Le Zimbabwe va mettre en circulation à
partir de lundi un nouveau billet de banque d'une valeur de cent
milliards de dollars zimbabwéens pour tenter de remédier à la pénurie
de devises, avec une inflation folle à 2,2 millions de pour cent, a
annoncé samedi la Banque centrale.
Un communiqué de la banque,
cité par le quotidien gouvernemental The Herald et la radio d'Etat,
indique que le nouveau billet de 100.000.000.000 dollars - valant
environ un dollar US au marché noir ces jours-ci - entrera en
circulation lundi.
L'émission est la dernière en date d'une série
de vaines tentatives des autorités monétaires du Zimbabwe pour pallier
au manque de liquide, avec une demi-douzaine de billets nouveaux mis en
circulation depuis le début de l'année.
En janvier, un billet de
10 millions de dollars avait ainsi été lancé, puis en avril de 50
millions, en mai dernier des billets de 100 et 250 millions puis d'un
demi-milliard.
Ancien grenier agricole de l'Afrique australe, le
Zimbabwe s'enfonce depuis plus de huit ans dans une terrible récession
économique, doublée d'une impasse politique depuis la réelection
violente et contestée en juin du président Robert Mugabe, au pouvoir
depuis 28 ans.
L'hyperinflation record y a atteint le taux annuel
2,2 millions pour cent, a indiqué la Banque centrale cette semaine,
taux astronomique mais pourtant sous-estimé, selon plusieurs
économistes.
Pour les Zimbabwéens qui vivent dans la pénurie, et
pour 80% d'entre eux sous le seuil de pauvreté, ces chiffres signifient
de multiples denrées ou services changeant de prix chaque jour.
Ainsi
le nouveau billet de 100 milliards serait suffisant, ce week-end en
tout cas, pour payer un aller-retour en bus entre la banlieue et le
centre d'Harare. Mais un peu juste pour une boisson gazeuse ou un pain,
qui se vendait pourtant autour de 60 milliards en début de semaine.
Le
site de la sécurité civile du fort de Corbas (Rhône), où 28 kilos d'un
puissant explosif, le Semtex, ont été dérobés, ne disposait ni de
l'autorisation nécessaire, prévue fin 2009, ni des moyens de sécurité
adéquats pour le protéger, ont reconnu samedi les autorités
préfectorales.
"Le fort de Corbas a été revendu par la Défense au
ministère de l'Intérieur en 2005. Il était protégé à l'époque par des
caméras, mais aujourd'hui, il ne reste que les carcasses. Des travaux
étaient prévus en 2009 pour remettre des caméras et renforcer les
entrées", a expliqué à l'AFP Xavier de Fürst, préfet délégué à la
sécurité et à la défense du Rhône.
"Un dossier (pour autoriser le
stockage d'explosifs dans le fort) était en cours d'instruction (...)
C'était un très bon endroit pour implanter ce genre de site puisqu'il
n'y a aucun danger pour les populations alentours et ils (les
responsables du site, NDLR) ont baissé leur garde, c'est un excès de
confiance", a poursuivi M. de Fürst.
Le service de déminage de la
sécurité civile, dont la principale mission est la neutralisation des
munitions des deux guerres mondiales, dispose de 26 sites en France,
qui abritent ses équipes, les explosifs et munitions découverts étant
entreposés à proximité.
Les lieux d'entreposage des explosifs répondent à des règles précises en matière de prévention des risques d'explosion.
Dans
le cas du fort de Corbas et du site annexe où était entreposé le
Semtex, utilisé pour faire exploser sur place les munitions des deux
guerres non transportables, si toutes les conditions pyrotechniques
étaient remplies, il ne disposait pas de système anti-intrusion et ne
devait donc pas accueillir d'explosif.
Dès vendredi soir, la
ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait dénoncé "des
défaillances dans la sécurisation de ce site". Elle avait immédiatement
suspendu le chef de centre et diligenté une enquête administrative
interne.
La nouvelle de la présence -- et du vol -- de ces
explosifs sur sa commune a d'ailleurs entraîné une vive réaction du
maire PS de Corbas, Thierry Butin. "Le fort de Corbas n'était pas à
disposition du centre de déminage, il devait y avoir des travaux",
a-t-il déclaré au micro d'Europe 1.
"Je suis extrêmement surpris
et en colère que l'on puisse stocker du jour au lendemain des produits
aussi dangereux et sans aucune protection", s'est exclamé M. Butin.
Le
fort de Corbas "dépend entièrement du ministère de l'Intérieur,
d'ailleurs le dossier d'autorisation est instruit à Paris. Il est
évident que si les choses s'étaient passées normalement, la préfecture
et le maire de la commune auraient été au courant", s'est défendu le
préfet délégué, qui a reconnu que les explosifs se trouvaient là
"probablement depuis janvier ou février 2008".
M. de Fürst, qui a
refusé d'évoquer une éventuelle piste dans l'enquête, a par ailleurs
estimé que seuls les personnels démineurs, soit "une douzaine de
personnes", étaient au courant de la présence du Semtex.
Pour
autant, selon lui, "des personnes animées de mauvaises intentions ont
pu observer les allers et venues" des démineurs et en déduire la
présence des explosifs.
Un festival de musique rock, organisé
dans le petit village de Banatski Sokolac, à la frontière entre la
Serbie et la Roumanie, a lancé une initiative pour ériger une statue à
la mémoire de l'icône du reggae jamaïcain, Bob Marley, décédé en mai
1981.
"Nous avons l'honneur d'annoncer que le premier monument en
Europe à la légende du reggae Bob Marley sera érigé à Banatski
Sokolac", lit-on sur le site du festival "Rock Village".
"Notre
village entre ainsi dans l'histoire et tous les sympathisants et ceux
qui respectent ce +combattant pour la liberté armé d'une guitare+,
pourront assister à l'inauguration du monument le 23 août à 18H00"
(16H00 GMT), précise le site.
La cérémonie sera ouverte par l'un
des plus influents groupes de reggae dans les Balkans, Del Arno Band de
Belgrade qui sera suivi des jamaïcains Ras Abraham & the Irie Wibes
invités spécialement pour l'occasion.
En août dernier, Zitiste,
un autre village du Banat, région dans l'est de la Voivodine (nord de
la Serbie) à cheval entre la Serbie et la Roumanie, a inauguré une
statue du boxeur Rocky Balboa, le célèbre personnage de cinéma, créé et
incarné par l'acteur américain Sylvester Stallone.
