La ville de Besançon a entamé cette semaine la
mise en bouteille de son eau du robinet gazéifiée, la "Bisontine
pétillante", une opération menée dans un esprit de solidarité et de
développement durable.
La production sera commercialisée en
majeure partie dans les bars et restaurants de la ville, ainsi que dans
des supermarchés locaux.
Le maire de Besançon (123.000
habitants), Jean-Louis Fousseret, est formel: si l'eau du robinet de la
ville est aujourd'hui gazéifiée et vendue en bouteille, c'est avant
tout la preuve de son excellente qualité.
En 2006, la
municipalité certifiait (ISO 9001 et ISO 14001) son eau du robinet en
déposant la marque la "Bisontine". Selon M. Fousseret, près de 300
analyses, effectuées par la DDASS (Direction régionale des affaires
sanitaires et sociales) du Doubs et le Service hygiène et santé de la
ville garantissent une eau municipale parfaitement saine. "L'eau est un
bien commun dont nous devons garder la maîtrise", dit-il, ajoutant que
Besançon est parmi les villes où l'eau est la moins chère de France
(environ 0,2 centime d'euro le litre).
La commercialisation de la
Bisontine pétillante en bouteille répond à une logique de développement
durable, explique le maire: l'utilisation de bouteilles en verre
consignées plutôt qu'en plastique permet de laver et de réutiliser les
emballages et d'éviter ainsi les déchets.
Afin de limiter la
pollution induite par les transports, l'eau est prélevée au coeur du
département du Doubs, dans quatre sources différentes, en particulier
dans la rivière de la Loue, à Chenecey-Buillon.
Le dispositif
évite à la production de la Bisontine d'être "complètement tributaire
d'une seule source. Le rééquilibrage est possible en cas de
sécheresse", souligne Christophe Lime, adjoint municipal aux eaux et
assainissements.
Vêtus de blouses blanches, Sébastien et ses
collègues s'affairent dans les locaux du Centre de Handicapés au
Travail (CHAT) de la ville de Besançon. Ils préparent les bouteilles.
Dans un souci de solidarité, la pose des capsules en verre et
caoutchouc rouge, est réservée aux travailleurs du CHAT.
Huit
d'entre eux prennent part à la production de la Bisontine pétillante.
"On clipse les capsules sur les bouteilles en verre, et on les place
sur des palettes en carton", explique l'un des travailleurs, concentré
et ravi.
Vient ensuite l'embouteillage. Dans la même rue que le
CHAT, se trouve l'usine d'embouteillage du producteur franc-comtois de
limonade Rieme boisson, détenteur de la licence de la Bisontine
pétillante.
"Nous avons calqué le modèle de production de la
limonade, pour limiter les coûts. Les machines et les bouteilles sont
les mêmes", fait remarquer Christophe Lime.
Le précieux liquide
est gazéifié dans de grandes machines avant d'être versé dans les
bouteilles qui progressent, alignées, sur un tapis roulant. En fin de
chaîne, l'étiquette "la Bisontine pétillante" est appliquée sur le
verre.
Dans une ville où les vestiges d'un aqueduc romain
rappellent une préoccupation précoce pour la gestion des eaux, la
municipalité espère vite dépasser les 100.000 bouteilles annuelles,
seuil maximal autorisé aujourd'hui.
ndrl : alleluiah, il ne nous manquait plus que de l'eau du robinet pétillante en bouteille, bravo, à côté de cela, les parkings gratuits (Battant et Chamars), seuls poumons pour le commerce local vont devenir payants, eh oui il faut en faire rentrer de l'argent pour le ressortir en choses superficielles !
Si les parking deviennent payants et que les commerces déjà chancelants du centre ville périclitent, on se demandent où va se vendre ce précieux élixir pétillant !!!