servait surtout de lieu de villégiature aux dignitaires de
l'ex-RDA, l'initiative a été plutôt bien accueillie. «L'usine a créé 40
emplois directs et autant d'emplois indirects, ce qui est énorme vu
d'ici», explique Dieter Schünemann, responsable technique de Nawaro.
Quant aux 65 agriculteurs allemands et polonais, sous contrat avec
l'entreprise, ils bénéficient à la fois d'un nouveau débouché et d'un
moyen astucieux de recycler leurs effluents d'élevage.
Souplesse d'exploitation
Au
total, près de 10 000 hectares de terre, jusqu'alors laissés en
jachère, fournissent la matièrepremière nécessaire : un mélange
contenant 75% de maïs récolté plante entière puis ensilé (d'où l'odeur
de choucroute…), plus 5% de blé auxquels il faut ajouter 20 % de purin
issu, pour l'essentiel, de quatre très gros élevages laitiers de la
région (2 000 vaches chacun !).
Si l'électricité est vendue à
la compagnie allemande Vatenfall, la chaleur est entièrement recyclée
sur l'usine qui est à 100% autosuffisante en énergie. Elle sert
notamment à déshydrater les résidus de fermentation qui sont
transformés sur place en engrais organiques liquides (450 mètres cubes
produits par jour) et solides (75 t/j) destinés à être revendus aux
agriculteurs. «Comme nous achetons le purin en amont, cela leur permet
de maintenir la fertilité de leurs sols tout en réglant le problème des
odeurs et de la pollution», explique Norbert Stegmann, le responsable
de l'unité de traitement. Grâce à l'eau récupérée lors du process, le
parc satisfait là encore l'intégralité de ses besoins, voire au-delà.
Les
excédents, quand il y en a, sont préalablement traités avant d'être
rejetés dans le réseau d'égout, après filtrage par le sol, le tout sous
le contrôle pointilleux des autorités sanitaires. Enfin, pour être
complet, le bilan CO2 de l'usine de Penkun est nul dans la mesure où le
carbone relâché dans l'atmosphère a préalablement été absorbé par les
plantes au cours de leur croissance.
«Par rapport aux autres
énergies renouvelables comme le solaire ou l'éolien, le biogaz a
l'avantage de n'être dépendant ni du soleil ni du vent, souligne Dieter
Schünemann. Comme chacun de nos digesteurs a une autonomie de
fonctionnement d'une journée, notre usine est conçue pour tourner toute
l'année 24 heures sur 24.» En outre, une panne éventuelle de l'un des
modules ne réduirait la production que de 2,5%. Mais au-delà de cette
grande souplesse d'exploitation, la division du parc en 40 digesteurs
de 500 kW permet aussi à Nawaro de bénéficier, grâce à la loi allemande
sur les énergies renouvelables, de tarifs très avantageux. Au-delà de
cette limite en effet, le prix de rachat du kilowattheure est quasiment
divisé par deux…
Et en France ? Pourquoi ne pas installer des
usines de ce type dans les régions d'élevage qui croulent sous leur
lisier ? Rien ne s'y oppose a priori si ce n'est peut-être les
nuisances causées par le ballet incessant des camions qui acheminent
les matières premières.
2008 restera une des dix années les plus chaudes de l'Histoire
La température moyenne mondiale sera un peu
moins élevée en 2008 que ces dernières années mais restera parmi les
dix plus chaudes de l'Histoire, ont estimé jeudi des experts du service
météorologique britannique et de l'Université d'East Anglia.
La
température mondiale devrait être en 2008 supérieure de 0,37 degré à la
température moyenne à long terme enregistrée sur la période 1961-1990
qui s'établit à 14 degrés celsius. Mais 2008 sera également l'année la
plus froide depuis l'an 2000, en raison de la forte influence du
phénomène climatique "La Nina", caractérisée par une baisse de la
température. Son cousin, le phénomène "El Nino", se traduit quant à lui
par un réchauffement.
"Le phénomène La Nina, actuellement fort,
va limiter les températures en 2008. Mais la température moyenne
devrait rester significativement plus élevée qu'en 2000, quand une Nina
aussi forte avait limité les températures à 0,24 degré au-dessus de la
moyenne 1961-90. Un net réchauffement va probablement reprendre une
fois que l'effet de La Nina aura décliné", a déclaré Chris Folland,
expert au Met Office, les services météos britanniques.
Quant à
2007, pressentie pour être l'année la plus chaude dans l'Histoire de la
planète, sa température moyenne ne s'est finalement classée qu'au
septième rang, se situant à 0,41 degré au-dessus de la moyenne de
1961-90. Ces chiffres ne prennent en compte que les onze premiers mois
de 2007, décembre restant à compiler.
Phil Jones, directeur de
l'Unité de recherche climatique à l'Université d'East Anglia, a
cependant mis en garde contre tout excès d'optimisme. "Le fait que
l'année 2008 soit prévue d'être une année plus froide que ces sept
dernières années, et que 2007 n'a pas battu le record établi en 1998,
ne signifie pas que la hausse de la température mondiale n'a plus
lieu", a-t-il déclaré.
"Ce qui compte, c'est le taux du
réchauffement: la période 2001-2007, avec une moyenne de 0,44 degré
au-dessus de la moyenne 1961-90, était plus chaude de 0,21 degré que la
période 1991-2000", a-t-il expliqué.
Les dix années les plus chaudes sont: 1998, 2005, 2003, 2002, 2004, 2006, 2007, 2001, 1997 et 1995.
Dans l'Arctique, le réchauffement a des effets plus forts que prévu
LE MONDE | 13.12.07
Les prévisions du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat
(GIEC) sur l'élévation du niveau des mers seraient à revoir, selon de
nombreux glaciologues présents au congrès d'automne de l'American
Geophysical Union (AGU), qui se tient à San Francisco (Californie)
jusqu'au vendredi 14 décembre. En cause : la rapidité imprévue du
réchauffement des hautes latitudes.
D'après des
résultats présentés par Marco Tedesco (NASA, université du Maryland),
l'été 2007 a vu tomber tous les records de fonte du Groenland. La
surface de la calotte glaciaire ayant fondu au-dessus de 2 000 m
d'altitude est supérieure de 150 % à la moyenne mesurée entre 1988 et
2006. Au-dessous de 2000 m, cet écart à la moyenne a été de 30 %. Le
nombre de journées pendant lesquelles fond la calotte a été supérieur à
la moyenne de vingt-cinq à trente jours, selon les régions.
Ces
chiffres vont de pair avec les récentes mesures de la couverture
estivale de la banquise, exceptionnellement réduite cette année (Le Monde
du 19 septembre), ainsi qu'avec les relevés concernant l'océan
Arctique, qui montrent, au nord de l'Alaska et au large de la Sibérie
orientale, "une température des eaux de surface supérieure de 3,5 oC à la moyenne et supérieure de 1,5 oC au maximum historique", selon Michael Steele (université de Washington).
Ce
réchauffement d'une ampleur inattendue de l'Arctique ainsi que la fonte
de la calotte favorisent un phénomène récemment identifié : le
"glissement" des glaciers. "Au sommet de la calotte, des lacs de
dégel se forment ; l'eau ruisselle et s'infiltre sous la glace. Elle
contribue à lubrifier le socle de la calotte et favorise l'avancée des
glaciers dans la mer", explique Konrad Steffen (université du Colorado). Cet "écroulement" serait responsable "d'une
perte annuelle de masse d'environ 100 milliards de tonnes de glace,
alors que la fonte en elle-même ne compte que pour une perte de 30
milliards de tonnes de glace".
Or ce phénomène n'a pas été
pris en compte dans les dernières estimations du GIEC, qui prévoient
une élévation du niveau des mers de 18 à 59 cm d'ici à 2100. Pourquoi ?
"Simplement parce que les modèles mathématiques capables de prévoir
l'évolution du phénomène dans le futur n'ont pas encore été développés, explique Raymond Pierrehumbert (université de Chicago). La
plupart des glaciologues considèrent désormais que les estimations du
GIEC sont un minimum absolu. Il est certain que la réalité dépassera
ces projections."
Au cours d'une conférence sur le
réchauffement rapide de l'Arctique, Mark Serreze (National Snow and Ice
Data Center, Boulder, Colorado) a insisté sur les différences relevées
entre les prévisions et les mesures du réchauffement aux hautes
latitudes. Il estime ouverte la question de savoir s'il restera en
2030, en été, le moindre morceau de glace dans l'océan Arctique.
Climat : Al Gore suggère un accord mondial sans les Etats-Unis
Face à l'impasse des discussions sur le climat
à Bali, le prix Nobel de la paix Al Gore a suggéré jeudi aux ministres
de l'Environnement de conclure un accord sans les Etats-Unis.
"Je
ne suis pas un responsable officiel et je ne suis pas soumis aux
convenances diplomatiques", a lancé l'ex-vice-président américain,
célèbre pour son action de sensibilisation au changement climatique.
"Je
vais donc vous dire une vérité qui dérange : mon propre pays, les
Etats-Unis, est le principal responsable de l'obstruction à tout
progrès ici à Bali", a-t-il poursuivi sous les applaudissements.
"Vous
pouvez vous sentir en colère et frustrés et vous retourner contre les
Etats-Unis. Ou bien vous pouvez faire un second choix, décider de
progresser et d'abattre tout le travail difficile", a dit M. Gore, qui
ne fait pas partie de la délégation officielle américaine.
La
Maison Blanche a répondu au prix Nobel de la paix Al Gore en disant
qu'il avait tort de faire des Etats-Unis l'obstacle à un succès de la
conférence de Bali et que les déclarations européennes sur une possible
absence à une réunion sur le climat à Hawaï n'étaient pas
"constructives".
La porte-parole de la Maison Blanche, Dana
Perino, a cependant tenté de minimiser ces déclarations sur la
possibilité d'une absence de l'Union europénne à une conférence sur le
climat organisée par les Etats-Unis en janvier, en faisant valoir que
cela ne paraissait pas être la position officielle de l'Union
européenne.
"Je crois qu'il se trompe", a-t-elle dit à la presse
qui lui demandait si l'ancien vice-président américain Al Gore avait
tort quand il disait que les Etats-Unis étaient le principal obstacle à
un accord sur le climat.
Al Gore a préconisé de "laisser un vaste
espace blanc avec une note en bas de page" dans le document final qui
doit être adopté vendredi à l'issue de la conférence de l'ONU sur les
changements climatiques, en sous-entendant que les Etats-Unis
pourraient ajouter leur nom plus tard.