Le festival
"Rock Village", dont la première édition a eu lieu en 2005, réunit
principalement des groupes rock locaux et régionaux.
Au Japon, un facteur peut porter le
courrier mais pas la moustache. Ainsi en a décidé la Poste japonaise,
qui est poursuivie en justice par un employé velu.
L'Association
des avocats d'Osaka a pris la défense d'un facteur de 55 ans, Noboru
Nakamura, dont le supérieur lui ordonne de se raser la moustache au nom
des règles de présentation des employés postaux.
M. Nakamura a
déposé plainte et le barreau a adressé une lettre à la Poste du Japon
qualifiant cette demande d'"irrationnelle", a indiqué mercredi un
membre de l'Association. "Porter la moustache fait partie du style de
vie de chaque individu et devrait être une décision privée", a estimé
Kazuo Okawa, avocat auprès du barreau d'Osaka.
Le facteur se
laisse pousser la moustache depuis 1990 et son conflit avec ses
supérieurs a débuté après l'adoption par la Poste d'un règlement sur
l'apparence de ses employés en 2004. "Je prends soin de garder ma
moustache bien taillée et je ne pense pas que je mette mes clients mal
à l'aise", a confié M. Nakamura au journal Asahi Shimbun. "Certains de
mes collègues ont dû se raser contre leur volonté. Je ne peux pas
accepter ça".
La plupart des Japonais n'ont pas un système pileux
très développé et considèrent la barbe et la moustache comme vulgaires.
Mais ces marques de virilité ont fait récemment un retour en force
auprès des hommes qui suivent de près les tendances de la mode.
Un
porte-parole de la Poste japonaise a refusé de commenter cette affaire.
L'entreprise, qui est en cours de privatisation, est considérée comme
la plus grande institution financière du monde. Elle veille sur quelque
350.000 milliards de yens (2.100 milliards d'euros) en comptes
d'épargne et contrats d'assurance-vie.
Le
roi des Belges Albert II a refusé jeudi soir la démission que lui avait
soumise trois jours plus tôt le Premier ministre flamand Yves Leterme,
illustrant la difficulté à trouver une issue à la crise politique qui
secoue la Belgique depuis plus d'un an.
Le chrétien-démocrate
Yves Leterme, qui avait posé sa démission sur la table dans la nuit de
lundi à mardi faute d'avoir réussi à négocier une nouvelle réforme de
l'Etat belge entre francophones et néerlandophones, est ainsi remis en
selle pour la troisième fois en un an.
Faute de volontaire pour
le remplacer, il devra se remettre au travail et tâcher de trouver
malgré tout la voie du "dialogue institutionnel" entre les deux grandes
communautés linguistiques du pays.
Le communiqué du palais
diffusé jeudi soir ne lui donne pas le choix: "le roi a refusé la
démission du gouvernement et a demandé au gouvernement de promouvoir au
maximum les chances de ce dialogue".
Vu l'impossibilité jusqu'ici
-malgré des mois de tractations -à arriver à un accord sur une réforme
des institutions fédérales du pays, le roi a néanmoins chargé trois
personnalités d'"examiner de quelle manière des garanties peuvent être
offertes pour entamer d'une manière crédible un dialogue
institutionnel".
Ces trois "sages" sont le député francophone
bruxellois François-Xavier de Donnea (libéral), l'eurodéputé wallon
Raymond Langendries (centriste), ainsi que le ministre-Président de la
petite communauté germanophone de Belgique, le socialiste Karl-Heinz
Lambertz, selon un communiqué du palais.
Ces médiateurs auront pour seule mission de préparer le terrain à la réforme de l'Etat.
Ils
auront ainsi la tâche ardue de convaincre enfin les partis flamands, à
commencer par le cartel CDV/NVA dont est issu M. Leterme, de la volonté
des francophones "de s'engager dans une discussion communautaire sans
tabou", commentait tard jeudi soir le quotidien La Libre Belgique sur
son site internet.
Ces trois hommes devront travailler vite pour
montrer que les choses ne s'enlisent pas une fois de plus: ils devront
faire un rapport au roi à "la fin du mois", dit le communiqué de Palais.
Selon La Libre Belgique, ils seront reçus dès mardi prochain par le roi, au lendemain de la fête nationale belge le 21 juillet.
L'impossibilité
de s'entendre sur les conditions d'une réforme de l'Etat est au coeur
de la crise politique qui agite la Belgique depuis les législatives de
juin 2007.
La méfiance est en effet flagrante dans les relations
entre néerlandophones et francophones. Les premiers, les plus nombreux
avec 60% des 10 millions d'habitants du pays, veulent à tout prix
obtenir plus d'autonomie pour leur riche région, la Flandre. Les
seconds les accusent de vouloir faire de l'Etat fédéral une coquille
vide pour mieux faire éclater la Belgique dans un deuxième temps.
De
nombreux analystes s'accordent à pronostiquer pour la Belgique, dont
les institutions fédérales datent de 1993, un avenir confédéral.
Deux
Mexicaines, âgées de 18 et 19 ans, ont été arrêtées avec 12 kg d'opium
dans leurs bustiers, au cours d'un contrôle de véhicules dans l'Etat de
Sinaloa, dans le nord du Mexique, a annoncé le ministère mexicain de la
Sécurité publique.
Des policiers "ont appréhendé deux femmes en
possession de huit paquets contenant plus de 12 kg d'opium, qu'elles
avaient fixés sur leur corps dans des bustiers", a dit le ministère
dans un communiqué.
L'opium est généralement transformé en
laboratoire pour être consommé sous forme d'héroïne. Le Mexique en
produit et en exporte vers les Etats-Unis.
A quand les Crocs aux pieds de notre chère Paris ?
Les chaussures Crocs commencent à buzzer sur le net. Elles sont
tellement confortables, si légères et tellement tendances... Depuis
leur introduction en novembre 2002, les ventes de chaussures croc ont
rapidement augmenté. Reste à savoir si le sabot en plastique réussira à
séduire la Parisienne, rien n'est moins sûr...
Vu la tronche des ces sandales, c'est à peine si on oserait en porter à la piscine, même aux pieds de Brad Pitt, c'est quand même tue-l'amour !
