Le chef de l'Etat
répondait à la presse, en marge d'une visite sur l'ancien site de
Metaleurop, à Noyelles-Godault (Pas-de-Calais), sur la polémique
déclenchée par les propos de sa directrice de cabinet, Emmanuelle
Mignon, à l'hebdomadaire VSD, sur les sectes, propos démentis
partiellement par Mme Mignon.
Emmanuelle Mignon "a elle-même
contesté ces propos. En ce qui concerne les sectes, ma position a
toujours été claire: les activités sectaires sont inacceptables,
inadmissibles, il faut faire preuve de la plus grande fermeté", a
déclaré M. Sarkozy.
"Ce n'est pas à moi de dire si la
Scientologie est une secte. Il y a une commission" pour cela, mais "je
n'ai jamais eu la moindre faiblesse avec eux (ndlr: les Scientologues)
quand j'étais ministre de l'Intérieur", a-t-il également affirmé.
"Chacun sait ce que j'ai fait en la matière", a-t-il insisté.
Alors ministre de l'Economie, Nicolas Sarkozy avait reçu en 2004 l'acteur américain Tom Cruise, adepte de ce groupe.
Dans
les propos qui lui sont attribués mercredi par VSD, Emmanuelle Mignon
déclare que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de
dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un
non-problème".
"La liste établie en 1995 est scandaleuse", y
ajoute-t-elle en évoquant la liste des "mouvements sectaires" de la
Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. "Quant à la
Scientologie", qui figurait dans cette liste, "je ne les connais pas,
mais on peut s'interroger", estime-t-elle.
Interrogé sur la
Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre
les dérives sectaires), M. Sarkozy a affirmé qu'il ne s'agissait "pas
de (la) réformer". "Qu'elle fasse son travail, qu'elle soit, sévère
avec toutes les activités sectaires qui abusent de la faiblesse de
pauvres gens. Et puis voilà! On n'a pas à changer des structures tous
les six mois. Ce qu'il faut, c'est obtenir des résultats ici comme
ailleurs", a-t-il ajouté.