Sa proposition est venue
confirmer les difficultés des ministres à tomber d'accord. Ils
continuaient pourtant jeudi soir leurs négociations marathon, exhortés
par les ONG à surmonter les blocages.
L'hypothèse d'un échec
général de la conférence, désormais plongée dans le pessimisme, était
réelle. Des délégués européens évoquaient la probabilité d'un texte
final "à portée minimale".
"Je suis très inquiet", a déclaré aux
journalistes le patron de la Convention climat de l'ONU, Yvo de Boer.
"Demain (vendredi) à midi, il sera trop tard".
L'objectif
principal de la réunion de Bali est de tracer une feuille de route de
négociations, que les ONG veulent ambitieuse, afin de prolonger au-delà
de 2012 le protocole de Kyoto, seul outil international pour freiner
les émissions des gaz à effet de serre responsables du réchauffement.
"De
nombreux sujets ont été transférés au haut niveau (de négociations) et
reliés entre eux, nous sommes d'une certaine façon dans une situation
où tout passe ou tout casse", a estimé M. de Boer.
"Si nous ne parvenons pas à finir le travail à temps, alors tout le château de cartes va s'effondrer".
Interrogé
sur la possibilité de geler les discussions pour les reprendre plus
tard, M. de Boer a répondu : "Je ne crois pas que nous pouvons nous
offrir le luxe d'une (conférence) bis".
Ses propos ont fait écho
aux préoccupations des principales ONG présentes dans l'île
indonésienne, qui ont dénoncé jeudi la "dynamique destructrice" des
Etats-Unis (qui n'ont pas ratifié Kyoto) dans les discussions et appelé
à renverser la vapeur durant les dernières heures de pourparlers.
Parmi
les principaux points d'achoppement figuraient l'éventuelle mention en
"ligne directrice" dans le texte de clôture d'une baisse de 25 à 40%
d'ici 2020 des émissions des gaz à effet de serre dans les pays
développés.
Cette préconisation des experts sur le climat du Giec
suscitait encore l'opposition des Etats-Unis, du Canada, du Japon ou de
l'Australie.
L'Union européenne a engagé à ce sujet "un bras de fer" avec les Etats-Unis, selon l'expression de Greenpeace.
Elle
a prévenu que, sans accord à Bali, elle ne se rendrait pas à la réunion
des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre qu'organisent les
Etats-Unis en janvier à Hawaï.
"Cela n'aurait aucun sens", a
souligné le secrétaire d'Etat portugais à l'environnement, Humberto
Rosa, dont le pays préside l'UE, tout en refusant de parler de menace
de boycottage : "On ne fait de chantage à personne", a-t-il assuré.
D'autres
désaccords concernaient le financement des mesures d'adaptation,
cruciales pour aider les pays plus vulnérables à affronter les
changements climatiques, tout comme les transferts (des pays riches aux
pays pauvres) de technologies permettant de produire de l'énergie
"propre".
Le fabricant Bodard Construction, spécialisé dans les bâtiments
pré-fabriqués en tous genres, se lance dans la maison dite écologique
avec un modèle unique : une maison individuelle de 90 m2 fabriquée en
usine et qui se monte en un temps record, soit 180 minutes. En vente à
partir de janvier pour 145.000 euros. Mais des éléments restent à
améliorer pour en faire une habitation vraiment "verte".
Prenez trois camions, chargez trois grands rectangles et
disposez-les à l'aide d'une grue sur une chape en béton : vous
obtiendrez en 180 minutes, soit 3 heures, une maison. Pas une cabane,
pas un préfabriqué temporaire, assure le fabricant Bodard Construction
dont c'est pourtant la spécialité mais une véritable maison de 90 m2.
Un chez-soi garanti écologique par ce constructeur vendéen, encore
débutant dans le domaine de la protection de l'environnement.
Cette maison de plain pied, disponible en janvier prochain,
est construite en usine. Elle s'assemble ensuite comme un puzzle : un
rectangle pour la cuisine et la salle de bain, un autre pour les
chambres, un dernier pour le salon. Au centre de cette habitation, un
puits de lumière. Côté garanties écologiques, la cheminée permet de
chauffer toute la maison. Une pompe à chaleur peut être installée, un
panneau solaire permet d'obtenir de l'eau chaude. Le tout pour 145.000
euros environ.
Mais le procédé n'a rien de nouveau. La
plupart des maisons à ossature en bois, qui peuvent être crépies en
extérieur ou restées sous leur aspect bois, sont également
pré-construites ainsi en usine avant d'être montées sur place en
quelques heures. Mais le constructeur Bodard, qui surfe sur la vague du
Grenelle de l'environnement, pourrait encore améliorer son projet de
maison "verte" : l'utilisation de laine de verre, dont le caractère
cancérigène a été dénoncé sans que des études scientifiques le
démontrent cependant, et d'une ossature métallique, dénoncée pour
conduire les ondes produites par de nombreux appareils électriques,
sont deux éléments de base qui feraient bondir n'importe quel écolo.
Australie: les "pets écologiques" des kangourous contre le réchauffement
Des scientifiques australiens essaient de
transplanter une bactérie propre aux kangourous dans l'estomac des
moutons et des bovins afin que leurs flatulences ne contiennent plus de
méthane, qui favorise le réchauffement climatique.
Grâce à cette
bactérie, les gaz des kangourous ne contiennent pas de méthane, à
l'inverse des vaches et des moutons dont les flatulences peuvent
représenter un fort pourcentage du volume total des émissions de gaz à
effet de serre.
"14% des émissions de toutes origines en
Australie proviennent des entrailles des bovins et des ovins", a
affirmé jeudi Athol Klieve, un scientifique travaillant au sein d'un
programme mis en place par le gouvernement de l'Etat du Queensland
(nord-est).
"Et si vous prenez le cas d'autres pays, comme la
Nouvelle-Zélande où l'élevage est plus développé, le niveau atteint
environ 50%", a-t-il déclaré à l'AFP.
Les chercheurs ont
également affirmé que cette bactérie permettait une digestion des
aliments plus efficace et pourrait potentiellement entraîner une
économie de plusieurs millions de dollars en coût alimentaire pour les
éleveurs.
"Non seulement, les animaux n'émetteront plus de
méthane, mais en plus ils tireront 10 à 15% d'énergie supplémentaire de
ce qu'ils mangent", a déclaré M. Klieve.
Mais les travaux n'en
sont qu'à leurs balbutiements: l'isolement de cette bactérie devrait
prendre environ trois ans avant de pouvoir commencer à élaborer une
technique pour la transplanter chez les vaches et les moutons.
Même
si ça peut sembler encore de la science-fiction, nous devons dès
maintenant préparer l'Europe et la France à diviser par 4 leurs
émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. C'est la
condition pour espérer stabiliser le dérèglement climatique et un tel
défi se prépare dès maintenant. Dès aujourd'hui, nous devons prendre la
bonne voie et faire les bons choix de société !
A quoi peut ressembler une vie en 2050, dans un monde ayant jugulé ses gaz à effet de serre dans tous les domaines ?
Quelques
pistes... On vivra sans doute dans des logements très différents et
plus ludiques : avec plusieurs peaux, des coques successives qui
changeront complètement la ventilation et relègueront probablement le
chauffage au musée. Nos bâtiments deviendront des sources d'énergie,
ils seront truffés de panneaux solaires. Les fenêtres deviendront
intelligentes, elles seront transparentes le jour et lumineuses la
nuit. Les bons vieux éclairages à interrupteurs n'existeront plus,
l'ambiance sera gérée automatiquement et avec le moins de dépenses
énergétiques. Dans 50 ans la voiture telle qu'on la connaît
aujourd'hui aura disparu. Les transports seront beaucoup plus efficaces
et très modulables. En ville on se déplacera en commun dans des petits
véhicules et dans des tramways. Pour aller d'une ville à l'autre, on se
délassera dans des TGV bien plus rapides qu'aujourd'hui. Ils seront
alimentés par des éoliennes disposées le long des voies (ce qui ne
gênera personne...). Par contre il faudra probablement faire une croix
sur les voyages très lointains en avion, car les avions auront un coût
prohibitif à l'époque s'ils continuent à dépendre du pétrole.
Qu'est-ce qu'on mangera dans 50 ans ?
Des
bons produits locaux et de saison bien sûr ! La viande provoque
beaucoup d'émissions de gaz à effet de serre à cause de l'énergie que
sa production nécessite. Il faudra donc faire évoluer le goût de nos
enfants et les réhabituer à un régime plus varié (en plus c'est
meilleur pour la santé).
Ce
monde sera différent du nôtre, mais il ne sera pas nécessairement moins
agréable à vivre - bien au contraire ! Il reste à l'inventer et à le
mettre en place assez vite. Car si l'humanité ne jugule pas ses gaz à
effet de serre, le monde de 2050 sera nettement moins enthousiasmant:
climat déréglé, tempêtes, canicules, récessions économiques, réfugiés
climatiques, guerres pour l'eau et le pétrole, misère extrême,
destructions de la biodiversité...
Au cours de plusieurs discussions dans un forum au sujet de l'éternel débat entre le naturel ou l'artificiel... Non Zach, je ne parle pas de la poitrine, mais des sapins de Noël ! J'ai pu avoir devant les yeux pas mal de points de vue et notamment de références interressantes.
Je vous laisse ce lien, qui peut convaincre que le naturel n'est peut être pas si néfaste à l'environnement.
La montée des océans menace les côtes africaines, selon le PNUE le Monde 08.11.07
JOHANNESBURG (Reuters) - Les infrastructures côtières d'Afrique sont de plus en plus menacées par l'érosion à mesure
que le réchauffement climatique fait s'élever le niveau des mers, a averti jeudi Achim Steiner, directeur exécutif du Programme
des Nations unies pour l'environnement (PNUE).
Des installations portuaires, des raffineries ainsi que de
coûteuses propriétés privées souffraient déjà de ce phénomène, a-t-il
souligné.
"Selon certaines projections du Giec (Groupe
intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat), le
réchauffement
climatique pourrait affecter le tiers des infrastructures côtières
africaines avant la fin du siècle puisque, nous le savons, le niveau
des mers va augmenter de 20 à 60 centimètres durant cette période", a
déclaré Steiner.
Selon certains scientifiques, l'Afrique est le continent qui
pâtirait le plus d'un réchauffement climatique incontrôlé, certaines
régions pouvant devenir stériles ou inhabitables.