«Hancock» de Peter Berg, avec Will Smith, Charlize Theron et Jason Bateman. Durée : 1h30
Il est irascible, alcoolique, mal rasé, porte un bonnet mité, des
vêtements sales… Et quand il passe à l'action, il casse tout sur son
passage. Son nom ? Hancock. John Hancock… Exactement comme le père
fondateur des États-Unis dont la signature est la première à figurer
sur la déclaration d'indépendance des États-Unis, en 1788. Quoi qu'il
en soit, voilà un drôle de nom pour ce superhéros atypique de Los
Angeles, en voie de clochardisation, interprété par Will Smith, dans le
nouveau blockbuster estival signé Peter Berg (Le Royaume).
À peine sorti aux États-Unis, ce film a d'ailleurs pris la tête du
box-office en engrangeant 62,6 millions de dollars de recettes lors de
son premier week-end en salle. Le scénariste et producteur Akiva
Goldsman, qui a porté à bout de bras ce projet depuis quinze ans, s'en
frotte ouvertement les mains. « Je me souviens qu'en 1993, quand j'ai
lu le scénario original de Vincent Ngo, j'ai tout de suite voulu faire
ce film, explique-t-il. Mais à Hollywood, tout le monde m'a dit :
“C'est trop sombre ! Ce héros est un alcoolique. Un superhéros ne doit
pas se comporter de la sorte.“ Bref, personne n'en a voulu. Mais, au
fil des années, les films de superhéros se sont développés, ont évolué
et changé. Spider-Man est sorti. Puis X-Men et Hulk. Les superhéros ont
commencé à devenir plus humains.C'est alors que, pour Hancock, tout a
recommencé… »
Une idée risquée
Rapidement, Will Smith, qui a également tourné Je suis une légende
avec Akiva Goldsman, s'intéresse au projet. L'idée d'un « superclochard
» qui vole avec une bouteille de gnôle à la main le séduit. « Will
Smith s'est beaucoup investi dans le personnage, commente Akiva
Goldsman. Il s'intéresse aux personnalités complexes. Moi-même, je
crois que les héros bourrés de problèmes psychologiques font de
formidables films. Bien sûr, l'idée d'Hancock était risquée. Une
nouvelle idée fait toujours peur aux pontes de Hollywood, justement
parce qu'elle est nouvelle ! Il est clair que le film brise un tabou en
Amérique. Jusqu'ici, on n'avait pas mis en scène un superman agressif,
ivrogne, malheureux, à la limite de basculer du mauvais côté de la loi.
C'est pour ça qu'Hancock est différent. Un superhéros atteint par une
dépression nerveuse, c'est une première dans le genre ! »
C'est aussi cela qui donne du ressort à cette comédie d'action. Le
film joue beaucoup sur le comique de situation, l'humour, la dérision
et le sarcasme d'un superpoivrot, misanthrope et maladroit. « Avec
Hancock, nous avons injecté une dose de réalisme, voire de naturalisme
dans les films de superhéros, ajoute le scénariste d'Un homme
d'exception avec Russell Crowe. Quant à son nom, il s'agit d'une astuce
à double sens. Aux États-Unis, quand on dit à quelqu'un : « D onnez-moi
un “John Hancock”, cela signifie : « Signez-moi ce papier. » Comme le
personnage incarné par Will Smith est amnésique, quand il se réveille à
l'hôpital, il décide simplement de s'appeler comme ça ! »
Bien sûr, on n'arrivera a faire dire à Akiva Goldsman qu'Hancock
symbolise l'Amérique d'aujourd'hui ! « Une Amérique déboussolée, qui a
perdu son chemin et qui a même oublié son histoire, vous voulez dire ?
Non, je n'irai pas jusque-là… Quoique ! », conclut-il avec un fin
sourire.
Le cinéaste américain Eric Brevig fait revivre l'esprit de Jules
Verne en s'appuyant sur la technologie du numérique et sur un récit
bien mené. Le scientifique Trevor Anderson (Brendan Fraser) accompagné
de son neveu (Josh Hutcherson) et d'une guide (Anita Briem), se
retrouve bloqué dans les entrailles de la Terre. Ils vont découvrir un
monde fascinant et inquiétant… Scènes d'action parfaitement dosées :
passage d'un gué au-dessus d'un précipice, sur des pierres en
apesanteur, océan peuplé de piranhas et autres monstres marins prêts à
vous dévorer, jungle remplie de plantes carnivores, dinosaure qui crève
l'écran et vous saute au visage…
Bien installé dans son
fauteuil, malgré les lunettes spéciales un peu lourdes, on frémit, on
sursaute, on est de cette aventure à couper le souffle qui ouvre la
voie à un nouvel âge d'or, à une nouvelle génération de films en 3D
plus aboutis et très efficaces. Ce Voyage au centre de la Terre est une
véritable révolution technologique même si le cinéma en relief n'est
pas une nouveauté. Dès 1935, Louis Lumière élaborait un procédé avec
des lunettes à verre coloré. Dans les années 1950, John Wayne avait été
à la fois acteur et producteur du premier western en relief, Hondo,
l'homme du désert, de John Farrow. Alfred Hitchcock, également curieux
de la troisième dimension, utilise le système de relief Polaroïd pour
Le crime était presque parfait et se confiait à ce sujet dans des
entretiens avec François Truffaut : « L'impression de relief était
donnée surtout dans les prises de vue en contre-plongée, j'avais fait
aménager une fosse pour que la caméra soit souvent au niveau du
plancher ». Mais l'engouement pour le cinémascope a vite balayé ces
innovations.
Des nouveaux effets spéciaux
C'est
l'arrivée du numérique qui, aujourd'hui, a changé la donne.
« Récemment, on a pu voir des documentaires musicaux en 3D comme Hannah
Montana mais cela n'a rien de comparable avec la fiction que j'ai
réalisée », explique Eric Brevig.
Le roman de Jules Verne était
pour lui un terrain de jeu idéal. Le cinéaste est en effet un as des
effets visuels, oscarisé en 1990 pour son travail sur Total Recall, de
Paul Verhoeven. « Pionnier dans ce domaine, je voulais montrer avec
Voyage au centre de la Terre ce dont j'étais capable », résume celui
qui a déjà conçu des courts-métrages en 3D pour les parcs d'attraction
Disney. Eric Brevig est surtout ami de longue date de James Cameron qui
termine Avatar, une superproduction en 3D, à 200 millions d'euros. Il a
pu profiter du Fusion System, un système de caméra inventé par le
réalisateur de Titanic. « Il s'agit d'un couple de caméras vidéo haute
définition dont les objectifs sont disposés côte à côte. Elles
enregistrent simultanément deux scènes identiques pour simuler l'œil
droit et l'œil gauche du spectateur. Avant cette innovation, les
caméras 3D, trop encombrantes, n'étaient pas maniables. Elles ne
permettaient pas de filmer au plus près les acteurs ou même de changer
de focale en cours de prise de vues. Avec ce nouveau moyen, on revient
finalement à une grammaire classique du cinéma. Le plus difficile en
somme ce ne sont pas les effets spéciaux ou la 3D, mais de raconter une
histoire. »
Ce n'est pas Brendan Fraser qui le contredira.
