La
candidate à la vice-présidence américaine Sarah Palin a été victime
d'un canular téléphonique, déclarant à un humoriste québécois qui se
faisait passer pour le président Nicolas Sarkozy qu'elle serait
peut-être présidente dans huit ans, ont affirmé samedi les auteurs du
gag.
Les "Justiciers masqués", deux humoristes québécois, se
targuent d'avoir ajouté Sarah Palin à leur tableau de chasse. Ils sont
connus pour avoir déja piégé notamment le président Nicolas Sarkozy,
son prédécesseur Jacques Chirac, ainsi que des personnalités comme Mick
Jagger, Tiger Woods ou Britney Spears.
"C'est notre coup le plus
explosif à ce jour", a déclaré à l'AFP Marc-Antoine Audette, en
soulignant qu'il avait été "ardu" pour son complice Sébastien Trudel et
lui de passer les filtres du Secret Service, le service chargé de la
protection des personnalités publiques américaines, et de l'entourage
de la candidate républicaine.
Contactée par l'AFP sur l'existence de ce canular, l'équipe de Sarah Palin n'avait pas réagi samedi.
Selon
l'enregistrement de la conversation mis en ligne sur leur site
(www.justiciers.tv), la femme dont les "Justiciers" affirment qu'il
s'agit de Mme Palin se déclare ravie du coup de téléphone de son
interlocuteur qui se présente comme le président Sarkozy et lui parle
avec un fort accent français. "Nous avons beaucoup de respect pour
vous, John McCain et moi, et nous vous aimons. Merci d'avoir pris
quelques minutes pour me parler", lui dit-elle.
Le faux Nicolas
Sarkozy lui déclare ensuite suivre de près la campagne avec son
conseiller spécial Johnny Halliday. Mme Palin se dit confiante avant le
scrutin de mardi et se réjouit que les sondages montrent un
rétrécissement de l'écart entre les candidats démocrate et républicain.
"Je vous vois présidente un jour vous aussi", dit alors l'humoriste se
faisant passer pour M. Sarkozy. "Peut-être dans huit ans", lui répond
Mme Palin avec un petit rire.
Mme Palin dit également à son
interlocuteur qu'elle serait ravie de le rencontrer, lui et "sa belle
épouse". La conversation s'achève lorsque l'humoriste informe son
interlocutrice qu'elle vient d'être victime d'un canular téléphonique.