En septembre, David King, principal conseiller scientifique du gouvernement britannique, avait estimé que le réchauffement
risquait d'aggraver la sécheresse en Afrique et les inondations sur les côtes, ajoutant que 70 millions d'Africains
supplémentaires risqueraient d'être exposés aux famines.
Selon Steiner, l'Afrique n'est pour l'heure pas à même de surveiller les effets du réchauffement sur ses ressources.
"L'Afrique ne sait pas ce qui se passe dans son environnement. De nombreuses villes africaines n'ont pas d'instruments ou de
programmes de mesures", a-t-il déploré.
"L'Organisation météorologique mondiale a montré que l'Afrique disposait d'un huitième des équipements minimum
nécessaires au simple suivi des développements météorologiques."
Sommet sur l'environnement à Paris pour lancer une "révolution verte" en France
Un sommet inédit sur
l'environnement se tient mercredi et jeudi à Paris pour lancer une
"révolution écologique" en France avec, parmi les mesures envisagées,
une taxe sur les véhicules les plus polluants, la priorité donnée au
rail ou le développement de l'agriculture bio. A
l'issue de cette table ronde finale réunissant experts, écologistes,
représentants du patronat, des syndicats, de l'Etat et des
collectivités, le président Nicolas Sarkozy rendra ses arbitrages.Cette
réunion, baptisée "Grenelle de l'environnement", en référence aux
accords sociaux historiques signés à l'issue du mouvement de mai 1968,
vient clore quatre mois de débats sans précédent sur un large spectre
de questions liant contraintes économiques et protection de la planète
et du climat.Une série de mesures sont sur la
table. Certaines propositions font l'unanimité, comme la rénovation
thermique dans le bâtiment par exemple ou l'extension du réseau des
Trains à grande vitesse (TGV).L'idée d'un
bonus-malus récompensant les véhicules propres et pénalisant les plus
polluants comme les 4X4 ou les grosses berlines a été retenue. Mais
celle de réduire de 10% la vitesse sur les routes et autoroutes ne fait
pas l'unanimité.D'autres restent sources de
divergences abyssales, comme l'usage des pesticides qui polluent les
eaux et le sol, ou polémiques, telles l'éco-fiscalité.Si
les grandes organisations comme Greenpeace ou le WWF ont participé au
processus de ce "Grenelle de l'environnement", d'autres associations
écologiques, minoritaires, ont refusé car la France n'entend pas
remettre en cause sa stratégie du nucléaire qui fournit 80% de son
électricité.Ces premiers états généraux de
l'environnement seront clos jeudi en fin d'après-midi par M. Sarkozy au
palais présidentiel de l'Elysée, en présence de tout le gouvernement et
d'invités comme le prix Nobel de la paix 2004, la Kenyane Wangari
Maathai, et le président de la Commission européenne José Manuel
Barroso.M. Sarkozy annoncera ses arbitrages
et les mesures dont l'Etat se saisira pour les traduire en 15 à 20
plans d'action. Les mesures retenues seront présentées au parlement
français début 2008.Si tous les participants
s'accordent sur le fait que les discussions ont été enrichissantes et
ont fait tomber des préjugés, chacun a ses critères d'échec et de
succès. Pour le camp écologiste qui attend
des "résultats concrêts", l'instauration ou non d'une fiscalité verte
aura valeur de test. Le patronat s'oppose de son cöté à toute
augmentation des taxes, qui n'irait pas de pair avec une remise à plat
globale de la fiscalité."On est un peu
déçus", a déclaré lundi à Paris Gerd Leipold, directeur exécutif
international de Greenpeace. En ce qui concerne le climat et l'énergie,
"l'action ne semble pas suivre", a-t-il estimé.Evoquant
l'objectif de la France de réduire ses émissions de gaz à effet de
serre de 20% d'ici 2020, il a assuré qu'"on n'y arrivera pas si on
considère ce qu'on a entendu aujourd'hui".En matière d'environnement, "la France doit rattraper son retard par rapport à d'autres pays voisins", a-t-il ajouté.L'écologiste
et animateur vedette de télévision Nicolas Hulot, très populaire en
France, reste "optimiste", tout en dénonçant "la puissance incroyable
des lobbies"."J'espère qu'on va en sortir avec des mesures structurantes qui vont agir sur les tendances lourdes", insiste-t-il.Pour
"envoyer un signal fort" aux participants à la réunion, l'Alliance pour
la planète, un collectif d'ONG écologistes, a appelé les Français à
éteindre la lumière chez eux et dans les bureaux pendant cinq minutes
entre 19h55 et 20h00 locales mardi.A Paris, la Tour Eiffel et l'Elysée ont notamment été éteints.
Le Mont-Blanc n'a jamais été aussi haut: 4810,90 mètres
Le
Mont-Blanc, plus haut sommet des Alpes et d'Europe occidentale, n'a
jamais été aussi haut avec 4810,90 m mesurés les 15 et 16 septembre
2007, soit un gain de 2,15 m en deux ans, ont annoncé samedi les
géomètres experts de Haute-Savoie (Alpes Françaises). "La
hauteur, mais aussi le volume du Mont-Blanc ont considérablement
augmenté, car la neige s'est agglutinée sur le sommet au cours des deux
dernières années", a indiqué à l'AFP Philippe Borrel, un des experts
réunis à Chamonix pour leur assemblée générale.Le
volume de glace, au dessus de 4.800 m d'altitude, avait été calculé
pour la première fois en 2003 et mesurait alors 14.600 m3. Il avait
baissé à 14.300 m3 en 2005 mais a presque doublé en 2007 avec 24.100 m3.Pour
le météorologue Yan Giezendanner, "il n'y a globalement pas
d'augmentation du volume des précipitations sur les Alpes mais le
climat change, nous enregistrons une plus grande fréquence des vents
d'ouest qui amènent de la pluie avec des températures plus élevées"."Cela
apporte en été de la neige collante au-dessus de 4.00O m d'altitude qui
se fixe sur la montagne et augmente le volume et la hauteur du
Mont-Blanc", explique-t-il.En hiver, la neige est très froide, ne colle pas, est balayée par les vents et n'a pas d'influence sur la taille du Mont-Blanc."Nous
assistons donc a un phénomène curieux avec le réchauffement climatique
dans les Alpes, les glaciers d'altitude grossissent et alors que ceux
situés en moyenne altitude fondent, rétrécissent et sont menacés de
disparition", ajoute M. Giezendanner.C'est la
quatrième campagne organisée depuis 2001, où les géomètres avaient
mesuré le Mont-Blanc à 4.810,40 m, et non pas 4.807 m comme on le
croyait auparavant. En 2003, la mesure avait été de 4808,45 m et de
4808,75 m en septembre 2005.Les géomètres ont programmé une mission topographique tous les deux ans afin d'étudier régulièrement l'évolution du Mont-Blanc.
Grenelle de l'environnement: un calendrier et "un premier jet" de mesures
Le gouvernement commence à
préciser le calendrier ultime du "Grenelle de l'environnement" à la fin
du mois, ainsi que les propositions finales élaborées avec des
partenaires aux préoccupations souvent divergentes.
Selon
un document de travail provisoire, la table ronde devrait se tenir
tenir les 24 et 25 octobre - "ou les 25 et 26", ajoute prudemment le
ministère de l'Ecologie- et serait suivie d'un rendez-vous "de
présentation" des programmes le 15 décembre.Les
mesures arrêtées lors du "Grenelle" seraient ensuite traduites en une
"loi d'orientation et de programmation présentée au Parlement au
premier semestre 2008"/.Tel que présentée, la
table ronde - conclue par le président de la République - n'aurait plus
pour mission de négocier les 15 à 20 mesures phares pour préserver
l'environnement et le climat, mais de "valider les programmes
structurants qui découlent des propositions" des groupes de travail.Ces
conclusions, poursuit la note, "serviront de brique élémentaire aux 15
à 20 programmes opérationnels prévus, avec un premier rendez-vous de
présentation dès le 15 décembre".
Ce
calendrier et le contenu du document, qui servira de "trame" à la
négociation finale, ont été examinés et abondamment critiqués jeudi
lors d'une réunion des cinq collèges associés au processus (l'Etat, les
collectivités locales, les représentants des salariés, du patronat, et
les associations.)La date du 15 décembre
notamment a suscité l'émoi des associations regroupées au sein de
l'Alliance pour la Planète : "Pour nous, il est clair que c'est les 24
et 25 que doivent être décidées et adoptées les mesures fortes. Pas en
décembre", a fait valoir en leur nom Yannick Jadot, de Greenpeace
France."On nous a confirmé aujourd'hui que
les grandes décisions seront prises autour de la table ronde, à
l'exception des éléments opérationnels, de problèmes de tuyauterie",
a-t-il indiqué à la sortie de la réunion.S'agissant
du contenu même de la négociation à venir, le document doit encore être
profondément remanié suite aux critiques amplement partagées et une
nouvelle mouture devrait être présentée mardi aux parties prenantes.Riche
et détaillée dans le domaine du bâtiment, la première version éludant
plusieurs sujets sensibles, tels la fiscalité (taxe sur le transport
routier, le kérosène, ou bonus/malus pour les voitures...), l'avenir du
nucléaire ou le gel des cultures OGM en plein champ.Pour
la fédération France Nature Environnement (FNE, 3.000 associations) qui
juge inutile de "lancer de fausses polémiques", ce document ne
constituait "qu'un premier jet, critiquable et (qui) devait être
critiqué", a indiqué Sébastien Genest, son président. "Mais si la
feuille de route est assez précise, elle nous permettra d'évoluer dans
un cadre rassurant". Un peu surpris par la
vivacité des réactions, le ministère de l'Ecologie fait valoir qu'il
dispose "encore d'une grande marge de manoeuvre"."Mais on entre dans la phase la plus dangereuse du Grenelle. Le moment où chacun en rajoute et tire de son côté", ajoute-t-il.La
consultation du public se poursuit parallèlement jusqu'à vendredi sur
internet - plus de 5.000 contributions sont arrivées en une semaine sur
le site du Grenelle (www.legrenelle-environnement.fr) - et les débats
en région jusqu'au 19 octobre.
La banquise arctique subit une fonte record
CAROLINE DE MALET.
Publié le 03 octobre 2007
Au pôle Nord, les chercheurs ont constaté que la glace de mer a perdu cet été un quart de surface de plus qu'en 2005.