L'acteur, devenu « banckable » depuis le succès planétaire de La Momie
1 et 2 (800 millions de dollars de recette dans le monde) et qui
revient le 6 août dans le troisième épisode de la saga, a tenu à faire
partie de l'odyssée de Voyage au centre de la Terre à condition d'en
être également le producteur exécutif. « Cela m'a donné la possibilité
de remanier le scénario originel. La relation entre les trois
personnages ne fonctionnait pas. J'ai trouvé la solution en me
plongeant dans le livre que je n'avais jamais lu enfant. » Et de se
dire « très fier du résultat ». « La star du film ce n'est pas moi,
c'est cette expérience unique que vous allez vivre en salle et qui
donne du relief au cinéma ! »
Où voir le film en relief ?
Paris (Gaumont Champs-Élysées, MK2 Bibliothèque)
Ile-de-France (Épinay-sur-Seine, Mantes, Torcy, Évry, Villeneuve-la-Garenne, Gaumont Disney à Marne-la-Vallée)
Après Ironman, Hulk 2, un nouveau blockbuster bientôt en salle : Super Ségo !
«Je trouve le gouvernement particulièrement inerte» sur la flambée
des prix du pétrole et ses conséquences sur le pouvoir d'achat, a
estimé Ségolène Royal sur France Inter, mardi matin. «Il suffirait de
reprendre la moitié des superprofits de Total pour les transformer en
chèques de 300 euros», qui pourraient être «donnés aux familles et aux
retraités», afin «qu'ils puissent remplir leur cuves pour cet hiver»,
a-t-elle suggéré.
Ségolène Royal n'en est pas à sa première
offensive sur le sujet : en juin déjà, elle estimait que les «profits»
de Total étaient «un bien collectif» qui devaient être «prélevés» en
faveur des énergies renouvelables. L'opposition a proposé plusieurs
fois de taxer les superprofits des compagnies pétrolières, à l'instar
de Bertrand Delanoë, qui a récemment fustigé les dirigeants du groupe
pétrolier français qui «se goinfrent» alors que les cours du brut
explosent. L'association UFC-Que Choisir s'est également illustrée en
demandant, à plusieurs reprises, «un plan Marshall pétrole qui aiderait
les consommateurs à diminuer leur dépendance».
Des demandes
taxées de «démagogie» et de «populisme» par l'UMP. Selon Patrick
Devedjian, secrétaire général de l'UMP, «il faut savoir que Total fait
90 à 95% de son chiffre d'affaires à l'étranger et qu'il ne faudrait
peut-être pas les pousser trop pour qu'ils aillent s'installer dans un
autre pays. Là, on aura gagné le gros lot».
«Taxe Robin des Bois»
Total
prend déjà en charge une partie de l'aide à la cuve pour les 700.000
foyers non imposables chauffés au fioul. En juin dernier, le patron de
Total, Christophe de Margerie a accepté de renouveler l'augmentation
de 150 à 200 euros, soit un montant compris «entre 30 et 40 millions
d'euros», à condition que d'autres entreprises pétrolières présentes en
France participent, elles aussi, à cet «effort citoyen».
En Europe, l'idée d'une «taxe Robin des Bois»,
ainsi dénommée en Italie où elle est appliquée depuis juin, gagne du
terrain. Le but : «prendre aux riches pour donner aux pauvres». La taxe
a permis à l'Etat italien de relever de 27% à 33% le taux de l'impôt
sur les sociétés pour les groupes pétroliers. Au Portugal, un nouvel
impôt, dont le taux a été fixé à 25%, s'appliquera aux gains
extraordinaires des pétroliers suite à une modification du calcul de la
valorisation de leurs stocks. L'idée est également mise en œuvre en
Grande-Bretagne. Aux Etats-Unis, elle ressurgit, notamment à
l'initiative du candidat démocrate Barack Obama.
Une éclipse totale de soleil, la 5e du
XXIe siècle, obscurcira la Chine une semaine avant l'ouverture des Jeux
Olympiques, le 1er août, selon l'Institut de mécanique céleste et de
calcul des éphémérides (IMCCE) à Paris.
Cette éclipse sera
visible en totalité sur une ligne commençant "au nord-est du Canada,
puis traversant le nord-ouest du Groenland, l'océan glacial arctique,
l'île d'Arkhangelsk, le nord sibérien et l'ouest de la Mongolie" avant
de prendre fin en Chine, selon le site internet de l'IMCCE
(http://www.imcce.fr).
L'éclipse sera "quasi invisible" en France
métropolitaine, où "le degré d'obscuration sera de l'ordre de 6%", a
ajouté l'IMCCE. En revanche, elle touchera Saint-Pierre et Miquelon
(22%).
L'observation d'un tel événement "nécessite impérativement
de se protéger les yeux afin d'éviter toute lésion oculaire,
particulièrement chez les enfants", a rappelé mardi dans un communiqué
la direction générale de la Santé.
Les risques vont de lésions
cornéennes, réversibles, à des brûlures rétiniennes pouvant conduire à
"une altération définitive de la vue".
Une semaine plus tard,
Pékin célébrera l'ouverture des Jeux Olympiques et de très nombreux
Chinois se marieront, car il s'agira du 8 août 2008 (ou 8/08/08) : ce
jour est considéré comme faste pour les mariages car le 8 est un
chiffre qui porte chance en Chine.
Un
patron de café de Alkmaar, dans le nord d'Amsterdam, va consacrer
mercredi son café comme la "Seule et Universelle Eglise des Fumeurs de
Dieu", espérant par là échapper à l'interdiction de fumer entrée en
vigueur au 1er juillet, a rapporté l'agence néerlandaise ANP.
La
sainte trinité vénérée dans l'église seront "la fumée, la feu et la
cendre", a précisé le patron du café "Le Tilleul", Cor Bush, qui dit
vouloir défendre "la liberté religieuse" figurant dans la constitution
des Pays-Bas, pays majoritairement protestant et comptant
d'innombrables "églises".
