| samedi 29 septembre 2007, a 07:15 |
| "Ma cassette, on m'a volé ma cassette !" |
DSK prend les rênes du FMI
Dominique
Strauss-Kahn a rejoint le club fermé des Français à la tête de grandes
institutions internationales vendredi après son élection comme
président du Fonds monétaire international (FMI). Une décision attendue
au vu du nombre de soutiens collectés partout dans le monde par l'homme
politique français. DSK a toujours refusé l'étiquette du "candidat du
Nord contre le Sud ou des riches contre les pauvres". Il a promis de
réformer rapidement le FMI.
"Bienvenue au club!" :
c'est avec ces mots que Pascal Lamy, le président français de l'OMC, a
salué l'élection de son compatriote Dominique Strauss-Kahn à la
présidence du Fonds monétaire international vendredi. Désormais, quatre
Français sont donc à la tête de grandes institutions internationales,
si l'on compte encore Jean-Claude Trichet, le président de la Banque
centrale européenne et Jean Lemierre, président de la Banque européenne
pour la reconstruction et le développement. Mais l'élection de
Dominique Strauss-Kahn semblait acquise depuis plusieurs semaines. Le Français n'avait qu'un seul adversaire
: le Tchèque Josef Tosovsky, un banquier de carrière et brièvement
Premier ministre, qui s'était lui déclaré à la dernière minute comme
candidat. Dominique Strauss-Khan avait déjà eu le temps durant l'été de
prendre une longueur d'avance et d'effectuer un quasi tour du monde. Le
Brésil et l'Argentine par exemple ont apporté officiellement leur appui
au candidat européen. L'ancien ministre socialiste était également
soutenu par l'Union européenne. Cela a constitué un sérieux atout pour
DSK, car par tradition, les Européens choisissent le directeur général
du FMI, alors que les Américains désignent le président de la Banque
mondiale. Pourtant DSK refuse d'être étiqueté
comme le "candidat du Nord contre le Sud ou des riches contre les
pauvres". L'ancien ministre socialiste avait d'ailleurs choisi
d'attendre à Santiago du Chili le verdict. Une ville choisie comme un
symbole de la nouvelle impulsion qu'il compte donner au FMI, notamment
en faveur des pays en développement, pendant cinq ans. S'il est élu,
Dominique Strauss-Kahn s'est aussi engagé à mettre entre parenthèse
d'éventuelles ambitions pour la présidentielle de 2012, en France. Dès
son élection, il a promis de réformer "sans tarder" le FMI. Avant
d'avouer sa "joie" d'avoir été choisi. La ministre de l'Economie Christine Lagarde
s'est dit "ravie qu'un Français de sa compétence et de sa qualité soit
nommé à la tête du FMI pour mener à bien les réformes indispensables".
Nicolas Sarkozy a lui salué "une grande victoire pour la diplomatie
française" ajoutant : "c'est ça l'ouverture". "Les socialistes sont
fiers de l'élection de Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds
monétaire international", a déclaré de son côté le premier secrétaire
du Parti socialiste François Hollande.
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