Aux confins du cercle polaire arctique, la banquise a connu un nouveau
record de fonte en 2007. La glace de mer, qui atteint généralement son
minimum à la fin de l'été, en septembre, s'est réduite cette année
comme une peau de chagrin. C'est ce que montrent les dernières données
du centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC). Sa
surface, avec seulement 4,28 millions de kilomètres carrés, est
inférieure de 23 % au niveau de 2005, date du précédent record avec
5,32 millions de kilomètres carrés. Cela représente 39 % de moins que
la moyenne de long terme observée entre 1970 et 2000.
Avec ces nouvelles données, le taux de fonte de la glace depuis 1979
est désormais de 10 % par décennie, contre 8 % il y a deux ans. Ces
résultats dépassent toutes les prévisions des modèles climatiques
simulant les réactions du continent arctique au réchauffement. La
communauté scientifique s'émeut de ce constat déroutant d'autant que la
fonte concerne surtout la zone située près du détroit de Béring, aux
confins de la Sibérie et de l'Alaska, alors qu'auparavant le Groenland
et la Scandinavie étaient les plus touchés. Les climatologues imputent
principalement cette accélération de la fonte des glaces au
réchauffement climatique. Le climat se radoucit en effet deux fois plus
vite au pôle Nord que sur le reste du globe. Le thermomètre pourrait y
gagner 4 à 7 °C en moyenne d'ici à 2100, estime le rapport de l'Arctic
Climate Impact Assessment (Acia), forum intergouvernemental des huit
pays frontaliers de l'Arctique, paru voici trois ans. C'est bien plus
que les 1,8 °C à 4 °C prévus par le Groupe intergouvernemental
d'experts sur l'évolution du climat (Giec) en janvier dernier sur
l'ensemble de la planète, à la même échéance.
Disparition prévue avant 2040
Mais d'autres explications sont également avancées par les experts. Un
excès de dépression observé sur l'Arctique entraînant davantage de vent
aurait pour effet d'accélérer la dérive de la banquise. L'équipe de
l'expédition Tara Arctic, la goélette qui dérive depuis un an sur la
banquise, prisonnière des glaces, a pu le constater. Le voilier a en
effet parcouru l'équivalent de 1 400 kilomètres en ligne droite à la
vitesse moyenne de 9,3 km par jour, soit une dérive deux fois plus
rapide que prévu. « Il
semble bien que l'océan glacial Arctique ait une certaine tendance à se
comporter de plus en plus comme l'océan circumpolaire Antarctique», estime Jean-Claude Gascard, coordinateur du projet européen Damocles, qui étudie l'évolution des glaces polaires arctiques. «Davantage de glace se formerait en hiver, mais une glace qui disparaîtrait pendant la fonte estivale. » Par ailleurs, « il existe davantage d'évacuation de glace, rapporte Christian de Marliave, coordinateur scientifique de Tara Arctic. Des
chercheurs norvégiens ont mis en évidence cet été que la glace avait
tendance à s'écouler par le détroit de Smith, entre le Groenland et le
Spitzberg, là où la glace est la plus épaisse, ce qui va accélérer le
phénomène. »
L'expédition Total Pole Airship de Jean-Louis Étienne en mars prochain,
va mesurer l'épaisseur de la banquise arctique, qui semble vouée à
disparaître en période estivale. Une échéance qui se rapproche
régulièrement : l'année dernière, le glaciologue américain Mark Serrez,
de l'université du Colorado, avait annoncé la réalisation d'un tel
scénario dès 2040. Auparavant, les scientifiques tablaient sur 2070,
voire la fin du siècle. Heureusement, cette fonte de la banquise n'a
pas d'effet sur le niveau des océans, car le volume déplacé par ces
grands glaçons est égal à celui de l'eau issue de leur fonte. Les
autres effets sont connus : l'ouverture à la navigation du passage du
nord-ouest, mais aussi la disparition progressive des ours polaires et
de la culture des Inuits.
Sans mesures immédiates, l'impact du tourisme sur le climat devrait doubler d'ici à trente ans
Les agences de l'ONU pour le tourisme, l'environnement et le climat,
réunies pour trois jours à Davos, dans le cadre d'une rencontre
internationale, ont fait part, lundi 1er octobre, de leurs craintes concernant la relation entre le tourisme mondial et le changement climatique.
L'impact
du tourisme sur le changement climatique pourrait en effet plus que
doubler dans les trente prochaines années, selon un rapport des agences
publié à
l'occasion de la réunion. Selon l'Organisation mondiale du tourisme
(OMT), d'environ 842 millions de voyages dans le monde l'an dernier, on
devrait
atteindre 1,5 milliard en 2020. Or, les transports, le logement et les
autres activités touristiques comptent
pour environ 4 à 6 % du total des émissions de gaz à effet de serre,
souligne le rapport onusien.
if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')} Le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme,
Francesco Frangialli, a appelé le secteur et les autorités à prendre
des mesures immédiates, même si les effets du tourisme sur
l'environnement sont moins importants que ceux de beaucoup d'autres domaines
industriels. "Les Alpes suisses ont souffert cet hiver du manque de neige et ce n'est pas par hasard", a-t-il noté. ZONES CÔTIÈRES ET MONTAGNEUSES AFFECTÉES
Le tourisme
mondial doit faire sa révolution, a averti l'ensemble des
organisations, soulignant le fait que la croissance continue du secteur
pourrait conduire à une augmentation
de 150 % de ses émissions de gaz dans les trente prochaines années.
Les comportements en matière de tourisme pourraient évoluer : les
destinations côtières ou montagneuses, particulièrement dans des pays
pauvres ou sur des îles, pourraient être les plus affectées par les
changements climatiques et la hausse du niveau des mers, a indiqué le
rapport. A l'inverse, les zones tempérées devraient recevoir davantage
de touristes.
La rencontre de Davos doit permettre de préparer l'ordre du jour d'une réunion
ministérielle de l'ONU sur le tourisme et le climat prévue à Londres en novembre.
Le Grenelle de l'environnement veut révolutionner la vie des Français
2007-09-27 13:24:12 PARIS (AFP)
Le Grenelle de l'environnement a franchi une première étape
jeudi avec la présentation de centaines de mesures, dont certaines
pourraient changer la vie des Français : réduction de la vitesse sur
routes, éco-pastille pour les voitures, logements auto-suffisants en
énergie ou menus bio pour les cantines. Evènement
Les
transports --un quart des émissions de gaz à effet de serre en France--
sont particulièrement visés, à ce stade de la vaste table ronde
environnementale voulue par le président Sarkozy.
Si
les propositions du Grenelle sont suivies par le gouvernement, les
automobilistes devront lever le pied et réduire leur vitesse de 10 km/h
sur toutes les routes hors agglomération. Réduire les gaz entraîne
automatiquement une baisse de consommation de carburant et des
émissions de CO2, principal gaz responsable du réchauffement climatique.
"Il
s'agit d'aller vers une société sobre en énergie et en ressources", a
indiqué le climatologue Jean Jouzel. "Même si on parvient à diviser par
deux d'ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre, on aura
probablement 2 degrés de plus que le climat actuel", a t-il rappelé.
L'habitat "passoire" doit disparaître: les logements neufs
devront être autosuffisants en énergie en 2020. Les "éco-quartiers",
lancés en Allemagne ou en Angleterre, doivent gagner la France.
Pour
encourager l'achat des voitures propres, une "éco-pastille" annuelle
est préconisée sous la forme de bonus-malus. Les grosses berlines,
monospaces et 4X4 qui émettent plus de 140 grammes de CO2/km seraient
pénalisées, soit environ la moitié des ventes de véhicules neufs en
France. A l'inverse, les propriétaires de voitures moins émettrices
toucheraient un bonus.
L'idée d'une taxe kilométrique pour les poids-lourds n'a en revanche pas fait l'objet d'un consensus.
Réduction
de vitesse et bonus malus avaient déjà été proposées en 2003 et 2004,
puis abandonnées par le gouvernement qui les jugeait contraignantes
pour les automobilistes.
Cette fois, les Français
seraient prêts à se mobiliser : selon un sondage réalisé pour le
ministère de l'Ecologie les 21 et 22 septembre derniers, 93% se
déclarent prêts à s'engager dans des efforts quotidiens en faveur de
l'environnement.
Leur bonne volonté ira-t-elle
jusqu'à la voiture ? Seulement 36% des Français se disaient favorables
à une baisse de 10 km/h de la vitesse sur autoroute dans un sondage
TWBA publié au début du mois.
En revanche, 81% sont
favorables à une réduction de l'utilisation des pesticides. D'accord
pour une réduction, mais pourvu que "soient trouvées des solutions
alternatives pour permettre aux agriculteurs de faire leur métier", a
tempéré Jean-François Le Grand au nom du groupe 2 (ressources
naturelles).
Deux sujets ont entraîné un désaccord
flagrant : le nucléaire et un éventuel moratoire sur les OGM. Un
consensus émerge toutefois pour la création d'une "haute autorité" sur
les OGM, qui rendrait des avis à l'autorité politique, et pour une loi
sur les biotechnologies.
Plus consensuel, le "bio"
figurerait au menu des cantines à raison de 20% d'aliments bio en 2012.
Les surfaces cultivées en "bio", aujourd'hui négligeables (2% du total)
devraient tripler en 2010 et être multipliées par dix en 2020.
Après
1.000 heures de débats et 53 réunions depuis juillet, la parole est
maintenant aux Français : "Ce sont des propositions, pas des décisions,
il faut à présent que les Français s'en emparent" a lancé le ministre
de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.
Après un mois de
consultation en région et sur internet, une table ronde finale, le
"Grenelle" proprement dit accouchera de 15 à 20 "plans programmes" fin
octobre, qui seront arbitrés par le président de la République.