Les fidèles qui rejoindront l'église
recevront une carte et seront autorisés à allumer une cigarette, ceux
qui n'en auront pas devront respecter l'interdiction, a-t-il ajouté.
Une
dizaine de cafés se seraient manifestés pour rejoindre son "église",
selon M. Bush, qui prévoit d'accrocher aux façades des établissements
participants un certificat précisant que "la communauté de l'église des
fumeurs est libre de fumer pour honorer le bon Dieu en paix".
Saisi
par Red, une association de patrons de petits bars, un juge des référés
a rejeté la semaine dernière la demande de repousser d'un an l'entrée
en vigueur de l'interdiction de fumer pour les petits cafés.
Selon
Red, qui envisage de faire appel, la loi devrait permettre des
exceptions pour les petits cafés n'ayant pas d'employés et n'ayant que
peu de moyens pour aménager des
L'acceptation par le Comité International Olympique du port du voile
par une jeune athlète iranienne aux prochains jeux de Pékin est en
train de créer la polémique.
"Scandaleux !", s'insurgent les féministes. "Mieux vaut une femme
voilée qu'une femme absente", répondent les organisateurs, qui se
disent conscients des problèmes que la jeune fille pourrait rencontrer
à son retour à Téhéran si elle s'aventurait à représenter son pays tête
nue…
Du côté de l'Hexagone, certains s'étonnent que les Français n'aient
pas décroché le droit d'arborer le badge "Pour un monde meilleur "
(petit pic adressé à la violation des droits de l'homme en Chine)
tandis que le foulard de la jeune sportive est passé comme une lettre à
la poste…
Le débat ne fait que commencer…
En attendant, les sportives voilées font les choux gras d'Aheda Zanetti,
la styliste australienne d'origine libanaise qui a lancé, il y a
quelques années, le « burqini » : une tenue sportive en polyester qui
cache les formes et la chevelure....
Pratique et islamiquement correct ! Il fallait y penser…
ndrl, article issu du blog : chroniques orientales
George Bush s'apprête à faire un cadeau inestimable à Nelson
Mandela. Celui qui fut le leader du Congrès National Africain (ANC) et
héros de la lutte contre l'Apartheid va pouvoir aller et venir
librement aux Etats-Unis et ne sera plus considéré comme un terroriste
potentiel. Le président américain a reçu du Congrès un projet de loi
visant à retirer des bases de données de l'immigration américaine le
nom de l'ancien prix Nobel de la Paix et va le signer très
prochainement. Jusqu'à présent le nom de Nelson Mandela et celui de ses
compagnons de l'ANC, figurait sur la liste des personnes à surveiller.
Le Secrétaire d'Etat devait certifier que le vieux leader africain
n'était pas un terroriste pour que Nelson Mandela puisse pénétrer aux
Etats-Unis.
La secrétaire d'Etat Condoleezza Rice avait expliqué
aux parlementaires en avril que la situation la gênait. «Il est
franchement assez embarrassant de devoir autoriser mon homologue, le
ministre des Affaires étrangères d'Afrique du Sud, à venir, sans parler
de ce grand dirigeant, Nelson Mandela», avait-t-elle déploré. Pendant
la Guerre froide, les Etats-Unis considéraient en effet l'ANC comme une
organisation communiste souhaitant briser le régime pro-occidental de
l'Afrique du Sud. Depuis la législation introduite dans les années 80,
sous Ronald Reagan, les membres de l'ANC pouvaient se rendre au siège
des Nations unies à New York, mais pas à Washington ou dans le reste
des Etats-Unis. L'ANC, au pouvoir en Afrique du Sud depuis 1994 et
l'abolition de l'Apartheid, a été retiré de la liste des organisations
terroristes il y a plusieurs années, mais étrangement ses membres sont
restés consignés dans les listes de personnalités à surveiller de
l'immigration américaine.
Mandela : «de nouvelles mains doivent soulever le fardeau»
Ce projet de loi intervient alors que Nelson Mandela fêtait vendredi avec quelques semaines d'avance son 90e anniversaire à Londres avec
un concert grandiose. A l'affiche de cet événement destiné à récolter
des fonds au profit de la fondation Mandela contre le sida : Amy
Winehouse, le groupe Queen accompagné de Paul Rodgers, Zucchero, Joan
Baez ou les Sugababes. Un total de 46.664 billets a été vendu, nombre
correspondant au matricule de Nelson Mandela pendant les 27 ans qu'il a
passés en prison.
Au milieu du concert de trois heures et demie,
l'ancien président sud-africain, tout de noir vêtu, a pris la parole
pour appeler le monde à poursuivre sa mission. S'appuyant sur une canne
et soutenu par son épouse, d'un pas lent et hésitant, le vieil homme,
souriant mais paraissant très frêle, s'est avancé jusqu'aux micros sous
les applaudissements de la foule, qui a ensuite entonné «Happy
Birthday».»Là où règnent la pauvreté et la maladie, y compris le sida,
là où des êtres humains sont opprimés, il y a encore du travail à
faire», a averti l'ancien prisonnier des geôles sud-africaines. « Nous
disons ce soir, après près de 90 ans d'existence, qu'il est temps que
de nouvelles mains soulèvent ce fardeau. Il est entre vos mains. Je
vous remercie», a-t-il conclu sous un déchaînement d'applaudissements.
Au cours d'un dîner caritatif mercredi à Londres, Nelson Mandela avait créé la surprise en rompant un silence de plusieurs années sur le Zimbabwe, dénonçant la «tragique défaillance de la direction» du pays dirigé par Robert Mugabe.
Elles ont exploré les tics des New-Yorkaises, des Londoniennes, des
Cariocas… Pour Laure Watrin et Layla Demay, les femmes d'aujourd'hui
sont toutes des Pintades. Futiles et féministes, mères de familles et
midinettes. À l'occasion de la sortie des Pintades à New York et des Pintades à Londres en Livre de Poche, et avant la sortie d'Une vie de Pintade à Paris (éd. Calmann-Lévy) en octobre, entrons dans le poulailler de ces deux cocottes.
