Jeudi 1 er janvier, Rachida Dati envisageait encore de déjeuner en
ville. Preuve que sa grossesse se sera déroulée jusqu'au bout ou
presque sans problème. Mais vendredi, vers 13 heures, la ministre de la
Justice a accouché par césarienne d'une petite fille. Admise trois
heures avant dans une clinique de l'Ouest parisien, la garde des Sceaux
a donné naissance à une petite Zohra. Un choix en forme d'hommage à la
mère de la ministre, prénommée Fatim-Zohra.
C'est le premier
enfant de Rachida Dati, âgée de 43 ans. Elle avait officialisé sa
grossesse en septembre dernier. Depuis, la ministre a refusé de révéler
le nom du père de l'enfant, ce qui a suscité de nombreuses rumeurs.
Durant
sa grossesse, elle s'est beaucoup irritée des commentaires de son
entourage du type « vous devriez vous reposer ». Au point que le sujet
est devenu, au fil des semaines, tabou. « En réalité, je ne refuse pas
du tout d'en parler, confiait la ministre au Figaro, mais, au lieu de
me féliciter, les gens me demandent sans cesse si je ne suis pas
fatiguée ! » Or, pour Rachida Dati, la grossesse « n'est pas une
maladie ». « Le corps est fait pour cela. »
Si Rachida Dati
n'a pas voulu alléger son emploi du temps, c'est aussi parce qu'elle a
gardé en mémoire l'image des nombreuses grossesses de sa mère qui ne
l'ont pas empêchée de se tenir debout, y compris quelques heures après
un accouchement. Elle raconte cette anecdote : « Ma mère se plaignant
depuis quelques semaines de maux de ventre, je finis un jour par la
convaincre de l'emmener chez le médecin. Et là, quelle surprise ! Le
médecin nous annonce qu'elle est enceinte de cinq mois ! Ma mère n'y
croyait pas ! “À mon âge !” disait-elle. C'est ainsi qu'est née ma
dernière sœur, et toujours sans problème. » Avant d'accoucher, Rachida
Dati avait annoncé qu'elle ne s'accorderait qu'une « petite semaine de
congé maternité ». Vendredi, en fin de journée, le cabinet de la garde
des sceaux n'avait pas fait de communiqué pour annoncer la naissance.
L'Élysée s'est également refusé à tout commentaire. C'est donc une
communication a minima que privilégie Rachida Dati.
« Il n'y a pas que la politique dans la vie »
L'événement
est très rare dans l'histoire de la République. Avant elle, en 1992,
Ségolène Royal, ministre dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy,
avait donné naissance à une fille. Florence Parly, secrétaire d'État au
Budget dans le gouvernement Jospin, avait également connu les joies de
la maternité. En Espagne, la ministre de la Défense, Carme Chacon, a
accouché d'un petit garçon en juin dernier.
Pour Rachida Dati,
ce congé maternité intervient à un moment clé de sa carrière politique.
Sous pression depuis plusieurs mois, la protégée de Nicolas Sarkozy est
sur la sellette. Il y a quelques jours, elle a confié à son cabinet à
propos de son avenir politique : « Il va y avoir une surprise. » Une
phrase mystérieuse qui a relancé les spéculations. À l'UMP, on n'exclut
pas que la maire du VII e arrondissement de Paris se décide à prendre
la tête de liste aux européennes en Ile-de-France. Une candidature dont
n'a pas voulu Rama Yade. Lassée par les critiques, Rachida Dati confie
« qu'il n'y a pas que la politique dans la vie ». Elle n'exclut pas un
jour de rejoindre le monde de l'entreprise. Elle aurait reçu une offre
du groupe Total.
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...