Des pesticides à l'origine d'un "désastre sanitaire" aux Antilles françaises L'utilisation massive de
certains pesticides a provoqué un "désastre sanitaire" aux Antilles
françaises, mettant en danger l'ensemble de leur population, selon un
rapport qui a amené lundi le ministre de l'Agriculture Michel Barnier à
juger la situation "très grave".La Martinique
et la Guadeloupe traversent "une crise extrêmement grave liée à
l'utilisation massive de pesticides depuis de nombreuses années", selon
le rapport du cancérologue Dominique Belpomme, qui doit être rendu
public mardi et dont l'AFP a obtenu une copie.Pour
ce professeur, le taux des cancers de la prostate est "majeur" aux
Antilles, tandis que le taux de malformations congénitales a augmenté
et que les femmes font moins d'enfants qu'il y a 15 ans. Des évolutions
qui selon le professeur seraient dues au chlordécone, même si les
scientifiques n'en ont "pas encore la preuve épidémiologique".La
durée de fixation du chlordécone est "de l'ordre du siècle", a déclaré
le cancérologue au quotidien Le Parisien, ajoutant qu'"en Guadeloupe,
on a pu démontrer que toutes les femmes enceintes et que tous les
enfants qui naissaient étaient contaminés au chlordécone".La
ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a tenté de relativiser la
portée du rapport, en estimant qu'il "pose des questions" et "n'apporte
pas de réponse formelle". Ces "inquiétudes ont besoin d'être confirmées
par des études scientifiques de haute qualité", a-t-elle ajouté."Nous
traiterons la question du chlordécone avec la plus grande
transparence", a assuré M. Barnier, pour qui l'occasion se présente de
replanter des bananes "avec peu ou pas de pesticide" et "d'aller vers
la banane zéro pesticide".Le chlordécone, un
insecticide qui fait partie des pesticides organochlorés, a été
interdit en France en 1990 avec une mise en application en 1992. Les
producteurs antillais ont obtenu un délai juqu'en 1993, a déclaré à
l'AFP Christian Choupin, directeur général des producteurs de bananes
de Martinique et de Guadeloupe.Depuis, le
chlordécone, dont l'action dans le sol peut perdurer "une centaine
d'années" reconnaît M. Choupin, a été remplacé par des "pièges à
phéromones" qui attirent les charançons femelles.Les
stocks de chlordécone, que certains agriculteurs avaient conservé dans
leurs remises, ont tous été détruits en 2002, assure M. Choupin.Une
autre produit, l'herbicide paraquat, utilisé pour les planteurs et
dénoncé dans le rapport, est interdit depuis cet été, rappelle-t-il.
Selon le Pr Belpomme, le paraquat "est au moins aussi redoutable que le
chlordécone".Mais les producteurs antillais,
qui réclament une "véritable" étude scientifique de l'Agence française
de sécurité sanitaire des aliments (AFFSA), se sont "insurgés" contre
le rapport du cancérologue qui n'a pas selon eux "de contenu
scientifique".La production antillaise de
bananes est en moyenne de 260.000 tonnes par an (210.000 en Martinique
et 50.000 en Guadeloupe). Le chiffre d'affaires de la filière, qui
emploie 15.000 personnes, s'élève à 220 millions d'euros auquel
s'ajoutent des aides européennes d'environ 130 millions.Le
passage de l'ouragan Dean, le 17 août, a détruit la totalité de la
production en cours de bananes en Martinique et de 50 à 60% en
Guadeloupe.Le Pr Belpomme a été à
l'initiative de "l'appel de Paris", en mai 2004, qui estimait que "le
développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la
dégradation de l'environnement".
Au Groenland, la marche du glacier Ilulissat sonne l'alarme pour le climat
A ses marges, dans
l'embouchure du fjord glacé d'Ilulissat sur la côte ouest du Groenland,
le glacier se précipite vers la mer dans une anarchie de glaces
bleutées, un chaos de pics et de herses qui cavale désormais au rythme
de 30 à 40 mètres par jour. Parce que sa
vitesse de fonte a doublé en dix ans et qu'il avance deux fois plus
vite vers la mer - plus de 12 km par an en 2005 contre 6 km en 1996 -,
le glacier d'Ilulissat (Jakobson pour les Danois) est devenu le grand
témoin du dérèglement climatique au pôle nord et un appel vibrant, in
situ, à mobiliser les énergies planétaires pour en limiter l'ampleur. Classé
au patrimoine mondial de l'humanité en 2004, ce glacier parmi les plus
actifs au monde s'écoule vers la mer après un errance de près de 12 km
jusqu'au rivage, rétrécissant d'autant l'inlandsis groenlandais,
l'unique calotte glaciaire de l'hémisphère nord, longue de 1000 km sur
3 km d'épaisseur."Un gigantesque distributeur
de glaçons", commente lundi le ministre français du Développement
durable Jean-Louis Borloo, en pèlerinage au-dessus du glacier avec une
délégation d'experts, de parlementaires et de personnalités, de Maud
Fontenoy à Bixente Lizarazu ou Jean-Louis Etienne." En
1996, le glacier lâchait 27 km3 d'eau par an, aujourd'hui c'est 50 km3
de glace qui filent à la mer. On ne peut déjà plus arrêter le
mouvement, mais on a toutes les raisons de tout faire pour maintenir
les températures de la planète proches de leur niveau actuel", explique
le climatologue français Jean Jouzel, l'une des éminences du Groupe
intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui
l'escorte.Pour le ministre, qui se prépare
aux grandes négociations à venir sur la lutte contre le changement
climatique, quand la France présidera l'Union européenne à partir de
juillet 2008 et qu'il faudra décider de l'avenir du protocole de Kyoto,
la visite à 220 km au nord du cercle polaire tient de la conférence en
plein air.Et vaut bien, justifie-t-il, les
7.000 km aller-retour en avion depuis Paris et les 65 t de CO2, l'un
des principaux gaz à effet de serre - qui seront compensées par un
projet hydraulique au Mexique -."Tout a déjà
été dit, montré, filmé et alors: il faut rester chez soi? Chaque fois
que je sors de mon bureau, j'apprends un truc". Et ce qu'il constate,
ajoute-t-il, c'est que "pour l'instant, on va plutôt vers la défaite
que vers la victoire".Raison de plus, insiste
Jean Jouzel, pour défendre dans l'arène mondiale la conviction
européenne selon laquelle il faut impérativement réduire les émissions
de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement planétaire à 2°C
supplémentaires d'ici 2100 par rapport aux niveaux pré-industriels." Depuis
30 ans, la température monte deux fois plus vite aux pôles, ce qui
signifie que pour 2°C de plus en moyenne, on aurait une hausse probable
de 4°C ici. Soit une hausse d'un mètre du niveau des océans d'ici 2100".Le
dernier rapport scientifique du Giec, publié en janvier 2007 à Paris,
prévoit une hausse du niveau des océans de 50 cm d'ici 2100 "pour un
scénario un peu rapide", indique Edouard Bard, du Collège de France,
spécialiste de l'évolution du climat et des océans. "Mais c'est sans
tenir compte de phénomènes additionnels, comme la fonte du Groenland". Pour
l'heure, le Groenland, la plus grande des îles arctiques, grande comme
quatre fois la France, ne contribue que de 15% à la montée des océans,
mais personne ne peut dire quelle sera son évolution, souligne le
climatologue Hervé Le Treut. "Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y a pas de
mécanismes de retour en arrière et on est à peu près certains que ça va
continuer à augmenter".
Mexique: Dean va disparaître dans les montagnes après avoir balayé l'Etat de Veracruz
Le
cyclone Dean a atteint mercredi l'Etat de Veracruz, dans l'est du
Mexique, provoquant des pluies diluviennes et des dégâts matériels,
avant de s'enfoncer dans le territoire mexicain où il s'est affaibli
pour devenir une tempête tropicale.Dean s'est ensuite heurté aux montagnes de la Sierra Maestra orientale où il disparaîtra progressivement." Le
cyclone a touché terre avec des vents soufflant à 160 km/h, il tombe
des trombes d'eau, des arbres sont tombés sur les routes", a déclaré à
CNN le gouverneur de l'Etat de Veracruz Fidel Herrera.Un
homme qui essayait de réparer son toit à Xalapa, la capitale de l'Etat
de Veracruz, est mort électrocuté quand une plaque de tôle a touché un
câble électrique, selon la police. L'ouragan
s'était temporairement renforcé au dessus du Golfe du Mexique avant de
s'affaiblir à nouveau. En pénétrant à l'intérieur des terres, il est
devenu mercredi après-midi une tempête tropicale avant de se heurter
aux montagnes de la Sierra Maestra orientale où il disparaîtra
progressivement.Dean, le premier cyclone
important de la saison, est entré sur la côte Emeraude, sur le Golfe du
Mexique, près de la ville de Tecotutla à 16H30 GMT, selon le Centre
américain des ouragans (NHC).Abdiel Monroy,
responsable des services de Protection civile de Poza Rica, près de
Tecolutla, rapporte seulement des dégâts matériels, "des arbres et des
pylônes couchés par le vent, des dégâts aux infrastructures, mais pas
de victime, ni d'inondations". Pas
d'inquiétudes non plus entre les ports de Tuxpan, au nord de la
trajectoire, et de Veracruz, au sud, où les vents ont emporté toitures,
réverbères et abîmé de nombreuses maisons.L'état d'urgence avait été décrété dans 89 municipalités de l'Etat de Veracruz. Dans
l'Etat d'Hidalgo, dans le centre du Mexique et voisin de Veracruz, la
rivière Huehuetla est sorti de son lit sans menacer la population. Des
milliers d'habitants de l'Etat de Veracruz vivant dans des logements
précaires se sont réfugiés dans des gymnases aménagés en abris
anticycloniques, notamment des paysans.L'Etat de Veracruz est une région fortement peuplée, où environ 3,5 millions de personnes vivent dans des zones à risque.
Après avoir touché la côte caraïbe du Yucatan en catégorie 5, avec des
vents dépassant 300 km/h, les vents ont diminué et sont désormais de
160 km/h. Les vents de force cyclonique (au-delà de 118 km/h)
s'étendent jusqu'à 110 km autour de l'oeil du cyclone.Plus
que le vent, c'est la pluie qui inquiète, car elle pourrait provoquer
des inondations, des glissements de terrains et des débordements de
rivières."Ce qui nous maintient en alerte,
c'est cet énorme volume d'eau, indépendamment de la force du vent", a
souligné le gouverneur Fidel Herrera. Dans la
péninsule du Yucatan, Dean a laissé derrière lui des inondations, des
arbres arrachés et infligé des dégâts aux bâtiments et aux
infrastructures. Les destinations touristiques (Cancun, Playa del
Carmen, Tulum et l'île de Cozumel) ont été épargnées. Plusieurs
dizaines de milliers d'habitants et de touristes avaient été évacués à
titre préventif. La compagnie pétrolière PEMEX
a annoncé mercredi que les employés évacués à titre préventif allaient
rapidement regagner ses infrastructures pétrolières off-shore dans le
Golfe du Mexique fermées avant le passage de Dean. Le
Mexique a diminué sa production de 2,6 millions de barils par jour, un
manque à gagner de 150 millions de dollars par jour, mais la production
sera rétablie à 100% dans le courant de la semaine prochaine, selon
PEMEX.
L'alerte rouge a été décrétée lundi 20 août dans le sud-est du Yucatan,
sur la côte caraïbe du Mexique, avant l'arrivée du cyclone Dean. Une
telle mesure va accélérer l'évacuation des populations qui vivent dans
les zones à risque.