Non, ce n'est pas un livre de recettes sur les mille et une façons
de cuisiner la volaille à travers le monde. Pas non plus un précis
d'ornithologie. Dans la collection « Les Pintades », Layla et Laure,
deux écrivains et journalistes, regardent tout simplement vivre les
femmes des grandes capitales. Et le racontent avec malice, à travers
leur prisme : celui de deux trentenaires curieuses et espiègles. Le
résultat est moitié « guide de la routarde », moitié chronique
socioculturelle.
En 2004, New York marquait le début de la série. Et si elles ont
confié l'écriture de Londres et Téhéran respectivement à Virginie
Ledret et Delphine Minoui (lire notre article), deux journalistes installées sur place, c'est sous couvert d'un scrupuleux respect de leur charte « pintadesque ».
Pourquoi
la pintade et pas la poule ? Pourquoi d'abord New York ? Et surtout,
vous, pouvez-vous vous targuer d'être des Pintades ? Pour le savoir,
allez vite découvrir leur interview en vidéo.
Et comme nous ne perdons rien pour attendre, les deux chroniqueuses croqueront les Parisiennes dès le mois d'octobre dans Une vie de Pintade à Paris (éd. Calmann-Lévy).
Pour patienter, retrouvez tout l'été la patte de Laure Watrin et Layla Demay dans les pages de Madame Figaro. À elles de nous dire si les Françaises en vacances sont bien de vraies Pintades…
Jusqu'à présent étoile du tennis mondial, Rafael Nadal est devenu un
astéroïde de 4 kilomètres de diamètre situé entre Mars et Jupiter,
a-t-on appris samedi auprès de l'Observatoire astronomique de Majorque.
Cet
observatoire, situé aux îles Baléares (est de l'Espagne) d'où est
originaire Nadal, a décidé de baptiser du nom du récent vainqueur de
Wimbledon l'astéroïde numéro 128036 qu'il avait découvert en 2003, a
indiqué à l'AFP son porte-parole.
Les astronomes de Majorque ont
ainsi voulu rendre hommage à "l'un des meilleurs tennismen de tous les
temps" en donnant son nom à un astre qui se déplace à la vitesse de 20
kilomètres par seconde.
ndrl : on a encore quelques années avant de voir d'autres astéroides du nom d'Amélie Mauresmo, quoique n'appelons jamais un astéroide jean Alesi, il serait celui qui serait capable de percuter la terre !
Douze des quatorze sites conçus en France par Vauban et candidats au
titre de Patrimoine mondial de l'humanité ont été classés par l'Unesco.
«Bazoches n'a pas été retenu, car il ne s'agit que de l'aménagement
d'un château du XIIe siècle et Belle-Ile non plus, car sa citadelle a
été atteinte dans son intégrité par un hôtel. Dommage car ce sont tous
deux des sites privés», note Jean-Louis Fousseret, président du réseau
des sites majeurs de Vauban. Quoi qu'il en soit, c'est une belle
victoire posthume remportée par l'ancien petit noble du Morvan devenu
l'ingénieur militaire préféré de Louis XIV par la seule force de son
génie.
Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban (1633-1707) fut un homme à
la vision très pratique, un humaniste seulement préoccupé par le bien
du royaume et de ses sujets, un esprit curieux qui préfigure par ses
écrits, les philosophes du siècle des Lumières.
Bien sûr, avant tout, il fut maréchal. Durant sa vie, il bâtit
quelque 250 ouvrages militaires, du petit fortin à la ville fortifiée,
dans les limites actuelles de la France mais aussi au-delà, car les
frontières fluctuèrent au gré des guerres. Il s'illustra autant dans le
plan d'ensemble (la fameuse «ceinture de fer» censée protéger le «pré
carré» de Louis XIV) que dans le détail : par exemple tandis qu'il
sanctuarisait le littoral Ouest en utilisant chaque rocher et chaque
relief, il faisait aussi remplacer les fusils à mèche des soldats, trop
visibles de nuit, par des fusils à silex plus discrets. L'étoile de
Vauban ne ternit qu'à la fin de sa vie quand il se risqua, dans un
essai, sur le terrain de l'économie, demandant une réforme fiscale
radicale pour sortir des années de misères de la fin du règne du
Roi-Soleil. Cela seul ne plut pas.
Hier, c'est à juste titre que Jean-Louis Fousseret a évoqué, en
conclusion de la soutenance du dossier de candidature, le projet de
créer dans sa ville, Besançon, un centre international consacré au
patrimoine légué ou inspiré par Vauban. «En effet, on retrouve son
influence sur tous les continents, et d'abord ici même à Québec. Mais
aussi au Mexique, au Maroc (Essaouira), à Saint-Pétersbourg, à
Madagascar ou au Japon (Hokkaido).» En somme, il va devenir urgent de
s'intéresser aux enfants de Vauban.
En attendant, le bonheur des participants à cette aventure est
immense. «C'est le résultat de près de quatre années de travail avec
les maires du réseau, les experts, nos partenaires, les ambassadeurs et
l'État français. Sans doute parce que le patrimoine fortifié apparaît
parfois moins prestigieux que le patrimoine civil, nous n'étions que
quelques-uns à croire il y a quatre ans à cette idée folle» , commente
encore le maire.
Des millions de manuels scolaires et d'ouvrages de vulgarisation
scientifique vont devoir être corrigés ou mis au pilon. Contrairement à
ce que les astronomes croyaient depuis des décennies, il se révèle en
effet que la forme de notre système solaire n'est pas ronde mais ovale.
«On
pensait que tout était symétrique et simple. En fait, c'est comme si
une main poussait sur un bord du système solaire», a déclaré Leonard
Burgala, chercheur au Goddard Space Flight Center de la Nasa, après les
révélations issues des données transmises par la sonde américaine
Voyager 2, qui se trouve actuellement aux confins du système solaire, à
un peu plus de 12 heures-lumière de la Terre (environ 12,5 milliards de
kilomètres).
Lancé en 1977, avec son compagnon Voyager 1, pour
étudier et observer les planètes Jupiter et Saturne, ce vaisseau
s'éloigne de nous depuis trente et un ans à la vitesse de 17 kilomètres
par seconde.
L'été dernier, il a franchi le «choc terminal», là
où les vents de particules émises par le Soleil sont brutalement
ralentis par le champ magnétique interstellaire. Au-delà de cette zone
frontière, l'influence des vents solaires diminue avant de disparaître
au niveau de l'héliopause, qui marque la limite extérieure de notre
système planétaire.
