Il y a peu, on apprenait que Loulou, le petit Louis Sarkosy était scolarisé dans l'école française de Dubaï...Eh bien Papa risque de venir lui rendre visite sous peu. Notre super président qui décidément est partout, après la réforme de l'Education Nationale (fallait oser !), eh bien le voici en guerre contre les pirates !!! Quel héros ;o)
Les forces spéciales françaises ont
libéré mardi deux otages français retenu depuis quinze jours par des
pirates somaliens, contre lesquels Nicolas Sarkozy a appelé la
communauté internationale à se mobiliser pour mettre un terme à leur
"industrie du crime".
Cinq mois après l'opération de forces
spéciales en Somalie contre les ravisseurs de l'équipage du voilier de
luxe Ponant, les commandos marine ont libéré Jean-Yves Delanne et son
épouse Bernadette, tous deux âgés de 60 ans, dont le voilier avait été
arraisonné le 2 septembre dans le Golfe d'Aden au large de la Somalie.
Les
otages ont été récupérés "sains et saufs", un pirate a été tué et six
autres faits prisonniers, a précisé le chef de l'Etat lors d'une
conférence de presse.
M. Sarkozy a précisé avoir ordonné
l'attaque lundi soir vers 21H00 une fois acquise la "certitude" que les
ravisseurs convoyaient leurs otages vers le village côtier d'Eyl,
repaire de pirates situé dans le nord-est de la Somalie à environ 800
km au nord de Mogadiscio, "où sont concentrés la quasi-totalité des
navires ainsi que de nombreux otages".
Par souci de discrétion,
le président, qui s'est exprimé entouré du Premier ministre François
Fillon et du chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis
Georgelin, n'a révélé que peu d'éléments sur l'opération.
Il
s'est contenté d'indiquer que l'assaut sur le voilier, le Carré d'As,
avait eu lieu en mer et avait été mené par une trentaine de commandos
marine, avec l'appui de la frégate Courbet et de "moyens aériens de
surveillance" non précisés.
Immédiatement après l'opération, les
deux ex-otages, les six pirates capturés et leur complice tué ont été
embarqués à bord du Courbet pour rallier Djibouti, qu'ils devraient
atteindre d'ici "six jours".
Comme pour les six pirates
interpellés par les troupes françaises lors de l'opération menée en
avril pour libérer les 30 otages du voilier de luxe Le Ponant, les six
prisonniers de mardi devraient être déferrés devant la justice
française, a-t-il également indiqué.
Le chef de l'Etat s'est
toutefois déclaré ouvert à une discussion avec les autorités de
Mogadiscio sur leur éventuel renvoi en Somalie, "dans la mesure stricte
où nous serions certains que ces pirates seront jugés, condamnés et
qu'ils effectueront leur peine". "Il n'y aura pas d'impunité", a-t-il
martelé.
Au delà de la libération du couple Delanne, Nicolas
Sarkozy a souhaité que l'opération militaire de mardi constitue un
"avertissement" pour les pirates qui ont fait de la zone au large de la
Somalie les eaux les plus dangereuses du monde. Samedi, un thonier
français avait été attaqué à plus de 700 km des côtes.
"Cette
opération (...) est un avertissement pour tous ceux qui se livrent à
cette activité criminelle, la France n'acceptera pas que le crime
paie", a-t-il insisté, lançant un "appel à la mobilisation de la
communauté internationale".
"Le monde ne doit rester ni
indifférent, ni passif (...) j'appelle les autres pays du monde à
assumer leurs responsabilités comme la France vient de le faire à deux
reprises", a-t-il dit, assurant que quelque 150 otages étaient
actuellement aux mains des pirates somaliens.
"La France ne peut
assumer seule" la surveillance de cette région maritime, a plaidé
Nicolas Sarkozy, se déclarant favorable à la constitution d'une force
de "police de mers" pour "sécuriser la zone" ainsi qu'à des "actions
punitives" dont il s'est refusé à définir les objectifs.
Le
président a indiqué que ce projet devrait être évoqué dès la semaine
prochaine à New York lors de l'assemblée générale de l'ONU. D'ici là,
un bâtiment de la Marine française doit commencer "l'accompagnement des
bateaux qui traversent le golfe d'Aden", a-t-il annoncé.