Considéré comme "potentiellement catastrophique",
le cyclone Dean s'est encore renforcé et avance vers les côtes du
Mexique, où il est attendu dans la nuit de lundi à mardi. Plus de 90
000 touristes en vacances à Cancun et dans les îles voisines, ainsi que
13 000 personnes travaillant sur les quelque 140 plates-formes
pétrolières du Golfe du Mexique ont déjà été évacuées.
Le cyclone de
catégorie 4, sur une échelle qui en compte cinq, est accompagné de
vents soufflant à 240 km/h, selon le dernier bulletin du Centre
américain de surveillance des ouragans (NHC), basé à Miami. Le
phénomène climatique pourrait être reclassé en catégorie 5 lundi soir,
avec des vents pouvant atteindre 249 km/h.
Couvrant une
superficie de 195 000 kilomètres carrés, soit presque autant que la
taille du Sénégal, l'ouragan a finalement épargné lundi les îles
Caïmans, qui se préparaient au pire. Il a toutefois ravagé la Jamaïque
et fait au moins huit morts dans les Caraïbes.
Après l'intérieur des terres mexicaines, le cyclone pourrait atteindre le Texas.
Espérons que la catastrophe qui a touché la Nouvelle Orléans il y a deux ans ne se reproduise pas...
Il ya quelques semaines, je vous avais cité un article concernant les nouvelles prétentions russes au Pôle Nord et du fameux planté de drapeau ( à défaut du bâton) sous la calotte glaciaire.
L'affaire rebondit, tel un nouvel épisode de Star War, et les occidentaux, contre-attaquent !!!
Après l’expédition
russe du début août, les initiatives militaires et politiques
occidentales se multiplient dans cette région riche en hydrocarbures.
Hier, Angela Merkel était sur place.
Depuis que les Russes sont allés planter un drapeau au fond de l’océan
Arctique début août, pour asseoir symboliquement leurs revendications
sur le pôle Nord, les grandes manœuvres diplomatiques occidentales se
multiplient tous azimuts dans cette région appelée à devenir une zone
géostratégique clé, en raison du réchauffement climatique qui ouvre la
perspective d’une exploitation de ses immenses ressources en
hydrocarbures. La chancelière allemande Angela Merkel est en visite
circonstanciée au Groenland, pour se rendre compte de visu de la fonte
de la banquise, une réalité qui pourrait avoir de grosses conséquences
sur les équilibres écologiques mais aussi sur les routes de transport
régionales jusqu’ici prises dans les glaces. Accompagnée du premier
ministre danois Anders Fogh Rasmussen, elle a admiré jeudi, le fjord
d’Illulissat, couvert d’icebergs et baigné de lumière bleue. Elle
devait se rendre hier en avion au glacier Eqi, dans une station de
recherches polaires.
La réponse du berger danois à la bergère russe
La présence de la chancelière dans ce territoire danois d’outremer, en
pleine polémique sur les fonds de l’Arctique, revêt une signification
politique. Suite à l’expédition russe, les Danois ont fait savoir
qu’ils allaient revendiquer eux aussi une partie des fonds sous-marins.
La Russie a affirmé vouloir démontrer scientifiquement que la dorsale
de Lomonossov, une chaîne montagneuse sous-marine, est le prolongement
de la Sibérie. Réponse du berger danois à la bergère russe, une
expédition est partie mardi du Danemark vers l’Arctique, afin de
cartographier la zone controversée. L’initiative russe a également
provoqué une réaction musclée du Canada, autre puissance riveraine de
l’Arctique, qui voit la dorsale de Lomonossov comme une extension de son plateau continental. Le chef de la diplomatie canadienne, Peter
MacKay, a raillé l’expédition russe, une pratique du XVe siècle .
Cela n’a pas empêché les Canadiens d’organiser une riposte très XIXe
siècle, le premier ministre canadien effectuant une tournée de trois
jours dans le Grand Nord, clôturée par les plus grandes manœuvres
militaires jamais organisées par le Canada dans la région… La
convention de l’ONU sur le droit de la mer donne aux pays signataires,
jusqu’à dix ans après sa ratification, la possibilité de déposer des
revendications sur les fonds marins s’ils veulent étendre leur
souveraineté au-delà de leur zone des 200 milles. Parmi les cinq
nations arctiques (Russie, États-Unis, Canada, Danemark et Norvège),
seuls Oslo et Moscou ont présenté leur dossier. N’ayant pas ratifié la
convention, les États-Unis ne peuvent pas affirmer leurs
revendications. Le président George Bush s’en est inquiété. Il devrait
demander au Congrès de ratifier le texte dès septembre. Le défi russe
en Arctique doit être à l’ordre du jour du sommet américano-canadien ce
lundi.
Deux morts en Martinique après le passage de Dean, Haïti menacé.
De nombreuses îles des
Caraïbes étaient en état d'alerte samedi à l'approche du cyclone Dean
qui a déjà causé deux mort dans le département français de Martinique
et qui menace désormais Haïti.Ouragan majeur
de catégorie 4 sur une échelle qui en compte 5, considéré comme
"extrêmement dangereux", Dean se rapprochait d'Haïti et de la Jamaïque,
a annoncé le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC) à
18H00 GMT.
L'île d'Hispaniola qui abrite Haïti
et la République dominicaine subissait déjà samedi en début
d'après-midi de fortes pluies, prélude à l'arrivée du cyclone. Des
inondations notamment le long des côtes et des glissements de terrain
sont à craindre.Un avis d'alerte cyclonique est en vigueur en Haïti, en République dominicaine, en Jamaïque et aux Iles Caïmans. Les autorités cubaines ont décrété une alerte dans six provinces du sud de l'île et se préparent à des évacuations massives. Dean
est accompagné de vents soufflant à 240 km/h avec, localement, des
rafales plus fortes. Un cyclone passe en catégorie 5 -ouragan extrême-
quand le vent atteint 249 km/h.A 18H00 GMT,
l'oeil du cyclone se trouvait à 285 km au sud de Saint-Domingue, et à
915 km à l'est-sud-est de Kingston, capitale de la Jamaïque. Il se
déplaçait à la vitesse de 28 km/h.Le cyclone devrait toucher la côte sud d'Hispaniola plus tard dans la journée et demeurer sur l'île jusqu'à dimanche matin.
En
Jamaïque, des milliers de personnes ont pris d'assaut les supermarchés
et les stations d'essence pour se ravitailler avant l'arrivée de
l'ouragan qui pourrait toucher directement l'île dimanche ou lundi. Le
gouvernement a demandé aux équipes de secours d'urgence de se mobiliser
et de vérifier notamment l'état des abris.
Au
Mexique, les autorités ont d'ores et déjà évacué 80.000 touristes en
vacances dans les stations balnéaires de Cancun et Cozumel. En 2005,
cette région touristique du Mexique avait déjà été rudement frappée par
un cyclone. Selon les prévisions du NHC, Dean pourrait toucher la
péninsule du Yucatan au milieu de la semaine prochaine.Dean pourrait également menacer nombre d'installations pétrolières dans le Golfe du Mexique.
La
Nasa envisage quant à elle de faire revenir sur Terre l'équipage de la
navette Endeavour mardi au lieu de mercredi car le centre de contrôle
situé à Houston (Texas, sud des Etats-Unis) pourrait être forcé de
fermer si l'ouragan menace le sud du Texas.
Vendredi, ce sont les Antilles françaises qui avaient été frappées.Le
secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer Christian Estrosi est arrivé
sur place samedi pour mesurer l'étendue des dégâts. Près de 100% de la
production de bananes et près de 70% de la production de canne à sucre
auraient été détruites.Le Premier ministre
français François Fillon a annoncé qu'il convoquait une réunion
interministérielle au début de la semaine prochaine sur la situation en
Martinique et en Guadeloupe, également touchée par le cyclone."L'Etat
sera présent à vos côtés, car la France de métropole et la France
d'outre-mer constituent une unité indivisible", a écrit le président
Nicolas Sarkozy dans un message aux Martiniquais et aux Guadeloupéens.Samedi
à la mi-journée, près de 110.000 clients martiniquais restaient privés
d'électricité, a indiqué à Paris une porte-parole d'EDF.
Des explorateurs plantent le drapeau de la Russie à 4 km sous le pôle Nord
Des
explorateurs russes ont planté jeudi un drapeau de la Russie au fond de
l'océan Arctique, à plus de 4.000 mètres sous le pôle Nord, au terme
d'une expédition présentée comme pionnière et symbolique des velléités
territoriales de Moscou sur l'Arctique et ses hydrocarbures.Le
sous-marin de poche Mir-1, équipé d'un bras mécanique, a dressé un
drapeau en titane d'un mètre de hauteur et aux couleurs de la Russie à
la verticale du pôle Nord, a annoncé Vladimir Strougatskï, un membre de
l'expédition cité par l'agence Itar-Tass.Le
Mir-1, bathyscaphe de tête, s'est "posé" à 4.261 m de profondeur. Le
second module a atteint 4.302 m des grands fonds de l'océan Arctique
(4.000 à 5.000 m de profondeur).Les deux sous-marins ont refait surface dans la soirée, au bout de 9 heures de mission.Le
pilote de Mir-2, Evgueni Tcherniaïev, avait livré, lyrique, son premier
commentaire à l'agence Itar-Tass. "Nous avons touché le fond en
douceur, autour de nous il y a un sol jaunâtre, mais nous ne voyons pas
d'habitants des profondeurs marines", a-t-il déclaré.Les
explorateurs, dont deux députés et un scientifique russes, ainsi qu'un
homme d'affaires suédois Frederik Paulsen qui co-finance la mission,
ont mis deux heures à descendre dans les eaux de l'océan Arctique.L'équipage
a mené des expériences scientifiques, pris des échantillons du fond
marin et de l'eau, mais aussi laissé une capsule contenant un message
pour les générations futures.Le président
Vladimir Poutine, qui a soutenu en mai ce projet, a appelé les
participants à l'expédition pour les féliciter de la réussite, ont
rapporté les agences russes.Arrivés mercredi
sur le lieu de plongée, les explorateurs étaient partis le 24 juillet
de Mourmansk, une ville portuaire sur la mer de Barents.Deux
bateaux russes, le navire de recherche Akademik Fedorov et le
brise-glace à propulsion nucléaire Rossia qui l'escorte, ont été
appareillés pour cette mission aux visées scientifiques, mais aussi
politiques.Au-delà de l'intérêt scientifique,
l'expédition Arctique 2007 entendait rappeler les visées russes sur le
contrôle de ces territoires, disputés avec d'autres pays, dont les
Etats-Unis, et qui pourraient être riches en pétrole et en gaz.Selon
le US Geological Survey, l'agence américaine de géologie et de
géophysique, 25% des ressources mondiales de pétrole se trouvent au
nord du cercle polaire.Avant de partir pour
le pôle, Artour Tchilingarov avait ainsi estimé que l'expédition
aiderait la Russie à avancer dans la revendication, soutenue par le
président Vladimir Poutine, de ces régions. "L'Arctique est à nous et
nous devrions y montrer notre présence", avait-il déclaré.En
2001, Moscou avait déposé une requête en ce sens devant une commission
de l'ONU sur le droit de la mer pour revendiquer ces territoires.Loin
de l'euphorie russe, le Canada a ironisé sur l'expédition jugeant qu'il
s'agissait d'une tactique plus adaptée au 15e siècle qu'à l'époque
actuelle, relevant du "spectacle".Tout en
disant ne pas très bien comprendre "la signification de cet acte", le
Premier ministre canadien Stephen Harper a déclaré qu'il démontrait en
tout cas "qu'à l'avenir, l'importance de l'Arctique va augmenter". "Nous
devons agir rapidement pour assurer à l'avenir notre souveraineté sur
notre Arctique et le nord canadien, et c'est ce que nous avons
l'intention de faire", a-t-il ajouté."Je ne
sais pas s'ils ont planté un drapeau métallique, un drapeau en
plastique ou couvert le fond de l'océan avec un drap. Mais cela n'a
aucune signification" quant à d'éventuels droits sur les richesses du
sous-sol arctique, a estimé de son côté Tom Casey, porte-parole du
département d'Etat américain.