Ce choc peut être comparé à la rencontre
entre le flux d'eau centrifuge d'un robinet à la surface d'un évier et
du reflux de l'eau accumulée sur ses bords, selon Randy Jokipii, un
astronome de l'université de l'Arizona (États-Unis) qui présente une série d'articles consacrés à cette découverte surprenante et publiés, jeudi, dans la revue Nature.
Une zone limite inattendue
Enveloppé
dans une gigantesque bulle appelée héliosphère, qui va bien au-delà de
l'orbite de Pluton, notre système solaire s'étend, selon M. Jokipii,
sur une distance comprise entre 130 et 150 fois la distance de la Terre
au Soleil (soit environ 20 milliards de kilomètres). La sonde Voyager 1
avait déjà franchi le «choc terminal» en décembre 2004. Mais ses
instruments nécessaires pour mesurer la vitesse, la densité et les
températures des vents solaires n'étaient plus en état de marche.
Surtout,
les astronomes de la Nasa ont eu la surprise de découvrir que les deux
engins ont atteint cette zone limite alors qu'ils se trouvaient à des
distances différentes du Soleil. Voyager 2 a franchi la lisière sud du
système solaire en étant éloigné de 12,5 milliards de kilomètres de
notre astre, soit 1,6 milliard de kilomètres de moins que son jumeau
Voyager 1 parti dans la direction opposée. Selon Ed Stone, l'un des
responsables du programme, il semble que le champ magnétique
interstellaire de la Voie lactée frappe le système solaire avec un
angle différent au sud et nord, vraisemblablement à cause de
turbulences liées à des explosions d'étoiles. Les deux sondes mettront
encore plusieurs années avant de sortir définitivement du système
solaire et poursuivre leur lointain voyage sans retour.
Menton pointu, œil espiègle, maintien parfait et gouaille d'aristo
canaille, Son Altesse Royale, princesse de Savoie, de Venise et de
Piémont, s'offre une pause-thé au lait dans un palace feutré. La voix
est chaude, le vocabulaire choisi et précis. Celle qui démarra chez
Doillon dans un film culte, Le Petit Criminel, n'a rien perdu de sa candeur. Ni de sa passion pour la scène. Après avoir fait chavirer les cœurs dans Irma la douce, elle jouera Guitry, au théâtre Édouard-VII, à partir du 9 septembre.
La difficulté la stimule, les challenges l'enchantent.
Elle aime soutenir les projets improbables, les débutants audacieux. S'embarque dans Mon idole,
le premier Guillaume Canet. Accepte de jouer la mère de Piaf,
personnage ambigu, dans la folle aventure d'Olivier Dahan. Le regard
pétille, la main jongle. Clotilde, concentré d'instinct et de grâce,
est une acrobate princière.
Madame Figaro.
– Vous allez jouer à la rentrée « Faisons un rêve », de Sacha Guitry,
avec Pierre Arditi, et nul n'ignore que vous avez épousé
Emmanuel-Philibert de Savoie, héritier du dernier roi d'Italie.
Comédienne et princesse, comment vous définissez-vous ? Clotilde Courau. – N'oublions pas qu'il s'agit d'une
monarchie non régnante, ce qui change tout. Princesse ? Je le suis
devenue par amour. J'ai épousé avant tout un homme, solaire, charmant,
irrésistible. J'apprends comme je peux à être la femme de ce prince, à
être sa moitié et à construire ensemble une famille.
Il est toujours à vos côtés ?
– Non, il voyage beaucoup, et moi, je continue à faire mon métier,
celui de comédienne. Ce n'est pas toujours simple d'avoir pris la
décision de se marier et de vivre souvent séparés. J'éduque seule nos
deux filles. Cela implique de la responsabilité ; d'être, certains
soirs, l'autorité et la douceur en même temps.
Vous sentez-vous appartenir à cette famille royale et prestigieuse ?
– Elle a fait l'unification de l'Italie, c'est une histoire énorme et
complexe. J'apprends peu à peu par curiosité, respect et désir
de transmettre cette filiation à mes enfants.
Y a-t-il une « étiquette », quelque chose qui ressemblerait de près ou de loin à la vie de Sissi ?
– Rien ne m'est imposé. Sissi vivait dans un château, était
impératrice, moi pas. Nous ne sommes pas pris en charge par l'État,
nous devons travailler pour vivre. Bien sûr, quelquefois, en voyage, il
faut obéir au protocole, mais rien n'est lourd. J'ai appris l'italien à
l'université de Pérouse, et je me considère comme italo-française parce
que je suis devenue folle amoureuse aussi de ce pays, de sa mentalité,
de son âme, de ses contradictions, de sa chaleur, de sa violence, de
son architecture…
Vous arrive-t-il de vous poser des questions ?
– Bien sûr. Je suis partie trois ans en Suisse, pour faire le point. Et
j'ai décidé de continuer à être actrice, passionnément, mais je suis
aussi persuadée que je dois m'interroger, et Emmanuel aussi : qu'est-ce
que cela signifie d'être prince et princesse, aujourd'hui, au XXIe
siècle, dans une monarchie non régnante ? Nous devons comprendre notre
histoire et nous définir aussi dans le présent.
Vous qui venez d'un milieu artistique, avez-vous fait beaucoup de concessions ?
– Je n'aime pas ce mot-là, je préfère le mot « choix ». Dans «
concession », il y a « abandon ». Je parlerais plutôt de maturité,
d'évolution, d'une vraie volonté de m'ouvrir à un univers et d'aimer
cet homme au point d'essayer de comprendre chez lui l'incompréhensible.
Vous savez, nous venons de deux mondes totalement différents.
L'ombre tutélaire de Grace Kelly vous porte-t-elle ?
– Impossible, elle vient d'une grande famille américaine très fortunée.
Le seul point commun avec moi, c'est qu'elle était actrice.
À qui pouvez-vous vous identifier, alors ?
– À Shrek !
À la princesse dans Shrek ?
– Eh bien oui. Elle est très gentille, puisqu'elle tombe amoureuse d'un
monstre. Et dans tous les contes de fées, la princesse est celle qui
est maltraitée de tous mais qui reste élégante jusqu'au bout et que les
plus démunis (nains, animaux de la forêt) prennent sous leur aile pour
la protéger. À la fin, elle est toujours sauvée par un prince.
La réalité est plus cruelle que les contes de fées.. .
– Bien sûr. Le grand-père d'Emmanuel, Umberto II, a été chassé
d'Italie, en exil toute sa vie, et il en a énormément souffert. Eh
bien, il a été d'une telle élégance toute sa vie qu'on en parle
aujourd'hui comme l'un des hommes les plus raffinés,
généreux et cultivés de l'histoire du pays. Je crois à cela : aux gens
absolument princiers et qui le restent toute leur vie.
