Un carabinier ne peut entretenir une relation extra-conjugale car il
doit en toutes circonstances avoir "une attitude exemplaire" et ne pas
"déshonorer son arme", a décidé la cour de Cassation italienne. La
cour a confirmé une peine de quatre mois de réclusion pour "injures" et
"menaces aggravées" prononcée par la cour d'appel militaire de Naples
contre le caporal-chef Rosario B. qui s'était rebellé contre son chef
le lieutenant Nicolo C. qui lui demandait de cesser de voir sa
maîtresse, a rapporté mardi la presse italienne. Le caporal-chef
Rosario, marié, entretenait une relation stable avec une femme mariée à
Capaccio, une bourgade de 21.000 habitants, près de Salerne, dans le
sud de l'Italie. Il avait traité son chef de "menteur infâme et voleur"
et voulu lui jeter son bureau à la tête quand celui-ci l'avait pris à
part pour lui demander de mettre fin à sa liaison. Dans ses
attendus la Cour de Cassation a estimé que le lieutenant était fondé à
réclamer une "conduite exemplaire" au caporal-chef et qu'il était
"légitime et de son devoir" de veiller à ce qu'aucun adultère ne "jette
la honte" sur sa brigade. Le tribunal militaire de Naples, en
première instance, avait au contraire absous le caporal-chef en
estimant que ses affaires de coeur "ressortaient à un contexte de
relations privées et personnelles, étranger au service" et donc au
champ de compétence de son lieutenant |