Des milliards dans les poubelles Chaque
Français jette 1 kilo d’ordures par jour... Soit deux fois plus qu’il y
a 40 ans. Matière première pour les entreprises qui « poussent » sur la
gestion des déchets et des services de propreté en France. Deux géants
dominent ce marché : Veolia Propreté et Sita (filiale de Suez
Environnement). Ils
collectent, trient, incinèrent, recyclent... Veolia Propreté affiche un
coquet 6,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Son concurrent, 2,3
milliards d’euros. Des chiffres impressionnants : à titre de
comparaison, le budget du ministère de l’Écologie et du développement
durable s’élève à... 915 millions d’euros. Mais le savoir-faire de nos
champions tricolores brille également à l’étranger : Veolia Propreté
réalise 55 % de son chiffre d’affaires à l’export. Sur le marché des
déchets, la part du recyclage prend de plus en plus d’ampleur : il a
enregistré une croissance de 38 % sur les cinq dernières années, et
affiche un chiffre d’affaires de 7,7 milliards d’euros [1]. Un
créneau favorable à des PME telles que CFF Recycling, Paprec, Rips ou
encore Valorplast... À l’autre bout de la chaîne, les industriels et
les distributeurs s’intéressent également à la question via
l’écoconception : le poids unitaire des pots de yaourt a diminué de 13
% en 8 ans et celui des canettes aluminium de 10 %...
Le coton est la matière première du jean. Sa culture et son traitement
s’avèrent extrêmement polluants. En effet, la culture du coton consomme
le quart des insecticides utilisés dans le monde, alors qu’elle
représente un peu moins de 3% des terres cultivées. Il est donc
important de privilégier les produits de bonne qualité pour augmenter
la durée de vie. Pensons aussi au coton biologique, cultivé en
équilibre avec l’environnement. La culture du coton biologique utilise
des engrais naturels et des pesticides avec une rotation des cultures(6
ans, 2 ans de culture de coton) et beaucoup moins d’eau que la culture
intensive. Autres avantages : le coton biologique est plus souple, plus
doux et intègre souvent une démarche de commerce équitable.
Une inondation catastrophique à l'origine de la Manche
La Grande-Bretagne s'est
retrouvée séparée de l'Europe continentale il y a des centaines de
milliers d'années à la suite d'une inondation catastrophique due à
l'effondrement d'un barrage naturel retenant un lac de montagne, selon
une étude parue dans la revue Nature.En
analysant une carte en trois dimensions de la Manche, des chercheurs de
l'Imperial College de Londres dirigée par Sanjeev Gupta et Jenny
Collier ont constaté la présence d'une gigantesque vallée large de
dizaines de kilomètres et profonde d'une cinquantaine de mètres creusée
dans le fond crayeux de la Manche. Grâce à l'utilisation de sonars,
l'équipe a mis en évidence des traits faisant penser à une érosion de
grande ampleur causée par le passage brutal, comme un énorme torrent,
d'une fabuleuse quantité d'eau.Autrefois, au
nord du bassin occupé actuellement par la Manche, dans ce qui est
actuellement la partie méridionale de la mer du Nord, se trouvait un
lac approvisionné par le Rhin et la Tamise et retenu par une barrière
naturelle connue sous le nom de Weal-Artois. La rupture de ce barrage,
intervenue il y a entre 450.000 et 200.000 ans, aurait provoqué pendant
plusieurs mois le déferlement de grandes quantités d'eau, estimées à un
million de m3 par seconde, selon cette étude.Le
creusement des terres par ce torrent monstrueux a inondé toute une
région, actuellement occupée par la Manche, et a changé le réseau des
fleuves de toute cette zone, tels que le Rhin et la Tamise, ajoutent
les chercheurs.Par ailleurs, la migration des
populations humaines en Europe a pu être affectée par ce phénomène qui
aurait créé une barrière infranchissable pour les migrations venant du
continent. La première population humaine en Angleterre s'est alors
réduite progressivement faute de l'apport de nouveaux arrivants,
conduisant à une disparition de l'homme sur l'île pendant quelque
100.000 ans."Cet événement préhistorique,
conclut selon Sanjeev Gupta, permet en effet d'expliquer les raisons
qui ont amené le Royaume Uni à devenir une île et pourquoi la première
occupation humaine de l'Angleterre s'est arrêtée brutalement pendant
près de 120.000 ans".
Chine: la croissance garde un rythme effréné, nouvelles mesures attendues
Avec plus de 11% de croissance
au premier semestre, l'économie chinoise a poursuivi sa progression sur
un rythme effréné qui renforce les craintes de surchauffe et augure de
nouvelles mesures restrictives du gouvernement. Déjouant
les prévisions des économistes, le produit intérieur brut a connu une
progression de 11,5% entre janvier et juin et de 11,9% au deuxième
trimestre, toujours largement nourrie par les exportations.La
dernière fois que l'économie avait connu un tel rythme remonte à 1994,
lorsque le chiffre pour toute l'année avait été de 13,1%. La semaine
dernière, la Chine avait révisé à la hausse son taux de croissance
économique en 2006 à 11,1%, contre 10,7% auparavant.A
ce rythme, la Chine devrait détrôner l'Allemagne comme troisième
économie mondiale à la fin de l'année, après avoir dépassé la
Grande-Bretagne et la France en 2005.Selon la
Banque mondiale, le PIB de l'Allemagne s'élevait à la fin 2006 à 2.900
milliards de dollars sur un an, alors que celui du géant asiatique, sur
le seul premier semestre, a atteint 1.400 milliards de dollars.Le
porte-parole du BNS a averti que cette croissance galopante allait
contraindre le gouvernement à renforcer sa politique antisurchauffe."Nous
continuerons à renforcer et à améliorer les mesures de contrôle
macroéconomiques", a-t-il dit, alors que le matin même, le China
Securities Journal estimait en Une qu'"il devient de plus en plus
évident que la croissance est en train de passer d'un rythme
relativement rapide à la surchauffe"."Nous
voyons bien que l'économie est en surchauffe, nous nous attendons à ce
que le gouvernement prenne de nouvelles mesures bientôt", a également
souligné Li Huiyong, économiste chez Shenyin Wanguo Securities à
Shanghai.Pékin a déjà engagé toute une série
d'actions cette année pour freiner la machine, dont deux hausses de
taux d'intérêt, cinq hausses de taux de réserves obligatoires des
banques et des mesures fiscales pour tenter de freiner ses exportations.Hong
Liang, économiste chez Goldman Sachs basé à Hong Kong, s'attend en
particulier à ce que le gouvernement relève, pour la troisième fois,
les taux d'intérêt de 27 points de base d'ici la fin du mois.Cependant,
relève-t-il, les ajustements nécessaires pourraient être retardés en
raison du calendrier politique, car le Parti prépare son XVIIe Congrès
à l'automne. La Chine souhaite une croissance
qui dépend moins des exportations et plus de la consommation
intérieure, et soit plus respectueuse de l'environnement.Un
excédent commercial record en juin (26,91 milliards de dollars, environ
20 milliards d'euros), qui place la Chine sur la voie d'une nouvelle
performance à l'export en 2007, risque d'envenimer un peu plus les
relations avec ses deux principaux partenaires commerciaux, les
Etats-Unis et l'Union européenne.Par
ailleurs, l'inflation a bondi en juin, à 4,4% (3,2% pour les six
premiers mois), dépassant l'objectif annuel des autorités (3%). Les
autorités ont blâmé la flambée des prix du porc en Chine, viande la
plus consommée par la population.Cette forte croissance devrait constituer aussi un obstacle pour arriver à une économie moins vorace en énergie."La
taux de croissance est si élevé que l'objectif de réduire la
consommation d'énergie (par unité de PIB) de 20% d'ici 2010 ne sera pas
réalisable", affirme Qi Jingmei, chercheur au Centre d'information de
l'Etat, un centre dépendant du Conseil d'Etat (gouvernement).