Dans quoi vous investissez-vous aujourd'hui ?
– Dans tout : ma vie, mes enfants, mon travail, mon homme. Je dis « mon
homme », parce que « mari » ou « époux » font un peu vieillot. Nous
sommes plutôt des partenaires, comme Bonnie and Clyde.
Avez-vous eu la tentation de renoncer au cinéma ?
– Oui, un temps. Puis j'ai essayé de comprendre ma nouvelle vie, ce
qu'on attendait de moi et quelle était ma place. J'en ai conclu que je
pouvais faire de ma position quelque chose de très intéressant : être
comédienne au service d'artistes – activité profondément enrichissante
– et, en même temps, princesse. À ce titre, je peux mettre la lumière
sur des combattants de
l'ombre, soutenir des associations fragiles comme Le Cube de verre ou
Dessine-moi un mouton. Tout cela peut devenir cohérent et harmonieux.
Votre double statut est assez original…
– Désormais, il y a aussi Carla Bruni, dans un autre registre. Elle
continue de chanter et elle a imposé son nom : Carla Bruni-Sarkozy.
Sauf que, dans son cas, le titre de première dame de France est très
concret !
L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt a été faite
chevalier de la Légion d'honneur par le président Nicolas Sarkozy,
selon la liste des promus publiée dimanche au Journal officiel. Cette
promotion avait été décidée par le chef de l'État français, quelques
jours après la libération de l'otage par l'armée colombienne. Le chef
de l'État devrait remettre cette décoration aujourd'hui, à l'occasion
de la garden-party organisée dans les jardins du Palais de l'Élysée.
Dans
cette promotion figure notamment le réalisateur Dany Boon, dont le film
Bienvenue chez les Ch'tis a dépassé les 20 millions d'entrées en
France. Figurent également la créatrice de mode Sonia Rykiel et Jacques
Chancel, promus commandeurs.
Bernard Montanier, ancien
secrétaire général du Figaro et ancien directeur général du conseil
supérieur des messageries de presse, lui, est fait officier. L'écrivain
Madeleine Chapsal, les comédiens Jean Reno et Jacques Weber, le
publicitaire Jacques Séguela et le philosophe André Glucksmann ont
également été promus officiers. Le publicitaire Georges Cravenne,
producteur et créateur de la cérémonie des césars, est élevé à la
dignité de grand officier. Le réalisateur Claude Lelouch et la
comédienne Myriam Boyer ont été promus chevalier. Les chefs trois
étoiles Georges Blanc (commandeur) et Guy Savoy (officier) ont eux
aussi été distingués. Parmi les sportifs, les navigateurs Loïc Peyron
et Isabelle Autissier ont été promus au grade d'officier tandis que
Laurence Fischer, triple championne du monde de karaté, est chevalier.
Marielle Goitschel, championne olympique de ski, a été promue au grade
d'officier.
Gilberte Champion, déportée résistante, et Renaud
Denoix de Saint Marc, membre du Conseil constitutionnel, sont élevés à
la dignité de grand-croix, le grade le plus élevé. La philosophe
Blandine Kriegel, présidente du Haut Conseil à l'intégration, a été
faite commandeur ainsi que Marc Fumaroli, membre de l'Académie
française.
Chez les politiques, l'ancien ministre Yvon Bourges a
été fait grand officier. Ont été élevés au grade de commandeur :
Bertrand Landrieu, ancien préfet d'Ile-de-France, actuel directeur du
cabinet de l'ancien président Jacques Chirac, Hamlaoui Mekachera,
ancien ministre aux Anciens combattants, et la résistante Cécile
Rol-Tanguy. Hélène Missoffe, ancienne ministre, mère de Françoise de
Panafieu, a été faite officier, comme l'ancienne ministre Michèle
Barzach. Dominique Érignac, la veuve du préfet Claude Érignac assassiné
en Corse en 1998, a été promue chevalier.
Une nouvelle procédure d'attribution
Dans
le secteur économique, ont été distingués Michel Pébereau, président du
conseil d'administration de BNP Paribas (grand officier), Pierre
Mongin, PDG de la RATP (officier). Mgr Claude Dagens, évêque
d'Angoulême (Charentes), membre de l'Académie française a été fait
officier.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a décidé de créer
«l'initiative citoyenne», une nouvelle procédure pour l'attribution de
la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite qui permet à tout
citoyen de proposer une personne qu'il estime méritante, «pour une
première nomination à la Légion d'honneur ou dans l'ordre national du
Mérite». Si cette proposition est soutenue par cent personnes dans le
même département, elle sera obligatoirement examinée par le préfet de
département. Ce dernier procédera aux vérifications habituelles et,
s'il juge la proposition justifiée, la transmettra au ministre de
tutelle ainsi qu'au grand chancelier. Chaque ministre disposera ainsi
d'un ensemble plus diversifié pour des choix plus ouverts.
Estimant
«urgent de diversifier plus nettement» les différentes promotions, le
chef de l'État a décidé également de créer une «promotion du bénévolat
associatif», à l'instar de la «promotion du travail» pour laquelle le
nombre de croix sera doublé en 2009 et triplé en 2010. Notant que les
femmes ne représentent que 16 % des effectifs civils de la Légion
d'honneur et 23 % de ceux de l'ordre national du Mérite, il rappelle
que chaque promotion est «désormais strictement paritaire».
ndrl, pour ma part j'aurais ajouté à cette liste hétéroclite, Cécilia Sarkosy pour avoir aussi longtemps supporté un mari pareil, une autre pour M. Kerviel, l'employé modèle de la Société Générale, une autre pour le touriste anonyme du salon de l'agriculture (le fameux "sale con"), une pour Johnny Haliday qui veut devenir belge pour devenir monégasque ensuite et ne plus payer ses impôts, une autre pour Xavier Darcos qui décidément nous fait bien rire avec son nouveau tube (Mais oui mais oui, l'école est finie, le samedi !), une autre pour Brice Hortefeux qui en plus de lister les délinquants de 13 ans va également ficher les homosexuels et les séropositifs (qui pourraient grandement nuire à la bonne marche de l'Etat).
Si vous avez d'autres idées d'ici demain soir, n'hésitez pas à poster vos nominations à la légion d'honneur en commentaires !