Le pétrole touche 90 dollars à Londres, dépasse les 93 dollars à New York
Les
prix du pétrole ont atteint 90 dollars à Londres et dépassé les 93
dollars à New York lundi, l'annonce d'une réduction temporaire de la
production mexicaine s'étant ajoutée à une liste déjà fournie de
facteurs haussiers: stocks mondiaux bas, montée des périls
géopolitiques et dollar en berne.A Londres,
le baril de Brent de la Mer du Nord a touché pour la première fois de
son histoire le seuil symbolique des 90 dollars. Vers 16H00 GMT, le
baril pour livraison en décembre s'échangeait à 89,77 dollars, en
hausse de 1,08 dollar.A New York, le baril de
"light sweet crude" pour livraison en décembre s'est propulsé en début
d'échanges au prix jamais vu de 93,20 dollars. Vers 16H00 GMT, il
valait 92,80 dollars, en hausse de 94 cents."Les
gains substantiels, de plus de sept dollars depuis la clôture de mardi,
et l'impressionnante série de nouveaux records reflètent la dynamique
croissante d'un marché où les nouvelles qui affluent demeurent très
haussières", ont estimé les analystes de la banque Barclays.Dimanche,
la compagnie nationale des pétroles mexicains (Pemex) a annoncé en
effet qu'elle réduisait de 600.000 barils par jour sa production à
cause du mauvais temps.Bien que la Pemex ait
annoncé une reprise de la production dès que la météo le permettrait,
cette annonce "ajoute sans doute au malaise entourant l'offre" mondiale
de brut, ont précisé les analystes de Barclays Capital.L'état
très bas des stocks mondiaux avant l'hiver persiste en effet à
inquiéter les investisseurs. Aux Etats-Unis, les réserves de brut sont
par exemple de 5,9% inférieures à leur niveau de l'an dernier.Par ailleurs, les prix sont poussés par une montée des tensions politiques au Moyen-Orient et en Afrique.Le
marché s'inquiète des conséquences d'une possible intervention de la
Turquie dans le nord de l'Irak contre les rebelles kurdes du Parti des
travailleurs du Kurdistan (PKK).Cette éventualité s'est renforcée après l'échec vendredi de pourparlers turco-irakiens à Ankara.La
Turquie lancera une opération "quand ce sera nécessaire", a averti
samedi le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, excédé par les appels
à la retenue des Etats-Unis.Il doit rencontrer jeudi la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui fera escale à Ankara.Les
opérateurs s'inquiètent également du regain de tensions entre l'Iran,
(quatrième producteur mondial d'or noir) et les Etats-Unis à propos du
programme controversé d'enrichissement nucléaire iranien. Jeudi,
l'administration Bush a infligé de nouvelles sanctions au régime
islamique."Ces nouvelles sanctions
américaines renforcent les doutes quant à la possibilité d'une issue
diplomatique au problème du nucléaire iranien", soulignent les
analystes de Barclays.Lundi, un haut
responsable des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du
régime iranien, a averti que les miliciens islamistes pourraient lancer
des opérations suicide dans le Golfe.Troisième
foyer de tensions, le Nigeria, premier producteur de brut africain, a
vu les violences monter d'un cran la semaine dernière, avec
l'enlèvement de six étrangers et l'attaque d'une installation
pétrolière offshore, revendiqués lundi par le Mend (Mouvement
d'émancipation du delta du Niger), principal groupe de militants
séparatistes de la région.Dernier ingrédient
du cocktail haussier, la baisse continue du dollar, tombé lundi à
1,4438 dollar contre un euro, stimule la demande d'or noir: les
investisseurs hors zone dollars en profitent pour bourrer leurs
portefeuilles de matières premières libellées en dollars.
Le Havre d'Athéna :
Déesse de la guerre, mais pas seulement, sortie armée du crane même de Zeus son père, elle est la protectrice des arts, de l'inventivité et des techniques.
Puisse-t-elle apporter à ce blog son génie inventif...