Craintes de pénurie d'électricité à Tokyo après le séisme
Le
Japon appréhendait jeudi une possible pénurie d'électricité à Tokyo
pendant la saison d'été après la fermeture pour des mois de la plus
puissante centrale nucléaire du Japon, endommagée lundi par un violent
séisme. Selon la presse, la centrale de
Kashiwazaki-Kariwa (8.212 mégawatts), qui alimente la mégalopole de
Tokyo (20 millions d'habitants), pourrait cesser toute activité pendant
au moins un an.Une hypothèse d'autant plus
probable que Tokyo Electric Power (Tepco), la plus grande compagnie
privée d'électricité du monde qui exploite la centrale, a reconnu
qu'une nouvelle fuite radioactive avait été détectée sur le site.Des
particules radioactives ont été localisées mercredi dans un filtre d'un
des sept réacteurs de la centrale et une petite quantité d'eau
radioactive s'est échappée d'un tuyau.Il n'y a aucun risque pour la santé ou l'environnement, selon Tepco.Kashiwazaki-Kariwa
se trouve à seulement neuf kilomètres de l'épicentre du séisme de
magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter qui a fait dix morts, un millier
de blessés et détruits ou endommagé plus de 2.000 bâtiments dans la
région de Niigata (centre). La secousse a
provoqué un sérieux incendie dans la centrale, a fait se déverser 1,2
mètre cube d'eau légèrement radioactive dans la Mer du Japon.Un
total de 438 fûts d'acier hermétiques destinés à recueillir les gants
et autres vêtements potentiellement irradiés se sont renversés lors de
la secousse. Certains se sont ouverts.La
centrale, qui n'était pas conçue pour résister a un séisme aussi fort,
a été fermée pour une période indéfinie par les autorités à des fins
d'enquête sur la sécurité du site.Le
gouvernement japonais envisage de la maintenir fermée pendant un an au
moins, sinon plus, a révélé jeudi le quotidien économique Nikkei.L'information
n'a pas été confirmée à Tokyo mais, selon un fonctionnaire de
Kashiwazaki, le site est assuré de rester fermé pendant tout l'été,
saison de fortes chaleurs où la consommation électrique est à son pic
pour alimenter les climatiseurs. Les dégâts
subis par la centrale sont "sans précédent et il est difficile de
prévoir quand pourront reprendre ses opérations", a déclaré Osamu
Oshima, un chef des pompiers."J'ignore quand
nous aurons terminé les vérifications, mais cela n'est pas pour demain.
Il faudra probablement quelques mois ou plus", a-t-il estimé.S'il
s'avère que la structure de la centrale doit être renforcée, les
installations "pourraient rester hors service pendant beaucoup plus
d'un an", affirme le Nikkei.En outre, il semble que l'usine de Kashiwazaki-Kariwa ait été construite juste au-dessus d'une faille active.La
compagnie Tokyo Electric Power a déjà demandé de l'aide à ses
concurrentes pour répondre aux énormes besoins en électricité de la
capitale, située à 250 km au sud."Nous ferons
de notre mieux pour garantir un approvisionnement régulier en
électricité en faisant appel à nos centrales thermiques, mais nous
allons probablement devoir demander à nos clients de faire des
économies d'énergie", a affirmé un porte-parole de Tepco.Très
pauvre en ressources naturelles, le Japon dépend à 35% du nucléaire
pour son électricité, mais il est aussi situé dans une zone à très
hauts risques sismiques.Le porte-parole du
gouvernement, Yasuhisa Shiozaki, a ordonné des "vérifications
approfondies" des conditions de sécurité de l'ensemble des 55 réacteurs
nucléaires du Japon."Nous devons envisager de
nouvelles normes anti-sismiques en analysant les conséquences de ce
séisme qui a surpris par sa puissance", a-t-il prôné.Le quotidien Yomiuri a également plaidé pour un renforcement des structures nucléaires.Seul
le quotidien nationaliste Sankei a exhorté les Japonais "à ne pas céder
à la panique" en soulignant le rôle de l'énergie nucléaire dans la
lutte contre le réchauffement de la planète.
Le Pô, le grand fleuve italien
du nord de la péninsule, stratégique pour son économie, est menacé par
la sécheresse, et devrait selon des experts, "raccourcir" d'une
centaine de kilomètres dans les années à venir, à cause d'un phénomène
de salinisation. Des spécialistes de l'agence
italienne pour la protection de l'environnement (APAT), réunis en
congrès à Parme prévoient que le fleuve, aujourd'hui long de 652 km,
pourrait n'en faire que 552 km dans quelques années, écrit mardi le
quotidien italien La Repubblica.Selon ces
experts tout le delta du Pô sur l'Adriatique deviendrait une vaste
lagune, et l'eau gorgée de sel deviendrait donc "impropre" aux
activités industrielles et agricoles. La
réduction des pluies sur la péninsule, l'affaissement des sols privés
d'eau et la hausse du niveau de la mer sont les principaux facteurs
naturels à l'origine de l'assèchement progressif du principal fleuve
italien.Selon les experts, le débit moyen du
Pô a baissé de près de 25% durant les 30 dernières années, notamment du
fait de l'augmentation simultanée des prélèvements effectués par
l'homme.73 % des captations du Pô sont destinées à l'agriculture. Le
bassin du fleuve s'étend sur un quart du territoire national,
représentant 40% du PIB italien et 35% de la production agricole du
pays.La mise en place de techniques
d'irrigation plus efficaces et la réduction des cultures les plus
gourmandes en eau, telles que le riz, le maïs et les kiwis est
envisagée par les experts, qui poussent également à des économies d'eau
au niveau domestique, en particulier pendant l'été.Selon
le syndicat agricole Coldiretti cité par la Repubblica, les malheurs du
Pô mettent en péril un tiers de la filière agroalimentaire italienne, y
compris la viande et le fromage.
Dans la ville, au centre d'une place,
Un vieil homme, drapé d'un grand manteau,
Eveille la curiosité des gens assis aux terrasses
Des cafés. Quel est ce fou juché sur ses tréteaux ?
D'une voix forte il interpelle les passants,
Déclamant qu'il ne leur reste que peu de temps
Avant que ne vienne la fin du Monde et ses bouleversements.
«Mes Frères, ne voyez-vous pas la Terre sous vos pieds
Etouffer de toutes ces fumées, des rejets pollués ?
Qu'avez-vous donc fait de l'Eden qui vous fut donné
Déjà vous fêtez l'arrivée du Troisième Millénaire ;
Mais celle qui vous porte, vous nourrit, le fêtera-
T-elle ? Ou si trop exploitée, vous punira ?
Ne voyez-vous pas venir ses premières colères ?
La catastrophe finale s'élabore jour après jour :
Les saisons s'inversent et s'entrechoquent,
Comme si notre planète avait bouleversé son cours .
Des contrées entières, par le courroux des vents
Et des mers, s'écroulent sous le choc
Des tempêtes et des plus en plus nombreux ouragans ,
Pendant ce temps, à l'autre bout du monde,
Les plus riches produisent et détruisent encore,
Font progresser la science et exploser les bombes,
Enfouissent dans les entrailles de la Terre la Mort :
Déchets incorruptibles du funeste nucléaire.
Réagissez ! Laisserez-vous un tel héritage
Aux générations futures ? Le temps presse mes Frères,
Construisez dès à présent un Nouvel Age ! »
(écrit en 1999, et publié en 2000, Les poètes de l'An 2000, recueil sous la direction de Jacques Charpentreau, Collection Fleur d'encre, Livre de Poche Jeunesse, Hachette Livre, 2000)
Ce soir, un bulletin d'information, déclenchement du plan d'urgence, risque d'intempérie dans la région de Montbéliard, il est 16h30.
De plus en plus souvent les éléments se déchaînent, à croire que jusqu'il y a quelques années ils se tenaient tranquilles, baillonnés, maîtrisés ici ou là par le génie inventif de l'humain ou on ne sait quelle puissance mythique ou mythologique...
Et dire que nous nous sommes enfin rendu compte que notre activité humaine avait des conséquences sur notre environnement, que les cyclones, outils de régulation du climat mondial ne sont pas seulement réservés aux îles tropicales quasi inhabitées ou en voie de dévelloppement !
Il est temps quasi trop tard peut être de se perdre en conjectures à savoir si l'huile de colza ou le jus de rhubarbe polluerait moins que le gazoil !!! La sagesse de nos aieux maintes fois devenue adage n'est sans aucun doute purement une rime d'almanach : quelle impuissance verbale face aux gros producteurs et pollueurs de la planète qui ne se sont pas encore résignés à signer les traîtés internationaux contre la pollution, entre autre le protocole de Kyoto.
Que pouvons nous faire face à une puissance mondiale qui laisse mourir tant culturellement que réellement le territoire de la Lousiane : faut-il attendre une canicule qui décimerait le clan Bush, comme celle qui nous a fauché des retraités indénombrables en 2003 ?
Etat d'alerte dans l'Est de la France :
Bulletin Régional de Suivi
CENTRE METEOROLOGIQUE INTERREGIONAL DE STRASBOURG
Bulletin émis le jeudi 14 juin 2007 à 22h00 Date et heure du prochain message : vendredi 15 juin 2007 à 01h00
Numéro : 1406NE05 Evenement type: Orages Evènement en cours. Fin d'évènement prévu le vendredi 15 juin 2007 à 09h00
Maintien de suivi pour : Bas-Rhin, Haut-Rhin, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges, Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire-de-Belfort
Situation actuelle et données observées :
Une accalmie temporaire concerne tous les départements du quart nord-est au niveau de l'activité orageuse. Les averses les plus marquées s'étendent à l'ouest d'une ligne allant de Lons-Le-Saunier à Colmar en passant par Belfort. Ces averses concernent les départements des Vosges, Haute-Saône, Bas-Rhin, l'ouest du Jura et du Doubs ainsi que le relief vosgien.
Evolution prévue :
Le risque d'une reprise de l'activité orageuse est maintenu pour la deuxième partie de nuit. Des orages actuellement sur le sud-ouest du Massif Central continuent de remonter vers le nord-est. Le risque d'orage fort reste d'actualité et concerne tout le quart nord-est. Ces orages peuvent localement s'accompagner de grêles et de rafales de vent autour de 80km/h. Les cumuls peuvent être ponctuellement conséquents et une lame d'eau de 10 litres au m² en une heure peut être observée. Les cellules orageuses se déplaçant sur un même axe du sud-ouest au nord-est, les cumuls pourront être ponctuellement importants avec 80 litres au m².
Qualification de l'évènement :
Situation orageuse non exceptionnelle mais demandant une vigilance particulière.
Consequences possibles :
Orages/Orang. - Violents orages susceptibles de provoquer localement des dégâts importants. - Des dégâts importants sont localement à craindre sur l'habitat léger et les installations provisoires.- Des inondations de caves et points bas peuvent se produire très rapidement. - Quelques départs de feux peuvent être enregistrés en forêt suite à des impacts de foudre non accompagnés de précipitations.
Conseils de Comportement :
Orages/Orang. - A l'approche d'un orage, prenez les précautions d'usage pour mettre à l'abri les objets sensibles au vent.- Ne vous abritez pas sous les arbres.- Evitez les promenades en forêts et les sorties en montagne. - Evitez d'utiliser le téléphone et les appareils électriques.- Signalez sans attendre les départs de feux dont vous pourriez être témoins.
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...